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‎MAC ORLAN Pierre - PIAF Edith‎

Reference : 696522

‎Chansons pour accordéon. Musiques de V. MARCEAU. + Carte AUTOGRAPHE signée d'Edith PIAF.‎

‎Gallimard NRF Paris 1953 In-8 ( 210 X 145 mm ) de 188 pages, broché sous couverture crème imprimée. EDITION ORIGINALE, 1 des 15 exemplaires de tête sur Hollande ( N°9 ). Bel exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de l'auteur à Daniel MORCRETTE et son épouse et de la signature autographe de V. MARCEAU.On joint : une carte postale autographe signée d'Édith PIAF à Pierre MAC ORLAN ( 1958 ): "Le bonjour de Margaret, rue de la Crique, et les amitiés de MOUSTAKI." une carte de vux autographe signée de Jean-Pierre CHABROL à Pierre MAC ORLAN ( 1958 ) ornée d'un croquis original représentant un accordéoniste. une carte autographe signée de MAC ORLAN à Daniel MORCRETTE, datée 16 mars 1967, avec enveloppe adressée. deux dessins originaux représentant, l'un, « Pierre MAC ORLAN époque 1958 », monogrammé FM, et l'autre, une femme en robe noire.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR1,350.00 (€1,350.00 )

‎ALARY Christophe - WATTERS Pierre - COFFE Jean-Pierre‎

Reference : 919770

‎Du Thé plein la Toque. Les Thés Kusmi cuisinés par nos amis chefs du Québec.‎

‎Les Editions Pierre Watters - Thés Kusmi Québec 2006 In-4 carré ( 280 X 210 mm ) de 159 pages, broché sous couverture illustrée en couleurs rempliée. Photographies en couleurs dans et hors-texte. Edition originale. Très bel exemplaire. De la bibliothèque de Jean-Pierre COFFE avec son timbre humide.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR35.00 (€35.00 )

‎MARCOLINI Pierre - COFFE Jean-Pierre‎

Reference : 199960

‎Chocolat Café.‎

‎Editions Laymon Paris 2011 In-8 carré ( 225 X 225 mm ) de 78 pages, cartonnage illustré en couleurs. Très nombreuses photographies en couleurs dans et hors-texte. Edition originale. Très bel exemplaire enrichi d'un très bel envoi autographe signé de l'auteur à Jean-Pierre COFFE. De la bibliothèque de Jean-Pierre COFFE avec son timbre humide.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR70.00 (€70.00 )

‎DELACRETAZ Pierre - COFFE Jean-Pierre‎

Reference : 270044

‎Les Vieux Fours à Pain. Construire son four - Faire son pain.‎

‎Cabédita - Collection Archives Vivantes. Yens / Morges 1993 In-8 carré ( 240 X 165 mm ) de 156 pages, broché sous couverture illustrée en couleurs. Photographies dans et hors-texte. Edition originale. Très bel exemplaire enrichi d'un bel envoi autographe signé de l'auteur et d'une lettre dactylographiée signée à Jean-Pierre COFFE. De la bibliothèque de Jean-Pierre COFFE avec son timbre humide.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR50.00 (€50.00 )

‎CROUZET Jean-Pierre - COFFE Jean-Pierre‎

Reference : 940852

‎Ambitions pour le vrai pain.‎

‎Le Cherche Midi Paris 2008 In-8 ( 225 X 140 mm ) de 175 pages, broché sous couverture illustrée en couleurs. Edition originale. Très bel exemplaire enrichi d'un bel envoi autographe signé de l'auteur à Jean-Pierre COFFE. De la bibliothèque de Jean-Pierre COFFE avec son timbre humide.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR30.00 (€30.00 )

‎GUILLEBAUD Pierre ( Dit Dom Pierre De SAINT ROMUALD )‎

Reference : 639170

‎ABREGE DU TRESOR CHRONOLOGIQUE ET HISTORIQUE du R. P. Dom Pierre DE SAINT ROMUALD Religieux Fueillent. Contenant ce qui s'est passé de plus digne de remarque dans l'Estat, tant sacré que prophane, depuis la Naissance du monde, insques a celle de Iesus-Chr‎

‎Chez Francois Clouzier, Dans La Court Du Palais, Proche LHostel De Monsieur Le Premier President Paris 1660 In-12 ( 150 X 85 mm ) de 22-686-32 pages, pleine basane tabac, dos à nerfs orné de caissons dorés ( reliure de l'époque ). Reliure frottée, bon exemplaire.Une incroyable histoire du monde, relatée par année. L'auteur ( 1585-1667 ), n'aura de cesse d'augmenter son ouvrage.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR180.00 (€180.00 )

‎SAINT PIERRE M. ( De ) - DUFY Raoul‎

Reference : 184167

‎Les Côtes Normandes. Avec grand dessin original signé de Raoul DUFY.‎

‎Pierre De Tartas Paris 1961 Fort in-folio ( 405 X 305 mm ) de 114 pages, en feuilles sous couverture illustrée et étui-boite gainé de papier maroquiné bleu. Belle et importante illustration par Raoul DUFY comportant:- Couverture lithographiée en noir, faux-titre illustré et titre imprimé en deux tons.- 6 LITHOGRAPHIES EN COULEURS DONT 5 À DOUBLE-PAGE ( 570 x 368 mm ).- 6 dessins en noir à double-page imprimés en lithographie.- 4 dessins hors-texte à pleine page, imprimés en lithographie ou en typographie.- 8 dessins en noir ou en gris lithographiés dans le texte.- 2 lithographies refusées en noir à double-page.EDITION ORIGINALE du texte de Michel De SAINT PIERRE et PREMIER TIRAGE des lithographies originales de Raoul DUFY. UN DES TROIS EXEMPLAIRES SUR JAPON NACRE comportant un GRAND DESSIN ORIGINAL en noir au crayon signé de Raoul DUFY, un bon à tirer, une décomposition des couleurs d'une planche sur vélin de Rives, une suite de toutes les planches en noir sur grand vélin d'Arches, une suite de toutes les planches en couleurs sur grand vélin d'Arches, une suite des doubles planches en noir sur papier à la main du Moulin Richard de Bas. Lettrés D E F ( celui-ci lettré "E" ). Signature autographe de Michel De SAINT PIERRE au colophon. LE GRAND DESSIN ORIGINAL est accompagné d'un certificat d'authenticité sur photographie signé par André ROBERT ( Collaborateur assistant de Raoul DUFY ). Dos de l'emboitage uniformément passé et usé. Livre, lithographies et dessin original en très bel état. Joint le feuillet de présentation de l'éditeur.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR4,750.00 (€4,750.00 )

‎[LITTERATURE] - LOTI (Pierre)‎

Reference : D3652

(1923)

‎La troisième jeunesse de madame Prune. Le mariage de Loti. ‎

‎Paris, Éditions Pierre Lafitte, 1923 ; in-4, 240 pp., reliure d'éditeur pleine percaline, dos lisse, un médaillon au 1er plat. Pierre Loti est le pseudonyme de Julien Viaud, il devient officier de marine et fait carrière dans la marine. Il fait de grands voyages. La plupart des livres de Pierre Loti sont autobiographiques, aussi bien les voyages qu'il évoque, que les histoires d'amours (Aziyadé). En 1891, il est élu à l'Académie Française. Sa maison de Rochefort est transformée en musée. Illustrations en couleurs et en noir de Raymond Woog, A. Deavambez, R. Lelong, Lobel–Riche, Manuel Orazi, Gaumet. Très bon état.‎


