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‎BENOIT (Pierre) et GUIMARD (Paul)‎

Reference : 582

(1958)

‎De Koenigsmark à Montsalvat, quarante années quarante romans‎

‎Paris Albin Miche 1958 In-12° (188 x 125 mm) 178 pp. [1] f., broché, couverture illustrée.‎


‎DOUBLE ENVOI DE PIERRE BENOIT ET PAUL GUIMARD À MARCEL PAGNOL. Édition originale et unique, exemplaire du SP (service presse), de cette transcription de douze entretiens radiophoniques menés entre octobre et décembre 1957 par Paul Guimard. Pierre Benoit, écrivain à succès, membre de l'Académie française, avait alors publié quarante romans dont toutes les héroïnes portaient un prénom commençant par la lettre A. Double envoi autographe signé de Pierre Benoit et Paul Guimard à Marcel Pagnol : « A Marcel Pagnol, / Je t'embrasse / Pierre Benoit » « Hommage de Paul Guimard » Pierre Benoit oeuvra ardemment en coulisse, après la Seconde Guerre mondiale, pour faire entrer Marcel Pagnol à l'Académie Française. C'est l'auteur de Marius qui, lors des funérailles de son ami Pierre Benoit au « cimetière marin » de Ciboure, lut le discours d'hommage au nom de l'Académie française. Légers plis au dos, couverture légèrement insolée. ‎

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EUR330.00 (€330.00 )

‎[BERNARD (Pierre-Frédéric) ?]‎

Reference : 618

‎Catalogue des plantes indigènes à l'ancienne Principauté de Montb. et aux contrées qui l'avoisinent‎

‎Montbéliard sans date (vers 1817) In-8° (224 x 184 mm), [1] f. - 191 pp. (numérotées 54-241, avec le ff. 86-87 coupé et un cahier inséré portant les pages 86-87-87a-87b) manuscrites aux encres brune et noire et au crayon, cahier de papier bleu à plats cartonnés, pièce de titre laissée blanche au plat supérieur. ‎


‎UNE ÉTUDE MANUSCRITE À SIX MAINS DE LA FLORE DE MONTBÉLIARD. Manuscrit de botanique inédit recensant quelque 700 espèces indigènes de la commune de Montbéliard et de ses environs. Organisé par classe et ordre, le manuscrit ne comprend que les parties sur les Monocotyledones et les Dycotiledones. La première partie consacrée aux plantes Acotyledones, mentionnée à la table, est absente (elle ne semble pas avoir été reliée). L'ouvrage débute ainsi à la page 54 avec l'espèce n°131. Il se conclut par 6 ff. de table alphabétique. Pour chaque espèce, l'auteur recense le nom scientifique, parfois le nom vernaculaire, la période de floraison ou quelques informations (« ce sont ces espèces qui, dans de certaines anées, donent à nos vins le goût qu'on appelle arneyi dans notre patois » [p. 89]), et surtout les lieux d'observation et de cueillette : « canal qui va de la rigole à la machine hydraulique » (p. 59), « vigne du Notaire Fallot » (p. 141), « en juin et juillet 1812 et 1813, il se trouvait abondamment dans les fossés des graviers ; mais depuis qu'on les a curés, on ne l'y trouve plus » (p. 78), « il n'y a pas longtemps que les apothicaires en faisaient recueillir par une femme qui est morte, sans vouloir jamais indiquer le lieu où elle croit » (p. 122)... Le botaniste s'appuie parfois sur les observations de ses prédécesseurs, citant principalement Léopold-Emmanuel et Charles-Emmanuel Berdot (auteurs d'une Enumeratio Methodica stirpium, in agro Montbelgardensi lectarum demeurée à l'état de manuscrit). Il n'hésite toutefois pas à conclure à des erreurs de leur part : « je l'ai cherchée inutilement plusieurs années de suite dans le lieu indiqué. Je présume que Berdot l'a confondu avec l'allium sphacrocephalum qui est très commun dans toute la champagne du Doubs. Il a les feuilles cylindrinques et l'al rotundum les a plates. » (p. 88) Un ouvrage ou manuscrit portant le titre Catalogue des plantes indigènes à l'ancienne principauté de Montbéliard / Bernard, directeur des jardins de S.M. le roi de Würtemberg / 1813-1825 est conservé à la bibliothèque de la Société d'Émulation de Montbéliard (091 BER (05)) ; Charles Contejean, dans sa communication du 13 août 1853 à la même société, attribue à Pierre-Frédéric Bernard un manuscrit non-daté portant le titre Catalogue des plantes indigènes à l'ancienne principauté de Montbéliard et aux contrées qui l'avoisinent. Néanmoins, Contejean mentionne dans Revue de la Flore de Montbéliard que le manuscrit en question recense 859 espèces, alors que le présent n'en comprend que 826. Il semble en tous cas s'agir d'un manuscrit de travail collaboratif. En effet, un second auteur a ajouté la table, les indications d'ordre en tête de page, un cahier de 2 ff. et une centaines d'espèces non-recensées par son collègue. Il effectue en outre de nombreuses corrections ratures, organisation du manuscrit, orthographe du nom des espèces et fait part de ses découvertes : « [Première main] Je ne l'ai observé qu'au bord de la route vis-à-vis des neufs moulins et en abondance autour du grand tilleul vis-à-vis de la porte St Pierre. En 1817 il n'y existait plus. [Deuxième main] Le printemps de 1818 on a reproduit plusieurs individus » (p. 148) ; « je l'ai trouvé en 1821 sur les bords de la Grappiotte » (p. 191). On relève enfin deux annotations d'une troisième main, pp. 191 et 199 : « en Juin M. Wetzel l'a trouvée près de Betancourt. Très rare. » Le manuscrit semble ainsi avoir été composé par un premier botaniste autour de 1817, puis être passé aux mains du second vers 1818 ; le troisième auteur a pris le relais avant la mort de Pierre-Frédéric Wetzel en septembre 1844. Trois principaux botanistes effectuent à cette période des travaux sur la flore de Montbéliard : Pierre-Fréderic Bernard (1749-1825), surintendant des jardins du roi à Stuttgard, rejoint Montbéliard en 1813 pour se consacrer à l'étude de sa flore indigène. Il fait la même année la connaissance de Pierre-Frédéric Wetzel, tanneur de profession qui, frappé par cette rencontre, se tourne vers la botanique. Selon Contejean (communication du 13 août 1853), « Tant que Bernard vécut, les deux amis se livrèrent conjointement à l'étude de nos plantes indigènes. Le docteur [Léopold Théodore] Flamand les accompagnait quelquefois dans leurs excursions. » (p. 12) C'est Wetzel qui initia à la botanique Charles Contejean (1824-1907), l'un des fondateurs de la Société d'émulation de Montbéliard. Reliure usagée, dos manquant. ‎

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EUR1,575.00 (€1,575.00 )

‎CHODERLOS DE LACLOS (Pierre) / JEANNIOT (Pierre Georges, ill.)‎

Reference : 697

(1914)

‎Les Liaisons dangereuses. Ou lettres recueillies dans une société et publiées pour l'instruction de quelques autres.‎

‎Paris L. Carteret 1914 2 vol. in-4° (285 x 216 mm), 2 ff. - 299 pp. - [1] f. - [10] pl. - [18] pl. en noir + [1] f. - 293 pp. - [1] f. - [10] pl. - [15] pl. en noir, brochés. ‎


‎AVEC SUITE EN NOIR. Édition illustrée par Pierre Georges Jeanniot de 34 eaux fortes originales en couleurs, dont 20 hors-texte à pleine page. Tirage à 200 exemplaires (celui-ci le n°55) sur papier vélin du Marais, tous enrichis d'une suite en noir avec remarques. Les 30 premiers exemplaires contiennent en outre les eaux-fortes pures. Comme Choderlos de Laclos, Pierre Georges Jeanniot poursuivit une carrière militaire avant de donner sa démission, en 1881, pour se tourner vers les arts. Peintre, graveur, collaborateur de nombreux journaux illustrés, il fut proche de Manet et de Degas. Quelques mouillures marginales, notamment à la couverture du 2nd volume. Dos légèrement assombri. ‎

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‎LOUS (Pierre) / VIDAL (Pierre, ill.)‎

Reference : 363

(1906)

‎Les Aventures du Roi Pausole‎

‎Paris A. Blaizot 1906 In-4° (282 x 220 mm), [2] ff. bl. - [3] ff. - IV pp. - [1] f. - 302 pp. - [2] ff. - [2] ff. bl., maroquin caramel à grain long, dos lisse orné, décor doré à la plaque mosaïqué de maroquin bleu sur les plats, roulette intérieure avec fleurons en écoinçons, contregardes et gardes de papier marbré doré et argenté, tête dorée, couvertures et dos conservés, étui bordé (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée dorée à la première garde blanche). ‎


‎Une reliure à décor orientalisant. Un des 325 exemplaires sur vélin de Rives (n° 359) avec envoi de l'éditeur « à l'ami Kieffer / bien cordialement / A. Blaizot », après 50 exemplaires sur Japon avec un tirage à part en noir sur chine et d'un exemplaire sur vélin avec tous les dessins originaux. Il est revêtu d'un décor orientalisant qui rappelle les motifs architecturaux arabes. Première édition illustrée, ornée de 82 compositions originales de Pierre Vidal lithographiées en couleurs (en en-têtes, culs-de-lampe et bandeaux), de 41 lettrines et d'encadrements à la couronne. Pierre Vidal est un artiste reconnu pour ses illustrations d'oeuvres comme Salammbô de Flaubert ou Carmen de Mérimée. Rattaché au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France, il y laisse une production abondante d'aquarelles sur les costumes, ameublements et coiffures de la Belle Époque. Les aventures du Roi Pausole, roman feuilleton paru en 1900, se situe dans une utopie libertine du nom de Tryphème. Le roi, mène une vie tranquille entouré de son harem de 366 femmes lorsque Aline, sa belle-fille, quitte soudainement le palais. Le souverain part alors à sa recherche. Monod 7368. Dos légèrement insolé avec légère tache en partie haute ‎

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EUR840.00 (€840.00 )

‎SABOURAUD (Brigitte) / MAC ORLAN (Pierre, préf.) [DUMARCHEY (Pierre)] ‎

Reference : 519

‎Chansons à dire ‎

‎Paris La nef de Paris s. d. [1958] In-8° (204 x 132 mm), 53 pp., broché, non découronné ‎


