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Rare réédition des trois principaux ouvrages théoriques d'architecture d'Abraham Bosse, entièrement dessinés et gravés en taille-douce par lui-même, et imprimés d'un seul côté. Paris, Pierre Aubouin, Pierre Emery et Charles Clousier, s.d. [1688]. In-folio de 1 titre, 1 frontispice, 44 planches. - [Suivi de] : Des Ordres de colones en l’Architecture… [Paris, 1688]. 1 frontispice, 1 planche sur double-page, (20) feuillets gravés. - [Et de] : Représentations Géométrales De plusieurs parties de Bastiments faites par les Reigles de l’Architecture antique Et de qui les mesures sont reduites en Piedz poulces & lignes, Afin de saccomoder a la manière de mesurer la plus en usage parmy le commun des Ouvriers. Paris, 1688. 1 frontispice et 22 feuillets gravés. Soit 3 ouvrages en 1 volume in-folio, veau moucheté, encadrement de filets à la Duseuil sur les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées rouges, qq. usures aux mors sans gravité. Reliure du XVIIIe siècle. 420 x 263 mm.
Rare réédition des trois principaux ouvrages théoriques d'architecture d'Abraham Bosse, entièrement dessinés et gravés en taille-douce par lui-même, et imprimés d'un seul côté. Brunet, I, 1127. La première édition de ces traités parut en 1664 pour les deux premiers et en 1659 pour le dernier. Le premier ouvrage comprend 45 planches, le second 21 planches et le dernier traité, 23 planches. « Le Traité des manieres de dessiner les ordres est le premier volet du diptyque sur les ordres publié par Abraham Bosse en 1664-65. À ce diptyque Bosse a intégré, comme il l’avait prévu à l’origine, ses Représentations géométrales, retirées avec la page de titre de 1659. L’ouvrage sur les ordres a été divisé artificiellement, de l’aveu de l’auteur, en deux recueils distincts pour « la commodité de beaucoup d’ouvriers ». Le Traité des manières de dessiner les ordres est constitué d’un texte liminaire gravé de deux pages, intitulé « Ordre et Methode des figures representées dedans ce volume », et de quarante planches en taille douce avec des illustrations pleine page. Bosse veut proposer aux praticiens « les plus belles proportions » à partir de la lecture des meilleurs auteurs qui ont écrit sur le sujet. Il y ajoute quelques pratiques des Anciens qui n’ont jamais été jusque-là mises en usage et des pratiques nouvelles (Dédicace). Le recueil est conçu en quatre parties : la première traite des entablements et des « menus » membres (piédestal, base, chapiteau et détail des entablements), la seconde des ornements (socles, appuis et balustres des escaliers). La troisième est consacrée à la représentation de l’architecture, projet et modello, selon les règles de la perspective. La dernière partie, technique, concerne la place des ombres sur les corps ou objets géométraux… Bosse cite les meilleurs auteurs, Palladio, Vignole et Scamozzi dont il livre une synthèse personnelle ; il nomme aussi son contemporain, Fréart de Chambray dont il connaît manifestement le Parallèle... Le mathématicien expose aussi dans le détail les différentes méthodes pour tracer une belle volute. Il propose un instrument de dessin, le compas cartésien, qui permet de réaliser la courbure des colonnes selon la conchoïde de Nicomède et renvoie aux travaux de François Blondel. Bosse est conscient d’innover en traitant de questions jamais ou rarement abordées avec autant de détails par ses prédécesseurs : les escaliers et les voûtes. Il se montre ainsi en phase avec son époque où grâce aux prouesses stéréotomiques se multiplient, à Paris notamment, de vertigineux escaliers suspendus. Mais il critique les erreurs d’escaliers aussi prestigieux que ceux du Luxembourg, du Palais Cardinal et d’autres grandes demeures parisiennes dont les mains courantes ne s’ajustent pas correctement aux retours… Comme Fréart de Chambray, il pense que l’imitation de l’Antiquité doit être mesurée et réfléchie, car toutes les réalisations des Anciens ne sont pas bonnes à imiter. Bosse a une réelle culture architecturale : il a lu le traité de Vitruve (pl. XI) et les théoriciens de la Renaissance (Lemerle 2011, p. 419)… Bosse ne prétend pas imposer une vision moderne et définitive des ordres, comme Perrault, mais il n’en est pas moins ambitieux. Son traité d’architecture en trois volets est le fruit d’une longue réflexion. De la maquette à la réalisation et à l’ornementation, il appréhende l’architecture dans sa globalité. L’ouvrage est à ce titre une somme qui intègre toutes les avancées théoriques et techniques, et notamment la science de la perspective. Attractif dans sa présentation par ses gravures en taille-douce, art dans lequel il est passé maître, il se situe dans la lignée de la Regola de Vignole où l’image prime sur le texte. Destiné aux praticiens ennuyés par les longs discours le livre d’architecture de Bosse est didactique. Le pédagogue va à l’essentiel, construisant son discours du simple au plus complexe en fournissant d’emblée au lecteur les données essentielles, les illustrations se suffisant à elles-mêmes. Le livre d’architecture de Bosse en trois volets dont le Traité des manières de dessiner les ordres constitue la plus importante partie est une étape importante, quoique méconnue, pour la théorie architecturale au milieu du XVIIe siècle. Contemporain de Fréart de Chambray dont il partage les convictions et sur l’œuvre duquel il s’appuie, l’auteur anticipe les publications des frères ennemis François Blondel, avec lequel il fut en relation, et le puissant Claude Perrault. Au terme de sa carrière Bosse a atteint son but : il est parvenu à élever l’art de la gravure au niveau de la peinture, mais par le biais de la perspective il s’est initié à l’architecture représentée comme la « Reine des Arts » dans le frontispice de son recueil sur les ordres de colonnes. La fortune éditoriale de l’ouvrage atteste sa réussite. Il connut encore deux autres tirages posthumes, en 1684, 1688 puis un dernier au début du XVIIIe siècle ». (Frédérique Lemerle (Cnrs, Cesr, Tours) - 2014). Précieux exemplaire très grand de marges conservé dans sa reliure du XVIIIe siècle.
BOUCHER, François / LONDERSEEL, Assuerus van / BOUCHARDON, Edme.
Reference : LCS-17828
Ce recueil est du plus haut intérêt pour la connaissance des métiers et des costumes sous Louis XV. Certaines des gravures sont de véritables estampes de mode. Paris, chez Huguier, vers 1735. Plein veau havane marbré, dos à nerfs richement orné, pièces de titre en maroquin rouge, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 318 x 238 mm.
12 planches in-4 gravées par Le Bas et Ravenet d’après les dessins de Boucher. 1. Gaigne Petit – 2. A Racomoder les vieux souflets – 3. Des noisettes au litron – 4. Balais Balais – 5. Charbon Charbon – 6. A. Ramonner du Haut en bas – 7. A la crème – 8. Des patez – 9. Chaudronier chaudronier – 10. Des radix des raves – 11. La Laittiere – 12. Au vinaigre. Ce recueil est du plus haut intérêt pour la connaissance des métiers et des costumes sous Louis XV. Certaines des gravures sont de véritables estampes de mode. « Le père de Boucher, dessinateur de broderies, fut le premier maître de l’enfant. Mais devant les dispositions dont il témoignait, il se décida à le faire travailler sous une direction plus autorisée que la sienne. François Boucher entra dans l’atelier de Le Moine, dont il imita bientôt la manière, dans Le jugement de Suzanne. Il n’y resta que fort peu de temps, quelques mois à peine, puis vint travailler chez le père du graveur L. Cars, lequel était éditeur. Mariette nous dit à ce sujet que Boucher y dessinait pour les planches de Cars et qu’il recevait pour ce travail 60 livres par mois, non compris le logement et la table. Ce fut ainsi qu’en 1721 il fit les illustrations de l’Histoire de France de Daniel, gravées par Baquoy. Entre temps, il avait commencé à s’adonner à l’art de la gravure et ses premiers essais décidèrent M. de Julienne à lui confier le soin de graver les dessins de Watteau. Le jeune artiste, encore très épris de son art, travaille à la fois le dessin, la gravure et la peinture. Les 24 livres par jour que M. de Julienne lui donnait pour prix de son travail lui faisaient la vie assez facile, mais Boucher voulait entrer à l’Académie et s’efforçait de perfectionner sa technique. En 1723, il emporta le premier prix au concours de l’Académie, avec Evilmerodach délivrant Joachim. Il avait à peine 20 ans. Mais il ne possédait pas encore la faveur dont il devait jouir plus tard et l’influence contraire du duc d’Antin ne lui permit pas d’obtenir son envoi à Rome comme pensionnaire du roi. Deux ans plus tard, néanmoins, ayant réuni quelque argent, et grâce à la générosité d’un tiers, il fit le voyage d’Italie en compagnie de Carle Van Loo. Il ne semble pas d’ailleurs que Boucher ait tiré grand enseignement de l’étude des écoles italiennes, tout au moins de celles de la grande époque classique. Ses goûts le portaient naturellement vers une forme plus badine et moins étudiée, et des maîtres transalpins c’est assurément Albani, Tiepolo et Baroccio qui produisirent avec lui la plus grande influence. Agréé à l’Académie, dès son retour d’Italie en 1731, il devint immédiatement le peintre mondain, le portraitiste, semi-officiel des femmes à la mode, épouses ou maîtresses des financiers et des mythologies galantes, telles Vénus commandant des armes à Vulcain pour Enée. Il illustra dans le même temps, Molière et La Fontaine » (Benezit). - [Relié avec] : Londerseel, Assuerus van. (Anvers 1572 – Rotterdam 1635). Probablement élève de Peter van des Borcht. On lui doit notamment des bois dans le goût de Virgile Solis pour des figures de la Bible. On lui doit également des gravures d’ornements pour les joailliers, ainsi que cette remarquable suite de masques et danseurs constituée de 9 estampes à pleine page, vers 1600, à ce jour non répertoriée. - [A la suite] : Actions glorieuses de S. A. S. Charles Duc de Lorraine, 13 planches. - [Puis] : Médailles du Règne de Louis XV (par Godonnesche ou Fleurimont), 56 planches. - [Et] : Recueil de différentes Charges dessigné à Rome par Carloo Vanloo, Peintre du Roy, c. 1737. 12 planches. Premier tirage de cette superbe suite de 12 portraits d’hommes en pied de nations étrangères, gravées par Le Bas et Ravenet d’après Van Loo. - 30 planches diverses et portraits de la Marquise du Châtelet et de Voltaire, gravés par Fessard, J. P. Le Bas, Frère, Surugue, Aveline, d’après Jeaurat, Boucher, Wouvermans, Téniers, Watteau, etc. - [Enfin] : Bouchardon. Études prises dans le bas peuple, ou les cris de Paris, 1737-1746. In-4. 60 planches. Ce rare recueil se compose de 5 séries de 12 planches chacune, représentant les types des différents marchands et ouvriers ambulants de Paris. Ces planches, dessinées par Bouchardon, ont été gravées à l’eau-forte par Caylus et terminées par Fessard. Il est très rare de trouver une suite complète des 60 estampes. Première suite, 1737. Et se vendent à Paris chez Fessard. 1 pte. tache sur 1 pl. Seconde suite, 1737. Chez Fessard. Troisième suite, 1738. Chez Fessard. Quatrième suite, 1742. Chez Fessard. Cinquième suite, 1746. A Paris chez Joullain. « Très beau recueil dû au comte de Caylus » (Cohen). La signature du Comte de Caylus, auquel est dû ce très beau recueil, se retrouve encore, à la pointe, sur certaines des planches. La cinquième suite figure ici avant les numéros, comme dans le célèbre exemplaire Charles Cousin, Lord Carnavon, cité par Cohen en maroquin de Hardy. L’illustration superbe, montée sur onglets, constitue la plus belle suite de dessins exécutée par Bouchardon. Mêlant dans ceux-ci élégance et réalisme, ce grand sculpteur, excelle dans la représentation d'attitudes très variées et très vivantes et reproduit ainsi d'une façon très personnelle et pittoresque le monde si multiforme des petits métiers ambulants de Paris au début du XVIIIe siècle : porteur d'eau, vendeur de moulins, écosseuse de pois, écureuse, lanterne magique, vendeur de lardoirs, vinaigre, vendeuse de cerneaux, de petits pâtés, de pommes cuites au four, porteur d'eau, crocheteur, cureur de puits, raccomodeur de seaux et de souflets, mort aux rats, peaux de lapin, lacets, cotterets, balais, café, barbier, vielleux, diseuse de bonne aventure, tonnelier, crieuse de vieux chapeaux etc... Des planches de très belle facture, très pures et à très grandes marges. Remarquable et unique ensemble de 192 gravures sur très grand papier fort des XVIIe et XVIIIe siècles vraisemblablement réunies et reliées vers 1750 pour le roi Louis XV ou son entourage proche comme l’atteste la fleur de lys surmontée de la couronne royale frappée en queue du dos. Les estampes coûtèrent 64 livres, prix considérable au XVIIIe siècle et la reliure 4 livres. De la bibliothèque Edouard Rahir avec ex-libris adjugé au prix de 6 000 F le 7 mai 1935 (n°732).
Édition originale de la plus grande rareté de ce précieux recueil d’architecture d’intérieur. S.l. [Paris], s.n. [Chéreau], s.d. [c. 1774-1775]. In-folio de 60 planches gravées, qq. rares rousseurs marginales. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, pièce de titre noire, tranches dorées. Reliure de l’époque. 391 x 251 mm.
