Reliure de présent en maroquin rouge, avec envoi autographe signé Paris, De l'Imprimerie de Monsieur, 1789. 1 vol. (75 x 130 mm) de 1 f., xxxv et 243 p. Maroquin rouge, deux filets dorés bordant une chaînette d'encadrement dorée sur les plats, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin vert, monogramme doré « SM » au centre des plats, roulette intérieure (reliure de l'époque). Première édition séparée. Elle est ordonnée par Pierre François Didot, le jeune, avec une édition luxueuse sur un papier de choix provenant de ses papeteries d’Essonne, qu’il enrichit d’illustrations – l’édition sur papier ordinaire n’en contenant pas : 4 figures de Moreau le Jeune, la dernière en collaboration avec Joseph Vernet, gravées sur cuivre par Girardet, Halbou et Longueil. Envoi signé : « pour Mademoiselle Mesnard de Conichard, par l’auteur, De Saint-Pierre ».
Paul et Virginie est une oeuvre difficile à définir, y compris pour son auteur qui y voyait un « petit ouvrage », une « fable essai » et même une « espèce de pastorale ». L'ouvrage fut d'abord écrit comme un complément à une deuxième édition à Voyage à l'île de France, puis à la troisième édition des Études de la nature, dont il devait illustrer les thèses par la fiction. Il entendait mettre en application « les lois des Études de la nature au bonheur de deux familles malheureuses » par le dénouement tragique qu'il donne à son récit, en brisant le rêve d'un idylle. Il se démarque ainsi du goût de l'époque pour la pastorale, même s'il applique les règles de simplicité du genre : deux jeunes gens grandissent ensemble dans le cadre enchanteur et paisible de l'île de France, l'île Maurice actuelle, s'aiment, sont séparés par la civilisation, avant d'en être définitivement écartés au cours du drame du Saint-Géran. Bernardin de Saint-Pierre - formé aux récits de Daniel Defoe et de son Robinson Crusoé - embarqua, à douze ans, pour la Martinique sur le bateau d'un de ses oncles : une révélation, mais aussi la découverte du gouffre séparant l'imagination de la réalité, supportant mal les ardeurs du climat, les fatigues du voyage et surtout la discipline des navires. Après cette déconvenue, ses parents le mettent au collège des jésuites de Caen, où il caresse un temps l'idée de devenir missionnaire, puis à Rouen, avant d'entrer en 1757 à l'École nationale des ponts et chaussées. Il intègre à la fin de ses études le corps des ingénieurs militaires. Dès 1773, il dénonce le crime de l'esclavage dans son Voyage à l'Île de France, à l'Île Bourbon, au cap de Bonne-Espérance : il fait partie des auteurs qui s'opposent alors sans ambiguïté à l'esclavage et au racisme au nom de l'égalité de tous les hommes, d'autant que, natif du Havre, l'un des principaux ports où transitent les esclaves, il n'a eu de cesse d'en voir les ravages. Il y reviendra dans Paul et Virginie, faisant des esclaves Marie et Domingue, qui vivent en harmonie avec leurs maîtres, des figures importantes de son récit. Ce récit inspirera nombre d'écrits postérieurs, de l'Atala de Chateaubriand au Coeur simple de Flaubert. « Comme la plupart des chefs-d'oeuvre, celui-ci apporte au genre et à la mode qu'il illustre à la fois son accomplissement et son démenti. » (Jean Favre) Paul et Virginie connut un vif succès dès sa publication et fut un des livres les plus réédités jusqu'au début du XXe siècle ; et preuve de son immense réussite, Lamartine, Balzac et Flaubert ont fait de leurs héroïnes, Graziella, Véronique et Emma Bovary, des lectrices de Paul et Virginie : « Emma cherchait à savoir ce que l'on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d'ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres. Elle avait lu Paul et Virginie et elle avait rêvé la maisonnette de bambous, le nègre Domingo, le chien Fidèle, mais surtout l'amitié douce de quelque bon petit frère, qui va chercher pour vous des fruits rouges dans des grands arbres plus hauts que des clochers, ou qui court pieds nus sur le sable, vous apportant un nid d'oiseau. » (Madame Bovary, [1857], p. 36). Très bel exemplaire, de grande rareté avec envoi circonstancié et des plus pertinents : Mlle Mesnard était la fille d'un correspondant et ami proche de Bernardin de Saint-Pierre, François Mesnard de Conichard (1727-1792), premier commis des Finances. Ce dernier était intervenu en faveur de Bernardin de Saint-Pierre pour l'obtention d'une gratification annuelle à son retour de l'Île Bourbon ; la correspondance entre les deux hommes témoigne d'une longue amitié et d'une relation quasi-familiale. C'est à François de Conichard que l'auteur, à l'automne 1784, envisage et propose de dédicacer ses Études de la nature. Très élégamment, il la refusa, ayant « toujours évité par-dessus tout de faire parler de moi et je suis trop vieux pour changer ma marche à cet égard, je vous supplie donc qu'il ne soit plus question de cette dédicace [...]. N'en parlons plus je vous prie » (lettre à Bernardin de Saint-Pierre, octobre 1784). L'auteur respecta la demande et offrit la dédicace à un autre de ses amis, Hennin. Néanmoins, lors de la troisième édition, parue en 1788 et contenant au quatrième tome le roman de Paul et Virginie, Bernardin de Saint-Pierre réussit discrètement à faire imprimer sa reconnaissance envers « mes respectables amis MM. Hennin & Mesnard de Conichard » ; et à offrir, l'année suivante et pour cette première édition séparée du roman, cet exemplaire à la fille de son dédicataire. Une lettre de Mesnard à Bernardin en date du 30 avril [1773] fait mention de sa fille pour la première fois, et Bernardin de Saint-Pierre lui-même parle de « Mlle Mesnard fille d'un de mes meilleurs amis et que j'ai vu naître » dans une lettre à l'auteur du poème « Le Tombeau de Virginie » en 1789 (citée dans Rebecca Ford, « Une correspondance amicale : Bernardin et Mesnard de Conichard », Autour de Bernardin de Saint-Pierre, Mont-Saint-Aignan, P.U. de Rouen et du Havre, 2010). Cette dernière n'a, au moment de la parution du volume, que dix-sept ans : soit l'âge exact de l'héroïne de Bernardin de Saint-Pierre, puisque Virginie quitte l'île à quinze ans pour n'y revenir que deux ans et demi plus tard pour la fin tragique que l'on sait. Marie-Françoise Mesnard de Conichard épousera quelques années plus tard Jean-François Pierre Puy de Rosny, futur baron d'Empire. En 1792, Bernardin de Saint-Pierre épousera quant à lui la fille de son imprimeur Didot, avec laquelle il aura deux enfants qu'il prénommera, naturellement, Virginie (née en 1794) et Paul (né en 1798). Des bibliothèques Marie-Françoise Mesnard de Conichard ; Pierre Bergé (ex-libris ; II, n° 191). Tchemerzine V, p. 649 ; Cohen, 931.
