[Saint Vincent de Paul] Anonyme, Regulae seu constitutiones communes congregationis missionis. S.l. [Paris ?], s.n., 1658 [1737-1740?]. In-16 étroit, titre gravé-[4]-112-[2] & 2 gravures. Réédition à l'identique de l'unique autre édition identifiée, complète des trois gravures, des règles de la Congrégation de la Mission, plus connue sous le nom de Lazaristes. Fondée en 1625 par Saint Vincent de Paul (1581-1660), elle fut approuvée en 1626 par l'archevêque de Paris, en 1633 par le pape Urbain VIII et ses statuts furent approuvés en 1655. La première publication suit donc, en théorie, l'approbation de ces règles. En plus du titre gravé, les gravures sont un portrait de Saint Vincent de Paul (qui suit le titre) et une gravure représentant la Transfiguration (face à la p.1). Cette édition est un véritable piège bibliographique car elle n'est assurément pas de 1658 puisque le portrait est gravé bien plus tard par Jean-Baptiste Scotin (1678-1740). Elle peut, sans nul doute, être datée entre 1737 et 1740, Vincent de Paul étant canonisé en 1737. Touhs les exemplaires de 1658 que nous trouvons sont de deux éditions, avec la même collation : la nôtre et une autre avec un portrait de Vincent de Paul, sans mention de sa sainteté, gravé par Henri II Bonnart (1642-1711) comme le montre l'exemplaire de la BM de Versailles qui mentionne son enseigne, Au Coq, en pied de la gravure (alors que l'exemplaire de la même édition sur google books ne porte pas cette mention). Dans tous les cas, la gravure de la Transfiguration est gravée par Cochin, assurément Charles-Nicolas Cochin (1688-1754). Cela montre qu'aucune des deux éditions ne peut être de 1658. La même remarque peut-être faite pour les traductions françaises dont nous trouvons des exemplaires avec des spécificités similaires, notamment la gravure de Cochin. En revanche, il y a une édition en français avec le portrait de Vincent de Paul par Nicolas Bazin (1633-1710) tout en ayant la gravure de Cochin - cette édition pourrait être de 1710. Nous doutons donc qu'il existe une édition en 1658 n'ayant pu consulter un exemplaire qui pouvait être de 1658 sans contradiction possible. Pleing veau, dos à nerfs, pièce de titre avec titre manuscrit, décor à la Du Seuil, tranches mouchetées. Petit manque à la coiffe supérieure, usures aux coins. Ouvrage peu commun.
Paul Fort (1872-1960), poète. 3 L.A.S., 10, 18 et 20 juillet 1933, 5p 1/4 in-8. A un journaliste, Pierre, de la revue Comoedia. Belles lettres autour de l'importante souscription qui fut faite en 1933 au profit de Paul Fort. En effet, le 10 juin 1933, en une de Comoedia, un article titré « Il faut aider Paul Fort » lançait cette souscription en commençant ainsi : « Paul Fort a besoin de vous, de nous, de tous. Il est malade et il est pauvre ». La revue publiait, au fur et à mesure les souscriptions. Nos trois lettres indiquent au destinataire les souscriptions reçues par Paul Fort. On remarquera quelques noms comme le baron de Launoit (de Liège), le banquier George Blumenthal, Pierre de Margerie, « la classe de 4ème du collège de jeunes filles d'Alès », René Philippon. On notera mademoiselle Thérèse Sabas, 12 ans, dont la souscription est « une messe » (mention rayée au crayon). Bel ensemble. [428]
Paul Valéry (1871-1941), poète, écrivain, philosophe. L.A.S., 4 décembre 1929, 1p in-12. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). « Mon cher ami, J'ai l'intention d'assister demain au déjeuner P.H. [Paul Hervieu]. Merci de votre petit avis et toutes mes amitiés. Paul Valéry ». Le déjeuner Paul Hervieu était un cercle littéraire. Barthou, Carco, Bérard et Pétain en ont aussi fait partie. [388]
Alexandre-Paul Bernier (ca.1631-ap.1691), conseiller et médecin ordinaire du roi, docteur de la faculté de médecine, protestant embastillé en 1689 pour avoir introduit Paul Cardel, ministre protestant, auprès de familles « mal converties ». Transféré au château de Guise en 1691, on perd sa trace.
