Insel verlag | Wiesbaden 1960 | 21.50 x 33.50 cm | broché sous étui
Edition originale de la traduction allemande établie par Paul Celan imprimée sur vergé. Envoi autographe daté et signé de Paul Celan au peintre surréaliste Edgar Jené et à sa femme : "Für Erica und Edgar Jené herzlich, Paul Celan. Paris, am 30. Oktober 1960". Légères piqûres sans gravité sur un plat de l'étui. Agréable exemplaire. * Cet envoi de 1960 scelle 13 ans damitié entre Paul Celan et le peintre Edgar Jené. Dans une lettre de février 1948 qu'il adressa à l'écrivain Alfred Margul-Sperber, le poète décrivait avec enthousiasme le talent de son ami-peintre rencontré à Vienne un an plus tôt : « Ici il est pour ainsi dire le pape du surréalisme, et maintenant, je suis son plus influent (et seul) cardinal ». Selon Sieghild Bogumil, la complicité intellectuelle entre les deux hommes était telle que Celan eut même plusieurs fois le privilège de choisir les titres de certaines uvres de Jené. Cest dailleurs en 1948 aussi que le peintre demanda au poète de présenter quelques-unes de ses uvres surréalistes à loccasion dune exposition. Le texte EdgarJenéundder Traum vom Traume naquit de cette collaboration et est aujourdhui considéré comme la première tentative de Paul Celan de théoriser l'art poétique (James K. Lyon). Notre édition originale deDie Jünge Parze, unique par son envoi, est un précieux témoignage du lien entre ces deux figures artistiques majeures du XXe siècle. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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MULS Jozef, JOOSTENS Paul, VAN OSTAIJEN Paul, MOENS Wies, BURSSENS Gaston, e.a.
Reference : T120634
(1928)
Antwerpen-Brussel-Leuven, Standaard-Boekhandel 1928 79pp. + portret van Paul Van Ostaijen, 26cm., "Deze bijdragen zijn eerst verschenen in het Mei-Augustus nummer van Vlaamsche Arbeid 1928", originele omslag (rug wat hersteld), T120634
Paul Éluard à Man Ray : rapplique ! [Été 1949]. 1 page en 1 f. (135 x 210 mm) à en-tête de la Nrf, 43 rue de Beaune - 2 rue Sébastien-Bottin (VIIe). Encre noire. Man Ray, et sa compagne Adrienne Fidelin, dite Ady, sont vivement attendus par le poète.
«TON ARRIVÉE. Ce sera un grand bonheur pour nous deux, mon Man, mon ami. Je travaille beaucoup ces temps-ci, à 4 conférences pour Septembre, à la Radio. On rêve de plus en plus d'habiter la Province. À Tours, peut-être, mais c'est un secret. Je crois que je n'ai pas dit que Zwemmer [Anton Zwemmer, libraire et éditeur néerlandais] est preneur de 100 de tes albums à 1$. Viens vite maintenant. Apporte au moins quelques uns de tes travaux. On vous embrasse, Ady et toi. Paul Eluard». Outre sa participation à quelques émissions radiophoniques après la guerre, Paul Éluard n'écrivit qu'une fois pour la radio, en 1947, pour la série Carte blanche à..., Le dit de la force de l'amour, une émission unique, avant d'accepter, en 1949, une série de cinq émissions, Les chemins et les routes de la poésie, dont seules les quatre premières peuvent encore être consultées à l'Institut national de l'audiovisuel (INA). C'est à ces émissions, réalisées par Alain Trutat et diffusées en octobre et novembre 1949, qu'Éluard semble faire référence. Le poète y travaillera tout l'été 1949 et la série constituera « un document on ne peut plus précieux pour saisir le type de relation que le poète entendait nouer avec ses contemporains. La poésie est un "bien commun" qu'il importe à l'écrivain de partager aussi largement que possible, tant par sa diffusion que par l'écoute et la compréhension de la parole de l'autre (...), une communauté qu'Éluard dessine et à laquelle il invite les auditeurs à s'identifier et tout simplement celle des survivants, appelée à se perpétuer dans l'engagement communiste, comme le suggère par la reprise d'un vers de «L'Internationale» qui terminera la première émission » (Céline Pardo, Le poète au micro et l'utopie poétique : Paul Éluard, Les chemins et les routes de la poésie, 1949, in Études littéraires, n° 41). Une émouvante lettre par ailleurs : le drame de la disparition de Nush, en novembre 1946 a laissé Paul Eluard longtemps désemparé, et sa seule consolation est la compagnie régulière de sa fille, Cécile. Si cette dernière est maintenant une femme - elle est âgée de 31 ans en 1949 - père et fille se voient fréquemment et envisagent de quitter Paris, ainsi qu'il est question ici. Trois mois plus tard, Paul Eluard rencontrera Dominique, à Mexico. Début d'une autre histoire.
s. n. | Paris 1988 | 21 x 27 cm | Agrafé
Edition originale de ce programme de théâtre présentant le Kean de Jean-Paul Sartre d'après Alexandre Dumas adapté, au théâtre Marigny en 1988, par Robert Hossein avec, dans le rôle principal Jean-Paul Belmondo, Bel exemplaire. Iconographie. Signature manuscrite de Jean-Paul Belmondo au feutre noir sur la couverture du programme. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Exemplaire de tête sur japon - le seul dans une reliure de Paul Bonet. Paris, Gallimard, (30 décembre) 1963. 1 vol. (120 x 185 mm) de 224 p. Maroquin brun, décor mosaïqué de sept pièces de maroquin havane en relief, réhaussé d'arabesques de box rouge et vert, titre doré, date en pied, tranches dorées sur témoins, doublures et gardes gardes de daim vert, chemise et étui bordés (reliure signée de Paul Bonet, 1964). Édition originale. Un des 15 premiers exemplaires sur japon impérial (n° 15). L’exemplaire contient par ailleurs le nuancier original de Paul Bonet qui lui a servi à la composition de cette reliure – la seule qu’il réalisa sur le papier de tête des Mots.