Phone number : 06 87 32 55 92

EUR35.00 (€35.00 )

‎[LITTERATURE] - LOTI (Pierre)‎

Reference : C1556

(1923)

‎Le roman d'un spahi. Mon frère Yves. ‎

‎Paris, Pierre Lafitte, 1923 ; in-4, 287 pp., reliure d'éditeur vert bouteille, dos lisse avec un médaillon sur le premier plat. Pierre Loti est le pseudonyme de Julien Viaud, il devient officier de marine et fait carrière dans la marine. Il fait de grands voyages. La plupart des livres de Pierre Loti sont autobiographiques, aussi bien les voyages qu'il évoque, que les histoires d'amours (Aziyadé). En 1891, il est élu à l'Académie Française. Sa maison de Rochefort est transformée en musée. Illustré par Rochegrosse, Adler, Prinet, Gumery, Naurac, Pastre. Très bon état.‎


Phone number : 06 87 32 55 92

EUR35.00 (€35.00 )

‎[LITTERATURE] - LOTI (Pierre)‎

Reference : C1552

(1923)

‎Les desanchantées. Matelot. ‎

‎Paris, Pierre Lafitte, 1923 ; in-4, 276 pp., reliure d'éditeur vert bouteille, dos lisse avec un médaillon sur le premier plat. Pierre Loti est le pseudonyme de Julien Viaud, il devient officier de marine et fait carrière dans la marine. Il fait de grands voyages. La plupart des livres de Pierre Loti sont autobiographiques, aussi bien les voyages qu'il évoque, que les histoires d'amours (Aziyadé). En 1891, il est élu à l'Académie Française. Sa maison de Rochefort est transformée en musée. Illustré par Muenier, Orazi, Lorenzi, Aubertin, Fouqueray, Lalau. Très bon état.‎


Phone number : 06 87 32 55 92

EUR35.00 (€35.00 )

‎[LITTERATURE] - LOTI (Pierre)‎

Reference : C1554

(1923)

‎Ramuntcho. Aziyade. ‎

‎Paris, Pierre Lafitte, 1923 ; in-4, 256 pp., reliure d'éditeur vert bouteille, dos lisse avec un médaillon sur le premier plat. Pierre Loti est le pseudonyme de Julien Viaud, il devient officier de marine et fait carrière dans la marine. Il fait de grands voyages. La plupart des livres de Pierre Loti sont autobiographiques, aussi bien les voyages qu'il évoque, que les histoires d'amours (Aziyadé). En 1891, il est élu à l'Académie Française. Sa maison de Rochefort est transformée en musée. Illustré par Zo, Styka, Orazi, Gorguet, Brunner, Brunelleschi. Très bon état.‎


Phone number : 06 87 32 55 92

EUR35.00 (€35.00 )

‎[LITTERATURE] - GUIRAUD (Pierre), KUENTZ (Pierre)‎

Reference : _201516617

(1970)

‎La stylistique, lectures. ‎

‎Paris, Éditions Klincksieck, 1970 ; in-8, 6-330 pp., broché . Initiation à la Linguistique, sous la direction de Pierre Guiraud et Alain Rey- Série A: Lectures, 1.‎


Phone number : 06 87 32 55 92

EUR8.00 (€8.00 )

‎CAILLOIS Roger - ALBUISSON Pierre‎

Reference : 809056

‎TROIS LEÇONS DES TÉNÈBRES.‎

‎Editions Fata Morgana Montpellier 1978 In-8 long ( 215 X 125 mm ) de 52 pages, en feuilles sous couverture imprimée rempliée et étui. 3 gravures à la manière noire, à pleine page, signées au crayon par Pierre ALBUISSON, maître graveur, meilleur ouvrier de France en gravure au burin et à l'eau-forte. Premier livre illustré par l'artiste. EDITION ORIGINALE, exemplaire HC sur Rives contenant une suite sur Auvergne des gravures ( comme les 15 premiers exemplaires ) signées par l'artiste au crayon gris. Dos légèrement "ombré", bel exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de Pierre ALBUISSON à Francis LAGET, et hors-justification de 2 gravures de timbres Poste également signées par Pierre ALBUISSON.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR280.00 (€280.00 )

‎HERME Pierre‎

Reference : 65168

‎PH10. Pâtisserie Pierre HERME.‎

‎Agnès Vienot Editions Paris 2005 Fort in-4 ( 305 X 215 mm ) de 151 pages, cartonnage illustré sous jaquette illustrée en couleurs. Très nombreuses photographies en couleurs dans et hors-texte. Edition originale française très rare. Très bel exemplaire.PH10, la manifeste du "Picasso de la pâtisserie", du "Dior des desserts".PH10, la référence mondiale de la pâtisserie contemporaine. 10 chapitres, 600 pages, 300 recettes, 200 photographies: toutes les collections et les créations de Pierre HERME sont dévoilées dans cet ouvrage pour la première fois. Entremets et tartes, chocolat, gâteaux de voyages et viennoiseries, desserts à l'assiette, tartes individuelles et petits gâteaux, glaces et sorbets, pâtes de fruits, macarons et petits fours toute l'audace, l'expérience et l'intuition d'un pâtissier hors du commun, révélées dans un parcours gourmand et créatif. Précis et exhaustif, muni d'un catalogue raisonné et d'un glossaire, PH 10 est l'outil indispensable du professionnel et le compagnon précieux de l'amateur. PH10, un livre événement qui transmet, avec originalité et sensibilité, les collections de Pierre HERME telles Isaphan, Mahogany, Yu ou Plénitude et, au-delà, une science de la rigueur et de l'excellence.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR480.00 (€480.00 )

‎BONNARD Pierre‎

Reference : 466693

‎BONNARD. LE POINT Revue Artistique et Littéraire. No. XXIV.‎

‎Le Point Lanzac par Souillac S.D. (1943) In-8 ( 250 X 180 mm ) de 48 pages, broché sous couverture rempliée. Photographies et reproductions dans et hors-texte. Textes de Pierre Bonnard, Maurice denis, René-Marie, George Besson et Charles Terrase. Edition originale. Bel exemplaire.Sommaire: Pierre Bonnard, Bonnard et son Epoque, Lettre à Pierre Betz, la porte entr'ouverte.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR30.00 (€30.00 )

‎NERVAL Gérard ( De ) - BRISSAUD Pierre‎

Reference : 162622

‎SYLVIE.‎

‎Librairie Plon Paris 1933 In-4 ( 260 X 205 mm ) de: faux-titre, titre, 105 pp. ( 1 ) pp. ( 2 ) ff., en feuilles sous couverture illustrée rempliée, chemise et étui verts. Aquarelles par Pierre BRISSAUD, reproduites au pochoir dans les ateliers de Maurice Beaufumé, dont 1 frontispice, 15 vignettes, 15 lettrines et 14 culs-de-lampe. Vignette de titre en noir, répétée sur la couverture. Tirage limité à 440 exemplaires numérotés, celui-ci un des 400 sur vélin d'Arches ( N°363 ). Imprimé sur les presses de Lahure. Contient en appendice "Chansons et légendes du Valois". Très bel exemplaire. Carteret IV-304 Bénézit 2-319.Illustrations de Pierre BRISSAUD: Sur l'illustration de la page de titre, Sylvie est représentée au milieu d'un paysage grandiose avec des arbres d'une hauteur disproportionnée, de telle sorte que le regard du lecteur n'est pas dirigé vers le personnage principal mais vers un château à l'arrière-plan. Cest une caractéristique de la manière de Pierre BRISSAUD dans ses illustrations que d'accorder plus d'attention au décor qu'au personnage. Les lettres capitulaires ornées sont constituées de deux éléments: la lettre proprement dite imprimée en noir ( avec le texte ) et une illustration de forme carrée en surimpression, ce quon peut nettement observer par exemple avec la capitulaire J, page 43. Les scènes miniaturées renvoient dans de nombreux cas à des illustrations plus grandes.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR270.00 (€270.00 )