Reference : 013752
Alexandre-Paul Bernier (ca.1631-ap.1691), conseiller et médecin ordinaire du roi, docteur de la faculté de médecine, protestant embastillé en 1689 pour avoir introduit Paul Cardel, ministre protestant, auprès de familles « mal converties ». Transféré au château de Guise en 1691, on perd sa trace. P.S., 4 juin 1680, 1p in-8. Sur parchemin. Quittance pour le paiement de sa rente sur l'hôtel de ville de Paris, contresignée par des notaires. [278-2]
Manuscrit A.S., 1894, 1p in-8. Intéressant article sur le jeune Paul Claudel louant la prose de l'écrivain. « L'écriture en est d'une originalité exquise [.] Quant à la philosophie du jeune dramaturge, elle est absolument individualiste et anarchiste, et vise à la pure Synthèse [.] Paul Claudel est probablement très savant mais évite modestement d'en faire la vaine preuve ; sa coquetterie psychique ne sait pourtant l'empêcher de montrer qu'il est un grand poète ». Discret cachet de collection. Joli document.
Paul Baudier (1881-1962), peintre, graveur. L.A.S., Châtillon, 18 juillet 1945, 1p in-8. Au peintre Paul-Adrien Bouroux (1878-1967). Il se réjouit d'être accepté au sein de la Société Saint Eloy. Il participera ainsi au tome III des Petites villes de France, publié en 1949. [441]
Paul Lemagny (1905-1977), peintre, graveur. L.A.S., 13 maes 1949, 1p in-12. Au peintre Paul-Adrien Bouroux (1878-1967). « Mon cher Collègue, Merci pour vos si sincères félicitations au sujet de mon élection à l'Institut. Remercier pour moi Mme Bouroux et notre ami Achener. Je pense à mes petites compositions pour la St Eloi mais me trouve un peu retardé par les nécessités de ma candidature. Très amicalement vôtre Lemagny ». [169]
Paul Lemagny (1905-1977), peintre, graveur. L.A.S., 11 septembre 1948, 1p in-8. Au peintre Paul-Adrien Bouroux (1878-1967). A propos d'un cul-de-lampe à regraver pour un livre de la Société de Saint Eloy. [439]
Paul Fort (1872-1960), poète. C.A.S. + enveloppe, 19 juillet 1947, R-V. A René Paul Auzier pour lui signaler son nouveau livre sur le point de paraître, Contes de ma soeur l'Oie. [428]
Albert Saint-Paul (1861-1946), poète. L.A.S., 12 juillet 1912, 1p in-12. Au poète Paul Fort (1872-1960). Il regrette de ne pas pouvoir assister à son banquet. Traces de collage au dos. [416]
Paul Valéry (1871-1941), poète, écrivain, philosophe. L.A.S. + enveloppe, 1er janvier 1931], 6 lignes. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931), sur un carton d'invitation au « déjeuner P. Hervieu », plié pour entrer dans la petite enveloppe. [je ne pourrai pas assister] « car le 8 - lecture au Comité à 1h30. j'aimerais mieux notre table ronde. Tous mes voeux, mon cher ami. Je vous charge de bons souhaits pour les camarades. Votre Paul Valéry ». Le déjeuner Paul Hervieu était un cercle littéraire. Barthou, Carco, Bérard et Pétain en ont aussi fait partie. [388]
Paul Margueritte (1860-1918), écrivain. L.A.S. « Paul et Victor Margueritte », 3 août 1905, 1/2p in-12. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). Remerciements pour l'envoi d'un livre. Lettre écrite au nom des deux frères par Paul. [389]
Paul Féval (1816-1887), écrivain. L.A.S., sd [avril-mai 1874], 2p in-12. A l'écrivain et journaliste Gustave Claudin (1819-1896). « Mon cher Claudin, Il faudrait être encore plus sauvage et bretonnant que je ne le suis pour être mécontent (Le encore est de vous) par votre charmant article. J'en suis enchanté au contraire et vous en remercie de tout coeur. Vous partagez bien un peu mon avis au fond, et moi, j'admets toutes vos réserves. Mon thème est peut-être une utopie, mais la discussion de ce thème est bonne. L'alchimie a créé la chimie. Merci encore et sincèrement à vous. Paul Féval. Vous seriez bien bon de faire mettre dans vos journaux cette note qui, au moins, ne contient pas de longueurs. La causerie de Paul Féval sur le théâtre moral est en vente à la librairie Dentu ». Cette causerie fut lue à la séance d'ouverture de la Société pour l'Amélioration du Théâtre en France le 28 avril 1874. La publication a probablement suivi de quelques jours tout au plus. Jolie lettre. [383]
