Exécutée par l’atelier au « Pecking Crow » travaillant pour Grolier. Paris, Simon de Colines, 1543. In-4 de 176 ff. (a-y8), 14 planches gravées à pleine page. Texte imprimé en rouge et noir. Almanach pour 1543-1568. Titre imprimé dans un encadrement architectural, toutes les pages bordées d'encadrements composites, 14 bois à pleine page avec bordures architecturales spécialement conçues pour chaque scène, et grandes lettres ornées à fond criblé. Plein veau brun foncé, plats recouverts d'un décor à la Grolier composé de filets dorés, entrelacs géométriques peints en noir et fleurons dorés, dos orné entre chaque nerf d'un petit fleuron doré, coupes décorées, tranches dorées et ciselées, ancienne restauration au bas du plat supérieur. Étui. 233 x 164 mm.
Riche reliure de l’époque exécutée par l’un des ateliers parisiens travaillant pour Jean Grolier, le « Pecking Crow » atelier. Harvard II, 306 ; Brunet, V, 1661-1662 ; Renouard, pp. 378-379 ; Rothschild, vol. 3 n° 2537 ; Brun p. 233, 8è éd ; Bernard pp. 209-212 ; Bohatta n° 1212 ; Lacombe 426, 426 bis ; Pichon cat 1897 ; Rahir 1931 ; Mortimer 306 ("First Colines quarto edition") ; Schreiber ; Simon de Colines 206. L’un des plus beaux spécimens de l’art des Heures historiées au XVIe siècle. (Firmin Didot). Premier livre d'heures publié par Simon de Colines en format in-quarto, et premier emploi de ces bois très importants dans l’histoire de l’illustration. Décorée sur chacune des pages, l'édition fait usage de 16 beaux bois d'encadrement de texte (répétés) d'une grande variété et de 14 bois à pleine page (scènes du Nouveau Testament). Schreiber, tout en les rapprochant des productions de Tory pour ses livres d'Heures, en souligne également les différences : d'une finesse et d'un détail peu communs, les bois de Simon de Colines portent des effets d'ombre particulièrement minutieux et des détails trop nombreux pour être coloriés. La publication en 1543 était l'aboutissement d'un projet de longue durée : certains des bois sont datés de 1536, 1537, et de 1539 ; sept sont signés de la croix de Lorraine. Première occurrence d'un encadrement architectural à décor de termes sur la page de titre d'un livre parisien, due au génial inventeur qu'est Simon de Colines. Brunet insiste sur la beauté de ces encadrements « parmi lesquels se font surtout remarquer les noirs. Ils ne portent pas la marque de Tory mais ils sont tout à fait dignes de lui être attribués... Les grandes initiales fleuronnées sont de la plus grande beauté ». Didot, dans l'analyse qu'il consacra à ce grand livre écrit : « Toutes les pages sont entourées de riches bordures en arabesques, tantôt en noir, tantôt en clair et toujours sur fond blanc. Ce beau livre paraît avoir été fait en concurrence avec les heures de Maillard de 1542 et l'on doit, je crois, le restituer entièrement à Simon de Colines ». « Les figures sont au nombre de 14, la première représentant Saint-Luc écrivant est la seule qui soit dessinée au simple trait ; les autres sont légèrement ombrées. Elles sont généralement attribuées à Geoffroy Tory mais, bien qu'elles soient dans sa manière, elles offrent cependant une très grande différence d'exécution avec celles parues avant 1536, date de sa mort ». (Brun, Le livre français illustré de la Renaissance). Ces 14 grandes figures, y compris leur encadrement, mesurent environ 210 x 130 mm. Trois d'entre elles, la Visitation, l'adoration des Mages, le roi David, sont marquées de la ‡ ; ce sont d'ailleurs les plus belles. Le célèbre portrait en médaillon de François Ier, inséré dans la bordure de la gravure de la résurrection de Lazare (f. mi) est d'un tirage très pur. Précieux exemplaire, réglé, grand de marges (233 x 164 mm), imprimé en caractères ronds, orné de capitales rubriquées en rouge, issu du tout premier tirage avec de nombreux encadrements à la date de 1536, revêtu d’une reliure parisienne de l’époque, issue de l’un des ateliers parisiens travaillant alors pour Jean Grolier, le « Pecking Crow » atelier. Pour les fers utilisés par le « Pecking Crow » atelier, voir Needham 12 Centuries n°54, Nixon PML n°17 et Foot Davis Gift I, pages 129-138. Le catalogue Harvard (II, n° 306) présente, sur le même livre, une reliure semblable. « Cette reliure emprunte aux « deux foyers de stimulation » de cet art, analysé par Jean Toulet dans l'Histoire de l'édition française. François Ier et Jean Grolier en sont les initiateurs. François Ier s’installe à Fontainebleau à partir de 1530 et décide d’y réunir une importante bibliothèque. Pour la première fois en France on y voit se définir un véritable programme de reliures. Le choix se porte alors sur des couvrures de veau brun très foncé ou noir. Jean Toulet décèle dans cette tonalité sombre une intention de dignité en accord avec celle de la bibliothèque royale conçue comme un réceptacle de textes antiques et humanistes et un lieu d'études. Le second foyer de stimulation est celui de la bibliothèque de Jean Grolier qui découvre la reliure comme mode de distinction sociale. « Ses reliures, d'une grande qualité de facture substituent à l'ornementation ponctuelle par fers et aux encadrements de filets, un décor constitué par des entrelacs qui structurent la surface rectangulaire des plats ». L’apport des couleurs peintes (ici le noir) met en évidence les jeux d’entrelacs et les formes de fers évidés. L'impact de ces couleurs atténue celui des dorures d'autant plus que se généralisent les fers azurés. Ainsi les reliures à entrelacs géométriques, essentiellement œuvres de Claude de Picques, ouvrent elles la voie à des recherches formelles nouvelles. La Librairie Patrick Sourget a catalogué et vendu deux autres exemplaires de ce livre d’Heures : en 1995, en reliure de Claude de Picques, 600 000 FF (91 500 €) (Ref. Deux cents Livres Précieux, n°24) et en 1999, il y a 22 ans, une autre reliure de l’atelier au Pecking Crow, 250 000 FF (37 500 €) (Ref. Manuscrits et livres précieux. Catalogue XIX, n°22). Provenance : acquis en 1934 chez Desombes.
Paris, Au Bureau de l’administration, 1817. 4 parties reliées en 2 vol. in-8 de 224 pp. ; 136 pp. ; (4)-104 pp. ; 346 pp., demi-veau vert, dos lisse orné, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Édition originale rare. Ex-dono autographe A Monsieur Lafond de la part de l'auteur (faux-titre du tome II).« En 1816, Saint-Simon, alors âgé de cinquante-six ans, lance une souscription pour financer la publication par livraisons de L’Industrie. Un polytechnicien de dix-neuf ans, Auguste Comte, va remplacer auprès de lui Augustin Thierry en qualité de secrétaire. C’est le début d’une collaboration intellectuelle entre deux grands esprits. (…Le volume III de L’Industrie, paru en septembre 1817, porte les traces de la main de Comte : y est soulignée, entre autres, la nécessité d’établir “une morale terrestre et positive”. Devant les protestations des souscripteurs, qui appartiennent pour la plupart à l’opposition libérale, Saint-Simon retourne dès le volume suivant à des doctrines plus convenables. Il fait état d’initiatives prises par son “élève” pour expliquer cette dérive » (Juliette Grange). « Henri de Saint-Simon (1760-1825) dut sa renommée à son analyse incisive de la société industrielle naissante et à son ardeur à réclamer que les "industrialistes" (par quoi il entendait tous les travailleurs utiles) s'emparent du pouvoir, au besoin par la force. La société serait donc organisée de manière méritocratique à travers des institutions industrielles ; le pouvoir scientifique y remplacerait les formes plus anciennes d'autorité spirituelle et militaire, tandis que le "système industriel", infiniment plus productif et efficace, supplanterait les formes antérieures de "système parlementaire". (…) une importance considérable du début des années 1830 jusqu'à la fin du siècle, le saint-simonisme contribua à populariser les notions de malaise culturel aussi bien qu'industriel, auquel pouvait se substituer un nouveau système d'organisation familiale, sociale, industrielle et politique » (Gregory Claeys).Un quatrième et dernier tome fut publié séparément en 1818 (Mori, n° 67). Bon exemplaire. Dos passé, rousseurs.Collation conforme à Hiroshi Mori, Bibliographie de Claude-Henri de Saint Simon, 53, 54 ; Walch, 92 ; Kress, B. 7038 (tome I seul) ; Mazzone, pp. 20-24 ; BNF, Le Siècle des saint-simoniens, p. 33 ; BNF, Utopie, p. 217.
