Tout Corneille : l'édition Wolfgang d'Amsterdam. Un des plus beaux exemplaires connus : celui d'Henri Bordes, relié par Lortic. [Amsterdam], Suivant la Copie imprimée à Paris, [Abraham Wolfgang], 1664-1678. 10 vol. (75 x 134 mm) de 1 portrait, 9 frontispices et 61 figures. Maroquin rouge, dos à nerfs ornés de caissons dorés, titre, tomaisons et dates dorés, au centre des plats médaillon ovale cerclé de petits fers et entrelacs dorés, encadré d'un double jeu de filets dorés, doublures de maroquin bleu, roulette et filets dorés encadrant une large dentelle dorée, fleurons d'angle, double garde peignée, tranches dorées sur marbrure (reliure signée de Pierre-Marcellin Lortic). Le théâtre complet de Pierre Corneille et Thomas Corneille : L’Illusion comique, Rodogune, Le Cid, Cinna ou Polyeucte... Exemplaire de choix, aux bonnes dates, sans exception (de 1664 à 1678) aux pedigrees impeccables : Pierre-Marcellin Lortic, Henri Bordes et Jules Lemaître. Cette édition est précisément décrite par Picot dans sa Bibliographie cornélienne, sous le n° 381. Elle est célèbre et contient d’admirables gravures, illustrant la totalité du théâtre des deux frères. Après les cinq premiers volumes de Pierre Corneille, l’éditeur poursuit jusqu’en 1678, avec les Tragédies et Comédies de son frère Thomas.
Un des plus beaux exemplaires connus de cette « charmante édition exécutée à Amsterdam par Abraham Wolfgang, et justement recherchée, sinon pour le texte lui-même, du moins pour la beauté de l’impression et du papier et pour l’élégance des figures. Cette édition a l’avantage de donner, non pas un choix, mais la suite complète des pièces de Corneille. Elle est devenue depuis quelques années, dit M. Brunet, un objet d’une très grande importance auprès des bibliomanes français, et il est fort difficile d’en trouver des exemplaires complets. » (Picot, 381). Assertion confirmée par Willems : « Cette collection est difficile à réunir. Les exemplaires qui ne laissent rien à désirer pour les dates des pièces et la grandeur des marges se paient fort cher. » C’est le cas de cet exemplaire, en exceptionnelle condition et d’une grande hauteur de marges (134 mm). Toutes les pièces, figures, titres généraux et frontispices sont bien présents, ainsi qu’une grande partie des feuillets blancs qui séparent parfois les pièces. Il est bien complet de l’avis de l’imprimeur au lecteur et du portrait au tome 1, souvent manquants. Les 5 volumes du Théâtre de Pierre Corneille portent tous la marque d’Abraham Wolfgang, signée « Quarendo » et dite au « Renard guettant sa proie » : Partie I : portrait de Corneille, sans nom de graveur ; frontispice gravé représentant le buste de Corneille couronné par deux ‘Renommées’, avec ce titre : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 5 f. pour l’« Avis de l’Im- primeur au Lecteur » (avis signé A. W.) et la table des pièces de Pierre Corneille et de Thomas Corneille ; 74 p. pour le « Discours du Poëme dramatique » et les « Examens ». Suivent les huit pièces (de Mélite à l’Illusion comique), chacune, précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie II : frontispice gravé représentant deux ‘Amours’, dont l’un déploie un voile sur lequel on lit : « Le Théâtre de P. Corneille », et l’autre gravant des armes sur une pierre ; 1 f. pour le titre, 92 p. contenant le « Discours de la Tragédie » et les « Examens ». Suivent les 7 pièces (du Cid à la Suite du Menteur), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie III : frontispice gravé, représentant la ‘Vérité’ debout sur une sphère entourée de rois orientaux tenant une écharpe sur laquelle on lit : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 1 f. pour le titre ; 68 p. pour le « Discours des trois Unitez » et les trois « Examens ». Suivent les 7 pièces (de Rodogune à Œdipe), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie IV : frontispice gravé ; 1 f. pour le titre ; 4 f. pour l’« Avertissement » pour Sertorius. Suivent les 4 pièces (de Sertorius à Othon) chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie V : frontispice gravé. Suivent 5 pièces (de Agesilas à Surena) chacune précédée d’une figure, d'un avis « Au lecteur » et d’un titre, avec une pagination distincte. Ces 5 volumes sont complétés par les œuvres de son frère, Thomas Corneille : Partie I : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (des Engagemens du hazard au Berger extravagant). