Paris, Pierre Lecuire, 1966. In-folio, non paginé, box noir signé P.-L. Martin, plats ornés d'une droite biseautée bleue et rouge creusée dans le box, dos lisse, titre doré au dos, doublure et gardes de veau velours noir, encadrement intérieur de box noir orné d'un filet doré, étui de demi-box à bande noire doublé de veau velours noir, étui bordé de box noir (minuscules frottements).
Édition originale, un des 25 exemplaires sur papier d'Auvergne du Moulin Richard-de-Bas, augmenté d'une épreuve de la couverture en couleurs, de quatre lettres de Nicolas de Staël en fac-similé tirées sur papier Canton de Richard-de-Bas, d'une enveloppe d'une lettre de Nicolas de Staël à Pierre Lecuire et d'une carte postale tricolore de Pierre Lecuire à Nicolas de Staël, toutes deux en fac-similés. Elle contient l'intégralité des lettres de l'artiste à l'éditeur rédigée entre 1949 et 1955, une biographie de leur relation de 1945 (date de leur rencontre) à 1955 (date du suicide de Nicolas de Staël) et des notes marginales explicatives. Bel exemplaire de ce livre d'artiste parfaitement établi par Pierre-Lucien Martin. * Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Nicolas, Charenton-Le-Pont [Montrouge, Draeger], 1958, in-8, 32 pp, Broché, dos à spirales, couverture rempliée illustrée en couleurs, Liste des grands vins fins éditée par la maison Nicolas pour l'année 1958. Couverture illustrée en couleurs et 18 peintures de Limouse (1894-1989) reproduites en couleurs. JOINT : La lettre imprimée à en tête de la Direction de Nicolas, à Charenton, envoyée aux souscripteurs des plaquettes-tarifs Nicolas. Oberlé, Fritsch n° 597/24. Couverture rigide
Bon 32 pp.
Charenton-Le-Pont, Nicolas [Montrouge, Draeger], 1949, in-8, 35 pp, Broché, dos à spirales, couverture noire illustrée en couleurs, Liste des grands vins fins éditée par la maison Nicolas pour l'année 1949, illustrée par André Dignimont (1891-1965) pour la couverture, les illustrations à pleine page et les dessins dans le texte. Premier catalogue des vins Nicolas paru après la guerre, et premier catalogue placé sous un "signe de..." JOINT : la liste des vins supérieurs de table disponibles dans les établissements Nicolas, imprimé sur papier crème. [Impr. Draeger], [4] pp. Oberlé, Fritsch n°597/14. Couverture rigide
Bon 35 pp.
Nicolas, Charenton-Le-Pont [Montrouge, Draeger], 1961, in-8, 35 pp, Broché, dos à spirales, couverture rempliée illustrée en couleurs, Liste des grands vins fins éditée par la maison Nicolas pour l'année 1961. Couverture illustrée en couleurs et 11 peintures de Rohner (1913 -2000) reproduites en couleurs. Bon exemplaire. JOINT : l'extrait de la liste des vins de table disponibles dans les succursales et chez les concessionnaires de Nicolas. [Impr. Draeger], [4] pp. Oberlé, Fritsch n°597/27. Couverture rigide
Bon 35 pp.
Charenton-Le-Pont, Nicolas [Montrouge, Draeger], 1972, in-4, 28 pp, Broché, couverture rempliée en couleurs, Très bel album illustré de 13 grandes planches en couleurs, reproduisant des gouaches d'André Derain (1880-1954) peintes en 1948. C'est l'une des publications de la maison Nicolas les plus recherchées. Elle a été publiée en 1972 à l'occasion des 150 ans de sa fondation, à la place de la traditionnelle Liste des grands vins fins de Nicolas, qui paraissait chaque année depuis 1927. Couverture un peu défraîchie. Oberlé, Fritsch n° 588 et n° 597/38. Couverture rigide
Bon 28 pp.
