Vichy et Cusset, Bougarel Fils, sd. [1858] ; in-8, oblong (19,5 x 27,5 cm). Faux-titre - titre lithographié-titre typo.-40pp.-25 planches lithographiées en deux tons hors-texte. Pleine percaline brune, titre estampé sur le plat sup. (traces de dorures). Tranches dorées. Légère mouillure marginale sur les 4 derniers feuillets. Bel exemplaire presque exempt de rousseurs.
Les exemplaires bien complets des 25 planches et du titre lithographiés sont rares. Au verso du faux-titre on trouve la mention de l'imprimeur : Moulins, imp. C. Dresrosiers. Le titre lithographié en deux tons, a également été réalisé à Moulins par A. Champagnat, pour le compte de la Maison Enaut (Moulins). Cette première planche représente les églises de Cusset, Abrest, Vesse (Bellerive), et Hauterive. On trouve ensuite : Rue Cunin-Gridaine (Clerget) ; Vieux Vichy et pavillon Sévigné (J. Simon, Deroy lith) ; Source de l'Hôpital (Simon, Dauzat lith.) ; Parc et établissement thermal (Simon, Deroy lith.) ; Grande Grille et galerie de l'établissement (Clerget) ; Rotonde et salon de l'établissement (Clerget) ; Nouvel établissement thermal (Clerget) ; Place Verrier (Simon, Cicéri lith.) ; Fontaine de la Chaume (Simon, Dauzat lith.) ; Source des Célestins (Clerget) ; Nouvel établissement des Célestins (Clerget) ; Source Lardy (Clerget) ; moulin de Presle (Simon, Cicéri lith.) ; Sainte-marie de Cusset (Simon, Dauzats lith.) ; Casino des Justices (Th. Gué, Clerget lith.) ; Place de Cusset (Simon, Cicéri lith.) ; Le Goure Saillant (Simon, Cicéri lith.) ; Château de Busset (Clerget). ; Beffroi de Châteldon (Simon, Cicéri lith.) ; Costumes des environs de Vichy (Bertrand) ; Château de Billy (Simon, Cicéri lith.) ; Château de Randan, façade principale (Clerget) ; Randan façade sur jardin (Simon, Dauzats lith.) ; Château de Maulmont (Simon, Deroy lith.) ; Pont de Ris (Simon, Deroy lith.).Les planches ont été imprimées par Lemercier à Paris. Le texte est émaillé de petits bois gravés représentant des édifices vichyssois.
Vichy et Cusset, Bougarel Fils, sd. [1858] ; in-8, oblong (19,5 x 27,5 cm). Faux-titre - titre lithographié-titre typo.-40pp.-25 planches lithographiées en deux tons hors-texte. Chagrin vert sombre, titre doré sur le plat sup. Tranches dorées. Encadrement de dentelle dorées sur les contreplats. Début de fente à la charnière du plat sup. Bon exemplaire cependant, exempt de rousseurs.
Les exemplaires bien complets des 25 planches et du titre lithographiés sont rares. Au verso du faux-titre on trouve la mention de l'imprimeur : Moulins, imp. C. Dresrosiers. Le titre lithographié en deux tons, a également été réalisé à Moulins par A. Champagnat, pour le compte de la Maison Enaut (Moulins). Cette première planche représente les églises de Cusset, Abrest, Vesse (Bellerive), et Hauterive. On trouve ensuite : Rue Cunin-Gridaine (Clerget) ; Vieux Vichy et pavillon Sévigné (J. Simon, Deroy lith) ; Source de l'Hôpital (Simon, Dauzat lith.) ; Parc et établissement thermal (Simon, Deroy lith.) ; Grande Grille et galerie de l'établissement (Clerget) ; Rotonde et salon de l'établissement (Clerget) ; Nouvel établissement thermal (Clerget) ; Place Verrier (Simon, Cicéri lith.) ; Fontaine de la Chaume (Simon, Dauzat lith.) ; Source des Célestins (Clerget) ; Nouvel établissement des Célestins (Clerget) ; Source Lardy (Clerget) ; moulin de Presle (Simon, Cicéri lith.) ; Sainte-marie de Cusset (Simon, Dauzats lith.) ; Casino des Justices (Th. Gué, Clerget lith.) ; Place de Cusset (Simon, Cicéri lith.) ; Le Goure Saillant (Simon, Cicéri lith.) ; Château de Busset (Clerget). ; Beffroi de Châteldon (Simon, Cicéri lith.) ; Costumes des environs de Vichy (Bertrand) ; Château de Billy (Simon, Cicéri lith.) ; Château de Randan, façade principale (Clerget) ; Randan façade sur jardin (Simon, Dauzats lith.) ; Château de Maulmont (Simon, Deroy lith.) ; Pont de Ris (Simon, Deroy lith.).Les planches ont été imprimées par Lemercier à Paris. Le texte est émaillé de petits bois gravés représentant des édifices vichyssois.
Moulins, Aux Lys Bourbonnais, (Imprimerie Pottier), 1989 ; petit in-12 (12,5 x 16 cm), broché. 46 pp.-1f. Parfait état.