Édition originale de la plus grande rareté de ce précieux recueil d’architecture d’intérieur. Berlin 4054. « In-folio avec 60 planches publiées en 15 cahiers. Décorations intérieures de style Louis XVI » (Rahir Bibliothèque 337). “One of the major works of Boucher, son of the great painter. The plates show interior decoration at the height of the Louis XVI style (and the transition from Louis XV) which few works of the time had done.” L'architecte et graveur Juste-François Boucher (1736-1782), fils du célèbre peintre François Boucher, consacra ses premiers travaux essentiellement à la décoration sans pour autant négliger la serrurerie, le mobilier et l'orfèvrerie. Le Recueil de décorations intérieures en est le complément par la précision des détails. Le présent recueil est orné de 60 superbes planches hors texte d’architecture d’intérieur montrant des Décorations de Lambris, des Elévations d’alcoves, d’un Buffet à vaisselle, d’une Armoire, des Plans et Elévations d’une salle de Bain, d’une salle à manger avec un Buffet, d’une Chambre à coucher, de Bibliothèques aux côtés d’une Cheminée, etc. Superbe exemplaire de ce rarissime recueil recensant le mobilier du XVIIIe siècle, conservé dans sa reliure en maroquin rouge de l’époque, condition très rare pour cet ouvrage paru sous forme de cahiers. Aucun exemplaire de cette édition originale complet de ses 60 planches n’est apparu sur le marché public depuis le début des relevés en 1960. Un fac-similé de cet ouvrage a été édité en 1900.
BOUQUET, Simon / RONSARD, Pierre de / DORAT, Jean / PASQUIER, Étienne.
Reference : LCS-18448
Il renferme des poèmes de Ronsard, Baïf, Jamyn, Dorat et Pasquier en édition originale. Paris, Denis du Pré pour Olivier Codoré, 1572. 54 ff. dont 8 planches à pleine page, 1 planche hors texte à pleine page et 1 planche dépliante hors texte. C’est l’ordre et forme qui a este tenu au sacre & couronnement de tres-haute, tres-excellente, & très-puissante princesse Madame Elizabet d’Autriche Roine de France: faict en l’Eglise de l’Abbaie sainct Denis en France le vingt cinquiesme iour de Mars, 1571. A Paris, de l’imprimerie de Denis du Pré, pour Olivier Codoré, 1571. Avec privilège du roy. 10 ff. Entrée de la Reine. 26 ff., (1) f., (1) f.bl., 6 planches. Soit 3 parties en 1 volume in-4. Veau fauve, double filet or encadrant les plats avec armes au centre, dos à nerfs orné. Reliure début XVIIe siècle.
Édition originale et tout premier tirage de l’un des plus beaux livres de fêtes français de la Renaissance. Mortimer, French, 205; Rothschild, IV, 501-503; Tchemerzine, III, 747; Firmin Didot, Histoire de la gravure sur bois, p. 187; Vinet. Bibliographie des Beaux-Arts, n° 44; Fairfax-Murray, French, 152; Brun, Le livre français illustré de la Renaissance, 181. Premier tirage (bandeau du f. 12 recto, dévoré et non vouloir dévorer au verso, I 3 mq. B de Bouquet mais signature L corrigée en I en cours de tirage, M2) Cette entrée cérémoniale de Charles IX à Paris en mars 1571 intervenait après la paix de Saint-Germain d’Août 1570 et la fin de la guerre civile. Le mariage du Roi avec Élisabeth d'Autriche réaffirmait le désir de tolérance religieuse apaisant les conflits entre catholiques et protestants pour lesquels la liberté de culte était reconnue. Le Roi entra sans sa ville de Paris le 6 mars mais, souffrante, la reine ne put l'accompagner. Elle fit son entrée à Paris le 29 mars après avoir été couronnée à l'abbaye de Saint Denis le 25 mars. Pour l'entrée de Charles furent érigées des arches monumentales ornées de statues allégoriques. Ces arches furent reprises pour l'entrée de la Reine, mais ornées de statues différentes, plus appropriées et plus féminines. Simon Bouquet, magistrat parisien, fut chargé par ses collègues de l'Hôtel de ville de Paris de l'ordonnancement entier de la fête et de la confection des décors. Il en confia la mise en scène et le thème à Pierre de Ronsard et Jean Dorat qui firent appel aux artistes de la première école de Fontainebleau; Germain Pilon pour les sculptures, le conte pour les travaux de charpente et Nicolo Dell’Abbate et Pierre d’Angers pour les perspectives et les peintures. Le thème central était évidemment consacré à la paix et au mariage de la France et de la Germanie, Élisabeth d'Autriche étant la fille de l'empereur Maximilien. Le texte fut rédigé par Simon Bouquet et par les grands poètes français de la Pléiade. Pierre de Ronsard composa ainsi pour cette cérémonie 9 poèmes, signés R pour la plupart dans le Recueil. BI « Comme une fille en toute diligence Voyant un pré émaillé de couleurs Entre dedans et choisissant les fleurs Un beau bouquet pour son sein elle agence…» Antoine de Baïf, Jean Dorat, Amadis Jamyn, Guy de Faur de Pibrac et Etienne Pasquier rivalisèrent également pour célébrer poétiquement cet évènement. L’iconographie de cet ouvrage remarquable comprend 16 grandes estampes à pleine page, 10 pour l’Entrée du roi dont une dépliante, 6 (répétition partielle des précédents complétée par de nouveaux bois) pour celle de la Reine Élisabeth d’Autriche, gravées sur bois sous la direction d’Olivier Codoré, « tailleur et graveur en pierres précieuses ». Il s'agit, suivant Manette, du nom abrégé de Coldoré, surnom donné à Fontenay, futur valet de chambre et graveur en pierres fines de Henri IV, en raison des nombreux colliers d'or qu'il portait. Firmin Didot suggère que les bois ont été réalisés sur les dessins de Jean Cousin. Ces planches fort belles illustrant les arcs de triomphe éphémères dressés à la Porte Saint Denis, à la porte au Peintre, au bout-du Pont Notre-Dame, les fontaines et les statues érigées pour cette grande circonstance, évoquent la facture des illustrations de l'entrée à Paris de Henri II en 1549. L’illustration présente en outre l’intérêt d’être, elle-même, «à transformations». L’ouvrage présente en outre un très beau colophon en calligramme en forme de hanap couvert. Exemplaire remarquable relié pour Louis-Alphonse du Plessis de Richelieu (1582-1653), frère de Richelieu, Archevêque d’Aix puis de Lyon, avec ses armes argentées sur les plats. Les exemplaires en reliure ancienne sont extrêmement rares, la plupart ayant été reliés à nouveau – et lavés par la même occasion – à la fin du XIXe siècle. Mortimer décrit un exemplaire avec la 4ème partie (9 pp., sans illustration) mais indique «the work was also issued without the 9 leaves of Pasquier verses at the end». Parmi les exemplaires en trois parties: Fairfax-Murray, Ruggieri… Cela s’explique par le contexte politique. En effet, le texte de Pasquier fait l'apologie de la Paix de Saint-Germain (août 1570) voulue par Charles IX. Signée avec l’Amiral de Coligny, elle accordait d’importantes libertés aux protestants, prônait la tolérance et l'égalité de traitement entre tous les sujets, quelle que soit leur religion. Après la St Barthelemy et l'assassinat de Coligny (août 1572), cette apologie de Charles IX pacificateur pouvait difficilement subsister. Superbe exemplaire, plus grand de marges que l’exemplaire H. P. Kraus et Friedlander en reliure ancienne non armoriée adjugé 38 300 € (23 avril 2001).
Exemplaire conservé dans sa reliure en maroquin de l’époque aux armes de la Duchesse de Berry (1798-1870). [Paris, planches datées 1818-1820]. In-folio de 86 planches à pleine page. Maroquin bleu à long grain, roulettes dorées et à froid en encadrement, armes dorées au centre, dos à nerfs orné de roulettes à froid et fers dorés, roulette intérieure, tranches dorées. Simier R. du R., signature en pied du dos. 436 x 295 mm.
Très beau recueil de vues de châteaux provenant de la bibliothèque de la duchesse de Berry, dans une reliure de Simier. 86 lithographies en couleurs, avec rehauts à la gomme arabique, par Bourgeois (83) et Thiénon (3), imprimées par C. de Lasteyrie et F. Delpech. Constant Bourgeois (1767-1841), élève de David, produisit plusieurs suites de vues topographiques de l'Europe. Aux planches tirées du Recueil de vues pittoresques de la France (Paris, 1818-1819) s'ajoutent quelques-unes très probablement tirées du Voyage pittoresque à la Grande‑Chartreuse, suivi de quelques vues prises dans les environs de ce monastère (Paris, 1821). Parmi les châteaux, sites et monuments représentés, citons le donjon de Semur, les châteaux de Rambouillet, Gisors, Frazé, Courtalin et Bois-Ruffin, l'abbaye de Graville, des vues de Voreppe, de Ville-d'Avray, de la manufacture de Jouy, etc. Exemplaire en condition exceptionnelle, relié à l’époque par Simier aux armes de Marie-Caroline, Duchesse de Berry et avec l’ex-libris du Château de Rosny (Cat. 1837, n°l905). Marie-Caroline-Ferdinande-Louise de Bourbon-Sicile, fille de Ferdinand 1er, roi des Deux-Siciles, et de Marie-Clémentine, archiduchesse d'Autriche, née à Naples le 5 novembre 1798, épousa le 17 juin 1816, Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry, second fils du futur Charles X, qui fut assassiné le 13 février 1820. La duchesse de Berry, veuve à 22 ans, se consacra à l'éducation de ses deux enfants, Louise-Marie-Thérèse d'Artois et Henri-Charles-Ferdinand-Marie Dieudonné, duc de Bordeaux, né posthume ; très courageuse, elle essaya en 1832 de fomenter en Vendée un soulèvement légitimiste qui échoua ; trahie le 7 novembre de la même année par le juif converti Deutz, elle fut enfermée dans la citadelle de Blaye où elle mit au monde une fille qu'elle avait eue du comte Hector Lucchesi-Palli, qu'elle avait épousé secrètement en 1831 ; remise en liberté en juin 1833, elle fut tenue à l'écart par la famille royale et se vit enlever la direction de l'éducation de son fils. Elle vécut à Venise et mourut le 17 avril 1870 au château de Brunnsee en Styrie. Cette princesse, aux goûts artistiques très développés, avait constitué dans son château de Rosny, près Mantes, une luxueuse bibliothèque remarquable tant par le choix des éditions et la richesse des reliures que par l'importance des manuscrits qu'elle renfermait. La duchesse de Berry était non seulement une bibliophile réputée, mais aussi une mécène enthousiaste des arts, avec un vif intérêt pour le travail de ses contemporains comme Ambroise-Louis Garneray qui dépeint des vues de la vie contemporaine. Sa bibliothèque contenait des livres de voyage finement illustrés tels que le Voyage pittoresque en Sicile d'Achille Etienne Gigault de la Salle (Paris, 1822-[26], son exemplaire dédicacé, l'exemplaire Botfield, Christie's Londres, 30 mars 1994, lot 64) et un album de 125 planches gravées du Recueil choisi de plus belles vues des palais, châteaux et maisons royales de Paris et des environs de Jacques Rigaud (Paris : vers 1730-1752, Christie's Londres. 9décembre 1983, lot 138), et le présent album de vues est très typique de son intérêt et de son goût pour l'impression topographique. Unique exemplaire répertorié, complet des 86 estampes en coloris de l’époque, conservé dans sa reliure en maroquin armorié de l’époque, adjugé 45 601 € par Sotheby’s London le 13 juin 2002.
Très bel ouvrage entièrement composé en chromolithographie dédié à l’architecture de Paris, Gand, Anvers, Rouen, Chartres, … London, Thomas Boys, 1839. In-folio, titre lithographié, 24 (de 25) chromolithographies, conservé dans la reliure de l’éditeur en demi-maroquin rouge décoré, plats de percaline avec encadrement de maroquin rouge tout autour, titre frappé or au centre du plat supérieur, quelques piqûres, corps de l’ouvrage détaché de la reliure, reliure légèrement frottée. Reliure de l’éditeur. 532 x 355 mm. La chromolithographie fut brevetée en 1837 et cet ouvrage est l’un des premiers réalisés en utilisant cette nouvelle technique.
Les planches, teintées par Charles Hullmandel qui breveta son propre procédé de chromolithographie en 1840, sont d’une beauté exceptionnelle. «A very beautiful book. Apart from the brilliance, sensitivity and technical mastery of the drawing on stone there is the great, and often underestimated, technical and artistic transmission of such drawings, and in developing the cool, transparent, graduated tints, subtle in colouring, on which the book depends.” (Abbey, Travel 33) «Il produisit seul les 28 lithographies de “Picturesque architecture in Paris, Gent, Antwerp, Rouen” (Londres 1839). Ses vues de Paris sont recherchées.» (Dictionnaire des peintres, E. Benezit T., II, p. 259). Les planches présentes dans ce recueil sont intitulées: Fish Market, Antwerp; Belfry, Gand; Byloke, Ghent; Tour de Remy, Dieppe; L'Hôtel de Ville, Arras; St. Laurent, Rouen; Laon; Rue de Rivage, Abbeville; Rue de la Grosse Horloge, Rouen; L'Abbaye St Amand, Rouen; Hôtel de Cluny, Paris; Hôtel Cluny, Paris; Hôtel de Sens, Paris; St Severin, Paris; Porte Rouge, Notre Dame, Paris/Rue de Marmousets, Paris; La Ste Chapelle, Paris; Notre-Dame, Paris; St Etienne du Mont, Paris; St Etienne du Mont and the Pantheon, Paris; Pavillon de Flore, Tuileries; Hôtel de la Tremouille, Rue des Bourdonnois, Paris / Vieille Rue du Temple, Paris; La Chapelle de l'Institut; Notre-Dame, Paris, from the Quai St Bernard; S. Porch of Chartres Cathedral; St. André Chartres. Thomas Shotter Boys, aquarelliste et lithographe, fut placé chez George Cooke, graveur, afin d’exercer cette profession, mais à la fin de son apprentissage, il visita Paris et fut persuadé par Bonington, sous la direction de qui il avait étudié, de se consacrer à la peinture. Il exposa pour la première fois à Paris en 1827 et y resta jusqu’en 1837. Il retourna en Angleterre afin de lithographier les œuvres de David Roberts et Clarkson Stanfield. L’œuvre de Boys «Picturesque Architecture in Paris, Ghent, Antwerp, Rouen » publiée en 1839 provoqua une grande admiration. Le roi Louis-Philippe lui envoya un anneau en témoignage de son mérite. Boys fut membre du Institute of Painters in Water Colours. Très bel ouvrage dédié à l’architecture de Paris, conservé dans sa reliure d’origine.
