ALQUIN Nicolas; BRIET Philippe (entretien); WHITE Kenneth (préf.):
Reference : 12764
(1985)
Caen, Théâtre Municipal De Caen / Ville de Caen, 1985. In-4 broché, couverture illustrée à rabats.
Illustré d'une partie d'un sculptin original de Nicolas Alquin et de nombreuses reproductions et photographies, en noir et en couleurs. Catalogue réalisé à l'occasion de l'exposition de mars à mai 1985. Tirage limité à 500 exemplaires numérotés, le nôtre 219, signé par l'artiste au justificatif. Exemplaire enrichi d'une carte autographe de Philippe Briet, qui mène l'entretien rapporté dans le catalogue, signée et datée du 2 avril 1985.
PÉRELLE, Gabriel (1604 ) 1677) - PÉRELLE, Nicolas (1631 - 1695) - SILVESTRE, Israël (1621 - 1691)
Reference : 12739
(1670)
Édité par N. Langlois, P. Mariette, P. Mariette le fils et N. Poilly [Circa 1670]. 1 vol.in-4 oblong. 20,5 x 30,5 cm. Veau d’époque. Reliure restaurée, plats conservés, dos maladroitement refait. Exemplaire certainement monté d’origine.
Gravures à très grandes marges imprimées sur des feuillets de 19,6 x 29,4 cm et rassemblées à l'époque. On dénombre au total 31 séries dont deux planches seules, et majoritairement des séries de 4, 6 ou 12 gravures : nombreuses scènes de paysages, scènes paysannes, scènes de bateaux et batailles navales, vues architecturales.À noter : Série de 12 gravures sur le Château de Rueil d’Israël Silvestre gravées par Perelle. Les Quatre saisons de Perelle chez N. Langlois.Détail des éditeurs :P. Mariette le fils rue St Jacques aux Collomnes d’Hercule.P. Mariette rue St Jacques à l’espérance.Nicolas Langlois rue St Jacques à la Victoire.N. Poilly rue St Jacques à la belle image.Nicolas Langlois (1640 - 1703).Pierre II Mariette (1634 - 1716)Pierre-Jean Mariette (1694 - 1774)Nicolas Poilly (1707 - 1780).Détail des gravures sur demande.
BONNEVILLE [Nicolas de]; CLAVIERE [Etienne]; CONCORDET [Jean-Antoine-Nicolas de Caritat]; MERCIER [Louis-Sébastien]; AUGER [Antoine Augustin]; BRISSOT [DE WARVILLE Jacques Pierre] et al.:
Reference : 12719
A Paris, de l'Imprimerie du Cercle social, 1791 à 1793. 20 numéros (novembre 1791 à juin 1793) en 5 volumes in-8, demi-veau blond à coins, dos orné de roulettes et filets dorés, pièce de titre beige, de tomaison noires, tranches jaunes.
Illlustré de 17 portraits gravés (2+4+4+3+4), la plupart dessinés par François Bonneville. Nicolas de Bonneville "recruta treize autres rédacteurs : Condorcet, Brissot, T. Paine, Clavière, Collot d'Herbois (pour un temps limité), etc. Aucun autre journal révolutionnaire n'employait autant de leaders politiques comme auteurs réguliers. Ils écrivaient pour la nouvelle bourgeoisie sur des thèmes différents : le droit à la propriété, la circulation libre des grains, laissez-faire, protectionnisme dans le commerce étranger ; ils étaient abolitionnistes (mais modérés) au sujet de l'esclavage. En automne 1791 quelques membres du Cercle social furent élus à l'Assemblée législative ; ils y formèrent une minorité radicale et collaborèrent avec les Jacobins modérés (Girondins). Ce groupe eut un grand rayonnement en France et à l'étranger. Il y eut aussi des articles sur le «courage national», sur César, Choiseul, la Ligue" [Dictionnaire des journalistes]. Rarissime ensemble de 20 numéros (sans le dernier, de juillet 1793), bien complet des suppléments pour les n° de novembre et décembre 1792 et février 1793. En plus on a relié en ouverture du premier n°: " Pétition faite à l’Assemblée Nationale par M.Clavière, député suppléant de Paris. Sur le remboursement des créances publiques non vérifiées et sur le paiement des domaines nationaux, en assignats et en espèces effectives, le 5 novembre 1791." avec six correction manuscrites (de l'auteur?); " Nécéssité et moyens d'établir la force publique [...]" de F. Lanthenas; "Instruction sur l'exercice du droit de souveraineté" par Condorcet; " Acte du corps législatif sur la formation de la convention sociale" par Delacroix; "Exposition des motifs d'après lesquels l'Assemblée nationale a proclamé la convocation d'une Convention nationale, et prononcé la suspention du pouvoir exécutif dans les mains du roi." de M.-E. Guadet; "Discours prononcé à la barre de l'Assemblée nationale le premier septembre 1792 [...]" de Goujon; " Adresse de l'Assemblée nationale aux français [18 août 1792], signé Delacroix; " Procès-verbal de l'asemblée nationale [10 août 1792], signé Merlet. Hatin, Biblio. historique et critique de la presse périodique française, 203. De toute raretée. Dos un peu tachés.
