8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Mame, 1970, pt in-8°, 185 pp, 14 pl. de portraits et fac-similés hors texte, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Les Dossiers ressuscités)
Grasset, 1933, fort in-8°, 758 pp, index, broché, bon état
"Cette étude, qui emprunte sa substance à une masse considérable de documents de tous ordres, offre un vif intérêt. Il s'agit, au vrai, d'une histoire « très anecdotique », menée avec verve par quelqu'un qui sait voir et écrire. Me Maurice Garçon restitue l'atmosphère des procès qu'il raconte et multiplie les petits détails suggestifs." (Robert Schnerb) — "Parmi les nombreux ouvrages récemment parus sur l'histoire récente ou contemporaine, nous devons noter celui de M. Garçon qui se distingue par une grande objectivité, d'ailleurs voulue, une documentation abondante et précise, un exposé très clair de faits souvent embrouillés. Certes « tracer le tableau de l'histoire de la justice, c'est vouloir montrer toute l'histoire des hommes mêmes », mais M. G. n'a pas su toujours garder l'équilibre entre l'histoire proprement dite et le récit de faits juridiques. L'historien trouvera des matériaux et le juriste ne se contentera pas des récits écrits pour le grand public. Les chapitres qui nous paraissent peut-être les plus originaux sont ceux relatifs à la Justice de la Commune : au moment où la Commune de Paris prit le pouvoir, dans le domaine judiciaire « Il était nécessaire de pourvoir à tout car rien ne fonctionnait plus. Tout était à improviser » ; c'est le récit de cette improvisation que nous présente M. G. Cette partie est, à notre avis, beaucoup plus vivante et intéressante à lire que les chapitres suivants qui nous retracent sous quelques rubriques d'ensemble l'activité de la justice. Ces chapitres successifs nous mènent jusqu'aux procès d'actualité, – financiers, procès de presse, grands procès d'assises. M. G. cependant à la fin de ses chapitres se laisse aller à quelques réflexions qui lui sont dictées par son expérience du Palais : par exemple à la fin du chapitre sur l'escroquerie et les affaires financières (p. 444 et suiv.). Ces remarques montrent que M. G. a largement dominé son sujet, alors que sans elles son livre passerait pour un bon exposé de l'histoire des grands procès contemporains." (Michel Reulos, Revue d'histoire moderne, 1934)
Grasset, 1933, in-8°, 758 pp, index, reliure demi-basane havane, dos lisse avec titres et doubles filets dorés (rel. de l'époque), une page de garde abîmée, sinon bon état
"Cette étude, qui emprunte sa substance à une masse considérable de documents de tous ordres, offre un vif intérêt. Il s'agit, au vrai, d'une histoire « très anecdotique », menée avec verve par quelqu'un qui sait voir et écrire. Me Maurice Garçon restitue l'atmosphère des procès qu'il raconte et multiplie les petits détails suggestifs." (Robert Schnerb) — "Parmi les nombreux ouvrages récemment parus sur l'histoire récente ou contemporaine, nous devons noter celui de M. Garçon qui se distingue par une grande objectivité, d'ailleurs voulue, une documentation abondante et précise, un exposé très clair de faits souvent embrouillés. Certes « tracer le tableau de l'histoire de la justice, c'est vouloir montrer toute l'histoire des hommes mêmes », mais M. G. n'a pas su toujours garder l'équilibre entre l'histoire proprement dite et le récit de faits juridiques. L'historien trouvera des matériaux et le juriste ne se contentera pas des récits écrits pour le grand public. Les chapitres qui nous paraissent peut-être les plus originaux sont ceux relatifs à la Justice de la Commune : au moment où la Commune de Paris prit le pouvoir, dans le domaine judiciaire « Il était nécessaire de pourvoir à tout car rien ne fonctionnait plus. Tout était à improviser » ; c'est le récit de cette improvisation que nous présente M. G. Cette partie est, à notre avis, beaucoup plus vivante et intéressante à lire que les chapitres suivants qui nous retracent sous quelques rubriques d'ensemble l'activité de la justice. Ces chapitres successifs nous mènent jusqu'aux procès d'actualité, – financiers, procès de presse, grands procès d'assises. M. G. cependant à la fin de ses chapitres se laisse aller à quelques réflexions qui lui sont dictées par son expérience du Palais : par exemple à la fin du chapitre sur l'escroquerie et les affaires financières (p. 444 et suiv.). Ces remarques montrent que M. G. a largement dominé son sujet, alors que sans elles son livre passerait pour un bon exposé de l'histoire des grands procès contemporains." (Michel Reulos, Revue d'histoire moderne, 1934)
