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‎CORNEILLE (Pierre) & CORNEILLE (Thomas)‎

Reference : 30945

(1664)

‎Le Théâtre. Les Tragedies et Comedies.‎

‎ Tout Corneille : l'édition Wolfgang d'Amsterdam. Un des plus beaux exemplaires connus : celui d'Henri Bordes, relié par Lortic. [Amsterdam], Suivant la Copie imprimée à Paris, [Abraham Wolfgang], 1664-1678. 10 vol. (75 x 134 mm) de 1 portrait, 9 frontispices et 61 figures. Maroquin rouge, dos à nerfs ornés de caissons dorés, titre, tomaisons et dates dorés, au centre des plats médaillon ovale cerclé de petits fers et entrelacs dorés, encadré d'un double jeu de filets dorés, doublures de maroquin bleu, roulette et filets dorés encadrant une large dentelle dorée, fleurons d'angle, double garde peignée, tranches dorées sur marbrure (reliure signée de Pierre-Marcellin Lortic). Le théâtre complet de Pierre Corneille et Thomas Corneille : L’Illusion comique, Rodogune, Le Cid, Cinna ou Polyeucte... Exemplaire de choix, aux bonnes dates, sans exception (de 1664 à 1678) aux pedigrees impeccables : Pierre-Marcellin Lortic, Henri Bordes et Jules Lemaître. Cette édition est précisément décrite par Picot dans sa Bibliographie cornélienne, sous le n° 381. Elle est célèbre et contient d’admirables gravures, illustrant la totalité du théâtre des deux frères. Après les cinq premiers volumes de Pierre Corneille, l’éditeur poursuit jusqu’en 1678, avec les Tragédies et Comédies de son frère Thomas.‎


‎Un des plus beaux exemplaires connus de cette « charmante édition exécutée à Amsterdam par Abraham Wolfgang, et justement recherchée, sinon pour le texte lui-même, du moins pour la beauté de l’impression et du papier et pour l’élégance des figures. Cette édition a l’avantage de donner, non pas un choix, mais la suite complète des pièces de Corneille. Elle est devenue depuis quelques années, dit M. Brunet, un objet d’une très grande importance auprès des bibliomanes français, et il est fort difficile d’en trouver des exemplaires complets. » (Picot, 381). Assertion confirmée par Willems : « Cette collection est difficile à réunir. Les exemplaires qui ne laissent rien à désirer pour les dates des pièces et la grandeur des marges se paient fort cher. » C’est le cas de cet exemplaire, en exceptionnelle condition et d’une grande hauteur de marges (134 mm). Toutes les pièces, figures, titres généraux et frontispices sont bien présents, ainsi qu’une grande partie des feuillets blancs qui séparent parfois les pièces. Il est bien complet de l’avis de l’imprimeur au lecteur et du portrait au tome 1, souvent manquants. Les 5 volumes du Théâtre de Pierre Corneille portent tous la marque d’Abraham Wolfgang, signée « Quarendo » et dite au « Renard guettant sa proie » : Partie I : portrait de Corneille, sans nom de graveur ; frontispice gravé représentant le buste de Corneille couronné par deux ‘Renommées’, avec ce titre : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 5 f. pour l’« Avis de l’Im- primeur au Lecteur » (avis signé A. W.) et la table des pièces de Pierre Corneille et de Thomas Corneille ; 74 p. pour le « Discours du Poëme dramatique » et les « Examens ». Suivent les huit pièces (de Mélite à l’Illusion comique), chacune, précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie II : frontispice gravé représentant deux ‘Amours’, dont l’un déploie un voile sur lequel on lit : « Le Théâtre de P. Corneille », et l’autre gravant des armes sur une pierre ; 1 f. pour le titre, 92 p. contenant le « Discours de la Tragédie » et les « Examens ». Suivent les 7 pièces (du Cid à la Suite du Menteur), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie III : frontispice gravé, représentant la ‘Vérité’ debout sur une sphère entourée de rois orientaux tenant une écharpe sur laquelle on lit : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 1 f. pour le titre ; 68 p. pour le « Discours des trois Unitez » et les trois « Examens ». Suivent les 7 pièces (de Rodogune à Œdipe), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie IV : frontispice gravé ; 1 f. pour le titre ; 4 f. pour l’« Avertissement » pour Sertorius. Suivent les 4 pièces (de Sertorius à Othon) chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie V : frontispice gravé. Suivent 5 pièces (de Agesilas à Surena) chacune précédée d’une figure, d'un avis « Au lecteur » et d’un titre, avec une pagination distincte. Ces 5 volumes sont complétés par les œuvres de son frère, Thomas Corneille : Partie I : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (des Engagemens du hazard au Berger extravagant). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie II : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Le Geolier de soy mesme à Darius). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie III : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Stilicon à Pyrrhus, roy d’Epire) dont les 4 premières seulement sont mentionnées, les 2 dernières Pyrrhus, roy d’Epire et Persée... sont ici bien présentes, les titres ayant été ajoutés anciennement à l’encre dans la liste. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie IV : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Antiochus à La Mort d’Annibal. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie V : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Ariane au Comte d’Essex), mais chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines un « Argument », une note pour la « Décoration du prologue » et un avis « Au lecteur ». Élu au fauteuil 14 à l’Académie française, en 1647, Pierre Corneille en était le doyen lorsqu’il mourut en octobre 1684. Tous les membres de l’Académie s’en émurent et proposèrent à son frère, affligé, de pourvoir au siège vacant. Il y sera élu à l’unanimité le 2 janvier 1685 ; Thomas ne pouvant décemment faire l’éloge de son frère qu’il remplace, ce fut Racine qui s’en chargea en même temps qu’il recevait Thomas et cela reste l’unique exemple de deux discours, d’hommage et de réception, par le même académicien dans l’histoire de l’institution. Voltaire dit du frère cadet, qu’exception faite de Racine il était le seul de son temps qui fût digne d’être le premier au-dessous de son frère. C’était un homme qui aurait une grande réputation s’il n’avait point eu de frère ». Bon grammairien, Thomas Corneille écrivit un Dictionnaire des arts et des sciences et un Dictionnaire universel géographique et historique. À l’Académie, il recevra Fontenelle le 5 mai 1691. Exceptionnelle réunion des œuvres des deux frères, en parfaite condition. L’exemplaire a été établi avec un soin délicat et attentionné par Pierre-Marcellin Lortic, puis vendu à Henri Bordes. Né à Saint-Gaudens le 4 avril 1822, le Gascon Pierre-Marcellin Lortic, dit « le Frondeur », arrive à Paris à la fin des années 1830 et intègre comme ouvrier l’atelier de Pierre-Paul Gruel : le jeune homme se distingue par un fort caractère et des conceptions personnelles qu’il affirme haut et fort et, alors qu’il n’a que vingt-deux ans, s’installe en 1844 au 199 rue Saint-Honoré, adresse qui sera la sienne jusqu’à son déménagement au 1 rue de la Monnaie, vers 1860. « Les reliures de Pierre-Marcellin Lortic se distinguent par le poli de leur maroquin, leur fermeté, leur légèreté, la finesse de leurs cartons et leurs nerfs très pincés et la subtilité de leur dorure, même si ’Le Frondeur’ n’est pas doreur et qu’il confie ses travaux aux plus grands spécialistes de l’époque, notamment Wampflug et Maillard [...] Au-delà de son perfectionnisme et de la maîtrise incontestable dont il fera preuve, il va révolutionner cet art industriel qu’est la reliure, que ce soit au niveau de la relation avec le bibliophile, de l’approche commerciale, développant une conception très personnelle de son art et n’apprécie que modérément la critique et le conseil des bibliophiles. De là naîtra peut-être sa principale innovation commerciale : ne plus attendre le client, acquérir lui-même des ouvrages, les relier à son goût et les proposer directement à la vente dans un atelier qui devient également, par le fait, une librairie. Le concept est révolutionnaire, à une époque où la reliure de luxe procède de la commande d’un particulier qui apporte ensuite son ouvrage chez le relieur, avec ses indications. Il vaudra à Lortic les critiques des libraires et des amateurs, mais démontre que le relieur avait une très bonne connaissance du livre et des goûts de l’époque, si ce n’est bibliographique » (Hugues Ouvrard, in Portrait de Pierre-Marcellin Lortic, en ligne). Son goût sûr le pousse d’ailleurs vers des ouvrages d’exception ou des raretés bibliographiques qu’il établit avec grand soin et dont il ne se dessaisit que pour les vendre aux grands bibliophiles de son époque qui sont ses clients : Ambroise Firmin- Didot (qui possédait 504 reliures signées de lui) l’architecte Joseph Lesoufaché, le duc d’Aumale, l’architecte Hippolyte Destailleurs, l’armateur bordelais Henri Bordes, le duc de Parme, le duc de Rivoli, Edmond de Goncourt, Auguste Poulet-Malassis, Charles Asselineau, Théodore de Banville et bien sûr Charles Baudelaire, qui confia à Lortic la reliure de huit exemplaires de l’édition originale des Fleurs du mal. Depuis 1876, Lortic collait dans le coin gauche du premier contreplat de ses reliures une étiquette représentant huit livres empilés indiquant les multiples prix qu’il obtient à Londres (en 1851, il n’a alors que vingt-neuf ans), Paris (1855 et 1878), Vienne (1873) et Philadelphie (1876). Il est, en 1878, le premier relieur fait chevalier de la Légion d’honneur et modifie alors son ex-libris en y ajoutant cette décoration. Ce Corneille porte cette marque, ce qui permet de dater la reliure de ces années-là. Il met fin à ses activités professionnelles en 1884 ; ses fils reprendront la suite. Notre exemplaire contient cet ex-libris à chaque volume, en plus de son fer, au centre du premier contreplat, qui est sa signature. Des bibliothèques Pierre-Marcellin Lortic (ex-libris, troisième version de 1878), Henri Bordes (ex-libris et vente, 1911) ; Jules Lemaître (ex-libris et vente, 1917). Picot, Bibliographie cornélienne, 381 (cite un exemplaire en maroquin rouge doublé de maroquin bleu, de la collection Benzon, mais c’est probablement un autre exemplaire) ; Willems, p. 466. ‎

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‎BERNARDIN de SAINT-PIERRE‎

Reference : 30655

(1789)

‎Paul et Virginie.‎

‎ Reliure de présent en maroquin rouge, avec envoi autographe signé Paris, De l'Imprimerie de Monsieur, 1789. 1 vol. (75 x 130 mm) de 1 f., xxxv et 243 p. Maroquin rouge, deux filets dorés bordant une chaînette d'encadrement dorée sur les plats, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin vert, monogramme doré « SM » au centre des plats, roulette intérieure (reliure de l'époque). Première édition séparée. Elle est ordonnée par Pierre François Didot, le jeune, avec une édition luxueuse sur un papier de choix provenant de ses papeteries d’Essonne, qu’il enrichit d’illustrations – l’édition sur papier ordinaire n’en contenant pas : 4 figures de Moreau le Jeune, la dernière en collaboration avec Joseph Vernet, gravées sur cuivre par Girardet, Halbou et Longueil. Envoi signé : « pour Mademoiselle Mesnard de Conichard, par l’auteur, De Saint-Pierre ». ‎