Charenton-Le-Pont, Nicolas [Montrouge, Draeger], 1935, in-8, 35 pp, Broché, dos à spirales, couverture illustrée en couleurs sur fond doré, Liste des grands vins fins éditée par la maison Nicolas pour l'année 1935. Elle a été imprimée sur papier bleu marbré. Les six planches, la couverture et les vignettes dans le texte sont de Darcy. JOINTS : Une carte publicitaire illustrée par Alfred Latour pour le champagne Doyen [impr. Draeger]; et une lettre imprimée sur papier bleu, à en-tête des établissements Nicolas, expliquant à sa clientèle son action face à la production de vins anémiques en 1934. Oberlé, Fritsch n°597/10 Couverture rigide
Bon 35 pp.
Charenton-Le-Pont, Nicolas [Montrouge, Draeger], 1938, in-8, 50 pp, Broché, dos à spirales, couverture rempliée illustrée en couleurs, Liste des grands vins fins éditée par la maison Nicolas pour l'année 1938. Les illustrations, gravées sur bois, sont de Galanis, soit : la couverture illustrée en tons de brun, le titre orné, 5 planches, dont une à double page, et 8 vignettes. JOINT : la liste des vins supérieurs de table disponibles dans les établissements Nicolas, imprimé sur papier crème. [Impr. Draeger], [4] pp. Oberlé, Fritsch n°597/13. Couverture rigide
Bon 50 pp.
Charenton-Le-Pont, Nicolas [Montrouge, Draeger], 1939, in-8, 44 pp, Broché, dos à spirales, couverture crème rempliée et imprimée en noir, Liste des grands vins fins éditée par la maison Nicolas pour l'année 1939. Sept grandes illustrations et dessins dans le texte par Carl Erickson (1891-1958). JOINT : la liste des vins supérieurs de table disponibles dans les établissements Nicolas, imprimé sur papier beige. [Impr. Draeger], [4] pp. Oberlé, Fritsch n°597/14. Couverture rigide
Bon 44 pp.
Nicolas, Charenton-Le-Pont [Montrouge, Draeger], 1962, in-8, 34 pp, Broché, dos à spirales, couverture rempliée illustrée en couleurs, Liste des grands vins fins éditée par la maison Nicolas pour l'année 1962. Couverture illustrée en couleurs et 11 peintures de Minaux (1923-1986) reproduites en couleurs. JOINT : l'extrait de la liste des vins de table disponibles dans les succursales et chez les concessionnaires de Nicolas, imprimé sur papier orangé. [Impr. Draeger], [4] pp. Oberlé, Fritsch n°597/28. Couverture rigide
Bon 34 pp.
[UNIVERSITÉ DE NORMANDIE]. [LE CLERC DE BEAUBERON (Nicolas-François)].
Reference : 238708
Rouen, Laurent Dumesnil, 1763 in-4, 75 pp., maroquin vieux-rouge, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, encadrement de double filet à froid sur les plats, simple filet doré sur les coupes, tranches dorées (reliure de l'époque). Coiffes frottées, rousseurs à certaines pièces.
