Derrière le miroir No. 11 et 12. - Velde, Bram et Geer van. -
Reference : 52681AB
(1948)
Paris, Galerie Maeght, Editions Pierre à Feu, juin 1948. 38x28 cm. 16 p.n.ch., avec 2 lithographies originales de Geer Van Velde tirées chez Mourlot Frères.
Edition originale. - 2 lithographies originales de Geer Van Velde tirées chez Mourlot Frères (pour l'édition originale). 8 reproductions en noir et blanc de Geer van Velde et 8 de Bram Van Velde et une photographie en noir. - Vorderumschlag angerissen.
Paris, Galerie Maeght, Editions Pierre à Feu, juin., 1948, in-folio, (38x28 cm). 16 p.n.ch. avec 2 lithographies originales de Geer Van Velde tirées chez Mourlot Frères (pour l'édition originale). 8 reproductions en noir et blanc de Geer van Velde et 8 de Bram Van Velde et une photographie en noir. brochure originale illustrée. (Edition originale).
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Paris, Maeght éditeur, 1948. In-folio, 15 pp., en feuilles, couverture originale illustrée (couverture défraîchie, taches et froissements).
Numéro 11-12 de la célèbre revue Derrière le miroir consacré aux artistes néerlandais Bram et Geer van Velde. Il est illustré de 2 lithographies et de reproductions en noir. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
ROGGEN D. - A. DE SCHRYVER - R.A. D'HULST (editors) - H van de Velde - L. Speleers - F. van der Mueren - D. Roggen - F.M. Olbrechts - M. Libertus (authors). ::[ ] GHENDT UNIVERSITY (Art Department) - GENTSE BIJDRAGEN TOT DE KUNSTGESC:HIEDENIS :
Reference : 25436
"0. Antwerpen, De Sikkel, 1935, small in-4°, publisher's half cloth, 277 pp, a 80 b/w ills some in color. Yearbook on art history which contains several scholarly articles and longer essays. Most texts are in Dutch, some with a summary in French. H. van de Velde; Een nieuwe Klassificatie der ornamenten (12 pp). L. Speleers; Egyptische oudheidkunde en bepalingstekens in de Pyramidetexten. (ca. 60 pp). D. Roggen; several texts on Claus Sluter (ca. 90 pp). F.M. Olbrechts; Enkele Ethnographica uit Melanezia (ca. 30 pp). M. Libertus; Lucas Faydherbe 1617 - 1697 Beeldhouwer en Bouwmeester. (ca. 50 pp). (We can quote you also for a complete run of the first 22 volumes; 1934 -1972)."
H. Studer, Bruxelles. Non daté. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Mors fendus, Intérieur frais. 291 pages. Dessins et graphiques en noir et blanc hors texte en fin d'ouvrage. Couverture muette.. . . . Classification Dewey : 306.7-La sexualité
Edition belge autorisée avec 8 planches dans l'appendice. Texte intégral. Physiologie sexuelle. Classification Dewey : 306.7-La sexualité
2. Brussel, 1955, Koninklijke Academie, in-8°, 14 pp, stapled, orig.stiff wrapper, series Mededelingen van de Koninklijke Vlaamse Academie.Klasse der Wetenschappen. Jrg.XVII 1955 nr 7. Text in Dutch. Short bibliographical study on Matthioli and Lonicer.
Gent, Kon. Vlaamse Academie, 1966, in-8°, 378 pp, orig.wrapper, sewn, bibliography, index, (published by the Koninklijke Vlaamse Academie voor Taal-en Letterkunde, VIe Reeks nr. 97), ex-library, good unopened copy. (Philology, gothic language).
2. Brussel, 1951, Koninklijke Academie, in-8°, 24 pp. geniet. Mededeling van de Koninklijke Vlaamse Academie.
"2. Gent, J.Poelman, drukker des Bisdoms, s.d. (1834), in-4°, 12 pp, loose as issued, no wrapper. Pagination (130) - (138), last page blank.Text printed in two colums ; French-Dutch."