Somptueux manuscrit sur peau de vélin, soigneusement calligraphié à l'encre brune, ligné en rouge, et orné de 21 superbes lettrines enluminées et peintes, dorées ou argentées. Grenade, août 1602. Manuscrit enluminé sur peau de vélin. Petit in-folio de 56 ff.n.ch., le dernier blanc, complet. 34 lignes écrites à l’encre noire sur des lignes rouges horizontales. Justification : 260 x 160 mm. 4 peintures à pleine page, 4 grandes initiales historiées et enluminées en tête de chapitres, 17 initiales ornées et enluminées, 1 portrait du roi. Chaque page est encadrée d’un large filet doré. Relié en velours rouge sur ais de bois, dos à nerfs muet, gardes de peau de vélin. Reliure du XVIIIe siècle. 310 x 208 mm.
Somptueux manuscrit sur peau de vélin, soigneusement calligraphié à l'encre brune, ligné en rouge, et orné de 21 superbes lettrines enluminées et peintes, dorées ou argentées. Carta executoria issued by Felipe III of Spain, in favour of Luis y Pedro de Miranda, originaires de Séville, in Spanish. The carta executoria was a document issued in the name of the king, usually to confirm a citizen’s noble status. Finement calligraphié à l’encre brune sur peau de vélin, le brevet s’ouvre sur quatre superbes peintures à pleine page, en couleurs et or, protégées par des serpentes de soie rouge : un Christ en croix, une Vierge à l’Enfant, un blason et les grandes armoiries de la famille Miranda (5 coquilles Saint-Jacques surmontées de bustes de jeunes filles dévêtues). Ces peintures sont suivies de 53 feuillets de texte, contenus dans de beaux encadrements en grisaille et doré, agrémentés de 4 grandes initiales historiées et enluminées en tête de chapitres, d’un portrait du roi et de 17 lettrines historiées finement dessinées et rehaussées d’argent, confirmant le droit héréditaire de Luis et Pedro de Miranda à leur titre de noblesse. Type de document capital pour l'Espagne, la Carta executoria de hidalguia est, pour le chercheur, le généalogiste, l'héraldiste, une source de premier ordre, contenant nombre d'informations dans de multiples domaines, sociaux, matériels, économiques, etc. This sumptuously illuminated carta executoria confirms, at their request, the status of Hidalguia of Luis and Pedro de Miranda, residents of Sevilla. The document is dated 18 September 1602 in Granada, and is ratified first on 19 August 1602. Superbe exemplaire de ce brevet de noblesse espagnol du tout début du XVIIe siècle entièrement enluminé sur peau de vélin.
Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque à l’emblème du dauphin, futur François II, roi de France (1544-1560). Paris, Fr. Regnault, 1522. F1 – Titre : (L)e grant voyage de hierusalem diuise en deux parties. En la premiere est traictie des peregrinations de la saincte cite de Hierusalem, du mont saincte Lτatherine [sic] de Sinay et autres lieux sainctz, avec les a, b, c, des lettres grecques, caldees, hebraicques et arabicques, avec aucuns langaiges des turcs trâslatez en frâcois. En la seconde partie est traicte des croisees et entreprinses faictes par les roys et princes chrestiens pour la recouvrance de la terre saincte . . Des guerres des turcz et Tartarins La prinse de Côstantinoble, du siege de Rhodes, la prinse de Grenade, avec lhystoire de Sophie Les guerres et batailles entre le grant turc et le grant souldan faictes depuis na gueres Le chemin et voyaige de Romme avec les stations des eglises ou sont les grans pardons Et plusieurs autres choses singulieres. Imprime a Paris pour Francois regnault libraire demourant en la grant rue sainct Jaques a lymaige sainct Claude. Cum priuilegio. Partie II – Titre sig [q I] : La seconde partie principale de ce present Liure contenant plusieurs voyages, guerres, croisees et expeditions faictes en la Terre saincte : pour la recouvrance dicelle : Par plusieurs princes τ roys chrestiens : Côme Charles martel, Pepin, Charlemaigne, Godeffroy de buillon [sic], et le roy sainct Loys .. Avec lystoire de Sophie, dit ysmael. Et plusieurs guerres et expeditions faictes entre les turcz τ payens. Et pareillement des guerres faictes dernierement En lan mil cinq cens et seize τ dixsept entre le grant turc et le souldam. [sic] Cum privilegio. Sig. L5 vo. (grand caractère) : Cy finist le grant voyage de Hierusalem avec plusieurs autres choses singulieres. Imprime a Paris pour Francoys regnault libraire iure de luniversite. Sig. L 6 : Le chemin de Rôme avec toutes les eglises .. Dernière page : (M3 vo.) : Cy finist le grant voyage de Hierusalem avec plusieurs autres choses singulieres .. Imprime a Paris pour Frâcois regnault libraire iure de luniversite de ladicte ville le. xxe. iour de mars Lan mil cinq cens. xxii. (1522). Collation : (4) ff. ; 209 ff., 2 planches dépliantes, nombreux bois gravés dans le texte ; complet ; sans le dernier blanc. In-4, veau fauve, filets et encadrement de motifs décoratifs à froid sur les plats, fleurons aux angles et dauphin doré au centre, dos à nerfs orné d'un petit motif doré répété, tranches dorées, gardes renouvelées, restauration d’usage mais authentique reliure armoriée de l’époque. 240 x 176 mm.
Troisième édition du voyage de Breydenbach dans la traduction française de Le Huen. Bernard de Breydenbach s’embarqua à Venise pour traverse la Méditerranée le 25 avril 1483. Il emmena avec lui un peintre, Erhard Reuwich d’Utrecht, qui avait pour mission de prendre des vues de ville et de dessiner les choses remarquables que l’on rencontrerait au cours du voyage. On s’arrêta à Corfou, à Modon, à Candie et à Rhodes avant de parvenir à Jérusalem, le but du pèlerinage. Elle est fort importante pour deux motifs essentiels : I. Carte de Jérusalem redessinée Elle présente une grande carte de Jérusalem entièrement nouvelle. Elle est en effet entièrement redessinée : « This is entirely re-designed, though naturally founded upon the original one: it is cut on wood, but all the inscriptions are inserted in type. The extent of the view is curtailed ; on the left going no further than the Chasteau des Pelerins, thus omitting Damascus and on the right no further than Mount Sinai, omitting Cairo and Alexandria. Its place is indicated opposite on 14 vo. : Sensuit la protraction et figure .. de Hierusalem.. In the lower right hand corner of this folding view is an interesting mark of a crowned dolphin in the sea and bearing the letters SO interlaced. This may be the punning mark of the publisher, F. Regnault, thus : Règne-eau—compare the regular device used by the elder F. Regnault, reproduced by Claudin, Hist. de l'Impr., II. 546. Taken, however, in connection with the acrostic mentioned below, it seems more probable that this is the mark of Orontius Fine, the famous mathematician (1494-1555), who may have edited the present volume. If the view itself were better executed one would be inclined to attribute the design thereof to Fine, who did same fine work in the way of book decoration. A mark similar to the above is found on a fine cut of Astronomers, &c. in Purbach, Paris, M. Lesclencher for Petit & Chauderon, 1515 : this mark consists also of a crowned dolphin (in allusion to Fine's birthplace, Briançon the capital of Haute-Dauphiné) and, forming part of the foliage close by. the interlaced initials SO as above mentioned can be distinguished, without doubt those of Fine, whose name is conveyed in an acrostic at the end of the Purbach, as “Orontius Fine Briansonensis” The crowned dolphin and the initials are also found dispersedly in Fine's De Mundi Sphaera, Paris, Colines 1542 : see Murray Cat. of French Books, N° 651. The watermark is the gothic P as described p. 26 : the chain-lines being 25-30 mm. apart.” Hugh Davies. Bernard von Breydenbach and the Holy Land, pages 27 à 29. II. La découverte du Labrador en 1501. « Elle est la première édition à mentionner « la découverte du Labrador par Cortereal en 1501 » (Guy Bechtel – Les Gothiques français, p. 104). Et en ce sens elle tient une place éminente comme l’un des touts premiers americana imprimés pour la première fois à Paris en 1522. Ainsi que le titre l'indique, l'ouvrage est divisé en deux parties principales ; la première renferme la relation du voyage en Terre Sainte de Bernard de Breydenbach, traduite en français par frère Nicole Le Huen. La seconde partie contient : 1° Une histoire fabuleuse des guerres de Charles Martel, Pépin le Bref et Charlemagne contre les Sarrasins et les Maures. Cette histoire, qui comprend 13 ff., est tirée de la Chronique de Turpin. 2° La réimpression complète des Passages d'outre mer, de Sébastien Mamerot, qui contient un résumé assez exact des Croisades. 3° L'Histoire du Prince Syac Ismaïl surnommé $ophy Ardelin roi de Perse et de Mede, traduction d'un traité italien de Giovanni Rota, faite par J. Le Maire. 4° Un petit traité touchant les ysles et terres neufves que le roy de Portugal a trouvées et aucunes boutées en sa subjection. Extrait du recueil de voyages publié par Nic. Mantaboldo sous le titre : Paesi nuovamente ritrovati. 5° Une histoire du roi François Ier en 5 pages. 6° Le Chemin de Rome et les diverses églises de Rome. Ce volume est orné de nombreuses et belles figures gravées sur bois : « 36 bois dans la seconde partie, 19 bois pour les alphabets orientaux et plus de 100 initiales. » (Bechtel, Les Gothiques français). Deux grandes compositions gravées sur bois et plusieurs fois repliées représentent : 1. Une carte de la Terre Sainte gravée sur bois repliée en cinq volets avec vue centrale de Jérusalem (240 x 765 mm). Elle est signée du monogramme OF inscrit dans un dauphin couronné ; c'est celui d'Oronce Finé, astronome, cartographe et humaniste dauphinois (1494- 1555). Il pratiquait en outre avec talent la gravure sur bois. 2. À gauche le pape donnant audience aux princes croisés ; à droite une spectaculaire représentation des armées de terre et de mer se dirigeant vers la Terre Sainte. Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque portant au centre des plats l’emblème de François II (1544-1560), le dauphin couronné. (Guigard. Nouvel armorial du Bibliophile, I, p. 12). François II, roi de France, fils de Henri II et de Catherine de Médicis, naquit à Fontainebleau le 19 janvier 1544, sous le règne de François Ier, son aïeul. Il épousa en 1558 Marie Stuart, reine d'Ecosse et nièce des Guise, dont le crédit était déjà puissant et l'ambition redoutable. Ce mariage, projeté depuis dix ans, fut célébré avec magnificence ; les ambassadeurs d'Ecosse, au nom des états, déférèrent la couronne à l'époux de leur reine, qui prit le titre de Roi-dauphin. François II monta sur le trône le 10 juillet 1559. Il était alors dans sa seizième année, et par conséquent il avait atteint l’âge fixé pour la majorité des rois de France ; mais une santé chancelante, un caractère timide, un esprit lent et peu cultivé, le rendaient peu propre à gouverner le royaume, menacé d'un prochain ébranlement. Il expira le 5 décembre 1560 âgé de dix-sept ans, dix mois et un jour, après un règne de dix-sept mois et vingt jours. Il n'eut point d'enfants de la reine, et il laissa le trône à l'aîné de ses frères. Sa mort sauva le prince de Condé. Guy Bechtel mentionne des prix significatifs pour des exemplaires fort modestes de cette édition : ex. signalés : Asher Rare Books, Pays Bas, « A selection of 39 interesting Books », avril 2004, n°12, 36 500 € il y a 17 ans, veau XVIIIème, exemplaire Charles Bruce of Ampthill et Librairie Thomas-Scheler (cat. Salon Internat du Livre ancien, 27/29 avril 2007, n°21), 50 000 € il y a 14 ans en reliure moderne de C. Smith.
Bel exemplaire de la bibliothèque A. Brölemann. Francfordij… 1596. In-4 oblong de (6) ff., 62 planches sur 51 ff. (manque ici le feuillet K2 orné des lettres E et F). Cuir de Russie fauve, filet doré autour des plats, dos à nerfs, filet or sur les coupes, charnières fragiles, roulette intérieure et tranches dorées. Reliure signée Bruyere, vers 1840. 146 x 199 mm.