‎« LA PLACE QUE J'OCCUPE À L'ÉCLUSE, C'EST ELLE QUI AURAIT DÛ L'AVOIR » (Barbara) Édition originale. Exemplaire du service presse, après 100 exemplaires sur verger Lana, avec envoi autographe signé : « à J. Hebey / ces « chansons à dire » que j'ai pris plaisir à écrire / seront-elles agréables à lire ? / Brigitte Sabouraud » Ce recueil de 43 pièces poétiques à réciter ou à chanter est illustré d'un portrait photographique de l'auteur par le studio Harcourt, agrafé au premier cahier. Avec une préface de Pierre Mac Orlan : « Brigitte Sabouraud [...] est un peu comme une image de la Seine, la Seine qui est un fleuve populaire d'une sympathique élégance. C'est aussi, selon les hasards poétiques de ses chansons et de ses poèmes, tantôt une Ophélie du groupe Guillaume Apollinaire, tantôt une rôdeuse de berges, mais de bonne famille, portant en soi la mélancolie nuancée du fleuve de Paris ». Comédienne et compositrice, Brigitte Sabouraud (1922-2002) fonde, avec Léon Noël, Marc Chevalier et André Schelesser, le cabaret l'Écluse quai des Grands-Augustins, et en prend la direction. Elle s'y produit elle-même sur scène, s'accompagnant à l'accordéon, et y interprète chansons de marins, textes de Francis Carco, ainsi que ses propres compositions ; plusieurs seront reprises par Barbara, qui comme Jacques Brel est révélée au public parisien sur les planches de l'Écluse. 2 bibliothèques françaises : BnF (Tolbiac) et Angers ; 2 bibliothèques étrangères : University of Illinois, University of Wisconsin Petites taches et piqûres à la couverture. ‎

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EUR35.00 (€35.00 )

‎BONNAIN (Pierre-Gustave)‎

Reference : 122

(1823)

‎De la société et de ses vices principaux.‎

‎Paris Ponthieu 1823 In-8° (205 x 123 mm), XXIII pp. - [1] p. bl. - 174 pp. - [1] f. verso bl., demi-basane brune à coins, dos lisse orné, tranches marbrées multicolores (reliure de l'époque).‎


‎La pensée d'un libéral dont le propos ne s'avère toujours que trop actuel Édition originale rare, l'auteur dédit cet « ouvrage consacré à vaincre les obstacles qui se sont de tout temps opposés au bonheur de la société » à Benjamin Constant « défenseur des libertés publiques ». Il se compose ainsi : Principes d'un bon gouvernement ; Des passions de l'homme ; De l'orgueil individuel ; De l'intérêt individuel ; De l'attachement aux préjugés ; Du fanatisme religieux ; Du fanatisme politique ; De la délation ; De la compression de l'opinion publique ou de la pensée ; De l'industrie. Pierre-Gustave Bonnain (1800-1842), né à Saintes, de Pierre Bonnain et de Marguerite, alias Marie-Thérèse, Luraxe, fut l'époux de Jeanne-Félicité Cadiot et le frère de M. Armand Bonnain, ancien directeur des messageries. Son acte de naissance l'appelle Paul-Auguste ; son acte de décès, Paul-Gustave. Avocat de profession, il fut sous-préfet après 1830. Il publiera De l'esprit de la jeunesse (1821), Mes regrets ou le Panthéon (1822) et quelques mémoires juridiques. 3 exemplaires en France : BnF Tolbiac, Nantes et Rouen. Un à l'étranger : British Library. Quelques épidermures, quelques rousseurs plus notables sur quelques pages, notamment le titre, déchirure sans perte restaurée p. 172 ‎

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EUR275.00 (€275.00 )

‎PESSIN (Marc) / BUTOR (Michel) / SPILMONT (Jean-Pierre) / PÉJU (Pierre) / DOBZYNSKY (Charles) ‎

Reference : 747

(1999)

‎Marc Pessin. Le voyageur immobile‎

‎ Conseil général de l'Isère. Musée départemental de Saint-Antoine L'Abbaye 1999 In-f° (352 x 200 mm), 8 ff - 6 ff - 3 ff - 2 pl. en noir de plus petit format - 4 ff. - 4 ff. - 4 ff. - 4 ff. - 4 ff. - 4 ff - 4 ff - 4 ff - 4 ff - 4 ff. - 4 ff, en feuilles sous couverture blanche gaufrée. ‎


‎LES TRACES EN RELIEF D'UNE CIVILSATION ISÉROISE IMAGINAIRE PRÉTENDUMENT DISPARUE. Édition originale de ce livre d'artiste paru à l'occasion de l'exposition « Marc Pessin, le voyageur immobile » organisée au Musée départemental de Saint-Antoine l'Abbaye entre mars et octobre 1999. Tirage limité à 500 exemplaires numérotés et signés par l'artiste au justificatif de tirage. L'ouvrage, présenté en feuilles sous couverture blanche gaufrée, réunit 14 cahiers de 2 à 8 ff. présentés chacun sous une couverture de papier fort imprimé en relief. Sérigraphies, estampes, gaufrages et reproductions photographiques résument la production plastique et éditoriale de Marc Pessin, et plus particulièrement son projet « darchéologie pessinienne » mêlant traces paléographiques, botaniques, zoologiques et bibliographiques d'une civilisation iséroise imaginaire prétendument disparue. L'ouvrage réunit également plusieurs textes en hommage à l'artiste, dont un article de Michel Butor intitulé « Botanique martienne ». 3 exemplaires au CCFr : Albi, Grenoble, Strasbourg. Un à l'OCLC : Lausanne. ‎

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EUR350.00 (€350.00 )

‎MAC ORLAN (Pierre) / BRAUN (Georges, ill.) ‎

Reference : 679

(1929)

‎La Maison du retour écoeurant‎

‎Paris René Kieffer 1929 In-8° (205 x 150 mm), [2] ff. -177 pp. [1] f., maroquin violet, dos à 4 faux-nerfs à décor à froid à la plaque, décor à froid à la plaque sur les plats, encadrement intérieur de filets à froid, contregardes et gardes de papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée, étui bordé (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée sur la première garde blanche)‎


‎L'exemplaire de la bibliothèque de René Kieffer. 20e et dernier numéro de la collection « L'amour des livres ». Un des 50 exemplaires sur Japon impérial, celui-ci le n°42. Suivent 1000 exemplaires sur vélin de cuve. L'ouvrage est truffé de 3 lettres autographes signées de Pierre Marc Orlan à René Kieffer concernant le projet d'édition ; l'écrivain y propose notamment, sans succès, de faire illustrer le livre par son ami Pierre Devaux : « Je trouve ces illustrations très curieuses et d'un ton humoristique qui concourt très bien le mien. Il a fait ces illustration de son plein gré [...] » (7 mai 1927). Seule « collection » jamais proposée par les éditions René Kieffer, « L'amour des livres » comprend 20 volumes, parus entre 1924 et 1929. Les ouvrages qui la composent se ressemblent plus par la maquette que par le texte : auteurs contemporains y côtoient Stendhal ou Pouchkine. En outre, « L'amour des livres » détonne du reste de la production des éditions Kieffer en ce que l'illustration se limite à quelques ornements en début et fin de chapitres ou à un encadrement du texte. Présentés comme des éditions « demi-luxe », les ouvrages de la collection sont vendus à des prix plus bas que le reste des productions Kieffer. Le coût des exemplaires sur vélin tourne autour de cinquante francs, celui des exemplaires sur Japon autour de cent francs ; cela n'empêche pas le critique Clément-Janin de louer la prestation de l'éditeur : « Cette collection est intéressante et comme texte et comme présentation. La typographie y est maîtresse. Le décor lui est subordonné, ce qui est une bonne discipline ». Les couvertures arborent des motifs simples, géométriques ou emblématiques. Kieffer semble avoir proposé pour la collection deux reliures éditeurs ornées à la plaque : la présente en cuir arborant un décor de faisceaux sur les plats et le dos, et une seconde en cartonnage papier à décor d'emblèmes : coeurs, livres, étoiles, etc. Sanjuan 108 Planche XI. Dos insolé. ‎

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EUR660.00 (€660.00 )

‎HOLINGUE (René-Pierre) ‎

Reference : 515

(1954)

‎Les Noces de la terre et du ciel‎

‎Paris SEGEP 1954 In-12° (192 x 143 mm), 110 pp. - [1] f., broché ‎


‎SUR UN POÈTE NORMAND, À UN ROMANCIER NORMAND. Édition originale, pour laquelle il semble n'y avoir pas eu de grand papier, de cette étude critique, « analytique, psychologique, psycho-physiologique » et catholique du poème de Wilfrid Lucas Le Grand Voilier des âges (1952). Illustré d'un frontispice en noir par Jacqueline Vigouroux. Envoi autographe signé au romancier et journaliste Pierre Varenne : « Au grand écrivain Pierre Varenne / cette étude d'un poète catholique sur l'un de ses compatriotes normands / en hommage / RP Holingue » Auteur de fresques poétiques retraçant le canon Biblique, Wilfrid Lucas fut couronné par l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre. Paperolle au nom de l'auteur. Plis et petites déchirures marginales à la couverture. ‎

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EUR40.00 (€40.00 )

‎BETTENCOURT (Pierre) ‎

Reference : 535

(1983)

‎Les Nonnes grises‎

‎[Roubaix] Brandes 1983 In-12° (193 x 146 mm), 25 pp. [2] ff. [1] f. bl., broché, couverture rempliée ‎


‎L'AMANT DES FEMMES-CHAUVE-SOURIS. Édition originale du second des fantaisistes « voyages » de Pierre Bettencourt sur la « planète innomée ». Tirage limité à 250 exemplaires numérotés sur Arches (celui-ci le n°107). Les Nonnes grises reparaîtra en 1990 dans le recueil Voyage sur la planète innomée (imprimerie nationale) avec des illustrations de Dado, puis sera à nouveau édité séparément par RLD avec un frontispice d'Alechinsky. « On trouve ici quelques notes qui datent de mon second voyage sur la planète innomée. Elles concernent plus précisément une communauté que je n'avais fait qu'entrevoir lors de mon premier voyage et qui m'avait déjà fort intrigué, je veux parler des femmes-chauve-souris. Elles naissent le plus souvent dans des familles ordinaires et rien ne peut laisser d'abord prévoir la mutation dont elles vont être l'objet. Mais à l'âge de la puberté, leur peau se couvre d'un léger duvet gris, de larges surfaces membraneuses commencent à se développer entre le corps et les bras qui s'allongent démesurément, les mains prenant des proportions gigantesques, et elles revêtent peu à peu l'apparence qu'elles vont présenter adultes. Incapables de poursuivre leurs études, impropres aux tâches ménagères, [elles n'ont plus alors qu'à] rejoindre les communautés dont elles feront partie désormais. Nettement plus menues que les femmes de leur race, mais il semble plus intelligentes et plus vives, elles sont encore recherchées par les hommes pour la vénusité de leurs formes, et cette peau grise légèrement duvetée où le visage, les fesses et les seins totalement imberbes et d'un rose de bonbon fondant, ressortent avec évidence. » (pp. 9-10) Homme de lettres souvent associé à l'art brut, Pierre Bettencourt (1917-2006) fut également éditeur et typographe, publiant, en plus de ses propres oeuvres, des textes d'Artaud, Michaux, Ponge, Dubuffet... Il signa une abondante oeuvre littéraire placée sous le signe de la « facétie sérieuse » (Yves Peyré) ainsi qu'une multitude de sculptures-tableaux dits « hauts-reliefs ». Quelques salissures à la couverture, petit grignotage de rongeur au pli du rabat. ‎