Antwerpen, Provinciaal Centrum Arenberg, 1997, in-4°, 124 pp, softcover.
Galerie Maeght, Paris : Éditions Pierre à feu: Derrière Le Miroir n°11, deuxième édition - Derrière le Miroir accompagnant l'exposition Bram VAN VELDE à la Galerie Maeght en 1948, au format 38 x 27,5 cm. 2 lithographies originales en noir de Geer van Velde. 16 reproductions en noir et blanc de Geer van Velde et Bram van Velde. Textes de Samuel Beckett "Peintres de l'empêchement" et de Jacques Kober. Propos de Bram van Velde " Paroles". Exposition de 21 peintures récentes des artistes. Très bon état
Galerie Maeght, Paris : Éditions Pierre à feu: Derrière Le Miroir n°1, deuxième édition - Le Noir est une Couleur - Premier numéro de la revue qui accompagne l'exposition à la Galerie Maeght en 1946, au format 38 x 27,5 cm. Textes originaux en français de KOBER, MATISSE, ROUAULT et MARCHAND. 8 pages incluant 6 illustrations de Geer van Velde. Très bon état
Les Editions de Minuit | Paris 1966 | 14.50 x 19.50 cm | broché
Edition originale, un des 100 exemplaires hors commerce numérotés sur B.F.K. de Rives, seuls grands papiers avec 512 autres B.F.K. de Rives. Précieux envoi autographe daté d'Avril 1966 et signé de Samuel Beckett à son ami le peintre Geer (Van Velde) et à sa femme Lise. Agréable exemplaire. « Que dire de ces plans qui glissent, ces contours qui vibrent, ces corps comme taillés dans la brume, ces équilibres qu'un rien doit rompre, qui se rompent, et se reforment à mesure qu'on regarde ? Comment parler de ces couleurs qui respirent, qui halètent ? de cette stase grouillante ? de ce monde sans poids, sans force, sans ombre ? Ici tout bouge, nage, fuit, revient, se défait, se refait. Tout cesse, sans cesse. On dirait l'insurrection des molécules, l'intérieur d'une pierre un millième de seconde avant qu'elle ne se désagrège. C'est ça la littérature. » (La Peinture des van Velde ou Le monde et le pantalon, in Cahiers d'Art n°11-12, Paris 1945) Beckett ne parle pas ici, malgré les apparences, de son uvre littéraire mais de la peinture de Geer Van Velde, ajoutant quelques lignes plus loin: «[Bram] Van Velde peint l'étendue. G[eer] Van Velde peint la succession.» Cet éloge, publié à l'occasion de la double exposition des Van Velde, Geer chez Maeght et Bram à la galerie Mai, est le premier texte d'importance sur ces peintres alors à peu près inconnus du public: «On ne fait que commencer à déconner sur les frères VanVelde. J'ouvre la série. C'est un honneur.» Il est aussi le premier texte critique écrit directement en français par un jeune écrivain irlandais qui n'a encore jamais publié en France. Ainsi, le premier et plus important écrit sur l'art de Beckett, composé à l'aube de sa carrière littéraire, instaure, dès l'origine, une relation fondamentale entre son uvre en gestation et la peinture de ses amis: «Aussi a-t-on souvent lu ce texte en creux, ou en miroir, comme une des rares désignations de la poétique (à venir) de Beckett par lui-même, une sorte de programme anamorphique d'écriture» (Un pantalon cousu de fil blanc: Beckett et l'épreuve critiquepar Pierre Vilar) Véritable déclaration d'intention du dramaturge, ce texte fondamental - dont Beckett confesse dès l'introduction la valeur introspective: «avec les mots on ne fait que se raconter» - inaugure la période créatrice la plus fructueuse de l'écrivain. En effet, à l'instar d'Apollinaire et de Cendrars, Beckett puise dans les problématiques artistiques de ses contemporains le ferment de son écriture à venir par «la mise en cause la plus profonde des présupposés narratifs, figuratifs ou poétiques.» (Pascale Casanova inBeckett l'abstracteur) L'influence majeure de la