Paris, Plon, 1920. In-12 (184 x 118 mm), 4 ff. n. ch., 284 pp., 2 ff. n. ch. Demi-maroquin à coins brun à la bradel, auteur, titre et date en doré, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Ch. Septier).
Édition originale, un des 30 sur Japon impérial (n°52) venant juste après 30 exemplaires sur Chine. L’oeuvre de Jérôme et Jean Tharaud est sans doute l’un des plus beaux exemples d’écriture à quatre mains: pendant plus de cinquante ans, ils composèrent ensemble romans pittoresques, peintures de mœurs orientales, récits de guerre et reportages, le cadet étant chargé du premier jet et l’aîné de la mise au point. Les deux frères, adoubés par Charles Péguy qui leur prêta les noms de Jean l’apôtre et de Jérôme, le Père de l’Église, semblent n’avoir été séparés que par la mort – et encore, d’une année à peine. Ils reçurent ensemble le prix Goncourt pour Dingley, l’illustre écrivain (1906) puis le Grand prix de littérature de l’Académie française (1919), avant de prendre place parmi les quarante à quelques années d’intervalle. Marrakech ou les seigneurs de l’Atlas appartient à la série marocaine, qui comprend aussi Rabat ou les Heures marocaines (1918) et Fès ou le Bourgeois de l’Islam (1930). C’est l’une des plus réussies parmi les oeuvres inspirées de leurs nombreux voyages Bel exemplaire agréablement établi par Charles Septier. «Jérôme Tharaud» et «Jean Tharaud», Académie française [en ligne]. Fléty, 161.