Paris, Propagande démocratique et sociale, Imprimerie Desoye, 1849. 5 livraisons in-folio de 2 pp. chacune, en feuilles.
Collection complète très rare des cinq pamphlets de Simon-François Bernard dont le Rodin du titre est une référence au personnage principal du @è&roman-feuilleton d'Eugène Sue, Le Juif errant : jésuite froid et calculateur qui utilise la parole comme une arme, cherchant à influencer et manipuler ses interlocuteurs quand les complots ourdis par ses soins commencent à être dévoilés, on lui ordonne de se taire afin de neutraliser puis renverser son pouvoir : « Tais-toi, Rodin ! ».Contient : 1. Fermons les clubs! Premier pamphlet adressé à M. Léon Faucher, ministre de l'Intérieur, 2. Nous les vaincrons, 3. Une campagne, 4. L'union fait la force, 5. Tous ou aucun!Simon François Bernard, dit le clubiste (Carcassonne, 28 janvier 1817 - Londres, 25 novembre 1862), était un médecin et révolutionnaire anglais d'origine française, connu pour son implication dans la tentative d'assassinat de l'empereur français Napoléon III par Felice Orsini. Issu d'une famille de la petite bourgeoisie, il obtint son diplôme de médecine à Montpellier. En 1837, il s'engagea comme médecin militaire dans la marine française et passa une grande partie de son temps en Amérique du Sud. Bernard commença à s'intéresser à la pensée du socialiste utopiste Charles Fourier dès ses études universitaires. De retour en France en 1842, il se consacra à la politique et au journalisme et devint, en 1846, corédacteur, avec Pierre Lefranc, de L'Indépendant des Pyrénées-Orientales. Durant la Révolution française de 1848, il prôna la révolution la plus radicale et, pour ses allusions au Club des Jacobins, gagna le surnom de « clubiste ». Il acquit une certaine notoriété grâce à une série de cinq pamphlets intitulés Tais-toi, Rodin ! Réponse aux calomniateurs du socialisme. En 1849, Bernard émigra en Belgique ; en 1851, il s'installa en Angleterre, où il fréquenta les milieux radicaux et révolutionnaires. Le 15 janvier 1858, il fut arrêté pour avoir fourni à Felice Orsini les bombes utilisées lors de l'attentat du 14 janvier contre Napoléon III. Jugé par un tribunal anglais, il fut acquitté. Bernard profita de la notoriété acquise lors de ce procès pour diffuser ses idées à travers une série de conférences. Le 25 avril 1862, il fut interné à l'asile de Wandsworth, où il mourut en novembre suivant. Simon François Bernard apparaît dans le roman historique de Giancarlo De Cataldo, « Les Traîtres », où il est dépeint comme un révolutionnaire en quête de martyre, déçu par son acquittement par le tribunal anglais lors de son procès pour son rôle dans l'assassinat de Napoléon III par Orsini.Collation conforme à la BnF ; Maitron, I, p. 206 ; Hatin, p. 499 « Sous ce titre, série de pamphlets, sans n° d'ordre et sans date par S. F. Bernard. M. Pochet en a 5 ».
, , 1808. 1 page in-4, demi-chagrin rouge.
Les premiers travaux du comte de Saint-Simon font de lui un précurseur de la philosophie positiviste et de la science sociale (Lettres d'un habitant de Genève à ses concitoyens, 1803 ; Introduction aux travaux scientifiques du XIXe siècle, 1807). C'est plus tard, avec la création de la revue L'Industrie (1816), la publication de L'Organisateur avec Auguste Comte (1819 -1820) et Du Système Industriel (1820 -1822), que s'affirment les thèses de son industrialisme optimiste : effondrement de l'Ancien Régime, avènement de la société industrielle gérée par les producteurs, où s'harmoniseront spontanément les intérêts des chefs d'entreprise et des ouvriers. Avec cette lettre, datée 1808, le lecteur est plongé dans la période où Saint-Simon est ruiné ; il devient copiste au Mont-de-Piété pour mille francs par an, est hébergé chez Diard, qui le recueille et le nourrit. Pour publier et continuer son oeuvre (Esquisse d'une nouvelle Encyclopédie et Introduction aux travaux scientifiques du XIXe siècle) des aides sont indispensables ; il multiplie les démarches. Cette lettre, adressée à un puissant personnage de l'époque demeuré anonyme, en est l'exemple :« Monseigneur, Les moyens de prouver à Votre Excellence que je mérite les grâces que je sollicite d'Elle me manquent entièrement. Mes ressources sont épuisées ; et l'impression de mon Ouvrage arrêtée. Dans l'impuissance absolue de m'en procurer, je prends la liberté de prier Votre Excellence de vouloir bien me faire le prêt de 300 F. Je suis avec respect Monseigneur, de Votre Excellence, le très humble et très obéissant serviteur. St. Simon, rue Saintonge n°9 chez M. Diard ».
BOUQUET, Simon / RONSARD, Pierre de / DORAT, Jean / PASQUIER, Étienne.
Reference : LCS-18448
Il renferme des poèmes de Ronsard, Baïf, Jamyn, Dorat et Pasquier en édition originale. Paris, Denis du Pré pour Olivier Codoré, 1572. 54 ff. dont 8 planches à pleine page, 1 planche hors texte à pleine page et 1 planche dépliante hors texte. C’est l’ordre et forme qui a este tenu au sacre & couronnement de tres-haute, tres-excellente, & très-puissante princesse Madame Elizabet d’Autriche Roine de France: faict en l’Eglise de l’Abbaie sainct Denis en France le vingt cinquiesme iour de Mars, 1571. A Paris, de l’imprimerie de Denis du Pré, pour Olivier Codoré, 1571. Avec privilège du roy. 10 ff. Entrée de la Reine. 26 ff., (1) f., (1) f.bl., 6 planches. Soit 3 parties en 1 volume in-4. Veau fauve, double filet or encadrant les plats avec armes au centre, dos à nerfs orné. Reliure début XVIIe siècle.