peinture moderne sur la structure - ou déstructuration - narrative du théâtre et des romans de Beckett sera révélée et analysée par de nombreux penseurs, dont Gilles Deleuze, Julia Kristeva ou Maurice Blanchot. C'est justement à partir de la peinture des Van Velde, de Geer, puis de Bram, que Beckett formalise cette volonté de traduire la question picturale en dramaturgie. Ainsi refuse-t-il les décors de Nicolas de Staël pourEn attendant Godotcar: «Il faut que le décor sorte du texte, sans y ajouter. Quant à la commodité visuelle du spectateur, je la mets là où tu penses. Crois-tu vraiment qu'on puisse écouter devant un décor de Bram, ou voir autre chose que lui?» (Lettre à Georges Duthuit, 1952). Lorsqu'il rencontre Geer en 1937, «Beckett traverse une crise existentielle majeure, il vient de remodeler son premier romanMurphy, refusé par un grand nombre d'éditeurs, il sombre dans l'alcoolisme, quitte l'Irlande et s'installe définitivement à Paris» (Le Pictural dans l'uvre de Beckett,Lassaad Jamoussi). Il revient d'un long voyage artistique en Allemagne où il s'est imprégné d'uvres classiques et d'art contemporain - c'est lors de ce voyage qu'il découvre lesDeux hommes contemplant la lunede Caspar David Friedrich, à l'origine deEn attendant Godot. L'art est alors au cur de sa réf
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Les Editions de Minuit | Paris 1969 | 14.50 x 19.50 cm | broché
Edition originale, un des 100 exemplaires hors commerce numérotés sur B.F.K. de Rives, seuls grands papiers avec 642 autres B.F.K. de Rives. Précieux envoi autographe daté de Janvier 1970 et signé de Samuel Beckett à son ami le peintre Geer (Van Velde) et à sa femme Lise. Agréable exemplaire. « Que dire de ces plans qui glissent, ces contours qui vibrent, ces corps comme taillés dans la brume, ces équilibres qu'un rien doit rompre, qui se rompent, et se reforment à mesure qu'on regarde ? Comment parler de ces couleurs qui respirent, qui halètent ? de cette stase grouillante ? de ce monde sans poids, sans force, sans ombre ? Ici tout bouge, nage, fuit, revient, se défait, se refait. Tout cesse, sans cesse. On dirait l'insurrection des molécules, l'intérieur d'une pierre un millième de seconde avant qu'elle ne se désagrège. C'est ça la littérature. » (La Peinture des van Velde ou Le monde et le pantalon, in Cahiers d'Art n°11-12, Paris 1945) Beckett ne parle pas ici, malgré les apparences, de son uvre littéraire mais de la peinture de Geer Van Velde, ajoutant quelques lignes plus loin: «[Bram] Van Velde peint l'étendue. G[eer] Van Velde peint la succession.» Cet éloge, publié à l'occasion de la double exposition des Van Velde, Geer chez Maeght et Bram à la galerie Mai, est le premier texte d'importance sur ces peintres alors à peu près inconnus du public: «On ne fait que commencer à déconner sur les frères VanVelde. J'ouvre la série. C'est un honneur.» Il est aussi le premier texte critique écrit directement en français par un jeune écrivain irlandais qui n'a encore jamais publié en France. Ainsi, le premier et plus important écrit sur l'art de Beckett, composé à l'aube de sa carrière littéraire, instaure, dès l'origine, une relation fondamentale entre son uvre en gestation et la peinture de ses amis: «Aussi a-t-on souvent lu ce texte en creux, ou en miroir, comme une des rares désignations de la poétique (à venir) de Beckett par lui-même, une sorte de programme anamorphique d'écriture» (Un pantalon cousu de fil blanc: Beckett et l'épreuve critiquepar Pierre Vilar) Véritable déclaration d'intention du dramaturge, ce texte fondamental - dont Beckett confesse dès l'introduction la valeur introspective: «avec