Grasset, 1933 fort in-8°, 758 pp, index, broché, couv. défraîchie, trace de mouillure marginale, état correct, ex. du SP
"Cette étude, qui emprunte sa substance à une masse considérable de documents de tous ordres, offre un vif intérêt. Il s'agit, au vrai, d'une histoire « très anecdotique », menée avec verve par quelqu'un qui sait voir et écrire. Me Maurice Garçon restitue l'atmosphère des procès qu'il raconte et multiplie les petits détails suggestifs." (Robert Schnerb) — "Parmi les nombreux ouvrages récemment parus sur l'histoire récente ou contemporaine, nous devons noter celui de M. Garçon qui se distingue par une grande objectivité, d'ailleurs voulue, une documentation abondante et précise, un exposé très clair de faits souvent embrouillés. (...) Les chapitres qui nous paraissent peut-être les plus originaux sont ceux relatifs à la Justice de la Commune..." (Michel Reulos, Revue d'histoire moderne, 1934)
Garnier Frères, s.d. (1911), pt in-8°, viii-518 pp, un portrait de Paul-Louis Courier en frontispice, biblio, pièces justificatives, broché, dos lég. abîmé, bon état
Club des Editeurs, 1961, in-8°, 288 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, reliure toile éditeur avec 4 photos de Churchill au 1er plat, gardes illustrées de photos de Churchill à divers âges, rhodoïd, qqs rousseurs sur les 4 premiers feuillets, bon état
Gallimard, 1980, gr. in-8°, 519 pp, broché, état correct (Coll.Bibliothèque des Sciences humaines). Edition originale, ex. du SP
La raison moderne a-t-elle exclu la folie, comme le veut la thèse devenue dominante depuis Foucault ? Et si au contraire le parcours moderne avait été celui d'une inclusion ? Et si le travail séculaire de l'égalité avait consisté à défaire l'antique et implacable altérité de la folie ? Telle est la relecture que propose ce livre, en se fondant sur une analyse en profondeur du "moment 1800" qui a vu l'émergence du savoir psychiatrique en même temps que l'avènement de l'institution asilaire. II dégage les conditions qui ont permis l'entrée de l'insensé dans le cercle de la communication et de la ressemblance. II montre, parallèlement, comment cette découverte du "sujet de la folie" s'est perdue dans le mirage de l'institution, supposée capable de produire un homme nouveau, mirage dont l'asile a été l'un des premiers laboratoires. Ainsi se sont nouées la nouvelle image du pouvoir de la société et une interrogation inédite sur le rapport de l'individu à lui-même. C'est ce qui fait de cet épisode, une fois extrait des mythologies qui l'ont recouvert, une date dans l'histoire de la modernité démocratique.
Calmann-Lévy, 1997, gr. in-8°, 284 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Liberté de l'esprit)
"Le vrai Charcot, parce qu'il y a un charme à rompre, un cercle de la mythification à briser. La figure du maître de la Salpêtrière reste l'objet d'une fascination aussi inépuisable qu'ambivalente. Son origine n'est pas mystérieuse : elle résulte du rôle attribué au théâtre de l'hystérie dans la découverte freudienne. Charcot, ou celui qui, le premier, a donné à voir les manifestations de l'inconscient mais n'a rien compris à ce qu'il avait sous les yeux. Un maître de vérité et le parangon de l'erreur. Excès d'honneur, excès d'indignité. C'est accorder trop de portée à des démonstrations plus légendaires que réelles, et c'est faire trop peu de cas du discernement du clinicien. Il faut se délivrer de l'emprise des spectaculaires images de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Elle trompe tant sur ce qu'a été l'oeuvre de Charcot que sur les voies qu'a empruntées après lui le dévoilement de l'inconscient. C'est à une telle mesure de ce qui s'est effectivement passé de 1862 à 1893, durant les trente années de labeur de Charcot à la Salpêtrière, que le présent ouvrage voudrait contribuer." (Marcel Gauchet) — Ce volume a sa source dans le séminaire anime à l'EHESS par Marcel Gauchet et Gladys Swain entre 1980 et 1985. Leurs textes sont suivis d'un essai de Jacques Gasser sur le rôle de Charcot dans la neurologie moderne, et d'un essai d'Alain Chevrier sur la mystification de l'hystérie dans l'oeuvre d'André Breton.