‎Paul et Virginie est une oeuvre difficile à définir, y compris pour son auteur qui y voyait un « petit ouvrage », une « fable essai » et même une « espèce de pastorale ». L'ouvrage fut d'abord écrit comme un complément à une deuxième édition à Voyage à l'île de France, puis à la troisième édition des Études de la nature, dont il devait illustrer les thèses par la fiction. Il entendait mettre en application « les lois des Études de la nature au bonheur de deux familles malheureuses » par le dénouement tragique qu'il donne à son récit, en brisant le rêve d'un idylle. Il se démarque ainsi du goût de l'époque pour la pastorale, même s'il applique les règles de simplicité du genre : deux jeunes gens grandissent ensemble dans le cadre enchanteur et paisible de l'île de France, l'île Maurice actuelle, s'aiment, sont séparés par la civilisation, avant d'en être définitivement écartés au cours du drame du Saint-Géran. Bernardin de Saint-Pierre - formé aux récits de Daniel Defoe et de son Robinson Crusoé - embarqua, à douze ans, pour la Martinique sur le bateau d'un de ses oncles : une révélation, mais aussi la découverte du gouffre séparant l'imagination de la réalité, supportant mal les ardeurs du climat, les fatigues du voyage et surtout la discipline des navires. Après cette déconvenue, ses parents le mettent au collège des jésuites de Caen, où il caresse un temps l'idée de devenir missionnaire, puis à Rouen, avant d'entrer en 1757 à l'École nationale des ponts et chaussées. Il intègre à la fin de ses études le corps des ingénieurs militaires. Dès 1773, il dénonce le crime de l'esclavage dans son Voyage à l'Île de France, à l'Île Bourbon, au cap de Bonne-Espérance : il fait partie des auteurs qui s'opposent alors sans ambiguïté à l'esclavage et au racisme au nom de l'égalité de tous les hommes, d'autant que, natif du Havre, l'un des principaux ports où transitent les esclaves, il n'a eu de cesse d'en voir les ravages. Il y reviendra dans Paul et Virginie, faisant des esclaves Marie et Domingue, qui vivent en harmonie avec leurs maîtres, des figures importantes de son récit. Ce récit inspirera nombre d'écrits postérieurs, de l'Atala de Chateaubriand au Coeur simple de Flaubert. « Comme la plupart des chefs-d'oeuvre, celui-ci apporte au genre et à la mode qu'il illustre à la fois son accomplissement et son démenti. » (Jean Favre) Paul et Virginie connut un vif succès dès sa publication et fut un des livres les plus réédités jusqu'au début du XXe siècle ; et preuve de son immense réussite, Lamartine, Balzac et Flaubert ont fait de leurs héroïnes, Graziella, Véronique et Emma Bovary, des lectrices de Paul et Virginie : « Emma cherchait à savoir ce que l'on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d'ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres. Elle avait lu Paul et Virginie et elle avait rêvé la maisonnette de bambous, le nègre Domingo, le chien Fidèle, mais surtout l'amitié douce de quelque bon petit frère, qui va chercher pour vous des fruits rouges dans des grands arbres plus hauts que des clochers, ou qui court pieds nus sur le sable, vous apportant un nid d'oiseau. » (Madame Bovary, [1857], p. 36). Très bel exemplaire, de grande rareté avec envoi circonstancié et des plus pertinents : Mlle Mesnard était la fille d'un correspondant et ami proche de Bernardin de Saint-Pierre, François Mesnard de Conichard (1727-1792), premier commis des Finances. Ce dernier était intervenu en faveur de Bernardin de Saint-Pierre pour l'obtention d'une gratification annuelle à son retour de l'Île Bourbon ; la correspondance entre les deux hommes témoigne d'une longue amitié et d'une relation quasi-familiale. C'est à François de Conichard que l'auteur, à l'automne 1784, envisage et propose de dédicacer ses Études de la nature. Très élégamment, il la refusa, ayant « toujours évité par-dessus tout de faire parler de moi et je suis trop vieux pour changer ma marche à cet égard, je vous supplie donc qu'il ne soit plus question de cette dédicace [...]. N'en parlons plus je vous prie » (lettre à Bernardin de Saint-Pierre, octobre 1784). L'auteur respecta la demande et offrit la dédicace à un autre de ses amis, Hennin. Néanmoins, lors de la troisième édition, parue en 1788 et contenant au quatrième tome le roman de Paul et Virginie, Bernardin de Saint-Pierre réussit discrètement à faire imprimer sa reconnaissance envers « mes respectables amis MM. Hennin & Mesnard de Conichard » ; et à offrir, l'année suivante et pour cette première édition séparée du roman, cet exemplaire à la fille de son dédicataire. Une lettre de Mesnard à Bernardin en date du 30 avril [1773] fait mention de sa fille pour la première fois, et Bernardin de Saint-Pierre lui-même parle de « Mlle Mesnard fille d'un de mes meilleurs amis et que j'ai vu naître » dans une lettre à l'auteur du poème « Le Tombeau de Virginie » en 1789 (citée dans Rebecca Ford, « Une correspondance amicale : Bernardin et Mesnard de Conichard », Autour de Bernardin de Saint-Pierre, Mont-Saint-Aignan, P.U. de Rouen et du Havre, 2010). Cette dernière n'a, au moment de la parution du volume, que dix-sept ans : soit l'âge exact de l'héroïne de Bernardin de Saint-Pierre, puisque Virginie quitte l'île à quinze ans pour n'y revenir que deux ans et demi plus tard pour la fin tragique que l'on sait. Marie-Françoise Mesnard de Conichard épousera quelques années plus tard Jean-François Pierre Puy de Rosny, futur baron d'Empire. En 1792, Bernardin de Saint-Pierre épousera quant à lui la fille de son imprimeur Didot, avec laquelle il aura deux enfants qu'il prénommera, naturellement, Virginie (née en 1794) et Paul (né en 1798). Des bibliothèques Marie-Françoise Mesnard de Conichard ; Pierre Bergé (ex-libris ; II, n° 191). Tchemerzine V, p. 649 ; Cohen, 931. ‎

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‎Pierre Saint-Lanne, Directeur littéraire - Directeur sportif : André-Gérard Marchant. Textes de Maurice Béguin, Jean-Paul Berty, Henri Borel, G. Boulard, William Clochard, Sergent Combes, René Duchemin, Septime Gorceix, Claude Pellegrin, François Pellegrin, André Pons, Pierre Saint-Lanne, Charles Soulas.‎

Reference : 33644

‎LINTERMÈDE Littéraire, sportif et musical : Journal des Prisonniers Français du Camp de Würzburg. du N° 1, 23 janvier 1916-n° 85, 21 novembre 1918 au n° 85.‎

‎Collection complète. 5 vol. in-8 reliés sous emboîtage. Du n° 1, 23 janvier 1916-n° 85, 21 novembre 1918 au n° 85. .Le n° 15 (16 juillet 1916) a été interdit : il a été remplacé par un n° 15 bis daté du 19 juillet. La suspension entre le 2 avril 1917 et le 6 octobre 1917 est expliquée dans le n° 48 : de nombreux départs du camp (dont Pierre Saint-Lanne qui est parti à Constance). Cest lexemplaire de Pierre Saint-Lanne avec sa signature en 1ère page du 1er volume et son étiquette imprimée, collée au dos de chaque volume. Directeur littéraire : Pierre Saint-Lanne, Directeur sportif : André-Gérard Marchant. Textes de Maurice Béguin, Jean-Paul Berty, Henri Borel, G. Boulard, William Clochard, Sergent Combes, René Duchemin, Septime Gorceix, Claude Pellegrin, François Pellegrin, André Pons, Pierre Saint-Lanne, Charles Soulas. /// Dans la revue Les Archives de la Grande Guerre, Septime Gorceix présente ainsi LIntermède : « Une des plus singulières manifestations de la vie des camps en Allemagne, fut léclosion de journaux rédigés en français par les prisonniers. Envoyés dans les pays neutres et en France, ces feuillets dexil pouvaient présenter la captivité sous un aspect souriant et servir de témoignage contre la campagne menée par la presse de lEntente. Ce fut certainement en vue de cette action de propagande que le Gouvernement Allemand autorisa leur publication. Mais le piège était vraiment trop grossier. Les prisonniers français, malgré les efforts de la Censure, surent défendre leur indépendance de pensée et de sentiment. Un des journaux accueillis avec la plus grande sympathie par les familles françaises et la presse parisienne fut lIntermède, journal hebdomadaire du Camp de prisonniers de Galgenberg, à Würzburg, en Bavière, qui, sous le format dune revue, parut, avec quelques interruptions, du 23 janvier 1916 jusquà larmistice. [] » - On Joint en sus : 11 pages extraites de la revue Les Archives de la Grande Guerre contenant sous la signature de Septime Gorceix un article intitulé : « LIntermède, journal dun camp de prisonniers en Allemagne. » Cest lhistoire du journal et en particulier du n° 15 interdit ; Le manuscrit de « À nos morts », signé Sergent Combes, publié dans les n° 3 et 4 ; 3 programmes de récréations données au camp de Würzburg en 1916 ; 1 programme de lOrchestre symphonique des Internés alliés donné à Vevey le 18 septembre 1917 ; 2 croquis humoristiques de guerre, signés Dunand ; 1 coupure du Mercure de France (1er octobre 1916) signalant LIntermède ; les n° 34 à 47 en double, reliés en 1 volume.- . RARE.‎


Déjà Jadis - Fréjus

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‎FRIZON, Pierre.‎

Reference : LCS-18148

‎La Saincte Bible Françoise, Selon la vulgaire Latine reveuë par le commandement du Pape Sixte V. Et imprimée de l’authorité de Clément VIII. Avec sommaires sur chaque livre du Novveau Testament extraicts des Annales du cardinal Baronius. Plus les Moyens pour discerner les Bibles Françoises Catholiques d'avec les Huguenotes. Et l'explication des passages de l'Escriture selon le sens des Peres qui ont vescu auant & durant les quatre premiers Conciles Oecumenicques par Pierre Frizon, Penitencier, et Chanoine de l'Eglise de Reims. « Nous estimons que ce fer héraldique (associant une fleur de lys et un dauphin, tous deux surmontés de la couronne des princes du sang, ici répété 3 fois au dos de chacun des volumes) a dû primitivement (à compter de l'année 1678) être frappé sur des volumes destinés au Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV, né à Fontainebleau le 1er novembre 1661 ». (Olivier-Hermal, Manuel de l'amateur de reliures armoriées françaises, pl. 2522, fer n° 17).‎

‎Précieux et extraordinaire exemplaire de la première édition de la bible de Frizon censurée par la Sorbonne, dédicacée au roi Louis XIII et reliée à l'époque en maroquin rouge doublé de maroquin rouge pour le Grand Dauphin (1661-1711). Paris, Jean Richer et Pierre Chevalier, 1621 [Suivi de :] – Frizon, Pierre. Moyens pour discerner les bibles françoises catholiques d'avec Les Huguenotes. Paris, Jean Richer, 1621. 2 tomes en 3 volumes in-folio à 2 colonnes de : I/ (6) ff. dont 1 frontispice, 583 pp., 28 gravures dans le texte ; II/ (2) ff., 508 pp., 21 gravures dans le texte; III/ pp. 509 à 863, 1 f. numéroté 864, 3 pp. numérotées 510 à 512, 90 pp., (27) ff., 21 gravures dans le texte, 2 gravures au titre, 1 carte. Ainsi complet. Reliure du dix-septième siècle en maroquin rouge ; double encadrement de trois filets dorés sur les plats avec fleurs-de-lys aux angles, dos à nerfs fleurdelisés, doublures de maroquin rouge à dentelle dorée et cadre central de trois filets dorés avec fleurs-de-lys aux angles, gardes de papier marbré, tranches dorées sur marbrure. Reliure royale réalisée vers l’année 1678 en maroquin doublé de maroquin.‎