‎MARC Fernand - INO Pierre‎

Reference : 759447

‎Pierre INO. Poème de Fernand MARC, avec un dessin de Pierre INO.‎

‎Galerie "Gravitations" Paris 1935 Plaquette in-8 oblong "à l'italienne" de 14 pages ( non paginé ), brochée sous couverture rempliée. Dessin hors-texte de Pierre INO. Edition originale, 1 des 100 exemplaires numérotés sur Hollande ( N°14 ). Très bel exemplaire.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR130.00 (€130.00 )

‎KIPLING Rudyard - DUBREUIL Pierre‎

Reference : 532206

‎Simples contes de la montagne.‎

‎La Maison Du Bibliophile Paris 1950 In-4 ( 285 X 225 mm ) de 172pp.,1p.nch.,3ff.,broché sous couverture rempliée blanche illustrée d'une pointe sèche en noir au 1er plat,étui cartonné. Contes traduit par Madeleine Vernor et Henry d'Avray. Tiré sur presses de l'imprimerie Dumoulin. Illustré de 44 pointes sèches originales dans et hors texte en noir par Pierre Dubreuil. Les pointes seches de Pierre Dubreuil ont été tirés sur les presses à bras de Padovani. Tirage total à 500 exemplaires numérotés sur pur fil Johannot. Celui-ci 1 des 460 ( N°470 ). Exemplaire en parfait état. Pierre Dubreuil, peintre et graveur , est né à Quimper en 1891 et mort à Paris en 1970 ( cf.Bénézit T.4 qui cite cet ouvrage ).‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR120.00 (€120.00 )

‎[REVUE] Antoine Adam, Jean Aicard, Marc Alyn, Jean Babelon, Yvette Barre-Barteaux, Camille Barthélémy, Jacques Baudou, Pierre Béarn, Camille Belliard, Louise Bellocq, Luc Bérimont, Charles Bertin, Jeannette Besançon-Flot, Paul Bialais, Jean Biès, Maurice Blin, Françoise Blond, Georges Bouillon, Maurice Bourg, Charles Braibant, Benoit Braun, Thomas Braun, André Breton, Suzanne Briet, Carlo Bronne, Roger Brucher, Charles Bruneau, Jean-Paul Brunet, Pierre Brunon, Roger Caminade, Albert Caquot, Jules Carrez, Carzou, Jean Cazenobe, Robert Cecconello, Elise Champagne, J. Charlet, Suzette Clément-Bodart, (Colette), Hubert Collin, Colonel Compagnon, Pierre Congar, Yves Congar, René Constant, Roger Cordier, Raymond Creuze, (Vera Cuningham), André Danjon, (Dante), Marcel Dardoise, Paul Dauchy, René Daumal, L.R. Dauven, Gabriel Delattre, Marie Delcourt, Bernard Delmas-Payer, Paul Denis, Victor Demanet, Patrick Demouy, Marcel Derwa, André Dhôtel, Marie-Thérèse Donnay, Gustave Doré, Michel Doury, Paul Dresse, Blaise Druart, Henri Druart, René Druart, Jean Ducasse, (Charles Duits), André Dulière, René Dumesnil, René Dürrbach, M. Failly, Lionello Fiumi, (Flaubert), Yves Florennes, Jean Follain, Paul Fort, Maud Frère, Raymond Gailly, André Galland, Yves Gandon, Jean-Pierre Gehin, Maurice Genevoix, Pierre Gentil, Gabriel Germain, Giacomelli, Yves Gibeau, R. Gillard, Michel Gillet, Willy Gilson, (Godefroy de Bouillon), Robert Goffin, E. Golfouse, Armand Got, Grandville, (Grévisse), Henri Guillemin, Guillevic, Paul Guth, François Héber-Suffrin, Jean Héber-Suffrin, Maurice Henry, (François de Herain), Jean Héraux, Dominique Hoizey, Robert Hossein, Houdon, Marie Howet, Lucien Hubert, Georges Jacquemin, Adrien Jans, Raymond Jubert, Hubert Juin, Anne-Marie Kegels, Frédéric Kiesel, Françoise Korganov, Maurice Kunel, Elisabeth de La Mauvinière, Henry de La Tour, Denise Laborde, Marcel Lallemand, Armand Lanoux, Georges Laurent, Jean L'Herbault, France Lambert, Armand Lanoux, Georges Laurent, Paul Leclers, Camille Lecrique, Suzette Lefèvre, Jean Leflon, Fernand Léger, Jeannine Lelièvre, Jules Leroux, Jean Levy, Jacques-Gérard Linze, J.K. Longuet, Gérard Macé, (André Malraux), Pierre Manil, Jean Marchal, Maugis, André Maurois, Jean Mazeraud, Mehul, P. Michel, (Albert Mockel), Arsène Muzerelle, (Agnès Nanquette), Général Nerot, Alphonse de Neuville, Etienne Noiret, Général Noiret, (Marcel Noppeney), Pierre Nothomb, Christine Orbey, Michel Pakenham, (Paul Palgen) (Georges Paulet), Jean Paulhan, Joséphin Péladan, Louis Pergaud, Patrick Perin, Régine Pernoud, Pierre Petitfils, Pierre-Luc Petitjean, André Pézard, Jean Piaubert, Gaston Picard, Michel Picard, Marie-Pierre Pinard, Maurice Piron, Charles Plisnier, Henri Pourrat, J.-M. Poussart, Michel Prince, Jean Renac, Paul Renaudin, Patrick Reumaux, Graham Reynolds, Pierre Richard, Arthur Rimbaud, René Robinet, Jeanne Roge, Jean Rogissart, Pierre Rogissart, Elyane Ronnet, Félicien Rops, Elisabeth Rouy, Noël Ruet, Christophe Ryelandt, Saint-Pol-Roux, Jacques Saunier, Michel-Paul Sécheret, Pierre Seghers, Jean Servais, Arsène Soreil, Michel Taillandier, Roger Taillardant, Stéphane Taute, André Theuriet, Marcel Thiry, Charles Thomas, Jacques Thomas, Eva Thomé, Gaston Titaux, Suzanne Tourte, Marc-Edo Tralbaut, Noël Tuot, Jacques Vadon, (Roger Vailland), Jean-Paul Vaillant, Philippe Vaillant, Edmond Vandercammen, Jacques Vaucherot, (Verlaine), Max Vilain, Y. Vineuil, René Violaines, Robert Vivier, Patrick Vloebergh, Jean-Claude Vuaroqueaux, Louise Weiss, Elie Willaime.‎