Première édition originale de ce recueil des frères de Bry qui revendique de tracer tous les alphabets en usage dans les divers peuples du monde. Les alphabets latins furent tracés d’après les modèles de Corneille Agrippa et Baptiste Palatin. Hollstein Dutch and Flemish IV.37, n°119-169, Bonacini 290 ; cf. Becker : Hofer Collection 59 (citing German-language edition) ; Berlin 5283 ; Guilmard p. 369 ; Brunet I, 1309 ; Graesse VIII, 124. First edition, published simultaneously with a German-language issue (« Alphabeten , und aller art Characteren… »). The alphabet plates include representations of Chaldaen, Syriac, Hebrew, Coptic, Arabic, Samaritan, Greek, Illyrian, Croatian, Armenian, and Roman, among others, many of these in several different varieties, as well as national varieties of lettering styles - German, Flemish, French, and other - also demonstrating upper and lower cases and styles of script. Following these are 12 plates with an alphabet of 24 elaborate Mannerist initial letters by the de Bry brothers, exquisitely ornamented with lions, horses, unicorns, dogs, monkeys, cats, peacocks, turkeys, pelicans, owls, butterflies, beetles, and vines. The final three plates (of four published in the concluding section) include six handsome monogram devices for the brothers themselves and others, and two quatrains of verse in rebus form. This copy includes, however, the beautiful and very elaborate dedication engraving, which is not always present- a complex wreathed monogram for Count Philip Louis II of Hanau-Münzenberg, set between elegant figures of Justice and Truth, who stride forward from columned niches bearing scales and a mirror. Dans la description de son exemplaire incomplet Peter A. Wick ajoutait : « Like all other copies we have seen described, this volume does not include Plate A, and it would appear that it was never present, as Becker speculates with reference to the German issue of the work. » Le présent exemplaire contient la planche A1 qui reproduit la gravure de dédicace. « This antiquarian text, Alphabeta et characteres, first published in 1596 and later published in English in 1628 as Caracters and Diversitie of Letteres Used by Divers Nations in the World, the second alphabet book produced by the de Bry workshop in the 1590s, is comprised mostly of plates reproducing alphabets ancient and modern. The de Brys’ fanciful alphabet, in which letters are composed entirely of bodies, is therefore something of an exception in the larger historicizing program of the book, but it does offer a lesson in embodiement that applies to the book as a whole. The alphabet begins with Adam and Eve who, in their original sin, ‘fall’ into each other to become the letter A. This corporeal letter, linked to the Fall as surely as the A of the ‘Nova alphati’, once again suggests that in a fallen world it is only by means of the letter that we can embody our scriptural origins. Yet this is also a book full of alphabets in which time makes fallen bodies of letters. The corporeal letter cannot help but play a paradoxical role in a book whose historicizing purpose is to embody the origins of that which embodies our origins. It would be easy to explain away this problem by treating the fanciful A composed of Adam and Eve as a witty gloss on the simple letter A that is given, a priori, just below it; yet this simple A, printed in Roman capital, itself turns out to be a gloss on something prior to it. The plate from the ‘Alphabeta et characters’ illustrating the historicized Roman alphabet proves that this letter exists in time and must therefore be seen as a descendant of, for example, the curious A’s of two ancient Egyptian alphabets represented in a separate plate, letters that are themselves descendants of some prior letter. At some point, if we are to avoid lapsing into this infinite regression in which there will always be one more step to an original writing, a separation must be forced between the sacred truths borne by the letter and the letter as historical artifact. Perhaps once could argue, with Juliet Fleming, that the form this separation takes in response to the Renaissance tattoo is one of acknowledgment and disavowal. We have seen the ideological work of disavowal, in which the potential sameness of tattoo and letter is renounced through an exclusion of the tattoo from the realm of writing. Such a disavowal is implicit in the introductory remarks to ‘Caracters and Diversitie of Letters’: ‘Among Men, some are accounted Ciuill, and more both Sociable and Religious, by the Vse of ‘letters’ and Writing, which others wanting are esteemed Brutish, Sauage, Barbarous. But the tattoo, precisely because it stands as a site of disavowal, is the fetish that acknowledges the letter’s fallen materiality. In the case of de Bry’s engraving, that acknowledgment becomes particularly apparent when we consider alongside the Roman capitals of the ‘Alphabeta et characters’, de Bry’s Roman capitals that index the Algonquian tattoos. Although de Bry’s historicized letters may not properly be ‘marks rased on their backs’, one could certainly see them in terms of inscriptions chiseled into stone, or even as marks ‘rased’ on copper plates. And as physical marks, the letters of the Roman alphabet are not less bound to matter and to a worldly temporality than tattoos. So long as we choose to see de Bry’s letters (and again I suggest we should see hem as we see the tattoos’, then we must acknowledge a fundamental similarity between letters and tattoos : both are marks that originate within time, in a material act of inscription. » (Savage Marks). Ce remarquable recueil d’alphabets débute par une série d’alphabets orientaux anciens et modernes (chaldéens syriaques, hébraïques, …) suivis des lettres antiques, gothiques, latines, italiennes, bergamasques, espagnoles,… Vient ensuite un magnifique alphabet ornemaniste d’inspiration flamande orné de fleurs, oiseaux, insectes, quadrupèdes. Une planche de facture extrêmement moderne représente un alphabet humanoïde tel que le reprendra Daumier quelques deux siècles plus tard. Enfin, le volume se termine par un feuillet de chiffres et deux feuillets de rébus. Le volume extrêmement rare n’est bien décrit que par le Berlin Katalog. Brunet, repris par Graesse puis par Bonacini, ne décrit qu’imparfaitement cet ouvrage en n’indiquant que 51 feuillets d’après un exemplaire (Vente Langlès). Il commet une autre erreur en mentionnant qu’il s’agit d’une seconde édition du « Nova Alfati » des frères de Bry, ouvrage totalement différent et qui, bien que rare, est beaucoup plus connu que celui-ci. De cet ouvrage, véritablement rarissime, il n’est passé aucun exemplaire en ventes publiques depuis de nombreuses décennies et, à notre connaissance, seuls deux exemplaires, tous deux incomplets, ont figuré dans des catalogues de libraires : le premier, dans les années 70, dans le catalogue « Alphabets bestiaires… » de la librairie Cécile Eluard, incomplet du feuillet de dédicace, et le second, fortement incomplet, dans le catalogue de la librairie A. Jammes « Belles écritures » où il était décrit comme « extrêmement rare ». La description donnée par Guilmard est faite d’après l’exemplaire Foulc, lui aussi, incomplet. La Librairie P. Sourget a catalogué et vendu 45 000 € un exemplaire complet en mai 2003, il y a 17 ans (Ref. Livres Précieux, cat XXVI, n°46). L’un des touts derniers exemplaires parus sur le marché, celui de Peter A. Wick - Ars Libri limited, décembre 2010, décrit ainsi : « This copy lacks one plate in the final series, a fine acrobatic alphabet, several leaves newly mounted on stubs, lower right corner of final plate renewed in blank margin ; title with expertly mended clean tear and one small abrasion at platemark ; generally a fine, clean copy. » fut vendu $ 25 000 il y a 10 ans. Fort bel exemplaire - restauration minime dans les marges des deux dernières planches - revêtu d’une reliure en cuir de Russie signée de Bruyère, relieur lyonnais exerçant vers 1840-1860, provenant de la célèbre bibliothèque A. Brölemann.
200 planches coloriées à l'époque illustrant fleurs et animaux. Paris, Lacombe, Buchoz, puis Paris, Buchoz & Amsterdam, Marc-Michel Rey, [1775]-1778-1779-1780-1781. 20 tomes en 4 volumes in-folio de: I/ 5 titres, 50 planches dont 49 en double état en noir et coloriées et 1 uniquement en couleurs, 5 ff. d’explication des planches; II/ 5 titres, 50 planches dont 48 en double état en noir et coloriées et 2 uniquement dans l’état colorié, 5 ff. d’explication des planches; III/ 5 titres, 50 planches dont 47 en double état en noir et coloriées et 3 uniquement en couleurs, 5 ff. d’explication; IV/ 5 titres, 50 planches dont 48 en double état en noir et coloriées et 2 uniquement en couleurs, 5 ff. d’explication des planches. Plein maroquin rouge, triple filet en encadrement et fleurons angulaires dorés sur les plats, dos à nerfs ornés de motifs dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, tranches dorées. Reliure de l’époque. 458 x 305 mm.
[video width="1684" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/03/FullSizeRender1.mp4"][/video] Édition originale de l'un des plus célèbres livres de Pierre Joseph Buchoz. Sitwell p 82; Blunt, pp. 158-160 ; Brun Anker 73 ; Fine Bird Books, p. 63 ; Nissen IVB 156 et I, 1371; Graesse I, 563. Pierre Joseph Buchoz (1731-1807), docteur agrégé à la Faculté et au collège Royal de Médecine de Nancy, médecin botaniste de Monsieur, ancien médecin de feu sa Majesté le Roi de Pologne et de Monseigneur Comte d'Artois... a publié un grand nombre d'ouvrages sur les plantes étrangères et indigènes. Outre quelques bonnes observations sur les oiseaux de volière ses livres sont aujourd'hui principalement recherchés pour la beauté des estampes enluminées qui les accompagnent. Avocat puis médecin, démonstrateur au collège royal des médecins de Nancy, Pierre-Joseph Buchoz, de Metz, publia des ouvrages d'histoire naturelle dans l'esprit encyclopédiste du temps. Bel ouvrage imprimé sur grand papier de Hollande orné de 20 titres calligraphies en couleurs, en lettres d'or, rouges et vertes, et de 200 planches hors texte entièrement coloriées à la main à l'époque illustrant gibier, oiseaux, mammifères, papillons, coquillages, fleurs, plantes, fossiles. Les volumes sont enrichis de la suite de 192 gravures en noir. Les superbes planches de botanique, zoologie et minéralogie ont été dessinées par les plus grands artistes du XVIIIe siècle tels Jacques de Favanne, Guillaume de Favanne son fils, Bélengé et Jean-Baptiste Desmoulins. Elles sont gravées par Ransonnette, Jean Leroy, Dupin fils, Claude Fessard, M. Fessard, Breant, Vangelisti, Vidal, C. Baquoy, Bradel et Jacques Juillet. The British Museum (Nat. Hist.) Cat.: I, 275, notes that "the plates of fossils and minerals were collected and issued in 1782 as 'Les dons merveilleux.de la Nature dans le regne Mineral." Bel exemplaire en maroquin rouge provenant de la bibliothèque de la Comtesse Sophie Potocka (1760-1822), célèbre dans toutes les cours d'Europe pour sa beauté, avec sa signature sur le premier titre de chaque volume.
Belle édition gothique parisienne de la plus grande rareté de cet ouvrage abondamment illustré qui connut un extraordinaire succès au XVIe siècle. Paris, pour la veuve Jean Bonfons, s.d. (vers 1569). Petit in-4 gothique de (104) ff., coin inf. du titre et du f. 13 restaurés, partie inf. blanche des 7 derniers ff. restaurée sans atteinte au texte, bande de papier découpée dans la partie inf. du dernier f. sans atteinte au texte. Maroquin rouge, large roulette dorée aux pélicans encadrant les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, double filet doré sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure signée de Chambolle-Duru. 200 x 136 mm.
Belle édition gothique parisienne de la plus grande rareté de cet ouvrage abondamment illustré qui connut un extraordinaire succès au XVIe siècle. Brunet, II, 206 ; Bechtel, C-37. Pas dans Fairfax Murray ni Harvard (French Books). La présente édition n’est pas datée, mais l’on sait que Catherine Sergent, la veuve de Jean Bonfons, exerça la profession de libraire-imprimeur à Paris de 1568 (date du décès de son époux) à 1572 (date de son décès).D’autre part, le calendrier qui se trouve en tête de l’ouvrage est donné pour 1569. On peut donc situer avec précision la date de publication du présent Calendrier aux alentours de 1569. L’usage des calendriers s’est diffusé à partir du XIIe siècle dans les livres à usage des clercs, tels que les psautiers, les missels ou les martyrologes. A la fin du Moyen-âge, les Livres d’Heures débutent toujours par un calendrier qui indique les fêtes religieuses. Les calendriers et compost des bergers sont de nature différente. Edités pour "enseigner la science des bergers qui est science de l’âme, du corps, des astres, de la vie et de la mort", ces livres sont en fait des compilations à usage pratique et moral destinées à un public laïc. Ils s’inspirent d’ouvrages médiévaux tels que "Le Livre des propriétés des choses" de Barthélémy l’Anglais, les "Grandes Danses Macabres", les traités préparant les âmes au Jugement Dernier. Ils ont recours à l’astrologie, très présente aux XVe et XVIe siècles. Les signes du zodiaque, les planches anatomiques, les danses macabres ou représentations des enfers, les représentations des activités agricoles ou artisanales pour chaque mois de l’année, doivent enrichir le texte pour guider l’Homme vers son salut. Le premier Compost des bergers fut imprimé à Paris par Guy Marchant en 1491, avant d’être réédité à de nombreuses reprises dans les décennies suivantes. Toutes les éditions du XVIe siècle de ce calendrier populaire sont extrêmement rares. Celle-ci, gothique à 2 colonnes et dont le titre et le calendrier sont imprimés en rouge et noir, suivant la tradition des manuscrits, l’est tout particulièrement. Fondé sur une équation établie entre la vie d’un homme et le cycle de l’année, le texte offre à la fois un almanach perpétuel et un riche recueil de préceptes moraux, conseils pratiques et pièces religieuses. L’ouvrage comprend d’abord un prologue « de l’aucteur » justifiant le fait qu’il retranscrit le savoir des bergers. Le second prologue est celui du prétendu maître berger, qui présente une leçon de comput. Suit dans notre Compost un calendrier, dans la tradition médiévale, tel qu’on en trouve en préambule de nombreux Livres d’Heures. Outre les calendriers, tables mobiles et phases de la lune, les arbres et branches des vertus et des vices, les peines de l'enfer, le livre du salut de l'âme, des chapitres d'anatomie, de phlébotomie, de diététique, etc., on y trouve plusieurs poèmes ou ballades tels les Dictz des oyseaux, le Dictic des trespassez en forme de Balade & du Jugement, les Dix commandemens de la Loy, Lhystoire du Navire sur Mer, le Dict du Mort, les Dix commandemens du diable, les Dix Nations Chrestiennes, etc. L’illustration, d’un grand intérêt, se compose d’un très beau bois montrant trois bergers dans les champs gardant leurs troupeaux et devisant en observant les astres, placé sur le titre, de plus de 80 bois dans le texte, y compris 8 grands montrant les peines de l’enfer, d’une cinquantaine de lettrines ornées et de 522 petits rameaux ou branches pour l’arbre des vices & miroir pour cognoistre ses pechez. Le calendrier comporte 12 bois correspondant à l’occupation des mois. Le cycle des 8 grandes gravures sur bois (105 x 97 mm) présente un intérêt iconographique tout particulier. La première figure Lazare narrant au Christ et aux apôtres, à table chez Simon, la vision de son séjour des morts. Les 7 autres gravures illustrent avec violence, réalisme et fantaisie les supplices de l’enfer. Très diverses, l’ensemble des gravures représentent autant les occupations des mois avec scènes champêtres, scène de chasse ou scène galante, que des figures astronomiques, des figures de médecine ou d’anatomie, les arbres des vices et des vertus... La marque typographique de la veuve Bonfons se trouve au verso du dernier feuillet (cf. Silvestre, n°125). Très intéressant cycle iconographique, de facture populaire, illustrant le décalage culturel existant en 1569 entre l’élite cultivée pénétrée de Renaissance et les bourgeois des villes encore sensibles à l’imaginaire médiéval. Bel exemplaire d’un illustré mythique. Cette édition est citée par Brunet (II, 206) sans collation et sans localisation d'exemplaires. Le catalogue en ligne USTC en signale seulement 2 exemplaires dans les fonds publics, l'un à Londres (British Library), l'autre à l'université de Yale aux États-Unis. Bel exemplaire, grand de marges, dans une élégante reliure en maroquin rouge de Chambolle-Duru dite « aux pélicans » exécutée pour le baron Pichon (1897, n°293). Il porte une note autographe du bibliophile sur une garde: « Ce volume est de 1569. On en a la preuve au v° du fet C où l'almanach de Pâques et des fetes mobiles commence à cette année B.J.P ».