Edition originale tirée à petit nombre, du dernier livre publié par l'érudit et poète gannatois. Avec un envoi autographe de l'auteur. Bien que non numéroté on sais que Jean Simon ne faisait imprimer ses ouvrages qu'en nombre restreint d'exemplaire, et comme ici soigneusement imprimé en typographie, sur du papier de Richard-de-Bas, avec des feuillets de garde du même papier d'Auvergne à incrustations de fleurs des montagnes. Il s'intéresse ici à la fable de Psychée, à la légende bourbonnaise de "La jolie fille de la garde", et livre quelques méditations sur la mythologie gréco-romaine. (Virlogeux, Si Gannat... p. 100). Tous les livres de J. Simon sont des objets de bibliophilie bourbonnaise trop souvent ignorés des amateurs.
P., Hachette, 1857 ; in-122ff.-450pp. Demi-chagrin brun de l'époque, titre et filets dorés, filets à froid. Quelques pâles rousseurs. 2 cachets ex-libris sur le titre. Bon exemplaire.
Edition originale (imprimée par Charles Lahure, Paris. La deuxième édition, la même année comporte 488pp.). L'éditeur avait engagé le philosophe à publier les leçons qu'il avait données en décembre 1856 à Gand. Simon avait blâmé le coup d'état de Napoléon III et avait été révoqué de son poste de professeur à la Sorbonne et de ses Conférences à l'Ecole Normale Supérieure. Retiré à Nantes, il rédigeait des ouvrages en opposition au Second empire (Le Devoir, 1854 - La religion naturelle, 1856 - La Liberté, 1859...).Dans les quatre leçons qu'il donne au public, Jules Simon revient sur l'évolution historique de la notion de liberté de conscience, il met en évidence les persécutions contre celle-ci menées dans les milieux relgieux et politique. Ses idées ont une indéniable raisonnance contemporaine : "La liberté de conscience comprend la liberté de penser, la liberté de prier, la liberté d'enseigner, et le droit d'user de cette triple liberté sans souffrir aucune diminution dans sa dignité d'homme et de cytoyen. La liberté de penser est inattaquable en elle-même, et dans un esprit mûr, fortifié par l'étude, durigé par une volonté ferme ; mais elle peut être attaquée par des voies détournées, par le sophisme, la séduction et la menace. Elle est le fondement de toutes les autres libertés ; on ne peut, sans impiété, attenté sur elle... Elle appartient à l'homme par un droit inprescriptible, et ne peut lui être vendue au prix de ses droits civils ou de ses droits politiques" (p. 241).
P., Flammarion, collection J'ai vécu, 1965 ; in-12, broché. 218 pp. Couverture illustrée.
Edition originale, mention de 5e mille. Exemplaire de la Bibliothèque du journaliste Gaétan Sanvoisin qui légua sa collection à la Ville de Moulins (qui se défit d'une partie de celle-ci). On joint une lettre autographe de l'auteur adressée à Sanvoisin, Paris 18 mai 1952, dans laquelle il évoque un de ses ouvrages sur le même sujet : "J'ai vu mourir le boulevard", paru en 1950.Simon Arbellot de Vacqueur était originaire de Limoges et fit dabord carrière de journaliste au "Figaro" puis au "Temps". Proche des milieux de l'Action française et de Maurras (auquel il consacra un livre) il devint directeur de la Presse au ministère de l'Information du gouvernement à Vichy de 1940 à 1942. Ph. Pétain le nomma ensuite consul général de France à Malaga de 1943 à 1944. Il a raconté ses souvenirs dans "Eau de vichy, vin de malaga" (1952). "La fin du boulevard" décrit la vie intellectuelle et artistique à Paris, les théâtres, les cafés, le monde littéraire et celui du journalisme... au tournant de 1900.
Moulins, Aux Lys Bourbonnois, 1962 ; petit in-12, broché - 8ff. vierges-39 pp.-8 ff. vierges. Couverture muette en suédine rouge. Gardes en fort papier d'Auvergne du Moulin Richard de Bas, à inclusion de végétaux. Parfait état.
Texte précédé d'une introduction de J. Simon et publié à l'occasion du 3e centenaire de la mort de Blaise Pascal. Le corps du texte est imprimé en typographie sur un papier d'Auvergne Richard de Bas. Tirage hors-commerce limité à 160 exemplaires. Avec un envoi autographe de l'auteur.
MONTGERONT (Louis Basile Caré de) - [HERVIEUX DE LA BOISSIERE (Simon) - LA MOLERE (Abbé)].
Reference : 13160
S.l., s.n., 1749 et 1750 ; 2 tomes en 1 vol. in-12. 236 pp. - 455 pp.-(1) p. Veau blond, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, filets dorés sur les coupes et roulettes dorées sur les chasses, tranches marbrées. Coins et coiffes un peu frottées. Bon exemplaire cependant.
La première partie de l'ouvrage est une réédition (augmentée de quelques nouveaux cas advenus depuis 1748) de "La vérité des miracles de M. de Pâris démontrée contre M. l'Archevêque de Sens", paru en 3 volumes en 1737, 1741 et 1747. Louis Basile Carré de Montgeron avait eu une révélation devant la tombe du diacre Pâris et était devenu un défenseur enragé des convulsionnaires de Saint-Médard et de la cause janséniste. Le premier volume de "La vérité" imprimé sans autorisation et illustré de gravures lui valut d'être embastillé puis incarcéré dans diverses prisons jusqu'à sa mort. Il parvint quand-même à poursuivre secrêtement ses publications. Dans ces dernières il décrit les cas de convultions et comment les convulktionnaires étaient sortis de leur état par le "secours" de violences physiques parfois abominables. La seconde partie, attribuée à Simon Hervieux de La Boissière (curé de Saint-Jacques à Corbeil) et à l'abbé de la Molère, est une réfutation de l'intervention divine dans ces cas de fièvres hystériques et les auteurs invoquent à plusieurs reprises la main du démon plus que celle de dieu.