Reference : 5194

‎LA GRIVE, 1958-1972. 33 fascicules in-8, agrafés ou brochés.‎


‎Manquent les numéros 101-106, 108, 127, 130, 133-137, 139, 143, 146, 154. [5194]‎

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Phone number : 33 01 43 47 01 20

EUR200.00 (€200.00 )

‎Beluze (Jean-Pierre), CABET (Étienne).‎

Reference : 41094

(1856)

‎[Communauté icarienne]. ‎

‎Paris, l'Auteur, Imprimerie Félix Malteste et Cie, 1856-1858. 21 pièces et 1 feuillet de table manuscrit reliés en 1 vol. in-12, demi-chagrin noir, dos à nerfs (reliure de l'époque). ‎


‎Exceptionnelle réunion de 21 brochures sur la communauté icarienne fondée par Etienne Cabet (1788-1856) « l'un des mouvements communisants les plus marquants du XIXe siècle [qui] conduisit plusieurs centaines de socialistes à La Nouvelle-Orléans en 1848-1849 : [Cabet] y racheta l'ancienne colonie mormone de Nauvoo (dans l'Illinois) qui, sous sa direction, devait compter jusqu'à mille huit cents personnes avant d'éclater en 1856 sous l'effet de graves dissensions internes » (BnF, Utopie, 2000, p. 226).Jean-Pierre Béluze ou Beluze (1821-1908), gendre posthume de Cabet et son successeur, anima le mouvement de coopération sous le Second Empire. « Pendant douze années, Béluze assura ainsi la direction du " Bureau icarien de Paris ", chargé de propager la doctrine et de venir en aide aux colonies de Nauvoo et de Cheltenham, en même temps que de trouver de nouveaux adhérents et de les mettre en route pour Icarie. Cette activité le conduisit à de nombreux voyages en province. En février 1856, par exemple, il était signalé dans la région de Poligny, dans celle de Montbéliard, à Dôle, à Arbois. Il était dénoncé à de nombreux parquets, fut plusieurs fois poursuivi, et deux fois emprisonné (ainsi lors d’une condamnation à quinze jours de prison prononcée pour distribution d’écrits et colportage, le 12 avril 1856, par le tribunal correctionnel de Besançon). De janvier 1852 à décembre 1855, il put collecter 150 000 F environ, sur lesquels 115 000 furent envoyés à Nauvoo. Les frais de bureau ne s’étaient pas, durant le même temps, élevés à 20 000 F, sur lesquels il avait payé une pension alimentaire annuelle de 3 000 F à la femme et à la fille de Cabet, Céline, femme de Firmin Favard* et sa future femme, et assuré le fonctionnement du bureau : cela faisait à peine 1 750 F par an pour la rétribution du gérant, le loyer et les fournitures de bureau. Après la scission dans la colonie, et après la mort de Cabet, survenue le 8 novembre 1856, Béluze continua à recevoir son traitement, porté à 3 000 F, à charge pour lui de subvenir à toutes les dépenses de fonctionnement. La veuve de Cabet et sa fille Céline, elle-même devenue veuve, étaient, avec Béluze, les seuls employés du bureau et les mandataires de la colonie de Saint-Louis. Béluze s’efforça d’entraver le déclin de l’école icarienne. Il maintint un minimum de liaison avec les groupes de province, notamment avec celui de Lyon. Toutefois, en présence des difficultés et des déboires, devant le zèle fléchissant des disciples d’Icarie, il commença à éprouver des doutes sur la portée et la valeur de l’expérience communiste tentée par Cabet. Sa pensée évolua et s’éloigna peu à peu des idées qu’il avait professées jusque-là. Le 6 janvier 1863, alors que depuis deux ans il avait dû, pour alléger les charges du " Bureau icarien ", ouvrir un cabinet d’affaires à son nom et épouser Céline Favard (le 20 mars 1862), pour sauver la fille et la femme de Cabet d’une misère prochaine, il donna sa démission de gérant du bureau » (Maitron). Cachet répété "Timbre impérial" ; quelques pâles mouillures et salissures. Contient : 1. [CABET (Étienne)]. Opinions et sentiments publiquement exprimés concernant le fondateur d'Icarie. Paris, l'auteur, mars 1856. 36 pp., premier plat couverture conservé. Prudhommeaux, B.592. [CABET (Étienne)]. Le fondateur d'Icarie aux Icariens. Paris, l'auteur, avril 1856. 11 pp., premier plat de couverture conservé. Prudhommeaux, B.613. [CABET (Étienne)]. Guerre de l'opposition contre le citoyen Cabet, fondateur d'Icarie. Paris, l'auteur, août 1856. 72 pp. Prudhommeaux, B.684. [Beluze (Jean-Pierre)]. Lettre sur la colonie icarienne, par un Icarien. Paris, l'auteur, 1856. 46 pp. Prudhommeaux, B.695. [CABET (Étienne)]. Manifestes de l'opposition et réponse du citoyen Cabet. Paris, l'auteur, 1856. 24 pp. premier plat couverture conservée. Prudhommeaux, B.716. [CABET (Étienne)]. Départ de Nauvoo du fondateur d'Icarie avec les vrais Icariens. Paris, l'auteur, 1856. 23 pp. couverture conservée. Prudhommeaux, B.727. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Mort du fondateur d'Icarie. Paris, l'auteur, 1856. 12 pp., premier plat de couverture conservé. Prudhommeaux, C.028. [BELUZE (Jean-Pierre)].La Colonie icarienne à Saint-Louis. Paris, l'auteur, 1857. 24 pp. premier plat de couverture conservé. Prudhommeaux, C.039. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Célébration du premier anniversaire de la naissance du fondateur d'Icarie. Paris, l'auteur, mars 1857. 23 pp., couverture conservée. Prudhommeaux, C.0410. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Célébration à Saint-Louis du neuvième anniversaire de la fondation d'Icarie. Paris, l'auteur, avril 1857. 24 pp. Prudhommeaux, C.0611. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Compte-rendu de la Gérance de la Communauté icarienne, à Saint-Louis, sur la situation morale et matérielle de la Communauté pendant les mois de novembre et décembre 1856 et les mois de janvier et février 1857. Paris, l'auteur, mai 1857. 24 pp. Prudhommeaux, C.0812. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Organisation du travail dans la communauté icarienne. Paris, l'auteur, 1857. 23 pp. couverture conservée. Prudhommeaux, C.0713. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Emprunt icarien de un million de francs. Paris, l'auteur, juillet 1857. 21 pp. couverture conservée. Prudhommeaux, C.1014. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Contrat social ou Acte de société de la communauté icarienne. Lois sur l'admission. Paris, l'auteur, août 1857. 46 pp. Prudhommeaux, C.1115. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Notre Situation à Saint-Louis. Paris, l'auteur, octobre 1857. 23 pp. couverture conservée. Prudhommeaux, C.1216. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Lettre à Maximilien. Paris, l'auteur, 1858. 45 pp. Prudhommeaux, C.14 17. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Deuxième lettre à Maximilien. Paris, l'auteur, mars 1858. Paginé 52-70. Prudhommeaux, C.14 18. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Compte-rendu de la situation morale et matérielle de la communauté, du mois d'août 1857 au mois de février 1858. 26 pp. Prudhommeaux, C.1319.[BELUZE (Jean-Pierre)]. Cheltenham. Paris, l'auteur, 1858. 22 pp. Prudhommeaux, C.1520. [BELUZE (Jean-Pierre)]. Inauguration du cours icarien. Paris, l'auteur, 1858. Prudhommeaux, C.1621. Blanc (Louis). Le Socialisme. Droit au travail. Troisième édition Paris, Au bureau du "Nouveau-Monde", 1849. 72 pp. ‎