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EUR60.00 (€60.00 )

‎BENOIT (Pierre) / DUBOIS (Paul Élie, ill.)‎

Reference : 424

(1934)

‎L'Atlantide‎

‎Lyon Cercle lyonnais du livre 1934 In-f° (321 x 250 mm), [4] ff. bl. - [2] ff. - [1] pl. - 303 pp. - [6] ff. - [3] ff. - [1] f. bl. - [3] ff. - [2] pl. - [3] ff., maroquin bleu nuit mosaïqué au dos et sur les plats de maroquins orange, caramel et chocolat, avec jeux de filets à froid et à l'or, décor au centre des plats estampé au palladium, encadrement d'un filet intérieur, contregardes et gardes de soie moirée, gardes de papier marbré, tête dorée, couvertures et dos conservés, étui bordé (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée sur la première garde blanche). ‎


‎L'Atlantide en Algérie. Tirage limité à 162 exemplaires sur vélin d'Arches, celui-ci le n°11 imprimé pour « Monsieur René Kieffer ». Son propriétaire l'a revêtu d'une luxueuse reliure Art déco en plein maroquin mosaïqué, ornée d'un décor reprenant « l'inscription berbère » qui, dans le roman, révèle le prénom de la reine d'Atlantide (p. 73). Cet exemplaire est bien complet de la section « Planches remplacées », reliée in-fine, comprenant [5] ff. où figurent 3 illustrations non retenues (pour les pp. 185, 188 et 248). Il comporte en outre deux épreuves en noir d'illustrations non retenues, ajoutées « à certains exemplaires » selon Monod. Il contient également un retirage des pp. 1-2 et 7-8, joint à l'ouvrage car un accident du mouillage après le tirage avait taché certains exemplaires. L'ouvrage est illustré de 89 compositions en couleurs gravées sur bois par Pierre Bouchet d'après des peintures, dessins et croquis de Paul-Élie Dubois, réalisées lors d'un voyage dans le massif du Hoggar (Algérie). Après avoir exposé au Salon des artistes français, Paul Élie Dubois (1886-1949) séjourne deux années à la villa Abd-el-tif d'Alger (fonctionnant sur le principe de la villa Médicis). En 1928, il participe à la mission scientifique d'exploration du Hoggar, dont il ramène croquis, dessins, peintures et documents décoratifs. Les quelque 400 uvres « algériennes » qu'il expose au Salon des Tuileries lui valent l'estime de la critique et la distinction « d'Ambassadeur du Hoggar ». Il présente à Paris 7 conférences sur la région. « L'idée d'associer à cette documentation L'Atlantide de Pierre Benoit, » souligne l'éditeur, « de situer sur ce cadre réaliste la brillante fantaisie du roman, était trop séduisante pour ne pas emporter tous les suffrages. » Elisabeth Cazenave. Paul-Élie Dubois, Peintre du Hoggar. Éditions du Layeur, Paris, 2006 ; Monod 1338. Dos légèrement insolé ‎

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EUR3,675.00 (€3,675.00 )

‎BONNAIN (Pierre-Gustave)‎

Reference : 463

(1821)

‎De l'Esprit de la Jeunesse Française‎

‎Paris L'Huilier 1821 In-16° (175 x 115 mm), [3] ff. - 137 pp., cartonnage à la Bradel, dos lisse orné de filets (habillage de l'époque).‎


‎CONFLIT DES GÉNÉRATIONS SOUS LA SECONDE RESTAURATION Édition originale et unique de cet essai défendant la jeunesse française, accusée sous la seconde Restauration de se placer en « ennemie du bon ordre ». D'après Agnès Thiercé, le XIXe siècle marque l'invention du « conflit des générations et de la jeunesse comme force révolutionnaire », incontrôlable et surtout susceptible à la contagion. Le 20 mars 1821, plus spécifiquement, une émeute éclate à Grenoble : plusieurs étudiants de la faculté de droit sont désignés comme agitateurs et, dans un contexte où le gouvernement de Richelieu cède peu à peu à la pression des ultras, Louis XVIII ordonne la suppression de la faculté. L'auteur de cet essai, lui-même étudiant en droit, s'élève contre ces mesures répressives, et s'oppose au discours qui construit la jeunesse comme une force anti-patriotique : « Ne serait-ce pas cet amour décidé de la lumière et de la raison qui attirerait tant d'ennemis à la jeunesse française ? Dans le fait, elle est ennemie du bon ordre, dans le sens que les partisans des privilèges l'entendent. Si elle voulait se prêter au retour de l'ignorance, recevoir des chaînes d'une classe d'hommes, orgueilleux contempteurs des droits de leurs semblables, elle mériterait leurs éloges. » (pp. 8-9) [...] « Le gouvernement, assujetti à une malheureuse influence, agit comme s'il ne devait jamais avoir aucune relation avec la jeunesse. C'est elle, cependant, qui est destinée à remplir un jour les principales fonctions de l'État : elle remplacera un jour ceux qui blâment et censurent hautement ses principes. » (p. 136) Pierre-Gustave Bonnain (1800-1842), né à Saintes, de Pierre Bonnain et de Marguerite, alias Marie-Thérèse, Luraxe, fut l'époux de Jeanne-Félicité Cadiot et le frère de M. Armand Bonnain, ancien directeur des messageries. Son acte de naissance l'appelle Paul-Auguste ; son acte de décès, Paul-Gustave. Avocat de profession, il fut sous-préfet après 1830. Il publiera Mes regrets ou le Panthéon (1822), De la société et de ses vices principaux (1823) et quelques mémoires juridiques. PROVENANCE : Eugène Durand Forgues (1857-1932). « EVG D. FORGVES, Parisiis - 1921 », vignette contrecollée sur le contreplat supérieur. Magistrat colonial en Martinique, en Guadeloupe, en Indochine et à Madagascar, Eugène Durand Forgues est le fils de l'écrivain Paul-Émile Daurand-Forgues. Il publia Mémoires et relations politiques du baron de Vitrolle (1884), et Lettres inédites de Lamennais à Montalembert (1898), continuation de l'oeuvre de son père. 2 exemplaires en France : BnF (Tolbiac), Bordeaux. Aucun à l'étranger. Frottements. Bibliographie : GAVEN, Jean-Christophe. « La suppression de la faculté de droit de Grenoble sous la restauration : Opportunités administratives d'un contrôle politique » In : Les Facultés de droit de province au xixe siècle. Tome 2 : Bilan et perspectives de la recherche [en ligne]. Toulouse : Presses de l'Université Toulouse Capitole, 2011 THIERCÉ, Agnès,.« Révoltes de lycéens, révoltes d'adolescents au xixe siècle », Histoire de l'éducation, 89. 2001. pp. 95-120. ‎

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EUR250.00 (€250.00 )

‎VIGIER (Pierre-Paul)‎

Reference : 268

(1868)

‎Documents de la conférence télégraphique internationale de Vienne. Révision de la Convention de Paris. ‎

‎Vienne Imprimerie impériale et royale de la Cour et de l'Etat 1868 In-4° (325 x 238 mm), [5] ff. - 459 pp. [1] ff., demi-basane rouge chagrinée à coins, dos lisse orné, plats de percaline, tranches peignées multicolores (reliure éditeur de l'époque) ‎


‎Édition unique, privée, réservée vraisemblablement aux participants à la conférence. L'exemplaire personnel du secrétaire français, Pierre-Paul Vigier, accompagné de 4 documents le concernant, notamment un passeport pour la conférence et une lettre de nomination avec son diplôme de réception au grade de chevalier à l'ordre de la Légion d'honneur, octroyé justement pour sa participation à l'événement. L'ouvrage traite de la révision de la 1e convention internationale de Paris. Suit le règlement de service international complétant cette 1e convention. Il présente ensuite les procès-verbaux de l'ensemble des 21 séances (dont celle d'ouverture) de la conférence de Vienne, qui se déroulèrent du 12 juin au 21 juillet 1868. L'importance de la première Convention télégraphique internationale, initiée à la demande de Napoléon III, ne saurait être sous-estimée : pour la première fois, les règlements, les tarifs et les techniques étaient harmonisés dans toute l'Europe, jusqu'à ses frontières avec l'Afrique et l'Asie. Des effets se firent également sentir sur les relations internationales. Juste avant 1865, certains des 20 États signataires avaient été en guerre : le second conflit entre le Schleswig-Holstein et le Danemark, auquel la Prusse et l'Autriche avaient également participé, avait pris fin l'année précédente. Néanmoins, le traité télégraphique fut signé par tous. Trois ans plus tard, en 1868, la deuxième Conférence télégraphique internationale, organisée à Vienne, fut axée sur des questions techniques et administratives plutôt que sur la diplomatie. Point important, la conférence dota l'Union télégraphique internationale d'un bureau à Berne, ce qui permit à l'organisation de répondre aux besoins croissants de ses membres en matière d'échange d'informations. Pierre-Paul Vigier (1829-1872) fit carrière dans la télégraphie, alors en plein développement. Secrétaire de la Conférence télégraphique internationale de Vienne en 1868, il participe à la rédaction des rapports consignés dans cet ouvrage. Sa mort subite à l'âge de 42 ans mit fin à une carrière prometteuse. Détail des pièces jointes au volume : Passeport du ministre des affaires étrangères daté du 5 juin 1868 autorisant M. Vigier à se rendre en Prusse, en Autriche et aux Pays-Bas, avec prière aux officiers civils et militaires de lui donner ci-besoin une protection. Impression sur parchemin avec encadrement gravé. Acte de l'ordre impérial de la légion d'honneur, daté du 15 Août 1868, faisant état de la nomination de M. Vigier « inspecteur des lignes téléphériques, secrétaire de la conférence internationale de Vienne » au grade de chevalier. Signé du grand chancelier, du secrétaire général et du chef de la division administrative. Le cahier est composé de deux feuillets de quatre pages chacun. Il s'agit de deux extraits d'une lettre du ministre des affaires étrangères en date du 3 Août 1868. Diplôme de l'ordre impérial de la légion d'honneur faisant de M. Vigier un de ses chevaliers. Impression sur parchemin signé à la date du 15 Août 1868. « Passe-port à l'étranger valable pour un an ». Impression sur parchemin, encadrement gravé. Fait à Saint Malo le 3 février 1871 autorisant M. Vigier, natif de Périgueux et demeurant à Angers de se rendre à Londres. Signé par le sous-préfet Henri Merlin, ce passeport imprimé comporte de nombreuses corrections témoignant du changement de régime faisant suite à la chute de Napoléon III. « Empire français » est ainsi remplacé par « République française » et « au nom de l'empereur » et remplacé par « au nom du peuple français ». Le document nous donne des informations détaillées sur le physique de M. Vigier. « Les années 1850-1914 sont le moment d'une première vague de mondialisation, caractérisée par une mutation d'ensemble de l'économie internationale tendant à l'unification des marchés des biens, des services, du travail et du capital. Cette mondialisation profite de la révolution communicationnelle associée à l'essor des réseaux télégraphiques. Les câbles du télégraphe traversent les continents et les océans, et raccourcissent drastiquement le temps de transit de l'information. Ces réseaux planétaires sont à la fois des instruments de marché et des outils au service des gouvernements et des États. Le télégraphe contribue à une intégration accrue du système économique mondial autour d'un petit nombre de places commerciales et financières, dont il renforce l'interdépendance et transforme souvent radicalement les modes de fonctionnement. Les gouvernements l'utilisent pour administrer efficacement les territoires coloniaux et les relier aux centres de décision. Son développement suscite aussi des transformations culturelles majeures, comme la naissance d'une sphère médiatique structurée autour des agences de presse et du « fil » de l'actualité internationale. » Un seul exemplaire en France, deux en Suède, un en Allemagne. Bibliographie : Locher, Fabien. « Les météores de la modernité : la dépression, le télégraphe et la prévision savante du temps (1850-1914) », Revue d'histoire moderne & contemporaine, vol. 56-4, no. 4, 2009, pp. 77-103. Frottements notamment aux mors et aux coins, petits manques à la première garde couleurs, mouillure en partie haute décroissante sur les 30 premières pages, rares rousseurs. ‎