Paul Adam (1862-1920), écrivain. L.A.S., sd [mai 1908], 4p in-8 (les 2 pages centrales écrites comme une seule). A André Chaumeix (1874-1955) : « Cher Ami, Votre affectueuse lettre m'a rempli de joie, en même temps qu'elle me contristait puisque nous perdons l'espoir de passer ici avec vous quelques heures qui seraient exquises. J'aurais tant voulu vous dire de vive voix ma reconnaissance pour la façon dont Le Journal des Débats et notre cher ami Albert Petit a traité La morale de l'éducation ! Je suis au comble de mes voeux. Veuillez présenter mes respectueux hommages à madame André Chaumeix et ne pas oublier que je suis à votre dévotion. Paul Adam. Puisque Henri de Régnier est des vôtres maintenant, l'étude que je vous ai remise, l'an passé, sur son oeuvre, ne peut être publiée certainement dans le Journal des débats. Auriez-vous la bonté de me la faire renvoyer ? Merci ». La morale de l'éducation est un livre d'Adam publié en 1908. Henri de Régnier entre au Journal des Débats en mai 1908. Amusante volteface de Paul Adam. [361]
Théophile Gautier, Poésies nouvelles - Emaux et Camées - Théâtre - Poésies diverses. Paris, Charpentier, 1863. In-12, [4]-283p. Première édition collection, en partie originale. Emaux et Camées, en particulier, est ici enrichi de nouveaux poèmes et cet ouvrage constitue sa quatrième édition. Elle contient « onze pièces de plus que la troisième édition et on a rétabli les deux pièces omises dans la seconde ». Il n'y a en revanche pas de poésies diverses contrairement à ce qu'annonce le titre. Rappelons que c'est ce recueil de poème qui est précurseur des Parnassiens. Exemplaire enrichi d'un rare et bel envoi envoi amical à Paul de Saint-Victor, très court mais qui montrant l'amitié : « à Paul, Théo ». La teneur profondément amicale de cet envoi ne laisse aucun doute sur le destinataire de celui-ci (nous tenons à remercier vivement Eric Bertin pour ses éclaircissements à ce sujet). Quoiqu'oublié aujourd'hui, Paul de Saint-Victor n'en demeure pas moins un critique et écrivain incontournable du XIXe, ami des plus grands de son époque : Victor Hugo, Gustave Flaubert, les frères Goncourt... Demi-chagrin rouge, dos à nerfs, fleurons, quelques rousseurs, mors frottés. Bel exemplaire d'un ami proche de Gautier.
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Lucie Paul-Margueritte (1886-1955), écrivain. C.A. avec mention « hommage des auteurs Paul Margueritte et » Madame Lucie Paul Margueritte (fin imprimée). [243]
Paul Vinson (18..-19..), critique théâtral, juriste. L.A.S., 18 janvier 1938, 1p 1/4 in-4. A l'acteur Jules Truffier (1856-1943). Remerciements pour des félicitations pour un livre. Il s'agit très certainement du livre, pas encore paru, La comédie française : 1937, écrit par Edouard Champion mais terminé par Paul Vinson (il est publié après la mort de Champion en 1938). Champion avait déjà publié plusieurs volumes. [433]
Paul Fort (1872-1960), poète. L.A.S., 16 février 1930, 1p 1/2 in-8. A l'écrivain Pierre Loewel (1890-1955). Belle lettre pour lui vendre un exemplaire de son Amour enfant de Bohème à paraître. On joint un reçu pour une cotisation au groupe des amis de Paul Fort au nom de Jean Botrot. [428]
Paul Fort (1872-1960), poète. L.A.S., sd [mercredi], 1p in-8. Au musicologue André Coeuroy (1891-1976), selon une note. A propos d'une collaboration ou d'une publication commune, il lui demande d'apporter ses chants. Il ne semble pas que cette collaboration ait abouti. Paul Fort mentionne aussi le jeune architecte André Boll (1896-1983). Coeuroy a préfacé un livre de Boll. [428]
Paul Fort (1872-1960), poète. L.A.S., 17 juin 1923, 1p in-12. A l'écrivain Léopold Lacour (1854-1939). « Bien cher ami, dans la petite liste de noms aux qualités françaises etc., où se trouve le nom de Flers, je vous serais obligé de citer aussi Henri Duvernois, que j'estime infiniment, et Edouard Sée. Et parmi les grands, l'admirable Courteline. Coryez à mon affection. Paul Fort ». On joint un feuillet de dédicace à René Lalou (1889-1960) probablement en 1926 (référence à la Défense de l'homme de Lalou). On joint une carte de visite vierge. [428]