les mots on ne fait que se raconter» - inaugure la période créatrice la plus fructueuse de l'écrivain. En effet, à l'instar d'Apollinaire et de Cendrars, Beckett puise dans les problématiques artistiques de ses contemporains le ferment de son écriture à venir par «la mise en cause la plus profonde des présupposés narratifs, figuratifs ou poétiques.» (Pascale Casanova inBeckett l'abstracteur) L'influence majeure de la peinture moderne sur la structure - ou déstructuration - narrative du théâtre et des romans de Beckett sera révélée et analysée par de nombreux penseurs, dont Gilles Deleuze, Julia Kristeva ou Maurice Blanchot. C'est justement à partir de la peinture des Van Velde, de Geer, puis de Bram, que Beckett formalise cette volonté de traduire la question picturale en dramaturgie. Ainsi refuse-t-il les décors de Nicolas de Staël pourEn attendant Godotcar: «Il faut que le décor sorte du texte, sans y ajouter. Quant à la commodité visuelle du spectateur, je la mets là où tu penses. Crois-tu vraiment qu'on puisse écouter devant un décor de Bram, ou voir autre chose que lui?» (Lettre à Georges Duthuit, 1952). Lorsqu'il rencontre Geer en 1937, «Beckett traverse une crise existentielle majeure, il vient de remodeler son premier romanMurphy, refusé par un grand nombre d'éditeurs, il sombre dans l'alcoolisme, quitte l'Irlande et s'installe définitivement à Paris» (Le Pictural dans l'uvre de Beckett,Lassaad Jamoussi). Il revient d'un long voyage artistique en Allemagne où il s'est imprégné d'uvres classiques et d'art contemporain - c'est lors de ce voyage qu'il découvre lesDeux hommes contemplant la lunede Caspar David Friedrich, à l'origine deEn attendant Godot. L'art est alors au cur de sa
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Les Editions de Minuit | Paris 1966 | 14.50 x 19.50 cm | broché
Edition originale, un des 100 exemplaires hors commerce numérotés sur B.F.K. de Rives, seuls grands papiers avec 662 autres B.F.K. de Rives. Précieux envoi autographe daté d'Octobre 1966 et signé de Samuel Beckett à son ami le peintre Geer (Van Velde) et à sa femme Lise. Bel exemplaire. « Que dire de ces plans qui glissent, ces contours qui vibrent, ces corps comme taillés dans la brume, ces équilibres qu'un rien doit rompre, qui se rompent, et se reforment à mesure qu'on regarde ? Comment parler de ces couleurs qui respirent, qui halètent ? de cette stase grouillante ? de ce monde sans poids, sans force, sans ombre ? Ici tout bouge, nage, fuit, revient, se défait, se refait. Tout cesse, sans cesse. On dirait l'insurrection des molécules, l'intérieur d'une pierre un millième de seconde avant qu'elle ne se désagrège. C'est ça la littérature. » (La Peinture des van Velde ou Le monde et le pantalon, in Cahiers d'Art n°11-12, Paris 1945) Beckett ne parle pas ici, malgré les apparences, de son uvre littéraire mais de la peinture de Geer Van Velde, ajoutant quelques lignes plus loin: «[Bram] Van Velde peint l'étendue. G[eer] Van Velde peint la succession.» Cet éloge, publié à l'occasion de la double exposition des Van Velde, Geer chez Maeght et Bram à la galerie Mai, est le premier texte d'importance sur ces peintres alors à peu près inconnus du public: «On ne fait que commencer à déconner sur les frères VanVelde. J'ouvre la série. C'est un honneur.» Il est aussi le premier texte critique écrit directement en français par un jeune écrivain irlandais qui n'a encore jamais publié en France. Ainsi, le premier et plus important écrit sur l'art de Beckett, composé à l'aube de sa carrière littéraire, instaure, dès l'origine, une relation fondamentale entre son uvre en gestation et la peinture de ses amis: «Aussi