Tout Corneille : l'édition Wolfgang d'Amsterdam. Un des plus beaux exemplaires connus : celui d'Henri Bordes, relié par Lortic. [Amsterdam], Suivant la Copie imprimée à Paris, [Abraham Wolfgang], 1664-1678. 10 vol. (75 x 134 mm) de 1 portrait, 9 frontispices et 61 figures. Maroquin rouge, dos à nerfs ornés de caissons dorés, titre, tomaisons et dates dorés, au centre des plats médaillon ovale cerclé de petits fers et entrelacs dorés, encadré d'un double jeu de filets dorés, doublures de maroquin bleu, roulette et filets dorés encadrant une large dentelle dorée, fleurons d'angle, double garde peignée, tranches dorées sur marbrure (reliure signée de Pierre-Marcellin Lortic). Le théâtre complet de Pierre Corneille et Thomas Corneille : L’Illusion comique, Rodogune, Le Cid, Cinna ou Polyeucte... Exemplaire de choix, aux bonnes dates, sans exception (de 1664 à 1678) aux pedigrees impeccables : Pierre-Marcellin Lortic, Henri Bordes et Jules Lemaître. Cette édition est précisément décrite par Picot dans sa Bibliographie cornélienne, sous le n° 381. Elle est célèbre et contient d’admirables gravures, illustrant la totalité du théâtre des deux frères. Après les cinq premiers volumes de Pierre Corneille, l’éditeur poursuit jusqu’en 1678, avec les Tragédies et Comédies de son frère Thomas.
Un des plus beaux exemplaires connus de cette « charmante édition exécutée à Amsterdam par Abraham Wolfgang, et justement recherchée, sinon pour le texte lui-même, du moins pour la beauté de l’impression et du papier et pour l’élégance des figures. Cette édition a l’avantage de donner, non pas un choix, mais la suite complète des pièces de Corneille. Elle est devenue depuis quelques années, dit M. Brunet, un objet d’une très grande importance auprès des bibliomanes français, et il est fort difficile d’en trouver des exemplaires complets. » (Picot, 381). Assertion confirmée par Willems : « Cette collection est difficile à réunir. Les exemplaires qui ne laissent rien à désirer pour les dates des pièces et la grandeur des marges se paient fort cher. » C’est le cas de cet exemplaire, en exceptionnelle condition et d’une grande hauteur de marges (134 mm). Toutes les pièces, figures, titres généraux et frontispices sont bien présents, ainsi qu’une grande partie des feuillets blancs qui séparent parfois les pièces. Il est bien complet de l’avis de l’imprimeur au lecteur et du portrait au tome 1, souvent manquants. Les 5 volumes du Théâtre de Pierre Corneille portent tous la marque d’Abraham Wolfgang, signée « Quarendo » et dite au « Renard guettant sa proie » : Partie I : portrait de Corneille, sans nom de graveur ; frontispice gravé représentant le buste de Corneille couronné par deux ‘Renommées’, avec ce titre : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 5 f. pour l’« Avis de l’Im- primeur au Lecteur » (avis signé A. W.) et la table des pièces de Pierre Corneille et de Thomas Corneille ; 74 p. pour le « Discours du Poëme dramatique » et les « Examens ». Suivent les huit pièces (de Mélite à l’Illusion comique), chacune, précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie II : frontispice gravé représentant deux ‘Amours’, dont l’un déploie un voile sur lequel on lit : « Le Théâtre de P. Corneille », et l’autre gravant des armes sur une pierre ; 1 f. pour le titre, 92 p. contenant le « Discours de la Tragédie » et les « Examens ». Suivent les 7 pièces (du Cid à la Suite du Menteur), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie III : frontispice gravé, représentant la ‘Vérité’ debout sur une sphère entourée de rois orientaux tenant une écharpe sur laquelle on lit : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 1 f. pour le titre ; 68 p. pour le « Discours des trois Unitez » et les trois « Examens ». Suivent les 7 pièces (de Rodogune à Œdipe), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie IV : frontispice gravé ; 1 f. pour le titre ; 4 f. pour l’« Avertissement » pour Sertorius. Suivent les 4 pièces (de Sertorius à Othon) chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie V : frontispice gravé. Suivent 5 pièces (de Agesilas à Surena) chacune précédée d’une figure, d'un avis « Au lecteur » et d’un titre, avec une pagination distincte. Ces 5 volumes sont complétés par les œuvres de son frère, Thomas Corneille : Partie I : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (des Engagemens du hazard au Berger extravagant). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie II : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Le Geolier de soy mesme à Darius). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie III : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Stilicon à Pyrrhus, roy d’Epire) dont les 4 premières seulement sont mentionnées, les 2 dernières Pyrrhus, roy d’Epire et Persée... sont ici bien présentes, les titres ayant été ajoutés anciennement à l’encre dans la liste. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie IV : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Antiochus à La Mort d’Annibal. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie V : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Ariane au Comte d’Essex), mais chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines un « Argument », une note pour la « Décoration du prologue » et un avis « Au lecteur ». Élu au fauteuil 14 à l’Académie française, en 1647, Pierre Corneille en était le doyen lorsqu’il mourut en octobre 1684. Tous les membres de l’Académie s’en émurent et proposèrent à son frère, affligé, de pourvoir au siège vacant. Il y sera élu à l’unanimité le 2 janvier 1685 ; Thomas ne pouvant décemment faire l’éloge de son frère qu’il remplace, ce fut Racine qui s’en chargea en même temps qu’il recevait Thomas et cela reste l’unique exemple de deux discours, d’hommage et de réception, par le même académicien dans l’histoire de l’institution. Voltaire dit du frère cadet, qu’exception faite de Racine il était le seul de son temps qui fût digne d’être le premier au-dessous de son frère. C’était un homme qui aurait une grande réputation s’il n’avait point eu de frère ». Bon grammairien, Thomas Corneille écrivit un Dictionnaire des arts et des sciences et un Dictionnaire universel géographique et historique. À l’Académie, il recevra Fontenelle le 5 mai 1691. Exceptionnelle réunion des œuvres des deux frères, en parfaite condition. L’exemplaire a été établi avec un soin délicat et attentionné par Pierre-Marcellin Lortic, puis vendu à Henri Bordes. Né à Saint-Gaudens le 4 avril 1822, le Gascon Pierre-Marcellin Lortic, dit « le Frondeur », arrive à Paris à la fin des années 1830 et intègre comme ouvrier l’atelier de Pierre-Paul Gruel : le jeune homme se distingue par un fort caractère et des conceptions personnelles qu’il affirme haut et fort et, alors qu’il n’a que vingt-deux ans, s’installe en 1844 au 199 rue Saint-Honoré, adresse qui sera la sienne jusqu’à son déménagement au 1 rue de la Monnaie, vers 1860. « Les reliures de Pierre-Marcellin Lortic se distinguent par le poli de leur maroquin, leur fermeté, leur légèreté, la finesse de leurs cartons et leurs nerfs très pincés et la subtilité de leur dorure, même si ’Le Frondeur’ n’est pas doreur et qu’il confie ses travaux aux plus grands spécialistes de l’époque, notamment Wampflug et Maillard [...] Au-delà de son perfectionnisme et de la maîtrise incontestable dont il fera preuve, il va révolutionner cet art industriel qu’est la reliure, que ce soit au niveau de la relation avec le bibliophile, de l’approche commerciale, développant une conception très personnelle de son art et n’apprécie que modérément la critique et le conseil des bibliophiles. De là naîtra peut-être sa principale innovation commerciale : ne plus attendre le client, acquérir lui-même des ouvrages, les relier à son goût et les proposer directement à la vente dans un atelier qui devient également, par le fait, une librairie. Le concept est révolutionnaire, à une époque où la reliure de luxe procède de la commande d’un particulier qui apporte ensuite son ouvrage chez le relieur, avec ses indications. Il vaudra à Lortic les critiques des libraires et des amateurs, mais démontre que le relieur avait une très bonne connaissance du livre et des goûts de l’époque, si ce n’est bibliographique » (Hugues Ouvrard, in Portrait de Pierre-Marcellin Lortic, en ligne). Son goût sûr le pousse d’ailleurs vers des ouvrages d’exception ou des raretés bibliographiques qu’il établit avec grand soin et dont il ne se dessaisit que pour les vendre aux grands bibliophiles de son époque qui sont ses clients : Ambroise Firmin- Didot (qui possédait 504 reliures signées de lui) l’architecte Joseph Lesoufaché, le duc d’Aumale, l’architecte Hippolyte Destailleurs, l’armateur bordelais Henri Bordes, le duc de Parme, le duc de Rivoli, Edmond de Goncourt, Auguste Poulet-Malassis, Charles Asselineau, Théodore de Banville et bien sûr Charles Baudelaire, qui confia à Lortic la reliure de huit exemplaires de l’édition originale des Fleurs du mal. Depuis 1876, Lortic collait dans le coin gauche du premier contreplat de ses reliures une étiquette représentant huit livres empilés indiquant les multiples prix qu’il obtient à Londres (en 1851, il n’a alors que vingt-neuf ans), Paris (1855 et 1878), Vienne (1873) et Philadelphie (1876). Il est, en 1878, le premier relieur fait chevalier de la Légion d’honneur et modifie alors son ex-libris en y ajoutant cette décoration. Ce Corneille porte cette marque, ce qui permet de dater la reliure de ces années-là. Il met fin à ses activités professionnelles en 1884 ; ses fils reprendront la suite. Notre exemplaire contient cet ex-libris à chaque volume, en plus de son fer, au centre du premier contreplat, qui est sa signature. Des bibliothèques Pierre-Marcellin Lortic (ex-libris, troisième version de 1878), Henri Bordes (ex-libris et vente, 1911) ; Jules Lemaître (ex-libris et vente, 1917). Picot, Bibliographie cornélienne, 381 (cite un exemplaire en maroquin rouge doublé de maroquin bleu, de la collection Benzon, mais c’est probablement un autre exemplaire) ; Willems, p. 466.
LEROUX Pierre ( Paris 1797 - 1871), éditeur, imprimeur, philosophe, homme politique socialiste, ami de George Sand.