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie II : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Le Geolier de soy mesme à Darius). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie III : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Stilicon à Pyrrhus, roy d’Epire) dont les 4 premières seulement sont mentionnées, les 2 dernières Pyrrhus, roy d’Epire et Persée... sont ici bien présentes, les titres ayant été ajoutés anciennement à l’encre dans la liste. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie IV : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Antiochus à La Mort d’Annibal. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie V : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Ariane au Comte d’Essex), mais chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines un « Argument », une note pour la « Décoration du prologue » et un avis « Au lecteur ». Élu au fauteuil 14 à l’Académie française, en 1647, Pierre Corneille en était le doyen lorsqu’il mourut en octobre 1684. Tous les membres de l’Académie s’en émurent et proposèrent à son frère, affligé, de pourvoir au siège vacant. Il y sera élu à l’unanimité le 2 janvier 1685 ; Thomas ne pouvant décemment faire l’éloge de son frère qu’il remplace, ce fut Racine qui s’en chargea en même temps qu’il recevait Thomas et cela reste l’unique exemple de deux discours, d’hommage et de réception, par le même académicien dans l’histoire de l’institution. Voltaire dit du frère cadet, qu’exception faite de Racine il était le seul de son temps qui fût digne d’être le premier au-dessous de son frère. C’était un homme qui aurait une grande réputation s’il n’avait point eu de frère ». Bon grammairien, Thomas Corneille écrivit un Dictionnaire des arts et des sciences et un Dictionnaire universel géographique et historique. À l’Académie, il recevra Fontenelle le 5 mai 1691. Exceptionnelle réunion des œuvres des deux frères, en parfaite condition. L’exemplaire a été établi avec un soin délicat et attentionné par Pierre-Marcellin Lortic, puis vendu à Henri Bordes. Né à Saint-Gaudens le 4 avril 1822, le Gascon Pierre-Marcellin Lortic, dit « le Frondeur », arrive à Paris à la fin des années 1830 et intègre comme ouvrier l’atelier de Pierre-Paul Gruel : le jeune homme se distingue par un fort caractère et des conceptions personnelles qu’il affirme haut et fort et, alors qu’il n’a que vingt-deux ans, s’installe en 1844 au 199 rue Saint-Honoré, adresse qui sera la sienne jusqu’à son déménagement au 1 rue de la Monnaie, vers 1860. « Les reliures de Pierre-Marcellin Lortic se distinguent par le poli de leur maroquin, leur fermeté, leur légèreté, la finesse de leurs cartons et leurs nerfs très pincés et la subtilité de leur dorure, même si ’Le Frondeur’ n’est pas doreur et qu’il confie ses travaux aux plus grands spécialistes de l’époque, notamment Wampflug et Maillard [...] Au-delà de son perfectionnisme et de la maîtrise incontestable dont il fera preuve, il va révolutionner cet art industriel qu’est la reliure, que ce soit au niveau de la relation avec le bibliophile, de l’approche commerciale, développant une conception très personnelle de son art et n’apprécie que modérément la critique et le conseil des bibliophiles. De là naîtra peut-être sa principale innovation commerciale : ne plus attendre le client, acquérir lui-même des ouvrages, les relier à son goût et