Gannat, "Le Réveil gannatois", Imprimerie Gentil, 1953 ; in-4 agrafé (21,5 x 19 cm). Petites tâches et 1 pli sur la couverture.
Opuscule tiré à petit nombre, comme toutes les publications du gannatois Jean Simon (1909-1992). La première partie de cette étude avait déja été publiée dans "Notre Bourbonnais" à l'occasion de la mort d'Emile Guillaumin (27 septembre 1951)
Gannat, Le Réveil Gannatois, 1954 ; plaquette in-8, brochée. 36pp. Bon état.
Edition originale, avec un envoi autographe de l'auteur. Jean Simon, à travers ses trois courtes études, livre une réflexion sur la création littéraire dans les années 1830 dans l'Allier, et insiste sur le rôle déterminant que joua l'écrivain et artiste Achille Allier.
Gannat, Aux Lys Bourbonnais, 1970 ; plaquette in-8, brochée. 30pp.-1f. - Planche en frontispice. Imprimé sur vélin Lafuma par Pottier à Moulins. Très bon état.
Edition originale avec un envoi autographe de l'auteur.Jean Simon est un écrivain gannatois attachant, (1909-1992) : il a publié une grande quantité d'études plus ou moins courtes sur Gannat et ses environs, la plupart du temps imprimées sur beaux papier, souvent hors-commerce et toujours à petit nombre. Cette plaquette en fait partie : l'auteur évoque ses impressions face au tableau de Guy FRANCOIS conservé dans l'église Sainte-Croix, une "Adoration des bergers" d'une grande qualité, due à l'artiste ponot qui la réalisa pour le couvent des capucins de Gannat en 1630. (Autre exemplaire sans envoi, 20)
Moulins, Aux Lys Bourbonnais [imp. Pottier à Moulins], 1971 ; plaquette in-8, brochée. 20pp.-2ff. Très bon état.
Edition originale tirée à petit nombre. Envoi autographe de l'auteur. Dialogue philosophique entre Criton (personnage inventé par Platon) et Cébès, ami et disciple de Socrate. Simon reprend les arguments de Platon sur la valeur des lois face à la liberté.
Vichy, Editions Librairie La Brèche, 2009 ; petite plaquette in-8 (18 x 11 cm) , agrafée, 31 pp. Couverture couleurs.
Première traduction française par Pierre Viéro, et sans doute la première tentative de transcription du chant des oiseaux en notes de musique.
P., Hachette, 1861 ; in-12. 2 ff.-XI-414 pp. Demi-veau blond, dos lisse, pièce de titre rouge, filet et fleurons dorés. Bon état.
Mention de troisième édition, année de l'originale. Les conditions de vie économiques et sociales des ouvrières du textile : "Les femmes dans les fabriques de soie, description du travail dans les ateliers, condition des ouvrières, influence sur le bien-être et la moralité de la famille. - Les femmes dans les filatures et les tissages mécaniques, description d'une filature, le progrès des grandes manufactures, l'ivrognerie, les logements... - La petite industrie, les caractères, les petits métiers la concurrence des prisons des couvent et de la machine à coudre. - Le salut par la famille, la société mulhousienne des cités ouvrières..."
P., Hachette, 1859 ; 2 vol. in-12. VI-390 pp.-1f. / 2 ff.-438 pp.-1 f. Demi-veau fauve, dos lisse, pièces de titre rouges, pièces de tomaison noires, filets et fleurons dorés. 1 coiffe frottée, mais bon état.
Mention de deuxième édition.
Paris, Librairie Internationale / Bruxelles, Lacroix, Verboeckhoven & Cie, 1865 ; in-12. 3 ff.-431 pp. Demi-veau fauve, dos lisse, pièce de titre rouge, filets et fleurons dorés.
Mention de cinquième édition revue et augmentée.
Moulins, Auclaire, 1887 ; plaquette in-8, brochée. 16pp. Parfait état.
Article tiré à part des Annales de la Société d'horticulture de l'Allier, avec une envoi de l'auteur à Ernest Olivier. Cachet de la Revue Scientifique du Bourbonnais sur la couverture. Le Munet est un terroir de l'Allier couvrant les communnes de Trevol, Aurouer, Saint-Ennemon et Gennetine.
Paris, Levrault, an X-1802 (Imprimerie Levrault à Strasbourg) ; 2 vol. in-12. 2ff.-273pp.-3 planches dépliantes.-(3pp.) table et errata. - 2ff.-316pp.-3ff.-1 tableau dépliant. Basane racinée, dos lisses ornés, pièces de titres rouges. Légère éraflure sur le plat sup. du tome 2, 2 trous de vers sur les dos. Bon exemplaire.