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‎[REVUE] Antoine Adam, Jean Aicard, Marc Alyn, Jean Babelon, Yvette Barre-Barteaux, Camille Barthélémy, Jacques Baudou, Pierre Béarn, Camille Belliard, Louise Bellocq, Luc Bérimont, Charles Bertin, Jeannette Besançon-Flot, Paul Bialais, Jean Biès, Maurice Blin, Françoise Blond, Georges Bouillon, Maurice Bourg, Charles Braibant, Benoit Braun, Thomas Braun, André Breton, Suzanne Briet, Carlo Bronne, Roger Brucher, Charles Bruneau, Jean-Paul Brunet, Pierre Brunon, Roger Caminade, Albert Caquot, Jules Carrez, Carzou, Jean Cazenobe, Robert Cecconello, Elise Champagne, J. Charlet, Suzette Clément-Bodart, (Colette), Hubert Collin, Colonel Compagnon, Pierre Congar, Yves Congar, René Constant, Roger Cordier, Raymond Creuze, (Vera Cuningham), André Danjon, (Dante), Marcel Dardoise, Paul Dauchy, René Daumal, L.R. Dauven, Gabriel Delattre, Marie Delcourt, Bernard Delmas-Payer, Paul Denis, Victor Demanet, Patrick Demouy, Marcel Derwa, André Dhôtel, Marie-Thérèse Donnay, Gustave Doré, Michel Doury, Paul Dresse, Blaise Druart, Henri Druart, René Druart, Jean Ducasse, (Charles Duits), André Dulière, René Dumesnil, René Dürrbach, M. Failly, Lionello Fiumi, (Flaubert), Yves Florennes, Jean Follain, Paul Fort, Maud Frère, Raymond Gailly, André Galland, Yves Gandon, Jean-Pierre Gehin, Maurice Genevoix, Pierre Gentil, Gabriel Germain, Giacomelli, Yves Gibeau, R. Gillard, Michel Gillet, Willy Gilson, (Godefroy de Bouillon), Robert Goffin, E. Golfouse, Armand Got, Grandville, (Grévisse), Henri Guillemin, Guillevic, Paul Guth, François Héber-Suffrin, Jean Héber-Suffrin, Maurice Henry, (François de Herain), Jean Héraux, Dominique Hoizey, Robert Hossein, Houdon, Marie Howet, Lucien Hubert, Georges Jacquemin, Adrien Jans, Raymond Jubert, Hubert Juin, Anne-Marie Kegels, Frédéric Kiesel, Françoise Korganov, Maurice Kunel, Elisabeth de La Mauvinière, Henry de La Tour, Denise Laborde, Marcel Lallemand, Armand Lanoux, Georges Laurent, Jean L'Herbault, France Lambert, Armand Lanoux, Georges Laurent, Paul Leclers, Camille Lecrique, Suzette Lefèvre, Jean Leflon, Fernand Léger, Jeannine Lelièvre, Jules Leroux, Jean Levy, Jacques-Gérard Linze, J.K. Longuet, Gérard Macé, (André Malraux), Pierre Manil, Jean Marchal, Maugis, André Maurois, Jean Mazeraud, Mehul, P. Michel, (Albert Mockel), Arsène Muzerelle, (Agnès Nanquette), Général Nerot, Alphonse de Neuville, Etienne Noiret, Général Noiret, (Marcel Noppeney), Pierre Nothomb, Christine Orbey, Michel Pakenham, (Paul Palgen) (Georges Paulet), Jean Paulhan, Joséphin Péladan, Louis Pergaud, Patrick Perin, Régine Pernoud, Pierre Petitfils, Pierre-Luc Petitjean, André Pézard, Jean Piaubert, Gaston Picard, Michel Picard, Marie-Pierre Pinard, Maurice Piron, Charles Plisnier, Henri Pourrat, J.-M. Poussart, Michel Prince, Jean Renac, Paul Renaudin, Patrick Reumaux, Graham Reynolds, Pierre Richard, Arthur Rimbaud, René Robinet, Jeanne Roge, Jean Rogissart, Pierre Rogissart, Elyane Ronnet, Félicien Rops, Elisabeth Rouy, Noël Ruet, Christophe Ryelandt, Saint-Pol-Roux, Jacques Saunier, Michel-Paul Sécheret, Pierre Seghers, Jean Servais, Arsène Soreil, Michel Taillandier, Roger Taillardant, Stéphane Taute, André Theuriet, Marcel Thiry, Charles Thomas, Jacques Thomas, Eva Thomé, Gaston Titaux, Suzanne Tourte, Marc-Edo Tralbaut, Noël Tuot, Jacques Vadon, (Roger Vailland), Jean-Paul Vaillant, Philippe Vaillant, Edmond Vandercammen, Jacques Vaucherot, (Verlaine), Max Vilain, Y. Vineuil, René Violaines, Robert Vivier, Patrick Vloebergh, Jean-Claude Vuaroqueaux, Louise Weiss, Elie Willaime.‎

Reference : 5194

‎LA GRIVE, 1958-1972. 33 fascicules in-8, agrafés ou brochés.‎


‎Manquent les numéros 101-106, 108, 127, 130, 133-137, 139, 143, 146, 154. [5194]‎

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‎CORNEILLE (Pierre) & CORNEILLE (Thomas)‎

Reference : 30945

(1664)

‎Le Théâtre. Les Tragedies et Comedies.‎

‎ Tout Corneille : l'édition Wolfgang d'Amsterdam. Un des plus beaux exemplaires connus : celui d'Henri Bordes, relié par Lortic. [Amsterdam], Suivant la Copie imprimée à Paris, [Abraham Wolfgang], 1664-1678. 10 vol. (75 x 134 mm) de 1 portrait, 9 frontispices et 61 figures. Maroquin rouge, dos à nerfs ornés de caissons dorés, titre, tomaisons et dates dorés, au centre des plats médaillon ovale cerclé de petits fers et entrelacs dorés, encadré d'un double jeu de filets dorés, doublures de maroquin bleu, roulette et filets dorés encadrant une large dentelle dorée, fleurons d'angle, double garde peignée, tranches dorées sur marbrure (reliure signée de Pierre-Marcellin Lortic). Le théâtre complet de Pierre Corneille et Thomas Corneille : L’Illusion comique, Rodogune, Le Cid, Cinna ou Polyeucte... Exemplaire de choix, aux bonnes dates, sans exception (de 1664 à 1678) aux pedigrees impeccables : Pierre-Marcellin Lortic, Henri Bordes et Jules Lemaître. Cette édition est précisément décrite par Picot dans sa Bibliographie cornélienne, sous le n° 381. Elle est célèbre et contient d’admirables gravures, illustrant la totalité du théâtre des deux frères. Après les cinq premiers volumes de Pierre Corneille, l’éditeur poursuit jusqu’en 1678, avec les Tragédies et Comédies de son frère Thomas.‎