les proposer directement à la vente dans un atelier qui devient également, par le fait, une librairie. Le concept est révolutionnaire, à une époque où la reliure de luxe procède de la commande d’un particulier qui apporte ensuite son ouvrage chez le relieur, avec ses indications. Il vaudra à Lortic les critiques des libraires et des amateurs, mais démontre que le relieur avait une très bonne connaissance du livre et des goûts de l’époque, si ce n’est bibliographique » (Hugues Ouvrard, in Portrait de Pierre-Marcellin Lortic, en ligne). Son goût sûr le pousse d’ailleurs vers des ouvrages d’exception ou des raretés bibliographiques qu’il établit avec grand soin et dont il ne se dessaisit que pour les vendre aux grands bibliophiles de son époque qui sont ses clients : Ambroise Firmin- Didot (qui possédait 504 reliures signées de lui) l’architecte Joseph Lesoufaché, le duc d’Aumale, l’architecte Hippolyte Destailleurs, l’armateur bordelais Henri Bordes, le duc de Parme, le duc de Rivoli, Edmond de Goncourt, Auguste Poulet-Malassis, Charles Asselineau, Théodore de Banville et bien sûr Charles Baudelaire, qui confia à Lortic la reliure de huit exemplaires de l’édition originale des Fleurs du mal. Depuis 1876, Lortic collait dans le coin gauche du premier contreplat de ses reliures une étiquette représentant huit livres empilés indiquant les multiples prix qu’il obtient à Londres (en 1851, il n’a alors que vingt-neuf ans), Paris (1855 et 1878), Vienne (1873) et Philadelphie (1876). Il est, en 1878, le premier relieur fait chevalier de la Légion d’honneur et modifie alors son ex-libris en y ajoutant cette décoration. Ce Corneille porte cette marque, ce qui permet de dater la reliure de ces années-là. Il met fin à ses activités professionnelles en 1884 ; ses fils reprendront la suite. Notre exemplaire contient cet ex-libris à chaque volume, en plus de son fer, au centre du premier contreplat, qui est sa signature. Des bibliothèques Pierre-Marcellin Lortic (ex-libris, troisième version de 1878), Henri Bordes (ex-libris et vente, 1911) ; Jules Lemaître (ex-libris et vente, 1917). Picot, Bibliographie cornélienne, 381 (cite un exemplaire en maroquin rouge doublé de maroquin bleu, de la collection Benzon, mais c’est probablement un autre exemplaire) ; Willems, p. 466.
Paris, Les Libraires Entre Les Lignes, 2006 1 vol. (210 x 120 mm) de 20 pp. Broché. Edition originale. Un des 16 exemplaires sur Ingres Butten bleu-vert paraphés par l'auteur (n° 10).
« La pénurie du monde fracasse. » Thomas Baignères inscrivait ces cinq mots au début de son journal en novembre 2002. Celles et ceux qui, sans pouvoir pourtant se l'expliquer, comprendront instantanément et intimement cet aphorisme, trouveront ici bien d'autres de ces mystérieux assemblages de mots qui génèrent ce profond sentiment de connivence ou, comme l'écrivait Rainer Maria Rilke, ce « court élan de joie intérieure » qui est, somme toute, le prix de la vie... Que Thomas ait, en s'adressant à moi dès son plus jeune âge, fait systématiquement précéder mon patronyme de « mon ami » a peut-être influençé ma première lecture. Sans doute. Mais d'autres lecteurs, plus impartiaux, ont également vu dans ces lignes un vrai talent, celui d'être investi du don de la langue. Sans qu'il s'agisse de la simpliste logique du "montreur de phénomènes" pour laquelle le seul rapport inhabituel entre certains paramètres se suffit à lui-même, il me faut préciser que l'auteur de ces pages a aujourd'hui treize ans. Il ne nous reste qu'à espérer que Thomas n'ait pas encore tout dit et qu'il continue à se sentir « absorbé vers un autre style de vie où le sens n'a plus de raison d'être véritable » comme il le notait un an après avoir commencé à écrire... CAV
Paris, Les Libraires Entre Les Lignes, 2006. 1 vol. (210 x 122 mm) de 20 pp. Broché. Edition originale. Un des 16 exemplaires (n° 13) sur Ingres Butten bleu-vert (2e papier).