Paris, André Cailleau, 1742. In-12 de [4]-VI-354-[6] pages, pleine basane marron du temps, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre. Petit cachet de cire au premier contreplat.
Édition originale rarissime, que de nombreux bibliographes attribuent au genevois Jean-Bapstiste Tollot. Il n’en est rien. Jean-Daniel Candaux, notre éminent compatriote genevois et néanmoins historien érudit et savant bibliophile confirme qu’il s’agit bien de Nicolas Tollot, originaire de Liffol-le-Petit, en Haute Marne. Tollot fut un coéquipier et domestique de La Condamine, et embarqua sur l'escadre de Dugay-Trouin. Le texte relate le voyage au jour le jour et il est plein de détails piquants. C'est en quelques sorte le pendant humain de la publication scientifique que La Condamine fait paraître dans l'Histoire de l'Académie des Sciences en 1735: Observations mathématiques et physiques faites dans un voyage du Levant en 1731 et 1732. Les derniers feuillets sont le Privilège et le catalogue des livres de Cailleau. Mors faibles. Boucher de la Richarderie, I, 220; Chahine, 4817; Candaux: «Lacondaminiana: Le domestique Nicolas Tollot; L’itinéraire du voyage au Levant; Curiosité et consuls» in Sciences, Musiques, Lumières, Mélanges offerts à Anne-Marie Chouillet, Centre international d’étude du XVIIIe siècle, 2002, p. 401-408.
Genève, Métropolis, 1992. In-8 broché de 228-[6] pages, couverture illustrée.
21 planches dont 10 d'après des photographies de Nicolas Bouvier. Edition originale.
Genève, Éditions Zoé, 1996. In-8 broché de 156-[4]pages, couvertures illustrée à rabats.
Photographies en noir et blanc réunies dans un cahier central de 16 pages. Édition originale de cette étude consacrée à l'oeuvre de Nicolas Bouvier.
Paris, Éditions du Temps, 1968. In-4 de 407 pages, pleine toile noire d'éditeur, jaquette à rabats illustrée en couleurs, étui en toile noire, orné d'une composition en blanc sur chacun des deux plats.
Catalogue raisonné des peintures figurant 1059 oeuvres. Bel exemplaire.
Charenton-le-pont, Établissements Nicolas, 1929 - 1973. 33 vols in-8 et in-4. Brochés. De 1930 à 1962, les catalogues ont une reliure à spirale, en fer jusqu’en 1933 puis en plastique jusqu’en 1962. À partir de 1963, les catalogues sont brochés à dos plat.
Imprimé par Draeger Frères. Typographie par Cassandre et Alfred Latour, remplacé à sa mort en 1965, par son fils, Jean.Prestigieuse publication illustrée en couleurs par les meilleurs artistes de l'époque, dont Paul Iribe, Cassandre, Kees Van Dongen, Digimont, Bernard Buffet, Galanis… Les catalogues des années 1937, de 1940 à 1948, 1952, et 1968 n'ont jamais paru. Les feuillets volants sont bien inclus. Sans la plaquette "Nectar et Glouglou", parue en 1952, en remplacement du catalogue de cette même année.Collection complète hormis les deux rares premières années.Bel état général.
Sans lieu, Feuille Centrale de Zofingue, [1968]. Plaquette in-8 de 23 pages brochées sur agrafes, titre au premier plat.