‎Première édition de cette célèbre Bible française illustrée, dite Bible de Frizon, censurée par La Sorbonne dès sa parution. En 1689, La Caille en faisait aussi l'éloge et Michel de Marolles en signalait les gravures. Cette édition de la Bible est la première qui ait été faite à Paris ; elle est très rare, & l'on n'en connoit presque point d'exemplaires : il en existe deux à Paris ; l'un dans la bibliothèque du Roi, l'autre dans celle des Célestins. L'impression en est fort belle (G. F. de Bure, Bibliographie instructive, 1763, 1, n°31). - Duportal, Catalogue, 412. Cette première édition de cette version de la Bible de Louvain, jugée encore trop protestante par la Sorbonne, constitue la première bible française illustrée de gravures en taille douce. L'ouvrage tient le premier rang parmi les livres illustrés du temps de Louis XIII, avec 70 eaux-fortes originales comportant plus de 900 sujets, auxquels s'ajoutent un frontispice de Michel Lasne, deux vignettes et une carte. À côté d’artistes restés anonymes, la plupart des grands dessinateurs ou graveurs de l'époque ont contribué à l'illustration de l'ouvrage : notamment Claude Mellan, Michel Lasne, Léonard Gaultier, M. Van Lochom, Melchior Tavernier, Jean Zniarnko, M. Faulte, etc. Œuvre majeure de l'édition biblique, l'ouvrage est aussi un chef-d’œuvre de l'illustration française de son temps. « Cette bible de Frizon de 1621 est ornée de plusieurs figures très belles et fort estimées. On l’appelle vulgairement la Bible de Richer, qui est recherchée des curieux » (Histoire de l’Imprimerie, page 244). La première Bible imprimée en français est celle de Jean de Rely, qui est une révision de celle de Des Moulins, imprimée en 1487 sur l'ordre de Charles V. Naturellement cette Bible n'était pas une version littérale, mais une Bible historiée, comme il est écrit au folio 353. Un exemplaire se trouve à la bibliothèque Nationale et un autre à l'Arsenal à Paris. En 1528, Lefèvre d'Étaples finit la traduction entière de la Bible, qui fut imprimée à Anvers. Le travail de Lefèvre était basé sur la Vulgate (rendue fidèlement pour la première fois dans une traduction française). Il n'était pas destiné en lui-même à devenir la Bible populaire du peuple français, mais il préparait la voie pour un tel bienfait. Ce travail devint le modèle que les protestants et catholiques suivirent. En 1535, Pierre Robert Olivetan produisit une nouvelle traduction qui suppléait aux faiblesses de la version de Lefèvre. Natif de Picardie, il fut un des leaders de la Réforme en France. A cause de l'opposition rencontrée en France la première édition de cette Bible fut imprimée à Neuchâtel (en Suisse), les autres le furent à Genève. Malgré la censure, bien des Bibles de Genève entraient en France. Citons un passage du livre "Histoire des protestants en France", p. 68, qui montre le travail de quelques chrétiens de l'époque "étudiants et ministres, porte-balles, porte-paniers, comme le peuple les appelait, parcouraient le pays, un bâton à la main, le panier sur le dos, par le chaud et le froid, dans les chemins écartés, à travers les ravins et les fondrières de campagne. Ils s'en allaient, continue Mr de Félicé, frapper de portes en portes, mal reçus souvent, toujours menacés de mort, et ne sachant le matin où leur tête reposerait le soir". En 1566, René Benoît publia une traduction de la Bible, qui fut censurée par la Sorbonne en 1567 et finit de paraître en 1568. Benoît dut s'humilier devant la Sorbonne et reconnaître que sa traduction était une copie de celle de Genève, qui devait par conséquent être rejetée. Il en fut de même de la révision que Pierre Besse dédia à Henri IV en 1608, de celle de Claude Deville en 1613, et de celle de Pierre Frizon dédié à Louis XIII en 1621. « Le [Pape] PauI IV ordonne que toutes les Bibles en langue vulgaire ne peuvent ni être imprimées ni être gardées sans une permission du Saint-Office. C'était en pratique la prohibition de la lecture des Bibles en langue vulgaire » (Dictionnaire de Théologie Catholique, 15, col. 2738). La quatrième règle de l’Index (des livres interdits) publié par le pape Pie IV déclare : "L'expérience prouve que si l'on permet indistinctement la lecture de la Bible en langue vulgaire, il en arrivera par la témérité des hommes plus de mal que de bien." Le pape Sixte-Quint fait savoir expressément que personne ne peut lire la Bible en langue vulgaire sans une « permission spéciale du Siège apostolique ». Merveilleux exemplaire relié par Luc-Antoine Boyet dont on reconnait les fers caractéristiques (Esmerian, Deuxième partie). Le contraste entre l'altière élégance de la doublure et des plats et la luxuriante richesse des coupes symbolise la primauté de Boyet dans l'art de la reliure française au XVIIe siècle. « Il fut sans doute le premier relieur qui s'attacha et réussit à si bien soigner cette façon du corps d'ouvrage. Il excelle notamment dans le choix du maroquin, la confection de la couture et de l'endossage, les chasses basses. » Précieux et extraordinaire exemplaire royal offert vers l’année 1678 à Louis de France, Dauphin, appelé Monseigneur et surnommé Le Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche, né à Fontainebleau le 1er novembre 1661. Chacun des trois volumes comporte en queue du dos et sur la pièce de tomaison la marque reproduite par Olivier-Hermal (Manuel de l’amateur de reliures armoriées françaises, Paris 1934, pl. 2522, fer n° 17), la référence incontestée en la matière, ainsi analysée : « Nous estimons que ce fer (associant une fleur de lys et un dauphin, tous deux surmontés de la couronne des princes de sang) a dû primitivement être frappé sur des volumes destinés au Grand Dauphin (à compter de l'année 1678) et qu'ensuite, il fut très souvent utilisé comme simple ornementation sur de nombreuses reliures, recouvertes tant de maroquin que de veau. » Cette analyse était confirmée par Jean Toulet, l’ancien conservateur en chef de la réserve de la B.n.F. Quelques clercs contemporains contestent cette attribution et méconnaissent la science héraldique de l'âge classique. Aucun fer héraldique, à notre connaissance, comportant plusieurs emblèmes royaux ne fut créé au XVIIe siècle dans un but simplement ornemental. Ce fer armorié, composé d'une fleur-de-lys couronnée et de l'emblème du dauphin surmonté de la couronne des princes de sang fut « frappé dès 1678 sur des volumes destinés au Grand Dauphin » adolescent et ce n'est qu'ensuite, le dauphin majeur utilisant les armoiries reproduites par Olivier, planche 2522 fers 1 à 9, que ce fer n° 17 « fut très souvent utilisé comme simple ornementation sur de nombreuses reliures, recouvertes tant de maroquin que de veau » (Olivier-Hermal). Cette nuance héraldique, certes éloignée de nos préoccupations modernes, a apparemment échappé à la sagacité de certains amateurs contemporains les amenant à rejeter globalement l'appartenance princière de l'ensemble des volumes frappés du fer héraldique n° 17. Imaginer en effet qu'au Siècle de Louis XIV, un tel fer héraldique royal eut pu originellement être poussé sur des livres à titre simplement ornemental est une hérésie héraldique. M. J. - P. - A. Madden fut le premier à consacrer une étude historique à ce fer héraldique. (Voir «Le livre, année 1880 »). Au terme d'une analyse documentée, et qui fait autorité, il concluait que ce fer « se trouvait frappé au dos de nombreux volumes adressés au Dauphin et imprimés de 1678 à 1706, c'est-à-dire de sa dix-septième à sa quarante-cinquième année ». L'on sait qu'un demi siècle plus tard, en 1934, Olivier-Hermal confirmait la destination de ce fer héraldique en la réservant aux premières années de son apparition (à compter de 1678). «Nous avons rencontré ce fer n°17 sur des volumes dont la date de publication est tantôt antérieure, tantôt postérieure à la mort du Grand Dauphin (1711). Nous estimons que ce fer a dû primitivement être frappé sur des volumes destinés au Grand Dauphin, et qu'ensuite, il fut très souvent utilisé comme simple ornementation sur de nombreuses reliures, recouvertes tant de maroquin que de veau. » (Olivier-Hermal). Jean Toulet, ancien Conservateur en Chef de la Réserve des livres rares à la B.n.F. et autorité incontestée pour la période classique, considère que les très rares volumes de la fin du XVIIe siècle reliés en maroquin d'époque doublé de maroquin ornés d'une simple fleur-de-lys étaient bien évidemment destinés aux princes de sang royal. Les somptueuses reliures recouvrant cette bible censurée par la Sorbonne, décorées avec une extrême élégance, sont l'œuvre de l'atelier de Luc-Antoine Boyet. Boyet travaillait alors pour le Grand Dauphin et « la pratique du bon goût aristocratique, à la fin du XVIIe siècle, voulait que l'on minimise le plus possible la marque d'appartenance et la dimension des armoiries ornant les reliures. » Louis de France appelé Monseigneur, dit le Grand Dauphin, reçut en naissant la croix et le cordon de l'ordre du Saint-Esprit ; il eut pour gouverneur le duc de Montausier et pour précepteur Bossuet. Il épousa le 7 mars 1680, à Châlons-sur-Marne, Marie-Anne-Christine-Victoire de Bavière, décédée en 1690, qui lui donna trois fils. Reçu chevalier du Saint-Esprit le 1er janvier 1682, il fit quelque temps campagne en Allemagne et en Flandre (1688-1694), mais fut constamment tenu à l'écart des affaires par Louis XIV. Le Grand Dauphin épousa secrètement vers 1695 Marie-Émilie Joly de Choin. Il mourut le 14 avril 1711, de la petite vérole, au château de Meudon. Cet exemplaire prestigieux fut catalogué et reproduit en couleur il y a 20 ans par Pierre Bérès au prix de 450 000 FF (70 000 €) « Livres et Manuscrits significatifs et choisis, N°25 ». Pierre Berès cataloguait alors 275 000 FF l’édition originale de 1544 de « Délie » de Maurice Scève, 300 000 FF les Œuvres de Rabelais de 1556 et 675 000 FF (≈ 100 000 €) le fameux exemplaire en vélin de l’époque de l’édition originale de 1555 des Œuvres de Louise Labé Lionnaize. Ce volume cote aujourd’hui plus de 650 000 €, un exemplaire passé à New York en reliure moderne venant d’être vendu 450 000 € à un bibliophile européen.‎

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‎RONSARD, Pierre de.‎

Reference : LCS-18532

‎Continuation Du Discours des Miseres de ce Temps. A La Royne Par P. de Ronsard Vandomois. Cinq œuvres importantes et rarissimes de Pierre de Ronsard (1524-1585) réunies au XVIIIe siècle.‎

‎D’après Jean-Paul Barbier, Ma bibliothèque poétique, cet exemplaire réunissant cinq œuvres rarissimes de Pierre de Ronsard en reliure du XVIIIe siècle serait le seul connu. A Paris, chez Gabriel Buon, au clos Bruneau, à l’enseigne S. Claude, 1563. In-4 de 10 ff., signés A à B par 4 et C par 2. Soit: «A ma connaissance, cet exemplaire est le seul connu (voir Barbier, 4, n°45) d’un premier état de la seconde famille des éditions de 1563, qui se caractérise par: Le privilège au verso du feuillet 10 (et non au verso du titre). Un plus grand nombre de vers par page, de telle sorte que le texte se termine au recto du feuillet 10 et non au verso. Le décalage du début des strophes à droite» (Jean-Paul Barbier). Plein veau marbré, dos lisse richement orné, tranches rouges, coiffe supérieure restaurée. Reliure vers 1740. 214 x 133 mm.‎


