Le très rare atlas céleste de Corbinianus Thomas qui comporte un traité d’astronomie et une explication sur l’usage des globes en astronomie. Leipzig & Nuremberg, 1730. Petit in-4 oblong de (1) f. de titre, 212 pp. et 83 planches hors texte. Manquent probablement le frontispice gravé et/ou un table dép. Feuillet de titre monté avec manque de papier et d’un peu de texte dans la partie supérieure. Cachet sur le feuillet de titre et dans la marge. Qq. ff. abîmés dans les marges. Qq. Tâches et mouillures. 20 planches avec dessins ajoutés dans l’image à l’encre ou au crayon. Demi-vélin souple postérieur à coins, plats de papier cartonné bleu, titre au dos. 195 x 156 mm.
Le très rare atlas céleste de Corbinianus Thomas qui comporte un traité d’astronomie et une explication sur l’usage des globes en astronomie. Poggend. II, 1096 u. ; Honeyman 2975; Not in Houzeau/L. Une autre version de cet ouvrage parut simultanément sous le titre de Mercurii Philosophici firmamentum firmianum descriptionem et usum globi artificialis coelestis. On connaît peu de choses à propos de Corbinianus Thomas, moine bénédictin et professeur de mathématique à Salzbourg, mais son atlas fait partie des trésors méconnus de la cartographie céleste. Il est composé de gravures représentant individuellement les constellations, aussi charmantes les unes que les autres. La planche d’Andromède est la plus réussie, grâce à son drap baroque répondant aux différentes teintes du rocher composant le décor. Certaines autres figures des constellations sont aussi peu communes. Thomas fut l’un des premiers cartographes célèstes à dédier une planche séparée à Camelopardalis, une constellation qui apparut pour la première fois sur les globes vers 1600, mais qui habituellement apparaissait aux côtés de Cepheus ou Cassiopeia. Il fut également le premier cartographe à offrir une planche individuelle à certaines des constellations du ud, tells que Indus et Pavo qui étaient habituellement représentées en tant que petites parties des planches dédiées au planisphère centré sur le pole sud célèste. Comme on peut le voir sur la planche d’Andromède à droite, Thomas a utilize un système de nomenclature intéressant : les lettres grecques de Bayer, la numération romaine pour la magnitude, et la numération arabe en référence à un catalogue d’étoiles. Ce système provient des larges globes de Coronelli, tout comme de nombreuses figures de Thomas. Thomas inventa une constellation, la constellation de Corona Firminia en honneur à son mécène, l’archevêque de Salzbourg. Elle ne figure ainsi que dans l’atlas du moine bénédictin Thomas Corbinianus où elle remplace tout bonnement la Couronne boréale. Le présent ouvrage est illustré de 83 gravures sur cuivre à pleine page présentant les constellations, les hémisphères, ou des figures plus techniques consacrées à l’usage des globes en astronomie. Précieux exemplaire de ce rare atlas céleste, dont l’ensemble des 83 planches a été entièrement colorié à la main à l’époque dans des tons particulièrement vifs. Nos recherches ne nous ont permis de localiser que 2 exemplaires de ce très rare atlas céleste dans l’ensemble des Institutions mondiales : Bibliothèque d’Etat de Berlin et Bibliothèque de l’Université d’Eichstätt.
Première édition citée par Brunet des Œuvres en latin de Thomas More conservée dans son vélin de l'époque. Louvain, Jean Bogard, 1566.In-folio de 6 ff. préliminaires et 136 feuillets. Vélin ivoire rigide. Reliure de l'époque. 280 x 183 mm.
Première édition citée par Brunet des Œuvres en latin de Thomas More, parue simultanément en 1565 et 1566 chez deux éditeurs différents Bogardus et Zangrius. Adams m 1751; Belgica Typographica 4525; Gibson (More) 76a. Elle présente en édition originale Historia Regis Richard Tertii qui n’avait pas encore été publiée. Contrairement à ce qu’annonce Brunet (III, 1892) cette édition contient bien l’Utopie, les Epigrammata, les Ecrits contre Luther et l'Expositio Passionis Domini. Cette édition complète l'édition des œuvres en anglais parue 9 ans plus tôt à Londres. Il faudra attendre l'édition de Francfort de 1689 pour trouver une édition aussi complète. Cette édition constitue la plus importante collection des Œuvres latines de Thomas More du XVIe siècle. Imprimée en caractères italiques pour les Epigrammata et en caractères romains pour les autres textes, elle est ornée d'une vignette de titre et de nombreuses initiales historiées. Grand ami d'Erasme, érudit, philanthrope, Thomas More participa pleinement au renouveau de la pensée qui caractérise pleinement l'époque de la Renaissance ainsi qu'à l'humanisme dont il fut le plus illustre représentant anglais. « Le supplice de Morus fut un sujet d'universels regrets pour ceux mêmes qui avaient été en opposition avec l’ancien ministre tant il y avait en ce grand homme de bienveillance et de bonté». Erasme. Très séduisant exemplaire de parfaite fraîcheur conservé dans son beau vélin de l’époque. Il porte un commentaire manuscrit d'un érudit de l'époque à l'encre sur la page de garde.
S.l., 1668, (1) ff bl, frontispice gravé, titre, (10), 360 pp, (2) ff bl. Petit in-12 en veau blond de l'époque, dos orné de fleurons, coiffe supérieure absente, tranches dorées. Quelques défauts : manques en coiffe supérieure, le dos a été verni.
Edition originale française. Cet ouvrage de Thomas Brown (1605-1682) avait déjà été publié en latin à Londres en 1642. Tour à tour sceptique et naïf, Sir Thomas Brown est avant tout un platonicien ; le monde selon lui n'est qu'une image, une ombre de la réalité. Cette considération l'amène à pratiquer une tolérance quasi-totale, et si par instant la religion lui apporte secours et apaisement, il recours à ses bienfaits, si par contre celle-ci ne peut répondre à ses angoisses ou ses questionnements, il en appelle alors à la raison. Son livre ressemble dans une certaine mesure à une flânerie philosophique. Utilisant volontiers les associations d'idées, il explore tous les possibles qui s'offrent à son esprit. C'est pourquoi Geoffrey Keynes, dans sa bibliographie de Sir Thomas Brown publiée en 1924, qualifie l'écriture ce dernier de propos universel. Cet ouvrage, mis à l'Index par Rome et condamné au feu, figure dans le Printing and the Mind of Man sous le numéro 131.Un livre interdit et détruit, de la plus insigne rareté, dont on serait bien en peine de trouver des exemplaires passés en vente dans les dix dernières années.