Édition originale et tout premier tirage de l’un des plus beaux livres de fêtes français de la Renaissance. Mortimer, French, 205; Rothschild, IV, 501-503; Tchemerzine, III, 747; Firmin Didot, Histoire de la gravure sur bois, p. 187; Vinet. Bibliographie des Beaux-Arts, n° 44; Fairfax-Murray, French, 152; Brun, Le livre français illustré de la Renaissance, 181. Premier tirage (bandeau du f. 12 recto, dévoré et non vouloir dévorer au verso, I 3 mq. B de Bouquet mais signature L corrigée en I en cours de tirage, M2) Cette entrée cérémoniale de Charles IX à Paris en mars 1571 intervenait après la paix de Saint-Germain d’Août 1570 et la fin de la guerre civile. Le mariage du Roi avec Élisabeth d'Autriche réaffirmait le désir de tolérance religieuse apaisant les conflits entre catholiques et protestants pour lesquels la liberté de culte était reconnue. Le Roi entra sans sa ville de Paris le 6 mars mais, souffrante, la reine ne put l'accompagner. Elle fit son entrée à Paris le 29 mars après avoir été couronnée à l'abbaye de Saint Denis le 25 mars. Pour l'entrée de Charles furent érigées des arches monumentales ornées de statues allégoriques. Ces arches furent reprises pour l'entrée de la Reine, mais ornées de statues différentes, plus appropriées et plus féminines. Simon Bouquet, magistrat parisien, fut chargé par ses collègues de l'Hôtel de ville de Paris de l'ordonnancement entier de la fête et de la confection des décors. Il en confia la mise en scène et le thème à Pierre de Ronsard et Jean Dorat qui firent appel aux artistes de la première école de Fontainebleau; Germain Pilon pour les sculptures, le conte pour les travaux de charpente et Nicolo Dell’Abbate et Pierre d’Angers pour les perspectives et les peintures. Le thème central était évidemment consacré à la paix et au mariage de la France et de la Germanie, Élisabeth d'Autriche étant la fille de l'empereur Maximilien. Le texte fut rédigé par Simon Bouquet et par les grands poètes français de la Pléiade. Pierre de Ronsard composa ainsi pour cette cérémonie 9 poèmes, signés R pour la plupart dans le Recueil. BI « Comme une fille en toute diligence Voyant un pré émaillé de couleurs Entre dedans et choisissant les fleurs Un beau bouquet pour son sein elle agence…» Antoine de Baïf, Jean Dorat, Amadis Jamyn, Guy de Faur de Pibrac et Etienne Pasquier rivalisèrent également pour célébrer poétiquement cet évènement. L’iconographie de cet ouvrage remarquable comprend 16 grandes estampes à pleine page, 10 pour l’Entrée du roi dont une dépliante, 6 (répétition partielle des précédents complétée par de nouveaux bois) pour celle de la Reine Élisabeth d’Autriche, gravées sur bois sous la direction d’Olivier Codoré, « tailleur et graveur en pierres précieuses ». Il s'agit, suivant Manette, du nom abrégé de Coldoré, surnom donné à Fontenay, futur valet de chambre et graveur en pierres fines de Henri IV, en raison des nombreux colliers d'or qu'il portait. Firmin Didot suggère que les bois ont été réalisés sur les dessins de Jean Cousin. Ces planches fort belles illustrant les arcs de triomphe éphémères dressés à la Porte Saint Denis, à la porte au Peintre, au bout-du Pont Notre-Dame, les fontaines et les statues érigées pour cette grande circonstance, évoquent la facture des illustrations de l'entrée à Paris de Henri II en 1549. L’illustration présente en outre l’intérêt d’être, elle-même, «à transformations». L’ouvrage présente en outre un très beau colophon en calligramme en forme de hanap couvert. Exemplaire remarquable relié pour Louis-Alphonse du Plessis de Richelieu (1582-1653), frère de Richelieu, Archevêque d’Aix puis de Lyon, avec ses armes argentées sur les plats. Les exemplaires en reliure ancienne sont extrêmement rares, la plupart ayant été reliés à nouveau – et lavés par la même occasion – à la fin du XIXe siècle. Mortimer décrit un exemplaire avec la 4ème partie (9 pp., sans illustration) mais indique «the work was also issued without the 9 leaves of Pasquier verses at the end». Parmi les exemplaires en trois parties: Fairfax-Murray, Ruggieri… Cela s’explique par le contexte politique. En effet, le texte de Pasquier fait l'apologie de la Paix de Saint-Germain (août 1570) voulue par Charles IX. Signée avec l’Amiral de Coligny, elle accordait d’importantes libertés aux protestants, prônait la tolérance et l'égalité de traitement entre tous les sujets, quelle que soit leur religion. Après la St Barthelemy et l'assassinat de Coligny (août 1572), cette apologie de Charles IX pacificateur pouvait difficilement subsister. Superbe exemplaire, plus grand de marges que l’exemplaire H. P. Kraus et Friedlander en reliure ancienne non armoriée adjugé 38 300 € (23 avril 2001).
L’édition originale d’un ouvrage fondamental dans l’histoire des mathématiques, l’un des textes fondateurs de la théorie des probabilités par « le Newton français ». Paris, Mme Ve Courcier, 1812 [-1820].In-4 de (3) ff., 464 pp., (1) f. d’errata, 34 pp., 50 pp., 36 pp. Des rousseurs. Relié en demi-maroquin aubergine à grain long, à coins, dos lisse orné de filets dorés. Coins et mors frottés. Reliure de l’époque fatiguée. 254 x 203 mm.
Edition originale de l’un des ouvrages fondateurs de la théorie des probabilités. DSB XV, 367-376; UC Berkeley, First Editions of Epochal Achievements (1934), 12; Stigler, History of Statistics, pp. 146-148. « La ‘Théorie analytique des Probabilités’, outre une introduction qui se termine par une note historique sur le calcul des probabilités, renferme deux livres et quatre suppléments : Livre I. Du calcul des Fonctions génératrices ; Livre II. Théorie générale des Probabilités ; 1er supplément, composé en 1816. Sur l’Application du calcul des Probabilités à la philosophie naturelle ; 2e supplément, composé en 1817. Sur l’Application du calcul des Probabilités aux opérations géodésiques, et sur la Probabilité des résultats déduits d’un grand nombre d’observations ; 3e supplément, composé en 1819. Application des formules géodésiques de Probabilité à la Méridienne de France. C’est dans cet ouvrage que Laplace exposa sa belle théorie des fonctions génératrices. » (Hoefer, Nouvelle biographie générale, 547). “Pierre Simon Laplace est né en Normandie le 23 mars 1749 et mort à Arcueil le 5 mars 1827. Son père était un pauvre fermier et ne put faire faire des études à son fils que grâce à l’aide de mécènes. A dix-huit ans il se présentait à d’Alembert à Paris, qui parvint à le faire nommer professeur de mathématiques à l’Ecole militaire de Paris. Très doué pour l’analyse, à tel point qu’on a pu l’appeler ‘le Newton de la France’, il s’attachait au grand problème de la gravitation universelle dans les rapports des mouvements des corps célestes. A l’égal de Lagrange, il atteignit à de remarquables résultats dans ce domaine, prouvant la stabilité du système solaire et faisant de notables découvertes, qui furent enregistrées dans les comptes rendus à l’Académie des Sciences, à partir de 1784 […]. Dans la ‘Théorie analytique des probabilités’ (1812), Laplace donna une forme classique au calcul des probabilités. » (Dictionnaire des auteurs, III, 40). Laplace, qui avait effectué ses premiers travaux sur les probabilités entre 1771 et 1774, en redécouvrant notamment après Thomas Bayes les probabilités inverses, dites « loi de Bayes-Laplace », ancêtre des statistiques inférentielles, publie en 1812 sa Théorie analytique des probabilités. Dans cet ouvrage, Laplace donne des éléments déterminants pour la théorie des probabilités dont il est considéré comme un des pères. Héritier direct de Newton dans le domaine de la mécanique céleste, Laplace peut être aussi considéré comme celui de Pascal dans le domaine du calcul des probabilités puisque, grâce à ses travaux, cette discipline a acquis une puissance nouvelle. Posant les principes de base du calcul des probabilités, Laplace a introduit les notions de corrélation, de convergence stochastique, rendu compte de la loi des grands nombres, et développé, avec Gauss, la théorie des moindres carrés. Il a ainsi créé un outil universel non seulement pour les sciences physiques, mais aussi pour d'autres disciplines comme la biologie, l'économie et les sciences humaines et sociales. « In the ‘Theorie’ Laplace gave a new level of mathematical foundation and development both to probability theory and to mathematical statistics. ‘Theorie Analytique des probabilités’. First publication: Paris, Courcier, 1812. 465 pages. Print-run : 1200 copies. Pierre Simon Laplace published the first edition of ‘Théorie analytique’ in 1812, at the age of 63 years. It represented the culmination of a professional lifetime of concern for the topic, and all of its text consisted of reworked versions of his earlier work. Laplace’s prodigious abilities in the mathematical sciences were recognized early on, by his teachers in Normandy and by Jean d’Alembert in Paris when he was only 20.” (Landmark writings in Western Mathematics, 1640-1940, p.329). « Laplace fut l’un des plus grands savants de son époque, le ‘Newton français’ qui fit faire d’immenses progrès non seulement à l’astronomie mais aux mathématiques, à la théorie des probabilités et à la physique. » (En Français dans le texte, 201). « Laplace has been called the ‘Newton of France’… He was the son of a small farmer in Normandy. Some rich neighbours recognized his talents and helped with his education. Arriving in Paris at the age of eighteen he met d’Alembert, who secured for him a position as professor of mathematics at the Ecole Militaire, and he soon became a member of the Académie des Sciences […] Laplace’s other mathematical work included the ‘Théorie Analytique des Probabilités’, 1812, and a treatise on the attraction of spheroids. Laplace’s co-efficients are important in the theory of attraction, hydrodynamics and electrical science.” (PMM, 252). Précieux exemplaire de cet ouvrage fondamental dans l’histoire des mathematiques. Le présent ouvrage est extrêmement rare sur le marché. Un seul exemplaire de cette édition originale est passé sur le marché public depuis plus de trente ans, il s’agit de l’exemplaire Honeyman, qui comportait seulement le premier supplément, et qui fut vendu par Sotheby’s Londres en mai 1980. Seuls deux exemplaires complets des suppléments sont répertoriés dans l’ensemble des institutions publiques françaises : à la Bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris et à la Bibliothèque de Toulouse. L’exemplaire de cette originale conservé à la B.n.F. ne comporte aucun des 3 suppléments.
Vichy et Cusset, Bougarel Fils, sd. [1858] ; in-8, oblong (19,5 x 27,5 cm). Faux-titre - titre lithographié-titre typo.-40pp.-25 planches lithographiées en deux tons hors-texte. Pleine percaline brune, titre estampé sur le plat sup. (traces de dorures). Tranches dorées. Légère mouillure marginale sur les 4 derniers feuillets. Bel exemplaire presque exempt de rousseurs.
Les exemplaires bien complets des 25 planches et du titre lithographiés sont rares. Au verso du faux-titre on trouve la mention de l'imprimeur : Moulins, imp. C. Dresrosiers. Le titre lithographié en deux tons, a également été réalisé à Moulins par A. Champagnat, pour le compte de la Maison Enaut (Moulins). Cette première planche représente les églises de Cusset, Abrest, Vesse (Bellerive), et Hauterive. On trouve ensuite : Rue Cunin-Gridaine (Clerget) ; Vieux Vichy et pavillon Sévigné (J. Simon, Deroy lith) ; Source de l'Hôpital (Simon, Dauzat lith.) ; Parc et établissement thermal (Simon, Deroy lith.) ; Grande Grille et galerie de l'établissement (Clerget) ; Rotonde et salon de l'établissement (Clerget) ; Nouvel établissement thermal (Clerget) ; Place Verrier (Simon, Cicéri lith.) ; Fontaine de la Chaume (Simon, Dauzat lith.) ; Source des Célestins (Clerget) ; Nouvel établissement des Célestins (Clerget) ; Source Lardy (Clerget) ; moulin de Presle (Simon, Cicéri lith.) ; Sainte-marie de Cusset (Simon, Dauzats lith.) ; Casino des Justices (Th. Gué, Clerget lith.) ; Place de Cusset (Simon, Cicéri lith.) ; Le Goure Saillant (Simon, Cicéri lith.) ; Château de Busset (Clerget). ; Beffroi de Châteldon (Simon, Cicéri lith.) ; Costumes des environs de Vichy (Bertrand) ; Château de Billy (Simon, Cicéri lith.) ; Château de Randan, façade principale (Clerget) ; Randan façade sur jardin (Simon, Dauzats lith.) ; Château de Maulmont (Simon, Deroy lith.) ; Pont de Ris (Simon, Deroy lith.).Les planches ont été imprimées par Lemercier à Paris. Le texte est émaillé de petits bois gravés représentant des édifices vichyssois.
Vichy et Cusset, Bougarel Fils, sd. [1858] ; in-8, oblong (19,5 x 27,5 cm). Faux-titre - titre lithographié-titre typo.-40pp.-25 planches lithographiées en deux tons hors-texte. Chagrin vert sombre, titre doré sur le plat sup. Tranches dorées. Encadrement de dentelle dorées sur les contreplats. Début de fente à la charnière du plat sup. Bon exemplaire cependant, exempt de rousseurs.
Les exemplaires bien complets des 25 planches et du titre lithographiés sont rares. Au verso du faux-titre on trouve la mention de l'imprimeur : Moulins, imp. C. Dresrosiers. Le titre lithographié en deux tons, a également été réalisé à Moulins par A. Champagnat, pour le compte de la Maison Enaut (Moulins). Cette première planche représente les églises de Cusset, Abrest, Vesse (Bellerive), et Hauterive. On trouve ensuite : Rue Cunin-Gridaine (Clerget) ; Vieux Vichy et pavillon Sévigné (J. Simon, Deroy lith) ; Source de l'Hôpital (Simon, Dauzat lith.) ; Parc et établissement thermal (Simon, Deroy lith.) ; Grande Grille et galerie de l'établissement (Clerget) ; Rotonde et salon de l'établissement (Clerget) ; Nouvel établissement thermal (Clerget) ; Place Verrier (Simon, Cicéri lith.) ; Fontaine de la Chaume (Simon, Dauzat lith.) ; Source des Célestins (Clerget) ; Nouvel établissement des Célestins (Clerget) ; Source Lardy (Clerget) ; moulin de Presle (Simon, Cicéri lith.) ; Sainte-marie de Cusset (Simon, Dauzats lith.) ; Casino des Justices (Th. Gué, Clerget lith.) ; Place de Cusset (Simon, Cicéri lith.) ; Le Goure Saillant (Simon, Cicéri lith.) ; Château de Busset (Clerget). ; Beffroi de Châteldon (Simon, Cicéri lith.) ; Costumes des environs de Vichy (Bertrand) ; Château de Billy (Simon, Cicéri lith.) ; Château de Randan, façade principale (Clerget) ; Randan façade sur jardin (Simon, Dauzats lith.) ; Château de Maulmont (Simon, Deroy lith.) ; Pont de Ris (Simon, Deroy lith.).Les planches ont été imprimées par Lemercier à Paris. Le texte est émaillé de petits bois gravés représentant des édifices vichyssois.