Écrire fut longtemps pour Sartre donner sens, « arracher ma vie, comme il disait, au hasard ». Il dresse ici un bilan définitif de ses illusions passées. Elles sont d'abord publiées en deux livraisons des Temps modernes (octobre et novembre 1963), avant de paraître chez Gallimard en avril 1964. « Malgré l'image polémique dont est alors victime Sartre dans l'opinion publique française, les hommages de la presse sont unanimes, et les titres, souvent très inspirés, des nombreux articles qui recensent le livre, rendent compte de la surprise et de l'émotion générales (...). L'auteur nous fait pénétrer dans l'intimité de sa famille maternelle, les Schweitzer, de ses grands-parents ‘Karl et Mamie', qui accueillirent la mère et l'enfant dans leur maison de Meudon, puis dans leur appartement, entre le Panthéon et le jardin du Luxembourg (...). Mon grand-père, écrit-il, ‘me jeta dans la littérature par le soin qu'il mit à m'en détourner : au point qu'il m'arrive, aujourd'hui encore, de me demander [...] si je n'ai pas couvert tant de feuillets de mon encre, jeté sur le marché tant de livres qui n'étaient souhaités par personne, dans l'unique et fol espoir de plaire à mon grand-père'. Sartre bataillera pour dénouer ce règlement de compte avec l'aïeul, jusqu'à son dernier livre, son colossal Flaubert. D'ailleurs, malgré ses efforts pour se construire fils de personne, comme il le fit dans Les Mots, Sartre est bien le produit de la bourgeoisie intellectuelle en gloire, comme en attestent les documents découverts par les historiens pour construire le contexte de sa généalogie » (Anne Cohen-Solal, Sartre). Parfait exemplaire, en reliure strictement contemporaine de Paul Bonet, première des deux reliures de Bonet sur cet ouvrage, et la seule sur ce papier de tête. La réalisation est l'oeuvre de René Desmules, de juin à décembre 1964. L'exemplaire est répertorié dans les Carnets sous la référence 1479. Sans doute l'un des plus précieux exemplaires de ce jalon de la littérature du XXe siècle, qui vaudra à son auteur en octobre 1964 le prix Nobel de littérature, qu'il refusera. Contat & Rybalka, Les Écrits de Sartre, 63/383 : Carnets de Paul Bonet, 1479.
Edition originale. Paris, Plon, (12 octobre) 1971. 1 vol. (140 x 205 mm) de 299 p., [2] et 1 f. Cartonnage et jaquette illustrés de l'éditeur. Édition originale et premier tirage (pas de grands papiers). Envoi signé : « À Monsieur Maurice Genevoix avec la profonde admiration de Paul Émile Victor et ses meilleurs vœux pour 1972 ».
Né en Suisse, le 28 juin 1907, Paul-Émile Victor passe une grande partie de son enfance à Saint-Claude, un petit village du Jura, où il pratique le scoutisme, lit de nombreux romans d'aventures et dévore les articles à dimension ethnologique publiés dans l'hebdomadaire L'Illustration et se découvre une véritable passion pour les pôles. Il se dirige alors vers des études d'ingénieur à l'École centrale de Lyon et, en janvier 1934, fait une rencontre décisive à l'académie des Sciences de Paris : c'est là qu'il aborde l'un des pontes de l'exploration polaire française, le commandant Jean-Baptiste Charcot, à qui il expose un projet d'expédition ethnographique. Son désir ? Étudier les « Eskimos » du Groenland oriental et rapporter en Europe des informations et des objets incarnant la culture de cette population tout juste découverte par les occidentaux. Charmé par l'idée, Jean-Baptiste Charcot soutient l'opération et sic mois plus tard, le 25 août 1934, voilà le jeune Paul-Émile Victor qui débarque du navire polaire « Pourquoi-Pas ? » dans le comptoir danois d'Ammassalik. Il restera sur place un an durant, apprivoisant tranquillement la culture locale. C'est en 1971 que Paul Emile Victor écrit Terres polaires, terres tragiques : une série de huit récits qui montrent l'implacable dureté des lieux, depuis une première exploration en 1819 à la découverte du passage du Nort Ouest, jusqu'au dernier récit qui nous emmène au coeur de la deuxième guerre mondiale et au Groenland, où l'immense île constitue un relais indispensable entre les USA et l'Angleterre. Rappelons qu'à cette date, Paul-Emile Victor, qui s'était exilé aux Etats-Unis, était devenu instructeur pour l'US Air Force et commandait une des escadrilles de recherche et sauvetage de pilotes perdus en milieu polaire pour l'armée, jusqu'en 1946, où la nationalité américaine lui sera octroyée en récompense de ses faits d'armes. Véritable figure du monde de l'exploration polaire, il a passé une grande partie de son existence à voguer entre les régions les plus froides de notre monde. Fondateur des Expéditions polaires Françaises, ce dernier reste, 25 ans après sa disparition, l'un des pionniers du genre en France et l'un des premiers militants écologiques de la planète. Il obtient le prix de l'Académie française en 1973 pour l'ensemble de son oeuvre, prix remis par Maurice Genevoix qui en est alors le Secrétaire perpétuel. Il sera honoré à la suite des titres de Commandeur, Grand officier puis Grand-croix de la Légion d'honneur - la plus haute distinction de l'Ordre.
Paris Gallimard nrf 1946 In-12° (182 x 123 mm), 344 pp. - [1] f., cartonnage éditeur à décor réalisé d'après la maquette de Paul Bonet
BELLE PROVENANCE ET CURIEUX DESSIN. Seconde édition, augmentée par rapport à l'originale d'une vingtaine de poèmes, dont des poèmes de guerre. Un des 1000 exemplaires reliés d'après la maquette de Paul Bonet (celui-ci le n°20, corrigé 10 à l'encre) après 105 exemplaires sur vélin pur fil et 8 exemplaires sur papiers de couleurs. Envoi autographe signé à Louis et Denyse Parrot : « à Denyse et / Louis Parrot / à mes amis nécessaires, / toute ma plus grande affection / Paul Éluard » Sur le feuillet de faux titre portant l'envoi et sur le feuillet blanc en regard, un dessin maladroit, aux feutres vert, brun et rouge : il porte la signature « Paul », tout aussi maladroitement exécutée. Oeuvre d'un jeune imitateur ou... le poète se serait-il essayé à un dessin de sa main non-dominante ? S'il avait déjà fait paraître dès l'âge de 15 ans des poèmes de facture symboliste, Louis Parrot se distingue, en 1934, avec Misery Farm, recueil auto-édité dont il fait parvenir un exemplaire à Paul Éluard : ce dernier se dit admiratif. Ils se rencontrent deux ans plus tard en Espagne. Parrot, qui y a rejoint sa future épouse Denyse Faure, exerce comme lecteur à l'université de Madrid. Devenu bon hispanisant, il traduit notamment La Révolte des masses de José Ortega y Gasset, des poèmes de Pablo Neruda, et co-signe avec Éluard une traduction française de L'Ode à Salvador Dalí de Federico García Lorca. Revenu en France, Parrot s'engage pour la cause républicaine durant la guerre civile d'Espagne. Journaliste de la rubrique culturelle de L'Humanité, il y fait paraître le poème antifranquiste d'Éluard « Novembre 1936 ». Collaborateur de Ce soir dès sa fondation en 1937, il s'établit pendant l'Occupation à Clermont-Ferrand et participe à la Résistance comme correspondant, imprimeur et passeur, hébergeant notamment Éluard. Il fait paraître chez Senghers en 1944 une monographie consacrée à l'auteur des Poèmes pour la paix : il s'agit du premier numéro de la collection « Poètes d'aujourd'hui ». Bien complet du feuillet d'errata. Dos et pourtours des plats assombris.