a-t-on souvent lu ce texte en creux, ou en miroir, comme une des rares désignations de la poétique (à venir) de Beckett par lui-même, une sorte de programme anamorphique d'écriture» (Un pantalon cousu de fil blanc: Beckett et l'épreuve critiquepar Pierre Vilar) Véritable déclaration d'intention du dramaturge, ce texte fondamental - dont Beckett confesse dès l'introduction la valeur introspective: «avec les mots on ne fait que se raconter» - inaugure la période créatrice la plus fructueuse de l'écrivain. En effet, à l'instar d'Apollinaire et de Cendrars, Beckett puise dans les problématiques artistiques de ses contemporains le ferment de son écriture à venir par «la mise en cause la plus profonde des présupposés narratifs, figuratifs ou poétiques.» (Pascale Casanova inBeckett l'abstracteur) L'influence majeure de la peinture moderne sur la structure - ou déstructuration - narrative du théâtre et des romans de Beckett sera révélée et analysée par de nombreux penseurs, dont Gilles Deleuze, Julia Kristeva ou Maurice Blanchot. C'est justement à partir de la peinture des Van Velde, de Geer, puis de Bram, que Beckett formalise cette volonté de traduire la question picturale en dramaturgie. Ainsi refuse-t-il les décors de Nicolas de Staël pourEn attendant Godotcar: «Il faut que le décor sorte du texte, sans y ajouter. Quant à la commodité visuelle du spectateur, je la mets là où tu penses. Crois-tu vraiment qu'on puisse écouter devant un décor de Bram, ou voir autre chose que lui?» (Lettre à Georges Duthuit, 1952). Lorsqu'il rencontre Geer en 1937, «Beckett traverse une crise existentielle majeure, il vient de remodeler son premier romanMurphy, refusé par un grand nombre d'éditeurs, il sombre dans l'alcoolisme, quitte l'Irlande et s'installe définitivement à Paris» (Le Pictural dans l'uvre de Beckett,Lassaad Jamoussi). Il revient d'un long voyage artistique en Allemagne où il s'est imprégné d'uvres classiques et d'art contemporain - c'est lors de ce voyage qu'il découvre lesDeux hommes contemplant la lunede Caspar David Friedrich, à l'origine deEn attendant Godot. L'art est alors au cur de sa réflexi
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Les Editions de Minuit | Paris 1972 | 14.50 x 19.50 cm | broché
Edition originale de la traduction française établie par l'auteur, un des 50 exemplaires hors commerce numérotés sur vélin d'Arches, seuls grands papiers avec 292 autres vélin d'Arches. Précieux envoi autographe daté de Décembre 1972 et signé de Samuel Beckett à son ami le peintre Geer (Van Velde) et à sa femme Lise. Dos et plats marginalement insolés. « Que dire de ces plans qui glissent, ces contours qui vibrent, ces corps comme taillés dans la brume, ces équilibres qu'un rien doit rompre, qui se rompent, et se reforment à mesure qu'on regarde ? Comment parler de ces couleurs qui respirent, qui halètent ? de cette stase grouillante ? de ce monde sans poids, sans force, sans ombre ? Ici tout bouge, nage, fuit, revient, se défait, se refait. Tout cesse, sans cesse. On dirait l'insurrection des molécules, l'intérieur d'une pierre un millième de seconde avant qu'elle ne se désagrège. C'est ça la littérature. » (La Peinture des van Velde ou Le monde et le pantalon, in Cahiers d'Art n°11-12, Paris 1945) Beckett ne parle pas ici, malgré les apparences, de son uvre littéraire mais de la peinture de Geer Van Velde, ajoutant quelques lignes plus loin: «[Bram] Van Velde peint l'étendue. G[eer] Van Velde peint la succession.» Cet éloge, publié à l'occasion de la double exposition des Van Velde, Geer chez Maeght et Bram à la galerie Mai, est le premier texte d'importance sur ces peintres alors à peu