"La section vaudoise de Zofingue a décerné le prix Eugène Rambert 1968 à Nicolas Bouvier pour son livre Japon [...]. La présente plaquette est un tirée à part: elle contient les textes des deux rapporteurs du jury et la réponse du lauréat". Forcément rare. Quelques rousseurs à la couverture.
Genève, Editions Metropolis, 1998. In-8 broché de 119-[8] pages, couverture illustrée couleurs.
2 illustrations couleurs, 6 textes bichrome, 4 illustrations noir/blanc. 7 pages de fac-similé autographe et un portrait en noir de Nicolas Bouvier. Edition originale.
A Constantinople [Paris], sans nom, 1781. 2 tomes en un volume in-18 de [2]-204 et 249 pages, plein veau moucheté, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges.
Ilustré d'un titre gravé et de 6 figures gravées par Fessard d'après Clavareau et 2 vignettes. "Roman exotique, orientaliste, picaresque et libertin. Avec Le Cousin de Mahomet, authentique manifeste du siècle des Lumières, Nicolas Fromaget s’inscrit, obscurément mais brillamment, dans le grand courant de tolérance subversive, de libération sexuelle et d’ouverture idéologique qu’illustreront plus tard, avec plus de bonheur, un Voltaire et un Diderot" Le Figaro - Jean d'Ormesson. [Barbier I, 810 - Cohen 414].
Carouge, Éditions Zoé, 2008. Grand in-8 broché de 143-[1] pages, couverture illustrée.
Édition originale de cette étude sur "l'univers musical tel que l'a parcouru le voyageur, l'oreille dressée, de trois façons qui s'entremêlent, avec un accent particulier sur le Japon".
1926 Paris-Neuilly, Éditions de La vie des lettres, sans date [1926]. 28,5 x 19 cm, 56 pp. Broché, bon exemplaire. Édition originale, un des 300 ex. num. Envoi autographe signé de l'auteur à Nicolas Ries "Animateur et Révélateur du Luxembourg".
1926 Paris-Neuilly, Éditions de La vie des lettres, sans date [1923]. 28,5 x 19 cm, 60 pp. Broché, bon exemplaire. Édition originale, un des 300 ex. num. Envoi autographe signé de l'auteur à Nicolas Ries, l’un des intellectuels francophiles luxembourgeois les plus en vue de la première moitié du XXe siècle.
A Paris, chez Laurent Le Conte, 1764. In-12 de XX-[4]-.454 pages, plein veau moucheté marron, dos lisse ornés de filets et fleurons dorés, pièce de titre verte, tranches rouge.
Rédigé par le bénédictin Dom Nicolas Alexandre, cet ouvrage connu un succès considérable, édité une première fois en 1717, sa dernière édition parue en 1868. Nous citons ci-après l'Avertissement: "Le titre de ce recueil fait connaître le dessein qu’on a eu en le faisant imprimer, qui a été de fournir aux pauvres, sur-tout à ceux de la campagne, qui languissent ou meurent, étant privés des secours que ceux des villes reçoivent des personnes charitables, des moyens sûrs et aisés de se soulager dans leurs infirmités ; ces remèdes étant tirés, ou des aliments et des animaux domestiques, ou des plantes qu’ils trouveront facilement dans les jardins et dans les champs. On s’attend bien qu’étant composés d’ingrédients communs, et même dégoûtants, ils seront méprisés et rejetés par les riches, et par les personnes qui affectant en tout des airs de grandeur, même jusques dans l’usage des remèdes, n’estiment que ceux dans lesquels il n’entre que des drogues rares, venues des Indes, et à grands frais, et dont cependant très-souvent l’effet le plus sensible est de vider leur bourse sans leur rendre la santé, pendant que les gens du commun se guérissent promptement et parfaitement des mêmes maladies par des remèdes simples et familiers, que leurs médecins n’osent souvent leur proposer, ou par crainte de blesser leur vanité et leur délicatesse, ou de passer eux-mêmes pour des médecins à remèdes de bonnes-femmes ; car c’est ainsi qu’on les appelle pour les rendre méprisables, quoiqu’il arrive tous les jours que des malades, après avoir usé très-longtemps et inutilement des compositions les plus pompeuses de la Médecine sont guéris promptement par un remède indiqué par un paysan ou par une femmelette(…)"Papier bruni, quelques mouillures et coins cornés.