Les Chefs-d’œuvre de Pierre et Thomas Corneille reliés en maroquin olive de l’époque aux armes de Béatrix de Choiseul-Stainville, duchesse de Gramont, sœur du duc de Choiseul, ministre des affaires étrangères de Louis XV. Oxford, s.n., 1760.3 volumes in-12 de: I/ (4) ff. et 384 pp.; II/ (2) ff. et 382 pp., (1) f.; III/ (2) ff. et 557 pp. Pte. restauration et pte. mouillure dans l’angle inférieur du faux-titre du tome 1 sans atteinte au texte. Reliés en maroquin olive, triple filet doré encadrant les plats, armes frappées or au centre, dos lisses richement ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l’époque. 160 x 96 mm.
Jolie édition des «chefs-d’œuvre» de Pierre et Thomas Corneille. Elle contient Le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, La Mort de Pompée, Rodogune, Heraclius et Othon de Pierre Corneille et Ariane, Le Comte d’Essex, Le Menteur, Le Baron d’Albikrac, Le Festin de Pierre, La Comtesse d’orgueil et L’Inconnu de Thomas Corneille. Précieux exemplaire spécialement relié en maroquin olive de l’époque aux armes de Béatrix de Choiseul-Stainville (1730-1794), duchesse de Gramont, sœur du duc de Choiseul, ministre des affaires étrangères de Louis XV. «Elle exerça par son courage et son énergie viriles une très grande influence sur son frère le ministre duc de Choiseul. Elle épousa le 16 août 1759 Antoine-Antonin, duc de Gramont, pair de France, gouverneur de la Navarre et du Béarn, dont elle fut la seconde femme. Elle mourut sur l’échafaud le 17 avril 1794. La duchesse de Gramont avait rassemblé une bibliothèque considérable reliée en maroquin rouge ou vert.» (Olivier, pl. 2160). «Les livres de la duchesse de Gramont se recommandent surtout par la qualité exceptionnelle du maroquin dont la couleur a résisté à l’action incisive du temps. Le soin avec lequel a été exécuté le ‘corps de l’ouvrage’ justifie l’empressement dont ils sont l’objet de la part des bibliophiles et les prix quelquefois élevés qu’ils obtiennent dans les ventes publiques». (E. Quentin-Bauchart, Les Femmes Bibliophiles de France, II, pp. 108-110). Les éditions de nos grands classiques conservées dans des reliures armoriées d’une provenance si prestigieuse sont fort rares.
Précieuse réunion de trois rares éditions originales reliées en vélin souple de l’époque. Leyde, in officina Raphelengiana, 1613. - [Avec]: II/ Rous, Francis. Archaeologiae Atticae libri tres. Three bookes of the Attick Antiquities. Containing The description of the Citties glory, government, division of the People, and Townes within the Athenian Territories, their Religion, Superstition, Sacrifices,… Oxford, Printed by Leonard Lichfield for Edward Forrest, 1637. - [Avec]: III/ Crinesius, Christoph. Babel Sive Discursus de confusion linguarum, tum orientalium: Hebraicae, Chaldicae, Syriacae, Scripturae Samariticae, Arabicae, Persiae, Aethiopicae: tum Occidentalium, nempe, Graecae, Latinae, Italicae, Gallicae, Hispanicae,… Nuremberg, Simon Halbmayer, 1629. Soit 3 ouvrages relies en 1 volume in-4 de : I/ (4) ff., 192 pp., (2) ff. d’errata; II/ (4) ff., 149 pp.; III/ (6) ff., 144 pp., (2) ff. Vélin souple de l’époque, mention «Arabic grammar» inscrite à l’encre sur le plat supérieur, dos lisse. Reliure de l’époque. 186 x 147 mm.
I/ «Première édition de cette grammaire arabe, la première méthode raisonnée composée par un Européen, la grammaire de Kirsten publiée en 1608 n’étant qu’une traduction de l’Al-djarumia, du moins quant à la syntaxe. – Le passage arabe transcrit en lettres hébraïques et en lettres syriaques (page 13) n’a pas été reproduit dans les éditions suivantes». (Bibliothèque de Monsieur le Baron Sylvestre de Sacy, n°2762). ESTC S116252 ; Madan, I, p.202 ; STC 21350 ; Schnurrer, 49 ; Brunet, II, 1050; Zenker I, 168; Fuck 59 ff. First edition of the Arab Grammar by Thomas Erpenius (1584-1624), "the first native European to achieve true greatness in Arabic" (Toomer, Eastern Wisdom and Learning, 1996), published in the year he was appointed Professor of Oriental Languages at Leiden. «Pendant deux siècles, la Grammaire d’Erpenius fut le livre de base dans l’étude de l’arabe, rééditée sans changement substantiel, mais augmentée de toutes sortes de morceaux choisis. » (Mélanges de l’Université Saint-Joseph) Dès l’âge de dix ans, Thomas van Erpe (1584-1624) s'adonna à l'étude des langues orientales à Leyde. Célèbre orientaliste hollandais de son temps, il publia de nombreuses grammaires orientales et fut titulaire de la chaire d'arabe et de langues orientales de l'université de Leyde de 1613 à 1624. On créa même une chaire d'hébreu en sa faveur. Courtisé par les grandes places d'Europe, il ne quitta jamais Leyde. La Grammatica contient des fables et des sagesses traduites en latin, avec le texte arabe. "Nous lui devons une grammaire pour l'enseignement et la connaissance de l'arabe que l'on peut considérer comme la première utilisable en Europe" (Josée Balagna, L'Imprimerie arabe en Occident, Paris, Maisonneuve, 1984, p. 53). "First edition of the first scientific Arabic Grammar written by a European scholar". Smitskamp 68b This work introduced generations of Europeans to the rudiments of Arabic grammar. II/ Edition originale. STC 21350; Madan 18. Francis Rous entered Broadgates Hall Oxford in 1593 at the young age of 12, afterwards studying at Leyden and the Middle Temple (1601). In 1626 he was elected to Parliament for Truro, where he served for many years. He was an Independent and a member of Cromwell's Council of State (1653), and a much despised as the provost of Eton College during the Interregnum (1643). Rous's translation of the Psalms went through many editions. III/ Rare édition originale. “Crinesius (1584-1629) whose biography is rehearsed in the preface was born in 1584 in Bohemia, the son of a cleric and schoolmaster of the same name and his mother Anna Günther. Educated first in his father’s school, in 1603 he went to Jena and then Wittemberg, and graduated in philosophy in 1607. He then devoted himself to theology and linguistic studies. He married in 1615 Regina Dörffliner, a widow with children. In 1624 he was forced to migrate to Nuremberg, where he taught and ministered. He died around five in the morning on 28 August 1629. In this work Crinesius, who was the author of several works on Syriac grammar and texts, treats Hebrew as the first or origin of languages, a not uncommon belief, and then goes on to discuss the languages which are cognate with Hebrew or have some validity in the establishment of the scriptural text. He passes on to Samaritan, a chapter on Hebrew vocalization and from this we pass to the other languages stemming from Hebrew – Chaldacan, Syriac, Arabic and Ethiopic, with Persian also discussed. Crinesius tells us he is still a novice in Arabic, but is studying the grammars of Petrus Kirsten of Breslau and Erpenius. From Crinesius we learn also of a complete interlinear Latin translation of the Qu’ran together with marginal refutations of Muhammadan doctrine, which now ‘needs nothing except a printer, properly trained in the setting of Arabic’… Unexpectedly there is an interesting account of the pronunciation of French pp. 88-101 with shorter paragraphs on Italian and Spanish, and again the Lord’s Prayer is given. The penultimate chapter is a discussion of the divine name and its forms, and the last chapter is a series of eight scriptural linguistic ‘praxeis’, each one devoted to a different language… The work includes several sets of liminary verses, including one in Hebrew by Daniel Schwenter, Syriac, Greek and one in Arabic by Zechendorff. This is engraved (not printed) together with some in Samaritan characters by the engraver Herreman, and dated 3 October 1628. This work, like all the various works on Syriac of Crinesius, is not common”. (Maggs Bros, Further Books from the Library of The Earls of Macclesfield, 2012, n°58). Précieuse réunion de trois rares éditions originales reliées en vélin souple de l’époque.