Très intéressant recueil qui regroupe toutes les pièces d'un litige très normand opposant le théologien Nicolas-François Le Clerc de Beauberon (1714-1790) et le chapitre de Rouen, dont il était également membre, au sujet des émoluments canoniaux qu'il prétendait continuer à percevoir tout en étant rémunéré par l'Université de Caen. La conclusion transactionnelle du litige est rapportée sous forme manuscrite "in fine", ce qui est rare dans ce genre de pièces.Un seul exemplaire au CCF (Caen). Cf. Lair (Pierre-Aimé) : Notice sur Mr. Le Clerc de Beauberon (Caen, Delaunay, 1813).RELIÉS À LA SUITE 7 mémoires juridiques sur le même litige : I. LE MERRE FILS (Pierre) : Avis de M. Le Merre, avocat du clergé de France. S.l.n.d. [1763], 22 pp. Aucun exemplaire au CCF. - II. Mémoire pour les doyen, chanoines & chapitre de l'Église métropolitaine de Roüen. Contre le sieur Le Clerc de Beauberon (...). [Rouen], J. J. Le Boullenger, 1763, 34 pp., 8 pp. Un seul exemplaire au CCF (Caen). - III. Observations du chapitre de l'Église métropolitaine de Rouen, sur le Mémoire du sieur de Beauberon. Rouen, Imprimerie de la veuve Besongne, 1763, 16 pp. Un seul exemplaire au CCF (Caen). - IV. Mémoire pour les recteur, doyen, docteurs & professeurs de l'Université de Caën, reçus parties intervenantes : contre les doyen, chanoines & chapitre de l'Église cathédrale et métropolitaine de Rouen, intimés en appel (...). S.l.n.d. [1763], 30 pp. Un seul exemplaire au CCF (Caen). - V. Second mémoire pour M. Nicolas-François Le Clerc de Beauberon (...). [Rouen], Laurent Dumesnil, 1763, 66 pp. Un seul exemplaire au CCF (Caen). - VI. [MANUSCRIT]. Copie de la transaction entre le chapitre de Rouen et le sieur de Beauberon. S.l.n.d. [1766], [3] ff. n. ch., écriture moyenne et irrégulière, assez lisible. - VII. [MANUSCRIT]. Copie de la transaction faite le vingt-trois aoust entre le sieur de Beauberon et le sieur de Maisons au sujet du droit à la maison Tournade. S.l.n;d. [1766], [7] ff. n. ch., écriture moyenne et irrégulière, peu lisible.Ex-libris manuscrit Eug. Challet. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Phone number : 06 46 54 64 48
Vins Nicolas Vins Nicolas, 1969. Grand In-8 broché de 32 pages entièrement illustré par Lorjou. Bon état
Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
Paris, imprimerie de Robert Estienne ; chez P. Chevalier, 1611 in-8, [2] ff. n. ch. (titre et dédicace), 9 ff., un feuillet non chiffré de privilège, dérelié.
Pièce fort peu commune, qui rentre dans les six conservées de l'auteur. Nicolas II Bourbon, ou Nicolas Bourbon le Jeune (pour le différencier de son grand-oncle Nicolas Ier - 1574-1644) était un poète néo-latin mineur, du moins selon notre jugement actuel (ses contemporains faisaient gand cas de lui et n'hésitaient pas à lui accorder la première place dans ce genre, où pourtant les amateurs et professionnels se bousculaient). Sa pièce contre Ravaillac (Dirae in parricidam, 1610) lui valut d'être nommé professeur de grec au Collège royal, où il demeura au moins jusqu'en 1617. Chanoine d'Orléans et de Langres, entré dans l'Oratoire de Bérulle, il tenait dans sa cellule des petites sessions "académiques" avec ses amis (Balzac, Gui Patin, Colletet, etc.). En 1637, il entra à l'Académie française. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, EDHIS, 1966 73 livraisons en un vol. in-8, pagination multiple, demi-chagrin cerise, dos à nerfs orné de bonnets phrygiens dorés, tranches mouchetées (reliure moderne).
Réimpression anastatique de l'édition originale de Vendôme, Cottereau-Pinçon, 1796-1797, d'une rareté extrême. Ami de Babeuf et de sa famille, Pierre-Nicolas Hésine (1763-1817) était un patriote du Loir-et-Cher ayant assumé plusieurs responsabilités locales dans l'administration du département. Au moment du procès de Vendôme, il était directeur de l'administration du Loir-et-Cher, et fit paraître ce périodique pour défendre les positions de son ami.En annexe, on trouvera le fac-similé de trois pièces complémentaires : 1. "Analyse d'un mémoire, adressé aux représentans du peuple composant le Conseil des Cinq Cens, par les chasseurs Barbier et Meunier", Paris, [1797] ; 2. "Requête en cassation, de deux jugemens du tribunal criminel de Loir et Cher, des 17 et 18 germinal, contre Pierre-Nicolas Hésine, auteur du Journal de la Haute-Cour, l'Écho des hommes libres", Vendôme, [1797] ; 3. "Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Rapport fait par Bontoux, député des Hautes-Alpes, au nom de la commission chargée d'examiner la pétition du citoyen Pierre-Nicolas Hezine, qui demande que la loi du 17 fructidor soit déclarée comme non avenue", Paris, [1797].Martin & Walter, Journaux, 642-a (pour l'originale). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