‎Un des plus beaux exemplaires connus de cette « charmante édition exécutée à Amsterdam par Abraham Wolfgang, et justement recherchée, sinon pour le texte lui-même, du moins pour la beauté de l’impression et du papier et pour l’élégance des figures. Cette édition a l’avantage de donner, non pas un choix, mais la suite complète des pièces de Corneille. Elle est devenue depuis quelques années, dit M. Brunet, un objet d’une très grande importance auprès des bibliomanes français, et il est fort difficile d’en trouver des exemplaires complets. » (Picot, 381). Assertion confirmée par Willems : « Cette collection est difficile à réunir. Les exemplaires qui ne laissent rien à désirer pour les dates des pièces et la grandeur des marges se paient fort cher. » C’est le cas de cet exemplaire, en exceptionnelle condition et d’une grande hauteur de marges (134 mm). Toutes les pièces, figures, titres généraux et frontispices sont bien présents, ainsi qu’une grande partie des feuillets blancs qui séparent parfois les pièces. Il est bien complet de l’avis de l’imprimeur au lecteur et du portrait au tome 1, souvent manquants. Les 5 volumes du Théâtre de Pierre Corneille portent tous la marque d’Abraham Wolfgang, signée « Quarendo » et dite au « Renard guettant sa proie » : Partie I : portrait de Corneille, sans nom de graveur ; frontispice gravé représentant le buste de Corneille couronné par deux ‘Renommées’, avec ce titre : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 5 f. pour l’« Avis de l’Im- primeur au Lecteur » (avis signé A. W.) et la table des pièces de Pierre Corneille et de Thomas Corneille ; 74 p. pour le « Discours du Poëme dramatique » et les « Examens ». Suivent les huit pièces (de Mélite à l’Illusion comique), chacune, précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie II : frontispice gravé représentant deux ‘Amours’, dont l’un déploie un voile sur lequel on lit : « Le Théâtre de P. Corneille », et l’autre gravant des armes sur une pierre ; 1 f. pour le titre, 92 p. contenant le « Discours de la Tragédie » et les « Examens ». Suivent les 7 pièces (du Cid à la Suite du Menteur), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie III : frontispice gravé, représentant la ‘Vérité’ debout sur une sphère entourée de rois orientaux tenant une écharpe sur laquelle on lit : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 1 f. pour le titre ; 68 p. pour le « Discours des trois Unitez » et les trois « Examens ». Suivent les 7 pièces (de Rodogune à Œdipe), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie IV : frontispice gravé ; 1 f. pour le titre ; 4 f. pour l’« Avertissement » pour Sertorius. Suivent les 4 pièces (de Sertorius à Othon) chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie V : frontispice gravé. Suivent 5 pièces (de Agesilas à Surena) chacune précédée d’une figure, d'un avis « Au lecteur » et d’un titre, avec une pagination distincte. Ces 5 volumes sont complétés par les œuvres de son frère, Thomas Corneille : Partie I : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (des Engagemens du hazard au Berger extravagant). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie II : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Le Geolier de soy mesme à Darius). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie III : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Stilicon à Pyrrhus, roy d’Epire) dont les 4 premières seulement sont mentionnées, les 2 dernières Pyrrhus, roy d’Epire et Persée... sont ici bien présentes, les titres ayant été ajoutés anciennement à l’encre dans la liste. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie IV : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Antiochus à La Mort d’Annibal. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie V : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Ariane au Comte d’Essex), mais chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines un « Argument », une note pour la « Décoration du prologue » et un avis « Au lecteur ». Élu au fauteuil 14 à l’Académie française, en 1647, Pierre Corneille en était le doyen lorsqu’il mourut en octobre 1684. Tous les membres de l’Académie s’en émurent et proposèrent à son frère, affligé, de pourvoir au siège vacant. Il y sera élu à l’unanimité le 2 janvier 1685 ; Thomas ne pouvant décemment faire l’éloge de son frère qu’il remplace, ce fut Racine qui s’en chargea en même temps qu’il recevait Thomas et cela reste l’unique exemple de deux discours, d’hommage et de réception, par le même académicien dans l’histoire de l’institution. Voltaire dit du frère cadet, qu’exception faite de Racine il était le seul de son temps qui fût digne d’être le premier au-dessous de son frère. C’était un homme qui aurait une grande réputation s’il n’avait point eu de frère ». Bon grammairien, Thomas Corneille écrivit un Dictionnaire des arts et des sciences et un Dictionnaire universel géographique et historique. À l’Académie, il recevra Fontenelle le 5 mai 1691. Exceptionnelle réunion des œuvres des deux frères, en parfaite condition. L’exemplaire a été établi avec un soin délicat et attentionné par Pierre-Marcellin Lortic, puis vendu à Henri Bordes. Né à Saint-Gaudens le 4 avril 1822, le Gascon Pierre-Marcellin Lortic, dit « le Frondeur », arrive à Paris à la fin des années 1830 et intègre comme ouvrier l’atelier de Pierre-Paul Gruel : le jeune homme se distingue par un fort caractère et des conceptions personnelles qu’il affirme haut et fort et, alors qu’il n’a que vingt-deux ans, s’installe en 1844 au 199 rue Saint-Honoré, adresse qui sera la sienne jusqu’à son déménagement au 1 rue de la Monnaie, vers 1860. « Les reliures de Pierre-Marcellin Lortic se distinguent par le poli de leur maroquin, leur fermeté, leur légèreté, la finesse de leurs cartons et leurs nerfs très pincés et la subtilité de leur dorure, même si ’Le Frondeur’ n’est pas doreur et qu’il confie ses travaux aux plus grands spécialistes de l’époque, notamment Wampflug et Maillard [...] Au-delà de son perfectionnisme et de la maîtrise incontestable dont il fera preuve, il va révolutionner cet art industriel qu’est la reliure, que ce soit au niveau de la relation avec le bibliophile, de l’approche commerciale, développant une conception très personnelle de son art et n’apprécie que modérément la critique et le conseil des bibliophiles. De là naîtra peut-être sa principale innovation commerciale : ne plus attendre le client, acquérir lui-même des ouvrages, les relier à son goût et les proposer directement à la vente dans un atelier qui devient également, par le fait, une librairie. Le concept est révolutionnaire, à une époque où la reliure de luxe procède de la commande d’un particulier qui apporte ensuite son ouvrage chez le relieur, avec ses indications. Il vaudra à Lortic les critiques des libraires et des amateurs, mais démontre que le relieur avait une très bonne connaissance du livre et des goûts de l’époque, si ce n’est bibliographique » (Hugues Ouvrard, in Portrait de Pierre-Marcellin Lortic, en ligne). Son goût sûr le pousse d’ailleurs vers des ouvrages d’exception ou des raretés bibliographiques qu’il établit avec grand soin et dont il ne se dessaisit que pour les vendre aux grands bibliophiles de son époque qui sont ses clients : Ambroise Firmin- Didot (qui possédait 504 reliures signées de lui) l’architecte Joseph Lesoufaché, le duc d’Aumale, l’architecte Hippolyte Destailleurs, l’armateur bordelais Henri Bordes, le duc de Parme, le duc de Rivoli, Edmond de Goncourt, Auguste Poulet-Malassis, Charles Asselineau, Théodore de Banville et bien sûr Charles Baudelaire, qui confia à Lortic la reliure de huit exemplaires de l’édition originale des Fleurs du mal. Depuis 1876, Lortic collait dans le coin gauche du premier contreplat de ses reliures une étiquette représentant huit livres empilés indiquant les multiples prix qu’il obtient à Londres (en 1851, il n’a alors que vingt-neuf ans), Paris (1855 et 1878), Vienne (1873) et Philadelphie (1876). Il est, en 1878, le premier relieur fait chevalier de la Légion d’honneur et modifie alors son ex-libris en y ajoutant cette décoration. Ce Corneille porte cette marque, ce qui permet de dater la reliure de ces années-là. Il met fin à ses activités professionnelles en 1884 ; ses fils reprendront la suite. Notre exemplaire contient cet ex-libris à chaque volume, en plus de son fer, au centre du premier contreplat, qui est sa signature. Des bibliothèques Pierre-Marcellin Lortic (ex-libris, troisième version de 1878), Henri Bordes (ex-libris et vente, 1911) ; Jules Lemaître (ex-libris et vente, 1917). Picot, Bibliographie cornélienne, 381 (cite un exemplaire en maroquin rouge doublé de maroquin bleu, de la collection Benzon, mais c’est probablement un autre exemplaire) ; Willems, p. 466. ‎

Librairie Walden - Orléans
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‎Pierre LOUS‎

Reference : 77511

(1889)

‎"Sais-tu qu'avant quinze jours je serai auprès de toi ? [...] Puis-je espérer que d'ici là tu auras repris un peu de forces ?" Lettre autographe de jeunesse signée, l'une des dernières adressées à son père Pierre-Philippe Louis‎

‎Paris jeudi 4 avril [1889] | 12.50 x 20 cm | 4 pages sur un double feuillet‎


‎Lettre autographe signée de Pierre [Louÿs], adressée à son père, quatre pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet de papier blanc.Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli. Cette lettre a été expédiée par le jeune Pierre Louÿs alors qu'il fait ses études au lycée Janson-de-Sailly (Paris - 16e). Il s'agit vraisemblablement de l'une des dernières lettres de Pierre Louÿs à son père, dix jours avant le décès de celui-ci :«Sais-tu qu'avant quinze jours je serai auprès de toi ? [...] Puis-je espérer que d'ici là tu auras repris un peu de forces ?» La question de la réelle identité du père de Pierre Louÿs fascine aujourd'hui encore les biographes: «Son père, Pierre Philippe Louis, [...] avait épousé en 1842 Jeanne Constance Blanchin, qui mourut dix ans plus tard après lui avoir donné deux enfants, Lucie et Georges. En 1855, il se remaria avec Claire Céline Maldan, et de cette union naquit, en 1857, un fils, Paul; puis, en 1870, notre écrivain, qui reçut les prénoms de Pierre Félix. Cette naissance tardive, les différences de caractère entre le père et le fils, la désaffection du premier à l'égard du second, la profonde intimité qui régna toujours entre Louÿs et son frère Georges, tout cela a fait soupçonner à certains biographes et critiques que ce dernier était en réalité le père de l'écrivain. La relation exceptionnellement intime et constante que Pierre et Georges maintinrent entre eux toute leur vie, pourrait être un argument en ce sens. Bien entendu, on n'a point découvert de preuve irréfutable, et on n'en découvrira sans doute jamais. Il n'empêche que certaines lettres [...] sont assez troublantes. En 1895, par exemple, Louÿs écrit gravement à son frère qu'il connaît la réponse à «la question la plus poignante» qu'il puisse lui poser, question qu'il a «depuis dix ans sur les lèvres». L'année suivante, en plein triomphe d'Aphrodite, il remercie Georges avec effusion et termine sa lettre par cette phrase: «Pas un de mes amis n'a un PERE qui soit pour lui comme tu es pour moi.» Arguant de l'étroite intimité de Georges et de Claire Céline durant l'année 1870, et de la jalousie que le père ne cessa de montrer vis-à-vis de son fils cadet, Claude Farrère n'a pas hésité à conclure en faveur de Georges Louis. Et que penser de cette dédicace de Louÿs à son frère sur un japon de l'originale de Pausole: Pour Georges, son fils aîné / Pierre.» (Jean-Paul Goujon, Pierre Louÿs) Pierre Louÿs n'a que neuf ans lorsque sa mère décède brusquement. Le père confie dès lors son éducation à son frère Georges, de vingt ans son aîné et Pierre le rejoint alors à Paris où il fréquente l'Ecole Alsacienne puis le lycée Janson-de-Sailly. Malgré le peu d'affection que lui montre celui-ci, le jeune homme écrit toutes les semaines à son «cher papa», résidant à Dizy-Magenta près d'Epernay. Le jeune homme s'enquiert de sa mauvaise santé: «Puis-je espérer que d'ici là tu auras repris un peu de forces? Sans doute. Ton eczéma, nous le souhaitons, n'aura pas augmenté; et les feuilles vertes qui commencent à poindre te donneront peut-être de l'espoir à toi-même, pour un mieux l'été prochain.» Le «mieux» ne viendra hélas pas, et Pierre Philippe Louis rendra son dernier soupir le 14 avril 1889. En attendant, Pierre Louÿs donne des nouvelles de la famille, plus précisément de Germaine, la fille de sa sur Lucie: «J'ai été aujourd'hui rue de la Santé prendre des nouvelles de Germaine. J'ai trouvé la petite opérée en très bon état, très gaie et bien portante. Elle était levée, et jouait par terre. [...] Enfin j'ai terminé ma journée en allant chez ma tante Marie et chez Elisabeth. Tout le monde va bien dans les deux maisons...» Comme à son habitude, toujours soucieux de décevoir son père, il lui transmet finalement ses résultats scolaires: «je retourne demain au lycée (Georges t'a-t-il dit que j'avais été second en Anglais?)» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎PALÉZIEUX (Gérard de.) - TAL COAT (Pierre) SARTO (Pietro) - DECOSTERD (Marianne) - LIERHAMMER (Ilse) - RODARI (Florian) - QUINCHE (Edmond) - BONNEFOY (Yves) - JACCOTTET (Philippe) - VOELIN (Pierre) - CHESSEX (Jacques) - CHAPPAZ (Maurice) - DU BOUCHET (André) - HOLAN (Vladimir) - OSTER (Pierre) - DUPLAIN (Michel) - SCHOPFER (Pierre) - YERSIN (Albert) -‎