Paris, Jean Du Puis, 1663. 1 vol. In- 4 de (6)-632-(24) pp., veau granité brun, dos orné à nerfs, titre frappé or, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Édition originale de la traduction française du diplomate hollandais Abraham de Wicquefort. Thomas Herbert (1606-1682) faisait partie de l'ambassade anglaise dirigée par Sir Dodmore Cotton et envoyée par Charles Ier en Perse, à la cour du shah Abbas Ier. Au cours de son périple, il fit escale a Madagascar, Goa, Surate, Ispahan, Bagdad et aux Moluques. Le récit du voyage diplomatique de l'auteur est suivi de la Relation historique rédigée par Jeremias van Vliet au sujet de la mort du roi de Siam en 1647 (pp. 569-632). Un échantillon de la langue de Malacca occupe les pages 511-514. L'ouvrage le plus complet sur la Perse au XVIIe siècle, considéré comme l'un des meilleurs sur le sujet.Boucher de la Richarderie IV, 459 « le plus instructif qui eût paru sur la Perse avant celui de Chardin » ; Cordier, Indosinica, 875 ; Cordier, Sinica, 2082.Cachet et ex-libris manuscrit au titre de la bibliothèque du prieuré Saint-Eloi des Barnabites de Paris : Barnabilarum S. Eligii Paris ; S. Eligÿ Paris Barnabit. La bibliothèque des Barnabites renfermait au moment de la Révolution, quand elle fut confisquée en 1791, environ 15000 volumes et quelques belles estampes. La congrégation des Barnabites, ou Clercs réguliers de Saint-Paul, fut fondée en 1530, à Milan. En 1622, Louis XIII leur accorda la permission de s'établir dans toutes les villes du royaume. En 1631, a Paris ils prirent possession du prieuré Saint-Eloi. De 1701 à 1704, ils firent rebâtir l'église et le prieuré. Celui-ci fut fermé en 1791, détruit en 1798. L'église servit de dépôt jusqu'en 1863, date de sa démolition. Sa façade fut conservée et remontée à Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux. L'emplacement du couvent des Barnabites est recouvert par la Préfecture de police, bd. du Palais, 75004 Paris.Petites tâches sombres sur les plats, trace de mouillure claire sur quelques feuillets et infimes trous de verre sans manque ; petit accident de papier manque de quelques lettres page 72 ; manque de papier marginal page 201 sans manque de texte ; coiffes et coins restaurés.
Paris, Jean Du Puis, 1663. 1 vol. In- 4 de (6)-632-(24) pp., demi-veau havane moucheté, dos lisse orné, supra libris frappé or au centre, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées (relié vers 1800).
Édition originale de la traduction française du diplomate hollandais Abraham de Wicquefort. Thomas Herbert (1606-1682) faisait partie de l'ambassade anglaise dirigée par Sir Dodmore Cotton et envoyée par Charles Ier en Perse, à la cour du shah Abbas Ier. Au cours de son périple, il fit escale a Madagascar, Goa, Surate, Ispahan, Bagdad et aux Moluques. Le récit du voyage diplomatique de l'auteur est suivi de la Relation historique rédigée par Jeremias van Vliet au sujet de la mort du roi de Siam en 1647 (pp. 569-632). Un échantillon de la langue de Malacca occupe les pages 511-514. L'ouvrage le plus complet sur la Perse au XVIIe siècle, considéré comme l'un des meilleurs sur le sujet.Boucher de la Richarderie IV, 459 « le plus instructif qui eût paru sur la Perse avant celui de Chardin » ; Cordier, Indosinica, 875 ; Cordier, Sinica, 2082.Coiffes et coins restaurés.Supra libris frappé or au centre du dos : Bibliotheek Regiment Dragonders et en pied frappé or le numéro 27.
Paris, De l'Imprimerie de la République, 1797. 1 vol. 2 parties en 1 vol. in-4 de (2)-XVI-385- (1) pp., demi-veau havane, dos lisse orné de filets dorés et noir (relié vers 1830).
Édition originale de la traduction française . Illustré de deux cartes dépliantes gravées Bouclet : Cartes des routes de Thomas Howel de Bassora à Constantinople et du colonel Capper de Latichea à Bassora par Alep et à travers le Grand Désert ; Égypte avec les routes tant anciennes que modernes de la mer Rouge à la mer Méditerranée par le colonel James Capper. Thomas Howel, médecin au service de la Compagnie des Indes, retrace son voyage de Madras à Constantinople, à travers la Perse et l'Arabie. Il donne d'intéressants détails sur l'Arménie, l'Anatolie, le Kurdistan ainsi que sur la ville de Constantinople. Son récit parut originellement en anglais en 1789. Le traducteur, Théophile Mandar (1759-1822) a rédigé un copieux appendice où il décrit notamment Maduré, la côte des Malabars et de Coromandel, Cochin, Bagdad, Bassora, Babylone. Le voyage de James Capper, colonel au service de la Compagnie des Indes, se déroula de septembre 1778 à février 1779, et parut d'abord en anglais en 1782. On trouve in-fine, en appendice l'Itinéraire de l'Arabie déserte ou lettres sur un voyage de Bassora à Alep par le grand et le petit désert publié en 1750 par MM Plaisted et Eliot, capitaines au service de la compagnie des Indes de Londres.Chadenat, n°5072 ; Gay, 2066. Infimes rousseurs et trace de mouillure claire marginale sur la permière carte.
Paris, François Regnault (Nicolas Savetier), 1530. Petit in-8 (16 x 10,5 cm) de (8)-258-(1) ff. (sign. a8, 2a8, b-z8, A-I8, K3) veau fauve, dos à nerfs orné de fleurons, armes dorées sur les plats dans un double encadrement de filets à froid, fleurons dans les angles (reliure de l'époque).