"Bernard de Montbrison emploie un dispositif complexe pour populariser la botanique linnéenne. Dune part, son ouvrage prend la forme dune suite de lettres, quun locuteur masculin envoie à une destinatrice anonyme, intéressée par la botanique. Dautre part, la prose de ces lettres est régulièrement interrompue par des petites pièces en vers, qui permettent au scripteur de badiner sur les beautés de son interlocutrice et dexprimer son envie de la séduire. Enfin, la sexualité végétale, à la base du système de Linné, est présentée comme une matière elle-même égrillarde et qui ne peut à ce titre quintéresser le public un programme que la suite de louvrage ne se privera pas dexploiter, en multipliant des équivoques liées aux analogies employées par Linné : comme étamine et pistil représentent chez le naturaliste léquivalent dun homme et dune femme, mais aussi de leurs organes sexuels, et comme la plupart des fleurs rassemblent plus dune étamine et dun pistil dans une seule corolle, les multiples conjonctions rencontrées valent manuel dérotologie. Aussi ce prosimètre, qui inclut par ailleurs des figures et nomenclatures fort sérieuses, constitue-t-il un curieux hybride tant pour sa forme que pour ses thèmes et ses visées : il mêle vers, prose, roman épistolaire, leçon, science, badinage et érotisme, tout en se réclamant de Linné, auteur non moins « galant et agréable »." (Extrait de : Pascal Duris et Hugues Marchal. Biolographes, Création littéraire et savoirs biologiques au dix-neuvième siècle). L'auteur (1768-1841) était recteur de l'Académie de Strasbourg.
Moulins, Imprimerie Pottier, 1965 ; in-8, broché. 82pp.-1f. Parfait état.
Edition originale avec un envoi autographe de l'auteur : "A celle qui m'a toujours compris. J." Réunion de plusieurs études sur Gannat : la devise de la ville "Nul ne s'y frotte sans gantelet" ; commerçants et artisans au XVIIIe siècle ; création de l'Hôpital général ; origines de l'orphelinat Saint-Joseph ; notes sur le couvent des Capucins ; le procès de la dîme. (Autre exemplaire sans envoi : 30)
Moulins, Imprimerie Pottier, 1975 ; in-8, broché. 39pp. Sur vélin Lafuma. Parfait état.
Edition originale. Un épisode de l'histoire de Gannat à la fin du Second empire.
Moulins, Imprimerie Pottier, 1958 ; grand in-8, broché. 28pp.-2ff. Très bon état, non coupé.
Edition originale tirée à 200 exemplaires. Reprise d'un article publié dans "Notre Bourbonnais" bulletin de la Société bourbonnaise des études locales.
Paris, Editions des Presses française / Les Belles Lettres, 1926 ; in-12, broché. XCVI-136pp.-4ff. Portraits en frontispice. races de mouillure sur la couverture et en marge de quelques feuillets, si non bon exemplaire, non coupé.
Avec une longue introduction et des notes par Amand Rastoul.
Clermont-Ferrand, Imprimerie Raclot, 1947 ; in-8, broché. XVIII-251pp.-2ff. n. ch. Dessins et schémas in-texte. Bon état.
La Source "Marie-Christine" a été découverte en 1905 aux abords du Breuil-sur-Couze, entre Issoire et Brioude, en Auvergne. Imporatnte bibliographie sur l'eau du Breuil in fine. Envoi autographe de l'auteur.
Nombre de critiques considèrent cette production Philippe Pigouchet - Simon Vostre comme le plus bel incunable européen illustré du temps. 22 août 1498. Petit in-4 gothique imprimé sur peau de vélin de (72) ff., a-i8, 33 lignes par page, marque de l’imprimeur sur le titre, bordures historiées pour chaque page, 21 grandes gravures à pleine page sans compter l’homme anatomique, nombreuses petites initiales enluminées à l’or sur fond rouge ou bleu. Plein maroquin havane entièrement décoré de motifs à froid avec mosaïque de maroquin brun foncé, dos à nerfs orné, coupes décorées à froid, double encadrement de filets dorés intérieurs, tranches dorées. Élégante reliure signée de Marius Michel. 208 x 145 mm.