Reference : 43573

‎La Revue de Belles-Lettres. N° 1-4 1988.‎

‎ Genève, 1989. Directeur : Florian Rodari. Un volume broché (18,8x26,5 cm) sous couverture rempliée, 319 pages non coupées. Textes de Yves Bonnefoy, Jean Tortel, Philippe Jaccottet, Jacques Chessex, Vladimir Holan, Pierre Oster, Paul de Roux, Guy Goffette, Sando Penna, Umberto Saba, Pierre Voélin, Anne Perrier, Claude Esteban, Jean-Luc Sarré, Jacques Dupin, Philippe Denis, André du Bouchet, Jacques Réda, John E. Jackson, Maurice Chappaz, etc. Édition originale : tirage de tête, un des 50 exemplaires mis hors commerce et destinés aux auteurs et artistes (n° XXV) sur vélin à la forme du Moulin de Pombié, signé au colophon par Gérard de Palézieux, Pietro Sarto, Marianne Décosterd, Pierre Schopfer, Michel Duplain, Ilse Lierhammer, Edmond Quinche, Marcel Mathis, Jérôme Baratelli, Florian Rodari et Pierre-Alain Tâche. Avec un envoi autographe signé de Florian Rodari. Complet des 10 estampes originales : pierre gravée de Albert Yersin, gravure de Gérard de Palézieux, aquatinte de Pietro Sarto, eau-forte de Marianne Décosterd, cliché-verre de Pierre Schopfer, eau-forte de Ilse Lierhammer, eau-forte de Michel Duplain, lithographie d’Edmond Quinche, eau-forte de Pierre Tal Coat, lavis de Marcel Mathys. Très bel exemplaire. ‎


‎Après seize ans à la tête d'une des plus anciennes revues francophones de littérature, Florian Rodari et Pierre-Alain Tâche ont demandé à leurs amis poètes et artistes de participer à ce dernier numéro anthologique sous leur direction. ‎

Le Livre à Venir - Chantelle

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‎Beluze (Jean-Pierre), CABET (Étienne).‎

Reference : 41094

(1856)

‎[Communauté icarienne]. ‎

‎Paris, l'Auteur, Imprimerie Félix Malteste et Cie, 1856-1858. 21 pièces et 1 feuillet de table manuscrit reliés en 1 vol. in-12, demi-chagrin noir, dos à nerfs (reliure de l'époque). ‎


‎Exceptionnelle réunion de 21 brochures sur la communauté icarienne fondée par Etienne Cabet (1788-1856) « l'un des mouvements communisants les plus marquants du XIXe siècle [qui] conduisit plusieurs centaines de socialistes à La Nouvelle-Orléans en 1848-1849 : [Cabet] y racheta l'ancienne colonie mormone de Nauvoo (dans l'Illinois) qui, sous sa direction, devait compter jusqu'à mille huit cents personnes avant d'éclater en 1856 sous l'effet de graves dissensions internes » (BnF, Utopie, 2000, p. 226).Jean-Pierre Béluze ou Beluze (1821-1908), gendre posthume de Cabet et son successeur, anima le mouvement de coopération sous le Second Empire. « Pendant douze années, Béluze assura ainsi la direction du " Bureau icarien de Paris ", chargé de propager la doctrine et de venir en aide aux colonies de Nauvoo et de Cheltenham, en même temps que de trouver de nouveaux adhérents et de les mettre en route pour Icarie. Cette activité le conduisit à de nombreux voyages en province. En février 1856, par exemple, il était signalé dans la région de Poligny, dans celle de Montbéliard, à Dôle, à Arbois. Il était dénoncé à de nombreux parquets, fut plusieurs fois poursuivi, et deux fois emprisonné (ainsi lors d’une condamnation à quinze jours de prison prononcée pour distribution d’écrits et colportage, le 12 avril 1856, par le tribunal correctionnel de Besançon). De janvier 1852 à décembre 1855, il put collecter 150 000 F environ, sur lesquels 115 000 furent envoyés à Nauvoo. Les frais de bureau ne s’étaient pas, durant le même temps, élevés à 20 000 F, sur lesquels il avait payé une pension alimentaire annuelle de 3 000 F à la femme et à la fille de Cabet, Céline, femme de Firmin Favard* et sa future femme, et assuré le fonctionnement du bureau : cela faisait à peine 1 750 F par an pour la rétribution du gérant, le loyer et les fournitures de bureau. Après la scission dans la colonie, et après la mort de Cabet, survenue le 8 novembre 1856, Béluze continua à recevoir son traitement, porté à 3 000 F, à charge pour lui de subvenir à toutes les dépenses de fonctionnement. La veuve de Cabet et sa fille Céline, elle-même devenue veuve, étaient, avec Béluze, les seuls employés du bureau et les mandataires de la colonie de Saint-Louis. Béluze s’efforça d’entraver le déclin de l’école icarienne. Il maintint un minimum de liaison avec les groupes de province, notamment avec celui de Lyon. Toutefois, en présence des difficultés et des déboires, devant le zèle fléchissant des disciples d’Icarie, il commença à éprouver des doutes sur la portée et la valeur de l’expérience communiste tentée par Cabet. Sa pensée évolua et s’éloigna peu à peu des idées qu’il avait professées jusque-là. Le 6 janvier 1863, alors que depuis deux ans il avait dû, pour alléger les charges du " Bureau icarien ", ouvrir un cabinet d’affaires à son nom et épouser Céline Favard (le 20 mars 1862), pour sauver la fille et la femme de Cabet d’une misère prochaine, il donna sa démission de gérant du bureau » (Maitron). Cachet répété "Timbre impérial" ; quelques pâles mouillures et salissures. Contient : 1. [CABET (Étienne)]. Opinions et sentiments publiquement exprimés concernant le fondateur d'Icarie. Paris, l'auteur, mars 1856. 36 pp., premier plat couverture conservé. Prudhommeaux, B.592. [CABET (Étienne)]. Le fondateur d'Icarie aux Icariens. Paris, l'auteur, avril 1856. 11 pp., premier plat de couverture conservé. Prudhommeaux, B.613. [CABET (Étienne)]. Guerre de l'opposition contre le citoyen Cabet, fondateur d'Icarie. Paris, l'auteur, août 1856. 72 pp. Prudhommeaux, B.684. [Beluze (Jean-Pierre)]. Lettre sur la colonie icarienne, par un Icarien. Paris, l'auteur, 1856. 46 pp. Prudhommeaux, B.695. [CABET (Étienne)]. Manifestes de l'opposition et réponse du citoyen Cabet. Paris, l'auteur, 1856. 24 pp. premier plat couverture conservée. Prudhommeaux, B.716. [CABET (Étienne)]. Départ de Nauvoo du fondateur d'Icarie avec les vrais Icariens. Paris, l'auteur, 1856. 23 pp. couverture conservée. Prudhommeaux, B.727. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Mort du fondateur d'Icarie. Paris, l'auteur, 1856. 12 pp., premier plat de couverture conservé. Prudhommeaux, C.028. [BELUZE (Jean-Pierre)].La Colonie icarienne à Saint-Louis. Paris, l'auteur, 1857. 24 pp. premier plat de couverture conservé. Prudhommeaux, C.039. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Célébration du premier anniversaire de la naissance du fondateur d'Icarie. Paris, l'auteur, mars 1857. 23 pp., couverture conservée. Prudhommeaux, C.0410. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Célébration à Saint-Louis du neuvième anniversaire de la fondation d'Icarie. Paris, l'auteur, avril 1857. 24 pp. Prudhommeaux, C.0611. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Compte-rendu de la Gérance de la Communauté icarienne, à Saint-Louis, sur la situation morale et matérielle de la Communauté pendant les mois de novembre et décembre 1856 et les mois de janvier et février 1857. Paris, l'auteur, mai 1857. 24 pp. Prudhommeaux, C.0812. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Organisation du travail dans la communauté icarienne. Paris, l'auteur, 1857. 23 pp. couverture conservée. Prudhommeaux, C.0713. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Emprunt icarien de un million de francs. Paris, l'auteur, juillet 1857. 21 pp. couverture conservée. Prudhommeaux, C.1014. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Contrat social ou Acte de société de la communauté icarienne. Lois sur l'admission. Paris, l'auteur, août 1857. 46 pp. Prudhommeaux, C.1115. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Notre Situation à Saint-Louis. Paris, l'auteur, octobre 1857. 23 pp. couverture conservée. Prudhommeaux, C.1216. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Lettre à Maximilien. Paris, l'auteur, 1858. 45 pp. Prudhommeaux, C.14 17. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Deuxième lettre à Maximilien. Paris, l'auteur, mars 1858. Paginé 52-70. Prudhommeaux, C.14 18. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Compte-rendu de la situation morale et matérielle de la communauté, du mois d'août 1857 au mois de février 1858. 26 pp. Prudhommeaux, C.1319.[BELUZE (Jean-Pierre)]. Cheltenham. Paris, l'auteur, 1858. 22 pp. Prudhommeaux, C.1520. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Inauguration du cours icarien. Paris, l'auteur, 1858. Prudhommeaux, C.1621. Blanc (Louis). Le Socialisme. Droit au travail. Troisième édition Paris, Au bureau du "Nouveau-Monde", 1849. 72 pp. ‎

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‎OVIDE / LIÈVRE (Pierre, trad.) / LAMBERT (André, ill.)‎

Reference : 698

‎L'Art d'aimer‎

‎Paris G. & R. Briffaut 1923 (achevé d'imprimer à la date de 1922) In-4°(274 x 225 mm), 201 pp. - [1] f. - [23] pl., maroquin vert d'eau, encadrement d'un triple filet sur les plats, dos mosaïqué de maroquin saumon et orné d'un décor estampé à l'or aux ornements floraux et au cupidon, dentelle intérieure, gardes marbrées dorées, tête dorée, couverture et dos conservés (reliure de l'époque signée FLAMMARION VAILLANT). ‎