Édition originale établie par François Regnault d'après son épître au lecteur, datée du 10 septembre 1530, sortie des presses de Nicolas Savetier.Thomas de Vio (1469-1534) surnommé Cajétan, en référence à son lieu de naissance, la ville de Gaète en Italie, fut l'un des plus importants théologiens de son temps. Envoyé à la Diète d'Augsbourg en 1518 par le Pape Léon X (Jean de Médicis) comme cardinal-légat, il tenta en vain d'amener Luther à se rétracter. De retour à Rome, il devint l'un des piliers de la lutte contre les "hérésies" de Luther, participant à l'élaboration de la bulle qui condamnait ses écrits et publiant ses fameux commentaires de la Somme Théologique de Thomas d'Aquin pour contrer ses thèses. Proche du Cardinal Jules de Médicis, il conserva son influence lorsque celui-ci accéda au pontificat sous le nom de Clément VII et fut l'un des membres de la commission chargée de lutter contre les progrès de la Réforme luthérienne dans le Saint-Empire. Questiones quodlibetales cum atiquot assertionibus contra Lutheranos est la première référence explicite à Luther dans les écrits de Cajétan. Chapitres : De Sacramento penitenti questiones II. De Attritione et contritione quaestiones IV. De Confessione quaestiones XV. De Satisfactione poenitentiali quaestiones III. De Usura quaestiones XIII. De Monte pietatis. De Cambiis. De Elemosynae praecepto tractatus. De Simonia quaestiones IV. De Sacramento matrimonii questiones XI. De Delectatione morosa quaestiones III. De Voto quaestiones III. De Religiosis quaestiones IV. De Ordinibus quaestiones II. De Usu spiritualium quaestiones V. De Maleficiis quaestiones IV. De Obligatione praecepti. De Scrupulo. De Murmuratione. De Actu peccati quaestiones II. De Effectu excommunicationis quaestiones III. De Inquisitione actuum occultorum. De Actu publico. De Timore quaestiones II. De Purgatorio quaestiones II. De Indulgentiis quaestiones XX. De Spasmo Virginis Mariae.Titre à encadrement en rouge et noir de François Regnault, lettrines et fleurons. L'errata daté de mai 1530 (14 lignes feuillet K3) a été recouvert par l'éditeur d'un nouvel errata de 23 lignes contrecollé à l'époque (conforme à l'exemplaire de la BnF).Bel exemplaire dans sa première reliure aux armes de Pierre de Villars (1545-1613) évêque de Mirepoix puis archevêque de Vienne, auteur de Opuscules et divers traictez sur plusieurs sujects et matières ecclsiastiques et Traicté sommaire et invectif contre les vains sermons.Olivier, Hermal, Roton, pl. 1516 ; Renouard, Inventaire, III, 2315 ; Adams, C167 ; Pettegree, French Books, 59724. Exemplaire sans le dernier feuillet blanc (K4). Discrètes restaurations.
La Chine et l’Inde à la fin du XVIIIe siècle en 50 magnifiques aquatintes coloriées à la main à l’époque. London, Thomas Davison, 1810. In-folio oblong de (2) ff., 50 planches hors texte en couleurs sur papier fort montées sur onglets, 50 ff. d’explications des planches (le tout relié horizontalement). Relié en demi-maroquin vert à coins, plats de papier marbré vert, dos lisse orné d’un décor et du titre dorés, tranches dorées. Coins émoussés. Reliure française du XIXe siècle. 343 x 245 mm.
Edition originale de ce très bel ouvrage illustré sur la Chine et l’Inde à la fin du XVIIIe siècle. Brunet, II, 489 ; Graesse, Trésor de livres rares, II, 326 ; Abbey, Travel, 516 ; Lipperheide 1523 ; Colas 797 ; Tooley 173 ; Cordier, Sinica, 2107.Le présent ouvrage parut sous formes de 10 livraisons illustrées de 5 planches chacune.Il illustre le long voyage entrepris par Thomas Daniell (1749-1840), un peintre paysagiste anglais, et son neveu William Daniell (1769-1837) en Chine et en Inde. Les Daniell quittèrent l’Angleterre en avril 1785 à bord du navire Atlas, et arrivèrent à Whampoa, en Chine, en août. Après avoir passé plusieurs mois en Chine, les deux voyageurs reprirent la mer et gagnèrent Calcutta en 1786.Daniell passa près de 10 ans en Inde, et à son retour à Londres en 1795 il publia son ouvrage intitulé Oriental scenery.Le texte explicatif qui accompagne les planches donne des informations sur les populations locales rencontrées dans les différents pays visités.« Ce bel ouvrage renferme 50 planches coloriées, avec texte » (Brunet).La superbe illustration se compose de 50 planches gravées à l’aquatinte et coloriées à la main à l’époque montrant des vues de Madère, Java, Macao, Canton, le Cap de Bonne Espérance, la Malaisie, Calcutta, la Baie du Bengale, …Parmi ces 50 planches, 22 sont consacrées à la Chine, avec des vues de villes mais aussi des habitants dans leurs habits traditionnels. L’une des planches montre une scène de pêche au requin à Java.« Parmi ces planches qui représentent principalement des vues, 8 figurent des costumes chinois et 12 des habitants de Java. » (Colas) Bel exemplaire de ce beau livre de voyage en Asie conserve dans sa reliure française de l’époque en demi-maroquin vert orné.
Très bel ouvrage entièrement composé en chromolithographie dédié à l’architecture de Paris, Gand, Anvers, Rouen, Chartres, … London, Thomas Boys, 1839. In-folio, titre lithographié, 24 (de 25) chromolithographies, conservé dans la reliure de l’éditeur en demi-maroquin rouge décoré, plats de percaline avec encadrement de maroquin rouge tout autour, titre frappé or au centre du plat supérieur, quelques piqûres, corps de l’ouvrage détaché de la reliure, reliure légèrement frottée. Reliure de l’éditeur. 532 x 355 mm. La chromolithographie fut brevetée en 1837 et cet ouvrage est l’un des premiers réalisés en utilisant cette nouvelle technique.