A Paris, chez Laurent d'Houry et la veuve de feu Denis Nion, 1688 - 1689. 2 volumes in-8 de [32]-16-[8]- 17 à 712 et [2]-[16]-685-[3] pages, plein veau brun du temps, dos à nerfs ornés de filets et fleurons dorés, pièces de titre et tomaison bordeaux.
Édition originale de cet important et abondant recueil relatif à la pharmacie, la médecine et la cosmétique.«Apprenti chirurgien à 13 ans, Nicolas de Blégny exerce pendant quatorze ans dans les armées du roi, à l'hôpital général ou dans les boutiques de Paris comme compagnon chirurgien ; remplit, pendant deux ans, les fonctions de chirurgien ordinaire de la Charité de Saint-Côme, puis en 1679, achète un privilège et devient l'un des quatre chirurgiens de la prévôté de l'Hôtel du Roi, en attendant (1680) le titre de «chirurgien ordinaire du corps de Monsieur». En fait, sa formation est essentiellement empirique et «mécanique».Il fonde, vers 1679, une Académie des nouvelles découvertes de médecine sur le modèle de la grande Académie. Sommé de se défaire de sa charge de chirurgien de Monsieur, il prend des lettres de docteur de la faculté de Caen, «devient médecin ordinaire du duc d'Orléans par lettres patentes enregistrées le 25 janvier 1685 à la prévôté de l'Hôtel, obtient encore un privilège d'apothicaire-épicier suivant la Cour et en 1687 celui de médecin ordinaire du Roi». Le 4 juin 1693, un ordre du roi l'envoie au Fort-l'Evêque, d'où il est transféré au château d'Angers où il demeurera huit ans. «Après huit ans de détention à Angers, il fut élargi, gagna l'Italie où il pérégrina quelque temps, revint exercer la médecine à Avignon et y mourut en 1722». Dictionnaire des journalistes (1600-1789), notice 78Ex-libris autographe répété dans les deux volumes: Mr. de Villeparc, aux quatre contreplats. C'est la même main qui a annoté les deux volumes, rapportant sur presque chacune des pages, le sujet traité: fort pratique! Dans le premier volume 8 pages de table des matières ont été reliées entre les p. 16 et 17; au second volume, la table des matières a été placée au début du volume, après la page de titre. Manque aux coiffes supérieures, petite fente à un mors du tome second; papier un peu bruni. Bon exemplaire malgré les défauts signalés, et surtout l'ouvrage est rare.
Club des Libraires de France 1955, in-8 relié toile bleue de l'éditeur sous rhodoïd, premier plat illustré d'une vignette, 343 p. (bel état) Tirage limité à 5150 exemplaires numérotés sur alfa, maquette de Pierre Faucheux. Agréable édition club, illustrée de gravures du temps, d'une anthologie puisée dans les meilleures pages de ce très vaste roman du XVIII°, dressant un précieux tableau de la vie sous Louis XV.
Paris, Michel Lévy frère, 1853. iN-12 de 4-369-[3] pages, demi-basane noire, dos lisse orné de filets dorés, plat de papier marbré vert.
Édition originale. L'inspecteur général est la traduction du Revizor de Nicolas Gogol dont c'est ici la première traduction française. On joint à l'exemplaire une lettre autographe signée de Mérimée (1 page, pliée, sur papier vergé bleu, encre noire). Il répond à un "Monsieur, je suis fort embarrassé pour vous donner le titre que vous me demandez. J'ai souvenir que M. Lévy en avait trouvé un qui me semblait assez bon. Veuillez le lui demander. S'il fallait en inventer un absolument ne pourrait-on pas mettre Comédies françaises & russes ? [...] " S'agit-il de notre ouvrage dont Mérimée parle? On ne sait à qui la lettre est adressée. Petit manque de papier à la p. 15, dans la marge intérieure, minuscule manque de peau au premier plat. Reliure d'époque. Bel ensemble. Vicaire, V, 734; Clouzot, 116.
Paris, Denoël, 1975. In-folio en feuilles, de 55-[9] pages, sous étui de toile bleue, décoré au premier plat d'une sérigraphie sur aluminium.