Portet-sur-Garonne, Loubatières, 2004, in-8°, 175 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Jacques Durand, pioupiou sous le Second Empire – Journal de Jacques Durand – Correspondance – Romances et chansons. — "Dans le fond d'une armoire familiale dormait depuis presque un siècle et demi un véritable trésor. Le témoignage de Jacques Durand se présente sous la forme d'un petit livret de cent seize pages. Le journal proprement dit occupe la moitié du livret, se complète de diverses annotations sur les étapes de ses voyages – parti de Carcassonne, il séjournera en Afrique du Nord puis en Italie –, sur son courrier, sur ses dépenses et se termine par des poèmes de son cru. On reste confondu devant sa culture artistique qui fait référence à Michel Ange et à Rubens. On peut s'interroger sur les raisons qui l'ont poussé à prendre la plume. Manifestement, il veut fixer sur le papier ses souvenirs sur une période de sa vie qu'il juge extraordinaire. Il veut transmettre un témoignage, pour sa famille d'abord, pour d'autres lecteurs ensuite. Le livret de Jacques Durand est l'exemple même du document familial précieusement conservé. Sa découverte et sa transcription ont été l'occasion de le compléter par d'autres documents de première importance. Il a été possible de retrouver un autre livret manuscrit intitulé "Album de romances et chansons" de soixante-dix-huit pages. Soigneusement calligraphiés, ce sont quarante-deux poèmes ou textes de chansons qui s'alignent au fil des pages. Certains détails donnent l'assurance que ces textes sont contemporains du récit principal. Complété des six textes du journal et de quatre autres sur feuilles volantes, ce document permet de mieux saisir la personnalité de Jacques Durand, enfant de Caunes-Minervois."
P., Ollendorff, 1890, in-12, 350 pp, 3e édition, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos lég. frotté, bon état. Rare
« La vérité sur l'Expédition du Mexique, d'après les documents inédits d'Ernest Louet, payeur en chef du corps expéditionnaire », volume III (sur 3). Table : Les derniers jours de l'occupation française ; Queretaro.
Plon, 1910, in-12, xxxv-255 pp, préface de M. de Marcère, un portrait de l'abbé Lagarde en frontispice et 2 fac-similés hors texte, broché, bon état (Le Quillec, 1979)
"Un livre récent de M. Gautherot vient de rappeler un des plus douloureux et plus tragiques souvenirs de notre histoire contemporaine, l’assassinat des otages à la Roquette le 24 mai 1871. Ce livre est particulièrement consacré à la défense de l’abbé Lagarde, envoyé en négociations à Versailles le 11 avril auprès de M. Thiers, chef du pouvoir exécutif, pour obtenir, sur la proposition même de la Commune, la mise en liberté de l’abbé Deguerry, du président Bonjean, de l’abbé Lagarde lui-même, de Mgr Darboy et de sa sœur en échange de Blanqui. M. Gautherot a entrepris le récit détaillé de ces négociations d’après des documents provenant des archives de la famille Lagarde. Placé dans la cruelle alternative de provoquer le massacre immédiat des otages en revenant tout de suite à Paris avec une réponse négative, ou d’encourir les pires accusations en ajournant ce retour, l’abbé Lagarde préféra ce dernier parti... M. Gautherot s’est tourné contre M. Thiers et l’a rendu responsable de ce qui s’est passé..." (Henri Welschinger, M. Thiers et les otages de la Commune, Revue des Deux Mondes, 1910)
P., Librairie Léopold Cerf, 1888, pt in-8°, 63 pp, broché, dos manquant, bon état
Albert Gauthier, dit "Gauthier de Clagny" est né à Versailles le 14 septembre 1853 et décédé à Paris le 16 décembre 1927. Docteur en droit (1882), avocat au Conseil d’Etat et à la cour de Cassation (1883), député (1889-1910) et conseiller général de Seine-et-Oise, directeur du Journal du droit administratif, vice-président de la Ligue des Patriotes. Albert Gauthier était apparenté à Marc Sangnier, député de Paris, fondateur du "Sillon".