Les planches, teintées par Charles Hullmandel qui breveta son propre procédé de chromolithographie en 1840, sont d’une beauté exceptionnelle. «A very beautiful book. Apart from the brilliance, sensitivity and technical mastery of the drawing on stone there is the great, and often underestimated, technical and artistic transmission of such drawings, and in developing the cool, transparent, graduated tints, subtle in colouring, on which the book depends.” (Abbey, Travel 33) «Il produisit seul les 28 lithographies de “Picturesque architecture in Paris, Gent, Antwerp, Rouen” (Londres 1839). Ses vues de Paris sont recherchées.» (Dictionnaire des peintres, E. Benezit T., II, p. 259). Les planches présentes dans ce recueil sont intitulées: Fish Market, Antwerp; Belfry, Gand; Byloke, Ghent; Tour de Remy, Dieppe; L'Hôtel de Ville, Arras; St. Laurent, Rouen; Laon; Rue de Rivage, Abbeville; Rue de la Grosse Horloge, Rouen; L'Abbaye St Amand, Rouen; Hôtel de Cluny, Paris; Hôtel Cluny, Paris; Hôtel de Sens, Paris; St Severin, Paris; Porte Rouge, Notre Dame, Paris/Rue de Marmousets, Paris; La Ste Chapelle, Paris; Notre-Dame, Paris; St Etienne du Mont, Paris; St Etienne du Mont and the Pantheon, Paris; Pavillon de Flore, Tuileries; Hôtel de la Tremouille, Rue des Bourdonnois, Paris / Vieille Rue du Temple, Paris; La Chapelle de l'Institut; Notre-Dame, Paris, from the Quai St Bernard; S. Porch of Chartres Cathedral; St. André Chartres. Thomas Shotter Boys, aquarelliste et lithographe, fut placé chez George Cooke, graveur, afin d’exercer cette profession, mais à la fin de son apprentissage, il visita Paris et fut persuadé par Bonington, sous la direction de qui il avait étudié, de se consacrer à la peinture. Il exposa pour la première fois à Paris en 1827 et y resta jusqu’en 1837. Il retourna en Angleterre afin de lithographier les œuvres de David Roberts et Clarkson Stanfield. L’œuvre de Boys «Picturesque Architecture in Paris, Ghent, Antwerp, Rouen » publiée en 1839 provoqua une grande admiration. Le roi Louis-Philippe lui envoya un anneau en témoignage de son mérite. Boys fut membre du Institute of Painters in Water Colours. Très bel ouvrage dédié à l’architecture de Paris, conservé dans sa reliure d’origine.
, Imprimé à Paris, 1609. 28 pp. 4 parties reliées en 1 vol. in-12, maroquin rouge, dos à nerfs, double filet doré sur les coupes, dentelle et filets intérieurs, tranches dorées sur marbrure (Trautz-Bauzonnet).
Troisième édition des fameuses satires poétiques de Sonnet de Courval contre le mariage, publiées une première fois en 1608. Exemplaire réglé.Cette édition contient Thiméthélie ou Censure des femmes, Défense apologétique du Sieur de Courval contre les censeurs de sa Satyre du mariage, et Response à la Contre-satyre. Chaque oeuvre a sa propre page de titre à l’adresse de Jean Millot avec un titre général. Pièces liminaires : portrait de l'auteur « âgé de 31 ans » daté 1608 et gravé par Léonard Gaultier, dédicace à Gilles de Gouvet, stances, sonnets, quatrain, sizain, ode, Au lecteur, À ma satyre sur la troisième édition, Aux envieux Poetastres de Vire.Issu du groupe des Satiriques normands qui rénovèrent le genre de la satire,Thomas Sonnet de Courval (Vire, 1577 - Paris, 1627) était un imitateur de Régnier, et bien qu’il n’ait pas eu son talent, ses satires sont pleines de verve et ont la grande qualité de renfermer de nombreux détails sur les mœurs de l’époque. Il dut quitter Vire sa ville natale à la suite des problèmes que lui avait attirés la publication de la satire sur le mariage pour aller se fixer à Paris, où malgré l’horreur qu’il professa pour le mariage, il épousa une demoiselle de la maison d’Amfrie de Clermont, qui lui donna plusieurs enfants, et exerça la médecine tout en composant des vers.Très bel exemplaire relié par Trautz-Bauzonnet. Ex-libris manuscrit ancien au titre : « Legrand 1740 ».Brunet, V, 443 ; Gay III, 1072 ; Frère II, 538 : « rarissime poète normand, original jusqu’au cynisme ».
Paris, chez les Directeurs de l'Imprimerie du Cercle Social, rue du Théâtre François, n°4, 1792. In-8 de (4)-251 pp., basane fauve estampée à froid, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin noir, filet et frise dorés d'encadrement sur les plats (reliure début XIXe).
Nouvelle traduction établie par le député à la convention nationale François Lanthenas, de la seconde partie seule des Droits de l'homme de Thomas Paine, publiée sans l'épître dédicatoire à La Fayette ni la préface de l'auteur. On peut lire à ce propos dans l'avis placé en tête d'ouvrage : « cet écrivain a été obligé, par les préjugés qui gouvernent encore ce peuple (anglais), de descendre jusqu'à répondre à Burke. Il l'a, surtout, fait dans une longue préface, qui n'est qu'une pièce polémique, très-fastidieuse. (…). on a donc cru que ce serait faire injure aux Français libres, que de la traduire : et des raisons semblables ont engagés les éditeurs à supprimer encore une épître dédicatoire adressée par Paine à Lafayette. (…) » Le commandant de la Garde nationale était tombé en disgrâce depuis l'affaire du Champ-de-Mars. Rights of Man, being an answer to Mr. Burke's attack on the French Revolution (London, for J.S. Jordan, 1791) fut écrit en réponse aux Réflexions sur la révolution en France de Burke (publiées en 1790), qui soutenait le rôle de la religion dans le maintien de l'ordre social et désapprouvait le renversement passionné d'institutions séculaires en France. La deuxième partie de l'ouvrage fut publiée en 1792. Paine s'attaquait désormais à presque tous les niveaux de la société, mais surtout à la monarchie et à l'aristocratie. Il s'opposait à toute forme de privilège et estimait que l'État devait aider les moins fortunés en leur offrant une éducation gratuite, des pensions et même des allocations de maternité. Paine pensait qu'une société plus égalitaire serait une société moins corrompue, car il notait que « là où il n'y a pas de distinctions, il ne peut y avoir de supériorité; l'égalité parfaite n'offre aucune tentation » (Robertson, 715). Pour ce faire, il souhaitait supprimer les titres de noblesse et la Chambre des Lords en Angleterre avec ses législateurs dont la seule qualité était d'avoir été législateur de père en fils. Selon Paine, les monarques disposaient d'un ensemble de compétences tout aussi limité pour occuper leur position de pouvoir. Les idées de Paine sur la réforme électorale étaient encore plus radicales. Paine proposait que tous les hommes aient le droit de vote. Il soutenait que « tout droit civil découle d'un droit naturel, qui ne doit jamais être envahi par des autorités dont la seule fonction est de le renforcer » (Yolton, 459). Les opinions radicales de Paine l'obligèrent à quitter l'Angleterre, sous peine d'être jugé pour trahison. La première édition française complète (première et seconde parties) fut établie par François Soulès sous le titre Droits de l’homme ; en réponse à l’attaque de M. Burke sur la révolution françoise (Paris, Buisson et Testu, Mai 1791, 1792).Reliés à la suite : HEMSTERHUIS (Frans). Lettre sur l'Homme et ses rapports. Paris, 1772. In-8 de 68, pp. Rare et unique contrefaçon à la date et à l'adresse de l'édition originale de la Lettre sur l'Homme et ses rapports de François Hemsterhuis (1721-1790) surnommé « le Platon hollandais » qui entendait réfuter le Système de la Nature de d'Holbach et démontrer que « la raison seule (…) ne saurait jamais nous mener aux systèmes de matérialisme et de libertinage ». Conlon 72.852 ; Roger Stoddard, A Bibliographical List of Books by François Hemsterhuis (1721-1790) (The Book Collector 2001, 189-201), n°4b. Pâle mouillure. Florian (Jean-Pierre Claris de). Éliézer et Nephtaly, poème traduit de l'hébreu, ouvrage posthume de M. de Florian. - Dialogue entre deux chiens, nouvelle imitée de Cervantès (Paris, Guillemine, 1802). In-8 de 156 pp. Extrait des Oeuvres posthumes de M. de Florian.Provenance : Désiré Le Roy-Berger : « Bibliothèque de Le Roy-Berger imprimeur-libraire, 10 mai 1811 » (étiquette au verso du titre). Quérard, VI, 646.