près inconnus du public: «On ne fait que commencer à déconner sur les frères VanVelde. J'ouvre la série. C'est un honneur.» Il est aussi le premier texte critique écrit directement en français par un jeune écrivain irlandais qui n'a encore jamais publié en France. Ainsi, le premier et plus important écrit sur l'art de Beckett, composé à l'aube de sa carrière littéraire, instaure, dès l'origine, une relation fondamentale entre son uvre en gestation et la peinture de ses amis: «Aussi a-t-on souvent lu ce texte en creux, ou en miroir, comme une des rares désignations de la poétique (à venir) de Beckett par lui-même, une sorte de programme anamorphique d'écriture» (Un pantalon cousu de fil blanc: Beckett et l'épreuve critiquepar Pierre Vilar) Véritable déclaration d'intention du dramaturge, ce texte fondamental - dont Beckett confesse dès l'introduction la valeur introspective: «avec les mots on ne fait que se raconter» - inaugure la période créatrice la plus fructueuse de l'écrivain. En effet, à l'instar d'Apollinaire et de Cendrars, Beckett puise dans les problématiques artistiques de ses contemporains le ferment de son écriture à venir par «la mise en cause la plus profonde des présupposés narratifs, figuratifs ou poétiques.» (Pascale Casanova inBeckett l'abstracteur) L'influence majeure de la peinture moderne sur la structure - ou déstructuration - narrative du théâtre et des romans de Beckett sera révélée et analysée par de nombreux penseurs, dont Gilles Deleuze, Julia Kristeva ou Maurice Blanchot. C'est justement à partir de la peinture des Van Velde, de Geer, puis de Bram, que Beckett formalise cette volonté de traduire la question picturale en dramaturgie. Ainsi refuse-t-il les décors de Nicolas de Staël pourEn attendant Godotcar: «Il faut que le décor sorte du texte, sans y ajouter. Quant à la commodité visuelle du spectateur, je la mets là où tu penses. Crois-tu vraiment qu'on puisse écouter devant un décor de Bram, ou voir autre chose que lui?» (Lettre à Georges Duthuit, 1952). Lorsqu'il rencontre Geer en 1937, «Beckett traverse une crise existentielle majeure, il vient de remodeler son premier romanMurphy, refusé par un grand nombre d'éditeurs, il sombre dans l'alcoolisme, quitte l'Irlande et s'installe définitivement à Paris» (Le Pictural dans l'uvre de Beckett,Lassaad Jamoussi). Il revient d'un long voyage artistique en Allemagne où il s'est imprégné d'uvres classiques et d'art contemporain - c'est lors de ce voyage qu'il découvre lesDeux hommes contemplant la lunede Caspar David Friedrich, à l'
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[Bram VAN VELDE, Geer VAN VELDE] - Bram VAN VELDE, Geer VAN VELDE - Samuel Beckett, Jacques Kober.
Reference : 790
(1948)
Paris, Maeght éditeur, 1948. In-folio (380 x 280 mm) en feuilles, 8 pages. 2 lithographies originales en noir de Geer van Velde. 16 reproductions en noir et blanc de Geer van Velde et Bram van Velde. Textes de Samuel Beckett "Peintres de l'empêchement" et de Jacques Kober. Propos de Bram van Veldes " Paroles". Exposition de 21 peintures récentes des artistes. Edition originale et 1er tirage des lithographies
Très rare exemplaire de premier tirage. Imprimerie Union. Très bon état.
[van Velde] - Artistes Multiples. Bram VAN VELDE, Geer VAN VELDE
Reference : 280
(1948)
Paris, Maeght éditeur, 1948. In-folio (380 x 280 mm) en feuilles, 8 pages. 2 lithographies originales en noir de Geer van Velde. 16 reproductions en noir et blanc de Geer van Velde et Bram van Velde. Textes de Samuel Beckett "Peintres de l'empêchement" et de Jacques Kober. Propos de Bram van Veldes " Paroles". Exposition de 21 peintures récentes des artistes.