Reference : 12274
- Lettre autographe signée à "Mon cher Dubois", conseiller de l'Université, rue de Vaugirard Paris adresse sur le pli), avec qui il a fondé le journal le Globe. Leroux envoie son fils à Dubois, " tu les connais déjà …il a suivi tes leçons à l'Ecole Polytechnique" et lui demande de lui rendre service au nom de leur " vieille amitié". Il conclut : " au besoin, je te prie de donner a mon fils un mot d'introduction auprès de Mr. Vitet". 1 page 1/3 sur papier bleutée, de Boussac, 15 décembre (vers 1848) . - Lettre à "Mon cher Lerminier" , Eugène Lerminier journaliste et juriste, qui, collabora au Globe. " Pouvez-vous remettre cinquante francs à mon frère… La livraison de l'encycl. que je termine est dure à arracher et nous sommes ruinés jusqu'à ce qu'elle paraisse…". L'encyclopédie nouvelle de Leroux fut publiée en 8 volumes entre 1834 et 1847. 1 page in-12° , sans lieu, ni date, nom sur le pli. - Lettre à un ami. Il lui envoie un second petit mémoire, " Vous verrez pourquoi je l'a écrit. J’ai voulu déjouer un coup de Jarnac. J’écris aussi à M. Marie, en le lui envoyant. Je lui ai aussi adressé un certificat qui prouve que le petit Maurice n’a pas la teigne. A Dieu, ami. C’est demain que M. Dupin nous foudroie »... 1 page in-8°
On joint 4 pièces: 1°- Lacassagne Jean -Pierre. Métaphysicien et chansonnier : Pierre Leroux et Béranger. D'après la correspondance de Béranger. Strasbourg, 1968; brochure in-8. Extrait des "Travaux de linguistique et de littérature, publiés par le Centre de philologie et de littératures romanes de l'Université de Strasbourg". Envoi autographe signé de l'auteur à l'érudit berrichon Gaston Imbault./ - 2°. Barrau J.J. Notices biographiques et politiques des 28 Candidats proposés par le Comité Démocratique - Socialiste. Pierre Leroux, né à Paris en 1797. Paris, Imprimerie de Lacour et Cie, sans date (1848); 1 feuille in-4°, texte sur 2 colonnes, avec portrait de Pierre Leroux sur bois au centre de la feuille. / - 3° : 2 portraits lithographiés de Pierre Leroux par Alphonse Farcy ( in-4°, en bon état) et par A. Lemaire (In-4°, un peu poussiéreux, petites déchirures en marge et petites rousseurs). Bel ensemble documentaire sur Pierre Leroux. (Reu-Bur)
Charles-Irénée Castel de Saint-Pierre dit l'abbé de Saint-Pierre, Discours sur la polysynodie, où l'on démontre que la polysynodie, ou pluralité des conseils, est la forme la plus avantageuse pour un Roi, et pour son royaume. Amsterdam, Du Villard & Changuion, 1719. In-12, 265-[6]p. Seconde édition, en partie originale, après l'édition de Londres en 1718 (particulièrement rare). Cette seconde édition est augmentée de deux lettres de l'abbé de Saint-Pierre à Sacy, en fin de volume. La polysynodie était le système de gouvernement du régent qui tenta, de 1715 à 1718, de remplacer les ministères par des conseils. Ce système ne fit pas ses preuves et fut abandonné rapidement. Toutefois, l'abbé de Saint-Pierre voulut la défendre et apporter un projet pour la France, critiqua la politique de Louis XIV et finit par être radié de l'Académie française. Exemplaire relié sans le long catalogue (13p), où plus précisément, le dernier feuillet de texte, portant au dos la première page du catalogue, est collé sur un feuillet blanc. Pleine basane, dos lisse, pièce de titre, tranches rouges, coiffes arasées, petite fente en tête du mors supérieur, coins usés. Important texte.
22 hommages à Pierre Boulez Rimini, Luigi Castiglioni Editore, (27 mars) 2025. 1 vol. (240 x 380 mm) de 234 p. Veau noir à décor, avec insert en aluminium sur le premier plat figurant le titre « Boulez», dos lisse, non rogné (Luigi Castiglione, 2025). Edition originale. Tirage unique à 200 exemplaires, imprimés en lithographie sur Fabriano Tiepolo, signés par les éditeurs.
L'ouvrage renferme des contributions originales de 22 grandes figures du monde de la musique, de l'architecture, de la littérature et de la recherche : Marie-Hélène Arbour, Michel Archimbaud, Daniel Barenboim, Jean-Pierre Changeux, Sophie Cherrier, Angela Ida de Benedictis, Giuseppe di Giugno, Michel Fano, Ralph Fassey, Pascal Gallois, Marie-François George, Andrew Gerszo, Susanna Mälkki, Philippe Manoury, Brigitte Marger, Allessandro Melchiorre, Emmanuelle Ophèle, Renzo Piano, Alain Planès, Jean-Guihen Queyras, Tamara Stefanovich et Suzanne Stephens, lesquels ont tous signés au crayon leur contributions. Elles viennent illustrer un exceptionnel ensemble de 70 photographies inédites réalisées par Ralph Fassey qui, pendant près de trente ans, a accompagné Pierre Boulez. C'est de son fonds photographique, riche de plus de 3 000 clichés, que sont extraites les photographies ici présentées, livrant un portrait intime et pluriel d'un homme qui a profondément marqué son temps et l'histoire de la musique. L'ouvrage est complété par deux documents exceptionnels : le premier est la reproduction inédite des dernières notes manuscrites de Boulez, où il esquisse ses projets en cours et ses réflexions pour l'avenir, le second présente quatre schémas électroniques autographes réalisés par Giuseppe Di Giugno en 1979, pour la conception de la machine 4X. C'est le compositeur Luciano Berio, invité par Pierre Boulez pour prendre en 1974 la direction de la section électroacoustique de l'Ircam, qui supervise un projet de synthèse et transformation de sons complexes en temps réel. L'année suivante, Giuseppe Di Giugno et les chercheurs de l'Ircam développent alors plusieurs versions successives de processeurs numériques : 4A le premier prototype, 4B, 4C, pour aboutir en 1981, au très performant système 4X. Cette « station de travail musicale 4X» permettra au musicien d'analyser, de synthétiser et de manipuler numériquement le son, en étant capable de créer de nouvelles sonorités et de transformer en temps réel le son issu d'instruments traditionnels. Pierre Boulez sera le premier à utiliser la 4X pour son oeuvre Répons en 1981 : «vingt-quatre instrumentistes occupent une scène centrale autour de laquelle le public est assis ; cet orchestre central ne subit aucune transformation sonore de la part du dispositif électroacoustique et informatique. Le public est lui-même encadré par six solistes et six haut-parleurs qui en restituent le son traité en temps réel. Les sons produits par les solistes sont traités en temps réel par la 4X, et réinjectés dans des haut-parleurs situés également derrière le public» (Notice de la station 4X de l'Ircam utilisée dans ce concert, aujourd'hui conservée au Musée de la Musique - Cité de la musique, Philarmonie de Paris, cote E.996.29.1, en ligne). Tous les exemplaires de l'ouvrage sont reliés à l'identique par Luigi Castiglioni, relieur d'art.