A Amsterdam, , 1770. 6 vol. in-8 de (2)-384-(4) pp. ; (2)-294-3 pp. ; (2)-432-6 pp. ; (2)-291 pp. ; (2)-294)-(1) pp. ; (2)-426 pp.[DELEYRE (Alexandre)]. Tableau de l'Europe, pour servir de Supplément à l'Histoire Philosophique et Politique des Établissements & du Commerce des Européens dans les deux Indes. A Amsterdam, 1774. 1 vol. in-8 de (6)-176 pp.Ensemble 7 vol. in-8, veau marbré, dos lisse orné, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin vert, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale. Premier état (A).L'Histoire philosophique de Raynal est très représentative du goût du savoir encyclopédique du temps. Rédigé avec nombre de ses amis, dont Diderot et d'Holbach, son ouvrage retrace l'histoire des colonies depuis la découverte de l'Amérique et le passage aux Indes par le cap de Bonne-Espérance, et tente de démontrer ce que ces découvertes ont eu comme influence sur le commerce et la culture européenne. Il y dénonce en outre, parfois violemment, l'esclavage et l'exploitation des colonies. Il est ainsi "un des ouvrages clefs de la crise de l'Ancien Régime" (Michel Delon, in En français dans le texte). « La première édition de l'Histoire des deux Indes, qui paraît en 1770 sans nom d'auteur, de libraire ni d'imprimeur (l'adresse même « A Amsterdam » est sans doute fictive), est connue par deux tirages successifs dont le second corrige nombre de coquilles du premier (...). Elle ne semble pas avoir eu immédiatement une diffusion importante puisqu'il faut attendre 1772 pour en trouver les premières annonces dans les gazettes. Sans doute peu de temps après sa mise en vente à Paris, l'ouvrage fut saisi sur ordre du Lieutenant général Sartine, puis condamné par arrêt du Conseil du 19 décembre 1772 ». Le Tableau de l'Europe, attribué à Alexandre Deleyre, forme le 19e livre de l'Histoire des deux Indes ; il était vendu séparément pour compléter les six volumes des éditions antérieures à l'édition de 1774.Très bon exemplaire ; le relieur n'a pas conservé les feuillets d'errata des tomes IV et VI.Anatole Feugère, Bibliographie critique de l'abbé Raynal, 28 ; Bibliographie des éditions de Guillaume-Thomas Raynal, 1747-1843, H1770, HE1774:06 ; Bibliographie sommaire des éditions de l'Histoire des deux Indes, 1770 : 01 ; Raynal, Un regard vers l'Amérique, 35 ; En français dans le texte, 166 (pour l'édition datée 1780).
London, Thomas Hatchard, 1852. In-8 de VII-78 pp., 4 planches hors texte, percaline prune, titre "Rangoon" doré en long sur le dos (Bound by J. Dean, 28 Villiers Street, Strand).
Édition originale posthume illustrée de 4 planches lithographiées dont deux repliées et le frontispice. Précieux témoignage du révérend Baker mort du choléra peu avant la publication de ce compte-rendu des trois premiers mois de la deuxième guerre anglo-birmane, déclarée après la prise du port de Martaban et l'occupation de Rangoun par les Britanniques en avril 1852 - deuxième guerre qui aboutit à l'annexion de l'ensemble de la Basse-Birmanie, soit la capitale Rangoun, le delta de l'Irrawaddy et la région de Pegu, privant ainsi le pays d'un accès à la mer et obligeant la cour birmane à se réfugier dans la ville de Mandalay plus au nord.Ex-libris manuscrit. Dos passé sinon très bon exemplaire conservé dans sa première reliure signée J. Dean avec son étiquette.Abbey, Travel, 407; Cordier, Indosinica, 455.
Bruxelles, , 1748. 1 vol. In-8 broché de 31 pp., couverture papier.
Édition originale. Fils d'un marchand de chevaux, initialement destiné au commerce par son père, Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut (1719-1791) devient professeur de latin à l'École militaire pour se vouer à la littérature, son unique passion.Ce Voyage à Asnières fut le premier ouvrage qu’il fit paraître, facétie galante, en prose et en vers, mêlant élégie et libertinage. Intéressé par les mystères du corps humain, il y consacre plusieurs ouvrages, dont L'Art de péter (1751) et Essai de médecine sur le flux menstruel (1754) dans lesquels il pastiche les traités médicinaux. Hurtault fut également historien, et publia entre autre un Dictionnaire historique de la ville de Paris (1779). Il fut un éminemment membre de la Société du bout du banc, un des plus célèbres salons littéraires du 18e siècle tenu chez Mlle Quineault, où s’illustraient le duc d’Orléans, Voltaire, Marivaux, Rousseau, Diderot ainsi que de nombreux autres philosophes et poètes.
