Très bel exemplaire de ce somptueux ouvrage d’ornithologie comportant de belles épreuves des gravures, immense de marges, avec témoins. Paris, F. Poilly, [1673]. In-folio de 31 gravures sur cuivre, la première portant le titre, qq. petites restaurations dans les marges blanches. Maroquin rouge moderne, double filet à froid autour des plats, dos lisse portant le titre doré en long, tranches dorées sur témoins. Etui. 390 x 244 mm.
Somptueuse et très rare suite de 31 gravures sur cuivre d'oiseaux par Nicolas Robert. Nissen, IVB, 787; Ronsil 2599; vgl. Bradley Martin 1837; Brunet IV, 1326; Graesse VII, 136; Ronsil 2599; Ronsil L'Art 19, 97; Yale/Ripley 242. Sur Robert, voir Thieme/Becker XXVIII, 423; A.-P. de Mirimonde «Un peintre de la réalité, Nicolas Robert» dans La Revue des Arts (1958) VIII.2. Nicolas Robert (1614-85) était le «Peintre du Roi» Louis XIV depuis 1644. Cette spectaculaire suite de la plus grande rareté n'est pas sans rappeler les aquarelles originales d'ornithologie sur vélin que Nicolas Robert a produites pour Gaston d'Orléans et Louis XIV. À partir de 1666, dans le cadre de son rôle de «Peintre ordinaire du Roi pour la miniature», Robert devait fournir un minimum de 54 aquarelles originales sur vélin d'histoire naturelle par an. Il s'inspirait principalement de la Ménagerie de Versailles pour ses sujets ornithologiques, mais ne travaillait pas exclusivement pour le roi. Il continua à graver et publier ses propres œuvres en collaboration avec d'autres artistes : le présent ouvrage en est un exemple non négligeable. Les 31 compositions montrent cependant certaines différences stylistiquespar rapport auxvélins que Robert a produits pourLouis XIV: les sujets sont représentés au sein de paysages élaborés, et la plupart des planches comprennent des sujets multiples, conférant aux planches une vivacité qui fait souvent défaut aux travaux d'ornithologie. Les oiseaux sont désignés dans la gravure par leurs noms latins et français: aigle, vautour, hibou, cygne, oie sauvage, mouette, grue, héron, cigogne, autruche, poule, dinde, perroquet, pigeon... Très bel exemplaire de ce somptueux ouvrage d’ornithologie comportant de belles épreuves des gravures, immense de marges, avec témoins.
Le plus précieux exemplaire passé sur le marché depuis un demi-siècle riche de 75 estampes de Larmessin et 682 planches (au total) de personnages, costumes et métiers du règne de Louis XIV. [Paris], s.n., circa 1700. [Les costumes grotesques et les métiers (= Habits des métiers et professions)]. Dans [recueil de modes du règne de louis xiv]. Paris, 1680-1696. 2 volumes in-folio rassemblant 682 planches gravées à l'eau-forte et au burin, dont 7 coloriées et rehaussées d'argent. Trois estampes restaurées. Plein veau brun moucheté, dos à nerfs ornés, titré doré, armes au centre des plats, coupes décorées. Reliures armoriées de l’époque. 375 x 255 mm.
[video width="1408" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2025/05/copy_DB5C0E83-4557-4947-B2B3-5C43F8B4D7E21.mp4"][/video] Le plus complet recueil de costumes grotesques et de modes du règne de Louis XIV avec celui de la B.N.F (voir ci-après). Exceptionnel recueil, constitué à la fin du XVIIe siècle par Louis 1er de la Tour du Pin de la Charce (1655-1714) et relié à ses armes. Filleul de Louis XIV, issu d’une des plus anciennes familles de France, Louis 1er de La Tour du Pin fut capitaine de cavalerie, chevalier de Saint Louis, membre des États de Bourgogne et premier gentilhomme du prince de Condé. Il portait, entre autres, les titres de marquis de la Charce, comte de Montmorin et d'Oulle et, par son mariage, de marquis de Fontaine-Française et prince souverain de Chaume, figurant autour de ses armoiries. (Richard-Edouard Gascon, Histoire de Fontaine-Françoise, Paris, 1892, pp. 314-315). Ces deux volumes offrent une spectaculaire revue de personnages, costumes et métiers du siècle de Louis XIV. Les « portraits en mode » y sont particulièrement bien représentés, gravés par plusieurs membres de la dynastie Bonnart - Henri II, le plus célèbre, ses frères Nicolas 1er et Robert -, représentant les célébrités de l'époque sous l'aspect de jeunes mannequins attrayants, à commencer par le roi, Madame de Maintenon, la famille royale, la Cour. D'Henri Bonnart figurent également plusieurs estampes de la série de ses allégories mises en mode. Les autres gravures de mode contenues dans ces volumes sont dues à Jean Dieu de Saint-Jean, aujourd'hui considéré comme l'inventeur du genre, et à ses suiveurs parisiens Claude-Auguste Berey, Nicolas Arnoult, ou encore Antoine Trouvain. On y trouve enfin un très important ensemble (75planches) de « costumes grotesques » de Nicolas de Larmessin, fascinante suite de portraits allégoriques composés à partir des outils et produits de leur métier. «Rare suite of 75 folio-size engravings from the printmaker Nicholas II de Larmessin’s (c. 1645-1725) famous series of Grotesque Costumes, first conceived