Pierre Mac Orlan (1882-1970), écrivain. L.A.S., 23 janvier 1966, 2p in-12. A l'écrivain et libraire Pierre Béarn (1902-2004). « Mon vieux Pierre. Je suis profondément touché par cette franche amitié. Ton "papier" me réconforte et j'en ai besoin. Je suis en train de changer de peau ; ce qui n'est pas à mon avantage. En bref, cette année, la fatigue ne m'embellit pas tant au temporel qu'au spirituel. Que veux-tu mon vieux matelot. un jour ou l'autre il faudra bien en finir : le plus tard sera le mieux. Ton article était épatant parce que en marge de l'affection, il était intelligent. Dans le courant de ce mois, tu auras le "papier" promis. Je crois que j'écrirai moi-aussi avec affection et intelligence. Embrasse bien pour moi la petite Gabrielle. Ton vieil ami Pierre ». Belle lettre amicale. [364]
1930 Paris , Pierre Tequi, 1930 ; in-8 broché, couverture beige imprimée en noir; XV, 241pp. Concerne la commune de Chenedouit (Orne) et évoque le sort des abbés : Guerin de Rocher (Pierre Marie Stanislas), 1731-1792, Guerin du Rocher (Robert François), 1736-1792, Riblier (Jacques Louis André), 1736-1794, Riblier (Pierre), 1743-1796, Bunout (abbé Jean-Marie), 1759-1796, Souquet de la Tour (Pierre Charles François), 1753-1808, Guerin du Rocher (Jean Baptiste Michel), 1749-1822, Cheux du Repas (Marie François Gabriel), 1755-1816, Dugué (Pierre Jean Louis), 1751-1820 .
Couverture un peu poussiéreuse avec très petit manque ( o,5cm) au 1er plat. ( GrMG)
Pierre-Antoine-Victor Lerebours dit Pierre Victor (1791-1864), écrivain, tragédien, pensionnaire de la Comédie-française, élève du tragédien Talma.
Reference : 017255
Pierre-Antoine-Victor Lerebours dit Pierre Victor (1791-1864), écrivain, tragédien, pensionnaire de la Comédie-française, élève du tragédien Talma. L.A.S., sd [ca.1827], 1pŒ in-8. « Monsieur, Je ne m'attendais pas, après la lettre par laquelle vous m'avez écrit que Monsieur de La Rochefoucauld entendroit avec plaisir mes réclamations, qu'il les préviendrait en me signifiant les dispositions les moins bienveillantes. Ce que vous m'annonciez comme une proposition qu'il devoit me faire, il me l'a présenté comme une décision qui me confond. Un homme, un artiste, peut-il être traité ainsi ! Un entretien pour me congédier était inutile ; il eut suffi de m'écrire. J'ose encor compter sur la justice et sur votre bienveillance pour lui faire observer dans quelle position cruelle me jetteroit un arrêté aussi inattendu. Mais si j'étois trompé dans une espérance, je crois devoir vous prévenir que je me verrais réduit à la plus fâcheuse extrémité. J'ai l'honneur d'être avec une parfait considération, Monsieur, votre bien obéissant serviteur. PVictor ». Le vicomte Sosthènes de La Rochefoucauld (1785-1864), fut directeur des Beaux-Arts d'août 1824 à la révolution de 1830. Durant cette période, il y eut des plaintes contre plusieurs directions de théâtre, comme celui de l'Odéon. Cette lettre est probablement écrire fin 1826 ou début 1827, au moment de la mort de Talma, quand le baron Taylor, commissaire royal au Théâtre français se sépare de Victor. La Rochefoucauld n'apporte donc aucun soutien à Victor, ce dont il se plaint à son correspondant. Peu commun. [109]
Le premier "double" de Gary : envoi signé Paris, Éditions Siloé, (mars) 1980. 1 vol. (225 x 295 mm) de 199 p. Cartonnage éditeur et jaquette illustrée. Première édition française. Envoi signé : « À Romain [Gary], avec toute mon affectueuse admiration, Pierre ».
Rouve, de son vrai nom Pierre Ouvaliev, est un diplomate slave, né à Sofia, que Gary a aidé à s'exiler alors qu'il était en poste en Bulgarie. Il lui fait obtenir la nationalité britannique en 1948 qui lui permet de s'installer à Londres où il entame une carrière de scénariste et de producteur de cinéma : il sera notamment celui de Blow-Up, de Michelangelo Antonioni, en 1966. Passionné par l'oeuvre du peintre anglais, ce Turner - Etude de Structures est le seul ouvrage qu'il aura publié. Signalons qu'il est le frère d'une grande historienne de l'art moderne : Dora Vallier, spécialiste de Braque, du Douanier Rousseau, de Kandinsky, Mondrian et Malévitch. Elle quitta Sofia peu après son frère, en 1950, pour s'inscrire à l'Ecole du Louvre. Pierre Rouve est, vingt ans avant Paul Pavlovitch, le premier « vrai » double de Gary : en 1955, Gary prévoit de publier L'Homme à la colombe, d'abord en américain et de l'attribuer à un dénommé Jack Ribbons. Le projet cale, mais Gary, revenu en Europe, recherche un ami qui signerait une convention pour incarner un auteur corso-italien, Fosco Sinibaldi : c'est vers Pierre Rouve qu'il se tourne, lequel accepte de parapher le contrat d'édition à la place de Gary - mais en stipulant que sa photo ne figure pas dans le dossier de presse, et refusant de personnifier Sinibaldi face au public. Paul Pavlovitch prendra officiellement ce rôle quelques années plus tard.
Charles Causse dit Pierre Maël (1862-1904), écrivain sous le pseudonyme de Pierre Maël partagé avec Charles Vincent.