Le Pampre | Reims 1922-1926 | 16.50 x 20.50 cm | broché
Collection complète en 24 numéros et 18 fascicules de cette revue littétaire animée par de nombreux poètes. Contributions de Paul Fort, Léon Vérane, Paul Jamot, Gaston Foubert, Germaine Lepage, René Duart, René Maublanc, Mercutio, Roger Vailland, Vincent Muselli, Georges Delaw, Touny-Léris, Paul Neveux, Max Buffenoir, Adolphe Willette, A.M. Gossez, Marcel Sézanne, Emile Sedeyn, Roger Lecomte, Théotime... Illustrations de Georges Delaw, Auguste Lepère, André-Edouard Marty, Adolphe Willette, Léon Bellot, Maurice Louvet, Edmond Chauvet, Eugène Bourgouin, Robert Coutin, Claude Renard, Pierre Subtil, Denise Hubrecht-Petitjean, Bel et rare ensemble bien complet du N°10-11 entièrement consacré au Haïkaï français. Nous joignons une carte de visite de René Druart sur laquelle il a ajouté quelques mots manuscrits ainsi qu'une lettre autographe signée et datée du 4 Janvier 1924 à en-tête de la revue "Le Pampre" également de René Druart. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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s. l. s. d. [circa 1935] | 21.50 x 27 cm | une feuille
Dessin original réalisé avec plusieurs crayons de couleurs consistant en un rébus dont son ami Carlo Rim doit découvrir la signification. La fin du rébus se terminant par un auto-portrait d'Henry-Paul Gassier en guise de signature. Le dessin, à en-tête de son adresse marseillaise, comporte en bas, la solution au précédent rébus qu'Henry-Paul Gassier lui a précédemment adressé : "Solution du rébus précédent (presque trouvé par Carlo Rim - qui a droit à la note de 8 sur 10)..." Pliures inhérentes à la mise sous pli, petites déchirures sans manque en marge droite de la feuille. Provenance : du fonds Carlo Rim, ami d'Henry-Paul Gassier, qui fut un écrivain provençal auteur notamment de"Ma belle Marseille", un caricaturiste, un cinéaste et fut notamment l'ami de Fernandel, de Raimu et Marcel Pagnol mais aussi de Max Jacob et André Salmon qu'il rencontra à Sanary. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris 29 Novembre 1945 | 21 x 22 cm | une page + une enveloppe
Lettre autographe signée de Paul Eluard adressée à Marco Ristic (que Paul Eluard francise en Marco Ristitch) théoricien et fondateur du surréalisme serbe,17 lignes rédigées à l'encre bleue. Pliures inhérentes à la mise sous pli, enveloppe jointe. Marco Ristic est en France et Paul Eluard brûle de le rencontrer : "Inutile de vous dire mon impatience de vous revoir, mais je vous savais occupé à votre arrivée et, depuis un mois, j'ai été au lit." mêmz si son emploi ne lui permet pas tout de suite : "Levé hier, je dois partir demain matin pour Bruxelles... [...] Je voudrais bien que vous me téléphoniez alors pour que nous prenions rendez-vous." Le poète souhaite faire connaître à son correspondant l'architecte croate Josip Markovic, père de son amie Dora Maar, la muse de Pablo Picasso : "Une grande amie, Dora Maar, me demande de vous recommander son poère, Mr Markovitch. Je vous serais reconnaissant de le recevoir." Afin de faciliter ces contacts espérés et entrevus, Paul Eluard précise son adresse et son numéro de téléphone parisiens. Jolie missive illustrant les connections internationales du surréalisme et décorée de la belle signature manuscrite de Paul Eluard, l'un de ses plus importants représentants. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Exemplaire René Char avec envoi Paris, Gallimard, (3 juin) 1939. 1 vol. (120 x 190 mm) de 213 p. et [4] f. Broché. Édition originale. Envoi signé : «à René Char, ce livre dont je voudrais par dessus tout qu'on dise qu'il est à son éloge, Paul Éluard».
Dernier recueil paru avant l'entrée en guerre, Donner à voir - encore un titre magnétique - livre ici un exemplaire profondément chargé de sens et d'histoire littéraire : il est adressé par Paul Éluard à son ami René Char. C'est le dernier recueil qu'Éluard offrira avant cinq années sans contact direct entre les deux hommes, lesquels ne savent pas encore qu'ils seront, à l'issue du conflit, les deux grands poètes survivants et résistants. L'un par les armes, l'autre par les mots. Publié au printemps 1939 chez Gallimard, Donner à voir est bien plus qu'un recueil de poèmes. C'est, selon Lucien Scheler, «plus qu'un art poétique, un traité d'esthétique véritablement révolutionnaire» (Pléiade, p. XLIII). Il rassemble des textes essentiels, dont certains inédits, d'autres déjà parus - mais réorganisés ici selon une logique intérieure nouvelle. Y est notamment publié pour la première fois le poème «À Pablo Picasso», dans lequel figure pour la première fois : «Tu as remis la tête sur le corps». Un hommage direct à l'ami et au peintre, dans l'ombre de Guernica, et à une période particulière pour Éluard : celle des tensions avec André Breton, avec lequel il vient de terminer le Dictionnaire abrégé du surréalisme. Il s'en détache peu à peu, approfondissant sa relation avec Picasso. L'été précédent, à Mougins, les deux hommes partagent avec Roland Penrose, Man Ray et leurs compagnes une parenthèse solaire. À l'automne, les liens avec Breton se délitent davantage : au retour de Mexico, où il a rencontré Trotski, Breton exige une rupture idéologique totale. Il somme les surréalistes de «saboter la poésie d'Éluard». Certains s'exécutent. D'autres - Picasso, Ernst, Penrose - se retirent, refusant de suivre cette ligne autoritaire. Le recueil Donner à voir paraît au coeur de cette tourmente. Deux mois plus tard, en septembre 1939, Éluard est mobilisé. Le lien entre Paul Éluard et René Char, quant à lui, est ancien, profond et ne sera jamais altéré. Leur rencontre remonte à la fin des années 1920, au moment où Char rejoint le mouvement surréaliste. Elle se concrétise dès 1930 par leur collaboration à Ralentir travaux, co-écrit avec Breton : «un assez long livre de trente très beaux poèmes que l'imprimeur de Char nous fait pour rien à 200 exemplaires», confie Éluard à Gala en avril 1930. Malgré les lignes de fracture idéologiques - entre surréalisme, communisme et engagement esthétique - leur amitié et leur admiration mutuelle traverseront les années sombres. Pendant la guerre, les deux poètes poursuivent un dialogue silencieux, portés par «l'idéal d'une Résistance unie». René Char, volontairement muet pendant le conflit, choisira L'Éternelle revue, fondée par Éluard en 1944, pour livrer ses premiers poèmes nouveaux. C'est à la Libération que les deux hommes se retrouvent enfin. Ils échangent leurs derniers recueils, à nouveau. Éluard offrira à Char Poésie intentionnelle ; Char lui répondra avec un exemplaire de Seuls demeurent, dédicacé ainsi : «à Paul Éluard, obstiné, exemplaire et pur, comme l'homme que tout menace, comme l'homme que rien n'atteint.» Cinq ans plus tôt, cet exemplaire de Donner à voir venait conforter René Char le lien de l'amitié des deux frères d'armes et de plume. Bon exemplaire. Mention fictive de deuxième édition, mais bon achevé d'imprimer de l'édition originale.
Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1872] | 18.5 x 34 cm | 5 volumes reliés en 1
Manuscrit autographe complet de 50 pages écrites au recto de chaque feuillet comportant de nombreuses ratures et corrections. Le manuscrit a été publié dans le Bulletin de la Société de Géographie de décembre 1872. Reliure en plein chagrin rouge, dos à cinq nerfs orné de fleurons et de doubles caissons dorés décorés de motifs floraux dorés, double de doubles filets dorés sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, encadrement d'une dentelle dentelle dorée sur les contreplats, filets dorés sur les coupes, coins émoussés, reliure de lépoque. Les feuillets sont numérotés de 1 à 50 dans langle supérieur gauche ; une numérotation plus ancienne, biffée, se trouve dans la marge supérieure. Trois parties composent cette étude : -Histoire de la mer des Sargasses (pp. 2 à 15). - Géographie de la mer des Sargasses (pp. 16 à 38). - Richesses de la mer des Sargasses (pp. 39 à 50). La première partie traite de lhistoire de la navigation de la mer des Sargasses depuis les Phéniciens, qui, les premiers, signalèrent lexistence de bancs dalgues flottantes dans lAtlantique. Ils furent suivis par les Carthaginois, les Arabes et les Portugais. Mais cest Christophe Colomb qui donna, en 1492, les premières observations sérieuses sur ce phénomène marin. Gaffarel mentionne ensuite les navigations de Gonneville, Jean de Léry et André Thévet, cite Humboldt, puis évoque les récentes explorations scientifiques : en 1851-1852 par la campagne du Dolphin, capitaine Lee, et en 1855 par celle du brick le Méléagre, capitaine Leps. Dans la seconde partie, lauteur étudie la géographie des Sargasses, en faisant observer que son étendue et ses limites ont toujours été incertaines. Il développe ensuite trois hypothèses sur leur origine, la plus vraisemblable étant celle selon laquelle les sargasses se développent aux alentours du Gulf Stream, dont les eaux chaudes et peu agitées leur procurent de bonnes conditions dexistence et leur permettent de se propager en grande quantité. Il est ensuite question des différentes espèces de sargasses, de leur mode de vie et de leur accumulation, donnant ainsi un aspect étrange qui effraya les premiers navigateurs. Enfin, lauteur évoque les richesses de la mer des Sargasses : par analogie avec les récoltes dalgues le long des côtes françaises, qui permettent, après les avoir réduites en cendre, dobtenir un excellent engrais, on pourrait envisager de les exploiter afin den extraire les substances minérales, mais il faudrait pour cela des bateaux spécialement équipés. Il conclut : « La mer des Sargasses est donc une véritable région promise. Tous, plus ou moins, directement ou non, agriculteurs pour nos champs, malades pour nos santés, industriels pour nos usines [] citoyens pour notre patrie, nous navons quà gagner à lexploitation des richesses inconnues de cette mer » (p. 50). Ont été Reliés à la suite : GAFFAREL (Paul). La mer des Sargasses. Paris, Ch. Delagrave et Cie, 1873, in-8 de 35 pp., couvertures conservées, annotations autographes dans les marges. Extrait du Bulletin de la Société de Géographie, décembre 1872. - MAUNOIR (Charles), géographe. 2 lettres autographes signées [à Paul Gaffarel]. Paris, 1872, 5 pp. in-8, en-tête imprimé. A propos de la publication du mémoire de Gaffarel dans le Bulletin de la Société de Géographie, et de sa communication au commandant Leps, qui « possède des trésors au sujet de la physique des mers ». - LEPS (Maurice Edouard), capitaine. 2 lettres autographes signées [à Paul Gaffarel]. Paris, 1872, 2 pp. in-8. Remerciements pour lenvoi du mémoire et communication à Gaffarel des notes prises par Leps pendant la campagne du Méléagre en 1855. - DELAGRAVE (Maison). 6 lettres signées ou autographes signées à Paul Gaffarel. Paris, 1872-1875, 6 pp. in-8, en-têtes imprimés. Publication de « La Mer des Sargasses » dans le Bulletin de la Société de Géographie et envoi des tirés à part à lauteur. Deux lettres sont signées par léditeur Charles Delagrave. - 2 articles d
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Poulet Malassis & De Broise | Paris 1857 | 12 x 18.7 cm | relié sous étui
Édition originale, imprimée sur vélin dAngoulême, avec les coquilles habituelles et comportant les six poèmes condamnés, un des quelques exemplaires remis à lauteur et « destinés à des amis qui ne rendent pas de services littéraires ». Reliure en plein maroquin lie-de-vin, dos à cinq nerfs orné de multiples filets estampés à froid, couvertures dites de troisième état, plats encadrés de multiples filets estampés à froid, gardes et contreplats de papier marbré, dentelle intérieure dorée, toutes tranches dorées, étui de papier marbré bordé de maroquin, reliure signée Semet et Plumelle. Précieux exemplaire enrichi dun envoi autographe signé de lauteur à lencre sur la page de dédicace, adressé à Paul Meurice, dramaturge, journaliste et très proche collaborateur de Victor Hugo : « À Paul Meurice, témoignage damitié. Ch. Baudelaire » avec des corrections autographes de lauteur à la dédicace imprimée et à quatre poèmes : À la dédicace : deux corrections au crayon aux derniers mots de la première ligne. Baudelaire ajoute un pluriel à « ès langues françaises », « es » étant, en effet, la contraction de « en les ». Surprenante correction syntaxique au détriment de la cohérence que lauteur modifiera en 1861 par « Magicien es Lettres Françaises ». « La muse vénale », page 29 : une correction à lencre au dernier mot du dernier vers du premier tercet. « GuèreS » : une des premières coquilles corrigées par Baudelaire, qui lui avait pourtant échappé sur les épreuves, comme dailleurs la suivante. « Le chat », page 110 : une correction à lencre, au deuxième vers du sixième quatrain, « au » devient logiquement « un ». « Don Juan