« Tout ce que l’Enfer peut vomir de vrai et de faux, étoit exprimé en beaux vers, du style le plus poétique, et avec tout l’art et l’esprit qu’on put imaginer » (Saint-Simon). LAGRANGE-CHANCEL (François-Joseph de).
Reference : 44689
(1721)
, , 1721-1722. Manuscrit in-4 de 143 pp. chiffrées, maroquin rouge, dos orné à nerfs, large dentelle sur les plats, doublé de tabis bleu, tranches dorées (reliure de l’époque).
Manuscrit sur papier des Philippiques, satires virulentes dirigées contre Philippe d’Orléans, régent de France, attribuées au poète La Grange-Chancel.Le manuscrit ne contient que les trois premières odes diffusées clandestinement vers 1720, à une époque où l’attribution de ces textes n’était pas encore clairement établie. Des indices internes (notes, absence des odes ultérieures) permettent de dater sa réalisation entre 1721 et 1722, avant l’évasion de l’auteur des îles Sainte-Marguerite. C'est aux Pays-Bas, en 1722, que La Grange-Chancel rédigea sa quatrième Philippique, suivie d'une cinquième et dernière ode peu après la mort du Régent, survenue le 2 décembre 1723.Par son exécution luxueuse (belle écriture, papier de qualité, reliure soignée ornée de demi-fleurs de lys), le manuscrit a manifestement été réalisé pour un personnage important hostile au Régent. Il s’inscrit dans un contexte de diffusion manuscrite clandestine, la première édition (si elle a existé), et les éditions ultérieures (Hollande 1723, Didot 1795, Bordeaux 1797) étant jugées insatisfaisantes ou fautives.Le texte démontre que les nombreuses variantes observées entre les manuscrits ne proviennent pas de remaniements successifs de La Grange-Chancel, mais des erreurs, corrections arbitraires ou incompréhensions des copistes. Une analyse détaillée de plusieurs passages montre que ce manuscrit restitue un texte plus cohérent, plus exact et stylistiquement supérieur à celui des éditions imprimées, rétablissant le sens de vers longtemps jugés obscurs ou fautifs.Enfin, le manuscrit comporte des annotations explicatives, rédigées par un annotateur anonyme, ennemi déclaré du Régent et critique du duc de Saint-Simon. Ces notes apportent des interprétations sur certains personnages et événements (notamment le maréchal de Villars ou l’identité de figures satiriques), parfois différentes de la tradition critique ultérieure.L’ensemble fait de ce manuscrit un témoignage capital pour l’établissement du texte authentique des Philippiques et pour l’histoire de leur réception politique et littéraire au début du XVIII siècle.Provenance : Ambroise Firmin-Didot (1880) n°31 ; Édouard Moura (1923) n°467.Cette notice s'inspire essentiellement de la longue description de ce manuscrit dans le catalogue Firmin-Didot (3 pages).Henri Duranton, La nébuleuse pamphlétaire, Philippe D’Orléans dans les pièces manuscrites du temps de la Régence in Le régent - Entre fable et histoire ; Nicolas Ducimetière, Mélanges tirés d'une petite bibliothèque - La malédiction de la haine.
A Paris, De l'Imprimerie de P. Didot, 1818. In-8 de (VI)-420 pp., cartonnage moderne, pièce de titre, entièrement non rogné.
Edition originale. Analyse et remèdes par le philosophe Pierre-Simon Ballanche au malaise qu'il discerne dans la société française de la Restauration, dix ans avant la publication des Essais de Palingénésie Sociale. Besoin d'institutions nouvelles ; Du trouble des esprits au sujet du sentiment religieux ; Nouvelles preuves que la société a été imposée à l'homme ; Conséquences de l'émancipation de la pensée dans la sphère des idées religieuses… de la littérature et des arts… des idées politiques, etc. Bel exemplaire.
Sans lieu, , 1602-1604-1598-1599. 6 vol. petit in-8, vélin à petits rabats, dos lisses orné de filets et fleurons dorés (reliure de l'époque).
Rare collection complète de l'ouvrage de Goulart. Simon Goulard l'Aîné (1543-1628), théologien et controversiste protestant établi à Genève depuis 1566, commença à publier en 1587-1590 un Recueil des choses mémorables advenues sous la Ligue qui s'est faite et élevée contre la religion réformée.Comprenant au départ trois volumes, ces Petits mémoires sur la Ligue s'augmentèrent régulièrement de nouvelles pièces à mesure que la révolte se développait ; ils finirent par constituer une collection de six volumes allant jusqu'au traité de Vervins. « Goulart a voulu, en collectionnant ces mémoires, presque tous déjà publiés, préparer des matériaux pour un futur historien, et ainsi inspirer aux gens de bien des deux partis l'horreur des forfaits devant lesquels il n'a pu retenir son indignation. Il précise dans l'exposé par lequel s'ouvre le premier volume : le souvenir récent de la Saint-Barthélemy fait désirer “que la déloyauté des auteurs de ces massacres ne demeure cachée ». Il résume les événements postérieurs à l'édit de janvier, dans un esprit hostile à la fois aux Guise et à Catherine de Médicis, et expose la théorie de la préméditation". Outre le fait d'avoir inséré dans son recueil la Briesve & chrestienne remonstrance aux François revoltez dont il est l'auteur ou la Response de Stanislas Elvidius [J. Camerarius] dont il est le traducteur, il rapporte des pièces sur Marie Stuart, le mariage de Henri de Navarre avec Marguerite de Valois, les préparatifs de la Saint-Barthélemy, les diverses déclarations royales qui s'en suivirent, les massacres dans les villes et les régions, les troubles en Languedoc, en Dauphiné ou à La Rochelle, l'élection du duc d'Anjou, futur Henri III, à la tête du royaume de Pologne, les traités sur la guerre des Politiques, le procès des favoris La Molle et Annibal de Coconas, ou les obsèques de Charles IX. De plus, le second volume comporte la réimpression de la traduction qu'avait faite Goulart en 1574 de la Franco-Gallia du jurisconsulte François Hotman (1524-1590) qui y prône le recours à des États généraux réguliers pour combattre l'arbitraire monarchique.Provenance : Charlotte-Louise de Hanau-Münzenberg (1597-1649), fille de Philippe-Louis II de Hanau-Münzenberg et de Catherine-Belgique d'Orange-Nassau, ex-libris manuscrit en tête de 5 volumes. Guyot ainé, imprimeur à Orléans (étiquette sur chaque volume).Bon exemplaire. Traces de mouillure au tome I, quelques trous de vers.
Paris, , Nicolas Crapart, 1772. 4 parties en 2 vol. petit in-8 de XXIV-(2)-287-(1) ; (2)-300 ; XXXVI-300 ; (2)-303-(1) pp., basane marbrée, dos ornés à nerfs, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en basane noire, tranches rouges (reliure de l'époque).
4 frontispices gravés, 4 titres gravés, nombreux culs-de-lampe et bandeaux, musique gravée sur bois.Notices des cantiques qui ont paru depuis 1586 jusqu'en 1772. Deux pièces sont dédiées à Louise de France, elles sont imprimées en caractères de civilité. « Cet ouvrage en quatre parties a été recueilli par l'abbé Simon de Doncourt et contient plusieurs belles gravures au burin sans nom de graveur. La musique à une, deux, trois voix, porte un cachet particulier avec des fioritures en usage à l'époque. La préface très développée sur les cantiques offre un intérêt particulier [...] Cet ouvrage qui sort des presses de M. Granger à Paris est un des livres les plus importants musicalement parlant de son temps » (Edouard G.J. Gregoir).Très bon exemplaire malgré de menus défauts.