France-Empire, 2000, gr. in-8°, 302 pp, 8 pl. de gravures et photos hors texte, tableaux généalogiques, chronologie du règne, biblio, broché, couv. illustrée, qqs soulignures crayon, bon état
Il y a cent ans, le 22 janvier 1901, s'éteignait Alexandrina Victoria de Grande-Bretagne, plus connue sous le nom de Victoria Ière. Au cours d'un règne qui fût le plus long de la monarchie britannique, l'Angleterre se hissa au premier rang des nations par sa puissance économique et l'étendue d'un empire que seul Rome, avant elle, avait égalé. Dans le même temps, alors que l'Europe était en proie aux convulsions et que la France s'épuisait à changer de régimes politiques, les Anglais, pragmatiques, conservaient la monarchie en lui ôtant tout pouvoir de nuisance et bâtissaient une démocratie parlementaire exemplaire. Bien que de tempérament autoritaire et capricieux, Victoria fut convaincue par le prince Albert, son mari, que la royauté, s'appuyant sur les classes moyennes entreprenantes, devait accompagner l'évolution démocratique et non la freiner. Elle devint ainsi le symbole vivant – et presque divinisé à la fin de son règne – d'une nation britannique persuadée que Dieu lui avait donné mission de dominer le monde. Follement amoureuse de son mari mais indifférente à ses enfants, imbue de son rang mais très critique à l'égard de l'aristocratie, incarnant la morale bourgeoise mais s'affichant elle-même avec un valet d'écurie puis avec un domestique indien, méfiante à l'égard du cosmopolitisme mais faisant d'un Juif son Premier ministre adulé, patriote jusqu'au chauvinisme mais conservant une étrange tendresse pour la France, Victoria fut pétrie de contradictions...
Julliard, 1965, in-12, 274 pp, 16 pl. de photos, gravures et documents hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Archives)
Ce capitaine paria, privé des honneurs militaires, comment est-il devenu le symbole d'une République de justice et de vérité ? Cinq ans d'un combat douteux – Voici l'âme de la réhabilitation, le "frère admirable" et le premier groupe de pression : de l'affaire de famille à l'Affaire d'Etat. — "À ceux qui connaissent mal « l'Affaire », l'ouvrage que composé autour des souvenirs du frère de Dreyfus fournira une excellente introduction vivante et complète. Il retiendra l'attention des autres par la tentative, parfois insuffisamment accentuée, de dresser une galerie de portraits des dreyfusards, des plus connus – Scheurer-Kestner, Picquart – aux moins célèbres tel Louis Bruyerre ; l'hypothèse finale qui insiste sur leur appartenance à des groupes minoritaires ou sur leur situation en marge de leur communauté est séduisante et mériterait être développée." (Revue française de science politique,1965)
P., Sanard et Derangeon, s.d., gr. in-8°, 354 pp, études avec portraits gravés hors texte sur Guizot (2 portraits : Guizot jeune et Guizot agé), Guillaume de Schlegel, Taine, Ozanam, Renan, J.-F. Rio, E. About, Camille Rousset, G. Boissier, Littré, Cantu, Victor Hugo, Charles Blanc, Villemain, Paulin Paris, Montalembert, et Michelet, couv. de relais des éditions Vromant à Bruxelles, dos fendu
Plon, 1933 in-12, 316 pp, 8 gravures hors texte, cartonnage éditeur, état correct (Coll. Bibliothèque historique Plon)
P., Les Introuvables, 1999, in-8°, 356 pp, index, broché, qqs marques et soulignures au crayon, bon état
Dans “L’Histoire du romantisme”, son dernier livre inachevé, Théophile Gautier revient sur ses enthousiasmes littéraires, sa fascination pour l’œuvre de Victor Hugo, son amitié avec Gérard de Nerval et les compagnons du « Petit Cénacle ». L’auteur de “Capitaine Fracasse” et du “Roman de la momie” signe avec ce texte le portrait d’une génération de flamboyants, dont il fut l’un des plus éminents représentants, prêts à en découdre avec les grisâtres du classicisme, comme il le rappelle ici avec l’épisode célèbre de la bataille d’Hernani. À la fois étude littéraire et mémoires de son auteur, “L’Histoire du romantisme” démontre brillamment que ce mouvement fut l’une des plus intenses aventures de la création littéraire et artistique. « Tout germait, écrit Gautier, tout bourgeonnait, tout éclatait à la fois. Des parfums vertigineux se dégageaient des fleurs ; l’air grisait, on était fou de lyrisme et d’art. » Une galerie de portraits vivants et colorés, drôles ou poignants, de figures artistiques et littéraires que Gautier a bien connues. Comme dans un bal, actrices et danseuses côtoient ici peintres, écrivains, musiciens, sculpteurs, illustrateurs, de Balzac à Berlioz et à Delacroix.