aux enfers », page 43 : trois corrections à lencre, au troisième vers du troisième tercet. La première, pourtant simple coquille, « errantS » avait déjà tourmenté Baudelaire sur les épreuves. Mais sa correction dalors navait pas été répercutée. Les deux autres, « les rivages », ne sont pas des corrections orthographiques mais constituent lune des deux premières variations poétiques, absente de la plupart des exemplaires offerts, annonçant la prochaine réécriture complète des Fleurs et la nouvelle édition originale de 1861. « Le reniement de Saint Pierre », page 217 : une correction au crayon au quatrième vers du deuxième quatrain. Le « D » qui remplace le « C » de « Cieux » est souligné trois fois. Pourtant, cest exactement linverse que nous dévoilent les épreuves, « Les Dieux » était alors corrigé par un « C » également énergiquement souligné ! Repentir anticlérical ou altérante allitération ? Cette correction, présente sur de rares exemplaires, attirera lattention du poète sur une autre coquille, restée intacte sur notre exemplaire, quil corrigera sur les envois tardifs : « au X doux bruit ». Baudelaire a également inscrit un large « C » au crayon, p. 52, 73, 91, 187, 191 et 206, en tête des six poèmes condamnés le 20 août 1857 à être expurgés des exemplaires en librairie. Il a reporté ce même « C. » sur la table des matières en regard des 6 titres incriminés : Les Bijoux, Le Léthé, À celle qui est trop gaie, Lesbos, Femmes damnées : À la pâle clarté et Les Métamorphoses du vampire. Soit en tout, 20 interventions autographes de Charles Baudelaire. * Lami prodigieux Cette exceptionnelle dédicace manuscrite de Charles Baudelaire à Paul Meurice, frère de substitution de Victor Hugo, porte le rare témoignage du premier échange entre les deux géants de la littérature française. Lhistoire ne retiendra en effet que quatre interactions majeures entre Charles Baudelaire et Victor Hugo : après une précoce mais médiocre entrevue en 1840 à la demande dun Baudelaire lycéen, le don des Fleurs du Mal, constituera la première rencontre réussie entre les deux poètes. Elle sera suivie, deux ans plus tard de la préface-controverse de Hugo sur Théophile Gautier. Enfin, en 1865, Baudelaire sollicitera une dernière fois Hugo afin de le faire intercéder auprès de Lacroix et Verboeckhoven, en vain. Quatre
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Cagnes s.d. (printemps 1901?) | 10.50 x 17.20 cm | 1 page sur un bifeuillet
Lettre autographe signée "R" d'Auguste Renoir adressée à son ami et grand collectionneur de ses oeuvres Paul Berard. Une page et demi à l'encre noire sur un bifeuillet. Tracede pli transversaleinhérenteà l'envoi. * Renoir rédige cette missive au diplomate et banquier Paul Bérard, l'une des figures les plus importantes de sa carrière de peintre, commanditaire de pas moins d'une dizaine de toiles, avec qui il entretiendra une correspondance sur plusieurs décennies. Cest chez cet ami intime, dans le château de Wargemont non loin de Dieppe. que Renoir peint un nombre de ses chefs-duvre, célèbres paysages et portraits des membres de la famille Bérard ("quelques un de ses portraits les plus vivants et les plus insolites" Anne Distel), leurs cousins, et même leur concierge. Trois ans plus tôt, le peintre avait voyagé sur les traces des peintres hollandais avec Bérard, en compagnie de Claude Monet et du marchand Durand-Ruel. A l'écriture de cette lettre, Renoir fait séjour Sud de la France, afin de soulager ses rhumatismes qui l'ont finalement poussé, dans la dernière partie de sa vie, à explorer avec brio le médium de la sculpture. Il mentionne le Grand Hôtel des Colonies et des Négociants à Cannes, qu'il fréquentait souvent lors de ces déplacements dans la région. Il pourrait s'agir d'une lettre du printemps 1901 - par sa correspondance avec Durand-Ruel, il est connu que Renoir a effectivement séjourné dans cet hôtel cannois à cette date. Egalement conformément à notre missive, sa femme Aline partira au même moment à Essoyes, son pays natal, avec leur fils Jean, futur cinéaste de renom. Au début de l'été, quelques semaines après cette lettre, Renoir recevra la Légion d'honneur des mains de son destinataire Paul Bérard, qu'il avait choisi pour lui remettre la plus haute décoration française. "Cher ami Un peu moins abruti ce matin. Je pense pouvoir vous donner quelques renseignements. Je pense pouvoir faire mes paquets demain dimanche et descendre lundi soir à l'hôtel des Négociants à Cannes en face [sic] la gare. Ma femme partirait pour son pays avec Jean et je resterai quelques jours seul. Si tout cela n'est pas dérangé par une quinzième grippe subitte [sic]. J'espère cependant me retapper [sic] suffisamment pour pouvoir circuler un peu avec vous. R. Serai Lundi pour diner à l'hôtel" Charmant billet du grand peintre à l'un de ses plus grands collectionneurs. Ce document très visuel date d'une période décisive dans la réception de l'oeuvre de Renoir, auquel on remet la légion d'honneur quelques semaines plus tard. et dont les oeuvres apparaissent enfin dans les collections des musées français. Nous remercions vivement M. Augustin de Butler dans l'élaboration de cette description. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Nrf | Paris 1929 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale collective sur papier courant, un des exemplaires du service de presse. Couvertures légèrement et marginalement salies Envoi autographe signé de Léon-Paul Fargue à Gus Bofa. Nous joignons deux invitations à une conférence de Marcel Raval intitulée Trois mages de la Poésie dans "Les conférences du Vendredi" autour de Guillaume Apollinaire, Jules Supervielle et Léon-Paul Fargue, les deux invitations étant signées par Léon-Paul Fargue. Notre exemplaire est également enrichi d'un placard imprimé d'un texte de Léon-Paul Fargue sur lequel il a apporté des corrections et des modifications manuscrites. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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GLM | Paris 1936 | 12.50 x 17 cm | broché