Édition originale tirée à 125 exemplaires numérotés (82). Illustré de trois sérigraphies en couleurs et d'un multiple en plexiglas et aluminium, signés et numérotés par l'auteur. Bel exemplaire à l'état de neuf.
Geneve, chez Barth, Chirol, 1776. In-12 de 132 pages, cartonnage d'attente gris, pièce de titre en papier manuscrite à l'encre noire; non rogné, tel que paru.
Orné d'un fleuron de titre et un bandeaux en bois gravé. Très rare édition originale. Nicolas de Saussure (1709-1791), publia plusieurs mémoires concernant l'agronomie. Fruits des expériences menées sur ses deux domaines genevois de Frontenex (commune Cologny) et de Conches (commune Chêne-Bougeries), ses articles traitent trois thèmes: la préparation du sol, les variétés de céréales et la viticulture. Membre de plusieurs sociétés savantes dont la Société économique de Berne, la Société des Arts de Genève et la Société royale d'agriculture d'Auch. Musset-Pathay, Bibliographie agronomique, 602; DHS online; manque à Einaudi ni dans INED.
[sans lieu], [sans nom], 1787. In-4 de [4]-93-[1]-26-[2]; 36 pages, cartonnage de papier marbré, à la Bradel, pièce de titre bordeaux, tranches rouges (cartonnage moderne).
Guillaume Kornmann, né en 1741, est un banquier strasbourgeois, dont le procès contre sa femme (soutenue par Beaumarchais) a été particulièrement retentissant dans les années 1780. En 1774, Kornmann épouse Catherine Marie Foesch, une jeune Suisse fortunée qui lui donne deux enfants. Ils s’installent à Paris où le mari s’occupe de la banque de son oncle. Le couple ne s’entend pas et Guillaume laisse toute liberté à sa femme pour prendre un amant, tant que cela arrange ses affaires. L’amant est un certain Daudet de Jossan, homme de confiance du puissant ministre de la guerre M. de Montbarey et syndic-adjoint de Strasbourg. Mais bientôt le ministre quitte sa charge et le jeune homme devient soudain beaucoup moins fréquentable. De plus, Mme Kornmann, qui n’hésite pas à s’afficher de manière scandaleuse avec lui, menace de demander une séparation de biens (le divorce n’existe pas encore). Craignant de perdre à la fois sa femme et surtout la dot, Guillaume Kornmann, qui entre-temps est presque ruiné, obtient du lieutenant de police une lettre de cachet et fait enfermer l’épouse adultère, alors enceinte de son amant. Dans la nuit du 3 au 4 août 1781, la femme est ainsi conduite dans la maison disciplinaire des dames Douai, rue de Bellefond, qui héberge filles perdues et folles. Sur les instances d’amis communs, Beaumarchais vole au secours de Mme Kornmann (qu’il ne connaît pas encore). Commence alors l’affaire Kornmann. Bientôt libérée, la femme tente sans succès d’obtenir une séparation de corps et de biens, arguant pour ce faire de sa détention scandaleuse. Le mari trompé se décide à porter plainte contre son épouse et contre l’amant pour adultère, contre Beaumarchais et le lieutenant de police Lenoir pour diffamation et complicité d’adultère. Il prend pour avocat son ami Nicolas Bergasse, disciple comme lui de Mesmer. C’est alors la grande mode des mémoires judiciaires qui enflamment les lecteurs avides de sensation : Bergasse commence avec un Mémoire sur une « Question d’adultère, de séduction et de diffamation pour le sieur Kornman » publiant de nombreux libelles qui tiennent le public en haleine, tandis que de son côté Beaumarchais met son talent dans la rédaction de ses brillants mémoires. Finalement ce dernier est innocenté par arrêt du Parlement du 2 avril 1789. Kormann et son avocat Bergasse sont condamnés à lui payer des dommages-intérêts, mais l’opinion publique leur reste largement favorable. En 1793, Madame Kormann obtient enfin le divorce, créé par la loi du 20 septembre 1792. wiki.
s.l.n.d. [Amsterdam, juillet 1767]. 1767 1 feuille de papier vergé 18éme (145 x 215 mm). Dessin à l'encre et lavis d'encre en 3 tons (noir, bleu, sépia). Cadre en bois doré. Etiquette d'exposition au revers "Ozanne".