« La pénurie du monde fracasse. » Thomas Baignères inscrivait ces cinq mots au début de son journal en novembre 2002. Celles et ceux qui, sans pouvoir pourtant se l'expliquer, comprendront instantanément et intimement cet aphorisme, trouveront ici bien d'autres de ces mystérieux assemblages de mots qui génèrent ce profond sentiment de connivence ou, comme l'écrivait Rainer Maria Rilke, ce « court élan de joie intérieure » qui est, somme toute, le prix de la vie... Que Thomas ait, en s'adressant à moi dès son plus jeune âge, fait systématiquement précéder mon patronyme de « mon ami » a peut-être influençé ma première lecture. Sans doute. Mais d'autres lecteurs, plus impartiaux, ont également vu dans ces lignes un vrai talent, celui d'être investi du don de la langue. Sans qu'il s'agisse de la simpliste logique du "montreur de phénomènes" pour laquelle le seul rapport inhabituel entre certains paramètres se suffit à lui-même, il me faut préciser que l'auteur de ces pages a aujourd'hui treize ans [2006]. Il ne nous reste qu'à espérer que Thomas n'ait pas encore tout dit et qu'il continue à se sentir « absorbé vers un autre style de vie où le sens n'a plus de raison d'être véritable » comme il le notait un an après avoir commencé à écrire... Tache sur la couverture recto.
Paris, Les Libraires Entre Les Lignes, 2006 210 x 120 mm, 20 pp. Broché. Edition originale. Un des 152 exemplaires sur odéon paraphés par l'auteur (3e papier), marqué exemplaire de passe.
« La pénurie du monde fracasse. » Thomas Baignères inscrivait ces cinq mots au début de son journal en novembre 2002. Celles et ceux qui, sans pouvoir pourtant se l'expliquer, comprendront instantanément et intimement cet aphorisme, trouveront ici bien d'autres de ces mystérieux assemblages de mots qui génèrent ce profond sentiment de connivence ou, comme l'écrivait Rainer Maria Rilke, ce « court élan de joie intérieure » qui est, somme toute, le prix de la vie... Que Thomas ait, en s'adressant à moi dès son plus jeune âge, fait systématiquement précéder mon patronyme de « mon ami » a peut-être influençé ma première lecture. Sans doute. Mais d'autres lecteurs, plus impartiaux, ont également vu dans ces lignes un vrai talent, celui d'être investi du don de la langue. Sans qu'il s'agisse de la simpliste logique du "montreur de phénomènes" pour laquelle le seul rapport inhabituel entre certains paramètres se suffit à lui-même, il me faut préciser que l'auteur de ces pages a aujourd'hui treize ans. Il ne nous reste qu'à espérer que Thomas n'ait pas encore tout dit et qu'il continue à se sentir « absorbé vers un autre style de vie où le sens n'a plus de raison d'être véritable » comme il le notait un an après avoir commencé à écrire... CAV
Exemplaire de Georges Pompidou, signé par Thomas Mann.Un des 60 exemplaires de tête. Paris, Éditions Flinker, (30 septembre) 1948. 1 vol. (145 x 230 mm) de 219 p. Broché, non coupé, sous chemise et étui (Gauché). Edition originale de la traduction française par Pierre Jundt. Un des 60 premiers exemplaires sur vergé (n° 9). 31539 Il est signé par Thomas Mann.