DESCHAMPS le jeune; DÉYEUX, Nicolas; FOURCROY, Antoine-François; VAUQUELIN, Louis-Nicolas
Reference : 76792
À Lyon et à Paris, chez J.T. Reyman et Fuchs, an 7 [1798], in-8, [2]-VIII-224 pp, 1 tableau dépliant, Broché, couverture d'attente de l'époque, Édition originale du mémoire du pharmacien lyonnais Deschamps jeune, lu devant la Société de santé de Lyon le 25 Messidor an 6 (17 juillet 1798) : l'auteur y remet en question les conclusions apportées par Fourcroy et Vauquelin au sujet de l'extractif, substance au caractère hypothétique composée de tannin et de matière végétale ; plus exactement, il réfute le rôle de l'oxygène dans la coloration des extraits, ce le qui conduit, prudemment, à contredire les preuves de son existence. Ce faisant, le "pharmacien de province" suscite une petite polémique : la réaction des deux chimistes et de Déyeux est immédiate. Magnanime, Deschamps publie son mémoire en y ajoutant, à la suite, les critiques formulées contre lui. Ce Déchamps jeune n'est pas précisément identifié : il pourrait s'agir de Nicolas-Ambroise Deschamps (1750-1823) ou bien de son cadet Alexandre Deschamps. Il fut, dans cette affaire d'extractif, particulièrement inspiré, puisqu'il souleva des doutes qui seront confirmés par la communauté des chimistes et par Fourcroy lui-même. Exemplaire tel que paru, non rogné, non coupé et ayant conservé sa couverture d'attente d'origine. Galerie de ver intérieure sans atteinte au texte. Tomic Sacha. "L'extractif : vie et mort d'un produit singulier de l'analyse immédiate". In: Revue d'histoire de la pharmacie, 98e année, n°369 (2011), pp. 39-52. Couverture rigide
Bon [2]-VIII-224 pp., 1 tableau
Paris, Le Normant, [1845], in-8, 16 pp, Broché, couverture muette moderne, Lettre adressée à tous les médecins dans laquelle le pionnier de la thanatopraxie Jean Nicolas Gannal (1791-1852) se défend contre les industriels qui attaquent son brevet, contre les embaumeurs qui craignent d'être dépossédés de leur métier, et contre les attaques personnelles des médecins, qui le critiquent sur sa méconnaissance de la médecine, autrement dit, contre l'accusation de "charlatanisme", dont il est la cible depuis la perte de son brevet en 1840. Dans les mêmes années, Gannal est également accusé d'employer de l'arsenic, substance qui sera interdite par ordonnance en 1846. Son procédé sera finalement examiné par l'Académie de Médecine qui, en 1847, organisa une confrontation avec les méthodes et produits des docteurs Boissié, dit Suquet, et Dupré : la commission, qui se composait notamment d'Orfila, conclut à la supériorité du procédé Suquet (Rapport sur divers modes d'embaumement présentés par MM. Dupré, Gannal et Sucquet). Jean Nicolas Gannal, ancien pharmacien de la Grande Armée élabora son procédé d'après la méthode du médecin palermitain Giuseppe Tranchina (1797-1837) : il s'agissait de pratiquer une petite incision à la partie latérale du cou pour introduire par l'artère carotide, à l'aide d'une pompe, la liqueur conservatrice, puis d'envelopper le corps de bandes imbibées de liqueurs aromatiques. En deux heures, l'opération était terminée, et le corps renfermé dans un cercueil de plomb. Il n'y avait plus de mutilations, ni de soustraction d'organes. La promptitude, la décence et le prix peu élevé du mode opératoire de Gannal contribuèrent à en propager l'emploi. Dès 1840, la cession de son brevet fut faite pour un grand nombre de départements. En plein Romantisme, tout un chacun avait désormais la possibilité de présenter le corps du cher défunt avant sa mise en terre. Gannal lui-même embauma Samuel Hahnemann en 1843, sur la demande son épouse. Parmi les anatomistes, le procédé fut également un succès : il rencontra notamment la faveur de Bourgery, qui l'utilisa pour son fameux traité d'anatomie, et d'Auzoux, qui l'employa pour mettre sous les yeux de ses ouvriers les préparations qu'ils devaient reproduire. Son affaire ne se relava jamais vraiment du rapport défavorable de l'Académie de médecine. Bon exemplaire. Nicolas Delestre, Petite histoire de l'embaumement en Europe au XIXe siècle. Paris, le Murmure, 2017. Couverture rigide
Bon 16 pp.