Beau lavis d'encre en 3 tons, finement exécuté, représentant un quartier dAmsterdam, uvre non signée attribuable à Nicolas Ozanne, exécutée lors de son escale de juillet 1767 à bord de la corvette « Laurore ». Placé face à lintersection de deux voies de navigation, lartiste a représenté au premier plan deux marins en habits de pêche, à bord d'une petite embarcation, accostant un pieu d'amarrage. Sur la gauche, des " tjalks " ( navires fluviaux aux formes arrondies à l'avant et à l'arrière) sont stationnés au pied dune rangée de bâtiments bordant un canal. Les façades sont typiques des étroites maisons à étages de la cité, avec leur potence en bois fixée au faîte permettant le chargement des marchandises dans les greniers. Au pied des maisons, des marins circulent sur des passerelles de bois sur pilotis donnant accès aux bateaux. Au fond, au-dessus des toits, on distingue à peine la silhouette du clocher de la " Westerkerk ". Édifice caractéristique par sa structure pyramidale à étages qui demeure lun des points de repère de la ville dAmsterdam depuis sa construction achevée en 1631. Au centre, une chaloupe manuvrée à 4 avirons s'engage dans le canal aux eaux tranquilles. Sur la droite, un navire arborant le pavillon des Pays-Bas est accosté le long d'un quai de bois. À terre, des dockers actionnent une machine de charge constituée d'une poutre horizontale pivotant sur un mât central et équipée de poulies et d'une roue à rayons. Daprès nos recherches, le quartier de la ville qui correspond le mieux à ce dessin est lintersection de la rivière Amstel avec le canal Zwanenburgwal. (Position du clocher, largeur du canal, habitations sur la gauche, quai dégagé sur la droite, architecture des maisons subsistant). Le papier vergé utilisé est datable de la seconde moitié du 18éme siècle. Travaillant en 3 tons (encres noire, bleue et sépia), lartiste a saisi chaque détail de cette scène dactivité portuaire avec un il de marin, proportionnant avec exactitude chaque élément de la dizaine de navires et embarcations représentés. En bas à gauche subsiste les traces dune signature ou légende devenues illisibles. Cependant, le sujet, le souci du moindre détail (forme des coques, gréements, accastillage) ainsi que les encres utilisées et le style typique permettent didentifier un travail de Nicolas Ozanne (1728-1811), célèbre avec son frère Pierre pour leur uvre maritime et les "60 vues des ports de France" (1775) réalisées à la demande du roi. C'est à bord de la corvette l'Aurore que que Nicolas Ozanne séjourne à Amsterdam du 11 au 22 juillet 1767. Cette corvette, construite sous le contrôle de Nicolas, est armée par François-César Le Tellier de Courtanvaux (1718-1781) pour une mission dexpérimentation des montres marines destinées au calcul de la longitude, expédition en mer du Nord du 12 mai au 1er septembre 1767. A notre connaissance, aucune représentation de la célèbre cité hollandaise par Nicolas Ozanne nest connue à ce jour. Cependant, parmi les gravures de navires publiées par Pierre Ozanne figurent des navires hollandais. 1 laid paper sheet (145 x 215 mm). Ink and wash drawing with 3 tones (black, blue and sepia). Beautiful, finely executed 3-tone ink wash depicting a neighborhood in Amsterdam, an unsigned work attributable to Nicolas Ozanne, executed during his July 1767 stopover aboard the corvette L'aurore. Facing the intersection of two shipping lanes, the artist depicted two sailors in fishing gear in the foreground, aboard a small boat docking at a mooring stake. On the left, tjalks (river vessels with rounded bow and stern) are parked at the foot of a row of buildings lining a canal. The facades are typical of the city's narrow, multi-storey houses, with their wooden gallows fixed to the ridge so that goods can be loaded into the attics. At the foot of the houses, sailors walk on wooden gangways on stilts to access the boats. In the background, above the roofs, the silhouette of the Westerkerk bell tower can barely be made out. This distinctive pyramid-shaped, multi-storey building has been one of Amsterdam's landmarks since it was completed in 1631. In the center, a rowboat maneuvered