Entre 1940 et 1945, exilé aux États-Unis, Thomas Mann adresse 56 messages radiophoniques mensuels en allemand, diffusés par l'Office of War Information : des allocutions qui visent à éveiller la conscience du peuple allemand face aux atrocités nazies. Dans des formules incisives, Mann qualifie le régime nazi de « système abominable, fondé sur le mensonge, la rapine et l'assassinat », et décrit Hitler comme « un misérable charlatan de l'histoire ». L'on retrouve ici la plume qui s'en était pris depuis 1933 à Hitler. Sa propre préface, écrite à mi-parcours (1942) et présente en tête de l'édition, laissait entendre ses doutes : « Appeler un peuple à la révolte, ce n'est pas encore croire du fond du coeur qu'il en soit capable ». Dès 1946, ces textes sont traduits en français par Pierre Jundt, professeur agrégé d'allemand et connu pour ses traductions d'oeuvres théologiques et littéraires, afin d'être publiées par les Éditions Flinker, tout juste créés en 1947 par Martin Flinker (1895-1986), libraire et critique littéraire d'origine autrichienne qui avait fuit Vienne en 1938 avec son fils Karl. Outre son activité éditoriale, Martin Flinker a également publié plusieurs essais d'écrivains tels que Paul Celan, Joseph Breitbach, Robert Musil et Joseph Roth, contribuant ainsi à la promotion de la culture germanique en France. Son fils poursuivra l'héritage familial en fondant une galerie d'art à Paris, la Galerie Karl Flinker, qui a exposé des artistes majeurs tels que Kandinsky, Klee et Kupka. L'ouvrage est précédé d'une introduction critique d'Edmond Vermeil, résistant et compagnon du général de Gaulle à Londres, spécialiste de l'histoire et de la civilisation allemandes à la Sorbonne. De la bibliothèque de Georges Pompidou, avec ex-libris.
Thomas Elvire (1827-1910), pianiste, épouse du compositeur Ambroise Thomas.
Reference : 003013
P.A.S., sd [ce lundi], 2p in-12 (17 lignes). Carte de félicitations, en son nom et celui d'Ambroise Thomas, adressée au neveu dont la femme vient d'accoucher.
[Capucins de Honfleur, Normandie] Saint Thomas d'Aquin, Sancti Thomae Aquinatis doctoris angelici [.] Opuscula Omnia. Nec non opusculum de eruditione principis nuper impressum, atque etiam Opusculum de Ente & Essentia. Editio ultima aucta et emendata. Paris, Guillelmum Pelé [Guillaume Pelé], 1634. In-folio, [20]-899-[1bl]-38-[1]p (nombreuses erreurs de pagination). Douzième édition imprimée de ces commentaires de Saint Thomas d'Aquin sur les ouvrages de Boèce, De Hebdomadibus et De Trinitate, depuis la première vers 1485. Elle reprendre la même présentation sur deux colonnes que l'édition de Venise en 1498. On notera que pour être bien complète, elle doit avoir le petit opusule de 38p à la fin. Il s'agit de la seconde édition française après celle publiée à Lyon en 1562. Intéressante provenance : couvent des Capucins de Honfleur, avec les mentions sur le titre : « Por Conventu ff Capucin honneflursus 1634 » et « ex dono dni Dherbigny Consiliaris regis a Consiliis Interiori et aerarii ». Le couvent avait été fondé peu d'années plus tôt, en 1614, et bénéficiait de la générosité de la population locale, comme le montre le don de François Lambert d'Herbigny (1591-1652), originaire de Pont L'Evêque (à quelques kilomètres). Ces mentions manuscrites sont très certainement de la main de d'Herbigny. Cette famille d'Herbigny donnera , en plus des conseillers du roi, un intendant, Henri-François (1655-1704), son petit-fils, et un écrivain, Henri (1710-1784), son arrière-petit-fils. Le couvent disparu en 1791 et la bibliothèque sera donc, au moins en partie, dans le diocèse puisque le volume porte un cachet du grand séminaire de Caen. L'envoi, strictement d'époque de l'édition, est très intéressant. Pleine basane, dos à nerfs sans décor mis à part la pièce de titre maroquin, tranches mouchetées. Reliure bien défraichie avec manques et épidermures, reliure un peu lâche au niveau des charnières intérieures, un feuillet avec déchirure (145-146) datant de l'impression. Edition rare.
Antoine-Léonard Thomas (1734-1785), poète, écrivain, membre de l'Académie française.