‎Selon Jean-Paul Barbier, un seul exemplaire connu: le sien, «lavé, en reliure moderne, 205 mm de hauteur». Le présent exemplaire, le second connu «non lavé, en reliure ancienne, hauteur 214 mm». Premier état rarissime – de la secondefamille des éditions de 1563 de la «Continuation du Discours des Miseres de ce temps». «Cette édition de 1563 ne diffère de la première de 1562 que par la date» mentionne Tchemerzine. «Ces éditions originales renferment un certain nombre de vers que ne donne pas la collection des œuvres, imprimées en 1584 et depuis. Dans ces discours en vers, l’auteur retrace avec une énergique éloquence les maux que les calvinistes occasionnèrent à la France, sous la minorité de Charles IX; ce qui lui attira de la part des partisans de la réforme de violentes réponses» (Brunet). Dans la Continuation du Discours des Miseres de ce temps Ronsard monte au créneau pour défendre le parti catholique mais surtout l’unité de la France alors emportée dans la tourmente depuis le massacre de Vassy (1562). Adversaire de Théodore de Bèze, mais aussi critique des défaillances internes de l’église, Ronsard s’engage dans la lutte polémique, où il souffrit maints pamphlets. Mal à l’aise peut-être dans ces rivalités sans fin, mais forcé malgré lui de prêter sa plume au parti du roi, le poète produit conjointement ces épîtres politiques en vers et des poèmes à la nouvelle Genèvre. Le «poète royal» entre en action et procure ici 14 discours très variés, tous marqués d’une forte rhétorique délibérative, et d’un mélange de tons, noble et familier. Ronsard tour à tour morigène, exhorte, déplore, conseille et flatte ses lecteurs multiples en s’adressant à leur conscience pour les inviter à agir, c’est-à-dire, pour le poète, à respecter l’ordre ancien. - Suivi de: Ronsard, Pierre de. Institution pour l’Adolescence du Roy tres chrestien Charles Neuvième de ce nom. A Paris, chez Gabriel Buon, 1564. Seuls 4 exemplaires recensés par J.P. Barbier. 6 feuillets signés A par 4 et B par 2. Il y a 26 vers à la page courante, 16 vers à la première page de texte et 14 vers à la dernière page (dans les trois éditions de 1563, on avait 18 vers à la première page, ce qui retranchait deux vers à la dernière page, les pages courantes restant les mêmes. Il y a une réclame au verso du feuillet 4. «A ma connaissance, c’est la seule édition datée de 1564. J’en ai recensé quatre exemplaires: à Harvard, à la Bibliothèque nationale, à la Bibliothèque de l'Institut, et celui-ci (Barbier 4, n°19)». (Jean-Paul Barbier). L’exemplaire Barbier, l’un des quatre connus, est lavé, en reliure moderne, hauteur 205 mm; le présent exemplaire non lavé, en reliure ancienne, mesure 214 mm. Les conseils prodigués par le poète au roi de onze ans qu'il aima tant et dont la mort prématurée le laissa plus tard inconsolable s'inspirent largement d'une épître latine que le futur chancelier Michel de l'Hospital avait adressée au frère de Charles IX, François II, en 1559 («De sacra Francisci II. Galliarum regis initiatione... »), et de la traduction de cette épître par Joachim du Bellay («Discours sur le sacre du treschrestien Roy Françoys II... »). Bien que cette pièce soit rangée parmi les discours politiques du Vendômois (et bien qu'on y trouve le conseil de punir les séditieux), les querelles suscitées par la religion n'y sont guère évoquées. L'Institution fut composée à l'époque du Colloque raté de Poissy, en automne 1561. S'inscrivant dans la tradition des conseils prodigués par Erasme au jeune Charles-Quint et par Budé à François Ier, démarquant parfois mot pour mot les déclarations et mises en garde proférées par le bon L'Hospital, l'Institution, composée «en moraliste, non pas en pamphlétaire » (R. Aulotte, in Renaissance Studies in Honor of I. Silver : 37), ne contient pas d'idées puissamment originales. Mais le ton vigoureux qui caractérisera les Discours de 1562-1563, le sens de l'harmonie, la vivacité et l'élévation d'esprit du poète éclatent déjà dans le premier vers, où sont résumés tous conseils donnés plus loin : « Sire, ce n'est pas tout que d'estre Roy de France,... ». - Suivi de: Ronsard, Pierre de. Elegie de P. de Ronsard Vandomois, sur les troubles d’Amboise, 1560. A. G. des Autels Gentilhomme Charrolois. A Paris, chez Gabriel Buon, au clos Bruneau à l’enseigne S. Claude, 1563. Unique exemplaire répertorié. 6 feuillets, signés A par 4.et B par 2. Unique édition et seul exemplaire répertorié contenant 28 vers à la page pleine. L’édition originale rarissime de 1562 contient 27 vers à la page pleine. «L’élégie sur les troubles d’Amboise a paru pour la première fois dans l’édition collective de 1560 (tome III, Cinquième Livre des Poèmes, du f. 215 verso au feuillet 219 verso). C’est le premier des discours politiques de Ronsard, dont on constate la modération extrême. On sait qu’en 1560 le poète avait recommandé de s’opposer au péril que représentait la Réforme. Cet ennemi qui se trouvait alors partout dans la population, ce séditieux qui avait tenté un coup de main contre le château d’Amboise où résidait la famille royale, il fallait «par livres l’assaillir, par livres luy respondre». En 1562, alors que la guerre civile menace, le Vendômois fait réimprimer son poème en plaquette. Et il persiste à recommander l'usage des livres pour seuls moyens de répression. J’ai découvert l'exemplaire apparemment unique de cette version à la Bibliothèque Publique et Universitaire de Genève (Barbier 4, n°1). Mais le 1er mars 1562, l’échauffourée de Vassy met le feu aux poudres. Saisissant ce prétexte, les chefs protestants, bouclent leur cuirasse et le poète modifie son conseil. Le rebelle mérite un autre traitement; il faut «par armes l’assaillir, par armes lui respondre». C'est le texte que l'on trouve ici. C'est celui que le seul Buon réimprimera durant la première guerre de religion. L’exemplaire Jean-Paul Barbier mesure 206 mm, celui-ci 214 mm. - Suivi de: Ronsard, Pierre de. Remonstrance au peuple de France. A Paris, chez Gabriel Buon, au clos Bruneau à l’enseigne S. Claude, 1564. 16 feuillets signés A à D par 4. Il y a 28 vers à la page courante, 24 vers au f (I) v°, et 8 vers au f. 16 v°. Il y a des réclames au dernier feuillet des cahiers A, B et C. Le début des strophes est décalé à droite. Seule édition recensée à la date de 1564 (voir Barbier 4, n° 57). Elle est semblable à l’édition dont j’ai fait la « quatrième famille » des éditions de 1563, à cette différence que le début des strophes est décalé à droite, et non à gauche. La « quatrième famille » de 1563 se caractérise par la suppression du cahier E, composé de deux feuillets, le texte commençant désormais au verso du titre, et le privilège étant repoussé au verso du feuillet 16, où il est casé après la fin du poème. Par ailleurs, on y observe la correction du vers où Ronsard reproche à Condé d'avoir envoyé son frère Antoine de Navarre à la mort (voir Notice N°37, deuxième vers du f. 15 v°, reproduit). Ici, on lit cette version banalisée (f. 14 v°, vers 22, reproduit ci-dessus à droite) : « Vostre frere avant l'age au sepuichre envoyé... ». L’exemplaire Jean-Paul Barbier, lavé, en reliure moderne, mesure 205 mm; celui-ci, non lavé en reliure ancienne, mesure 214 mm. - Suivi de: Ronsard, Pierre de. Responce de P. de Ronsard Gentilhomme Vandomois, aux injures et calomnies, de ie ne sçay quels Predicans, & Ministres de Geneve. A Paris, Chez Gabriel Buon, au clos Bruneau, à l’enseigne S. Claude. 1563. 26 feuillets signés a à f par 4 et g par 2. Il y a 28 vers à la page courante, 16 au feuillet 3 v°. Il n'y a pas de réclame à la fin des cahiers. « D'après mes recherches (Barbier : 145SS.), il existe trois familles (chacune comportant des états différents) d'éditions de cet ouvrage données en 1563 par Buon, éditeur officiel choisi par Ronsard. Cet exemplaire appartient à la troisième famille. Brièvement on peut résumer la situation ainsi : a) première famille Il n'y a pas de manchette en marge du feuillet 12 r°, et on trouve au vers 16 du feuillet 22 r° : « Et plus vous mesprisés... » (pour : « m'espuisés »). Le deuxième état a pour titre de départ au feuillet 2 r° «Epistre », au lieu de « Epistre au lecteur ». Enfin, le poème « In laudem Ronsardi » ne se trouve pas au verso du feuillet 26 dans le premier état. b) deuxième famille Le dernier mot de la deuxième ligne du transport du privilège, au verso du feuillet I, est coupé ainsi : « calom- », alors que l'on trouvera « calomnies » dans la troisième famille. De même au feuillet 2 r° le dernier mot est « t'imprimer » («une marque» dans la troisième famille). Enfin, au feuillet 25 r° la dixième ligne se termine par « seul-» (« seule -» dans la troisième famille). c) troisième famille (J'y ai englobé l'édition de 1564, malgré quelques minuscules différences avec la dernière édition de 1563). On y trouve les différences signalées ci-dessus (description de la deuxième famille) et d'autres variantes orthographiques ou textuelles comme : « Or ce Dieu tout puissant... » au lieu de « Or ce Dieu tout parfait... » au vers 7 du feuillet 10 r° dans les éditions des première et deuxième familles. On doit aussi signaler la présence dans le Bulletin de la Librairie Morgand (VIII, 1898-1899, n° 33269) d'un exemplaire portant la date de 1562. Comme la mort du duc de Guise, à laquelle Ronsard se réfère, survint en 1563, on peut douter de l'exactitude d'une telle indication. Ce poème est l'avant-dernière apostrophe de Ronsard aux protestants, la dernière étant 1'Epître qui ouvre le Recueil des Nouvelles Poésies. Il répond ici à trois «petits livres » qui ont été « segrettement composez deux moys au paravant par quelques ministreaux... et depuis... imprimez à Orleans contre moy ». Je décris plus loin mon exemplaire du pamphlet protestant, effectivement divisé en trois parties, dont la première était signée A. Zamariel (pseudonyme d'Antoine de la Roche-Chandieu, Zamariel signifiant « chant de Dieu » en hébreu), tandis que les deuxième et troisième étaient l'œuvre d'un certain B. de Mont-Dieu, dans lequel il faut certainement voir Bernard de Montméja « ia » signifiant également « Dieu » dans la langue hébraïque. Ajoutons que Chandieu et Montmejà, dont l'opuscule s'intitulait : Response aux calomnies contenues au Discours et Suyte du Discours sur les Miseres de ce temps… entendaient se venger des attaques lancées par Ronsard contre leurs coreligionnaires dans les Discours des Misères de ce temps. Ce qui est remarquable dans la Réponse décrite ici, c'est le ton de dignité adopté par le poète. Après un début sarcastique après avoir réfuté les accusations portées contre sa personne, il transporte le débat sur le plan de l'histoire de la littérature avec une hauteur extraordinaire mais sans aucune morgue […]. Voilà qui témoigne déjà d'une personnalité exceptionnelle. Mais que dire de la manière dont le maître se défend de l'accusation de lasciveté portée, non sans quelques motifs, contre lui ? Un autre se serait embrouillé dans de fumeuses dénégations, tentant d'expliquer que sa tonsure ne lui interdisait pas d'écrire des vers amoureux, qu'il n'avait pas été ordonné prêtre malgré ses cures et ses abbayes, etc. Au contraire, avec la plus parfaite aisance et cette fraîcheur de ton qui marque tant de sonnets dédiés à Marie, notre poète explique simplement comment se passe une de ses journées... C'est un récit exquis, trop long à reproduire ici, malheureusement, mais que je compte au nombre de mes vers préférés. Je n'en donne qu'un échantillon : « Jayme à faire l'amour, j'ayme à parler aux femmes, A mettre par escrit mes amoureuses flammes, J'ayme le bal, la dance, et les masques aussi, La musicque et le luth, ennemis du souci. Puis quand la nuit brunette a rangé les estoilles Encourtinant le ciel et la terre de voilles, Sans soucy je me couche, et là levant les yeux, Et la bouche et le cueur vers la voute des cieux, Je fais mon oraison, priant la bonté haute De vouloir pardonner doucement à ma faute ». (f. 13 v°). L’exemplaire J.P. Barbier mesure 189 mm de hauteur, le présent exemplaire, 214 mm. Précieux et remarquable volume dans lequel un amateur de littérature précieuse réunit vers 1740 cinq œuvres de Pierre de Ronsard imprimées en 1563 et 1564 qui étaient déjà à l’époque d’une insigne rareté et dont Jean-Paul Barbier qualifie certaines «d’unique exemplaire connu». L’exemplaire relié vers 1740 est à grandes marges – une œuvre dépasse de 25 mm celle de J.P. Barbier - et non lavé – (rares taches et traces d’anciennes mouillures; déchirure marginale sans manque de texte aux deux derniers feuillets de la cinquième œuvre.)‎

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‎BOULEZ (Pierre)‎

Reference : 31650

(2025)

‎Hommage | Témoignages.‎

‎ 22 hommages à Pierre Boulez Rimini, Luigi Castiglioni Editore, (27 mars) 2025. 1 vol. (240 x 380 mm) de 234 p. Veau noir à décor, avec insert en aluminium sur le premier plat figurant le titre « Boulez», dos lisse, non rogné (Luigi Castiglione, 2025). Edition originale. Tirage unique à 200 exemplaires, imprimés en lithographie sur Fabriano Tiepolo, signés par les éditeurs. ‎


‎L'ouvrage renferme des contributions originales de 22 grandes figures du monde de la musique, de l'architecture, de la littérature et de la recherche : Marie-Hélène Arbour, Michel Archimbaud, Daniel Barenboim, Jean-Pierre Changeux, Sophie Cherrier, Angela Ida de Benedictis, Giuseppe di Giugno, Michel Fano, Ralph Fassey, Pascal Gallois, Marie-François George, Andrew Gerszo, Susanna Mälkki, Philippe Manoury, Brigitte Marger, Allessandro Melchiorre, Emmanuelle Ophèle, Renzo Piano, Alain Planès, Jean-Guihen Queyras, Tamara Stefanovich et Suzanne Stephens, lesquels ont tous signés au crayon leur contributions. Elles viennent illustrer un exceptionnel ensemble de 70 photographies inédites réalisées par Ralph Fassey qui, pendant près de trente ans, a accompagné Pierre Boulez. C'est de son fonds photographique, riche de plus de 3 000 clichés, que sont extraites les photographies ici présentées, livrant un portrait intime et pluriel d'un homme qui a profondément marqué son temps et l'histoire de la musique. L'ouvrage est complété par deux documents exceptionnels : le premier est la reproduction inédite des dernières notes manuscrites de Boulez, où il esquisse ses projets en cours et ses réflexions pour l'avenir, le second présente quatre schémas électroniques autographes réalisés par Giuseppe Di Giugno en 1979, pour la conception de la machine 4X. C'est le compositeur Luciano Berio, invité par Pierre Boulez pour prendre en 1974 la direction de la section électroacoustique de l'Ircam, qui supervise un projet de synthèse et transformation de sons complexes en temps réel. L'année suivante, Giuseppe Di Giugno et les chercheurs de l'Ircam développent alors plusieurs versions successives de processeurs numériques : 4A le premier prototype, 4B, 4C, pour aboutir en 1981, au très performant système 4X. Cette « station de travail musicale 4X» permettra au musicien d'analyser, de synthétiser et de manipuler numériquement le son, en étant capable de créer de nouvelles sonorités et de transformer en temps réel le son issu d'instruments traditionnels. Pierre Boulez sera le premier à utiliser la 4X pour son oeuvre Répons en 1981 : «vingt-quatre instrumentistes occupent une scène centrale autour de laquelle le public est assis ; cet orchestre central ne subit aucune transformation sonore de la part du dispositif électroacoustique et informatique. Le public est lui-même encadré par six solistes et six haut-parleurs qui en restituent le son traité en temps réel. Les sons produits par les solistes sont traités en temps réel par la 4X, et réinjectés dans des haut-parleurs situés également derrière le public» (Notice de la station 4X de l'Ircam utilisée dans ce concert, aujourd'hui conservée au Musée de la Musique - Cité de la musique, Philarmonie de Paris, cote E.996.29.1, en ligne). Tous les exemplaires de l'ouvrage sont reliés à l'identique par Luigi Castiglioni, relieur d'art. ‎