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EUR20,000.00 (€20,000.00 )

‎CORNEILLE (Pierre) & CORNEILLE (Thomas)‎

Reference : 30945

(1664)

‎Le Théâtre. Les Tragedies et Comedies.‎

‎ Tout Corneille : l'édition Wolfgang d'Amsterdam. Un des plus beaux exemplaires connus : celui d'Henri Bordes, relié par Lortic. [Amsterdam], Suivant la Copie imprimée à Paris, [Abraham Wolfgang], 1664-1678. 10 vol. (75 x 134 mm) de 1 portrait, 9 frontispices et 61 figures. Maroquin rouge, dos à nerfs ornés de caissons dorés, titre, tomaisons et dates dorés, au centre des plats médaillon ovale cerclé de petits fers et entrelacs dorés, encadré d'un double jeu de filets dorés, doublures de maroquin bleu, roulette et filets dorés encadrant une large dentelle dorée, fleurons d'angle, double garde peignée, tranches dorées sur marbrure (reliure signée de Pierre-Marcellin Lortic). Le théâtre complet de Pierre Corneille et Thomas Corneille : L’Illusion comique, Rodogune, Le Cid, Cinna ou Polyeucte... Exemplaire de choix, aux bonnes dates, sans exception (de 1664 à 1678) aux pedigrees impeccables : Pierre-Marcellin Lortic, Henri Bordes et Jules Lemaître. Cette édition est précisément décrite par Picot dans sa Bibliographie cornélienne, sous le n° 381. Elle est célèbre et contient d’admirables gravures, illustrant la totalité du théâtre des deux frères. Après les cinq premiers volumes de Pierre Corneille, l’éditeur poursuit jusqu’en 1678, avec les Tragédies et Comédies de son frère Thomas.‎


‎Un des plus beaux exemplaires connus de cette « charmante édition exécutée à Amsterdam par Abraham Wolfgang, et justement recherchée, sinon pour le texte lui-même, du moins pour la beauté de l’impression et du papier et pour l’élégance des figures. Cette édition a l’avantage de donner, non pas un choix, mais la suite complète des pièces de Corneille. Elle est devenue depuis quelques années, dit M. Brunet, un objet d’une très grande importance auprès des bibliomanes français, et il est fort difficile d’en trouver des exemplaires complets. » (Picot, 381). Assertion confirmée par Willems : « Cette collection est difficile à réunir. Les exemplaires qui ne laissent rien à désirer pour les dates des pièces et la grandeur des marges se paient fort cher. » C’est le cas de cet exemplaire, en exceptionnelle condition et d’une grande hauteur de marges (134 mm). Toutes les pièces, figures, titres généraux et frontispices sont bien présents, ainsi qu’une grande partie des feuillets blancs qui séparent parfois les pièces. Il est bien complet de l’avis de l’imprimeur au lecteur et du portrait au tome 1, souvent manquants. Les 5 volumes du Théâtre de Pierre Corneille portent tous la marque d’Abraham Wolfgang, signée « Quarendo » et dite au « Renard guettant sa proie » : Partie I : portrait de Corneille, sans nom de graveur ; frontispice gravé représentant le buste de Corneille couronné par deux ‘Renommées’, avec ce titre : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 5 f. pour l’« Avis de l’Im- primeur au Lecteur » (avis signé A. W.) et la table des pièces de Pierre Corneille et de Thomas Corneille ; 74 p. pour le « Discours du Poëme dramatique » et les « Examens ». Suivent les huit pièces (de Mélite à l’Illusion comique), chacune, précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie II : frontispice gravé représentant deux ‘Amours’, dont l’un déploie un voile sur lequel on lit : « Le Théâtre de P. Corneille », et l’autre gravant des armes sur une pierre ; 1 f. pour le titre, 92 p. contenant le « Discours de la Tragédie » et les « Examens ». Suivent les 7 pièces (du Cid à la Suite du Menteur), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie III : frontispice gravé, représentant la ‘Vérité’ debout sur une sphère entourée de rois orientaux tenant une écharpe sur laquelle on lit : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 1 f. pour le titre ; 68 p. pour le « Discours des trois Unitez » et les trois « Examens ». Suivent les 7 pièces (de Rodogune à Œdipe), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie IV : frontispice gravé ; 1 f. pour le titre ; 4 f. pour l’« Avertissement » pour Sertorius. Suivent les 4 pièces (de Sertorius à Othon) chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie V : frontispice gravé. Suivent 5 pièces (de Agesilas à Surena) chacune précédée d’une figure, d'un avis « Au lecteur » et d’un titre, avec une pagination distincte. Ces 5 volumes sont complétés par les œuvres de son frère, Thomas Corneille : Partie I : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (des Engagemens du hazard au Berger extravagant). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie II : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Le Geolier de soy mesme à Darius). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie III : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Stilicon à Pyrrhus, roy d’Epire) dont les 4 premières seulement sont mentionnées, les 2 dernières Pyrrhus, roy d’Epire et Persée... sont ici bien présentes, les titres ayant été ajoutés anciennement à l’encre dans la liste. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie IV : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Antiochus à La Mort d’Annibal. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie V : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Ariane au Comte d’Essex), mais chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines un « Argument », une note pour la « Décoration du prologue » et un avis « Au lecteur ». Élu au fauteuil 14 à l’Académie française, en 1647, Pierre Corneille en était le doyen lorsqu’il mourut en octobre 1684. Tous les membres de l’Académie s’en émurent et proposèrent à son frère, affligé, de pourvoir au siège vacant. Il y sera élu à l’unanimité le 2 janvier 1685 ; Thomas ne pouvant décemment faire l’éloge de son frère qu’il remplace, ce fut Racine qui s’en chargea en même temps qu’il recevait Thomas et cela reste l’unique exemple de deux discours, d’hommage et de réception, par le même académicien dans l’histoire de l’institution. Voltaire dit du frère cadet, qu’exception faite de Racine il était le seul de son temps qui fût digne d’être le premier au-dessous de son frère. C’était un homme qui aurait une grande réputation s’il n’avait point eu de frère ». Bon grammairien, Thomas Corneille écrivit un Dictionnaire des arts et des sciences et un Dictionnaire universel géographique et historique. À l’Académie, il recevra Fontenelle le 5 mai 1691. Exceptionnelle réunion des œuvres des deux frères, en parfaite condition. L’exemplaire a été établi avec un soin délicat et attentionné par Pierre-Marcellin Lortic, puis vendu à Henri Bordes. Né à Saint-Gaudens le 4 avril 1822, le Gascon Pierre-Marcellin Lortic, dit « le Frondeur », arrive à Paris à la fin des années 1830 et intègre comme ouvrier l’atelier de Pierre-Paul Gruel : le jeune homme se distingue par un fort caractère et des conceptions personnelles qu’il affirme haut et fort et, alors qu’il n’a que vingt-deux ans, s’installe en 1844 au 199 rue Saint-Honoré, adresse qui sera la sienne jusqu’à son déménagement au 1 rue de la Monnaie, vers 1860. « Les reliures de Pierre-Marcellin Lortic se distinguent par le poli de leur maroquin, leur fermeté, leur légèreté, la finesse de leurs cartons et leurs nerfs très pincés et la subtilité de leur dorure, même si ’Le Frondeur’ n’est pas doreur et qu’il confie ses travaux aux plus grands spécialistes de l’époque, notamment Wampflug et Maillard [...] Au-delà de son perfectionnisme et de la maîtrise incontestable dont il fera preuve, il va révolutionner cet art industriel qu’est la reliure, que ce soit au niveau de la relation avec le bibliophile, de l’approche commerciale, développant une conception très personnelle de son art et n’apprécie que modérément la critique et le conseil des bibliophiles. De là naîtra peut-être sa principale innovation commerciale : ne plus attendre le client, acquérir lui-même des ouvrages, les relier à son goût et les proposer directement à la vente dans un atelier qui devient également, par le fait, une librairie. Le concept est révolutionnaire, à une époque où la reliure de luxe procède de la commande d’un particulier qui apporte ensuite son ouvrage chez le relieur, avec ses indications. Il vaudra à Lortic les critiques des libraires et des amateurs, mais démontre que le relieur avait une très bonne connaissance du livre et des goûts de l’époque, si ce n’est bibliographique » (Hugues Ouvrard, in Portrait de Pierre-Marcellin Lortic, en ligne). Son goût sûr le pousse d’ailleurs vers des ouvrages d’exception ou des raretés bibliographiques qu’il établit avec grand soin et dont il ne se dessaisit que pour les vendre aux grands bibliophiles de son époque qui sont ses clients : Ambroise Firmin- Didot (qui possédait 504 reliures signées de lui) l’architecte Joseph Lesoufaché, le duc d’Aumale, l’architecte Hippolyte Destailleurs, l’armateur bordelais Henri Bordes, le duc de Parme, le duc de Rivoli, Edmond de Goncourt, Auguste Poulet-Malassis, Charles Asselineau, Théodore de Banville et bien sûr Charles Baudelaire, qui confia à Lortic la reliure de huit exemplaires de l’édition originale des Fleurs du mal. Depuis 1876, Lortic collait dans le coin gauche du premier contreplat de ses reliures une étiquette représentant huit livres empilés indiquant les multiples prix qu’il obtient à Londres (en 1851, il n’a alors que vingt-neuf ans), Paris (1855 et 1878), Vienne (1873) et Philadelphie (1876). Il est, en 1878, le premier relieur fait chevalier de la Légion d’honneur et modifie alors son ex-libris en y ajoutant cette décoration. Ce Corneille porte cette marque, ce qui permet de dater la reliure de ces années-là. Il met fin à ses activités professionnelles en 1884 ; ses fils reprendront la suite. Notre exemplaire contient cet ex-libris à chaque volume, en plus de son fer, au centre du premier contreplat, qui est sa signature. Des bibliothèques Pierre-Marcellin Lortic (ex-libris, troisième version de 1878), Henri Bordes (ex-libris et vente, 1911) ; Jules Lemaître (ex-libris et vente, 1917). Picot, Bibliographie cornélienne, 381 (cite un exemplaire en maroquin rouge doublé de maroquin bleu, de la collection Benzon, mais c’est probablement un autre exemplaire) ; Willems, p. 466. ‎