[video width="1920" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2023/09/Video-Heures-Pigouchet.mp4"][/video] Edition incunable en partie originale achevée d’imprimer sur peau de vélin à Paris par Philippe Pigouchet pour Simon Vostre considérée par nombre de critiques comme le plus beau livre français illustré du temps. «Le verso du titre contient l’almanach de 1488 à 1508, le recto du 2ème f. l’homme anatomique, et le verso le saint Graal différent de celui de l’édition de 1497. Il y a dans le texte 21 figures, 6 de plus que dans celle de 1497, et parmi lesquelles on remarque l’Arbre de Jessé, le Combat où Uric fut tué, le Jugement dernier et la Messe de S. Grégoire. Plusieurs des anciens sujets ont été refaits sur de nouveaux dessins meilleurs que les premiers. Dans les bordures qui sont aussi fort belles, on remarque les Vertus théologales et cardinales, la Vie de J.-C. et de la Vierge Marie, Suzanne, l’Enfant prodigue, les 15 Signes, 48 sujets de la Danse des morts, et divers ornements répétés. Il y a des exemplaires qui n’ont que 18 grandes planches. Les sujets de la Dans des morts occupent les huit ff. du cahier f. Un exemplaire sur vélin est conservé dans le cabinet de M. Didot; c’est peut-être le même que celui qui a été vendu 399 fr. Le Prévost, en 1857; un autre se trouve à la Bibliothèque impériale.» (Brunet, V, 1582-1583). Peu de temps après qu’Udalric Gering et ses deux associés eurent introduit à Paris l'invention miraculeuse de Gutenberg, perfectionnée par Fust et Schoyffer et y eurent ainsi fait succéder la régularité du composteur et l'économique célérité de la presse au travail si lent, si peu exact, et surtout si dispendieux des scribes et des rubriqueurs, les libraires de cette capitale songèrent à exploiter à leur profit un art qui, en simplifiant d'une manière si sensible la fabrication des livres, leur offrait une moisson aussi abondante que facile à recueillir. Comme ils cherchèrent d'abord à appliquer la typographie à des ouvrages d'un débit rapide, il semble qu'ils auraient dû commencer par ces livres de prières à l'usage des fidèles de toutes les classes, que plus tard ils imprimèrent sous le titre d'Horæ et d'Officium, ou sous celui d'Heures et d'Office, et qui depuis longtemps formaient la principale branche de leur commerce ; mais voici la difficulté qui retarda quelque temps l'impression de ces sortes d'ouvrages. Les livres de prières dont on se servait alors étaient tous écrits sur vélin, décorés d'initiales peintes en or et en couleurs, et presque tous aussi enrichis de miniatures plus ou moins nombreuses et plus ou moins bien exécutées. Au calendrier, c'était des petits sujets délicatement peints, où figuraient les travaux, les occupations et les jeux analogues à chaque mois de l'année ; aux fêtes mobiles, au propre des saints et à l'office des morts, se trouvaient de plus grandes miniatures représentant des sujets tirés de l'Écriture sainte, ou relatifs au mystère que l'on célébrait, ou à la vie du saint qu'on invoquait ; on y voyait presque toujours figurer, par exemple, le Martyre de saint Jean l'évangéliste, la Salutation angélique, la Naissance de Jésus-Christ, la Vision des bergers, l'Adoration des mages, la Fuite en Égypte, le Massacre des innocents ordonné par Hérode, David et Betzabée, etc. On remarquait aussi dans une partie de ces manuscrits précieux des bordures plus ou moins variées, plus ou moins riches, qui en entouraient toutes les pages, et qui offraient ordinairement des fleurs, des oiseaux, des insectes et des arabesques gracieuses, où l'or se mariait habilement aux couleurs les plus vives. Ces riches volumes étaient avec raison considérés comme des bijoux de prix, et se transmettaient par succession dans les familles, de génération en génération. Accoutumé qu'on était alors à lire ses Heures dans des livres ainsi décorés, comment aurait-on pu accueillir de simples productions typographiques entièrement dépourvues de ces ornements devenus un accompagnement nécessaire de toute lecture pieuse ? Pour réussir dans ce genre de fabrication, il fallut donc emprunter le secours de la gravure sur bois qui commençait à se perfectionner, et reproduire autant que possible les dessins répandus dans les Heures manuscrites, et en décorer les imprimées. Si jusqu'ici les bibliographes n'ont pu tomber d'accord sur la véritable date du plus ancien livre d'Heures illustré qu'ait produit la presse, ils reconnaissent pourtant généralement que l’imprimeur Philippe Pigouchet et le libraire Simon Vostre furent les premiers à Paris qui surent allier avec succès la gravure à la typographie. Il est à croire que ces deux libraires avaient déjà pratiqué par eux-mêmes la taille sur bois, et qu'ils surent s'adjoindre des tailleurs assez habiles pour donner successivement à leurs petits bois le degré de perfection auquel ils les ont portés. C'est donc à des artistes anonymes de la fin du quinzième siècle, et non pas, comme l'a prétendu Papillon, à Mercure Jollat, venu trente ans plus tard, qu'il faut attribuer la principale part dans la gravure de ces Heures si remarquables par la beauté du vélin, la qualité de l'encre, et surtout par la variété des bordures, où, à des arabesques les plus agréables, à des sujets grotesques les plus singuliers, succèdent alternativement des chasses, des jeux, des sujets tirés de l’Écriture sainte, ou même de l'histoire profane et de la mythologie, et enfin ces Danses des morts, imitées de la Danse macabre des hommes et des femmes, qui était alors dans toute sa vogue, petites compositions dont on admire encore la piquante expression. Ces bordures, qui, ainsi qu'on peut en juger par les spécimens placés autour de ces pages, sont d'ailleurs plus remarquables pour le fini de la gravure que pour le dessin, se composaient de petits compartiments qui se divisaient, se changeaient, se réunissaient à volonté, selon l'étendue et le format du volume où elles devaient figurer ; en sorte que, tout en employant presque toujours les mêmes pièces, il était cependant si facile de donner aux différentes éditions qu’on publiait une apparence de variété, qu'à peine en trouve-t-on deux qui se reproduisent exactement page par page. Les grandes planches destinées à recevoir l’embellissement de la peinture sont en général moins terminées que les petites, mais on y reconnaît toujours un même faire. Laissons parler ici un bibliographe anglais, qui a consacré cent pages au moins du plus intéressant de ses ouvrages à décrire les anciennes Heures imprimées à Paris, et à en figurer, avec une exactitude scrupuleuse, les plus curieux ornements. Voici donc comme s’exprime T.