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‎MATTHIEU, Pierre‎

Reference : LCS-18451

‎L’Entrée de Tres-Grand, Tres-chrestien, Tres-Magnanime, Et Victorieux Prince, Henry IIII. Roy de France & de Navarre, En sa bonne ville de Lyon, Le IIII Septembre l’an M.D.XCV. de son regne le VII de son aage le XLII. Contenant l’ordre & la description des magnificences dressees pour ceste occasion. Par l’ordonnance de Messieurs les Consuls & Eschevins de ladicte ville. Edition originale de l’ « Entrée du roi Henry IV à Lyon en 1595 », superbe, précieuse et rarissime.‎

‎Œuvre de Pierre Matthieu, historiographe du «bon roi Henri». A Lyon, De l’Imprimerie de Pierre Michel. Avec privilège. 4 septembre 1595. In-4 de (4) ff. titre compris, 104 pages, 1 portrait à pleine page et 1 grande planche double. Maroquin caramel, triple filet doré, chiffre répété en semé sur les pats, dos orné du chiffre répété, doublure et gardes de moire chocolat (Honegger). 258 x 187 mm.‎


‎Edition originale rarissime de l’un des plus beaux et intéressants livres consacrés au roi henry IV dont un seul autre exemplaire est apparu sur le marché public national et international depuis cinquante ans. Pierre Berès cataloguait 10000 € en 1995, il y a 29 ans, un exemplaire lavé, médiocre, relié en demi-velin à coins moderne. Brun, p. 181; Vinet, n°479; Diane Barbier-Mueller, Inventaire…, n°512. «Livre très rare» mentionne Ruggieri, n°327. Un seul exemplaire serait répertorié en Grande Bretagne: British Library et trois aux U.S.A: New York Public Library, Michigan State Univ. et Walters Art Museum. Parmi ces quatre exemplaires plusieurs sont incomplets de la superbe grande planche dépliante imprimée en 1595 présente à l’état neuf dans notre exemplaire. Le 27 février 1594 l’onction sacrée et le couronnement à Chartres faisaient vraiment d’Henri IV le roi de France et le «Très chrestien». Le 22 mars le gouverneur Brissac et le prévôt des marchands ouvraient les portes de Paris aux troupes royales. La ville était ainsi prise sans coup férir et presque sans combat. En quelques mois toutes les villes du royaume allaient suivre l’exemple de la capitale. La paix définitive serait signée à Vervins le 2 mai 1598. Dans ce contexte encore troublé les entrées triomphantes de Henri IV dans les grandes villes de son royaume revêtaient un éclat tout particulier et notamment l’entrée du Monarque dans la ville de Lyon, le 4 septembre 1595. Célébrée au lendemain de la signature de l’«Edit deNantes» et de la paix de Vervins, l’Entrée de Henry IV dans la ville de Lyon fut l’objet de fastes inusités. Le roi arrive en bateau à Veise où se forma le somptueux cortège qui s’élança vers Lyon en traversant de multiples arches décorées de statues, colonnes et pyramides. La plupart sont représentées sur la grande planche dépliante non signée mais vraisemblablement dessinée par un artiste italien. L’auteur, Pierre Matthieu, embrassa avec ardeur le parti de la ligue, et se signala par son attaque pour les Guises. Cependant la ville de Lyon s’étant soumise en 1593 à l’autorité royale, il fut l’un des députés envoyés à paris pour présenter au roi l’hommage de la fidélité des habitants. Dès ce moment, Matthieu devint l’un des partisans les plus zélés d’ Henri IV; et il se chargea de diriger toutes les fêtes qui eurent lieu à Lyon, lorsque ce prince visita cette ville en 1595. Le roi lui témoigna particulièrement sa satisfaction des soins qu’il avait pris, et lui accorda un privilège pour l’impression de ses ouvrages. Matthieu ne tarda pas à se rendre à Paris, où, sur la recommandation du président Jeannin, Henri IV l’appela pour le charger d’écrire son histoire. Le roi, dans ses loisirs, entretenait lui-même Matthieu des particularités de son règne: assuré de l’amour et du respect de la postérité, il invitait surtout son historien à s’exprimer avec une entière franchise, à ne se permettre aucune réticence. «Il faut, disait-il, des ombres dans un tableau pour en rehausser les vives couleurs. Si l’on ne parlait de l’un, on ferait doute de l’autre: la flatterie rendrait la vérité suspecte.» Matthieu remplaça Duhaillan dans les fonctions d’historiographe, dont il avait déjà le titre. Après la mort de Henri, il fut également attaché à Louis XIII, qui lui témoigna les mêmes bontés que son père. Le volume est orné d’un beau portrait du roi Henri IV dessiné le 13 décembre 1593 et gravé au burin pour cette édition en 1595. Le texte, fort intéressant, révèle le faste de la cérémonie. «Dès la pointe de ce jour, l’un des plus doux & plus beaux de l’année, les rues furent tapissées, le pavé couvert de sable. Monsieur Laurans Conservateur des Privilèges des foires de Lyon, qui à son tour était entré pour ce mois en la charge de sergent Major, fit armer & conduire les compagnies des trente & six quartiers de la ville aux faubourgs de Veise au lieu où il les devait mettre en ordre, pour marcher devant le Roy. Monsieur Sève Capitaine de la jeunesse de Lyon fit sonner ses trompettes pour monter à cheval. Tous les corps de tous les ordres de la ville se preparerent pour marcher en leur rang. Sur les huit heures du matin après la Messe, le Roy entra au bateau pour monter sur la rivière jusques à la Clare où était le Theatre des premieres cérémonies. Ce bateau était d’une belle & riche structure, à douze rames, le couvert au dehors peinturé en écailles d’argent, le dedans de damas incarnat & blanc, avec les rideaux de même étoffe: à la poupe sur le gouvernail était un Lyon de bronze doré. Le Roy apres son diner se fit voir en son trône royal eslevé sur un échafaud de septante pied de longeur & trente de largeur, dont le dessus était couvert de taffetas vert, le parterre de tapisserie, les barrières d’autour de tapis, avec deux escaliers afin que ceux qui se presenteraient à sa Majesté puissent monter & descendre sans désordre. A la droite du dais & siège du Roy y avait une grande table d’attente en ovale, environnée de festons de lierre & or clinquant. Le Roy était vêtu de toile d’argent enrichie de perles & broderies monté sur un cheval blanc & harnaché de blanc, environné des Gentils-Hommes de la garde de son corps, avec les hallebardes & hocquetons blancs, faicts d’orfèvrerie. Sa Majesté était suivie par monseigneur le Duc de Guise, monsieur le Maréchal de Brissac, & plusieurs autres grands seigneurs. Comme on marchait en cet ordre, S.M. arriva à la porte du faubourg de Veyse, laquelle était revêtue d’un avant-portail à la rustique, qui soutenait une longue voute de verdure, au fond de laquelle paraissait un Saturne couché sur une gerbe d’or, ombragé d’un Chêne, dont la chevelure était frisée de toutes sortes de fruits, tenant en main une corne d’Amalthee qu’il presentait à un Lyon, au milieu d’un beau & riant paysage. Le Roy passant outre arriva à la porte neuve du Pont-levis où Messieurs les Echevins l’attendaient pour lui présenter les clefs de la ville. On lui présenta aussi le Poile de drap d’or, enrichi de fleurs de Lys, armes, chiffres & devises de sa Majesté, faites en broderie. Comme le Roy approcha de la principale porte de la ville qui est à pierre fize toutes les cloches commencèrent à sonner, & l’artillerie à canonner, avec un tel bruit que quand l’air eut été en tonnerres & éclairs il se fut rasséréné, & Jupiter n’eut sceu faire ouyr son foudre. Devant cette porte fut élevé un grand arc, d’une belle & ingénieuse architecture, haut de cinquante pieds, large de vingt & deux, ses statues & figures de bronze, ses colonnes & pilastres ceints de marbre blanc, revêtu des admirables effets de la gloire & vaillance du Roy. Le premier ordre était Dorique ayant à chaque côté de l’Arcade deux colonnes cannelées, liées d’un laurier de bronze, sur un piédestal, …» Belle illustration comprenant une planche double à l’eau forte, non signée, qui rappelle un peu le style de celles du recueil de Tortorel et Périssin; elle représente les méandres du cortège passant sous les cinq grands arcs de triomphe érigés dans la ville, au bord de la Saône, au milieu d’obélisques, de colonnes et de statues allégoriques; les personnages, à pied ou à cheval, portant armes, drapeaux et emblèmes, suivent le roi, à cheval, sous un dais. Précieux volume, lavé comme les exemplaires Berès et Sourget avec un ex-libris gravé portant les initiales PR et la devise Notre-Dame protège la France et la lignée de nos rois, indéterminé et l’ex-libris Jean-Paul Barbier-Mueller. Deux feuillets liminaires intervertis et marge blanche du dernier cahier N légèrement plus courte.‎

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EUR15,000.00 (€15,000.00 )

‎BOTON, Pierre.‎

Reference : LCS-18443

‎La Camille de Pierre Boton, Masconnois. Ensemble les resveries & discours d'un Amant désespéré. L’une des plus rares éditions originales romanesques et poétiques du XVIe siècle.‎

‎Edition originale et unique, parfaitement conservée, de ce recueil romanesque et poétique d’une rareté insigne. A Paris, par Jean Ruelle,1573. In-8 de (8) ff., 63, (1) f., titre dans un encadrement gravé sur bois. Tache claire p. 37, f. 53 rogné court avec atteinte a la manchette. Veau blond glacé, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de filets dorés, pièce de titre de maroquin noir, filet or sur les coupes, tranches dorées. Reliure du début du XIXe siècle. 153 x 96 mm.‎


‎Édition originale et unique, parfaitement conservée, de ce recueil romanesque et poétique d’une rareté insigne. Le jugement le plus récent et l'un des plus autorisé, celui de Marcel Raymond, place Pierre BOTON (1555-1618) parmi les meilleurs poètes de la province française de son époque. Cet ouvrage témoigne de la grande vivacité de poètes de province, à la fin du règne de Charles IX. "Né à Mâcon vers 1555, avocat dans cette ville et ligueur à la fin des guerres de religion, il fut député auprès du duc de Mayenne, alors à Dijon, en juillet 1587. Après l'abjuration d'Henri IV il passa au parti royal et fut nommé président en l'élection de Mâcon. Il siégea, à ce titre, aux Etats du Mâconnais et et fut délégué par eux aux Etats de Bourgogne de 1599 et de 1622. Il mourut à 63 ans." (P. Vauxelles, Dictionnaire de biographie française. Les biographies antérieures le donnent mort en 1598, qui est la date de sa dernière oeuvre connue). Viollet-le-Duc, le premier, entreprit timidement de faire valoir La Camille de Pierre Boton (dans sa "Bibliothèque poétique", 1843), en dépit de l'opinion de ses prédécesseurs. "On n'a de renseignements sur Pierre Boton que ceux qu'il donne de lui-même dans ses poésies ; c'est-à-dire qu'il était fort jeune quand il les composa, nonobstant les avis qu'il recevait de toutes parts de se livrer à un travail plus fructueux. Ces conseils, impuissants comme toujours, excitaient sa colère, qu'il exhale avec amertume dans une épître en prose qu'il adresse au lecteur, comme il paraît, à l'exemple d'Etienne Forcadel, que c'est l'usage alors ; mais Boton est plus violent [...] Nous n'avons malheureusement pas de journaux de ce temps, et je ne puis connaître l'effet que cette épître fit sur l'esprit des critiques d'alors ; mais les biographes, et en particulier l'abbé Goujet, font un sévère reproche à Boton de sa hauteur et de ses airs de mépris, qui, ajoute-t-on, lui conviennent moins qu'à tout autre ; ce que je nie, sans approuver les injures de Boton ; mais certes son talent, et il en a, n'est pas inférieur à celui de la plupart de ses contemporains". Le jugement porté par l'abbé Goujet ("Bibliothèque françoise...", 1740-1756) sur La Camille, et sur Pierre Boton, fut conditionné par des considérations morales, et l'agacement qu'a pu produire sur cet austère prêtre janséniste du 18e siècle, la violente Epitre au lecteur d'un jeune et fougueux poète décidé à se faire connaître, en dépit des conseils de prudence que formulait son entourage. De l'aveu des spécialistes, l'oeuvre est empreinte d'une ferveur, d'une conviction et d'une authenticité remarquables qui en font tout le charme. Exemplaire en parfaite condition, conservé dans son élégante reliure en veau blond glacé. Bibliographie : Barbier, Ma bibliothèque poétique, IVè partie, tome I, Genève, 1998; Brunet, I, 1143 ; Suppl., I, 157; Raymond, L'Influence de Ronsard sur la poésie française, P., 1927, Genève, 1993; Viollet-le-Duc, Catalogue des livres composant la bibliothèque poétique de M. Viollet Le Duc... Paris, 1843; cat. Herpin, n°168, «recueil très rare»; cat. Techener, 1859 n° 27, «rare».‎