with 4 oars enters the calm waters of the canal. On the right, a ship flying the Dutch flag is moored alongside a wooden quay. Ashore, dockworkers operate a loading machine consisting of a horizontal beam pivoting on a central mast and equipped with pulleys and a spoked wheel. According to our research, the area of the city that best corresponds to this drawing is the intersection of the Amstel River and the Zwanenburgwal canal (position of the bell tower, width of the canal, houses on the left, open quay on the right, architecture of the remaining houses...). The laid paper used dates from the second half of the 18th century. Working in 3 tones (black, blue and sepia inks), the artist has captured every detail of this scene of port activity with a seafarer's eye, accurately proportioning each element of the dozen or so ships and boats depicted. In the lower left-hand corner, traces of a signature or caption remain, no longer legible. However, the subject, the attention to detail (hull shapes, rigging, fittings, etc.), the inks used and the typical style all point to a work by Nicolas Ozanne (1728-1811), famous with his brother Pierre for their maritime work and the 60 vues des ports de France (1775) commissioned by the King. It was aboard the corvette l'Aurore that Nicolas Ozanne stayed in Amsterdam from July 11 to 22, 1767. This corvette, built under Nicolas' supervision, was armed by François-César Le Tellier de Courtanvaux (1718-1781) for a mission to test marine watches designed to calculate longitude, an expedition to the North Sea from May 12 to September 1, 1767. To the best of our knowledge, there are no known images of the famous Dutch city by Nicolas Ozanne. However, among the ship engravings published by Pierre Ozanne are Dutch ships.
Phone number : 06 81 35 73 35
Paris Draeger 1952 In-8 carré, reliure spirale plastique,couverture cartonnée. Nombreuses illustrations au pochoir. Complet de la feuille volante des tarifs.
Superbe exemplaire d'un des plus beaux catalogues de la maison Nicolas. "Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
NICOLAS-VINS. LOUPOT, BRUNHOFF, BUFFET, CASSANDRE, DERAIN, DRANSY, HUGO, IRIBE, VAN DONGEN ...
Reference : 24102
(1927)
Montrouge Imprimerie Draeger 1927-1973 Ensemble complet de 36 listes de prix illustrées des Établissements Nicolas. Montrouge, Imprimerie Draeger, 1927-1973, in-8 et in-4, brochés ou spiralés. Prestigieuse publication illustrée en couleurs par les meilleurs artistes de cette période.
Rare et exceptionnelle collection complète des catalogues de prix Nicolas illustrés et publiés entre 1927 et 1973. Prestigieuses publications Draeger illustrées en couleurs par les meilleurs artistes de l'époque.- 1927 (Dransy, cachets "Documentation" archive Draeger sur la couverture et sur la page de titre), 1928 (Loupot), 1929 (Dransy), 1930 (Iribe), 1931 (Cassandre), 1932 (Edy-Legrand), 1933 (Jean Hugo), 1934 (Latour), 1935 (Darcy), 1936 (Cassandre), 1938 (Galanis), 1939 (Erickson), 1949 (Dignimont), 1950 (Arada), 1951 (Berthommé Saint-André), 1952 (Brunhoff), 1953 (GISCHIA), 1954 (Van Dongen), 1955 (Marchand), 1956 (Oudot), 1957 (Terechkovitch), 1958 (Limouse), 1959 (Caillard), 1960 (Humblot), 1961 (Rohner), 1962 (Minaux), 1963 (Buffet), 1964 (Schurr), 1965 (Chapelain-Midy), 1966 (Guiramand), 1967 (Savin), 1969 (Loriou), 1970 (Ghiglion-Green), 1971 (Sarthou), 1972 (Derain), 1973 (Guerrier).Typographie et mise en page dAlfred Latour de 1951 à 1965 remplacé à sa mort par son fils Jean, en 1966.Nous joignons 5 éditions publicitaires Nicolas-Draeger diverses dont le programme de l'Opéra-Nicolas, 1934 (Georges Scott), les voeux Nicolas Kina Rok (1948), un livret Nicolas et deux livrets "l'Art de Boire". Bel état général, malgré quelques usures, marques et infimes restaurations. Collection Draeger.
Paris 1932 In-4 (h. 28,5 cm.) environ 50 pp; couverture souple illustrée, 4 illustrations à pleine page et une sur double page.
Bel exemplaire de ce catalogue qui renoue après vingt ans d'interruption avec la tradition des catalogues commerciaux illustrés par de grands artistes."Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.