Paul Fort (1872-1960), poète. L.A.S. + enveloppe, 16 février 1950, 1p in-8. Au poète Philippe Chabaneix (1898-1982). « Toute la Poésie française peut et doit se réjouir du choix exquis fait de votre oeuvre par la ville de Paris. Votre ami et tous les siens vous félicitent affectueusement. Paul Fort. Encore une fois merci pour l'article trop généreux ». Chabaneix vient en effet d'obtenir le Grand Prix littéraire de la ville de Paris pour 1949. Belle rencontre entre deux poètes importants du XXe siècle. [428]
Paul-Louis Courier (1772-1825), écrivain, polémiste. P.A., sd [3 novembre 1823], 1p in-8 oblong. « Nota : l'auteur de cette lettre est homme de bon sens et sur bien des choses nous paroit penser assez juste. Mais il vit loin du monde et ignore la mesure de ce qui se peut dire. C'est pourquoi, nous avons retranché quelques phrases [mot illisible] mots que ceux qui connaissent son style n'auront nulle peine à suppléer ». Cette note fut publiée, avec quelques petites variantes, dans le Journal du Commerce du 3 novembre 1823. Elle termine une lettre ouvrage au rédacteur de La Quotidienne. Les autographes de Paul-Louis Courier sont rares. Cachet de la collection Jean-Louis Debauve. [412]
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Paul Adam (1862-1920), écrivain. L.A.S., sd [1907-1914], 3p in-8 [les 2 centrales écrites comme une seule]. « Cher Monsieur, D'intolérables névralgies me rendent stupide cet hiver. Aussi le court délai que vous m'accordez pour vous adresser de la copie me semble très bref. Je n'ai rien de prêt et suis accablé de travail urgent ; mais si vous me télégraphiez ou téléphonez demain matin, mardi, je pourrai vous écrire une lettre relative aux choses du théâtre, et que vous publieriez dans cette forme. Je serais trop heureux de vous être agréable en quelque façon. Cette lettre vous arriverait mercredi matin. A votre dévotion bien fidèlement. Votre admirateur Paul Adam ». Cachet de la collection Jean-Louis Debauve. [406]
Paul Adam (1862-1920), écrivain. L.A.S., août 1905, 5p in-8. A l'écrivain Rachilde (1860-1953) pour la remercier d'un article : « Madame et amie, Je vous ai trop dit combien votre opinion m'était précieuse et définitive pour vous exprimer l'intense joie que me donnèrent les lignes si favorables écrites par vous au Mercure de France, à propos du Serpent noir. Rien ne pourrait me valoir plus de contentement que cela même que vous y avez bien voulu dire. Je suis très heureux d'avoir pu mériter que vous portirez tant d'attention sur mes écrits, sur mes fables et sur mes petites conceptions. Soyez certaine que je ne tiens pas votre ironie pour de la méchanceté mais pour un désir aigu de la critique nécessaire et très perspicace. Certains de nos juges aiment, les uns par amitié, oublier nos défauts, et les autres par combativité, omettre nos petits mérites. L'ironie littéraire consiste à laisser percevoir les premiers sous les seconds. Et vous de celles d'ordinaire à cela. C'est de l'équité. Je suis bien fermement, Madame, votre admirateur fidèle et votre ami très reconnaissant, si vous voulez bien souffrir que je prenne ce titre. Paul Adam ». Cachet de la collection Jean-Louis Debauve. [406]
Paul Valéry, Le Sylphe in Intentions, n°1, janvier 1922. Paris, [Intentions], 1922. In-8, 32p. Un des 20 exemplaires sur hollande, n°13, justifié au composteur, de cette revue contenant des textes de Fontainas, Maurice David, Bertrand Degy, etc. Cette revue contient donc la première publication du poème Le Sylphe qui sera inclus dans le recueil Charmes l'année suivant. Provenance : André Schück (1900-1985), bibliophile, ami de divers écrivains dont Paul Valéry, avec son ex-libris gravé par Albert Decaris en garde. Cartonnage bradel plein papier, couvertures conservées. Peu commun en grand papier.