‎23 EAUX-FORTES ART-DÉCO. Première édition de la traduction de Pierre Lièvre, avec le texte latin en regard. Elle est illustrée par André Lambert (Suisse : 1884 - Espagne : 1967), latiniste fondateur de la revue Janus et figure importante de l'illustration Art Déco : 23 eaux fortes en couleurs, dont le titre, 4 frontispices et 18 hors-textes. Lambert donne également les lettrines et ornements typographiques gravés sur bois. Un des 404 exemplaires sur vélin d'arches (celui-ci le n°141), après 23 exemplaires sur Japon ancien enrichis d'aquarelles originales, de suites et de cuivres, 23 exemplaires sur Japon impérial enrichis d'une aquarelle originale et d'une suite, et 50 exemplaires sur vélin d'arches contenant deux états des planches. Tirage total de 500 exemplaires. Jean Henri Maurice Vaillant, relieur et libraire parisien (1885-1947), neveu dErnest, fondateur des éditions, et de l'astronome Camille Flammarion, a dirigé latelier de reliure de la maison Flammarion, assurant la production des reliures soignées. C'est pourquoi il signait ses reliures « Flammarion » ou « Flammarion Vaillant ». Dos légèrement passé ; Carteret IV, 308 : « Belle publication cotée de cet artiste de talent » ; Monod 8790 ‎

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‎BERNARDIN de SAINT-PIERRE‎

Reference : 30655

(1789)

‎Paul et Virginie.‎

‎ Reliure de présent en maroquin rouge, avec envoi autographe signé Paris, De l'Imprimerie de Monsieur, 1789. 1 vol. (75 x 130 mm) de 1 f., xxxv et 243 p. Maroquin rouge, deux filets dorés bordant une chaînette d'encadrement dorée sur les plats, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin vert, monogramme doré « SM » au centre des plats, roulette intérieure (reliure de l'époque). Première édition séparée. Elle est ordonnée par Pierre François Didot, le jeune, avec une édition luxueuse sur un papier de choix provenant de ses papeteries d’Essonne, qu’il enrichit d’illustrations – l’édition sur papier ordinaire n’en contenant pas : 4 figures de Moreau le Jeune, la dernière en collaboration avec Joseph Vernet, gravées sur cuivre par Girardet, Halbou et Longueil. Envoi signé : « pour Mademoiselle Mesnard de Conichard, par l’auteur, De Saint-Pierre ». ‎


‎Paul et Virginie est une oeuvre difficile à définir, y compris pour son auteur qui y voyait un « petit ouvrage », une « fable essai » et même une « espèce de pastorale ». L'ouvrage fut d'abord écrit comme un complément à une deuxième édition à Voyage à l'île de France, puis à la troisième édition des Études de la nature, dont il devait illustrer les thèses par la fiction. Il entendait mettre en application « les lois des Études de la nature au bonheur de deux familles malheureuses » par le dénouement tragique qu'il donne à son récit, en brisant le rêve d'un idylle. Il se démarque ainsi du goût de l'époque pour la pastorale, même s'il applique les règles de simplicité du genre : deux jeunes gens grandissent ensemble dans le cadre enchanteur et paisible de l'île de France, l'île Maurice actuelle, s'aiment, sont séparés par la civilisation, avant d'en être définitivement écartés au cours du drame du Saint-Géran. Bernardin de Saint-Pierre - formé aux récits de Daniel Defoe et de son Robinson Crusoé - embarqua, à douze ans, pour la Martinique sur le bateau d'un de ses oncles : une révélation, mais aussi la découverte du gouffre séparant l'imagination de la réalité, supportant mal les ardeurs du climat, les fatigues du voyage et surtout la discipline des navires. Après cette déconvenue, ses parents le mettent au collège des jésuites de Caen, où il caresse un temps l'idée de devenir missionnaire, puis à Rouen, avant d'entrer en 1757 à l'École nationale des ponts et chaussées. Il intègre à la fin de ses études le corps des ingénieurs militaires. Dès 1773, il dénonce le crime de l'esclavage dans son Voyage à l'Île de France, à l'Île Bourbon, au cap de Bonne-Espérance : il fait partie des auteurs qui s'opposent alors sans ambiguïté à l'esclavage et au racisme au nom de l'égalité de tous les hommes, d'autant que, natif du Havre, l'un des principaux ports où transitent les esclaves, il n'a eu de cesse d'en voir les ravages. Il y reviendra dans Paul et Virginie, faisant des esclaves Marie et Domingue, qui vivent en harmonie avec leurs maîtres, des figures importantes de son récit. Ce récit inspirera nombre d'écrits postérieurs, de l'Atala de Chateaubriand au Coeur simple de Flaubert. « Comme la plupart des chefs-d'oeuvre, celui-ci apporte au genre et à la mode qu'il illustre à la fois son accomplissement et son démenti. » (Jean Favre) Paul et Virginie connut un vif succès dès sa publication et fut un des livres les plus réédités jusqu'au début du XXe siècle ; et preuve de son immense réussite, Lamartine, Balzac et Flaubert ont fait de leurs héroïnes, Graziella, Véronique et Emma Bovary, des lectrices de Paul et Virginie : « Emma cherchait à savoir ce que l'on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d'ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres. Elle avait lu Paul et Virginie et elle avait rêvé la maisonnette de bambous, le nègre Domingo, le chien Fidèle, mais surtout l'amitié douce de quelque bon petit frère, qui va chercher pour vous des fruits rouges dans des grands arbres plus hauts que des clochers, ou qui court pieds nus sur le sable, vous apportant un nid d'oiseau. » (Madame Bovary, [1857], p. 36). Très bel exemplaire, de grande rareté avec envoi circonstancié et des plus pertinents : Mlle Mesnard était la fille d'un correspondant et ami proche de Bernardin de Saint-Pierre, François Mesnard de Conichard (1727-1792), premier commis des Finances. Ce dernier était intervenu en faveur de Bernardin de Saint-Pierre pour l'obtention d'une gratification annuelle à son retour de l'Île Bourbon ; la correspondance entre les deux hommes témoigne d'une longue amitié et d'une relation quasi-familiale. C'est à François de Conichard que l'auteur, à l'automne 1784, envisage et propose de dédicacer ses Études de la nature. Très élégamment, il la refusa, ayant « toujours évité par-dessus tout de faire parler de moi et je suis trop vieux pour changer ma marche à cet égard, je vous supplie donc qu'il ne soit plus question de cette dédicace [...]. N'en parlons plus je vous prie » (lettre à Bernardin de Saint-Pierre, octobre 1784). L'auteur respecta la demande et offrit la dédicace à un autre de ses amis, Hennin. Néanmoins, lors de la troisième édition, parue en 1788 et contenant au quatrième tome le roman de Paul et Virginie, Bernardin de Saint-Pierre réussit discrètement à faire imprimer sa reconnaissance envers « mes respectables amis MM. Hennin & Mesnard de Conichard » ; et à offrir, l'année suivante et pour cette première édition séparée du roman, cet exemplaire à la fille de son dédicataire. Une lettre de Mesnard à Bernardin en date du 30 avril [1773] fait mention de sa fille pour la première fois, et Bernardin de Saint-Pierre lui-même parle de « Mlle Mesnard fille d'un de mes meilleurs amis et que j'ai vu naître » dans une lettre à l'auteur du poème « Le Tombeau de Virginie » en 1789 (citée dans Rebecca Ford, « Une correspondance amicale : Bernardin et Mesnard de Conichard », Autour de Bernardin de Saint-Pierre, Mont-Saint-Aignan, P.U. de Rouen et du Havre, 2010). Cette dernière n'a, au moment de la parution du volume, que dix-sept ans : soit l'âge exact de l'héroïne de Bernardin de Saint-Pierre, puisque Virginie quitte l'île à quinze ans pour n'y revenir que deux ans et demi plus tard pour la fin tragique que l'on sait. Marie-Françoise Mesnard de Conichard épousera quelques années plus tard Jean-François Pierre Puy de Rosny, futur baron d'Empire. En 1792, Bernardin de Saint-Pierre épousera quant à lui la fille de son imprimeur Didot, avec laquelle il aura deux enfants qu'il prénommera, naturellement, Virginie (née en 1794) et Paul (né en 1798). Des bibliothèques Marie-Françoise Mesnard de Conichard ; Pierre Bergé (ex-libris ; II, n° 191). Tchemerzine V, p. 649 ; Cohen, 931. ‎

Librairie Walden - Orléans
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‎Pierre LOUS‎

Reference : 77475

(1893)

‎"Mallarmé m'a écrit des choses pompeuses sur Lêda." Lettre autographe signée‎

‎Paris [18]93 | 13.50 x 14.50 cm | quatre pages sur un feuillet remplié‎


‎Lettre autographe signée de Pierre [Louÿs] datée de Noël [18]93 adressée à Georges Louis. Quatre pages rédigées à l'encre bleue sur un double feuillet bleu aux initiales de l'écrivain et à en-tête du 49 rue Vineuse. Belle lettre adressée à son frère Georges Louis avec qui Pierre Louÿs entretint une très intime relation et qu'il considéra comme son propre père. La question de la réelle identité du père de Pierre Louÿs fascine aujourd'hui encore les biographes:«Son père, Pierre Philippe Louis, [...] avait épousé en 1842 Jeanne Constance Blanchin, qui mourut dix ans plus tard après lui avoir donné deux enfants, Lucie et Georges. En 1855, il se remaria avec Claire Céline Maldan, et de cette union naquit, en 1857, un fils, Paul; puis, en 1870, notre écrivain, qui reçut les prénoms de Pierre Félix. Cette naissance tardive, les différences de caractère entre le père et le fils, la désaffection du premier à l'égard du second, la profonde intimité qui régna toujours entre Louÿs et son frère Georges, tout cela a fait soupçonner à certains biographes et critiques que ce dernier était en réalité le père de l'écrivain. La relation exceptionnellement intime et constante que Pierre et Georges maintinrent entre eux toute leur vie, pourrait être un argument en ce sens. Bien entendu, on n'a point découvert de preuve irréfutable, et on n'en découvrira sans doute jamais. Il n'empêche que certaines lettres [...] sont assez troublantes. En 1895, par exemple, Louÿs écrit gravement à son frère qu'il connaît la réponse à «la question la plus poignante» qu'il puisse lui poser, question qu'il a «depuis dix ans sur les lèvres». L'année suivante, en plein triomphe d'Aphrodite, il remercie Georges avec effusion et termine sa lettre par cette phrase: «Pas un de mes amis n'a un PERE qui soit pour lui comme tu es pour moi.» Arguant de l'étroite intimité de Georges et de Claire Céline durant l'année 1870, et de la jalousie que le père ne cessa de montrer vis-à-vis de son fils cadet, Claude Farrère n'a pas hésité à conclure en faveur de Georges Louis. Et que penser de cette dédicace de Louÿs à son frère sur un japon de l'originale dePausole: Pour Georges, son fils aîné / Pierre.» (Jean-Paul Goujon,Pierre Louÿs) Pierre Louÿs envoie cette lettre à son frère alors que celui-ci vient de prendre ses fonctions de délégué de la France à la Commission internationale de la dette égyptienne et se trouve au Caire : «La lettre où tu me demandais d'acheter un cadeau de jour de l'an m'est arrivée trop tard (vingt quatre heures) pour que je puisse l'envoyer à temps. J'espère que tu auras pu trouver quelque chose là-bas.» Faute de cadeau, Pierre a pu transmettre à son frère un portrait de lui: «En même temps que ma dernière lettre j'ai mis à la poste pour toi une photo du photographe ordinaire de Jane Hading, et qui représente un Pierre posthume et sentimental, assez ressemblant tout de même. L'épreuve n'était pas très propre, mais c'était la seule que j'eusse encore reçue.» On ne connaît à l'heure actuelle que très peu de portraits photographiques de l'écrivain et il ne nous a pas été possible d'identifier le cliché dont il est ici question. L'année 1893 est marquée par plusieurs succès littéraires pour Pierre Louÿs qui n'avait jusqu'ici publié qu'Astarté à compte d'auteur en 1891 et avait aux côtés d'André Gide, son ami de l'Ecole Alsacienne, et Paul Valéry créé La Conque, « anthologie des plus jeunes poètes » dont le premier numéro vit le jour le 15 mars 1891. Coup sur coup, paraissent Chrysis ou la cérémonie matinale, la traduction des Poésies de Méléagre et enfin Lêda ou la louange des bienheureux ténèbres. Il est d'ailleurs question de ce dernier titre dans notre lettre: «Mallarmé m'a écrit des choses pompeuses sur Lêda; mais de sa part cela ne signifie rien.» Pierre Louÿs fréquenta Mallarmé dès les années 1890 et rencontra à ses «mardi» de nombreuses personnalités, notamment Henri de Régnier. Très admiratif des vers du maître symboliste qu'il ‎