-F. Dibdin, à la page 7 de la seconde journée de son Bibliographical Decameron: «Let us howerer… suppose that some spirited Collector, or a select committee of the Roxburghe Club, should unite their tastes and purses, to put forth, from the Shakespeare press, an octavo volume of prayers from the liturgy, decorated in a manner similar to what we observe in the devotional publications just alluded to – do you think the attempt would be successful? In other words, where are the ink and vellum which can match with what we see in the Missals of old? The doubtful success of such an experiment would render it extremely hazardous; even were it not attended with, what may be called, an immensity of expense. Welcome therefore, again, I exclaim, the rich and fanciful furniture which garnishes the texts of early printed books of devotion…. » « Ces impressions parisiennes, dont les étrangers sont les premiers à reconnaître toute la supériorité…». Philippe Pigouchet a non seulement imprimé presque toutes les Heures publiées par Simon Vostre de 1488 à 1502, ainsi que plusieurs autres Heures pour Pierre Regnault, libraire de Caen, et pour Guillaume Eustache, libraire de Paris, dont on trouvera plus bas l’article; mais avant d’avoir mis sa presse au service de ces trois libraires, il avait déjà publié sous son seul nom et pour son propre compte plusieurs livres d’Heures, dont l’Almanach, indiquant les dates de Pâques, commence à l’année 1488. Le nom de Simon Vostre, qui commence à paraître l’année 1488 au plus tard, ne se trouve plus après 1520. C’est dans ce genre de publication que Simon Vostre l’a emporté sur tous ses concurrents. Nous devons à son goût éclairé les charmantes bordures en arabesques qui décorent toutes ses Heures, et les jolies petites figures qu’offrent ces mêmes bordures. D’abord peu variées, mais déjà fort remarquables dans les éditions données par lui vers 1488, ces bordures présentaient dès lors une suite de petits sujets, qui, peu à peu se multiplièrent assez pour qu’il pût enfin se dispenser de répéter plusieurs fois de suite les mêmes planches, comme il avait été obligé de le faire dans l’origine, et même pour qu’il fût possible de les varier d’une édition à l’autre. Toutes ces suites sont ordinairement accompagnées d’un texte fort court, en latin, ou de quelques vers français d’une naïveté remarquable, et où se lisent des mots qu’on est fort surpris de trouver dans un livre de piété, des mots qu’on n’oserait plus imprimer en toutes lettres maintenant, même dans les ouvrages les plus mondains. Voilà peut-être ce qui contribue le plus à faire rechercher aujourd’hui ces singulières productions, et ce qui en augmentera le prix à mesure que nous nous éloignerons davantage de l’époque de leur publication. Les exemplaires les plus curieux, à notre avis, sont ceux qui renferment un plus grand nombre de ces pieux quatrains, et qui réunissent la plus grande partie des petites suites que nous venons de signaler. Pour le choix des épreuves, pour la variété des arabesques, pour la beauté du tirage, les éditions données vers 1498 l’emportent sur les dernières. C’est là un avantage que ne négligeront ni les artistes ni les amateurs d’anciennes gravures sur bois, et qu’ils trouveront surtout dans les exemplaires en grand format, que nous leur conseillons de choisir non enluminés. «Il est un fait certain, c'est que les Heures de Pigouchet, exécutées pour Simon Vostre ont fait de tout temps l'admiration des bibliophiles et des connaisseurs. Elles portent le cachet artistique de la vieille École française. Le dessinateur, dit J. Renouvier, est entré d'emblée dans le plan de l'iconographie gothique ; il place aux premières pages les représentations que le sculpteur mettait aux marches de l'église, sur les côtés du portail, et il ajoute de son gré des motifs plus familiers et plus gais, de petits sujets de mœurs dont la gentillesse nous touche d'autant plus que nous en voyons la tradition fidèlement observée par les campagnards et par les enfants. On n'a rien fait de semblable à l'étranger ; c'est de l’art français par excellence. En tournant ces feuillets, on se croirait transporté sous les nefs de nos vieilles cathédrales gothiques. On sent vibrer, dans ces images de la vie du Christ, des Sacrements, des Signes de la fin du Monde et de la Danse macabre, la foi naïve et robuste de nos pères. Outre les bordures dont nous avons présenté des échantillons, la plupart des livres d'heures exécutés pour Simon Vostre dans la seconde manière de Pigouchet, en contiennent d'autres figurant la Danse macabre des Hommes et des Femmes. Le cycle complet de la Danse des Morts se compose de soixante-six sujets ; trente scènes sont contenues dans dix bordures pour la Danse des Hommes, et trente-six scènes en douze bordures pour la Danse des Femmes. Ce sont les mêmes personnages qui figurent dans la Danse macabre de Guy Marchant. Le dessinateur dispose adroitement ses couples dans un petit espace. Il drape la Mort d'un bout de linge, lui donne pour instruments le pic et la pelle, plutôt que la faux qui tiendrait trop de place, et il la fait grimacer comme un singe en présence d'un partenaire merveilleusement signalé par son costume. C'est un vif dialogue, une mimique piquante qu'ont avec la Mort, le Bourgeois, l’Usurier, le Médecin, l'Enfant, la Reine, la Chambrière, la Mignote, la Femme de village, tous entraînés vers la danse finale.» (A. Claudin). Claudin (Histoire de l'imprimerie en France) consacre 20 pages et de nombreuses reproductions à cette édition que l’on peut considérer comme l’une des plus belles de l’imprimerie incunable d’Occident et qui constitue une date importante dans l'évolution de l'ornementation : «des personnages fantastiques accompagnent dans leur chevauchée des chimères de toutes sortes, le tout brochant sur une flore incomparable : telles sont ces bordures d'une exquise conception » Claudin 44. Superbe exemplaire imprimé sur peau de vélin de ce livre d’heures incunable si important dans l’histoire de l’imprimerie en France, entièrement rubriqué à l’or sur fond rouge et bleu alterné. La pureté de son tirage est telle qu'il entra dans la collection du grand amateur Georges Wendling avec ex-libris. En 2004, Pierre Berès décrivait et cataloguait 130 000 € les Heures de 1498 de Simon Vostre reliées au XIXe siècle. (Réf: Pierre Berès, 15-28 septembre 2004, n°2).