A Amsterdam, , 1770. 6 vol. in-8 de (2)-384-(4) pp. ; (2)-294-3 pp. ; (2)-432-6 pp. ; (2)-291-(3) pp. ; (2)-294)-(1) pp. ; (2)-426-(2) pp., maroquin rouge, dos lisse orné, triple filet doré sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
Édition originale. Exemplaire du second état (B).L'Histoire philosophique de Raynal est très représentative du goût du savoir encyclopédique du temps. Rédigé avec nombre de ses amis, dont Diderot et d'Holbach, son ouvrage retrace l'histoire des colonies depuis la découverte de l'Amérique et le passage aux Indes par le cap de Bonne-Espérance, et tente de démontrer ce que ces découvertes ont eu comme influence sur le commerce et la culture européenne. Il y dénonce en outre, parfois violemment, l'esclavage et l'exploitation des colonies. Il est ainsi "un des ouvrages clefs de la crise de l'Ancien Régime" (Michel Delon, in En français dans le texte).« La première édition de l'Histoire des deux Indes, qui paraît en 1770 sans nom d'auteur, de libraire ni d'imprimeur (l'adresse même « A Amsterdam » est sans doute fictive), est connue par deux tirages successifs dont le second corrige nombre de coquilles du premier (...). Elle ne semble pas avoir eu immédiatement une diffusion importante puisqu'il faut attendre 1772 pour en trouver les premières annonces dans les gazettes. Sans doute peu de temps après sa mise en vente à Paris, l'ouvrage fut saisi sur ordre du Lieutenant général, Sartine, puis condamné par arrêt du Conseil du 19 décembre 1772 ».Bel exemplaire, complet de tous les feuillets d'errata (traces de mouillure sur le feuillet de garde du premier volume). Bibliographie des éditions de Guillaume-Thomas Raynal, 1747-1743, H1770 ; Bibliographie sommaire des éditions de l'Histoire des deux Indes, 1770 : 01 ; Raynal, Un regard vers l'Amérique, 35 ; En français dans le texte, 166 (pour l'édition datée 1780).
A Amsterdam, de l'imprimerie de Jean Blaeu, 1649. In-12 de 32 ff.n.ch. (y compris le frontispice et le portrait) 246 pp. 1 f. (blanc) 144 pp. 8 ff.n.ch., basane mouchetée, dos à nerfs ornés de filets dorés, filet doré d'encadrement sur les plats (reliure du XVIIIe siècle).
Première édition française donnée par Samuel Sorbière. Frontispice gravé portant Les Fondemens de la politique. Portrait gravé de Hobbes.L'exemplaire est complet de l'Épître dédicatoire au comte de Devonshire (4 feuillets) qui ne fut joint qu'à quelques exemplaires ; il comprend bien l'Avertissement du traducteur Adjousté après la publication de cest ouvrage par Sorbière, (8 feuillets) placé à la fin du volume.Bon exemplaire. Trace de mouillure claire sur 12 feuillets, manque de papier en tête de la page de titre, sans perte de texte.Provenance : bibliothèque du marquis de Monteynard (ex-libris dessiné par Eisen).Brunet (III, 240) indique à tort que seule la deuxième édition, publiée à la même date, comporte l'Avis de Sorbière.
Anvers, Martini Nutii & Ioannem Meursium, MDCXVII, TI: page de titre, (2ff), index (7ff) ; 500 pp / TII : 404pp / TIII : 408pp; indexe (33 ff) . Tomes II et III sont reliés en un même volume. Deux volumes in-folio en plein veau brun, dos orné de fleurons, pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge, tranches rougies. Page de titre bicolore rouge et noir, intérieur frais orné de cul de lampes et marques d'imprimeurs. Quelques manques en coiffes supérieures et inférieur ainsi que sur les plats. Edition augmentée.
On peut soutenir que la vie sexuelle de l'Occident catholique a été organisé, codifié et en tout cas minutieusement décrit par un jésuite espagnol, le père Thomas Sanchez, né à Cordoue en 1550, mort à Grenade 1610. Ce casuiste passa toute sa vie à la rédaction et à la correction d'un ouvrage célèbre, Disputationes de sancto matrimonii sacramento, que l'on cite souvent sous une forme abrégée, De matrimonio. Cet ouvrage savant était destiné à tous les confesseurs et à tous les directeurs de conscience e contenait en matière sexuelle, tous les cas, toutes les variations possibles qui pouvaient se présenter à leur sagacité. Sanchez avait amassé une documentation prodigieuse et il s'efforçait de n'omettre aucune espèce de péché, aucun détail pouvant aider le confesseur. De là l'obscénité extraordinaire de son œuvre, qui est au demeurant, un livre de base, souvent cité et imité par d'autres ecclésiastiques comme père Billuart et le célèbre monseigneur Bouvier, auteur de Manuel des confesseurs. On raconte que père Sanchez, constamment assailli, et pour cause, d'images libidineuses qui lui échauffaient les sens, ne buvait que de l'eau et évitait de manger du poivre ou d'autres épices. Il se tenait assis sur un banc de marbre et, quand la chaleur de son corps avait échauffé la pierre, il faisait le tour de sa table et allait s'asseoir sur un autre banc, de l'autre côté. Enfin, il avait observé que le meilleur moyen de chasser les mauvaises pensées était e tenir constamment ses pieds, quand il écrivait, à dix centimètres au-dessus du sol. Le père Sanchez devin une sorte de célébrité. On venait le consulter de loin et les exposer les cas les plus difficiles, auxquels il prenait le temps de réfléchir avant de répondre.
A Genève, chez les Libraires associés [Isaac Bardin], 1775. 3 vol. in-4 de (4)- IV-III- VIII-719 pp. 1 portrait en frontispice, 2 gravures hors texte, 1 carte repliée ; (4)-VIII-662 pp. 2 gravures hors texte, 2 cartes repliées ; (4)-VIII-658 pp. 3 gravures hors texte, 1 carte repliée, veau porphyre, dos orné à nerfs, triple filet doré sur les plats, tranches cailloutées (reliure de l'époque signée Langlois).
Première édition au format in-4.L'Histoire philosophique de Raynal est très représentative du goût du savoir encyclopédique du temps. Rédigé avec nombre de ses amis, dont Diderot et d'Holbach, son ouvrage retrace l'histoire des colonies depuis la découverte de l'Amérique et le passage aux Indes par le cap de Bonne-Espérance, et tente de démontrer ce que ces découvertes ont eu comme influence sur le commerce et la culture européenne. Il y dénonce en outre, parfois violemment, l'esclavage et l'exploitation des colonies. Il est ainsi "un des ouvrages clefs de la crise de l'Ancien Régime" (Michel Delon).« Ce qui frappe dans cette édition c'est la beauté de la typographie, du papier et surtout des gravures en taille-douce exécutées par Clément-Pierre Marillier et d'autres artistes connus. Il ne s'agit pas pourtant d'une édition pour bibliophiles, le texte comporte des variantes » (C.P. Courtney).L'illustration se compose d'un portrait gravé de Raynal d'après Le Grand, de sept gravures hors texte non signées, quatre bandeaux gravées et quatre cartes repliées. Provenance : bibliothèque du Marquis de Vichy avec ex-libris armorié.Bel exemplaire dans une reliure de l'époque signée par Langlois, relieur à Lyon. Quelques feuillets légèrement brunis, pâle mouillure marginale sur les feuillets liminaires du tome III.A. Feugère, Bibliographie critique de l'abbé Raynal, 40 ; Bibliographie des éditions de Guillaume-Thomas Raynal, 1747-1743, H-1778/02 ; En français dans le texte, 166.