CANAL, Giovanni Antonio, "Il Canaletto" (artiste) et BRUSTOLON Giambattista (graveur).
Reference : LCS-17633
Première édition et premier état de cette somptueuse et magnifique suite de vues sur Venise. Venice, Ludovico Furlanetto, 1763. In-folio oblong de (1) f. de titre et 21 planches à pleine page. Demi-vélin à coins, dos lisse avec titre manuscrit en long, non rogné. Reliure de l’époque. 715 x 512 mm.
Première édition et premier état de cette somptueuse et magnifique suite de vues sur Venise. Katalog Berlin, 2713 ; Constable, Canaletto, II, pp. 673-674 ; Nessi, Una Venezia di Carte, p. 31, n° 16 (« Presentazione del Doge… »). Condition d’une insigne rareté : immense de marges (715 x 512 mm), à l’état neuf, conservé dans sa reliure italienne en demi-vélin à coins strictement de l’époque. Aucun autre exemplaire en cette condition n’est apparu sur le marché depuis un demi-siècle. Suite formée d’un titre d’après Visentini et de 20 vues, l’ensemble gravé au burin et à l’eau forte par Giovanni Battista Brustolon. 14 de ces vues sont des adaptations d’après Canaletto et Visentini ; 4 sont inspirées par Marieschi et 2 sont des interprétations d’après Giambattista et Giuseppe Moretti. Par leur format, plus grand, et le souci du détail, ces 20 vues sont considérées comme des œuvres d’art à part entière ; les marchands de gravures ne s’y sont pas trompés. Au XVIIIe siècle, Venise « La Serenissima » avait perdu son rôle important dans le jeu économique et politique de l’Europe en faveur de la Grande Bretagne et des Pays-Bas. Derrière les riches façades des palazzi, Venise se détériorait. Le gouvernement était incapable de supporter ses artistes par des commandes pour l’exécution des travaux de décoration des grand palais et édifices. Au début du XVIIIe siècle les aristocrates anglais et des nobles de l’Allemagne se profilent comme les plus importants connaisseurs et acheteurs de l’art des peintres Vénitiens. Venise et son charme intemporel deviennent au XVIIIe siècle le sujet de prédilection de peintre appelés védutistes. Leurs vues de Venise se répandent très vite en Europe et font de la veduta, encore de nos jours, le genre le plus collectionné et l’un des plus aimés du public. Maître incontesté de la veduta, Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto (Venise 1697-1768) marque son siècle en fixant dans ses toiles les différents visages de la Venise de son temps. Outre la Place Saint-Marc et le Grand Canal, immédiatement reconnaissables, on y retrouve les campi et les églises de Venise, ainsi que des vues de la lagune, de la vie quotidienne ou des jours de fête. Peintre de théâtre dans sa jeunesse, Canaletto parvient à associer un grand sens de la mise en scène, une technique de la perspective qu’il maîtrise parfaitement, et de très séduisants effets de lumière. On doit à Canaletto les plus belles et les plus novatrices vues de Venise, sources d’inspiration pour ses suiveurs. « Suite de très belles Vues Vénitiennes gravées par J.B. Brustolini. 1763. Gr. fol. En largeur. Cette œuvre contient les vues les plus belles de cette ville fameuse et de ses environs, en 20 feuilles. » (Catalogue des estampes du cabinet de ma dame la comtesse d’Einsiedel, n°248). Michele Marieschi (1710-1743), presque de la même génération que Canaletto, est considéré comme son brillant rival. Mais il se distingue par son goût des angles de vue inattendus. Natif de Val Zoldone, Brustolon (ca 1716-1796) s’installa à Venise dès 1733 en tant qu’illustrateur de livres pour G. Zerletti A. Girardi, Fr. Pitteri et les deux grands éditeurs, A. Zatta et G. Pasquali. Apprenti dans l’atelier de Giuseppe Wagner, Brustolon fut initié très jeune à l’art de la gravure et devint l’un des grands graveurs vénitiens du XVIIIe siècle. Probablement à l’initiative du consul Smith, Furnaletto le sollicita par la commande de cette série de gravures sur Venise et son architecture. Leur deuxième réalisation fut une série connue sous le nom de « Feste Dogali », commencée en 1766 et achevée en 1779, qui consiste en une suite de 12 vues. Exemplaire du premier état, avant les numéros, dans sa présentation à plat, la plus convoitée. Les vues sont d’un beau tirage, elles sont à toutes marges. Le papier a conservé toute sa fraîcheur. Quelques traces de plis. Une 21ème planche, « Presentazione del Doge in an Marco », a été ajoutée au volume. Provenant de la série « Feste Dogali », elle est du tirage avec numéro, soit le deuxième sur quatre. Recensement des suites Canaletto-Brustolon complètes passées sur le marché international depuis 30 ans, conservées dans leur reliure de l’époque : -Sotheby’s, 5 décembre 1996. Maroquin d’époque aux armes Foscarini. Exemplaire ne comprenant que le titre et les 11 vues du premier volume. Restauration à une planche. Vendu 52 700 $ il y a 18 ans. -Sotheby’s, année 2003 : complet du frontispice et des 20 vues de l’édition originale de 1763 ; ajoutées les deux vues de l’édition définitive de 1778 et une œuvre incomplète de 18 planches sur 24 des vues de Venise de Sandi de 1779. Reliure postérieure du XIXe siècle ; exemplaire très rogné 430 x 310 mm contre 512 x 720 pour le présent exemplaire. Second état avec le numéro des estampes pour la suite de Canaletto contre premier état avant les numéros pour le présent exemplaire. Vendu en cet état 66 000 € il y a 10 ans. Provenance : étiquette de rangement ancienne, non identifiée.
Première et célèbre édition de l’Arétin d’Augustin Carrache, «le plus artistique des Livres érotiques…» (H. Cohen, col. 88). A la Nouvelle Cythère [Paris, Didot, 1798]. Grand in-4 de 1 feuillet pour le faux-titre (relié à l’époque sans le titre), 10 pp. de préface, (1) f. de table et d’errata, 80 pp. et 20 gravures numérotées à pleine page hors textes protégées par des serpentes, veau fauve marbré, roulette dorée autour des plats, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque. 301 x 225 mm.
Première et célèbre édition de «l’Arétin» d’Augustin Carrache, «le plus artistique des livres érotiques sous le rapport de l’exécution des dessins…» (Cohen, Guide de l’amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle. Paris, 1912, colonne 88). Sander, 34; Graesse, I, p. 191. Il est orné de 20 gravures d’après Pierre de Jode exécutées sur les compositions d’Augustin Carrache gravées par Coiny qui ont pour sujet: «Vénus génitrice. Paris et Oenone. Angélique et Médor. Le Satyre et la Nymphe. Julie avec un athlète. Hercule et Déjanire. Mars et Vénus Culte de Priape. Antoine et Cléopâtre. Bacchus et Ariane. Polyenos et Chrisis. Le Satyre et sa femme. Jupiter et Junon. Mescaline dans la loge de Lisisca. Achille et Briséis. Ovide et Corine. Enée et Didon. Alcibiade et Glycère. Pandore. Le Satyre saillissant.» « Avant de parler aux amateurs de l'ouvrage que nous leur présentons, nous allons donner une notice de la vie de deux hommes célèbres ; l'Arétin et A. Carrache. Pierre Arétin, fils bâtard de Louis Bacci, gentilhomme d'Arezzo, naquit vers l'an 1492. Il fit l’essai de son talent poétique par un sonnet contre les indulgences. Il s'attaqua ensuite aux rois, et les outragea avec une hardiesse si brutale, qu'il fut appelé le fléau des princes. »«L'Arétin étoit d'une impudence envers les souverains au delà de toute expression. Il répondit à un trésorier de la cour de France qui venoit de lui payer une gratification : « Ne soyez pas surpris si je garde le silence. J'ai usé mes forces à demander, il ne m'en reste plus pour remercier. » On conte que ce poète satyrique se mit si fort à rire, entendant des discours comiques et obscènes, qu'il renversa la chaise sur laquelle il étoit assis, et qu'en tombant il se blessa à la tête et mourut sur l'heure à Venise, en 1556, âgé de 66 ans. Augustin Carrache naquit à Bologne, en 1560, et devint peintre, comme son frère. «Les gravures de A. Carrache représentant les postures érotiques, étoient devenues si rares, que bien des personnes doutoient de leur existence.» « C'est une circonstance extraordinaire qui les a fait tomber en nos mains. Un officier français de l'armée d’Italie, à son entrée à Venise, fut assez heureux que de pouvoir rendre quelques services à la femme d'un sénateur. Cette dame lui témoigna sa reconnoissance de plus d'une manière ; et entre autres cadeaux, lui donna cette collection, précieuse sous tous les rapports. Arrivé en France, il nous a confié cette œuvre, et secondés de plusieurs artistes, nous nous sommes empressés de la faire connoître au public, qui nous saura gré de lui avoir procuré cette jouissance.» “In 1798, a similar set of engravings were printed known as "L’Aretin d'Augustin Carrache”. D'après les Gravures à l'eau-forte par cet Artiste célèbre (The Aretino of Agostino Carracci, after engravings by that famous artist). lt included various sonnets by Aretino and engravings by Jacques Joseph Coiny based on drawings by Agostino Carracci. Though this edition is often thought of as another edition of I Modi, it bares little resemblance to the original. Though the engravings are very good, there are few similarities between these engravings and the 1550 woodcuts or the Waldeck version of I Modi. One difference of note between L’Aretin d’Augstin Carrache and I Modi is that the engravings in L’Aretin d'Augustin Carrache are all based on mythological scenes whereas the I Modi engravings make no attempt to tone down the eroticism by hiding behind die historical precedent of depicting nudity through mythology (it's not pornographic if the participants are Gods).” «(…) La scène se passe près du port de plaisance La Vigne sur le Bassin d’Arcachon, chez un jeune antiquaire... Les mimosas ont leurs yeux jaunes. Elle entre dans la boutique par curiosité... Le jeune antiquaire lui raconte qu'il est tombé sur un lot exceptionnel de livres anciens ayant appartenu à un vieux Bordelais... Une collection de livres érotiques, dont la moitié est encore dans la malle. Elle fouille, feuillette, a des idées. L’antiquaire lui tend alors un livre qui date de la fin du XVIIIe siècle : « L'Arétin d'Augustin Carrache » publié « A la nouvelle Cythère ». Cet ouvrage contenait 20 gravures dont 19 ont été vulgairement arrachées sûrement pour être vendues à l'unité. Ne subsistent que la dernière, intitulée Satyre saillissant, et le texte anonyme, très imprégné de la littérature érotique du XVIIIe (Les postures érotiques), Crébillon Fils, Rougeret de Monbron, Diderot, Mirabeau... Quand elle m'offre ce livre, aussitôt me vient l'idée de remonter le courant de son histoire, de retrouver les gravures manquantes. J'en découvre un exemplaire complet dans l’Enfer de la Bibliothèque Nationale, accompagné d'une notice biographique de l'auteur du texte Simon-Célestin Croze-Magnan (1750-1818), littérateur, peintre et musicien. J'étais alors persuadé d'avoir fait toute la lumière sur cet ouvrage lorsque, trois ans plus tard, je rencontrai A. qui écrivait un article sur les frères Carracci. Au détour d'une conversation, il me signala qu’Agostino Carracci (1557-1602), bien moins célèbre que son frère Annibale, était cependant l'auteur d'un chef-d’œuvre, Les Lascives, sur lesquelles il cherchait à mettre la main. Je lui dis alors que je possède chez moi les photocopies de ces gravures…» Précieux volume qui a de tout temps suscité de fortes enchères, l’un des rares conservé dans sa reliure de l’époque en plein veau marbré. De la bibliothèque Tissot Dupont avec ex-libris en maroquin.
Les peintures murales de Pompéi à travers 20 superbes chromolithographies du plus haut intérêt. Proprietà Cav. Uff. Pasquale d’Amelio, Napoli, n.d. [1886]. Grand in-folio de (1) f. de couverture, ix pp. (dont le titre lithographié orné d’une vignette), 20 pp. de texte et 20 chromolithographies numérotées. Infimes rousseurs. Conservé en feuilles, tel que paru, dans la chemise de l’éditeur. 630 x 445 mm.
Rare ouvrage superbement illustré consacré aux peintures murales découvertes à Pompéi aux XVIIIe et XIXe siècles. Le texte qui accompagne les planches est imprimé sur deux colonnes parallèles, en italien et en français et la préface en italien est de Giulio de Petra. L’illustration magnifique se compose de 20 grandes chromolithographies réalisées d’apres l’architecte italien Edoardo Cerillo et gravées par Vincenzo Loria (1850-1939). Elles représentent : la Maison de la Princesse Marguerite, la Maison de Vedius Siricus, la Maison de la petite fontaine en mosaïque, la Maison d’Arianne ou des chapiteaux colorés, la Maison d’Arianne abandonnée, la Maison de Marc Lucrèce, la Maison de la paroi noire, la Maison du poète tragique, la Maison de Castor et Pollux, la Maison d’Orphée, la Panthéon, la Maison du notaire, la Maison de Salluste, la Maison d’Apollon, la Maison de Vedius Siricus, la Maison de la Reine d’Italie, la Maison d’Elpidius Sabinus, la Maison d’Adonis, la Maison du Decumanus Maior, les Thermes Stabianes. Les couleurs extrêmement vives sont considérées comme étant très proches des couleurs originales observées sur le site au moment des fouilles. Le présent ouvrage est extrêmement intéressant car c’est le premier à offrir une vision d’ensemble des compositions murales de Pompei. "The 20 large plates finished last year by Richter & Co., of Naples, and issued by Cavalier Pasqualé d’Amelio, with Italian and French comments in parallel columns, bring into prominence the architectonic side of Pompeiian wall painting. The colors are very close to the originals during the first days of their recovery from the darkness of 2000 years, before the hot Neapolitan sun has bleached some of the pigments and induced a delicacy of tone which was not meant by the painters. The text is written by an architect, Edoardo Cerillo, who is not only well read in the great literature that deals with this famous little buried town, but has ideas of his own, and bold ones. He calls attention to the value of these compositions, invented to give variety and change to plain walls, not so much for their artistic beauty as for the lessons they contain concerning the architecture of Rome, Greece and the Orient. Hence the publication is of special interest to the architect and decorative artist; for to the one it shows the variety and grace of buildings now impossible to reconstruct from any other sources, and to the other the possibility of introducing bold and beautiful effects on blank walls by the use of colors. The 20 plates in chromo-lithography, together with ample descriptive and critical text, appears in large, loose sheets in a portfolio, cost $75 a set, and form a limited edition. If the publisher receives encouragement here the American edition will be 100 copies”. (The New York Times, 20 juin 1887). Aucun exemplaire de ce livre n’est répertorié dans ABPC. Précieux ouvrage de toute beauté, du plus haut intérêt du point de vue de l’architecture, de la décoration, mais aussi de l’histoire de la civilisation romaine.