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‎Pierre LOUS‎

Reference : 77511

(1889)

‎"Sais-tu qu'avant quinze jours je serai auprès de toi ? [...] Puis-je espérer que d'ici là tu auras repris un peu de forces ?" Lettre autographe de jeunesse signée, l'une des dernières adressées à son père Pierre-Philippe Louis‎

‎Paris jeudi 4 avril [1889] | 12.50 x 20 cm | 4 pages sur un double feuillet‎


‎Lettre autographe signée de Pierre [Louÿs], adressée à son père, quatre pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet de papier blanc.Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli. Cette lettre a été expédiée par le jeune Pierre Louÿs alors qu'il fait ses études au lycée Janson-de-Sailly (Paris - 16e). Il s'agit vraisemblablement de l'une des dernières lettres de Pierre Louÿs à son père, dix jours avant le décès de celui-ci :«Sais-tu qu'avant quinze jours je serai auprès de toi ? [...] Puis-je espérer que d'ici là tu auras repris un peu de forces ?» La question de la réelle identité du père de Pierre Louÿs fascine aujourd'hui encore les biographes: «Son père, Pierre Philippe Louis, [...] avait épousé en 1842 Jeanne Constance Blanchin, qui mourut dix ans plus tard après lui avoir donné deux enfants, Lucie et Georges. En 1855, il se remaria avec Claire Céline Maldan, et de cette union naquit, en 1857, un fils, Paul; puis, en 1870, notre écrivain, qui reçut les prénoms de Pierre Félix. Cette naissance tardive, les différences de caractère entre le père et le fils, la désaffection du premier à l'égard du second, la profonde intimité qui régna toujours entre Louÿs et son frère Georges, tout cela a fait soupçonner à certains biographes et critiques que ce dernier était en réalité le père de l'écrivain. La relation exceptionnellement intime et constante que Pierre et Georges maintinrent entre eux toute leur vie, pourrait être un argument en ce sens. Bien entendu, on n'a point découvert de preuve irréfutable, et on n'en découvrira sans doute jamais. Il n'empêche que certaines lettres [...] sont assez troublantes. En 1895, par exemple, Louÿs écrit gravement à son frère qu'il connaît la réponse à «la question la plus poignante» qu'il puisse lui poser, question qu'il a «depuis dix ans sur les lèvres». L'année suivante, en plein triomphe d'Aphrodite, il remercie Georges avec effusion et termine sa lettre par cette phrase: «Pas un de mes amis n'a un PERE qui soit pour lui comme tu es pour moi.» Arguant de l'étroite intimité de Georges et de Claire Céline durant l'année 1870, et de la jalousie que le père ne cessa de montrer vis-à-vis de son fils cadet, Claude Farrère n'a pas hésité à conclure en faveur de Georges Louis. Et que penser de cette dédicace de Louÿs à son frère sur un japon de l'originale de Pausole: Pour Georges, son fils aîné / Pierre.» (Jean-Paul Goujon, Pierre Louÿs) Pierre Louÿs n'a que neuf ans lorsque sa mère décède brusquement. Le père confie dès lors son éducation à son frère Georges, de vingt ans son aîné et Pierre le rejoint alors à Paris où il fréquente l'Ecole Alsacienne puis le lycée Janson-de-Sailly. Malgré le peu d'affection que lui montre celui-ci, le jeune homme écrit toutes les semaines à son «cher papa», résidant à Dizy-Magenta près d'Epernay. Le jeune homme s'enquiert de sa mauvaise santé: «Puis-je espérer que d'ici là tu auras repris un peu de forces? Sans doute. Ton eczéma, nous le souhaitons, n'aura pas augmenté; et les feuilles vertes qui commencent à poindre te donneront peut-être de l'espoir à toi-même, pour un mieux l'été prochain.» Le «mieux» ne viendra hélas pas, et Pierre Philippe Louis rendra son dernier soupir le 14 avril 1889. En attendant, Pierre Louÿs donne des nouvelles de la famille, plus précisément de Germaine, la fille de sa sur Lucie: «J'ai été aujourd'hui rue de la Santé prendre des nouvelles de Germaine. J'ai trouvé la petite opérée en très bon état, très gaie et bien portante. Elle était levée, et jouait par terre. [...] Enfin j'ai terminé ma journée en allant chez ma tante Marie et chez Elisabeth. Tout le monde va bien dans les deux maisons...» Comme à son habitude, toujours soucieux de décevoir son père, il lui transmet finalement ses résultats scolaires: «je retourne demain au lycée (Georges t'a-t-il dit que j'avais été second en Anglais?)» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎PALÉZIEUX (Gérard de.) - TAL COAT (Pierre) SARTO (Pietro) - DECOSTERD (Marianne) - LIERHAMMER (Ilse) - RODARI (Florian) - QUINCHE (Edmond) - BONNEFOY (Yves) - JACCOTTET (Philippe) - VOELIN (Pierre) - CHESSEX (Jacques) - CHAPPAZ (Maurice) - DU BOUCHET (André) - HOLAN (Vladimir) - OSTER (Pierre) - DUPLAIN (Michel) - SCHOPFER (Pierre) - YERSIN (Albert) -‎