P., Michel de l'Ormeraie, 1974, in-4°, vi-145 pp, 72 planches légendées hors texte, reliure plein chagrin bleu de l'éditeur, dos lisse à caissons ornés et titre doré, encadrements doré, à froid et décor doré sur les plats, tranches dorées, signet, ex. numéroté et nominatif, bon état
Réimpression de l'édition de Paris, 1857. C'est à la suite de séjours qu'il fait dans les Pyrénées, et notamment à Gavarnie, que Sulpice-Guillaume Chevallier dit Paul Gavarni (1804-1866) choisit son pseudonyme Gavarni. Remarqué par l’abbé de La Mésangère, qui publia plusieurs de ses œuvres dans le Journal des dames et des modes, puis par Emile de Girardin, il collabora à La Mode. Ses dessins furent aussi publiés dans d’autres journaux tels que L'Artiste et L'Illustration, avec notamment sa série des fumeurs de pipe. Vers 1835, il devient un collaborateur régulier du Charivari, journal satirique d'opposition républicaine. Ses séries lithographiques (Les Enfants terribles, Fourberies de femmes) et ses dessins en font un observateur moqueur, parfois amer, de la société parisienne sous Louis-Philippe et le Second Empire.
Les Indes savantes, 2011, gr. in-8°, 213 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
La question, portée par l'actualité, est de savoir si le capitalisme est moral ou moralisable. L'historienne analyse les pratiques privées et publiques qui, dans le passé, ont répondu à la volonté d'associer la morale à l'économie comme y invite la doctrine sociale catholique. Chemin faisant, la notion d'économie-sociale est reliée à la morale qu'inspire la justice, économie et morale sont associées pour répondre aux nécessités de l'homme en société. Conduite dans la longue durée des civilisations, la réflexion met en évidence que l'économie, dont la vocation est de servir l'homme et la société, se coupe de sa raison d'être en l'absence de mobiles sociaux moraux. Elle fait ressortir que les rapports économiques qui lient les hommes entre eux ne peuvent se construire durablement sur d'égoïstes intérêts. Nombreux ont été les Français à en acquérir la certitude depuis le début du XIXe siècle, et à exprimer conséquemment leur prédilection pour une organisation économique qui permette à chacun de vivre décemment de son travail dans le respect de celui d'autrui. Une définition claire et simple de l'économie tout à la fois sociale et morale, et des propos particulièrement opportuns en ces temps de crises.
Editions du Temps, 2005, gr. in-8°, 286 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Synthèse d'histoire contemporaine)
C'est à Paris que bat le pouls de l'Europe lors de la Révolution française : la France constituerait-elle un puissant tremplin pour la doctrine libérale venue de Grande-Bretagne où elle s'est tissée d'individualisme foncier ? C'est à Trèves que naît Karl Marx, théoricien de la doctrine socialiste, et philosophe du matérialisme historique ; la critique de la propriété privée y est omniprésente. C'est du Vatican que souffle la pensée thomiste de Léon XIII, venue réactualiser la doctrine de l'Église catholique ; la propriété familiale en guide l'ardeur. Trois doctrines mises au service d'une actualité ouverte à tous les changements. Et toutes trois, chacune à sa façon, traitent de la «propriété», clé de voûte de la société rurale postrévolutionnaire. A la rencontre de l'histoire, et à l'épreuve des faits de terrain, la pensée européenne prend ici tout son relief, en une synthèse qui s'inscrit dans la riche historiographie française, pour englober des pans entiers de l'histoire économique, sociale, politique contemporaine. L'ouvrage fournit une grille de lecture pour scander les étapes de la longue marche des paysans ; l'accent est mis sur l'itinéraire français.