À Paris, chez Lourent d'Houry et Jean Boudot, 1702, in-12, [8]-242-[2] pp, 9 pl. depl, Basane marbrée de l'époque, dos à nerfs et fleuronné, pièce de titre rouge, tranches mouchetées rouges, Édition originale, très rare, de cet ouvrage qui était destiné à accompagner l'astrolabe en papier de Philippe de La Hire (1640-1718), par Nicolas Bion (1652-1733). Il est bien complet des 9 planches dépliantes gravées sur cuivre représentant les astrolabes universels de Gemma Frison, Rojas et La Hire ; "quoy que petites, [elles] sont néanmoins assez nettes pour expliquer [la] méthode, & servir de modèles pour en tracer de plus grandes" (préface, p. [4]). Bion annonce en préface que, deux ans après avoir publié l'Usage des globes (Paris, 1699) il s'est décidé à dessiner et à faire graver des planches d'astrolabes "selon les différentes projections [...] les plus en usage" (p. [3]), et de les accompagner d'un traité pour expliquer la manière de les construire et de s'en servir. Il omet néanmoins de dire qu'il avait déjà acquis les plaques de cuivre pour l'impression d'un astrolabe sur papier, qui avait été gravé par Claude Picquet et publié par Pierre I Mariette en 1628 : Bion avait révisé ces plaques, en corrigeant la position des étoiles et en y ajoutant deux projections ; d'un côté, celle de Rojas et de l'autre celle de La Hire, dont il avait sans doute eu connaissance en assistant aux leçons données par ce dernier au Collège Royal à partir de la fin de l'année 1682. Un seul astrolabe de Bion incorporant la projection de La Hire a survécu (musée maritime de Greenwich, inv. AST0555) ; en le comparant à l'astrolabe publié par Mariette - dont le seul exemplaire connu se trouve au musée du vieux Granville - on constate bien que les deux instruments sont en fait identiques, malgré les révisions et l'incorporation des plaques Rojas/La Hire. C'est donc sur l'astrolabe de Mariette que Bion s'est basé pour établir celui de La Hire (Turner). Nicolas Bion, "ingénieur du roy pour les instruments de mathématiques", est l'auteur de l'un des traités sur les instruments scientifiques les plus importants de son temps (Traité de la construction et principaux usages des instruments de mathématiques, 1709). Bon exemplaire, de belle provenance, comportant l'ex-libris gravé sur bois du libraire Alain Brieux, spécialiste des ouvrages et instruments scientifiques anciens, en particulier des astrolabes. Bel état intérieur (petit manque angulaire à une garde blanche). Coins un peu émoussés. Lalande, p. 346. Marcelin & Fromanger, p. 22. Anthony Turner, "Nicolas Bion, globe-maker, instrument-maker, author and business-man". Globe Studies, N° 59/60, 2014, pp. 198-218. Couverture rigide
Bon [8]-242-[2] pp., 9 pl. depl.
s.l.n.d. [Amsterdam, juillet 1767]. 1767 1 feuille de papier vergé 18éme (145 x 215 mm). Dessin à l'encre et lavis d'encre en 3 tons (noir, bleu, sépia). Cadre en bois doré. Etiquette d'exposition au revers "Ozanne".