Reference : 014224
Antoine-Léonard Thomas (1734-1785), poète, écrivain, membre de l'Académie française. L.A., sd [ce mardi, février 1784], 1p in-8. Au poète et écrivain Jean-François Ducis (1733-1816) pour lui envoyer des billets [d'invitation] pour la séance de l'Académie du 26 février 1784 lors de laquelle furent reçus par Condorcet : Choiseul-Gouffier (1752-1817) en remplacement de d'Alembert ; Jean-Sylvain Bailly (1736-1793) en remplacement du comte de Tressan : « Je vous envoie, mon cher ami, vos huit billets que je n'ai que depuis hier au soir. Notre assemblée publique est fixée au 26 du mois, c'est le premier jeudi de carême. Ainsi vous avez encore du temps devant vous, car il me semble par votre lettre que vous imaginiez que c'était jeudi prochain. Ce temps affreux, mon cher ami, n'est point favorable aux spectacles ; et c'est un malheur pour vous d'avoir été joué dans une pareille saison. L'air, la neige, et le vent disposent eux-même des succès ; mais le succès véritable est l'estime, et celui-là ne peut vous manquer. Joignez-y encore l'amitié la plus tendre, de tous ceux qui ont le bonheur de vous connaître et votre lot ne vous paraitra point mauvais. Adieu mon cher ami, je vous embrasse de tout mon coeur ». Nous avons pu dater cette lettre car Thomas indique le « 26 du mois, premier jeudi de carême » en écrivant à Ducis qui est déjà « l'un des quarante », donc entre 1778 et 1785. La seule date correspondant est donc le 26 février 1784. Très beau document. [231-2]
[Collectif dont] Nicolas de Bonneville, Louis-Sébastien Mercier, Thomas Paine, Jean-Philippe Garran, Jean-Henri Bancal des Issarts, Joseph-Antoine Cerutti,
Reference : 010436
[Collectif dont] Nicolas de Bonneville, Louis-Sébastien Mercier, Thomas Paine, Jean-Philippe Garran, Jean-Henri Bancal des Issarts, Joseph-Antoine Cerutti, La Chronique du mois ou les cahiers patriotiques. Paris, Imprimerie du Cercle Social, l'an premier de la république [1792]. In-8, 72-52p. Quatorzième numéro de cette revue qui en comptera vingt-et-un. Il contient des textes de Bonneville, Thomas Paine, Garran, etc. Le volume est complet du supplément par Henry Bancal. Une gravure représentant Cerutti suit le titre. Cerutti est mort quelques mois plus tôt. En cahiers, couvertures imprimée bleue, liés par un fil, non rogné. Tampon ex-libris armorié de la famille Mandon (Auvergne). Bel exemplaire, rare.[III]
1910 Bourges, Imprimerie Régionale Foucher, 1910, brochure grand in-8°, couverture gris pale imprimée en noir; 38pp. 2 illustrations photographiques (1 dans le texte et 1 hors texte) et buste de Michel de Bourges en frontispice. Discours de M. Plaisant, Premier Président de la Cour d'Appel, de Thomas, Bâtonnier de l'Ordre des Avocats et de Henri Brisson président de la Chambre des Députés.
Très petite insolation à la couverture, très bon exemplaire.(CH1/CH1)
1847 Tours , Mame et Cie, 1847; in-8, pleine basane violine glacée de l'époque, grande plaque à froid et dorée de motifs géométriques ornant les 2 plats ( décor de Haarhaus), dos à nerfs, caissons de triples filets dorés, titre doré, filet doré sur les coupes, tranches marbrée de brun ; ( 4)pp. ( faux-titre et titre), 416pp. et un frontispice, un titre-frontispice et 2 figures hors texte gravés par Rouargue d'après Charpentier.