Reference : 016987
Charles Causse dit Pierre Maël (1862-1904), écrivain sous le pseudonyme de Pierre Maël partagé avec Charles Vincent. L.A.S., La Trinité sur Mer, sd [1895], 2p in-12. Remerciements pour un article sur son livre Mer bénie. [396]
Paris, Éditions de Minuit, (décembre) 1951 1 vol. (135 x 190 mm) de 64 p., [1] et 1 f. Broché. Édition originale. Un des 89 exemplaires sur Arches avec l'eau-forte de Jacques Hérold signé par l'auteur et l'artiste (n° 71). Envoi signé : "Pour Jacques Hérold par ce que ses pierres de feu tiennent aux pierres du ciel de l'esprit et font le poëte moins loin de l'univers véritable Pierre Demarne, Le Cannet 1952". Piqûres en couverture et au dos de la gravure
Pierre Demarne, en 1947, rencontre André Breton et participe alors pendant quatre ans à toutes les activités du groupe surréaliste, devenant un proche de Sarane Alexandrian, Jacques Kober, Francis Meunier, Jacques Hérold, ou Michel Butor un peu plus tard. À partir de 1951, Pierre Demarne publie des ouvrages d'art, dont Bref, étoile, illustré par Jacques Hérold, et Pure peine perdue, illustré par Henri Matisse et Marc Chagall. En 1956, il est associé au mouvement Phases d'Édouard Jaguer. En 1959, il publie, avec Max Rouquerol, Les Ordinateurs, réédité 13 fois, et traduit en de nombreuses langues, avant de publier plusieurs importants illustrés, dont Muets chevalets (1987) et Notre Île de Pâques (1990) avec Michel Butor. Texte de Pierre Demarne ; Lettre de Malcolm de Chazal ; frontispice de Jacques Hérold et maquette de François Di Dio. "Ce livre est présenté dans une élégante typographie et mise en page par François di Dio, typiques des publications du Soleil noir, mais, peut-être en raison des dissensions qui frappaient le groupe à cette époque, il paraît ici à compte d'auteur, sans le logo des éditions de Minuit. Cet ouvrage rare ne figure dans aucun catalogue de l'éditeur" (Vignes, Bibliographies des Editions de Minuit, n° 145).
Paris, Neuilly, chez l'auteur & Librairie Pierre Pain, 1987. 1 vol. (230 x 320 mm) de 32 pp., broché. Edition originale. Tirage unique à 325 exemplaires. Envoi signé : "Pour Lucette qui a connu tous ces peintres avec moi et m'a souvent aidé à les évoquer quand ils étaient moins célèbres qu'aujourdui, affectueusement, DEMARNE PIERRE, 24.5.1990" Un des 25 premiers exemplaires sur vélin d'Arches, hors commerce (n° T), signé par l'auteur.
Pierre Demarne, en 1947, rencontre André Breton et participe alors pendant quatre ans à toutes les activités du groupe surréaliste, devenant un proche de Sarane Alexandrian, Jacques Kober, Francis Meunier, Jacques Hérold, ou Michel Butor un peu plus tard. À partir de 1951, Pierre Demarne publie des ouvrages d'art, dont Bref, étoile, illustré par Jacques Hérold, et Pure peine perdue, illustré par Henri Matisse et Marc Chagall. En 1956, il est associé au mouvement Phases d'Édouard Jaguer. En 1959, il publie, avec Max Rouquerol, Les Ordinateurs, réédité 13 fois, et traduit en de nombreuses langues, avant de publier plusieurs importants illustrés, dont Muets chevalets (1987) et Notre Île de Pâques (1990) avec Michel Butor.
Paris, Neuilly, chez l'auteur & Librairie Pierre Pain, 1987. 1 vol. (230 x 320 mm) de 32 pp., broché. Edition originale. Tirage unique à 325 exemplaires. Exemplaire marqué "ESSAI pour PIERRE PAIN", signé par l'auteur en juin 1987
Pierre Demarne, en 1947, rencontre André Breton et participe alors pendant quatre ans à toutes les activités du groupe surréaliste, devenant un proche de Sarane Alexandrian, Jacques Kober, Francis Meunier, Jacques Hérold, ou Michel Butor un peu plus tard. À partir de 1951, Pierre Demarne publie des ouvrages d'art, dont Bref, étoile, illustré par Jacques Hérold, et Pure peine perdue, illustré par Henri Matisse et Marc Chagall. En 1956, il est associé au mouvement Phases d'Édouard Jaguer. En 1959, il publie, avec Max Rouquerol, Les Ordinateurs, réédité 13 fois, et traduit en de nombreuses langues, avant de publier plusieurs importants illustrés, dont Muets chevalets (1987) et Notre Île de Pâques (1990) avec Michel Butor.
Pierre de Boissat, Le Brillant de la Royne, ou les vies des Hommes illustres du nom de Médicis. Lyon, Pierre Bernard, 1613. In-12, front.-[20]-384p. Edition originale posthume de cet ouvrage à la gloire de la famille de Marie de Médicis, complet de son beau frontispice par Jacques [de] Fornazeris (1585?-1619?). Ce frontispice reprend les portraits de 21 membres de la famille. Pierre de Boissat (1556-1613) était un helléniste et un magistrat de Vienne (Isère). L'ouvrage a été publié juste après la mort de Boissat, par son fils André et contient deux épîtres à la reine, l'une par Pierre l'autre par André. L'achevé d'imprimer date du 27 septembre 1613. Une seconde édition fut publiée en 1620 sous le titre Histoire généalogique de la maison de Médicis (Lyon & Paris, Guillaume Loyson). Provenance : Catalogue de très-beaux livres anciens et modernes [.] composant la bibliothèque de M. *** dont la vente aura lieu le lundi 1er avril 1878 et les cinq jours suivants (Paris, Labitte, 1878), n°738, indiqué comme « rare ». Reliure signée Raparlier, plein maroquin janséniste rouge, dentelle en bordure des contreplats, tranches dorées. Petites usures, exemplaire très propre (anciennement lavé comme le montre un ex-libris éclairci sur le titre, daté 1645). Très bel exemplaire, peu commun.