Beau lavis d'encre en 3 tons, finement exécuté, représentant un quartier dAmsterdam, uvre non signée attribuable à Nicolas Ozanne, exécutée lors de son escale de juillet 1767 à bord de la corvette « Laurore ». Placé face à lintersection de deux voies de navigation, lartiste a représenté au premier plan deux marins en habits de pêche, à bord d'une petite embarcation, accostant un pieu d'amarrage. Sur la gauche, des " tjalks " ( navires fluviaux aux formes arrondies à l'avant et à l'arrière) sont stationnés au pied dune rangée de bâtiments bordant un canal. Les façades sont typiques des étroites maisons à étages de la cité, avec leur potence en bois fixée au faîte permettant le chargement des marchandises dans les greniers. Au pied des maisons, des marins circulent sur des passerelles de bois sur pilotis donnant accès aux bateaux. Au fond, au-dessus des toits, on distingue à peine la silhouette du clocher de la " Westerkerk ". Édifice caractéristique par sa structure pyramidale à étages qui demeure lun des points de repère de la ville dAmsterdam depuis sa construction achevée en 1631. Au centre, une chaloupe manuvrée à 4 avirons s'engage dans le canal aux eaux tranquilles. Sur la droite, un navire arborant le pavillon des Pays-Bas est accosté le long d'un quai de bois. À terre, des dockers actionnent une machine de charge constituée d'une poutre horizontale pivotant sur un mât central et équipée de poulies et d'une roue à rayons. Daprès nos recherches, le quartier de la ville qui correspond le mieux à ce dessin est lintersection de la rivière Amstel avec le canal Zwanenburgwal. (Position du clocher, largeur du canal, habitations sur la gauche, quai dégagé sur la droite, architecture des maisons subsistant). Le papier vergé utilisé est datable de la seconde moitié du 18éme siècle. Travaillant en 3 tons (encres noire, bleue et sépia), lartiste a saisi chaque détail de cette scène dactivité portuaire avec un il de marin, proportionnant avec exactitude chaque élément de la dizaine de navires et embarcations représentés. En bas à gauche subsiste les traces dune signature ou légende devenues illisibles. Cependant, le sujet, le souci du moindre détail (forme des coques, gréements, accastillage) ainsi que les encres utilisées et le style typique permettent didentifier un travail de Nicolas Ozanne (1728-1811), célèbre avec son frère Pierre pour leur uvre maritime et les "60 vues des ports de France" (1775) réalisées à la demande du roi. C'est à bord de la corvette l'Aurore que que Nicolas Ozanne séjourne à Amsterdam du 11 au 22 juillet 1767. Cette corvette, construite sous le contrôle de Nicolas, est armée par François-César Le Tellier de Courtanvaux (1718-1781) pour une mission dexpérimentation des montres marines destinées au calcul de la longitude, expédition en mer du Nord du 12 mai au 1er septembre 1767. A notre connaissance, aucune représentation de la célèbre cité hollandaise par Nicolas Ozanne nest connue à ce jour. Cependant, parmi les gravures de navires publiées par Pierre Ozanne figurent des navires hollandais. 1 laid paper sheet (145 x 215 mm). Ink and wash drawing with 3 tones (black, blue and sepia). Beautiful, finely executed 3-tone ink wash depicting a neighborhood in Amsterdam, an unsigned work attributable to Nicolas Ozanne, executed during his July 1767 stopover aboard the corvette L'aurore. Facing the intersection of two shipping lanes, the artist depicted two sailors in fishing gear in the foreground, aboard a small boat docking at a mooring stake. On the left, tjalks (river vessels with rounded bow and stern) are parked at the foot of a row of buildings lining a canal. The facades are typical of the city's narrow, multi-storey houses, with their wooden gallows fixed to the ridge so that goods can be loaded into the attics. At the foot of the houses, sailors walk on wooden gangways on stilts to access the boats. In the background, above the roofs, the silhouette of the Westerkerk bell tower can barely be made out. This distinctive pyramid-shaped, multi-storey building has been one of Amsterdam's landmarks since it was completed in 1631. In the center, a rowboat maneuvered with 4 oars enters the calm waters of the canal. On the right, a ship flying the Dutch flag is moored alongside a wooden quay. Ashore, dockworkers operate a loading machine consisting of a horizontal beam pivoting on a central mast and equipped with pulleys and a spoked wheel. According to our research, the area of the city that best corresponds to this drawing is the intersection of the Amstel River and the Zwanenburgwal canal (position of the bell tower, width of the canal, houses on the left, open quay on the right, architecture of the remaining houses...). The laid paper used dates from the second half of the 18th century. Working in 3 tones (black, blue and sepia inks), the artist has captured every detail of this scene of port activity with a seafarer's eye, accurately proportioning each element of the dozen or so ships and boats depicted. In the lower left-hand corner, traces of a signature or caption remain, no longer legible. However, the subject, the attention to detail (hull shapes, rigging, fittings, etc.), the inks used and the typical style all point to a work by Nicolas Ozanne (1728-1811), famous with his brother Pierre for their maritime work and the 60 vues des ports de France (1775) commissioned by the King. It was aboard the corvette l'Aurore that Nicolas Ozanne stayed in Amsterdam from July 11 to 22, 1767. This corvette, built under Nicolas' supervision, was armed by François-César Le Tellier de Courtanvaux (1718-1781) for a mission to test marine watches designed to calculate longitude, an expedition to the North Sea from May 12 to September 1, 1767. To the best of our knowledge, there are no known images of the famous Dutch city by Nicolas Ozanne. However, among the ship engravings published by Pierre Ozanne are Dutch ships.