Édition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur vélin, le nôtre non justifié, seuls grands papiers après 15 Japon. Ouvrage illustré, en frontispice, d'un dessin de Salvador Dali. Précieux envoi autographe signé de Paul Eluard à René Char?: «?Exemplaire de mon ami René Char. Paul Eluard.?» * C'est en 1929 que René Char découvre les vers de Paul Eluard.Subjugué, le jeune poète islois de vingt-deux ans décide de lui envoyer un exemplaire de son recueilArsenal sur lequel il rédige cette dédicace?: «?à Paul éluard enfin. L'Isle, 17 septembre 1929.?» Son aîné lui répond avec bienveillance quelques semaines plus tard?: «?Cher Monsieur, n'est-il pas possible que nous nous connaissions mieux?? Ne pensez-vous pas venir à Paris?? Je serais heureux de vous dire combien j'aime vos poèmes tout ce si beau livre.?» Le jeune Char est exalté et part pour la première fois rencontrer son «?frère de substitution?» (Laurent Greilsamer,René Char, Perrin, 2012), puis prend rapidement la décision de venir s'installer à Paris auprès de ses nouveaux compagnons Aragon, Breton et Eluard et se range sous la bannière surréaliste. Eluard, abandonné par Gala qui le quitte pour Dali, propose à Char de venir vivre dans l'appartement de la rue Becquerel. Les deux célibataires engagent bientôt Odette, une jeune bonne pour le moins avenante?: «?Char apprécie ce service stylé et s'étonne cependant de la gentillesse appuyée de cette jolie brune. Un jour, il la prend dans ses bras. La jeune beauté lui sourit, se laisse faire et se révèle experte. Le soir, René raconte son aventure à éluard qui se fait servir le lendemain son petit déjeuner au lit et invite Odette à le rejoindre. Un trio provisoire se forme.?» (op.cit.) Char et éluard, devenus inséparables, partagent le goût de la fête et de la séduction frénétique et arpentent les boulevards parisiens en quête d'aventures. Ainsi, le soir du 21 mai 1930, font-ils la rencontre d'une comédienne et trapéziste sans le sou?: Nusch. «?Eluard décide de la ramener, tel un colis précieux, rue Becquerel. Mais il faudra toute l'amitié de Char et sa force de persuasion pour convaincre la jeune femme de rester afin de donner à Eluard le temps, tout le temps de s'éprendre.?». (op. cit.) Char joua ainsi le rôle de médiateur et permit à Eluard de conquérir le grand amour de sa vie, décédé prématurément en 1946 d'une hémorragie cérébrale. Malgré plusieurs brouilles passagères jamais pour les femmes mais toujours pour les idées les deux poètes entretiendront une relation amicale et intellectuelle forte jusqu'à la fin de la vie d'Eluard. «?Je suis vieux, René, par instants à force de ne plus aimer la vie. Je vis par devoir. Mais je t'aime profondément, comme je t'ai toujours aimé?: ne te choque de rien ; venant de moi, tout est pour moi affection et admiration. [...] Quelle preuve de plus peux-tu en avoir que je te dise que tu es le seul homme à qui je pourrais avouer ce grand vide que je porte en moi et devant qui je pourrais pleurer autant que j'en ai toujours envie.?» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Lettre (112 x 144 mm) datée du 23 juillet 1923.
Souday remercie Vinson, chef adjoint du cabinet du Ministère de l'Instruction publique de son "aimable lettre" et des bonnes nouvelles dont celle-ci était porteuse. Il exprime sa reconnaissance au Ministre au sujet d'une décision qu'il prît concernant Paul Valéry. « Dites à monsieur le ministre (Léon Bérard) que je lui suis personnellement reconnaissant d'avoir pris cette décision : Paul Valéry est un admirable poète dont la réputation ne fera que grandir...».
État de neuf. Paris, Camino Verde, 1999. 1 vol. (270 x 350 mm) de [96] p. En feuilles, couverture à rabats illustrée au premier plat d'un motif en relief, emboîtage éditeur en toile noire estampée à froid. Tirage limité à 115 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches, justifiés et signés par l'artiste. 40 gravures en taille d'épargne in-texte et à pleine page par Jean-Pierre Jouffroy, dont de nombreux portraits d'écrivains résistants : Paul Eluard, Jacques Decour, Garcia Lorca, Gabriel Péri, etc.
Cette édition, qui reprend le texte de l’édition originale publiée en décembre 1944, a été réalisée sur les presses typographiques de l’Imprimerie nationale. Elle est constituée des vingt-sept poèmes que Paul Eluard a, pour la plupart, écrits dans la clandestinité : « Je viens d’éprouver l’immense joie de fabriquer un livre. J’en ai d’abord fait la maquette en photocopiant les vers de Paul Éluard publiés en 1944 par les Éditions de Minuit sous le titre Au rendez-vous allemand. J’ai mis en page les vingt-sept poèmes en agrandissant deux fois la typographie et en découpant le texte. Je me suis laissé de grands blancs où j’ai commencé à griffonner selon que l’humeur des vers s’accordait à la mienne. Il y avait ainsi le projet de quarante gravures. Je les ai dessinées en grand d’abord, puis en plus petit et à l’envers, au format de la maquette, sur des planches que j’ai ensuite évidées à la fraise de dentiste. La suite des vers de Paul Éluard est constituée de 23 000 lettres de l’alphabet. Seule l’Imprimerie nationale disposait de cette quantité de caractères nécessaire pour une composition en une seule fois, à la main, au plomb. Et ne les eût-elle pas eus qu’elle aurait pu les fondre, puisqu’elle possède des poinçons en acier gravés par Claude Garamont en 1530 sur une commande de François Ier. Ces poinçons permettent de frapper les matrices en cuivre dans lesquelles des ouvriers, très spécialisés, coulent les lettres » (« L’Agora et le plomb, Entretien », L’Humanité, 19 novembre 1999).