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EUR25,000.00 (€25,000.00 )

‎MARCASSUS, Pierre de‎

Reference : LCS-16014

‎La Clorymène Edition originale de la plus grande rareté de ce roman de Pierre de Marcassus‎

‎Rare édition originale de ce roman imprimé à Paris en 1626. Séduisant exemplaire conservé dans son vélin muet de l’époque. Paris, Jacques Quesnel, 1626. Avec Privilège du Roy. Fort in-8 de (14) ff., 909 pp. Papier légèrement bruni. Vélin souple, muet, dos lisse. Reliure de l’époque. 179 x 115 mm.‎


‎Edition originale de la plus grande rareté de ce roman de Pierre de Marcassus. Catalogue des livres de M. le Duc de La Vallière, n°8929. L’ouvrage est dédié au cardinal de Richelieu. «Pierre de Marcassus (Gimont 1584-Paris 1664), professeur à Paris, auteur de traductions, de pastorales dramatiques et de romans, a fait un poème sur les amours de Des Barreaux et de Marion de Lorme (‘Muses illustres’, 1658). Il allia dans sa vie comme dans son œuvre le souci de la mode littéraire la plus actuelle avec le respect d’un néoplatonisme, d’un idéalisme esthétique et d’une conception du poète inspiré proches des idéaux du XVIe siècle. Il fut en somme le contemporain inactuel des salons et des milieux parisiens en vue dans la première moitié du XVIIe siècle.» (Dictionnaire des Lettres françaises, p. 810). «Pierre de Marcassus, auteur du XVIIe siècle, né en Gascogne en 1584, vint jeune à Paris où il régentait déjà la troisième au collège de Boncourt en 1617. Il fut ensuite précepteur de François de Vignerot, marquis de Pont-de-Courlay en Poitou, neveu du cardinal de Richelieu, & frère de madame la duchesse d’Aiguillon. Il fut pourvu après d’une chaire d’éloquence au collège de la Marche, qu’il a occupée longtemps. Il mourut dans cet emploi à Paris au mois de décembre 1664. Il avait au moins 84 ans. Cet auteur a été historien, poète & traducteur... Marcassus est un des commentateurs de Ronsard, & il choisit pour sa tâche la ‘Franciade’ de ce poète. On a de lui trois romans: ‘la Clorimène’, 1626, ‘le Timandre’ et ‘l’Amadis de Gaule’ en 1629. Il était ami de l’abbé de Marolles. Il avait connu particulièrement Molière, alors fort jeune; & son fils nommé aussi Pierre de Marcassus avait été lié particulièrement avec ce fameux comique». Séduisant exemplaire, grand de marges car conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque.‎

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‎CORNEILLE, Pierre et Thomas.‎

Reference : LCS-16077

‎Les Chef-d’œuvres dramatiques de Mrs. Corneille, avec le Jugement des sçavans à la suite de chaque Pièce. Jolie édition des « chefs-d’œuvre » de Pierre et Thomas Corneille‎

‎Les Chefs-d’œuvre de Pierre et Thomas Corneille reliés en maroquin olive de l’époque aux armes de Béatrix de Choiseul-Stainville, duchesse de Gramont, sœur du duc de Choiseul, ministre des affaires étrangères de Louis XV. Oxford, s.n., 1760.3 volumes in-12 de: I/ (4) ff. et 384 pp.; II/ (2) ff. et 382 pp., (1) f.; III/ (2) ff. et 557 pp. Pte. restauration et pte. mouillure dans l’angle inférieur du faux-titre du tome 1 sans atteinte au texte. Reliés en maroquin olive, triple filet doré encadrant les plats, armes frappées or au centre, dos lisses richement ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l’époque. 160 x 96 mm.‎


‎Jolie édition des «chefs-d’œuvre» de Pierre et Thomas Corneille. Elle contient Le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, La Mort de Pompée, Rodogune, Heraclius et Othon de Pierre Corneille et Ariane, Le Comte d’Essex, Le Menteur, Le Baron d’Albikrac, Le Festin de Pierre, La Comtesse d’orgueil et L’Inconnu de Thomas Corneille. Précieux exemplaire spécialement relié en maroquin olive de l’époque aux armes de Béatrix de Choiseul-Stainville (1730-1794), duchesse de Gramont, sœur du duc de Choiseul, ministre des affaires étrangères de Louis XV. «Elle exerça par son courage et son énergie viriles une très grande influence sur son frère le ministre duc de Choiseul. Elle épousa le 16 août 1759 Antoine-Antonin, duc de Gramont, pair de France, gouverneur de la Navarre et du Béarn, dont elle fut la seconde femme. Elle mourut sur l’échafaud le 17 avril 1794. La duchesse de Gramont avait rassemblé une bibliothèque considérable reliée en maroquin rouge ou vert.» (Olivier, pl. 2160). «Les livres de la duchesse de Gramont se recommandent surtout par la qualité exceptionnelle du maroquin dont la couleur a résisté à l’action incisive du temps. Le soin avec lequel a été exécuté le ‘corps de l’ouvrage’ justifie l’empressement dont ils sont l’objet de la part des bibliophiles et les prix quelquefois élevés qu’ils obtiennent dans les ventes publiques». (E. Quentin-Bauchart, Les Femmes Bibliophiles de France, II, pp. 108-110). Les éditions de nos grands classiques conservées dans des reliures armoriées d’une provenance si prestigieuse sont fort rares.‎

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EUR9,900.00 (€9,900.00 )

‎[GARY] ROUVE (Pierre)‎

Reference : 27486

(1980)

‎Turner.‎

‎ Le premier "double" de Gary : envoi signé Paris, Éditions Siloé, (mars) 1980. 1 vol. (225 x 295 mm) de 199 p. Cartonnage éditeur et jaquette illustrée. Première édition française. Envoi signé : « À Romain [Gary], avec toute mon affectueuse admiration, Pierre ». ‎


‎Rouve, de son vrai nom Pierre Ouvaliev, est un diplomate slave, né à Sofia, que Gary a aidé à s'exiler alors qu'il était en poste en Bulgarie. Il lui fait obtenir la nationalité britannique en 1948 qui lui permet de s'installer à Londres où il entame une carrière de scénariste et de producteur de cinéma : il sera notamment celui de Blow-Up, de Michelangelo Antonioni, en 1966. Passionné par l'oeuvre du peintre anglais, ce Turner - Etude de Structures est le seul ouvrage qu'il aura publié. Signalons qu'il est le frère d'une grande historienne de l'art moderne : Dora Vallier, spécialiste de Braque, du Douanier Rousseau, de Kandinsky, Mondrian et Malévitch. Elle quitta Sofia peu après son frère, en 1950, pour s'inscrire à l'Ecole du Louvre. Pierre Rouve est, vingt ans avant Paul Pavlovitch, le premier « vrai » double de Gary : en 1955, Gary prévoit de publier L'Homme à la colombe, d'abord en américain et de l'attribuer à un dénommé Jack Ribbons. Le projet cale, mais Gary, revenu en Europe, recherche un ami qui signerait une convention pour incarner un auteur corso-italien, Fosco Sinibaldi : c'est vers Pierre Rouve qu'il se tourne, lequel accepte de parapher le contrat d'édition à la place de Gary - mais en stipulant que sa photo ne figure pas dans le dossier de presse, et refusant de personnifier Sinibaldi face au public. Paul Pavlovitch prendra officiellement ce rôle quelques années plus tard. ‎

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‎DEMARNE (Pierre)‎

Reference : 19678

(1951)

‎Bref, étoile.‎

‎ Paris, Éditions de Minuit, (décembre) 1951 1 vol. (135 x 190 mm) de 64 p., [1] et 1 f. Broché. Édition originale. Un des 89 exemplaires sur Arches avec l'eau-forte de Jacques Hérold signé par l'auteur et l'artiste (n° 71). Envoi signé : "Pour Jacques Hérold par ce que ses pierres de feu tiennent aux pierres du ciel de l'esprit et font le poëte moins loin de l'univers véritable Pierre Demarne, Le Cannet 1952". Piqûres en couverture et au dos de la gravure‎


‎Pierre Demarne, en 1947, rencontre André Breton et participe alors pendant quatre ans à toutes les activités du groupe surréaliste, devenant un proche de Sarane Alexandrian, Jacques Kober, Francis Meunier, Jacques Hérold, ou Michel Butor un peu plus tard. À partir de 1951, Pierre Demarne publie des ouvrages d'art, dont Bref, étoile, illustré par Jacques Hérold, et Pure peine perdue, illustré par Henri Matisse et Marc Chagall. En 1956, il est associé au mouvement Phases d'Édouard Jaguer. En 1959, il publie, avec Max Rouquerol, Les Ordinateurs, réédité 13 fois, et traduit en de nombreuses langues, avant de publier plusieurs importants illustrés, dont Muets chevalets (1987) et Notre Île de Pâques (1990) avec Michel Butor. Texte de Pierre Demarne ; Lettre de Malcolm de Chazal ; frontispice de Jacques Hérold et maquette de François Di Dio. "Ce livre est présenté dans une élégante typographie et mise en page par François di Dio, typiques des publications du Soleil noir, mais, peut-être en raison des dissensions qui frappaient le groupe à cette époque, il paraît ici à compte d'auteur, sans le logo des éditions de Minuit. Cet ouvrage rare ne figure dans aucun catalogue de l'éditeur" (Vignes, Bibliographies des Editions de Minuit, n° 145). ‎

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‎DEMARNE (Pierre)‎

Reference : 21657

(1987)

‎Muets chevalets. Hommages à Marc Chagall, Max Ernst, Jacques Hérold, René Magritte, Henri Matisse.‎

‎ Paris, Neuilly, chez l'auteur & Librairie Pierre Pain, 1987. 1 vol. (230 x 320 mm) de 32 pp., broché. Edition originale. Tirage unique à 325 exemplaires. Envoi signé : "Pour Lucette qui a connu tous ces peintres avec moi et m'a souvent aidé à les évoquer quand ils étaient moins célèbres qu'aujourdui, affectueusement, DEMARNE PIERRE, 24.5.1990" Un des 25 premiers exemplaires sur vélin d'Arches, hors commerce (n° T), signé par l'auteur. ‎


‎Pierre Demarne, en 1947, rencontre André Breton et participe alors pendant quatre ans à toutes les activités du groupe surréaliste, devenant un proche de Sarane Alexandrian, Jacques Kober, Francis Meunier, Jacques Hérold, ou Michel Butor un peu plus tard. À partir de 1951, Pierre Demarne publie des ouvrages d'art, dont Bref, étoile, illustré par Jacques Hérold, et Pure peine perdue, illustré par Henri Matisse et Marc Chagall. En 1956, il est associé au mouvement Phases d'Édouard Jaguer. En 1959, il publie, avec Max Rouquerol, Les Ordinateurs, réédité 13 fois, et traduit en de nombreuses langues, avant de publier plusieurs importants illustrés, dont Muets chevalets (1987) et Notre Île de Pâques (1990) avec Michel Butor. ‎