Les Presses Francaises , Etudes romantiques Malicorne sur Sarthe, 72, Pays de la Loire, France 1925 Book condition, Etat : Très Bon broché, sous couverture imprimée éditeur grise In-8 1 vol. - 127 pages
1ere édition, 1925 Contents, Chapitres : Les expériences de Saint-Simon - Les écrits de Saint-Simon : De la science à l'amour - L'intuition de Saint-Simon - Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon, né à Paris le 17 octobre 1760 et mort le 19 mai 1825, est un militaire, économiste et philosophe français, fondateur du saint-simonisme. Ses idées ont eu une postérité et une influence sur la plupart des philosophes du XIXe siècle. Il est le penseur de la société industrielle française, qui était en train de supplanter la société d'Ancien Régime. L'historien André Piettre le décrit par la formule : « le dernier des gentilhommes et le premier des socialistes ». Il est le cousin éloigné du duc de Saint-Simon, célèbre mémorialiste de la cour de Louis XIV et de la Régence. - La doctrine s'appuie sur la notion de réseau et de capacité. La relation entre les êtres humains dépend de la capacité du réseau à établir le lien. Elle procède par métaphore avec les réseaux organiques des êtres humains (réseau sanguin, système nerveux...), selon les idées en vogue en physiologie à cette époque. C'est Saint-Simon qui est à l'origine de la philosophie des réseaux selon Pierre Musso. Dès les années 1820, Saint-Simon voit dans le début de l'industrialisation le moteur du progrès social. Pragmatique, il prône un mode de gouvernement contrôlé par un conseil formé de savants, dartistes, dartisans et de chefs dentreprise et dominé par le secteur primaire qu'il convient de planifier pour créer des richesses et améliorer le niveau de vie de la classe ouvrière. Il est du devoir des industriels et des philanthropes d'uvrer à l'élévation matérielle et morale des prolétaires, au nom de la morale et des sentiments. L'appellation de Nouveau Christianisme repose sur des considérations morales, le culte et le dogme n'étant là que pour fixer l'attention des fidèles sur la morale qui est axée sur la fraternité et sur le progrès matériel et spirituel de l'espèce humaine. Le Nouveau Christianisme a pour but l'accroissement du bien-être général de la société et de participer à l'avènement du paradis sur terre. C'est pourquoi on peut parler de religiosité, à l'instar d'Olivier Pétré Grenouilleau. (source : Wikipedia) bel exemplaire, frais et propre, couverture impeccable, intérieur frais et propre, exemplaire non coupé
SIMON Honoré-Richard. Le Grand dictionnaire de la Bible. ou explication littérale et historique de tous les mots propres du Vieux et du Nouveau Testament ; avec la vie et les actions des principaux personnages, tirés de l'Écriture et de l'Histoire des Juifs ; celles des patriarches, juges, roys, et princes de cette nation, le tems de leur élévation sur le trône, de leur règne & de leur mort ; la vie des prophètes, et des souverains sacrificateurs, de puis la consécration d'Aaron, & de tous ceux qui lui ont succédé, jusqu'à l'entière ruine du Temple, & de la ville de Jérusalem ; la naissance, la vie, les miracles, et la mort de Jésus-Christ, le tems de la vocation de ses apôtres, et de ses disciples, l'année & le lieu de leur martyre, avec le jour de leur fête ; l'explication des noms des animaux purs et impurs, desquels il étoit défendu ou permis de manger, avec leurs bonnes, ou mauvaises qualités, & où ils se trouvent en plus grande abondance ; l'explication des douze pierres précieuses, qui étoient sur le rational du Grand Prêtre, & des deux qui étoient sur ses épaules ; les noms des fêtes et des solemnités des hébreux, et de leurs sacrifices ; celuy des provinces, régions, villes, et bourgs, montagnes, plaines, fleuves, & rivières les plus remarquables ; les noms dont on les appelle aujourd'huy, avec leurs degrez de longitude & de latitude, pour sçavoir où ils sont placés, & les trouver avec plus de facilité dans la carte ; le nom des poids et des mesures, leur capacité avec la valeur des monnoyes de ce tems-là, réduites à celuy d'à présent, & de plusieurs choses très difficiles, & très curieuses qui se rencontrent dans la Bible. Complet en deux volumes folio, 38x27, reliés basane époque, dos à nerfs, frottements et cuir râpés, corps des ouvrages sont solides, l'intérieur est bien frais; Tome 1. A-Ko (90-755 p.), Tome II.L-Z (746 p.) Illustrés par bandeaux historiés au début des lettres A et L, Bandeau allégorique au début de l'abrégé chronologique du tome 2, lettrines ornées, culs-de-lampe, vignettes. à Lyon, chez Jacques CERTE, rue Mercière, à la Trinité, 1740 Plus d'informations sur cet ouvrage : Honoré-Richard SIMON, curé de Sainte-Uze