Phone number : 06 81 35 73 35
Paris Draeger 1952 In-8 carré, reliure spirale plastique,couverture cartonnée. Nombreuses illustrations au pochoir. Complet de la feuille volante des tarifs.
Superbe exemplaire d'un des plus beaux catalogues de la maison Nicolas. "Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
NICOLAS-VINS. LOUPOT, BRUNHOFF, BUFFET, CASSANDRE, DERAIN, DRANSY, HUGO, IRIBE, VAN DONGEN ...
Reference : 24102
(1927)
Montrouge Imprimerie Draeger 1927-1973 Ensemble complet de 36 listes de prix illustrées des Établissements Nicolas. Montrouge, Imprimerie Draeger, 1927-1973, in-8 et in-4, brochés ou spiralés. Prestigieuse publication illustrée en couleurs par les meilleurs artistes de cette période.
Rare et exceptionnelle collection complète des catalogues de prix Nicolas illustrés et publiés entre 1927 et 1973. Prestigieuses publications Draeger illustrées en couleurs par les meilleurs artistes de l'époque.- 1927 (Dransy, cachets "Documentation" archive Draeger sur la couverture et sur la page de titre), 1928 (Loupot), 1929 (Dransy), 1930 (Iribe), 1931 (Cassandre), 1932 (Edy-Legrand), 1933 (Jean Hugo), 1934 (Latour), 1935 (Darcy), 1936 (Cassandre), 1938 (Galanis), 1939 (Erickson), 1949 (Dignimont), 1950 (Arada), 1951 (Berthommé Saint-André), 1952 (Brunhoff), 1953 (GISCHIA), 1954 (Van Dongen), 1955 (Marchand), 1956 (Oudot), 1957 (Terechkovitch), 1958 (Limouse), 1959 (Caillard), 1960 (Humblot), 1961 (Rohner), 1962 (Minaux), 1963 (Buffet), 1964 (Schurr), 1965 (Chapelain-Midy), 1966 (Guiramand), 1967 (Savin), 1969 (Loriou), 1970 (Ghiglion-Green), 1971 (Sarthou), 1972 (Derain), 1973 (Guerrier).Typographie et mise en page dAlfred Latour de 1951 à 1965 remplacé à sa mort par son fils Jean, en 1966.Nous joignons 5 éditions publicitaires Nicolas-Draeger diverses dont le programme de l'Opéra-Nicolas, 1934 (Georges Scott), les voeux Nicolas Kina Rok (1948), un livret Nicolas et deux livrets "l'Art de Boire". Bel état général, malgré quelques usures, marques et infimes restaurations. Collection Draeger.
Paris 1932 In-4 (h. 28,5 cm.) environ 50 pp; couverture souple illustrée, 4 illustrations à pleine page et une sur double page.