Reference : 43573

‎La Revue de Belles-Lettres. N° 1-4 1988.‎

‎ Genève, 1989. Directeur : Florian Rodari. Un volume broché (18,8x26,5 cm) sous couverture rempliée, 319 pages non coupées. Textes de Yves Bonnefoy, Jean Tortel, Philippe Jaccottet, Jacques Chessex, Vladimir Holan, Pierre Oster, Paul de Roux, Guy Goffette, Sando Penna, Umberto Saba, Pierre Voélin, Anne Perrier, Claude Esteban, Jean-Luc Sarré, Jacques Dupin, Philippe Denis, André du Bouchet, Jacques Réda, John E. Jackson, Maurice Chappaz, etc. Édition originale : tirage de tête, un des 50 exemplaires mis hors commerce et destinés aux auteurs et artistes (n° XXV) sur vélin à la forme du Moulin de Pombié, signé au colophon par Gérard de Palézieux, Pietro Sarto, Marianne Décosterd, Pierre Schopfer, Michel Duplain, Ilse Lierhammer, Edmond Quinche, Marcel Mathis, Jérôme Baratelli, Florian Rodari et Pierre-Alain Tâche. Avec un envoi autographe signé de Florian Rodari. Complet des 10 estampes originales : pierre gravée de Albert Yersin, gravure de Gérard de Palézieux, aquatinte de Pietro Sarto, eau-forte de Marianne Décosterd, cliché-verre de Pierre Schopfer, eau-forte de Ilse Lierhammer, eau-forte de Michel Duplain, lithographie d’Edmond Quinche, eau-forte de Pierre Tal Coat, lavis de Marcel Mathys. Très bel exemplaire. ‎


‎Après seize ans à la tête d'une des plus anciennes revues francophones de littérature, Florian Rodari et Pierre-Alain Tâche ont demandé à leurs amis poètes et artistes de participer à ce dernier numéro anthologique sous leur direction. Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/‎

Le Livre à Venir - Chantelle

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‎BERNARDIN de SAINT-PIERRE‎

Reference : 30655

(1789)

‎Paul et Virginie.‎

‎ Reliure de présent en maroquin rouge, avec envoi autographe signé Paris, De l'Imprimerie de Monsieur, 1789. 1 vol. (75 x 130 mm) de 1 f., xxxv et 243 p. Maroquin rouge, deux filets dorés bordant une chaînette d'encadrement dorée sur les plats, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin vert, monogramme doré « SM » au centre des plats, roulette intérieure (reliure de l'époque). Première édition séparée. Elle est ordonnée par Pierre François Didot, le jeune, avec une édition luxueuse sur un papier de choix provenant de ses papeteries d’Essonne, qu’il enrichit d’illustrations – l’édition sur papier ordinaire n’en contenant pas : 4 figures de Moreau le Jeune, la dernière en collaboration avec Joseph Vernet, gravées sur cuivre par Girardet, Halbou et Longueil. Envoi signé : « pour Mademoiselle Mesnard de Conichard, par l’auteur, De Saint-Pierre ». ‎


‎Paul et Virginie est une oeuvre difficile à définir, y compris pour son auteur qui y voyait un « petit ouvrage », une « fable essai » et même une « espèce de pastorale ». L'ouvrage fut d'abord écrit comme un complément à une deuxième édition à Voyage à l'île de France, puis à la troisième édition des Études de la nature, dont il devait illustrer les thèses par la fiction. Il entendait mettre en application « les lois des Études de la nature au bonheur de deux familles malheureuses » par le dénouement tragique qu'il donne à son récit, en brisant le rêve d'un idylle. Il se démarque ainsi du goût de l'époque pour la pastorale, même s'il applique les règles de simplicité du genre : deux jeunes gens grandissent ensemble dans le cadre enchanteur et paisible de l'île de France, l'île Maurice actuelle, s'aiment, sont séparés par la civilisation, avant d'en être définitivement écartés au cours du drame du Saint-Géran. Bernardin de Saint-Pierre - formé aux récits de Daniel Defoe et de son Robinson Crusoé - embarqua, à douze ans, pour la Martinique sur le bateau d'un de ses oncles : une révélation, mais aussi la découverte du gouffre séparant l'imagination de la réalité, supportant mal les ardeurs du climat, les fatigues du voyage et surtout la discipline des navires. Après cette déconvenue, ses parents le mettent au collège des jésuites de Caen, où il caresse un temps l'idée de devenir missionnaire, puis à Rouen, avant d'entrer en 1757 à l'École nationale des ponts et chaussées. Il intègre à la fin de ses études le corps des ingénieurs militaires. Dès 1773, il dénonce le crime de l'esclavage dans son Voyage à l'Île de France, à l'Île Bourbon, au cap de Bonne-Espérance : il fait partie des auteurs qui s'opposent alors sans ambiguïté à l'esclavage et au racisme au nom de l'égalité de tous les hommes, d'autant que, natif du Havre, l'un des principaux ports où transitent les esclaves, il n'a eu de cesse d'en voir les ravages. Il y reviendra dans Paul et Virginie, faisant des esclaves Marie et Domingue, qui vivent en harmonie avec leurs maîtres, des figures importantes de son récit. Ce récit inspirera nombre d'écrits postérieurs, de l'Atala de Chateaubriand au Coeur simple de Flaubert. « Comme la plupart des chefs-d'oeuvre, celui-ci apporte au genre et à la mode qu'il illustre à la fois son accomplissement et son démenti. » (Jean Favre) Paul et Virginie connut un vif succès dès sa publication et fut un des livres les plus réédités jusqu'au début du XXe siècle ; et preuve de son immense réussite, Lamartine, Balzac et Flaubert ont fait de leurs héroïnes, Graziella, Véronique et Emma Bovary, des lectrices de Paul et Virginie : « Emma cherchait à savoir ce que l'on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d'ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres. Elle avait lu Paul et Virginie et elle avait rêvé la maisonnette de bambous, le nègre Domingo, le chien Fidèle, mais surtout l'amitié douce de quelque bon petit frère, qui va chercher pour vous des fruits rouges dans des grands arbres plus hauts que des clochers, ou qui court pieds nus sur le sable, vous apportant un nid d'oiseau. » (Madame Bovary, [1857], p. 36). Très bel exemplaire, de grande rareté avec envoi circonstancié et des plus pertinents : Mlle Mesnard était la fille d'un correspondant et ami proche de Bernardin de Saint-Pierre, François Mesnard de Conichard (1727-1792), premier commis des Finances. Ce dernier était intervenu en faveur de Bernardin de Saint-Pierre pour l'obtention d'une gratification annuelle à son retour de l'Île Bourbon ; la correspondance entre les deux hommes témoigne d'une longue amitié et d'une relation quasi-familiale. C'est à François de Conichard que l'auteur, à l'automne 1784, envisage et propose de dédicacer ses Études de la nature. Très élégamment, il la refusa, ayant « toujours évité par-dessus tout de faire parler de moi et je suis trop vieux pour changer ma marche à cet égard, je vous supplie donc qu'il ne soit plus question de cette dédicace [...]. N'en parlons plus je vous prie » (lettre à Bernardin de Saint-Pierre, octobre 1784). L'auteur respecta la demande et offrit la dédicace à un autre de ses amis, Hennin. Néanmoins, lors de la troisième édition, parue en 1788 et contenant au quatrième tome le roman de Paul et Virginie, Bernardin de Saint-Pierre réussit discrètement à faire imprimer sa reconnaissance envers « mes respectables amis MM. Hennin & Mesnard de Conichard » ; et à offrir, l'année suivante et pour cette première édition séparée du roman, cet exemplaire à la fille de son dédicataire. Une lettre de Mesnard à Bernardin en date du 30 avril [1773] fait mention de sa fille pour la première fois, et Bernardin de Saint-Pierre lui-même parle de « Mlle Mesnard fille d'un de mes meilleurs amis et que j'ai vu naître » dans une lettre à l'auteur du poème « Le Tombeau de Virginie » en 1789 (citée dans Rebecca Ford, « Une correspondance amicale : Bernardin et Mesnard de Conichard », Autour de Bernardin de Saint-Pierre, Mont-Saint-Aignan, P.U. de Rouen et du Havre, 2010). Cette dernière n'a, au moment de la parution du volume, que dix-sept ans : soit l'âge exact de l'héroïne de Bernardin de Saint-Pierre, puisque Virginie quitte l'île à quinze ans pour n'y revenir que deux ans et demi plus tard pour la fin tragique que l'on sait. Marie-Françoise Mesnard de Conichard épousera quelques années plus tard Jean-François Pierre Puy de Rosny, futur baron d'Empire. En 1792, Bernardin de Saint-Pierre épousera quant à lui la fille de son imprimeur Didot, avec laquelle il aura deux enfants qu'il prénommera, naturellement, Virginie (née en 1794) et Paul (né en 1798). Des bibliothèques Marie-Françoise Mesnard de Conichard ; Pierre Bergé (ex-libris ; II, n° 191). Tchemerzine V, p. 649 ; Cohen, 931. ‎