en Dauphiné, résigne son bénéfice pour raison de santé et vient s’installer à Lyon où il entreprend de rédiger un Dictionnaire de la Bible destiné à éclairer le public sur les personnages, les termes et les lieux cités dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Après un travail de rédaction de dix ans, le livre est publié pour la première fois à Lyon en 1693. Il reçoit un accueil favorable, ce qui encourage son auteur à mettre en chantier une seconde édition beaucoup plus complète qui paraît sous le titre légèrement modifié de Le grand dictionnaire de la Bible. Les décennies suivantes, l’ouvrage sera réédité à plusieurs reprises, en particulier dans une édition en deux volumes de 1740 : il s’agit de la version ici présentée. Ce dictionnaire sera surclassé plus tard par le Dictionnaire historique et critique de la Bible de dom CALMET qui reconnaîtra pourtant que le livre de SIMON lui a servi de source d’inspiration. Élaboré pour faciliter la lecture et la compréhension de la Bible, ce dictionnaire s’efforce de reconstituer en détail l’histoire et l’organisation sociale et sacerdotale des Hébreux. L’ouvrage présente de nombreuses chronologies et généalogies récapitulatives qui épargnent au lecteur de fastidieuses recherches dans le corps de l’ouvrage. À sa lecture nous découvrons que les Juifs ont été en relation avec de très nombreux peuples comme les Babyloniens, les Perses, les Égyptiens, les Romains, ou avec les multiples États du Proche-Orient. Le livre brosse un tableau de la tumultueuse histoire politique et culturelle de la région sous l’Antiquité. Dans les thèmes repris par l’auteur figurent la minéralogie, la zoologie et la botanique, l’auteur évoquant entre autres l’émeraude, « quatrième fondement des murs de la Jérusalem céleste », l’ibis, « oiseau immonde semblable à la cigogne », la grenouille, dont Dieu se servit « pour punir la dureté & l’opiniâtreté de Pharaon », ou encore le mulet, le renard et le coton. Tous les noms et les expressions cités dans la Bible sont soigneusement répertoriés par SIMON, même s’ils ne désignent qu’une simple colline, un modeste village ou des personnages insignifiants, comme ABGATHA, l’un des sept eunuques d’ASSUÉRUS, ou ÉLIHOREPH, obscur conseiller de SALOMON. L’auteur émaille son discours de références et de renvois qui aident à retrouver les citations dans le texte d’origine. Ponctuellement, l’auteur rentre également dans des explications étymologiques, en particulier à propos des termes hébraïques. À noter qu’il prend soin d’indiquer la latitude et la longitude des villes et des villages, pour que le lecteur puisse les situer sans difficulté sur une carte. Soucieux d’élargir la période chronologique afin de donner une vision plus complète de l’histoire des Hébreux et de la Terre sainte, SIMON se fonde sur les écrits de FLAVIUS JOSÈPHE pour traiter de la période allant des royaumes hellénistiques jusqu’à la chute de Massada en 74. Se lançant parfois dans des digressions, il n’hésite pas à reprendre des récits et des témoignages datant des croisades ou de l’époque ottomane. Certains personnages centraux, comme MOÏSE, DAVID, JOSEPH et, bien sûr, JÉSUS-CHRIST, ou des lieux emblématiques tels que JÉRUSALEM, donnent lieu à de longs exposés, parfois subdivisés en dissertations et en chapitres. L’édition présentée comprend une Introduction à l’histoire sainte d’une centaine de pages dans laquelle nous trouvons une chronologie basée sur le calendrier juif, des explications sur les monnaies, les poids et les mesures, les fêtes et l’organisation de la justice chez les Hébreux, et même une table récapitulative des chapitres à lire les dimanches et les jours fériés. Une chronologie de l’histoire sainte selon le calendrier chrétien, placée en fin du deuxième tome, permet de découvrir que l’histoire du monde est divisée en sept âges, le dernier débutant avec la naissance de Jésus pour s’achever au jour du jugement dernier. Du fait d’une quasi-homonymie, la biographie de l’auteur du Dictionnaire de la Bible est souvent éclipsée, dans les dictionnaires et les encyclopédies par son contemporain, l’oratorien Richard SIMON, avec lequel il peut être confondu. Ce dernier, exégète français, s’est rendu célèbre en son temps par ses polémiques avec Bossuet et les jansénistes de Port-Royal. Il est l’auteur d’une Histoire critique de la Bible qui a engendré des remous chez les protestants comme chez les catholiques. Si son dictionnaire a connu un certain retentissement, Honoré-Richard SIMON ne fera guère plus parler de lui après 1703, au point que l’on ignore la date de son décès. Il reste que son livre est toujours considéré comme un ouvrage fondateur dans l’exégèse moderne de la Bible en France.