Superbe suite de 88 costumes traditionnels français, et plus particulièrement bretons, finement coloriée à la main à l’époque. Nantes, Charpentier, [1829-1831].Grand in-4 de 88 planches lithographiées et coloriées à la main (sur 120) montées sur onglets. Relié sans le feuillet de titre en demi-chagrin vert, encadrement de filets frappés à froid encadrant les plats, dos à nerfs orné de motifs dorés. Mors légèrement frottés. Reliure de l’époque.350 x 257 mm.
Superbe suite de costumes d’hommes et de femmes issus de nombreux départements de la France et plus particulièrement de Bretagne.Colas, Bibliographie générale du costume et de la mode, I, 612 ; Vinet, Bibliographie méthodique, 2279 ; Lipperheide, 1195.« La plupart de ces planches sont lithographiées par H. Charpentier, elles sont très intéressantes pour les costumes régionaux et paysans de la France. » (Colas).Les lithographies ont été réalisées par Henri Charpentier, et finement coloriées à la main à l’époque. Un certain nombre de planches présentent des rehauts d’or dans les costumes.Sur fond de paysages ces planches sont un document très précieux pour l’histoire du costume traditionnel en France et plus particulièrement en Bretagne : paysans et paysannes, pêcheurs et jeunes mariés y côtoient les dames de condition. Les si célèbres coiffes traditionnelles y sont représentées dans un contexte très vivant. Les départements suivants figurent dans le présent recueil : la Vendée (6 pl.), le Maine et Loire (6 pl.), la Loire inférieure (18 pl.), le Morbihan (3 pl.), le Finistère (15 pl.), l’Ile et Vilaine (2 pl.), les Côtes du Nord (2 pl.), la Manche (3 pl.), la Seine inférieure (10 pl.), le Calvados (3pl.), la Charente inférieure (6 pl.), la Vienne (1 pl.), l’Indre et Loire (1 pl.), l’Eure et Loire (2 pl.), le Rhône (2 pl.), le Loiret (1 pl.), la Gironde (6 pl.), l’Ain (1 pl.).« This set of plates is the earliest work devoted to the costume of the Bretagne region, as well as being of the highest quality ». (The Exotic and the beautiful, III, n°921).Les Charpentier, installés à Nantes, étaient de très importants éditeurs bretons du milieu du XIXe siècle. Ils ont publié une série d’ouvrages sur la région et ont utilisé une nouvelle technique introduite à Nantes en 1821 : la lithographie. Très jolie réunion de 88 lithographies finement coloriées à la main à l’époque, véritable témoignage des usages vestimentaires en Bretagne et en France au tout début du XIXe siècle.
Exemplaire d’une grande pureté conservé dans son cartonnage d’attente. Anvers, ex officina Plantiniana Balthasaris Moreti, 1658.In-folio de (2) ff., 141 pp. illustrées de 16 gravures dans le texte, (2) pp. Titre en rouge et noir, cachet sur le titre, passages soulignés au crayon dans le texte. Conservé dans son cartonnage d’attente. Reliure de l’époque. 312 x 200 mm.
Rare édition originale de ce très bel ouvrage illustré sur le lis. "First edition of a curious work with well-engraved plates" (Hunt n°277). Jean-Jacques Chifflet, né à Besançon en 1588, alla étudier la médecine à Paris, à Montpellier et à Padoue. Il fut choisi en 1614 pour être le médecin de la ville de Besançon, à la place de son père ; il fut honoré dans la suite des principales charges de la patrie, élevé même au Consulat, & enfin Député, pour des affaires importantes, vers l’Archiduchesse Isabelle-Claire-Eugénie, Souveraine des Pays-Bas. Cette Princesse fut si contente de lui, qu’elle voulut le retenir auprès de sa personne, le fit son premier Médecin, & le chargea d’écrire l’histoire de l’Ordre de la Toison d’or. Il revint dans sa patrie, & fut de nouveau attaché à l’Archiduchesse. Après la mort de cette Princesse, arrivée en 1633, il fut successivement le Médecin de Jean d’Autriche & de Léopold-Guillaume d’Autriche, Gouverneur des Pays-Bas. Enfin, il mourut en 1660, âgé de 72 ans. Chifflet fut à la fois Médecin, Historien & Politique, comme on le voit par ses ouvrages. (Bibliothèque littéraire historique et critique de la médecine, p. 509) Chifflet entend démontrer dans le présent ouvrage que l’abeille de Childéric est à l’origine de la fleur de lis, qui en serait dérivée graphiquement, thèse qui s’imposa en partie. « Lors de la découverte faite à Tournai en 1653 du tombeau de Childéric Ier, on trouva de nombreux bijoux d’or ornés de grenats que l’on baptisa « abeilles ». Ce trésor fut donné à l'archiduc Léopold, qui était pour lors gouverneur des Pays-Bas, et qui l’emporta à Vienne. M. Chifflet, dans son ouvrage à ce sujet intitulé Lilium francicum, prétend prouver, par ce monument, que les premières armes de nos rois étaient des abeilles, et que des peintres et des sculpteurs mal habiles ayant voulu les représenter, y avaient si mal réussi, qu'elles devinrent nos fleurs de lys, lorsque, dans le XIIe siècle, la France et les autres états de la chrétienté prirent des armes blasonnées ; mais cette conjecture nous paraît plus imaginaire que fondée car, suivant toute apparence, les abeilles trouvées dans le tombeau de Childéric I n'étaient qu'un symbole de ce prince, et non pas ses armes ». (d’après Nicolas Viton de Saint-Allais. Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France. Paris, 1816). Chifflet aurait rédigé son texte en réponse au livre de Jean Tristan intitulé Traité du Lis contenant la juste défense de sa gloire paru à Paris en 1656. “Un des ouvrages les plus curieux du P. Chifflet ; on y remarque un grand nombre de planches gravées représentant la fleur sous toutes ses formes, des costumes, blasons, médailles, etc. » (Archives du bibliophile ou Bulletin de l’amateur de livres, 1858, n°5820) L’illustration, d’une grande finesse, se compose de 16 gravures sur cuivre dont une de costume et 2 représentant des lis. Exemplaire d’une grande pureté de ce livre rare, conservé dans son cartonnage d’attente. Provenance : deux ex libris gravés non identifiés, cachet d’une bibliothèque sur le titre.
Magnifique album composé d'une suite de 28 gouaches sur papier de riz d’une remarquable finesse d’exécution. Canton, fin XIXe siècle. Album in-4 oblong de 28 feuillets ornés de gouaches peintes sur papier de riz, petites fentes à 5 peintures dont 2 avec atteinte aux peintures. Percaline noire ornée à froid, titre «album» en lettres dorées au centre du plat supérieur, tranches dorées. Reliure de l'époque. 210 x 308 mm.
Magnifique album comportant une suite de 28 grandes gouaches chinoises peintes sur papier de riz en coloris très frais, chacune avec en encadrement de papier doré. Parmi ces 28 gouaches, 11 sont consacrées à la somptueuse cérémonie organisée en l’honneur des 70 ans du général chinois Guo Ziyi en 767. Guo Ziyi, né en 697, décédé le 9 juillet 781, également appelé à titre posthume, Prince Zhōngwǔ de Fényáng (汾陽忠武王), est un général de la dynastie Tang, qui mit fin à la révolte d'An Lushan (l’une des plus grandes guerres civiles de l’histoire qui eut lieu du 16 décembre 755 au 17 février 763) et participe à des expéditions contre le khaganat ouïghour et l'empire tibétain. Il est vu comme l'un des plus puissants généraux de la dynastie Tang. Après sa mort, il est immortalisé dans la mythologie chinoise, en tant que Dieu de la fortune et du bonheur (guì shòu kǎo). Pour célébrer les 70 ans de ce général très puissant, une cérémonie fastueuse fut organisée. Plus de 3000 invités furent réunis pour l’occasion. Les peintures représentent ainsi: - un grand bouquet, - 3 scènes de cortèges avec des musiciens, - des porteurs qui soutiennent le palanquin très luxueux du général, - des porteurs portent un palanquin contenant des présents pour le général (chapeau et chaussures), - des porteurs avec un palanquin contenant la couronne de l’épouse du général ainsi qu’une ceinture symbole de pouvoir, - 2 scènes de porteurs de lanternes, - des porteurs apportent un meuble soutenant une représentation du général et de sa famille. Le général surmonte la scène, un dragon est représenté sous lui. En bas on voit à nouveau le général avec ses 7 fils à gauche, - les porteurs de la scène suivante portent une tour chinoise. Au pied de la tour le génral est à nouveau représenté avec ses 7 fils, - la scène suivante montre des porteurs munis d’une grande tenture tendue sur un mat horizontal. On trouve sur cette tenture le symbole du bonheur, - 7 scènes de lutte, - 6 scènes de châtiments, … Rare et précieux exemplaire d’une remarquable finesse d’exécution, conservé dans sa reliure de l’époque.
Précieux recueil de 1271 portraits parfois appelé « chronologie collée » en raison de sa composition toute particulière et variant pour chaque exemplaire. Paris, chez Jean Le Clerc, 1612-1615. In-folio de (2) ff. dont 1 titre frontispice manuscrit, 1271 portraits collés répartis en 14 suites sur 250 pages non numérotées. Les portraits sont numérotés mais sont dans un ordre disparate dans les premières suites de l’ouvrage. Relié avec une suite de 19 planches de portraits en noir et blanc. Quelques restaurations de papier. Basane rouge façon maroquin du XIXe siècle, décor à la Duseuil sur les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, des restaurations. 343 x 209 mm.
Précieux recueil de 1271 portraits parfois appelé « chronologie collée » en raison de sa composition toute particulière et variant pour chaque exemplaire. Elle se présente sous la forme d’un recueil de textes historiques imprimés et de gravures sur cuivre, le tout tiré à part et soigneusement contrecollé sur de grands feuillets blancs. Graesse, II, 150; J. Quétif etJ. Echard, Scriptores ordinis praedicatorum, II, 414; Jonghe d'Ardoye, Armorial et biographies des chanceliers et conseillers de Brabant, III, 636; Anne-Duportal, 461 ;Etude, p. 159; Le Blanc, II, 156, p. 275; Thieme-Becker, Allgemeines Lexikon, vol. 13, 287-288; Brunet, I, 1891. La Chronologie collée fut ainsi appelée "parce que les figures et le texte sont collés dans des cartouches disposés à cet effet" (Destailleur, 1891, n°438). «Pour les livres à figures, on pouvait évidemment se demander à qui reviendrait le rôle principal, celui d'éditeur, du marchand d'estampes ou du libraire. De ce point de vue, il semble qu'au début du siècle, certains marchands d'estampes particulièrement dynamiques aient entrepris d'empiéter dans ce que les libraires de leur côté considéraient comme de leur ressort, et aient publié eux-mêmes des livres à figures dont le texte avait été imprimé chez eux. Dans ces conditions, la Communauté des imprimeurs et libraires engagea une série de procès à la suite desquels il fut interdit aux taille-douciers de faire accompagner leurs planches d'un texte excédant quelques lignes». (H.-J. Martin, Livre, pouvoirs et société à Paris au XVIIème siècle, I, 382). Le procédé qui consiste à fabriquer des recueils factices avec textes et gravures collés à châssis permit aux marchands d'estampes de contourner la réglementation et d'éditer des ouvrages qui étaient véritablement des livres, sans pour autant encourir de poursuites. La Chronologie collée en est le plus célèbre exemple. Ainsi, chaque volume renferme un ensemble qui lui est propre, en fonction du goût et des moyens de son commanditaire. Les vignettes de celui-ci proviennent toutes du graveur et éditeur d’estampes parisien Jean Le Clerc et sont datées entre 1612 et 1615. Une page de titre au début du volume, gravée sur cuivre par Gaspard Bouttats, réserve un médaillon central vierge, complété à la main. Le recueil contient 1271 portraits gravés sur bois, répartis en 14 séries présentées chacune par un titre-frontispice gravé en taille-douce: Portraitz des papes depuis S. Pierre Apostre (242 portraits précédés d’1 portrait du Christ), Portraitz des empereurs depuis Jules César (145 portraits), Portraits de tous les rois de France et en regard Portraitz de toutes les roynes de France (93 portraits pour les reines, 56 portraits de rois), Portraitz des empereurs d’Orient (76 portraits), Portraits des roys d’Espagne (84 portraits), Portrait de tous les roys d’Angleterre (137 portraits), Ordo et serie regum Poloniae (44 portraits), Abbrégé princes de Maurienne, comtes et ducs de Savoye (27 portraits, avec celui de leurs épouses), Portraits de tous les sérénissimes ducs de Venise (90 portraits), Portraits des grands maistres de l’ordre de sainct Jean (53 portraits), Portraits des plus célèbres interprètes du droit romain (66 portraits), Les Portraits et les vies des anciens poètes latins (96 portraits), Portraits des faux dieux et déesses de l’ancien paganisme (59 portraits). Certains de ces portraits furent exécutés d’après Thomas Leu, Marc Duval, de Rabel, de Thevet, d’autres furent repris de médailles ou de pièces anciennes. Les exemplaires de ce livre furent ainsi fabriqués à la demande et possèdent de ce faitdes collations variables. A la fin sont reliées 18 grandes planches gravées (la plupart coupées aux marges et contrecollées), dont un portrait en pied du Shah de Perse et le roi et la reine de Siam, publiés par F. Jollain; et des portraits divers, dont Richelieu, et dont 16 gravés par Nicolas de Larmessin. Importante source de l’iconologie mondiale, dans laquelle on trouve des représentations de rois et de princes, etc. "It has been suggested that Chronologies Collees evolved under the impetus of printsellers, who, excluded from the trade in traditionally produced printed books, issued these suites of broadside engravings and letterpress to satisfy their customers' needs. From known examples, it appears that the production and sale of series might have been cooperatively undertaken by several merchants. Though they have long been highly prized by collectors, Chronologies Collees have not received any scholarly attention whatever. Apparently this hybrid book was French in conception and execution, though the subjects of individual series might range from the monarchs of Persia to classical Greek and Roman gods to the Kings of England. Its roots lie in the slender, highly decorative, late 16th century folios by publisher and engraver Jean Le Clerc. These reproduced brief lives of French royalty and were enlivened with crude woodcut portraits. By the turn of the century, he had pioneered the present form, where vastly more sophisticated engravings were available with (or without) the separately printed biographical synopses. By the 1620s at least twenty such series were stocked by various printsellers, who could market individual suites, sell selected "heads" or make up a "complete" collection, to suit the demands of a particular customer. It is also evident from surviving examples that sheets of typographic fleurons were also available, so each page of the album, with its letterpress text and engraved portraits, might be bounded by a decorative border. Thus, individual series or whole collections of Chronologies Collees could be assembled by the buyer after purchase, or they could be put together in-house by the vendor at the request of a private person. The Chronologie Collee was, above all, a didactic tool, with which rich young French children could learn their history, genealogy and noble iconography. Simply in the course of trimming the sheets of engravings and those of printed text, determining their relative placement on the page and then pasting them in an orderly fashion into the album, a child would have mastered a tremendous amount of historical information and once the volume was completed, it could be consulted as a kind of reference book or studied at leisure.” L’ensemble des 1271 portraits du présent exemplaire ont été coloriés à l’époque. Les exemplaires des Chronologies collées coloriées à l’époque sont de la plus grande rareté, ces exemplaires de luxe étant réservés à l’époque aux commanditaires fortunés. Précieux exemplaire dont les 1271 portraits ont été mis en couleurs à l’époque, condition des plus rares pour ce livre qui se rencontre rarement sur le marché.