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‎Pierre LOUS‎

Reference : 77475

(1893)

‎"Mallarmé m'a écrit des choses pompeuses sur Lêda." Lettre autographe signée‎

‎Paris [18]93 | 13.50 x 14.50 cm | quatre pages sur un feuillet remplié‎


‎Lettre autographe signée de Pierre [Louÿs] datée de Noël [18]93 adressée à Georges Louis. Quatre pages rédigées à l'encre bleue sur un double feuillet bleu aux initiales de l'écrivain et à en-tête du 49 rue Vineuse. Belle lettre adressée à son frère Georges Louis avec qui Pierre Louÿs entretint une très intime relation et qu'il considéra comme son propre père. La question de la réelle identité du père de Pierre Louÿs fascine aujourd'hui encore les biographes:«Son père, Pierre Philippe Louis, [...] avait épousé en 1842 Jeanne Constance Blanchin, qui mourut dix ans plus tard après lui avoir donné deux enfants, Lucie et Georges. En 1855, il se remaria avec Claire Céline Maldan, et de cette union naquit, en 1857, un fils, Paul; puis, en 1870, notre écrivain, qui reçut les prénoms de Pierre Félix. Cette naissance tardive, les différences de caractère entre le père et le fils, la désaffection du premier à l'égard du second, la profonde intimité qui régna toujours entre Louÿs et son frère Georges, tout cela a fait soupçonner à certains biographes et critiques que ce dernier était en réalité le père de l'écrivain. La relation exceptionnellement intime et constante que Pierre et Georges maintinrent entre eux toute leur vie, pourrait être un argument en ce sens. Bien entendu, on n'a point découvert de preuve irréfutable, et on n'en découvrira sans doute jamais. Il n'empêche que certaines lettres [...] sont assez troublantes. En 1895, par exemple, Louÿs écrit gravement à son frère qu'il connaît la réponse à «la question la plus poignante» qu'il puisse lui poser, question qu'il a «depuis dix ans sur les lèvres». L'année suivante, en plein triomphe d'Aphrodite, il remercie Georges avec effusion et termine sa lettre par cette phrase: «Pas un de mes amis n'a un PERE qui soit pour lui comme tu es pour moi.» Arguant de l'étroite intimité de Georges et de Claire Céline durant l'année 1870, et de la jalousie que le père ne cessa de montrer vis-à-vis de son fils cadet, Claude Farrère n'a pas hésité à conclure en faveur de Georges Louis. Et que penser de cette dédicace de Louÿs à son frère sur un japon de l'originale dePausole: Pour Georges, son fils aîné / Pierre.» (Jean-Paul Goujon,Pierre Louÿs) Pierre Louÿs envoie cette lettre à son frère alors que celui-ci vient de prendre ses fonctions de délégué de la France à la Commission internationale de la dette égyptienne et se trouve au Caire : «La lettre où tu me demandais d'acheter un cadeau de jour de l'an m'est arrivée trop tard (vingt quatre heures) pour que je puisse l'envoyer à temps. J'espère que tu auras pu trouver quelque chose là-bas.» Faute de cadeau, Pierre a pu transmettre à son frère un portrait de lui: «En même temps que ma dernière lettre j'ai mis à la poste pour toi une photo du photographe ordinaire de Jane Hading, et qui représente un Pierre posthume et sentimental, assez ressemblant tout de même. L'épreuve n'était pas très propre, mais c'était la seule que j'eusse encore reçue.» On ne connaît à l'heure actuelle que très peu de portraits photographiques de l'écrivain et il ne nous a pas été possible d'identifier le cliché dont il est ici question. L'année 1893 est marquée par plusieurs succès littéraires pour Pierre Louÿs qui n'avait jusqu'ici publié qu'Astarté à compte d'auteur en 1891 et avait aux côtés d'André Gide, son ami de l'Ecole Alsacienne, et Paul Valéry créé La Conque, « anthologie des plus jeunes poètes » dont le premier numéro vit le jour le 15 mars 1891. Coup sur coup, paraissent Chrysis ou la cérémonie matinale, la traduction des Poésies de Méléagre et enfin Lêda ou la louange des bienheureux ténèbres. Il est d'ailleurs question de ce dernier titre dans notre lettre: «Mallarmé m'a écrit des choses pompeuses sur Lêda; mais de sa part cela ne signifie rien.» Pierre Louÿs fréquenta Mallarmé dès les années 1890 et rencontra à ses «mardi» de nombreuses personnalités, notamment Henri de Régnier. Très admiratif des vers du maître symboliste qu'il ‎

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