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‎LADVOCAT (Pierre-François)‎

Reference : 602

‎[Prospectus à distribuer de la librairie Ladvocat]‎

‎Paris Ladvocat s. d. [vers 1827] Prospectus de 230 x 148 mm, [1] f. plié en deux ‎


‎ LES PUBLICITÉS DU LIBRAIRE FASHIONABLE. Rare prospectus à distribuer de la Librairie Ladvocat promouvant l'atlas destiné à accompagner l'ouvrage d'Amable de Barante L'Histoire des ducs de Bourgogne de la Maison des Valois (13 vol., 1824-26) mais aussi ses nouveautés et ouvrages à paraître. Si l'on trouve des prospectus similaires reliés dans les ouvrages de Ladvocat, ici, le papier fort, ocre, suggère que cette publication était destinée à la distribution. Les deux première pages promeuvent l'Atlas de l'ouvrage de Barante, proposé d'abord en 6 livraisons, qui en comptera finalement 8 (chiffre annoncé ici), parues entre le 15 décembre 1825 et le 1er mars 1827. Un prix de de 5 francs est marqué pour chacune des livraisons. Il existe par ailleurs un tirage sur Chine, non mentionné ici, vendu 10 francs. Sont listées au dernier feuillet les 54 planches de l'atlas : 15 cartes et plans, plus 49 planches de portraits, costumes et monuments dessinés par Achille Dévéria, avec qui Ladvocat collaborait fréquemment depuis 1822. Les deux autres feuillets du prospectus vante les nouveautés et ouvrages à paraître, avec notamment les Messéniennes de Casimir Delavigne et l'Ourika de Claire de Duras. Admirée pour son style sinon pour sa rigueur historiographique, l'Histoire des ducs de Bourgogne est un grand succès d'édition qui vaut à son auteur l'obtention d'un siège à l'Académie française. Selon Ladvocat : "Personne ne suivra ce long enchaînement de scènes animées qui enchérissent les unes sur les autres de mouvement et d'intérêt, sans éprouver le besoin de fixer dans sa mémoire les traits principaux des acteurs, de se familiariser avec leurs physionomies, et de les voir en quelque sorte réveillés de leurs tombeaux dans les costumes chevaleresques du moyen âge." Installé dans les galeries du Palais-Royal, Pierre-François Ladvocat s'impose dès la fin des années 1810 comme l'éditeur par excellence des Romantiques : il publie notamment les Messéniennes de Casimir Delavigne, son premier grand succès financier, ainsi que l'Ourika de Claire de Duras. Chasseur de talents prêt à investir de grosses sommes (il achète pour 350 000 francs les oeuvres complètes de Chateaubriand), Ladvocat tire également son épingle du jeu en misant sur la publicité : en relation étroite avec maints journalistes ("songez que tous les journaux sont à nous, à nous seuls", lui fait dire un article satirique paru dans L'Argus, "que nous avons la caisse de leur amortissement littéraire, et qu'ils sont absorbés au profit de notre commerce"), il est également l'inventeur, rapidement copié par ses concurrents, de l'affiche éditoriale. Jules Marsan commente : "Dans sa maison, les tirages commencent toujours par la cinquième édition, et le dixième mille est en vente, quand le premier sommeille encore dans les magasins. Il sait l'art d'attirer l'attention du lecteur par des lignes de points, par des épigraphes étranges, et de réserver au milieu des pages de larges blancs qui donnent une importance aux vers les plus anodins et élèvent une plaquette à la dignité d'un volume. Et quelle variété dans ses entreprises !" (La bataille romantique, p. 44) Nombreux sont ceux à avoir reconnu Ladvocat dans le personnage de Dauriat, "libraire fashionable" imaginé pour Balzac dans Illusions perdues. Glinoer, Anthony. « À son éditeur la littérature reconnaissante ». La production de l'immatériel, édité par Jean-Yves Mollier et al., Presses universitaires de Saint-Étienne, 2008 ‎

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‎DANINOS (Pierre)‎

Reference : 579

(1953)

‎Sonia, les autres et moi, ou le dictionnaire des mots courants‎

‎Paris Plon 1953 In-12° (189 x 125 mm), 264 pp., broché, couverture illustrée.‎


‎Envoi autographe signé : « A Mademoiselle Magny / dont l'estime me touche vivement / en marque de sympathie » À travers le personnage de Sonia, apparu pour la première fois dans le roman L'Éternel Second puis dans les chroniques de Pierre Daninos au Figaro et au Figaro littéraire, l'auteur dresse un inventaire des scènes de la vie parisienne : « Le bureau du patron et le mien », « Comment échapper aux jeux de société », « Les grands raseurs internationaux », « L'enfer du zodiaque », etc. L'ouvrage fut récompensé par le prix Courteline. Mention de 62è mille sur la couverture. Plis et 2 petites déchirures marginales à la couverture. ‎

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‎RÉGNIER (Henri de) / PASCHAL (Pierre, ill.)‎

Reference : 405

(1926)

‎Le Trèfle Noir. Hertulie, ou Les Messages. Histoire d'Hermagore. Hermocrate.‎

‎Paris René Kieffer éditeur 1926 In-8° (240 x 190 mm), 122 pp. - [2] ff. - [3] ff. bl. - [48] pl., broché, couverture illustrée rempliée, non-coupé ‎


‎Heri de Régnier chez René Kieffher. Exemplaire sur papier impérial du Japon, non numéroté, agrémenté d'une suite en bleu de toutes les gravures, à l'instar des 20 exemplaires de tête. L'aquarelle originale réservée à ceux-ci est en revanche absente. Suivent 500 exemplaires sur vélin pour un tirage total de 520 exemplaires numérotés. L'ouvrage est illustré par Pierre Paschal de 48 compositions au trait coloriées au pochoir. Clément Janin, dans Les nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques, du 19 mai 1928 (n° 292), loue la beauté de la couverture illustrée « sigillée d'un grand trèfle noir et or d'un puissant effet » (p. 4). Ce recueil de 3 contes, curieusement peuplé de personnages dont le nom commence par la syllabe « Her », parut pour la première fois au Mercure de France en 1895. « Par le biais de l'imaginaire symboliste, Régnier aborde la question de l'aristocratie qui lui deviendra un véritable mythe personnel et qui le travaillera tout au long de son uvre narrative. Elle impose une morale, une règle de vie, une distance par rapport au monde contemporain. » (Patrick Besnier. Henri de Régnier : De Mallarmé à l'Art Déco. 2015) Monod 9580 ; Sanjuan 80 Quelques traces au dos ‎

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‎MERCIER (Louis) / GUSMAN (Pierre, ill.)‎

Reference : 400

(1925)

‎Le Poème de la maison‎

‎Paris Cercle lyonnais du livre 1925 In-4° (280 x 200 mm), [2] ff. bl. - [1] f. - [1] pl. - [1] f. - 169 pp. - [3] ff. - [2] ff. bl., maroquin prune, dos à 5 faux-nerfs, décor doré à la plaque mosaïqué de maroquins de diverses couleurs, encadrement intérieur d'un triple filet et de 2 fleurons en écoinçons, contregardes et gardes de papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée, étui bordé (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée sur la première garde blanche) ‎


‎Le réconfort chaleureux d'une maison de campagne... Un des 121 exemplaires nominatifs (n° 61) imprimé pour « M. René Kieffer » en tant que membre du Cercle lyonnais du livre. L'ouvrage fut tiré à 154 exemplaires numérotés dont 20 mis dans le commerce et 13 pour les collaborateurs. Il fut aussi tiré 30 suites de tous les bois sur Chine. Seule édition illustrée de l'ouvrage, elle comporte 53 illustrations gravées sur bois dont un frontispice, 16 bandeaux, 16 en-tête et 20 culs-de-lampe. Il est vêtu d'une reliure de maroquin prune avec sur les plats, un décor mosaïqué, illustratif, représentant une maison de campagne apparaissant derrière un conifère. Pierre Gusman est tout autant historien de l'art que graveur et photographe. Après un Grand Tour en Italie, il expose ses illustrations sur Pompéi à l'École des Beaux-Arts en 1897 puis est couronné en 1900 par le prix Charles Blanc de l'Académie Française pour son ouvrage sur Pompéi. Alors qu'il aurait pu continuer sur la voie de l'archéologie, il décide de s'engager pour le sort des graveurs en créant la Société de la gravure sur bois originale en 1911. Il collabore à de nombreuses revues et illustre des ouvrages de la littérature française. Spécialiste de la gravure, il organise des expositions internationales sur cette technique, dirige plusieurs revues sur le sujet et publie personnellement des ouvrages scientifiques tel que La gravure sur bois et d'épargne sur métal du XIVe au XXe siècle. Auteur issu de la campagne roannaise, Louis Mercier est le rédacteur en chef du Journal de Roanne à partir de 1922. Pétainiste pendant le régime de Vichy, il est aussi connu du cercle des écrivains pour ses poèmes, inspirés de la vie rustique et de la nature. Surnommé le « poète officiel de l'Eglise », sa poésie est influencée par le symbolisme, le parnasse et le romantisme. Le Poème de la maison, son 3ème recueil de poésies, rend compte de la douceur intime que renferme pièces et meubles de la maison de campagne. Monod 8037. Dos insolé et décharge des illustrations ‎

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