Paris K. F. & Z. 1899 cartonné un Album, couverture cartonnée (reliure à cordonnet), format : 15 x 11 cm, 1ère de couverture orné d'une suite d'anges gauffrés en couleurs sur fond de paysage campagnard avec au dessus le Saint calice doré, le tout dans un encadrement de fleurs argentées gauffrées, 4 pages illustrées en noir retenues par un cordonnet blanc, la 3ème page est préimprimée et remplie de façon manuscrite à l'encre brune (date du baptême, de la 1ère communion et de la confirmation et nom de l'enfant), 1899 Paris K. F. & Z. Imprimeurs Editeurs,
bel ExemplaireRARE..en trés bon état (very good condition). en trés bon état
[ RELIGION - VENDÉE MILITAIRE] SANS NOM D'ÉDITEUR [ peut-être MARCILLY Paris (Graveur et Imprimeur)]
Reference : 13240
Paris MARCILLY XVIIIème Ensemble de trois Canons, estampes en gravure en taille douce colorée à la main polychrome portant un texte en latin imprimé à l'encre noire avec illustrations se rapportant à l'iconographie et aux instructions liturgiques(collées sur carton enveloppé de papier vieux rose). Le canon central est Pliant et de forme rectangulaire horizontale (format déplié : 38 cm de haut x 61 cm de large - Format plié : 21,6 cm de large x 38 de haut), les deux autres de forme rectangulaire verticale (format : 24,8 cm de large x 33,4 cm de haut), Le canon central est composé de trois espaces scandé par un décor (décoré à la main) aux guirlandes de fleurs et Anges avec aux pieds des personnages bibliques avec leurs attibuts : MOÏSE et sa Table de la Loi, Saint-MARC assis sur un Lion avec un livre ouvert, Un Aigle avec Saint-JEAN l'évangéliste, Saint-LUC assis sur un Boeuf, Saint-PIERRE tenant ses Clefs à la Main, Saint MATTHIEU et son Ange, Saint-PAUL et son Epée, Saint-LAURENT en habit de Thuriféraire avec son brule-encens etc... avec des Anges dans la partie supérieure. Le canon dit du Dernier Evangile : le texte en latin est encadré à gauche et à droite de 2 Colonnes sculptées avec motif floral en couleurs surmontés chacune d'un Ange tenant une guirlande de feuilles verte au dessus du texte avec une Urne dorée au centre. Le canon dit du Lavabo présente le même type de mise en scène, avec au pied du texte en latin un Livre, une Croix d'or et un Brule-Encens représenté au lieu d'un Agneau Pascal blanc; l'ensemble est trés beau et les couleurs trés fraîches peintes à la main sont resplendissantes, le coin droit du canon central est fortement écorné sans que cela ne touche à aucun moment à la gravure, petites traces de coulures de cire, montrant bien que cet Autel Portatif à servi, sans date (XVIIIème) sans lieu ni nom d'Editeur ( peut être Paris Marcilly, rue saint Jacques n° 21, Imprimeur Editeur),
LES CANONS D'AUTELS : [Du temps de la messe en latin, dos au peuple, trois tableaux écrits en latin et parfois décorés à la main, étaient disposés sur lautel, lun à gauche comportait le texte du prologue de lEvangile selon Saint Jean, que le prêtre disait à la fin de la messe. Au centre un tableau sur trois colonnes comportait le Gloria, le Credo et les prières de la consécration A droite le troisième contenait les prières de bénédiction de leau et du Lavabo. Souvent, ces canons sont extrêmement décorés, et parfois même à la main] ce sont des Petits panneaux imprimés et colorés à la main, portant certains textes invariables de la messe et utilisés comme aide-mémoire par l'officiant. Les canons sont souvent au nombre de trois, celui du milieu, plus grand que les deux autres, peut être pliant Le canon central est le seul qui concerne le Canon (depuis la fin du Sanctus jusqu'au Pater), les deux autres sont le canon du lavabo (à droite, côté Epître) et le canon du dernier évangile (à gauche, côté Evangile). Ils ne