Hambourg, Malpigi, 1799. In-12 (2)-130 pp., maroquin rouge du Levant, dos orné à nerfs, filet à froid sur les plats, fleurons dans les angles, tranches dorées (Vogel).
Édition originale tirée à 50 exemplaires sur papier vélin avec mention fictive d'édition.Simon-Pierre Mérard de Saint-Just (1749-1812), maître d'hôtel du comte de Provence, frère de Louis XVI, quitte sa charge en 1782 ; riche, il fait tirer certains de ses ouvrages à très peu d'exemplaires, pour l'intérêt des bibliophiles. Il écrivait en vers et en prose sur des sujets mondains, avec facilité, fantaisie, agrément, mais sans ce qui assure un succès durable. Dans son Manuel de Bibliophilie, Christian Galantaris, parmi les sept exemples de bibliomanes qui illustrent cette typologie, cite Mérard de Saint-Just, justifiant son choix par l'analyse des Réflexions préliminaires qui ouvrent le catalogue. « Bibliomane, Mérard de Saint-Just s'en défend comme d'une maladie (…). Cependant l'examen des 521 ouvrages (en partie inventés ?) de 1783 montre une autre forme de bibliophilisme outré qui n'est rien de moins que de la bibliomanie (…) ». Exemplaire de l'auteur avec quelques additions de sa main (pages 52 à 62) dans une reliure en maroquin du Levant signée Vogel. Petites rousseurs.Un seul exemplaire recensé par le Catalogue Collectif de France (BnF).Gay, III, 98 ; Galantaris, Manuel de Bibliophilie, I, 65.
Amsterdam, [], 1768. In-4 de 164-(4) pp., 15 pp. de catalogue et 10 planches, veau marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale. Quand Mme de Pompadour, souhaita embellir les jardins de Versailles, elle choisit la jacinthe hollandaise qui devint ainsi la plante d’ornement la plus demandée par l’aristocratie qui en fit le symbole du luxe. Installé dans les environs d'Utrecht, le marquis Maximilien-Henri de Saint-Simon (1720-1799) publia au plus fort de l'engouement un traité complet assorti d'un remarquable catalogue des 2000 variétés connues en 1767.Large vignette gravée sur le titre par Kiltrop et 10 planches numérotées illustrées de bulbes et fleurs de jacinthes. Bel exemplaire.Provenance : bibliothèque du Marquis de Vichy avec ex-libris armorié. Pritzel 7996 ; Nissen 1718.
A Amsterdam, , 1753. 4 parties en 2 vol. in-12 de (4)- XIV-(2)- LX-123 pp. ; (4)-204 pp. ; (4)-204 pp. ; (4)-232 pp., maroquin rouge, dos lisses ornés de pièces d'armes dorées, pièces de titre et de tomaison de maroquin olive, jolie dentelle dorée encadrant les plats, armes au centre, coupes et bordures intérieures décorées, doublures et gardes de papier dominoté doré, tranches dorées sur marbrure (reliure de l'époque).
Première édition illustrée, augmentée par Dupuy-Demportes. Quatre figures et quatre vignettes de Le Lorrain gravées par Fessard.Cet ouvrage, qui fut un temps attribué au philosophe anglais George Berkeley, est en réalité l'oeuvre d'un prêtre catholique anglais, Simon Berington ; il connut un grand succès et de nombreuses rééditions au XVIIIe siècle (notamment dans les Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques). Présenté sous la forme d'un interrogatoire, l'ouvrage est le récit d'un voyage imaginaire en « Mezzoranie », pays utopique dont les habitants seraient des descendants des anciens Égyptiens.« La traduction de Milz et du chevalier de Saint-Germain, de cette utopie anglaise paru en 1738 dans sa version originale, est tellement remaniée qu'elle appartient en propre à la littérature utopique française. L'édition augmentée qui parut en 1753 par les soins de Dupuy-Demportes en témoigne. Il s'agit d'une imitation de l'Histoire des Sévarambes, mais l'ouvrage est aussi tributaire de More et Campanella, et peut avoir été inspiré par les récits sur les tribus du Niger ».Bon exemplaire, en maroquin décoré de l'époque.Provenance : Guillaume II de Lamoignon (1683-1772), chancelier de France en 1750.Oliver-Hermal-Roton, planche 2018, fer n°1 ; Versins, p. 108 ; Lichtenberger, Le Socialisme au XVIIIe siècle, pp. 45-47 ; Dorbon, Bibliotheca esoterica, 1832 ; Cohen-De Ricci, 697 ; Hartig et Soboul, p. 50 ; Catalogue des Livres de la Bibliothèque de Feu M. de Lamoignon, Garde des Sceaux de France (1791), n°3220.
A Paris, chez Antoine-Augustin Renouard, 1821. In-8 de (4)-XX-311 pp., basane fauve, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Édition originale. C"est la réunion de lettres dont les unes furent lithographiées et les autres imprimées, dans lesquelles Saint-Simon expose sa célèbre conception sociale. Cette correspondance est précédée d'une préface et suivie de l'Adresse aux Philantropes.Du Système industriel marque un moment important dans la pensée saint-simonienne : la partie intitulée Considérations sur les mesures à prendre pour terminer la Révolution articule puissamment les questions politique, économique et sociale. Cet ouvrage forme à son tour la première partie d'un ensemble, car elle fut complétée l'année suivante, en 1822, par un second volume reprenant le contenu de 7 brochures également publiées séparément, mais d'une diffusion extrêmement confidentielle.Bon exemplaire en reliure du temps.
Paris, Galerie de Bossange père, 1825. In-8 de (8)-392 pp., demi-vélin moderne.
Édition originale de l'avant dernier livre de Saint-Simon publié quatre mois avant sa mort survenue le 19 mai 1825.Écrit en collaboration avec les premiers disciples (J. B. Duvergier, Léon Halévy et Olindfe Rodrigues), les Opinions annoncent L'âge d'or, qu'une aveugle tradition a placé jusqu'ici dans le passé, est devant nous (épitaphe). « L'étude des capacités acquises par le prolétariat figure dans le recueil collectif (Opinions...). La Révolution dans sa période la plus sanglante, a rendu les prolétaires bons administrateurs d'entreprises agricoles, commerciales ou manufacturières, à la place des chefs d'industrie qui fuyaient la Terreur ».Maitron III, 374 ; Walch, 100 ; Walch-Gerits, 404.
A Paris, chez Léopold Colin, 1808. 3 vol. in-8 de (4)-308-LXXXVI pp. ; (4)-440 pp. ; (4)-328 pp., demi-veau blond, dos lisse orné de filets dorés (reliure de l'époque).
Édition originale. Très bon exemplaire. « La correspondance avec le comte de Durazzo représente la plus grande partie d’un recueil de Mémoires et Correspondances de Favart publié en 1808. Elle naît du besoin du comte de Durazzo de connaître la réalité théâtrale parisienne. Le noble, d’origine génoise, avait pensé s’adresser à Favart, le considérant comme un homme assez discret et modéré ainsi qu’un véritable intellectuel et mondain parisien. Ces lettres restent une bonne source d’informations sur les spectacles parisiens et sur les Querelles littéraires de l’époque. Favart inaugura, d’ailleurs, le cycle des réadaptations d’œuvres mineures de Voltaire et entretint avec lui des relations épistolaires qui attestent de l’évolution de leur rapport au fil du temps. Les correspondances de Favart demeurent une source importante concernant ses relations internationales (Goldoni, Garrick, Monnet) elles permettent d’analyser certains détails sur les spectacles de Favart et sur l’art théâtral au XVIIIe siècle » (Flora Mele, L’Atelier dramatique de Charles-Simon Favart).