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[Collectif dont] Pierre Le Roy, Nicolas Rapin, Jean Passerat, Gilles Durant, Florent Chrestien, Pierre Pithou,
Reference : 015496
[Collectif dont] Pierre Le Roy, Nicolas Rapin, Jean Passerat, Gilles Durant, Florent Chrestien, Pierre Pithou, Satyre Ménippée de la vertu du Catholicon d'Espagne ; Et de la tenue des Etats de Paris. A laquelle est ajoutée un Discours sur l'interprétation du mot de Higuiero d'Infierno, et qui en est l'auteur. Plus le Regret sur la mort de l'Âne Ligueur d'une Damoiselle, qui mourut durant le Siège de Paris. Avec des remarques et explications des endroits difficiles. Ratisbonne, Mathias Kerner [i.e. Bruxelles, Foppens], 1664. Petit in-12, 8-336p. Seconde édition Foppens à la date de 1664, complète des trois planches : L'Espagnol, le Charlatan lorrain et la fameuse planche dépliante de la procession de la Ligue. Ces deux éditions Foppens, très proches mais composées différemment, se distinguent notamment par la présence de l'errata en p.8 du premier tirage, absent du second tirage qui a été corrigé. Ce pamphlet fut écrit par un ensemble d'auteurs, protestants et catholiques, modérés, opposés à la Ligue et ses excès. Il connut de nombreuses éditions à partir de 1594. Au sujet de l'histoire de ce livre, il convient de lire l'article de Jean Balsamo publié dans le tome LXXXIV de la Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance (2022). Balsamo y répertorie notamment 29 éditions entre 1594 et 1604. Provenance : G Archambault, XXe, avec son ex-libris gravé par Bouvier sur le contreplat ; étiquette du libraire Alphonse Picard à l'angle du contreplat. Plein maroquin bière ambrée d'époque, dos à nerfs orné, tranches dorées, roulettes sur les coupes et en bordure des contreplats. Papier légèrement jauni, rousseurs éparses, réparations anciennes aux plis de la gravure dépliante. Bon exemplaire.
Pierre-Juvenal Gallois (ca.1726-1789), conseiller du roi, auditeur ordinaire de la Chambre des Comptes, propriétaire du château de Belleville à Gif-sur-Yvette (aujourd'hui propriété de la commune).
Reference : 013967
Pierre-Juvenal Gallois (ca.1726-1789), conseiller du roi, auditeur ordinaire de la Chambre des Comptes, propriétaire du château de Belleville à Gif-sur-Yvette (aujourd'hui propriété de la commune). L.A.S., Paris, 12 septembre 1755, 3p in-4. A Pierre-Emmanuel de Casaux (1716-1778), président à mortier au Parlement de Bordeaux. « Monsieur, Si pour mériter l'honneur de votre confiance l'exactitude et la diligence peuvent être de quelque considération, la première preuve qu'il soit en moi de vous donner quant à présent est de vous répondre à celle que vous avez pris la peine de m'écrire à l'instant que je crois le faire vraiment pour vous assure que j'agirai de même pour la suite. Je me flatte que M. le Président Général qui me recommande une grande expédition de ce que vous désirez en cela dans les termes les plus forts voudra bien être auprès de vous ma caution à cet égard. Je ne crois point trop m'engager Monsieur en vous promettant que vos provisions peuvent être scellées bien avant la St Martin [11 novembre] à moins de quelques difficultés absolument surprenantes qui ne se rencontrent pas volontiers. C'est tous quand il est question de la résignation d'un père à son fils. Cependant, à commencer de samedi prochain, n'ayant toute apparence que le sceau ne se donnera que de quinzaine en quinzaine, je vous observerai qu'il n'y a pas de temps à perdre pour m'envoyer les pièces nécessaires, et me mettre en état d'aller en avant. Je vous annoncerai que si cet envoi tardait, je me trouverais embarrassé pour l'enregistrement des provisions à la chambre des comptes qui n'entre point dans la quinzaine d'avant la St Martin, qu'à dix jours bien interrompus et rares. Comme vous avez déjà obtenu de premières provisions, vous me marquez au juste les pièces dont j'ai besoin qui sont les provisions de M. votre père : sa résignation, les vôtres personnelles, votre extrait baptistaire, et un certificat de non parentés et alliances avec Mrs du Parlement. Vous savez, Monsieur, que M le Chancelier n'accord son agrément qu'autant que M le Premier président lui en a écrit. Ainsi il faut que vous preniez d'aller voir M Le Berthon pour qu'il remplisse ce cérémonial, l'agrément en question étant le préalable de toutes choses. Je me persuade même qu'il vous faudra au moins une dispense d'âge et ces lettres demandent toujours plus de temps que lorsqu'il s'agit d'avoir simplement des provisions, par la nécessité, [mot illisible] qu'elles sont sous scellées, de les envoyer et les retirer de la signature du ministre. Le droit de survivance étant de 5571 livres et celui de marc d'or de 2626 livres, l'on provisionne sans aucune dépense, point d'argent ni de pièce, seront une dépense au moins de 8400 livres sans y comprendre même l'enregistrement de la chambre des comptes mais elle vous coûteront toujours bien moins qu'au dernier revu de Mrs les présidents à mortier qui a été obligé de payer depuis peu caution. 18000 livres pour son seul droit de survivance acquis au triple et sur lequel il n'a pu obtenir aucune modération. Je suis bien respectueusement, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur Gallois ». Le « président général » est certainement le premier président du parlement de Bordeaux, à savoir André-Benoît-François-Hyacinthe Le Berthon (1713-1800) au moment de ce courrier. Son père Pierre-Emmanuel Casaux (1687-1759) s'apprête donc à lui laisser sa place de président à mortier au parlement de Bordeaux. D'ailleurs, l'adresse indique uniquement « conseiller au Parlement ». Il lui fallait une dispense d'âge car il fallait 40 ans révolus pour être président à mortier. Beau cachet de cire aux armes de Gallois au dos du document (cachet rompu en deux à l'ouverture de la lettre). [215]