Bel exemplaire bien complet de l’ensemble de ses planches, conservé dans les chemises de l’éditeur. Paris, Maison Quantin & Librairie Centrale des Beaux-Arts - A Londres, M. M. Davis, 1890 [Tome I], 1891 [Tome II & III], 1892 [Tome IV-VI], 6 volumes grand in-folio en feuilles conservés dans les chemises à rabats de l’éditeur. Illustrés de 342 planches hors texte imprimées en chromolithographie, héliotypie, collotypie, etc. dont de nombreuses en couleurs. 505 x 360 mm
[video width="1920" height="1020" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/07/SPITZER.mp4"][/video] Edition originale de ce monumental et superbe catalogue de la collection Spitzer. Exemplaire n°3, l’un des 25 précieux exemplaires de tête sur papier Japon sur un tirage de 625 exemplaires. Ouvrage magnifiquement illustré de 342 planches hors-texte imprimées en chromolithographie, héliotypie, collotypie, etc., certaines rehaussées à l’or. De nombreuses illustrations in-texte viennent agrémenter les descriptions des divers objets d’art. Frédéric Spitzer (1815-1890) est un collectionneur et marchand d’art viennois installé à Paris à partir 1852. Sa collection d’œuvres d’art de l’époque médiévale à la Renaissance et la finesse de ses connaissances le propulsèrent comme marchand auprès de grands collectionneurs tels qu’Adolphe de Rothschilds ou encore Sir Richard Wallace. Frédéric Spitzer entreprit l’élaboration du catalogue de sa collection (renommée «Musée Spitzer» par son entourage mondain) car il avait pour objectif de «faire profiter de son œuvre le monde entier, apportant ainsi des éléments nouveaux, extrêmement intéressants, à l’histoire de tous les arts ». «Ce nom, relativement oublié aujourd’hui, est celui d’un homme haut en couleur, un personnage comme seul le XIXe siècle pouvait en produire. Il est aussi synonyme d’une collection d’art immense. «Choisissant ce que l’art a créé de plus exquis, ce que l’industrie humaine a pétri, limé, tissé, forgé, ciselé ou fondu de plus admirable, le célèbre amateur avait formé une collection sans rivale, unique en Europe, et bâti un palais pour la loger. » C’est en ces termes des plus dithyrambiques que l’historien de l’art Edmond Bonnaffé décrit la collection rassemblée par Frédéric Spitzer (1815-1890), et pour laquelle il rédigea l’un des six volumes lui rendant hommage. L'ensemble étant aujourd'hui dispersé dans les grands musées nationaux occidentaux ou en mains privées, les nombreux témoignages, ainsi que la pléthore d’ouvrages publiés sur le sujet, permettent de se faire une idée de ce qu'il pouvait représenter.» Les 6 volumes en feuilles cataloguant la collection Spitzer sont divisés en 35 sections répertoriant les objets par typologie: Vol. I: Antiques - 7 pl., Ivoire - 24 pl., Orfèvrerie liturgique - 25 pl., Tapisseries - 7 pl. Vol. II: Emaux peints - 16 pl., Meubles et bois sculptés - 20 pl., Faïences de Saint-Porchaire - 3 pl., Faïences de Bernard Palissy - 7 pl., Serrurerie - 5 pl., Cuirs - 6 pl. Vol. III: Orfèvrerie civile - 15 pl.,Incrustations sur métal - 3 pl., Peinture sous verre - 2 pl., Verreries - 9 pl., Vitraux - 3 pl., Bijoux et bagues - 7 pl., Grès - 4 pl., Coutellerie - 5 pl., Sculpture en buis et en pierre de Munich - 11 pl. Vol. IV: Faïences italiennes - 22 pl., Faïences hispano-mauresque - 2 pl., Sculpture - 22 pl., Plaquettes - 4 pl., Médailles - 4 pl., Dinanderie - 2 pl. Vol. V: Gemmes 10 pl., Horloges et montres - 8 pl., Instruments de mathématiques - 4 pl., Manuscrits - 6 pl., Miniatures et dessins - 2 pl., Cires - 1 pl., Etoffes et broderies - 14 pl. (avec la 11bis), Coffrets - 3 pl., Jeux - 2 pl. Vol. VI: Armes - 57 pl. «Le 23 avril 1890, au cours même de l'impression du présent volume, l'éminent collectionneur Frédéric Spitzer est mort... Nous n'avons pas la prétention d'ajouter ici un hommage de plus aux hommages publics qui ont été rendus à sa mémoire; nous devons dire seulement la part qui lui revient dans ce catalogue, dont il considérait la publication comme le couronnement de sa carrière, et qui devait être le complément du musée incomparable qu'il avait créé. Non content, en effet, d'ouvrir ses galeries à tous ... Frédéric Spitzer voulut faire profiter de son œuvre le monde entier, apportant ainsi des éléments nouveaux, extrêmement intéressants, à l'histoire de tous les arts. C'est de cette généreuse préoccupation qu'était née chez lui l'idée de ce catalogue... Mme. Spitzer, soucieuse de l'avenir de l'œuvre à laquelle son mari s'était attaché avec tant de passion, a voulu que ses intentions fussent scrupuleusement respectées.» (Les Editeurs). «Afin que ce livre fût un modèle du genre, [Frédéric Spitzer] fit appel à des historiens d’art d’une autorité reconnue, et il s’attacha à faire exécuter, de tous les objets de choix, des reproductions absolument fidèles. Tout a concouru, en un mot, pour faire du Catalogue de la Collection Spitzer non seulement un beau livre, mais encore un livre d’une utilité incontestable.» Préface, Les Editeurs. L’ensemble de la collection comptait près de 4 000 objets qui seront dispersés en 1893 par La Galerie Georges Petit (Paris) en 38 vacations. Une seconde vente eut lieu en 1895 spécifiquement pour les armes et armures. Bel exemplaire bien complet de l’ensemble de ses planches, conservé dans les chemises de l’éditeur.
Rare édition originale de ce très beau livre de fête italien ecrit par coppola a l’occasion du mariage du grand duc ferdinand ii et de la princesse d’urbino, complet du rare livret du spectacle. Firenze, Amadore Massi et Lorenzo Landi, 1637. [Avec:] Relazione delle nozze degli dei favola dell abate Gio: Carlo Coppola […]. Firenze, Amadore Massi et Lorenzo Landi, 1637. Livret du spectacle. In-4 de: I/ (1) f.bl., (4) ff. dont 1 frontispice gravé, 104 pp. et 7 planches gravées sur double page; II/ 50 pp., (1) f., (2) ff.bl. Restaurations au feuillet de titre et à 3 autres ff. Relié en veau blond du XVIIIe siècle, dos à nerfs restauré, pièce de titre de maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, tranches marbrées. Coins restaurés. 231 x 164 mm.
Rare édition originale de ce très beau livre de fête italien ecrit par coppola a l’occasion du mariage du grand duc ferdinand ii et de la princesse d’urbino, complet du rare livret du spectacle. A.M. Nagler, Theater Festivals of the Medici, pp. 162-174; Vinet 612; Vesme & Massar, Della Bella, 918-925; Cicognara 1445; Vinciana 209; Berlin Kat. 4116; BL 17th-Century Italian I, p. 259; Brunet II, 262; Ruggieri 795; Lipperheide 2746. L’illustration superbe consiste en 1 frontispice sur lequel on voit l’ouverture du théâtre et 7 planches sur double page gravées par Stefano della Bella d’après Alfonso Parigi. Ces gravures de Della Bella (sa première œuvre importante entreprise pour la cour des Médicis), sont le seul témoignage qui ait subsisté des décors créés par Parigi pour cette remarquable célébration. “Livre rare, contenant 8 grandes figures, gravées par Steph. Della Bella, le premier titre compris». (Ruggieri). «Les huit gravures qui ornent cette célèbre représentation théâtrale ont été gravées par Etienne della Bella, d’après Alphonse Parigi, inventeur des décorations et machines reproduites dans ces planches. Une campagne avec Florence au fond; - la forêt de Diane; - les jardins de Vénus; - la mer et les cieux, l’enfer; - les forges de Vulcain, etc., voilà ce que nous montre la pointe libre et légère de Della Bella. Le frontispice (renseignement précieux) représente le théâtre et les spectateurs avant le lever de la toile, dans la grande cour du Palais Pitti, comme cela est probable.» (Vinet). Bon exemplaire de ce rare livre de fête italien illustré par Stefano della Bella. L’exemplaire Schaefer, relié en maroquin moderne, fut vendu pour plus de 19000 $ à la vente Sotheby’s NY du 8 décembre 1994 (lot 64, adjugé 17000 $), soit plus de 100000 fr. il y a près de 19 ans. Provenance: ex libris John Ord et Harvard College Library («released»).
« L’édition la plus recherchée » des Antiquitez de Paris de Corrozet. Séduisant exemplaire conservé dans son vélin de l’époque à recouvrement. Paris, 1586-1588. Paris, Nicolas Bonfons, 1586. [Suivi de] : -Les Antiquitez et singularitez de Paris. Livre second. De la Sepulture des Roys, & des Roynes de France, Princes, Princesses & autres persones illustres : Representez par figures ainsi qu’ils se voyent encores a preset es Eglises où ils sont inhumez. Recueillis par Jean Rabel, M. paintre. Paris, Nicolas Bonfons, 1588. Soit 2 parties reliées en 1 volume in-8 de : I/ (16) ff., 212 ; II/ (4) ff. y compris le titre orné des armes de la ville de Paris, 121 ff. mal numérotés 119, (3), et 56 gravures à pleine page. Ex libris manuscrit sur le titre, qq. ff. brunis. Relié en plein vélin à recouvrement de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit. Reliure de l’époque. 167 x 103 mm.
« L’édition la plus recherchée de ce livre » (Morgand), en grande partie originale. Elle comporte en effet l’édition originale de la seconde partie. Ruggieri 19 ; Catalogue Rothschild, 2304 ; Catalogue Pichon 1008 ; Bulletin Morgand et Fatout 228 et 10977 ; Brunet, II, 307 ; Harvard, French, I, 156. « Édition recherchée pour la seconde partie : Les Sépultures, … recueillies par Jean Rabel, peintre, contenant 55 curieuses figures sur bois » (Ruggieri) « L’édition de 1586 mentionne divers faits appartenant aux années 1581-1585 ; elle se termine, comme les précédentes, par la liste des évêques, la liste des magistrats et officiers de la prévôté, du châtelet et de l’hôtel de ville ; par un tableau des juridictions temporelles et des prisons ; par les Noms des rues, églises, chapelles et collèges de la cité, ville et université de Paris ; en dernier lieu, par la liste des Principales Maisons et Hostels des Grands Seigneurs, la liste des portes, ponts, fontaines et faubourgs. » (Rothschild). “L’édition de 1561 est la meilleure et la plus complète de toutes celles que Corrozet a publiées; cependant, celle de 1586, avec le supplément de Rabel, lui est de beaucoup préférable” (Biographie générale, 11, 932). La présente édition est ainsi ornée de 56 figures à pleine page finement gravées par Rabel, qui paraissent ici pour la première fois. « Le second livre, dont nous avons ici l’édition originale, contient 56 dessins de monuments et de tombeaux finement gravés par Rabel. De ces figures, une représente un tombeau appartenant à l’abbaye de Sainte-Geneviève ; sept se rapportent à Saint-Germain des Prés ; trente-trois représentent les monuments de l’abbaye de Saint-Denis ; cinq, les tombeaux des princes d’Orléans au monastère des Célestins, à Paris ; quatre, des tombeaux élevés en l’église des Jacobins ; une, le monument de Christophe de Thou à Saint-André des Arts, … Les tombeaux sont accompagnés d’épitaphes latines et françaises. Treize de ces dernières sont empruntées à Ronsard. Cinq autres sont signées, savoir : une de Jodelle, une de Desportes, une de Jean Dorat, une de Du Bartas, et une de Cl. Binet. » (Rothschild). « Édition recherchée où se trouvent les premières épreuves des figures de Rabel » (Pichon). « La seconde partie ornée de nombreuses planches manque souvent ». (Bulletin Morgand). « First appearance of the second book, with the Rabel illustrations » (Harvard). Séduisant exemplaire de cet ouvrage dédié aux antiquités de Paris, conserve dans sa reliure de l’époque en vélin à recouvrement. Provenance: ex libris armorié sur le premier contreplat.