sont plus en usage depuis Vatican II. Cet ensemble complet de canons coloriés, comportant le canon central et les canons du Lavabo et du Dernier évangile, a peut-être été édité par l'imprimeur parisien Marcilly, connu comme le successeur de l'éditeur d'estampes Petit, dont l'activité est attestée de 1755 à 1784. Marcilly a probablement après cette date repris le fonds de papeterie et son activité d'édition d'estampes à son enseigne, rue du Petit-Pont, à l'Image Notre-Dame. Il semble réutiliser ici des modèles issus de planches d'impression beaucoup plus anciennes ....... Mais le fait le plus intéressant est qu'il n'y ait pas comme habituellement le Nom et l'Adresse de l'Editeur, cet ensemble de Canons coloriés ont été trouvés en Vendée et ont pu être utilisé comme CANONS PORTATIFS par les PRÈTRES RÉFRACTAIRES pendant la révolution, AFIN DE POUVOIR FAIRE LA MESSE EN TOUT LIEU, et on peut comprendre que l'Editeur de ces canons colorés ne veuille pas apparaitre ouvertement comme Editeur, car les Révolutionnaires leur aurait fait payer trés cher (de leur vie) comme une prise de position en leur faveur ........ une RARETÉ ...... digne d'une inscription au Patrimoine de France .... en bon état malgré les légers défauts signalés (good condition in spite of the light defect indicated). bon état
BONNARD (Abel) : L’Enfance. Paris, Le Divan, 1927. Plaquette petit in-8 sensu stricto, 72pp. [dont faux-titre et titre]-(1) f. [blanc / achevé d’imprimer], brochée, couverture imprimée ocre (de très bonne apparence, malgré une petite trace d’enfoncement en bas du dos, par contre, à l’intérieur, invasion de taches brunes – déjà - : papier de très mauvaise qualité). ÉDITION ORIGINALE, dans la collection « Les Soirées du Divan », n° 25, tirée à 925 exemplaires numérotés (celui-ci un des huit cents sur « bel alfa bouffant » (sic). D’entrée, le propos se veut rassurant : « J’aime plus l’enfance que les enfants » (p.7), mais, l’éducation doit être sévère : « (elle) n’est que le dernier cas du dressage » (p.59). Par ailleurs, quelle condescendance, quelle suffisance envers les plus démunis : « Un petit pauvre regarde avec une sorte d’étonnement et d’indépendance la misère de ses parents, qui n’est pas encore la sienne [sic !]» (p.44). Quel détachement du petit malheureux sur son sort : il est vrai que la religion est là, qui lui promet un bel avenir post-mortem. Surtout, pas de révolte, car, « rien de plus sinistre qu’un polisson gouailleur (…), c’est pourquoi le type de Gavroche est si repoussant » (p.41). Rien que çà. Autobiographie ? : « Un petit garçon de quatre ans jouait souvent avec une jeune fille, qui le maniait comme une poupée (…). Moi aussi, dit-il, quand je serai une jeune fille comme toi. – Mais, mon chéri, répondit-elle, tu ne seras jamais une jeune fille. Il faillit pleurer » (p.45). Dépit. Il faudra choisir, drame freudien / cornélien, attirance/répulsion : « Les enfants excellent à manier les grandes personnes (…) Dans ces manèges, l’adresse des deux sexes n’est pas égale (…) [Les garçons] sont plus simples, plus rudes (…) Les petites filles sont des femmes dès leur naissance, et les premières armes de ces innocentes sont celles des courtisanes » (p.63). Malgré tout, le Bonnard poète jaillit in fine : « Les enfants sont l’illusion de l’espèce, comme le printemps est l’illusion de l’année » (p.70)
Reference : G425