Ratisbonne, , 1798. In-4 de (4)-160-220-159-(1) pp., demi-cuir de Russie vert à coins, dos lisse orné (reliure de l'époque).
Édition originale tirée à petit nombre ; absent des bibliothèques françaises. Deuxième mémoire du baron autrichien Pfaffenhoffen, le "persécuteur" de Charles X.Établi en Angleterre, il prêta d'importantes sommes d'argent aux princes en exil, futurs Louis XIII et Charles X, et aida à la formation de l'armée de Condé et des régiments pour le roi d'Angleterre. Les dettes contractées par le gouvernement anglais et par les Bourbons ne furent jamais acquittées et le comte de Pfaffenoffen fit de nombreux procès pour recouvrer son argent. Avec beaucoup d'opiniâtreté, il poursuivit Charles X jusque dans son deuxième exil en Angleterre et en Bohême. Terrible sort pour un roi : un huissier et une révolution.L'ouvrage est divisé en trois parties : exposé des faits, le texte est en français avec la traduction en allemand en regard ; 227 pièces justivicatives dont deux tableaux dépliants : Arbres généalogique de la maison de Pfaff de Pfaffenhoffen.Provenance : bibliothèque E. A. Naville, avec ex-libris armorié gravé. Des rousseurs.
Rotterdam, Reinier Leers, 1690. In-4 de (10)-539 pp., veau brun granité, dos orné à nerfs orné (reliure de l'époque).
Édition originale. Le Père Richard Simon (1638-1712) fondateur de la critique et de l'exégèse biblique, né à Dieppe d'une famille modeste, fit ses études surtout chez les oratoriens de la ville. Étant entré à l'Oratoire provisoirement en 1659, puis définitivement en 1662, il fut ordonné prêtre en 1670. Il suivit avant son sacerdoce, des cours de philosophie, de théologie, d'écriture sainte, et lui-même il enseigna ; il se montra très indépendant de ses maîtres. Il publia divers écrits sur les Juifs ; parce qu'à eux avait été confié le dépôt de la tradition ; il ne voulait pas qu'on les calomniât, mais il critiquait fort leurs commentateurs de la Bible. En 1678 parut l'Histoire critique du Vieux Testament, le principal de ses ouvrages et qui a fait le plus de bruit dans lequel l'auteur annonçait que les auteurs de la sainte Écriture « pour être prophètes n'ont pas cessé d'être hommes : « Le livre rencontre des adversaires chez les protestants et les catholiques : Bossuet fut sévère, Nicole et les jansénistes aussi. En 1683, l'ouvrage fut mis à l'index. En 1689, à Rotterdam, il fait paraître l'histoire critique du texte du Nouveau Testament ; il suffit dit-il que l'Écriture soit inspirée quant à la substance ; on ne doit entendre par inspiration qu'une direction de l'Esprit saint qui a empêché les auteurs sacrés de tomber dans l'erreur. Il publie ensuite l'histoire critique des versions du Nouveau Testament, à nouveau contrariée par Bossuet.Grente, p.1182. Brunet, V, 394. Quelques rousseurs. Bel exemplaire.
, , 1615. Petit in-8 broché de 15 pp.
Denis-Simon de Marquemont (1572-1626), canoniste de formation, fit partie de la délégation chargée de négocier l’absolution de Henri IV auprès du Pape Clément VIII. En 1603 il fut ordonné prêtre du diocèse de Paris, nommé archevêque de Lyon en 1612 et sacré évêque à Rome. Il prit possession de son siège l’année suivante. Il fut nommé en 1617 par le Roi Louis XIII chargé d’affaires auprès du Pape Paul V. Il mourut à Rome en 1626.Exemplaire copieusement annoté à l'encre du temps, des passages biffés, taches d'encre anciennes, petit trou dans le dernier feuillet avec perte de quelques lettres. Bourgeois et André, VI, 4311.
Les Presses Francaises , Etudes romantiques Malicorne sur Sarthe, 72, Pays de la Loire, France 1925 Book condition, Etat : Très Bon broché, sous couverture imprimée éditeur grise In-8 1 vol. - 127 pages
1ere édition, 1925 Contents, Chapitres : Les expériences de Saint-Simon - Les écrits de Saint-Simon : De la science à l'amour - L'intuition de Saint-Simon - Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon, né à Paris le 17 octobre 1760 et mort le 19 mai 1825, est un militaire, économiste et philosophe français, fondateur du saint-simonisme. Ses idées ont eu une postérité et une influence sur la plupart des philosophes du XIXe siècle. Il est le penseur de la société industrielle française, qui était en train de supplanter la société d'Ancien Régime. L'historien André Piettre le décrit par la formule : « le dernier des gentilhommes et le premier des socialistes ». Il est le cousin éloigné du duc de Saint-Simon, célèbre mémorialiste de la cour de Louis XIV et de la Régence. - La doctrine s'appuie sur la notion de réseau et de capacité. La relation entre les êtres humains dépend de la capacité du réseau à établir le lien. Elle procède par métaphore avec les réseaux organiques des êtres humains (réseau sanguin, système nerveux...), selon les idées en vogue en physiologie à cette époque. C'est Saint-Simon qui est à l'origine de la philosophie des réseaux selon Pierre Musso. Dès les années 1820, Saint-Simon voit dans le début de l'industrialisation le moteur du progrès social. Pragmatique, il prône un mode de gouvernement contrôlé par un conseil formé de savants, dartistes, dartisans et de chefs dentreprise et dominé par le secteur primaire qu'il convient de planifier pour créer des richesses et améliorer le niveau de vie de la classe ouvrière. Il est du devoir des industriels et des philanthropes d'uvrer à l'élévation matérielle et morale des prolétaires, au nom de la morale et des sentiments. L'appellation de Nouveau Christianisme repose sur des considérations morales, le culte et le dogme n'étant là que pour fixer l'attention des fidèles sur la morale qui est axée sur la fraternité et sur le progrès matériel et spirituel de l'espèce humaine. Le Nouveau Christianisme a pour but l'accroissement du bien-être général de la société et de participer à l'avènement du paradis sur terre. C'est pourquoi on peut parler de religiosité, à l'instar d'Olivier Pétré Grenouilleau. (source : Wikipedia) bel exemplaire, frais et propre, couverture impeccable, intérieur frais et propre, exemplaire non coupé
SIMON Honoré-Richard. Le Grand dictionnaire de la Bible. ou explication littérale et historique de tous les mots propres du Vieux et du Nouveau Testament ; avec la vie et les actions des principaux personnages, tirés de l'Écriture et de l'Histoire des Juifs ; celles des patriarches, juges, roys, et princes de cette nation, le tems de leur élévation sur le trône, de leur règne & de leur mort ; la vie des prophètes, et des souverains sacrificateurs, de puis la consécration d'Aaron, & de tous ceux qui lui ont succédé, jusqu'à l'entière ruine du Temple, & de la ville de Jérusalem ; la naissance, la vie, les miracles, et la mort de Jésus-Christ, le tems de la vocation de ses apôtres, et de ses disciples, l'année & le lieu de leur martyre, avec le jour de leur fête ; l'explication des noms des animaux purs et impurs, desquels il étoit défendu ou permis de manger, avec leurs bonnes, ou mauvaises qualités, & où ils se trouvent en plus grande abondance ; l'explication des douze pierres précieuses, qui étoient sur le rational du Grand Prêtre, & des deux qui étoient sur ses épaules ; les noms des fêtes et des solemnités des hébreux, et de leurs sacrifices ; celuy des provinces, régions, villes, et