Plon, 1998, gr. in-8°, 558 pp, traduit de l'anglais, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Civilisations et Mentalités)
"Il y a sans doute certains éléments crispants dans ce gros livre. Tenant d'une psychohistoire très reconnue outre-Atlantique, Peter Gay introduit dans son texte des notions (le surmoi, la libido, etc.) ou des relations (entre agressivité et sexualité) auxquelles l'historiographie française est peu habituée. On peut aussi être gêné par le parti pris globalisant de l'auteur, prompt à considérer une « société occidentale » dont il accentue les aspects homogènes. Quelles que soient les réticences, la Culture de la haine est un livre qui fait date dans la mesure où il répond à cet appel naguère lancé par Lucien Febvre en faveur d'une histoire des sentiments qui, si fertile qu'elle fût dans les domaines de l'amour ou de la peur, avait jusqu'à présent laissé celui de la haine en chantier. Le projet de Peter Gay, adossé à une érudition incontestablement maîtrisée, vient ainsi jeter les bases de cette histoire de la haine à venir. Et quelles bases ! Peter Gay réunit ici le fruit de recherches commencées en 1976, et développées au fil de multiples conférences. En six gros chapitres, il explore les différentes facettes de cette « culture de la haine » en Occident de 1815 à 1914, qui illustre selon lui le goût bourgeois du duel et singulièrement du Mensur prisé par la « sous-culture universitaire allemande ». Les « prétextes » de l'agressivité (du darwinisme social au racisme en passant par le culte de la virilité), les pathologies sociales, le césarisme, les représentations du « sexe faible », les jeux du rire et du mot d'esprit ; les tentatives de maîtrise de l'agressivité sont ainsi étudiées successivement. Le nombre et la diversité des exemples convainquent. Le style, qui se donne comme celui d'un vagabondage érudit, rend la lecture agréable. Peter Gay remet en cause certaines idées trop sûres d'elles-mêmes (la rupture provoquée par Darwin dans le domaine des représentations) ; il produit, propose, provoque, suscite le débat et les questionnements. Il invite, au total, à une nouvelle lecture du XIXe siècle, dont il serait dommage de se priver." (Sylvain Venayre, Histoire, économie et société, 1999)
P., Daragon, 1908, 7 vol. pt in-8°, (xviii)-396, 334, 358, 360, 353, 358 et 346 pp, brochés, qqs dos abîmés et recollés, état correct. Rare (Saffroy, I, 11506b)
"... “Les d'Orléans au tribunal de l'histoire” sont avant tout une oeuvre de sincérité et de vérité historique, où l'on pourra recueillir tous les faits qui y sont consignés pour l'éternelle honte d'une famille princière, qui est l'opprobe de la France et qu'un de nos adversaires politiques, M. de Lourdoueix, a marquée lui-même de cette flétrissure ineffaçable : « Si vous pouviez voir les flots de sang que cette famille a fait verser, les désolations et les ruines qu'elle a causées, vous diriez avec nous qu'aucun fléau de l'humanité n'a produit de plus grands ravages. » Cette histoire consiste simplement en une longue et gigantesque exposition de faits, narrés sans prétention, mais méthodiquement groupés et présentés avec une netteté que nous nous sommes efforcé de rendre lumineuse..." (Préface) —Table : Tome I. Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, chef de la Maison d'Orléans (1640-1701) ; Le Régent, fils de Philippe d'Orléans (1674-1723). – II. Le Régent ; Louis d'Orléans-Sainte-Geneviève (1703-1752). – III. Philippe-Louis d'Orléans, dit le Gros-Philippe (1725-1785). – IV. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (1ère partie). – V. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (2e partie). – VI. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (3e partie). – VII. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (4e partie) ; Louis-Philippe, sa vie de 1793 à 1830.
P., Bloud et Cie, 1912, in-12, vi-292 pp, broché, bon état
"Les éditeurs ont réuni dans ce volume une vingtaine d'articles où Gebhart a conté ses impressions de voyage en Italie et en Grèce, surtout aux temps déjà lointains où il était élève à l'École d'Athènes. Il s'y trouvait au moment où fut renversé le roi Othon (1862), et les pages qu'il a consacrées à cet événement, outre qu'elles sont fort agréables, ont le mérite de nous apporter le témoignage direct d'un observateur très avisé. De même, il a connu et il décrit d'amusante façon la Rome de Pie IX avant 1870..." (Ch. Bémont, Revue Historique, 1912)
Lausanne, Editions Rencontre, s.d. (1968), 2 vol. pt in-8°, 259 et 279 pp, préface de Julien Cain, 40 gravures et documents en noir et en couleurs (dont Daumier, Philippoteaux "Lamartine repousse le drapeau rouge", portraits de Blanqui), imprimé sur papier offset vergé, reliures simili-cuir bordeaux de l'éditeur, dos ornés avec titres, doubles filets et fleurons dorés, premiers plats avec double encadrement et fleurons dorés, bon état (Coll. Douze meilleures oeuvres historiques ; le dos de l'ouvrage porte : Blanqui l'enfermé)
Auguste Blanqui passa plus de trente ans en prison, le surnom « l'Enfermé » lui fut donné de son vivant. — “La plus émouvante biographie de Blanqui.” (Le Quillec, 1048)