Inscriptions manuscrites de l' époque au verso du faux-titre ( ex-dono de M. Weyer à Alfr. Labordère). Quelques piqûres, jaunissures à 4 feuillets, reliure légèrement frottée aux coupes, coins, coiffes et charnières, couleur du dos un peu passée. Bon exemplaire dans une reliure décorée d'une plaque de Haarhaus.( GrDD2)
Paris, Regnard, 1766; in-8°, broché, couverture factice de papier marbré noir et rose, titre manuscrit sur étiquette blanche au 1er plat; 62pp.Titre un peu poussiéreux en marge supérieure; exemplaire non rogné, broché vers 1830.
L'étiquette manuscrite au 1er plat porte " Eloge de Louis Dauphine de France, Père de Louis XVI par Thomas 1766". (GrES)
Marie Romain Thomas dit Lhéritier (1807-1885), acteur, dessinateur.
Reference : 017143
Marie Romain Thomas dit Lhéritier (1807-1885), acteur, dessinateur. Photographie originale CDV dédicacée, sd (ca.1880?). « À mon ami Cain G. Lhéritier ». Le destinataire est probablement le peintre Georges Cain (1856-1919). Aucune mention de photographe, probablement disparue suite à un collage/décollage. [401]
Pierre-Thomas Levassor dit Levassor (1808-1870), acteur. L.A.S., sd [lundi 8], 1p in-8. Au compositeur Henri Potier (1816-1878). Il invite le couple Potier à dîner le soir, avec M. et Mme Cussy. Il s'agit très certainement des parents de Mme Potier. Tenue : « toilette de joie simple !. ». [402]
Pierre-Thomas Levassor dit Levassor (1808-1870), acteur. L.A.S., 13 avril, 2p in-12. Il signale à son correspondant qu'un examen d'admission au conservatoire a lieu jeudi si son fils souhaite toujours y entrer. [402]
Pierre-Thomas Levassor dit Levassor (1808-1870), acteur. L.A.S., Bruxelles, 12 septembre 1848, 1p in-8. Lettre faisant suite à une conversation intime de la veille qui l'a dérangé. [402]
Pierre-Thomas Levassor dit Levassor (1808-1870), acteur. L.A.S., 26 novembre 1853, 1p in-8. Pour un problème de note à payer pour Lefebvre, mentionnant Dorval. [402]
Pierre-Thomas Levassor dit Levassor (1808-1870), acteur. L.A.S., Paris, 5 septembre 1857, 1P 1/2 in-8. Court billet de Levassor à Coulon pour demander qu'on lui envoie une pièce à Reims où il se rend. Suivi d'une lettre dudit Coulon à cet ami faisant suivre l'information. Papier très fin. [402]
Thomas a Kempis, De Imitatione Christi. Romae, Jacobi Mascardi, 1616. In-12, [12]-352-[19]p. Nouvelle édition d'un des textes catholiques les plus importants, celui-ci mentionnant sur son titre Giovanni Gersen comme auteur (« Venerabilis viri, Ionnis Gessen, abbatis ord. s. Benedicti »). Il n'est pas étonnant de trouver le nom de ce moine italien sur une édition italienne, même si son existence parait douteuse. Provenance : Nicolai Albertini Asculan (XVIIe ?), ex-libris à l'encre sur une garde ; Paul Franchette (1893-1955), architecte des monuments historiques, ex-libris sur le contreplat. Plein parchemin d'époque, titre à l'encre, petit manque en pied de dos et en bordure du plat supérieur, rousseurs éparses, mouillure ancienne assez claire. Edition peu commune.
Thomas-Simon Gueullette (1683-1766), écrivain, juriste, collectionneur, bibliophile.
Reference : 015059
Thomas-Simon Gueullette (1683-1766), écrivain, juriste, collectionneur, bibliophile. L.A.S., 31 juillet 1759, 1p in-8. A propos d'une affaire : « Monsieur et cher confrère, Le mémoire de Mr Lenoir se monte sans y comprendre le droit de mémoire en 156 art. n'y votre assistance n'y la mienne à 360 livres 11 sols que je vous serai obligé de me faire rendre. ». La fin est assez difficile à déchiffrer. Il s'agit probablement de Jean-Charles-Pierre Lenoir (1732-1807), alors lieutenant-criminel au Châtelet, futur lieutenant-général de police. [368]
[Lycée des Arts] Edouard-Thomas Simon (1740-1818), médecin, bibliothécaire.