bourgs, montagnes, plaines, fleuves, & rivières les plus remarquables ; les noms dont on les appelle aujourd'huy, avec leurs degrez de longitude & de latitude, pour sçavoir où ils sont placés, & les trouver avec plus de facilité dans la carte ; le nom des poids et des mesures, leur capacité avec la valeur des monnoyes de ce tems-là, réduites à celuy d'à présent, & de plusieurs choses très difficiles, & très curieuses qui se rencontrent dans la Bible. Complet en deux volumes folio, 38x27, reliés basane époque, dos à nerfs, frottements et cuir râpés, corps des ouvrages sont solides, l'intérieur est bien frais; Tome 1. A-Ko (90-755 p.), Tome II.L-Z (746 p.) Illustrés par bandeaux historiés au début des lettres A et L, Bandeau allégorique au début de l'abrégé chronologique du tome 2, lettrines ornées, culs-de-lampe, vignettes. à Lyon, chez Jacques CERTE, rue Mercière, à la Trinité, 1740 Plus d'informations sur cet ouvrage : Honoré-Richard SIMON, curé de Sainte-Uze en Dauphiné, résigne son bénéfice pour raison de santé et vient s’installer à Lyon où il entreprend de rédiger un Dictionnaire de la Bible destiné à éclairer le public sur les personnages, les termes et les lieux cités dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Après un travail de rédaction de dix ans, le livre est publié pour la première fois à Lyon en 1693. Il reçoit un accueil favorable, ce qui encourage son auteur à mettre en chantier une seconde édition beaucoup plus complète qui paraît sous le titre légèrement modifié de Le grand dictionnaire de la Bible. Les décennies suivantes, l’ouvrage sera réédité à plusieurs reprises, en particulier dans une édition en deux volumes de 1740 : il s’agit de la version ici présentée. Ce dictionnaire sera surclassé plus tard par le Dictionnaire historique et critique de la Bible de dom CALMET qui reconnaîtra pourtant que le livre de SIMON lui a servi de source d’inspiration. Élaboré pour faciliter la lecture et la compréhension de la Bible, ce dictionnaire s’efforce de reconstituer en détail l’histoire et l’organisation sociale et sacerdotale des Hébreux. L’ouvrage présente de nombreuses chronologies et généalogies récapitulatives qui épargnent au lecteur de fastidieuses recherches dans le corps de l’ouvrage. À sa lecture nous découvrons que les Juifs ont été en relation avec de très nombreux peuples comme les Babyloniens, les Perses, les Égyptiens, les Romains, ou avec les multiples États du Proche-Orient. Le livre brosse un tableau de la tumultueuse histoire politique et culturelle de la région sous l’Antiquité. Dans les thèmes repris par l’auteur figurent la minéralogie, la zoologie et la botanique, l’auteur évoquant entre autres l’émeraude, « quatrième fondement des murs de la Jérusalem céleste », l’ibis, « oiseau immonde semblable à la cigogne », la grenouille, dont Dieu se servit « pour punir la dureté & l’opiniâtreté de Pharaon », ou encore le mulet, le renard et le coton. Tous les noms et les expressions cités dans la Bible sont soigneusement répertoriés par SIMON, même s’ils ne désignent qu’une simple colline, un modeste village ou des personnages insignifiants, comme ABGATHA, l’un des sept eunuques d’ASSUÉRUS, ou ÉLIHOREPH, obscur conseiller de SALOMON. L’auteur émaille son discours de références et de renvois qui aident à retrouver les citations dans le texte d’origine. Ponctuellement, l’auteur rentre également dans des explications étymologiques, en particulier à propos des termes hébraïques. À noter qu’il prend soin d’indiquer la latitude et la longitude des villes et des villages, pour que le lecteur puisse les situer sans difficulté sur une carte. Soucieux d’élargir la période chronologique afin de donner une vision plus complète de l’histoire des Hébreux et de la Terre sainte, SIMON se fonde sur les écrits de FLAVIUS JOSÈPHE pour traiter de la période allant des royaumes hellénistiques jusqu’à la chute de Massada en 74. Se lançant parfois dans des digressions, il n’hésite pas à reprendre des récits et des témoignages datant des croisades ou de l’époque ottomane. Certains personnages centraux, comme MOÏSE, DAVID, JOSEPH et, bien sûr, JÉSUS-CHRIST, ou des lieux emblématiques tels que JÉRUSALEM, donnent lieu à de longs exposés, parfois subdivisés en dissertations et en chapitres. L’édition présentée comprend une Introduction à l’histoire sainte d’une centaine de pages dans laquelle nous trouvons une chronologie basée sur le calendrier juif, des explications sur les monnaies, les poids et les mesures, les fêtes et l’organisation de la justice chez les Hébreux, et même une table récapitulative des chapitres à lire les dimanches et les jours fériés. Une chronologie de l’histoire sainte selon le calendrier chrétien, placée en fin du deuxième tome, permet de découvrir que l’histoire du monde est divisée en sept âges, le dernier débutant avec la naissance de Jésus pour s’achever au jour du jugement dernier. Du fait d’une quasi-homonymie, la biographie de l’auteur du Dictionnaire de la Bible est souvent éclipsée, dans les dictionnaires et les encyclopédies par son contemporain, l’oratorien Richard SIMON, avec lequel il peut être confondu. Ce dernier, exégète français, s’est rendu célèbre en son temps par ses polémiques avec Bossuet et les jansénistes de Port-Royal. Il est l’auteur d’une Histoire critique de la Bible qui a engendré des remous chez les protestants comme chez les catholiques. Si son dictionnaire a connu un certain retentissement, Honoré-Richard SIMON ne fera guère plus parler de lui après 1703, au point que l’on ignore la date de son décès. Il reste que son livre est toujours considéré comme un ouvrage fondateur dans l’exégèse moderne de la Bible en France.
Doctrine de Saint-Simon. Exposition, 1ère année 1829, seconde édition, au bureau de l’Organisateur et chez A. Mesnier 1830, 431 pages. Sont reliées à la suite les « Réflexions sur la doctrine de Saint-Simon » par A. F. Ozanam, chez Perisse frères à Lyon, 1831, 94 pages. Dos demi-basane verte avec filets dorés en place des nerfs. Plats papier marbré. Tranches jaunes avec jaspures rouges. Rousseurs peu importantes par endroits. La doctrine de St Simon comprend une introduction pages 5 à 57, par Enfantin, suivie de la « Lettre à un catholique sur la vie et le caractère de St-Simon » extraite de l’Organisateur du 19 mai 1830. Suit l’exposition de la doctrine en 17 séances. Les « Réflexions sur la doctrine … » sont en 2 parties. 1 « Du système historique ou critique de St-Simon », appréciation de l’Antiquité, du Christianisme, de l’Epoque actuelle. 2 « Du système dogmatique et organique de St-Simon » considéré en lui même, dans son origine, dans son application. 120€, 5€.
Parmi tous les exemplaires en vente sur les sites de librairies, je n’en ai trouvé aucun avec les réflexions d’Ozanam à la suite. Il s’agit certainement d’une reliure amateur d’époque. Le texte d’Ozanam est également difficile à trouver seul. Ozanam était un intellectuel (enseignant) catholique du XIXème siècle « défenseur d’une sorte de « catholicisme de gauche, de justice sociale». Par contre la « Lettre aux députés » d’Eichtal ne figure pas dans le volume. Religion. Catholicisme. Utopie.
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