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‎DEMARNE (Pierre)‎

Reference : 21661

(1987)

‎Muets chevalets. Hommages à Marc Chagall, Max Ernst, Jacques Hérold, René Magritte, Henri Matisse.‎

‎ Paris, Neuilly, chez l'auteur & Librairie Pierre Pain, 1987. 1 vol. (230 x 320 mm) de 32 pp., broché. Edition originale. Tirage unique à 325 exemplaires. Exemplaire marqué "ESSAI pour PIERRE PAIN", signé par l'auteur en juin 1987‎


‎Pierre Demarne, en 1947, rencontre André Breton et participe alors pendant quatre ans à toutes les activités du groupe surréaliste, devenant un proche de Sarane Alexandrian, Jacques Kober, Francis Meunier, Jacques Hérold, ou Michel Butor un peu plus tard. À partir de 1951, Pierre Demarne publie des ouvrages d'art, dont Bref, étoile, illustré par Jacques Hérold, et Pure peine perdue, illustré par Henri Matisse et Marc Chagall. En 1956, il est associé au mouvement Phases d'Édouard Jaguer. En 1959, il publie, avec Max Rouquerol, Les Ordinateurs, réédité 13 fois, et traduit en de nombreuses langues, avant de publier plusieurs importants illustrés, dont Muets chevalets (1987) et Notre Île de Pâques (1990) avec Michel Butor. ‎

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‎CHARRON, Pierre‎

Reference : LCS-17514

‎Les Trois veritez. Seconde édition, revue, corrigée & de beaucoup augmentée, Avec un advertissement & bref examen, sur la Response faicte à la troisiesme verité, de nouveau imprimée à la Rochelle. La première œuvre de Pierre Charron, l’ami de Montaigne. ‎

‎Exemplaire personnel de Florimond de Raymond (1540-1601), écrivain catholique, ami personnel de Montaigne et Charron, successeur de l’auteur des Essais au Parlement de Bordeaux, conservé dans sa toute première reliure en vélin à recouvrement de l’époque. A Bourdeaus, par S. Millanges, 1595.In-8 de (12) ff., 176 pp., (4) ff., 775 pp., (1) p. Vélin ivoire, cadre de filets dorés sur les plats, ovale feuillagé doré au centre, dos lisse orné. Reliure de l’époque.156 x 100 mm.‎


‎Édition originale définitive, la première citée par Brunet (I, 1809) et la première reconnue par l’auteur et portant son nom, revue et augmentée par Pierre Charron par rapport aux deux précédentes parues, l’une à Bordeaux en 1593 qui compte 450 pages de moins, l’autre à Paris en 1594 avec 457 pages de moins.Tchemerzine, II, 244 ; Index Aureliensis, 135, 769 : A. Cioranesco, Bibliographie de la littérature française du XVIe siècle (Paris, 1959), n° 6446 ; L. Desgraves, Bibliographie Bordelaise : Bibliographie des ouvrages imprimés à Bordeaux au XVIe siècle et par Simon Millanges (Baden-Baden, 1971), n° 162.Cette édition, la première citée par Brunet et Graesse (II, 123) est aux yeux des bibliographes la plus importante.Elle est dédicacée au Roi Henri IV (feuillet m2).Sa valeur, d’après Morgand, est identique voire supérieure à l’originale de 1593 (Tchemerzine, II, 244).Pierre Charron (1541-1603), fils d’un libraire parisien, fit la connaissance de Montaigne ; il « vescut fort familierement avec Messire Michel de Montaigne, chevalier de l’ordre du Roy. Le sieur de Montaigne l’aimoit d’une affection réciproque, et avant que mourir, par son testament, il luy permit de porter après son decez les pleines armes de sa noble famille, parce qu’il ne laissoit aucuns enfans masles ».Mais ce n’est pas encore l’influence de Montaigne qui apparait dans le premier traité de Charron, Les Trois Vérités, qui fut publié à Bordeaux en 1593 sous le pseudonyme de « Benoist Vaillant, Advocat de la Sainte Foi ».C’est un livre dogmatique qui réfute le Traité de l’Eglise ou Traité de la véritable religion chrétienne du chef huguenot Duplessis-Mornay : ces trois vérités sont un seul Dieu, une seule religion (la chrétienne), une seule Église (la catholique).Cette œuvre théologique rigoureuse, rationnelle, attira l’attention sur lui. L’évêque de Cahors, sans le connaître, autrement que par son livre, nomma Charron son vicaire général et chanoine théologal de son église.« On ne lit plus guère les œuvres proprement théologiques de Pierre Charron, et c’est grand dommage, car on éviterait les erreurs d’interprétation qu’on fait habituellement à propos de sa ‘Sagesse’ ».Exemplaire de Florimond de Raimond (1540-1601), l’écrivain catholique ami de Montaigne et de Charron, successeur de Montaigne au Parlement de Bordeaux. Florimond reprendra même des textes de Montaigne pour lutter contre les Protestants. Son parcours ne fut pas linéaire.« Issu d’une noble et ancienne famille, il alla faire ses études à Bordeaux, puis à Paris, où il s’adonna aux belles-lettres et au droit. Ayant suivi les leçons de Ramus et de Théodore de Béze, il ne tarda pas à se faire protestant ; mais il revint au catholicisme en 1566, époque où les jongleries d’une prétendue possédée frappèrent vivement son imagination. En 1572, Rémond devint conseiller au parlement de Bordeaux. Quelques temps après, il fut rançonné par des soldats protestants et, depuis lors, il attaqua dans ses écrits ses anciens coreligionnaires avec une violence extrême ».Il est l’auteur de nombreux ouvrages répertoriés par la bibliographie Fragonard, n° 1597 et suivants.Exemplaire avec l’ex-libris manuscrit « Flor. Raemondi » calligraphie sur le titre, conservé dans son élégant vélin ivoire décoré de l’époque.‎

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EUR23,000.00 (€23,000.00 )

‎CHARRON, Pierre‎

Reference : LCS-12263

‎Les Trois veritez. Seconde édition, revue, corrigée & de beaucoup augmentée, Avec un advertissement & bref examen, sur la Response faicte à la troisiesme verité, de nouveau imprimée à la Rochelle. « Les Trois veritez » de Charron‎

‎La première œuvre de Pierre Charron, l’ami de Montaigne, conservée dans sa toute première reliure en vélin à recouvrement de l’époque. Imprimée «à Bourdeaus», comme les Essais. A Bourdeaus, par S. Millanges, 1595.In-8 de (12) ff., 176 pp., (4) ff., 775 pp., (1) p. Relié en plein vélin de l’époque à recouvrement, dos lisse orné du titre manuscrit. Reliure de l’époque. 159 x 100 mm.‎


‎Édition originale définitive, la première reconnue par l’auteur et portant son nom, revue et augmentée par Pierre Charron par rapport aux deux précédentes parues, l’une à Bordeaux en 1593 qui compte 450 pages de moins, l’autre à Paris en 1594 avec 457 pages de moins. Tchemerzine, II, 244. Cette édition, la première citée par Brunet (I, 1809) et Graesse (II, 123) est aux yeux des bibliographes la plus importante. Elle est dédicacée au Roi Henri IV (feuillet m2). Sa valeur, d’après Morgand, est identique voire supérieure à l’originale de 1593 (Tchemerzine, II, 244). Pierre Charron (1541-1603), fils d’un libraire parisien, fit la connaissance de Montaigne; il «vescut fort familierement avec Messire Michel de Montaigne, chevalier de l’ordre du Roy. Le sieur de Montaigne l’aimoit d’une affection réciproque, et avant que mourir, par son testament, il luy permit de porter après son decez les pleines armes de sa noble famille, parce qu’il ne laissoit aucuns enfans masles». Mais ce n’est pas encore l’influence de Montaigne qui apparait dans le premier traité de Charron, Les Trois Vérités, qui fut publié à Bordeaux en 1593 sous le pseudonyme de «Benoist Vaillant, Advocat de la Sainte Foi». C’est un livre dogmatique qui réfute le Traité de l’Eglise ou Traité de la véritable religion chrétienne du chef huguenot Duplessis-Mornay: ces trois vérités sont un seul Dieu, une seule religion (la chrétienne), une seule Eglise (la catholique). Cette œuvre théologique rigoureuse, rationnelle, attira l’attention sur lui. L’évêque de Cahors, sans le connaître, autrement que par son livre, nomma Charron son vicaire général et chanoine théologal de son église. «On ne lit plus guère les œuvres proprement théologiques de Pierre Charron, et c’est grand dommage, car on éviterait les erreurs d’interprétation qu’on fait habituellement à propos de sa ‘Sagesse’». Exemplaire conservé intact dans sa toute première reliure en vélin de l’époque à recouvrement, condition la plus enviable pour les éditions originales françaises du XVIe siècle.‎

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‎ALECHINSKY (Pierre)‎

Reference : 28713

(1966)

‎Idéotraces.‎

‎ Envoi signé à Max-Pol Fouchet Paris, Denoël, (mai) 1966. 1 vol. (230 x 260 mm) de 84 p. Cartonnage, jaquette et étui illustrés de l'éditeur. Édition originale. Tirage unique à 3 000 exemplaires. Un des exemplaires poinçonnés du service de presse. Envoi signé : « À Max-Pol Fouchet, en hommage. Pierre Alechinsky ». ‎


‎Idéotraces, publié au printemps 1966 chez Denoël, marque une étape importante dans la carrière de Pierre Alechinsky, figure centrale du mouvement CoBrA, alors âgé de 39 ans. Le livre propose un manifeste visuel et calligraphique, où se croisent gravures, encres, impressions, gestes et textes : « cette équivoque entre écriture et peinture, Alechinsky l'assume entièrement, et en fait presque un système. Il a dû lui arriver plus d'une fois de commencer un poème et d'aboutir à un tableau, ou l'inverse. En définitive, Pierre Alechinsky s'est constamment moqué des écoles, et si sa peinture était hier un peu moins figurative, aujourd'hui un peu plus, c'est qu'on n'échappe pas totalement aux suggestions de son époque» (Conil Lacoste, Le Monde, 9 décembre 1966). L'ouvrage fut publié à l'occasion d'une exposition de l'artiste à la Galerie de France, où ses oeuvres furent présentées jusqu'en janvier 1967. ‎

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‎EMMANUEL (Pierre)‎

Reference : 5825

(1942)

‎Christ aux enfers.‎

‎ Marseille, Ars, coll. « Ligne de vie », (16 février) 1942 1 vol. (145 x 200 mm) de 29 p., en feuilles. Édition originale. Frontispice d'André Marchand. Un des 500 exemplaires numérotés sur vélin (n° 0438). Envoi signé : « à Jean Cayrol ce fragment du 'Poète et son Christ' et l'un de mes premiers poèmes qu'il ait connus avec la fervente amitié de Pierre Emmanuel ».‎


‎Pierre Emmanuel donnera, dans la revue Les Etoiles (19 décembre 1945), un long article sur Jean Cayrol, " un poète, et de quelle étoffe spirituelle ! [qui a] traversé l'horreur capitale des camps et revienne, vivant, brûlant de charité, porteur d'une évidence éternelle, nous signifier que l'art le plus haut rejoint la création morale ". Ce texte sera repris en guise de postface par Cayrol dans son Dans les meilleurs des mondes, publiés en 1947. Les deux hommes resteront proches, en amitié littéraire et presque fraternelle, toute leur vie durant. A sa mort en 1984, Cayrol donnera un bel article depuis Bordeaux, dans "Sud Ouest" : « Mon très cher compagnon des jours anciens et mon ami Pierre Emmanuel, dont le vrai prénom était Noël, vient de nous quitter si discrètement [...] Je le connaissais depuis son premier livre Élégies que j'avais fait publier par les Poètes belges en 1940. Je fus son admirateur fervent. J'aimais la beauté de son langage, son écriture somptueuse, rocailleuse aussi, pareille aux gaves bondissants de son enfance, dans le Béarn, son écho sonore qui faisait renaître les grands mythes du passé de notre légende la plus ancienne et publiés au fronton des Cahiers du Sud. Sa voix prenait les mots à témoin. » ‎

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‎MICHON (Pierre)‎

Reference : 31746

(1991)

‎Rimbaud le fils.‎

‎ Édition originale. Envoi signé. Paris, Gallimard, coll. « L'un et l'autre », (22 octobre) 1991. 1 vol. (120 x 205 mm) de 119 p. et [4] f. Broché, sous couverture illustrée. Édition originale. Premier tirage (pas de grands papiers). Envoi signé : « Pour Monique Houssin, en attentif hommage, Pierre Michon ». ‎