Armand Jules Klein | Paris 1928 | 18.50 x 28 cm | relié
Edition originale, un des 185 exemplairesnumérotés et justifiés par Paul Fort sur vergé d'Arches et réservés à ses amis. Reliure en demi chagrin maroquiné taupe à coins, dos lisse orné de doubles filets dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures conservées, tête dorée, ex-libris de Georges Rouma encollé sur un contreplat. Ouvrage illustré d'un frontispice en couleurs, de vignettes et de bandeaux de Ginette D'Yd. Bel exemplaire. L'ouvrage est également illustré d'un beau portrait de Paul Fort par Gino Severini au pied duquel Paul Fort s'est fendu d'un envoi daté et autographe signé à Georges Rouma. Envoi autographe signé de Paul Fort à son ami Georges Rouma lui souhaitant une bonne année 1933. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Editions de la Nouvelle Revue Française | Paris 1er décembre 1909 | 14.50 x 22.50 cm | broché
Edition originale, un des rares exemplaires de luxesur Japon. Edition pré-originale deTrois Hymnesde Paul Claudel. Autres contributions d'Henri de Régnier, Paul Valery, Francis Carco, André Ruyters, Eduard Ducoté et André Gide. Une infime déchirure sans manque en queue du second plat, sinon bel exemplaire. Rarissime exemplaire en grand papier d'un des tous premiers numéros de la revue littéraire française la plus célèbre du vingtième siècle. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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s. d. [1924] | 9.30 x 7.80 cm | autre
Epreuve originale probablement unique de cet état intermédiaire d'un bois dessiné et gravé d'après une aquarelle de Paul Gauguin par Georges-Daniel de Monfreid. Tiragesur vergé crème fin, annotation de l'artiste au crayon en marge gauche. Bois dessiné et gravé d'après une aquarelle du manuscrit de Noa Noa, contrecollée sur une page de texte du célèbre album. Le bois définitifservira de tête à l'édition originale illustrée deNoa Noa, parue chez Crès en 1924, premier ouvrage illustré d'après Paul Gauguin et majestueux hommage à l'un des précurseurs de l'art moderne. Superbe et importante gravure reprenant une aquarelle très particulière du manuscrit de Paul Gauguin, véritable percée graphique dans le texte,gravé par son plus proche ami et exécuteur testamentaire, l'artiste Georges-Daniel de Monfreid, héritier de l'album qu'il offrira en 1927 à l'Etat Français. L'aquarelle initiale était découpée en ondulations autour de la figure féminine et collée sur le dernier chapitre pour en empêcher la lecture et ainsi remettre le récit en route. Gauguin avait d'ailleurs ajouté des traits sinueux partant de l'aquarelle sur la page de texte, donnant ainsi l'impression d'une grotte percée dans la page, par le pouvoir psychique de la femme assise dont la tête diffuse des rayons ondulants. Monfreid décide de la placer en tête de l'ouvrage accompagnée de deux oiseaux tirés d'autres uvres, pour illustrer le pouvoir de l'artiste et de son imaginaire. Cette épreuve, probablement unique, fait partie des 17 bois d'essais connus duprojet de publication précoce deNoa Noa, tous réalisés sur divers papiers fins et annotés par l'artiste. C'est à partir du manuscrit illustré original de Noa Noa rapporté de Tahiti par Segalen à la mort de l'artiste en 1903 que Monfreid entreprit, dès 1904, la réalisation de cette uvre fondamentale. Il s'agit de la seconde version de ce carnet « à lire et à regarder ». Le premier manuscrit, rédigé au retour de son premier voyage et confié par Gauguin à Charles Morice en 1893 répondait à un projet différent. Gauguin n'avait composé que le texte, entrecoupé de pages blanches destinées aux poèmes de Morice. Mais, après plusieurs années sans nouvelles, celui-ci préféra publier en 1901 une version entièrement réécrite par ses soins. Gauguin recopia donc son manuscrit et l'illustra lors de son second séjour en Polynésie, de croquis, aquarelles et collages. Cet album, que l'artiste enrichit et conserva précieusement jusqu'à sa mort, est aujourd'hui au Musée d'Orsay. C'est donc d'après ce manuscrit, le seul illustré, que Monfreid composa l'édition du Noa Noa de Gauguin. Cependant, si le projet de publication de Monfreid fut précoce, il mit plus de vingt ans à le mener à bien, en partie à cause d'un conflit de droit d'auteur avec Charles Morice qui souhaitait figurer comme co-auteur de l'édition en préparation et dont les poèmes seront finalement conservés. Fruit de plusieurs années de réflexion et de travail, l'édition de 1924 se veut à la fois fidèle aux aquarelles et bois gravés illustrant le précieux manuscrit, mais également à l'ensemble de l'uvre tahitienne de Gauguin, mort dans l'indifférence. Monfreid grave ainsi plusieurs dessins du cahier original et l'enrichit de bois réalisés à partir des autres uvres dont il est le dépositaire. Certaines de ces compositions associent plusieurs peintures, tout en respectant scrupuleusement le trait de l'artiste, transformant l'ouvrage en véritable voyage à travers les uvres du peintre. Le choix même de la gravure sur bois est un hommage à cette technique prisée par Gauguin qui réalisa à Pont-Aven 10 bois pour illustrer son manuscrit entre ses deux séjours polynésiens. Les bois intermédiaires, jusqu'alors inconnus, témoignent du lent travail de composition pour restituer la richesse artistique de l'uvre de Gauguin par son plus fidèle compagnon artistique et premier défenseur : «Quand je vis Gauguin pour la première fois, je fus fortement déconcerté par les données d'art
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s. d. [1924] | 9.30 x 7.80 cm | autre
Epreuve originale probablement unique de cet état intermédiaire de "Tehura", bois dessiné et gravé d'après le tableauMerahi metua no tehamanade Paul Gauguin par Georges-Daniel de Monfreid. Tiragesur vergé crème fin, annotation de l'artiste au crayon en marge gauche. Le bois définitifservira de tête au chapitre VI, Le Conteur parle, page 81 de la véritable édition originale illustrée deNoa Noa, parue chez Crès en 1924, premier ouvrage illustré d'après Paul Gauguin et majestueux hommage à l'uvre d'un des précurseurs de l'art moderne. Très important et tout premier bois du célèbre tableau de Paul Gauguin,gravé par son plus proche ami et exécuteur testamentaire, l'artiste Georges-Daniel de Monfreid, auquel Gauguin offrit cette toile après deux infructueuses expositions. Cette épreuve, probablement unique, fait partie des 17 bois d'essais connus duprojet de publication précoce deNoa Noa, tous réalisés sur divers papiers fins et annotés par l'artiste. C'est à partir du manuscrit illustré original de Noa Noa rapporté de Tahiti par Segalen à la mort de l'artiste en 1903 que Monfreid entreprit, dès 1904, la réalisation de cette uvre fondamentale. Il s'agit de la seconde version de ce carnet « à lire et à regarder ». Le premier manuscrit, rédigé au retour de son premier voyage et confié par Gauguin à Charles Morice en 1893 répondait à un projet différent. Gauguin n'avait composé que le texte, entrecoupé de pages blanches destinées aux poèmes de Morice. Mais, après plusieurs années sans nouvelles, celui-ci préféra publier en 1901 une version entièrement réécrite par ses soins. Gauguin recopia donc son manuscrit et l'illustra lors de son second séjour en Polynésie, de croquis, aquarelles et collages. Cet album, que l'artiste enrichit et conserva précieusement jusqu'à sa mort, est aujourd'hui au Musée d'Orsay. C'est donc d'après ce manuscrit, le