FAKE HISTORY Cette histoire n’est qu’un conte, une histoire à dormir debout. Les historiens se sont fourvoyés, volontairement ou non : une ascendance noble, fut-elle impériale et illégitime, flatte l’orgueil du bourgeois. Seulement voilà : comme la terre, l’État Civil ne ment pas, …au moins sur les dates. On trouvera dans les Archives de la Corse du Sud, l’acte de mariage de Pauline Benielli et Ernest Bonnard, dans celles de la Vienne, l’acte de naissance d’Abel : le premier en date du 10/02/1880 (note 13), le second, en date du 19/12//1883 (note 14). Que la gestation fut longue ! Et on comprend mieux l’attachement d’Abel à sa maman ! Elle mourra dans la villégiature pétainiste de Sigmaringen en 1945. Mais il a encore mieux : Abel n’était pas fils unique, avant lui étaient nés un frère et une sœur, décédés tous deux en bas âge (note 15). =================
Note 3- Abel Bonnard : Pour l’élite intellectuelle, dans la Revue hebdomadaire, t.7, 07/07/1936, p.248). Note 4- cité d’après B. Pénicaud et Vincent Vidal-Naquet : Les révolutions de l’Amour (etc.). Note 5- aujourd’hui remis à la mode par nos chères politiques, NKM à propos de Patrick Buisson, la Marine au sujet du beau Florian… [en 2017…] Note 6- cf. Pierre Dac, qui à Radio Londres, fustigeait le ministre : dans son parti, « l’envers vaut l’endroit ») Note 7- hexagonegay.com précise qu’à l’époque, « les lieux de rencontre homos parisiens (cinémas et vespasiennes) connaiss[ai]ent bien sa silhouette » ; en revanche, il déplore que « Je Suis Partout » ni la presse d’extrême- droite, si prompts à dénoncer l’homosexualité (…) n’ont fait état de l’homosexualité de Bonnard ». Note 8- pour present.fr/tag/abel-bonnard/ : « La belle Bonnard… Gestapette… Yves Morel le sait : immanquablement, ce sont les plaisanteries qui fuseront de la bouche des sots si vous jetez le nom d’A.B. dans une conversation (même universitaire). Et pourtant, voilà une personnalité plus complexe que sa mauvaise renommée : on ne lui connaît que des liaisons féminines ». Sans rire ! Note 9- Buisson (Patrick) : 1940-1945. Années érotiques (Paris, Albin Michel, 2009.2 volumes. « Abel Bonnard, le scandaleux » (t. I, p.263 et suiv.) nous apprend que « son vrai père est un aristocrate italien, J.N. Primoli, descendant de Lucien Bonaparte, qui séduisit sa mère, Marie-Paule [sic !] Benielli, peu de temps avant son mariage [re-sic !!]». Note 10- Descendia de José Bonaparte, Rey de Espana y de las Indias, y sus entronques i talianos y franceses (Anales de la Real Academia Matritense de Heràldica y Genealogia, vol.XII, 2009, pp. 143-327). Note 11- Pasquali, Costanza : Proust, Primoli. La Moda. Otto lettere inedite di Proust e tre saggi. Roma, Ed. di Storia et litteratura, 1961, p.32. Note 12- Yves Morel ( Abel Bonnard. Coll. Qui suis-je ? Editions Pardès, 2017) : « Ne pouvant épouser le père de son enfant, Pauline Benielli se résolut à un mariage de raison avec Ernest Bonnard (…) qui reconnut Abel et lui donna son nom », qui complète bien la formule de P. Buisson (note 9). Note 13- Archives Départementales de Corse du Sud Ajaccio, Mariages, 1880 (f° 55-56/159) Note 14- Archives Départementales de la Vienne, Naissances, 1883 (9 E, p. 251), avec cette note marginale manuscrite : « Décédé à Madrid (Espagne) le 31 mars 1968 ». Confirmation de sa naissance, post mortem. Note 15- Abel- Jean- Désiré (A) aux prénoms identiques et Fanny-Françoise-Justine (B) (A) Melun, avril 1881- Poitiers, 26/06/1883. A.D. de la Vienne , Décès 1883, n°490, f° 147/278 (B) AD de la Vienne, Poitiers, 08/07/1885 [Naissances 1885, n°438, f°121/250]- 12/05/1886 [Décès 1886, n°370, f° 102/259. « Nom de la mère : Pauline Bennieni »] !! Aujourd’hui, (08/2022), que l’on consulte Wikipédia, ou des sites dits sérieux ( ?) de généalogie (geneanet, geneastar), la fausse généalogie prospère. Une lueur d’espoir : la généalogie d’Ernest Bonnard, le père « nourricier »… Patatras ! Si le frère aîné Abel (1881-1883) est bien mentionné, on trouve immédiatement après un « demi-frère Abel, etc.). Errare humanus est, perseverare diabolicum.