Paris, Bièvres 1975 Pierre de Tartas et Albin Michel No Binding Fine
LOUYS (Pierre). Lêda. Paris, Bièvres : Pierre de Tartas et Albin Michel, 1975. - In-folio, 370 x 280 : (2 ff. blancs), 92 pp., (6 ff. trois derniers blancs), couverture illustrée. - En feuilles, couverture rempliée, étui boite recouvert de toile bleue de l'éditeur. Édition tirée à 321 exemplaires, conçue et réalisée par Pierre de Tartas, ornée de 23 lithographies originales en couleurs par JEAN-BAPTISTE VALADIÉ. Exemplaire sur grand vélin d'Arches non numéroté, spécialement imprimé pour France de Tartas (fille de l'éditeur), portant les paraphes de l'éditeur et de l'artiste ainsi que le cachet du ministère d'Huissier de justice. etat superieur
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Pierre Corneille, L'Imitation de Jésus-Christ mise en vers François par Pierre Corneille. Rouen, imprimé par Maury pour Robert Ballard, 1656. Petit in-12 étroit (11.6*6.4cm), [16]-507-[5]p. Première édition complète de la traduction de Corneille, parue en même temps que l'édition in-4 de 1656, et probablement la plus rare des deux. En effet, Picot en dit « Ce petit volume, très bien exécuté, était un de ces livres de poche condamnés à une rapide destruction ; aussi les exemplaires en sont-ils fort rares ; nous n'en avons rencontré que trois, qui appartiennent à M. le baron de Ruble, à M. L. Potier et à M. Bochet ». L'ouvrage contient donc un titre gravé et 114 gravures en tête de chacun des chapitres. Les gravures sont des réductions de l'édition in-4, gravées en taille-douce et tirées dans le texte. Références : .Laurent Guillo, Pierre I Ballard et Robert III Ballard, imprimeurs du roy pour la musique. Liège, Mardaga, 2003. N°1656-L pour notre exemplaire, n°1656-K pour l'édition in-4 citée. .Picot, Bibliographie cornelienne. Paris, Fontaine, 1876. n°129 pour notre exemplaire, n°128 pour l'édition in-4 citée. Provenance : Edme-Hippolyte-Jacques Michau, baron de Montaran (1780-1848), n°53 de son catalogue (vendu 10 francs en 1849). Reliure signée Hering, plein maroquin noir à long grain, dos lisse orné, travail à froid sur les plats, roulette sur les coupes et en bordure des contreplats, tranches dorées. Très légères usures aux mors, léger jaunissement général, quelques feuillets roussis [notons que la description de 1849 indique « quelques feuillets roux »], 2 pages un peu tachées. Magnifique exemplaire, très rare.
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1961 Pierre de Tartas, 1961; In-folio en feuilles, couverture rempliée illustrée, sous coffret de toile toile bleu avec titre en blanc. Illustré de dessins dans le texte en noir ou gris, de 4 dessins à pleine page en noir, de 7 dessins hors texte à double page lithographiés en noir, de 6 planches lithogaphiées en couleurs dont 5 à double page.
Tirage total à 298 exemplaires, celui-ci n°55, 1 des 50 exemplaires sur grand velin d'Arches, comportant une décomposition des couleurs d'une planche sur vélin de Rives, une suite des doubles planches en noir sur vélin de Rives et 2 planches refusées.Signature autographe de Michel de Saint-Pierre sous le numéro de la justification. (infime frottement à 2 coins de l'étui, très bon exemplaire). (REU- BUR)
Pierre Elzéar, Pierre-Elzéar Bonnier dit (1849-1916), avocat, écrivain.
Reference : 005488
Pierre Elzéar, Pierre-Elzéar Bonnier dit (1849-1916), avocat, écrivain. L.A.S., sd [1884], 1p in-8 (11 lignes). Petite eau-forte collée en tête de la lettre. Apprenant que Scholl devient rédacteur en chef de l'Echo de Paris (fondé en mars 1884), il se rappelle à son bon souvenir. [123]
Pierre Elzéar, Pierre-Elzéar Bonnier dit (1849-1916), avocat, écrivain.
Reference : 005489
Pierre Elzéar, Pierre-Elzéar Bonnier dit (1849-1916), avocat, écrivain. L.A.S., 10 juin, 1p in-8 (17 lignes). Il se recommande à Scholl pour entrer à l'Evènement ou au Gaulois. Il n'a actuellement qu'une chronique hebdomadaire au Gil Blas. [123]
Pierre Elzéar, Pierre-Elzéar Bonnier dit (1849-1916), avocat, écrivain.
Reference : 005490
Pierre Elzéar, Pierre-Elzéar Bonnier dit (1849-1916), avocat, écrivain. L.A.S., 4 mars, 1pœ in-8 (34 lignes). Il essaye de caser son roman fantaisiste dans un journal de Scholl. Il le considère comme le meilleur et a pour titre la comtesse Léona ou Montdragon. Il lui apportera le manuscrit le lendemain. Ce roman semble n'avoir jamais été publié. [123]
Pierre Elzéar, Pierre-Elzéar Bonnier dit (1849-1916), avocat, écrivain.
Reference : 005491
Pierre Elzéar, Pierre-Elzéar Bonnier dit (1849-1916), avocat, écrivain. L.A.S., sd [5 mars], 1p in-8 (7 lignes). Il lui apporte le manuscrit de son roman dont il lui a parlé la veille. Il s'agit d'un roman qui n'a pas été publié : la comtesse Léona ou Montdragon. [123]
Pierre Elzéar, Pierre-Elzéar Bonnier dit (1849-1916), avocat, écrivain.
Reference : 005492
Pierre Elzéar, Pierre-Elzéar Bonnier dit (1849-1916), avocat, écrivain. L.A.S., sd, 1p in-8 (19 lignes). Lettre de remerciements à Scholl qui lui a fait notamment rencontrer Alexandre Vuhrer, directeur du Soir. Il espère Vuhrer content de son chroniqueur. Il n'a pu aller voir Scholl et est parti dans le Var, sa femme étant souffrante. [123]
Pierre Elzéar, Pierre-Elzéar Bonnier dit (1849-1916), avocat, écrivain.
Reference : 005493
Pierre Elzéar, Pierre-Elzéar Bonnier dit (1849-1916), avocat, écrivain. L.A.S., sd [mercredi], 1p in-8 (13 lignes). Il remercie Scholl de l'avoir mis au courant « de ces histoires absurdes ». Il a vu Valentin Simond et écrit à Edmond Lepelletier et le malentendu a été dissipé. [123]