seul illustré, que Monfreid composa l'édition du Noa Noa de Gauguin. Cependant, si le projet de publication de Monfreid fut précoce, il mit plus de vingt ans à le mener à bien, en partie à cause d'un conflit de droit d'auteur avec Charles Morice qui souhaitait figurer comme co-auteur de l'édition en préparation et dont les poèmes seront finalement conservés. Fruit de plusieurs années de réflexion et de travail, l'édition de 1924 se veut à la fois fidèle aux aquarelles et bois gravés illustrant le précieux manuscrit, mais également à l'ensemble de l'uvre tahitienne de Gauguin, mort dans l'indifférence. Monfreid grave ainsi plusieurs dessins du cahier original et l'enrichit de bois réalisés à partir des autres uvres dont il est le dépositaire. Certaines de ces compositions associent plusieurs peintures, tout en respectant scrupuleusement le trait de l'artiste, transformant l'ouvrage en véritable voyage à travers les uvres du peintre. Le choix même de la gravure sur bois est un hommage à cette technique prisée par Gauguin qui réalisa à Pont-Aven 10 bois pour illustrer son manuscrit entre ses deux séjours polynésiens. Les bois intermédiaires, jusqu'alors inconnus, témoignent du lent travail de composition pour restituer la richesse artistique de l'uvre de Gauguin par son plus fidèle compagnon artistique et premier défenseur : «Quand je vis Gauguin pour la première fois, je fus fortement déconcerté par les données d'art émanant de ses uvres aussi bien que des conversations de cet homme extraordinaire... En lui tout de suite on sentait le Maître » (In L'hermitage, 1903) Epreuve sans doute unique du bois gravé d'après le chef-d'uvre de Gauguin, Merahi metua no Tehamana, représentant l'épouse du peintre et son principal modèle tahitien. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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s. d. [1924] | 9.30 x 7.80 cm | autre
Epreuve originale probablement unique de cet état intermédiaire d'un bois dessiné et gravé d'après une aquarelle de Paul Gauguin par Georges-Daniel de Monfreid. Tiragesur vergé crème fin, annotation de l'artiste au crayon en marge gauche. Bois dessiné et gravé d'après la première aquarelle du manuscrit de Noa Noa, contrecollée sur le contreplat de la reliure du célèbre album. Le bois définitifservira de tête au chapitre X de la véritable édition originale illustrée deNoa Noa, parue chez Crès en 1924, premier ouvrage illustré d'après Paul Gauguin et majestueux hommage à l'uvre de ce précurseur de l'art moderne. Superbe et importante gravure de l'uvre ouvrant le manuscrit de Paul Gauguin,gravé par son plus proche ami et exécuteur testamentaire, l'artiste Georges-Daniel de Monfreid, héritier de l'album qu'il offrira en 1927 à l'Etat Français. Cette épreuve, probablement unique, fait partie des 17 bois d'essais connus duprojet de publication précoce deNoa Noa, tous réalisés sur divers papiers fins et annotés par l'artiste. C'est à partir du manuscrit illustré original de Noa Noa rapporté de Tahiti par Segalen à la mort de l'artiste en 1903 que Monfreid entreprit, dès 1904, la réalisation de cette uvre fondamentale. Il s'agit de la seconde version de ce carnet « à lire et à regarder ». Le premier manuscrit, rédigé au retour de son premier voyage et confié par Gauguin à Charles Morice en 1893 répondait à un projet différent. Gauguin n'avait composé que le texte, entrecoupé de pages blanches destinées aux poèmes de Morice. Mais, après plusieurs années sans nouvelles, celui-ci préféra publier en 1901 une version entièrement réécrite par ses soins. Gauguin recopia donc son manuscrit et l'illustra lors de son second séjour en Polynésie, de croquis, aquarelles et collages. Cet album, que l'artiste enrichit et conserva précieusement jusqu'à sa mort, est aujourd'hui au Musée d'Orsay. C'est donc d'après ce manuscrit, le seul illustré, que Monfreid composa l'édition du Noa Noa de Gauguin. Cependant, si le projet de publication de Monfreid fut précoce, il mit plus de vingt ans à le mener à bien, en partie à cause d'un conflit de droit d'auteur avec Charles Morice qui souhaitait figurer comme co-auteur de l'édition en préparation et dont les poèmes seront finalement conservés. Fruit de plusieurs années de réflexion et de travail, l'édition de 1924 se veut à la fois fidèle aux aquarelles et bois gravés illustrant le précieux manuscrit, mais également à l'ensemble de l'uvre tahitienne de Gauguin, mort dans l'indifférence. Monfreid grave ainsi plusieurs dessins du cahier original et l'enrichit de bois réalisés à partir des autres uvres dont il est le dépositaire. Certaines de ces compositions associent plusieurs peintures, tout en respectant scrupuleusement le trait de l'artiste, transformant l'ouvrage en véritable voyage à travers les uvres du peintre. Le choix même de la gravure sur bois est un hommage à cette technique prisée par Gauguin qui réalisa à Pont-Aven 10 bois pour illustrer son manuscrit entre ses deux séjours polynésiens. Les bois intermédiaires, jusqu'alors inconnus, témoignent du lent travail de composition pour restituer la richesse artistique de l'uvre de Gauguin par son plus fidèle compagnon artistique et premier défenseur : «Quand je vis Gauguin pour la première fois, je fus fortement déconcerté par les données d'art émanant de ses uvres aussi bien que des conversations de cet homme extraordinaire... En lui tout de suite on sentait le Maître » (In L'hermitage, 1903) Epreuve unique du bois gravé d'après l'aquarelle inaugurant l'un des plus beaux albums de peintre et symbolisant l'art de vivre tahitien, entre mer nourricière et plaisirs terrestres. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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S. n. | s. l. s. d. [circa 1930] | 13.50 x 21 cm | une feuille
Poème autographe signé de Paul Fort ; 13 lignes à l'encre noire, trois tercets intitulés «Chant de la paix - La ronde autour du monde». "Si toutes les filles du monde voulaient s'donner la main, tout autour de la mer elles pourraient faire une ronde / Si tous les gens du monde voulaient bien êtr'marins, ils f'raient avec leurs barques un joli pont sur l'onde: Alors on pourrait faire une ronde autour du monde, si tous les gens du monde voulaient s'donner la main. Paul Fort" Envoi autographe daté et signé de Paul Fort à Carlo Rim au crayon vert en-dessous du poème: «Pour Carlo Rim, Très amical souvenir de la kermesse aux [dessin d'étoile]." Superbe manuscrit, dans l'élégante calligraphie de Paul Fort, de l'un des plus célèbres hymnes à la paix, repris en chansons, en film, en expressions et en ritournelles tout au long du XXe siècle, jusqu'à devenir un véritable «mème» populaire dont l'inconscient collectif a perdu l'origine. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Albert Skira | Paris 1934 | 24.50 x 31 cm | broché
Edition originale. Légers frottements sur le dos et en marges des plats, agréable état intérieur. Couverture illustrée par Marcel Duchamp. Contributions littéraires et picturales de Pierre Mabille, Brassaï, Paul Eluard, Ambroise Vollard, Antoine de Saint-Exupéry, Charles-Ferdinand Ramuz, Salvador Dali, Pierre Courthion, Louise de Vilmorin, André Breton, Pierre-Jean Jouve, Benjamin Péret, Gisèle Prassinos, Hans Bellmer, Léon-Paul Fargue, Stéphane Mallarmé, Paul Klee, Yves Tanguy, Wassily Kandinski, Paul Cézanne... - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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