Réimpression (2ème édition). Très bel exemplaire. Très rare.
Genève Galerie Krugier & Cie - Collection "Suites" n°1 1962 In-4 En feuilles Ed. originale
6 LITHOGRAPHIES ORIGINALES de Bram VAN VELDE dont 3 en couleurs - une en couverture. Notice biographique et liste des 38 oeuvres exposées. Ce catalogue est le premier de la série "Suites". Bon exemplaire 0
Paris, Maeght éditeur, 1952. In-folio (380 x 280 mm) en feuilles, 8 pages. 2 LITHOGRAPHIES ORIGINALES EN COULEURS. Texte de G. Duthuit "Bram van Velde ou aux Colonnes d'Hercule. Première exposition personnelle de Bram VAN VELDE à la Galerie Maeght. Édition originale très rare.
Exemplaire parfait de la première édition, la seule avec les lithographies originales de Bram van Velde.
Galerie Maeght - Editions Pierre à Feu Paris 1948 Numéro 11-12 de 1948, de cette revue in-folio ( 380 X 280 mm ), en feuilles sous couverture illustrée en couleurs. 2 lithographies originales de Geer van VELDE. 8 reproductions en noir et blanc de Geer VAN VELDE et 8 de Bram VAN VELDE. Textes de S. Beckett "Peintres de l'empèchement" et de J. Kober "Autant parler du silence". Propos de Bram VAN VELDE "Paroles". Edition originale et premier tirage. Bel exemplaire.
[Bram van Velde] - BRAM VAN VELDE - Pierre Alechinsky, Daniel Abadie
Reference : 715
(1980)
Paris, Maeght éditeur, 1980. In-folio (380 x 280 mm) en feuilles, 32 pages. 2 LITHOGRAPHIES ORIGINALES EN COULEURS EN DOUBLE PAGE et 1 lithographie en couleurs en couverture. 7 reproductions en couleurs. Texte de Pierre Alechinsky "Bram van Velde, le maître" et Daniel Abadie. Exposition VAN VELDE à la Galerie Maeght : 15 peintures de 1940 à 1979. Edition originale.
Exemplaire en très bon état.
VAN DE VELDE Fernand - [ ] Familie PELECYN - PILLECYN - De PELECIJN - De PELLECYN - De PILLECYN - PELLECINE - PILISY - PELLISSIER :
Reference : 48364
2. [I] Sint-Niklaas, private uitgave F. Van de Velde, 1978, formaat DIN A4 , éénzijdig bedrukte bladen in offset, 76 bladen, gelijmd , met originele omslag. [II] Sint-Niklaas, private uitgave F. Van de Velde, 1979, formaat DIN A4 , éénzijdig bedrukte bladen in offset, 178 bladen, gelijmd , met originele omslag. (omslag geplastificeerd). [III] Michelbeke , private uitgave F. Van de Velde, 1983, formaat DIN A4, éénzijdig bedrukte bladen in offset, ca. 180 bladen. Gelijmd en gebonden in een halve band in imitiatie-leder, titel in goud op de rug. Twee uitvoerige familie-geschiedenissen van de Peleceyns in al hun schrijfwijzen. [IV] Waasmunster, private uitgave F. Van de Velde, 2004, formaat DIN A4, éénzijdig bedrukte bladen in offset, 227 bladen, gelijmd en gebonden , voorplat is in transparante kunststof. Vier uitvoerige familie-geschiedenissen van de Peleceyns in al hun schrijfwijzen. Zeldzaam geheel. BOEKDEEL III MOMENTEEL NIET BESCHIKBAAR.
Paris Maeght 1980 Grand In-4 En feuilles, couv. illustrée Edition originale
3 LITHOGRAPHIES originales en couleurs de Bram Van Velde : 1 en couverture et 2 sur double page. Textes de Pierre Alechinsky et Daniel Abadie. 6 illustrations en couleurs. Parfait état 0