Bel exemplaire de ce catalogue qui renoue après vingt ans d'interruption avec la tradition des catalogues commerciaux illustrés par de grands artistes."Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
[NICOLAS]. CASSANDRE (Adolphe Jean Marie Mouron, dit Cassandre).
Reference : 3222
(1931)
Paris Draeger 1931 In-8 carré, reliure spirale métallique, couverture cartonnée bleue, avec une étoile perforée sur le plat, laissant voir le fond argenté de la page de garde, avec la lettre N. Trois hors-texte signé Cassandre, dont une double page en couleurs. Complet du fascicule de deux pages sur les appellations d'origine des vins de Bourgogne.
Superbe exemplaire."Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
[NICOLAS]. EDY LEGRAND (pseudonyme de Édouard Léon Louis Warschawsky)
Reference : 3767
(1932)
Paris Draeger 1932 In-8 carré, reliure spirale métallique,couverture cartonnée noire estampée d'un médaillon qui laisse voir un cortège de Bacchus sur la page de garde, Nectar fermant la marche. Nombreux bois gravés en noir dans les marges et plusieurs grandes compositions hors-texte en couleurs (dont deux pleines pages) d'une grande fraîcheur de couleurs et d'une grande fantaisie.
Très bel exemplaire de ce rare catalogue illustré par un des grands artistes de l'époque, connu d'abord pour ses dessins publicitaires et ses illustrations littéraires, plus tard pour sa peinture orientaliste."Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
Paris Draeger 1956 In-8 carré, reliure spirale plastique,couverture cartonnée illustrée.
Très bel exemplaire."Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
Paris Draeger In-8 carré, reliure spirale plastique,couverture cartonnée et illustrée.
Bon exemplaire."Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
Paris, Pierre Lecuire, 1966. In-4 (379 x 264 mm), 80 ff. n. ch., couverture rempliée, illustrée sur le premier plat d'une lithographie de N. de Staël, chemise, avec nom de l'auteur en pied, et étui cartonnés recouverts de papier bleu, auteur en pied, dos de la chemise et étui passés, une partie de l'étui est cassée (cartonnage de l'éditeur).
Édition originale des lettres de Nicolas de Staël à Pierre Lecuire. Cette édition contient cent lettres de Nicolas de Staël, publiées pour la première fois. Ces lettres représentent la totalité de la correspondance du peintre avec l'écrivain Pierre Lecuire. Une lithographie originale et inédite de Nicolas de Staël. La lithographie en couleurs sur la couverture de cet ouvrage reproduit un projet original inédit en papier collé de Nicolas de Staël, que le peintre destinait à une couverture de livres. Cet ouvrage a été tiré à 225 exemplaires. Celui-ci est un des 200 sur grand vélin de Mandeure, après 25 sur papier d'Auvergne. Une amitié exigeante. Nicolas de Staël, né le 5janvier1914 à Saint-Pétersbourg, mort le 16mars1955 à Antibes, est un peintre français originaire de Russie. Sa carrière s'étale sur quinze ans — de 1940 à 1955 —, à travers plus d'un millier d'œuvres, dans une violence de création et une passion rares, et une peinture en constante évolution. Des couleurs sombres de ses débuts, elle aboutit à l'exaltation de la couleur. Refusant les étiquettes et les courants, tout comme Georges Braque qu'il admire, il travaille avec acharnement, détruisant autant d’œuvres qu'il en réalise. Nicolas de Staël meurt en se jetant par la fenêtre de son atelier d'Antibes. Le poète français Pierre Lecuire représente un cas unique dans la création littéraire contemporaine. Il composa et édita lui-même ses livres, travaillant avec des artistes choisis par lui, des typographes, taille-douciers, papetiers. " Je ne fais pas mes livres pour abriter, cacher mes poèmes. Ce ne sont ni mes alibis, ni mes retraites. Ils sont l'expression dernière, monumentale, achevée du Poème. " La rencontre de Nicolas de Staël et de Pierre Lecuire en mars 1945 à Paris fut déterminante pour l'œuvre du jeune poète à la recherche d'une forme d'expression personnelle. De cette exigeante amitié témoignent ces lettres adressées par Nicolas de Staël à Pierre Lecuire. Bel exemplaire.