A Neufchatel, de l'Imprimerie de la Société Typographique, 1787. 2 vol. in-8 de XLVIII-452-(18) pp. ; (4)-IV-292 pp., basane marbrée, dos lisses ornés, roulette dorée sur les plats, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert (reliure de l'époque).
Édition de la traduction de Samuel Sorbière, reprenant aussi la traduction du Traité De la nature humaine faite par Holbach, ici en seconde édition.Tome I : Eléments du Citoyen, traduits par Samuel Sorbière. Tome II : Le Corps politique traduit par Sorbière et La Nature humaine dans la traduction du baron d'Holbach.Portrait de l'auteur gravé sur cuivre par Le Beau d'après Le Clère. Ex-libris (XVIIIe) Claude-Meriadec Pierret Chanterennes, originaire de la ville de Sézanne. Bon exemplaire.Vercruysse, 1772 D1, 1787 D1.
A Neufchatel, de l'Imprimerie de la Société Typographique, 1787. 2 vol. in-8 de XLVIII-452-(18) pp. ; (4)-IV-292 pp., veau fauve, dos lisses ornés, pièce de titre et de tomaison en maroquin vert, triple filet doré sur les plats (reliure de l'époque).
Édition de la traduction de Samuel Sorbière, reprenant aussi la traduction du Traité De la nature humaine faite par Holbach, ici en seconde édition.Tome I : Eléments du Citoyen, traduits par Samuel Sorbière. Tome II : Le Corps politique traduit par Sorbière et La Nature humaine dans la traduction du baron d'Holbach.Portrait de l'auteur gravé sur cuivre par Le Beau d'après Le Clère. Très bon exemplaire.Vercruysse, 1772 D1, 1787 D1.
London, R. Ackermann's Respository of Arts, 1813-1820-1821. 3 vol. grand in-8 de (1)-III-(1)-276-(1) pp., (4)-277 pp., (6)-279 pp., demi-maroquin chocolat à coins, dos lisse orné de filets dorés, filets dorés sur les plats, tranches marbrées (Sotheran Sackville St London).
I - 1813. Mention de cinquième édition. Illustré d'un frontispice colorié, d'une vignette coloriées au titre gravé et de 29 gravures hors-texte à l'eau-forte coloriées. II - 1820. Mention de troisième édition. Illustré d'un frontispice colorié et de 23 gravures hors-texte à l'eau-forte coloriées. III - 1821. Édition originale. Illustré d'un frontispice colorié, d'une vignette coloriée au titre gravé, d'un cul de lampe colorié in fine et de 23 gravures hors-texte à l'eau-forte coloriées. Histoire d'un instituteur et pasteur rural qui tente de faire fortune en voyageant, puis en écrivant et illustrant un livre sur ses expériences de lieux pittoresques et insolites. L'humour et l'absurdité des visites du docteur Syntax représentent la saturation de la culture pittoresque et du culte du voyage dans la Grande-Bretagne des XVIIIe et XIXe siècles. Le personnage fut créé par le dessinateur Thomas Rowlandson (1756-1827), peintre d'histoire, de portraits, aquarelliste, caricaturiste et graveur et mis en vers par l'écrivain William Combe (1742-1823), aventurier anglais, auteur principalement de vers satiriques.Publiée pour la première fois 1809, dans le magazine The Poetical de Rudolph Ackermann sous le titre The Schoolmaster's Tour, puis en 1812 sous forme de livre « à la demande générale ». Les deux autres Tournées, parurent en 1820 et 1821. Provenance : Bibliothèque Hon. John Wayland Leslie (1909-1991), avec ex-libris armorié « Grip Fast » ; Ex-libris armorié : Baldwin « Nil sine labore ».Bel exemplaire parfaitement établi vers 1850.
Edinburgh, A. Constable, 1806. In-8 de VII-232-LXI pp., cartonnage de l'époque.
Deuxième édition (édition originale en 1805). Thomas Douglas (1771-1820) cinquième comte de Selkirk, séjourna dans les Highlands où il découvre le sort des fermiers sans terre. Il envisagea dès lors deux projets de colonisation à Sault Ste. Marie (Ontario), l'autre à l'Île-du-Prince-Édouard. Le projet ontarien ne vit pas le jour mais en 1803, des navires transportèrent des immigrants écossais à l'Île-du-Prince-Édouard. Malgré la critique du ministère des Colonies de la Grande-Bretagne et de la Royal Highland and Agricultural Society of Scotland, son livre connut un vif succès et fit de Selkirk une célébrité.Voyageant en Amérique du Nord, entre Halifax, Boston, Montréal et Toronto, Douglas revint en 1808 sur une proposition qu'il avait faite six ans auparavant visant à établir une colonie à la rivière Rouge. Suite aux problèmes financiers de la Compagnie de la Baie d'Hudson qui était propriétaire du territoire, Selkirk signa en 1811 un accord qui stipulait qu'en échange de l'établissement d'une colonie la compagnie vendait à Selkirk 116 000 milles carrés de terres pour 10 shillings.Ex-libris manuscrit à l'encre du temps « T. Guillemard » sur le titre.Sabin 20704 ; Kress B5113 ; John Morgan Gray, Dictionnaire biographique du Canada, V, pp. 289-295.
Paris, Pierre Baquelier, 1512 ca. In-8 gothique (135 x 90 mm) de (20) ff. (sign. [a]8, b8, [c]4), cartonnage bleu à la Bradel, pièce de titre en long (reliure du XIXe siècle).
Rare impression en caractères gothiques sorties des presses de Pierre Baquelier de Grenoble, prêtre, fondateur d'un collège pour les Dauphinois, rue des Lavandières, qui fit imprimer plusieurs livres à l'usage des étudiants de 1505 à 1526. Paru anonymement sous le titre Ortulus rosarum de valle lacrimarum, l'ouvrage fut plusieurs fois traduit en français, notamment sous le titre Le Jardin des roses de la vallée des larmes. Suivi de : BERNARD DE CLAIRVAUX. Orationes duae. Colophon : Explicit ortulus rosarum Noviter impressus Parisius pro magistro Petro baquelier.« L'Hortulus rosarum imprimé dès 1495, est communément attribué à Thomas a Kempis ; l'attribution des deux orationes à Saint Bernard est contestée. » (Renouard).Bois gravé au titre (51 x 72 mm) : Nativité, suivi de la formule Mater dei ora pro nobis déjà inscrite sur deux éditions précédentes de 1506. Étiquette de la librairie ecclésiastique de Toulouse & Taranne. Absent du catalogue de la BnF ; 2 exemplaires recensés : Bibliothèque Sainte-Geneviève (Paris) et Bibliothèque de Besançon ; Adams (I, K-39) donne la date de 1512 ; Renouard, Imprimeurs et libraires parisiens du XVIe siècle, III, 34.