41 planches coloriées à l’époque pour expliquer les professions et les étapes de la vie aux enfants. Nuremberg, 1824. Curiöser Spiegel, worinnen der gantze Lebenslauf des Menschen von der Kindheit bis zum Alter zu sehen, in Figuren, mit beygefügten ganz neuen kurzen Erklärungen. Neue Auflage. Nuremberg, Johann Andreas Endter, 1824. In-folio de (2) pp., y compris le titre, XLI pp., (1) p. Avec un frontispice gravé sur bois et colorié, et 41 planches à pleine page numérotées et coloriées à la main. Relié en demi-toile rouge à coins, plats de papier marbré, tranches bleues, élégantes gardes faites de papier finement décoré. 335 x 210 mm.
Rare ouvrage du plus haut intérêt destiné à enseigner aux enfants les étapes de la vie et à leur expliquer les diverses professions. Lipperheide Pa 11 (c. 1804); Rammensee 1447; Gumuchian 1974bis; Thieme/Becker XXVII, 268. L’ouvrage est illustré de 41 gravures sur bois à pleine page par Elias Porcelius, la plupart d’après Susanna Maria Sandrart, et l’ensemble d’entre elles a été entièrement colorié à la main à l’époque. Parmi les professions représentées, on trouve le relieur (p. XVI), le médecin (p. XXIX), les acrobates (p. XXX), le boulanger, le charpentier, le soldat, le commerçant, le tailleur, le cordonnier, le boucher, le fourreur, le teinturier, le tisserand, le tailleur de pierres, le charron, le sellier, le serrurier, le forgeron, le menuisier, le chasseur, etc. ; les étapes de la vie décrites sont la naissance, l’éducation, la mort, etc., et on trouve également des scènes d’escrime, de chasse, … Une courte description en allemand a en outre été imprimée sous chacune des planches. Publié pour la première fois en 1689, le présent ouvrage fut souvent réimprimé jusqu’en 1833.Bel exemplaire de ce beau livre des métiers finement illustré et entièrement mis en couleurs pour les enfants.
L’ouvrage de référence concernant l’histoire des cartes à jouer. D’ALLEMAGNE, Henry René. Les cartes à jouer du XIVe au XXe siècle. Paris, Hachette, 1906. 2 forts volumes in-4 de : I/ (2) ff., XVI pp. et 504 pp. ; II/ (2) ff. et 640 pp. Reliure en toile beige, couvertures d’éditeur et dos illustrés en couleurs contrecollés sur la toile, tranches supérieures dorées. Les pages de titre sont imprimées en rouge et noir. 320 x 245 mm.
Superbe ouvrage contenant 3200 reproductions de cartes dont 956 en couleur, 12 planches hors texte coloriées à l’aquarelle, 25 phototypies, 116 enveloppes illustrées pour jeux de cartes et 340 vignettes et vues diverses. Le second volume est consacré aux communautés ouvrières, aux corporations des maîtres cartiers et à la fabrication des cartes dans toute la France. Il s’agit de l’ouvrage de référence sur l’histoire et l’art du jeu de cartes. Cette œuvre d’érudition particulièrement exhaustive produite par Henry René d’Allemagne couvre l’origine, l’évolution et les aspects sociaux du jeu de cartes des années 1370 à la première décennie du XXe siècle. Les deux superbes volumes sont ornés de milliers d’illustrations, dont beaucoup sont en couleur. En plus des 3200 reproductions de cartes, l’ouvrage présente d’innombrables images retraçant l’historique et l’évolution de ce jeu à travers les siècles. Un bel exemplaire de ce remarquable ouvrage.
«Il est l'un des hommes les plus importants, je ne dirai pas seulement de la caricature, mais encore de l'art moderne.» (Baudelaire). Paris, Aubert, s.d. [1840]. In-folio de 30 planches. Demi-basane verte, dos orné en long. Reliure de l’époque. 339 x 263 mm.
Suite complète et très rare de 30 lithographies originales en très belles épreuves en noir sur blanc, en très rare épreuve du 2e ou 3e état (sur 3 ou 4), avant la correction, avec l’adresse d’Aubert, effacée par la suite. Delteil, 760 à 790. Les baigneurs des bords de la Seine ont offert à Daumier de multiples sujets propices à évoquer des situations cocasses. La série de trente planches des Baigneurs, publiée entre juin 1839 et septembre 1842 dans Le Charivari, était très appréciée de Delacroix pour la qualité des études anatomiques qu'elle contient, et qui aura un pendant féminin, en 1847, avec Les Baigneuses. «Daumier recherche avant tout l’expression juste qui lui est fournie par une rare faculté d’observation, ce qui fit dire à Champfleury:“Dans le moindre croquis de Daumier on sent la griffe du lion”. Les Daumier font aujourd’hui des prix fous.» (Carteret, Trésor du bibliophile, III, p.188). Honoré Daumier (1808-1879) débute sa carrière comme caricaturiste politique pour les journaux «La Caricature» et «Le Charivari» sous le signe d'une opposition à Louis-Philippe conduite par Charles Philipon, le directeur de ces publications. Mais les lois de septembre 1835 mettent un frein à la liberté de la presse et obligent Daumier à se réorienter vers la caricature de mœurs. La société parisienne est alors épinglée dans toutes ses strates sous les yeux des lecteurs du «Charivari». Formidable caricaturiste des ridicules de la société française du XIXe siècle, qualifié de «Michel-Ange de la caricature», il développa sa carrière lithographique pour la presse, de la Monarchie de Juillet jusqu'à la chute du Second Empire. «Delacroix, non seulement, appréciait, mais même étudiait le nu des Baigneurs de Daumier». (Béraldi). «Si plus tard les héritiers de Delacroix trouvèrent dans un de ses nombreux portefeuilles des croquis d’après ‘les Baigneurs’ de Daumier, cela n’étonnera pas les admirateurs des deux maîtres. Les yeux gourmands de Delacroix, dans leur soif d’études et d’observations, ne pouvaient jamais assez se rassasier de lignes passionnées, d’emportements michelangesques et de mouvements réels. L’accentuation robuste des œuvres de Daumier enthousiasmait cette nature distinguée, comme un cavalier qui, monté sur un élégant cheval arabe, s’arrête tout à coup pour admirer un cheval de brasseur.» (Revue de Paris) “The source of the river Seine is found in Burgundy, runs through Paris and ends in the Channel. The public baths in the Seine offered a highly welcomed refreshment in summer. According to information by Provost one of the ""Bathing Boats" called ""Petit, Ecole de Natation"" was moored very close to Daumier's house at the Quai d'Anjou on the river Seine. In turning over this album all the different schools of swimming, from the working-man's bath at 10 Centimes up to the noble baths, where one walks on rugs. Daumier even allows us to peak a stolen glance at the ladies aquatic section. We also enjoy a view of the Seine and those strong gentlemen racing the train in the water, swimming against the current. We see all these aspects from their amusing angle, because Daumier's drawings are filled with grotesque physiognomies, amusing scenes and all those little mishaps which strike the unfortunate swimmer. (from a Charivari advertisement August 2, 1843) The French painter Delacroix (1798-1863) was so impressed by Daumiers Bathers that he pinned a lithograph from this series to the wall of his studio. He advised his students to look at Daumiers prints exhibited in the windows of Auberts gallery in order to appreciate this masters drawing talent."" Belle condition, sauf quelques rousseurs à certaines planches.
Précieux exemplaire de cette rare et ravissante suite de 52 costumes de l’Empire finement rehaussés à l’aquarelle à l’époque. Paris, Bureau du Journal des Dames, [1798-1808]. In-4 de (1) f. de titre gravé tenant lieu de couverture, 52 planches hors-texte gravées à l’eau-forte et rehaussées à l’aquarelle chiffrées 1 à 52. Demi-maroquin grenat à coins, dos lisse orné de motifs dorés et à froid, premier plat de couverture gravé et restauré. Etui. Reliure postérieure. 295 x 235 mm.
Edition originale de ce « charmant recueil devenu fort rare » (Vinet, 2248). Colas 814 ; Hiler p. 223 ; pas dans Lipperheide. « C’est le plus intéressant et aussi le plus rare des recueils de modes si caractéristiques du commencement du XIXe siècle » (Colas, Bibliographie des costumes et de la mode, n°814). Cette suite précieuse a été vendue jusqu’à 15 000 F OR à la vente Montgermont de 1913 soit l’équivalent de 150 000 € actuels. La première planche porte en haut : Modes et manières du jour ; la seconde : Manières et modes ; les autres : modes etc..., sauf les deux dernières dont le titre est : Modes et manières. Voici la liste des planches : 1. le prétexte : tunique courte jupe transparente. 2. Turcaret du jour prenant une leçon de tournure. 3. la promenade (grand Schall avec bande à jour). 4. Chaise vacante (Bonnet du matin, schal transparent). 5. C'est en vain (Tresses de cheveux liées sur un fichu) 6. la petite coquette (Toquet orné de plumes. Chapeau à cotes brodé). 7. la rencontre (Coiffure avec guirlande en spirale. Shall garni de dentelle). 8. les cerises (Coiffure en cheveux et perles). 9. l'escarpolette (Chapeau de paille brodé sans ruban). 10. A ce soir (Shall de gaze noire en échiquier). 11. l'agression (Bonnet chapeau de gaze). 12. Correspondance furtive (coiffure antique. Schall en écharpe). 13. Il va l'apaiser (Robe avec canezon à col). 14. La phrase changée (robe croisée)., D. B. 15. N'allez pas vous perdre (robe boutonée, cornette à fond ouvert), D B. 16. Ah quel vent ! (fichu. noir. Tablier de gaze). 17. le messager fidèle (fichu canezou. Robe avec nœuds de Comettes). 18. la robe déchirée (Bonnet à un papillon). 19. l'écolière craintive (fichu avec efilé Palatine), Niv. an 8. 20. la chute (capotte spencer garni de poil), Niv, an 8. 21. Elle le suit. Pluv. an 8. 22. le billet doux (cheveux retroussés, Spencer de velours). An 8. 23, Réponse au billet (Chapeau blanc à petit bord). 24. Prends vite (Coiffure en cheveux). 25. Retour de Longchamp (Chapeau avec fichu), Germ. an 8. 26. le Lilas (Capotte ornée d'épis et de coquelicos), Floréal an 8. 27. Il va fleurir (cheveux et fichus. Robe de gaze), Floréal an 8 28. Elle est prête à cueillir (Capotte ornée de jacinthe). Floréal an VIII. 29. Que lui conte-t-il (Chapeau en coquille. Large pantalon de Nankin) 30, Ne laissai-je rien ? (Robe en organdis de couleur). 31. Venez vous reposer (Pantalon du matin. Capotte en crêpe). Prair. an 8. 32. la lecture (Chapeau à petit bord. Spencer sans manches). 33. le voila (Robe à manches et franges noires). Mess. an 8. 34. Il a plu (Chapeau à boucles). Therm. an 8. 35. Il ne vient pas ! (Coiffure étrusque. Ceinture en X), Therm. an 8. 36. Ah qu'il fait saud ! (Caraco garni de dentelles), Thermid. An 8. 37. les deux amies (Capotte à boucles. Tunique de crêpe), Fructid. an V III. 38. Adieu (Foquet... Schall long... robe garnie de dentelle), Fructid. an 8. 39. La réflexion (coiffure formée de 3 bandes de dentelle). 40. Tenez vous droit (Capotte à fond ouvert), Vend, an IX. 41. Elle y pense (Paysane avec barbes liées sous le menton). 42. Baisez Maman (Capotte de velours avec bande zébrée), Brum, an 9. 43. M. N. et Mme *** (Large redingote à grand collet de velours... Schal d'hiver). 44. les aprets du bal (coiffure étrusque costume grec). 45. la signature (Coiffure en fichu et tresses de cheveux... Tunique à pointes). 46. Elle le boude (Chapeau ovale... Voile froncé), Floréal an 9. 47. Il ne m'a pas vu (Coiffure arec un voile. Tunique de crêpe noir). 48. Plus posément (Toquet noué sous le menton. Schall quarré.) 49. la solitude (Fichu posé en Marmotte. Corsage bouffant. Manches longues et larges). 50. la conversation mistérieuse (voile formant coiffure. Robe boutonee, Manches à l'anglaise). 51. Lui a-t-il tout rendu ? D. B., 1808. 52. Me trompe-t-i1 ? 1808. Ce recueil donne non seulement des modèles de vêtements, mais plus encore « l'esprit du temps », avec des légendes amusantes, parfois laconiques et cependant très expressives. « Série très rare de 52 pièces dessinées et gravées à l'eau-forte par Debucourt ». (Fenaille, L'oeuvre gravé de P.-L. Debucourt, pp. 71-122). "In his prime…Debucourt (1755-1832) ranked as the supreme master of engravings printed in color. He was already an accomplished genre painter in 1785 when he perfected his process of printing in color with five successive coppers, which enabled him to achieve in his prints the delicacy, the suavity, and the freshness of painting itself" (Ray, The Art of the French Illustrated Book, p. 146). Précieux exemplaire de cette rare et ravissante suite de 52 costumes de l’Empire finement rehaussés à l’aquarelle à l’époque. OCLC/KVK localisent seulement 1 exemplaire complet de l’édition originale, à la Morgan Library.