‎Un texte lumineux, incandescent et profond de Pierre Michon consacré à Rimbaud ; il n'y retrace pas la vie du poète, mais interroge sur ce qu'un poète laisse derrière lui : une légende, un silence, une brûlure. Commandé pour la collection « L'un et l'autre » - conçue par J.-B. Pontalis comme un espace de portraits intimes, à mi-chemin du récit et de l'essai - Rimbaud le fils est un texte cardinal dans l'oeuvre de Pierre Michon, au même titre que Vies minuscules. Michon n'y « raconte » pas la vie d'Arthur Rimbaud : il observe la fabrication d'une figure et la trace qu'elle laisse - « une légende, un silence, une brûlure ». Le « fils » du titre est à la fois l'enfant d'une mère, d'une langue, d'un siècle, et le fils métaphorique de tous ceux qui viennent après lui, écrivains et lecteurs compris ; Michon s'y désigne en creux comme fils de Rimbaud, interrogeant la dette et la filiation littéraires, s'attachant aux documents minimaux plutôt qu'aux grands épisodes : la photographie de Carjat, les lettres sèches, l'ombre d'Une saison en enfer, les silhouettes de Charleville et la violence nue des Illuminations. ‎

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‎DEMARNE (Pierre)‎

Reference : 19675

(1987)

‎Muets chevalets. Hommages à Marc Chagall, Max Ernst, Jacques Hérold, René Magritte, Henri Matisse.‎

‎ Paris, Neuilly, chez l'auteur & Librairie Pierre Pain, 1987. 1 vol. (230 x 320 mm) de 32 pp., broché. Edition originale. Tirage unique à 325 exemplaires. Un des 25 premiers exemplaires sur vélin d'Arches, hors commerce (n° V), signé par l'auteur. ‎


‎Pierre Demarne, en 1947, rencontre André Breton et participe alors pendant quatre ans à toutes les activités du groupe surréaliste, devenant un proche de Sarane Alexandrian, Jacques Kober, Francis Meunier, Jacques Hérold, ou Michel Butor un peu plus tard. À partir de 1951, Pierre Demarne publie des ouvrages d'art, dont Bref, étoile, illustré par Jacques Hérold, et Pure peine perdue, illustré par Henri Matisse et Marc Chagall. En 1956, il est associé au mouvement Phases d'Édouard Jaguer. En 1959, il publie, avec Max Rouquerol, Les Ordinateurs, réédité 13 fois, et traduit en de nombreuses langues, avant de publier plusieurs importants illustrés, dont Muets chevalets (1987) et Notre Île de Pâques (1990) avec Michel Butor. ‎

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‎DEMARNE (Pierre)‎

Reference : 21658

(1987)

‎Muets chevalets. Hommages à Marc Chagall, Max Ernst, Jacques Hérold, René Magritte, Henri Matisse.‎

‎ Paris, Neuilly, chez l'auteur & Librairie Pierre Pain, 1987. 1 vol. (230 x 320 mm) de 32 pp., broché. Edition originale. Tirage unique à 325 exemplaires. Un des 300 exemplaires sur vélin d'Arches, (n° 2), signé par l'auteur.‎


‎Pierre Demarne, en 1947, rencontre André Breton et participe alors pendant quatre ans à toutes les activités du groupe surréaliste, devenant un proche de Sarane Alexandrian, Jacques Kober, Francis Meunier, Jacques Hérold, ou Michel Butor un peu plus tard. À partir de 1951, Pierre Demarne publie des ouvrages d'art, dont Bref, étoile, illustré par Jacques Hérold, et Pure peine perdue, illustré par Henri Matisse et Marc Chagall. En 1956, il est associé au mouvement Phases d'Édouard Jaguer. En 1959, il publie, avec Max Rouquerol, Les Ordinateurs, réédité 13 fois, et traduit en de nombreuses langues, avant de publier plusieurs importants illustrés, dont Muets chevalets (1987) et Notre Île de Pâques (1990) avec Michel Butor. ‎

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‎BENOIT (Pierre-André, dit PAB )‎

Reference : 23422

(1958)

‎Jusqu'à.‎

‎ Les quelques livres uniques de ses poèmes, réalisés pour son bon plaisir, furent en général offerts à ses proches. Nous n'en n'avons recensés qu'une petite vingtaine, de formats inégaux, même si PAB a dû en produire bien plus. Délicate reliure de Julie Auzillon, selon son procédé Origata, une technique de reliure esthétique, légère et réversible qui s'appuie sur les papiers pliés, sans colle ni couture. S.l. [Alès, PAB], (6 mars) 1958. Minuscule oblong (80 x 45) de 2, [6] et 2 f. Reliure papier japonais teinté à l'encre, rubans en papier ton sur ton, gaufré « petits carrés », papier parchemin, sous coffret amovible plein papier teinté ou unis, étui souple, boîte (reliure de Julie Auzillon, 2018 - titrage Damien Leboeuf). ‎


‎« Pierre André Benoit, dit P.A.B., nous laisse une oeuvre d'éditeur, de poète, de peintre et d'artisan du livre exemplaire. [...] Il n'a suivi aucun plan de carrière mais s'est construit par les rencontres comme un éternel oisif. Dès l'époque des bibliophiles alésiens, véritable portrait de jeune homme en éditeur, Pierre André Benoit comprend qu'il veut faire des livres voués à la défense et à l'illustration de la poésie où l'artiste serait un complice actif. En dépit des progrès techniques réalisés dans l'imprimerie et de la stature croissante des artistes contactés, P.A.B. continuera de pratiquer toute sa vie l'art de la débrouillardise à quatre sous [...]Dans la rigueur et le respect de l'esprit du livre classique, l'oeuvre de P.A.B. est un pied de nez au culte du beau livre en pur papier du moulin de la Chiffonnière et à la couverture en peau d'ornithorynque vieillie en fût. Le livre est un acte modeste et essentiel. Il ne paie pas forcément de mine mais son contenu doit réjouir l'âme et le corps » (extrait d'un texte de Axel Hémery, Conservateur du musée bibliothèque Pierre André Benoit à Alès de 1993 à 1998). Les quelques livres uniques de ces poèmes, réalisés pour son bon plaisir, furent en général offerts à ses proches et ne sont que rarement présentés. Nous n'en n'avons recensé qu'une petite vingtaine, de formats inégaux, même si PAB a dû en produire bien plus. Délicate reliure de Julie Auzillon, selon son procédé Origata, une technique de reliure esthétique, légère et réversible qui s'appuie sur les papiers pliés, sans colle ni couture. ‎

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‎FERRE (Léo) - SUDRE (Jean-Pierre)‎

Reference : 25784

(1962)

‎abc. Récital 1963.‎

‎ [décembre 1962]. 1 vol. (135 x 180 mm) de [2] f., [14] tirages photographiques originaux, 2 f. Broché, sous double couverture et rodhoïd. Unique édition. Tirage non précisé, à petit nombre (album n° 11, signé par Jean-Pierre Sudre en fin). L’exemplaire est signé et daté par Léo Ferré en tête, « 5 décembre 1962 ». 8 photos à pleine page et 7 à double-page, réalisées en décembre 1962, pendant les répétitions et le récital donné à l’ABC. ‎


‎L’ABC est un célèbre music-hall sis 11 boulevard Poissonnière, dans le IIe arrondissement à Paris, inauguré en 1935, à la place de l’ancien théâtre Plaza, transformé en music-hall par Mitty Goldin, qui choisit de l’appeler ABC « pour être en tête, par ordre alphabétique, des programmes parisiens ». En 1962, quelques mois avant ces concerts, Léo Ferré est le premier auteur-compositeur à être édité dans la collection Poètes d’aujourd’hui, chez Pierre Seghers. Il travaille tout l’été 1962 à ce récital, prévu de longue date pour l’hiver 1962 et s’y produit de décembre 1962 à janvier 1963, peu avant que la salle ne ferme en 1964, transformée en un cinéma, lequel est inauguré en mai 1965. Il cessera son activité en décembre 1981. Un 33 tour de Ferré, suite à ces concerts, paraîtra en 1963, Alhambra-ABC, rapidement retiré de la vente : la chanson « Mon Général » déplaît évidemment aux autorités et l’album est censuré. Il contenait huit titres (« Chanson mécanisée », « Le vent », « T’as payé », « Les temps difficiles », « Mon Général », « Stances », « Nous les filles » et « Regardez-les »), dont seuls quatre ont été enregistrés sur place (les titre 3-4-5 et 6). Cinéaste de formation, Jean-Pierre Sudre évolue après-guerre vers la photographie industrielle. S’il devint l’un des maîtres en la matière, il développa parallèlement une œuvre de photographe d’art, très en marge des tendances de son époque et d’une rare poésie, qui l’amène à créer en 1968 un département de photographie à l’École supérieure des arts graphiques. Il rencontre Léo Ferré par l’intermédiaire d’un ami commun, le critique d’art Charles Estienne. Après avoir photographié le chanteur dans sa propriété de Saint-Coulomb en Ille-et-Vilaine, les clichés sont utilisés pour les visuels de l’album Langue française, qui paraît à la rentrée de septembre 1962. C’est aussi l’année de sa première exposition parisienne, sous l’égide de Brassaï qui en préface le catalogue. Ferré fait alors à nouveau appel à Sudre pour couvrir les répétitions à l’ABC. Cet album, composé à quelques unités (vraisemblablement une quinzaine), sera distribué aux proches du poète chanteur et du photographe. Tous sont numérotés et signés, et nous en connaissons les n° 2, 5 et 11 et 12. Le programme officiel du théâtre de l’ABC, Léo Ferré – Récital 1963, contiendra bien des clichés pris dans le petit fort de Saint-Coulomb, mais aucune photo de cette exceptionnelle série de cet album n’y figurent. Il n’existe aucune autre publication de ce petit reportage confidentiel. Tous les tirages sont des tirages originaux. ‎

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‎[HUGO] PETIT (Pierre)‎

Reference : 28022

(1861)

‎Portrait photographique de Victor Hugo.‎

‎ Paris, Pierre Petit, 31, rue Cadet, s.d. [1861] 1 tirage sépia sur papier albuminé (55 x 95 mm), contrecollé sur papier fort (140 x 220 mm). Tampon à sec de l'atelier : "photographie des deux mondes - Pierre Petit 31 rue Cadet Paris". La carte sur laquelle est contrecollée la photographie comporte la reproduction de la signature de Victor Hugo et le timbre à sec.‎


‎Reproduction d'après un tirage original, contrecollé sur un support cartonné crème avec inscriptions et tampon sec du photographe. Victor Hugo assis de face, barbu, bras gauche accoudé au dossier d'une chaise et soutenant sa joue, bras droit coupé et jambes coupées au niveau des genoux, lors d'un séjour à Bruxelles au printemps 1861. Cette photographie fut prise le 5 mai - non pas pas Pierre Petit, mais par un certain Gilbert Radoux. Contrairement à la quasi-totalité des occurences concernant cette photographie, rendons la paternité de cette photographie à qui de droit. Nous devons ces précisions suite au travail de Jean-François Gomis sur le sujet, qui a fortement documenté les recherches sur le sujet. ‎

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‎MICHON (Pierre)‎

Reference : 29180

(2023)

‎Les deux Beune.‎

‎ La suite attendue de la Grande Beune.Exemplaire en tirage de tête. Paris, Verdier, (avril) 2023. 1 vol. (145 x 230 mm) de 150 p., [4] et 1 f. Broché, non coupé. Édition originale pour La Petite Beune. Un des 130 premiers exemplaires sur Rives Vergé (n° 42). ‎


‎35 ans après Le Roi du bois et La grande Beune, Pierre Michon nous en donne (enfin) sa suite. « Les lecteurs de Pierre Michon le savent: «Le roi vient quand il veut», ce qui signifie, pour le dire vite, que la littérature - l'inspiration, la grâce, appelez-la comme vous le voulez - advient à sa guise (...). Au fil des décennies, Pierre Michon avait dit son espoir de donner une suite à La Grande Beune (Verdier, 1996), cet ahurissant roman du désir qui est sans doute celui de ses livres qu'il préfère. Le roi se manifestant décidément quand il le souhaite, La Petite Beuneest arrivée quelque trois décennies après la Grande» : les deux livres se rejoignent, formant un confluent pour cette rivière qui coule au coeur d'un village du Périgord, au pays des grottes préhistoriques. « Et ce qui frappe d'emblée est un miracle: alors que tant d'années se sont écoulées, il parvient immédiatement à relancer la tension érotique presque hallucinée qui porte le premier texte». (Raphaëlle Leyris, Le Monde, 23 mars 2023). ‎

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