Reference : 015210
[Lycée des Arts] Edouard-Thomas Simon (1740-1818), médecin, bibliothécaire. P.A.S., 12 floréal an 9 [2 mai 1801], 1/2p in-4. Compte-rendu de la « séance de la classe des Belles-lettres du 12 floréal an 9 ». « Le C[itoyen] Sobry préside pour l'absence de la C[itoye]nne Pipelet. Le C Simon fait les fonctions de secrétaire. Le C. Laroche lit une fable ayant pour titre La linotte et le Bouvreuil. Le C. Hochwitz donne à la classe des éclaircissements sur un ouvrage qu'il a publié sous le nom de Poligraphie. La séance est levée à 9 heures. E-T Simon, secr ». Les personnages cités sont donc Jean-François Sobry (1743-1820), Constance de Théis dite madame Pipelet (1767-1845) et Zalkind Hourwitz (1751-1812). Nous n'avons pas trouvé qui était ce Laroche. Sympathique document. [374]
Thomas Mirow (1953-), homme politique allemand, assistant du président Willy Brandt (1913-1992).
Reference : 013935
Thomas Mirow (1953-), homme politique allemand, assistant du président Willy Brandt (1913-1992). L.S., Bonn, 10 janvier 1978, 1p in-4. A l'homme politique Léo Hamon (1908-1993), en anglais. Intéressant courrier autour de la préparation d'une rencontre entre arabes et juifs, en Israel, prévue pour fin janvier 1978 mais qui doit être repoussée. Mirow signale avoir eu des réponses positives et encourageantes et que ce délai permettra de préparer plus minutieusement cette rencontre. Willy Brandt avait beaucoup fait pour tenter de sauver la paix en Palestine et organisé une rencontre à Bonn. [317]
[Saint Jean d'Angély, Charente maritime] Jarry, dénonciateur local & François-Siméon Bézard (1760-1849), homme politique, député qui fut suppléant de Thomas Paine.
Reference : 012322
[Saint Jean d'Angély, Charente maritime] Jarry, dénonciateur local & François-Siméon Bézard (1760-1849), homme politique, député qui fut suppléant de Thomas Paine. Saint Jean d'Angély, 10 pluviose an 4 [30 janvier 1796], 1p in-4. Lettre de dénonciation des « jeunes gens riches » qui achètent aux « chirurgiens de l'hôpital des congés de réforme et de maladies ». Toute l'ambiance de la révolution dans ce petit document ! La lettre, sans destinataire précis, est adressé à « Citoyens représentants ». En haut se trouve une note autographe de Bézard : « Renvoyé au Directoire Exécutif le 27 pluviôse l'an 4. Bézard ». Soit le 16 février 1796. [106-2]
GALERIE CONTEMPORAINE. MUSICIENS COMPOSITEURS: Charles GOUNOD - Ambroise THOMAS.
Reference : 11238
(1875)
1875 Paris, sans date (fin XIXème) ; 2 livraisons in-folio de 2 feuillets de texte chacune ( texte sur 2 colonnes), illustré de fac-similé d'autographes et de partition et pour chacun une photographie tirée en photoglyptie par Goupil et Cie sur papier mince monté sur un carton d'environ 35 x 26,5 cm.
Charles Gounod, né à Paris le 17 juin 1818; cliché par Mulnier de 24 x 19cm. Texte de Oscar Comettant ( sous couverture de livraison n°5, avec quelques rousseurs et accrocs, quelques rousseurs au texte, photographie en très bon état). Ambroise Thomas, né à Metz le 5 aout 1811; cliche de Adam Salomon de 23 x 18,4 cm. Texte de Oscar Comettant (sous couverture de livraison n°5, avec quelques déchirures et petits manques marginaux accrocs, texte et photographie en très bon état).( Gar-D)