by the artist’s father, Nicholas I, in the 1690s and gradually expanded to include some 100 unique designs issued separately or in various groupings with contents depending on a client’s choice of subjects, a printseller’s pre-selected choix or some combination of the two. Issued without a title page and variously called the Habits des métiers et professions or Les costumes grotesques et les métiers, these folio-size prints depict contemporary tradesmen (and women) wearing costumes composed of the tools, instruments, accessories, and wares used in the exercise of their professions. The project represents an ingenious melding of two well-known genres: the fanciful composite portraits painted by Giuseppe Arcimboldo (1526-93) and the popular prints known as “Cries,” in which readily recognizable street hawkers, peddlers, and local types of various reputation were delineated in a purportedly documentary manner. Recent research suggests that Larmessin was likely also influenced by the ballet costumes designed by Henry de Gissey (c. 1621-73) and Jean Berain (1637-1711), which were published by Jacques Lepautre (c. 1653-84) in the early 1680s (Préaud, p. 244). Here we have, for example, a costume of the printer (Imprimeur en letters) as an unwieldy press fully enclosing the body of the craftsman who skillfully manipulates the letter case, ink ball, tympan, bar, and frisket of his own clothing. The fisherman (Pescheur) is a proud aristocrat with a net for a cape, a crab trap for a scepter, lobsters for greaves, a flounder and perch for a breastplate, and an eel for a belt. Whether more closely related to Ancien Régime stagecraft, to Arcimboldesque capricci, to the exotic costume books of such artists as Jost Amman (1539-91) and Nicolas de Nicolay (1517-83), or to the social realism of such publications as Marcellus Laroon’s (1653-1702) Cryes of the City of London Drawne after the Life (1687), the Grotesque Costumes of Larmessin have long intrigued both casual viewers attuned to the comic charms of these prints and cultural critics in search of a fuller historical context to help explain their eccentricity. Roland Barthes (1915-80), while aware of the simple pleasures of these works, also sees Larmessin’s project as a “superlative case” of a “vestimentary lexicon” that links clothing “either to anthropological states (sex, age, marital status) or to social ones (bourgeoise, nobility, peasantry, etc.).” The work is not as lighthearted as it at first seems, but is the product of “a society which was starkly hierarchical, in which fashion was part of a real social ritual.” Barthes recognizes in Larmessin, “a creation which is both poetic and intelligible, in which the profession is represented by its imaginary essence [;] in this fantasy, clothing ends up absorbing Man completely, the worker is anatomically assimilated to the respective instruments and in the end it is an alienation which here is described poetically: Larmessin’s workers are robots avant la lettre” (Barthes, The Language of Fashion, p. 20). Because of the fragmentary nature in which Larmessin's plates have come down to the present day, the publication history of the Larmessin oeuvre is yet to be fully documented. Examples of complete sets of any issue or state of Larmessin are unknown: The B.n.F. houses a suite of 76 plates, the Metropolitan Museum has a suite of 41, and OCLC locates two U.S. Libraries with Larmessin engravings included as part of larger costume sammelbands, (Brown, Clark Art Institute). Lipperheide cites a volume with 38 plates; but even individual engravings are rare both in institutional collections and on the market. Références : Lipperheide, vol. 2, p. 118, no. 1971 lists a suite of 38 prints; R. Colas, Bibliographie générale du costume et de la mode, no. 1779; Inventaires du fonds français, XVIIe siècle (1973), vol. 6 (Nicolas II de Lermessin), nos. 12-86; IFF XVII (1993), vol. 11, nos. 23-8 (Jacques Lepautre); Maxime Préaud, catalogue entry in P. Fuhring et al., eds., A Kingdom of Images: French Prints in the Age of Louis XIV, 1660-1715, p. 224, no. 86; G. Valck, Fantastic Costumes of Trades and Professions; S. Benni, ed., L’Archimboldo dei mestieri: Visioni fantastiche e costumi grotteschi nelle stampe; Roland Barthes, The Language of Fashion, A. Stafford, trans., (Oxford: Berg, 2006). Pascale Cugy, «La fabrique du corps désirable: la gravure de mode parisienne sous le règne de Louis XIV», Histoire de l’art, n° 66, 2010, pp. 83-93. Le plus précieux, le plus complet et le seul exemplaire en reliure de l’époque armorié passé sur le marché depuis un demi-siècle.
Précieux exemplaire conservé dans son vélin de l’époque. Litterae Societatis Iesu e regno sinarum Annorum MDCX & XI... Augsburg, Christoph Mangius, 1615. - [Relié avec]: Rei Christianae apudiaponios commentaries Ex litteris annuis Societatis Iesu annorum 1609, 1610, 1611, 1612… Augsburg, Christoph Mangius, 1615. In-12 de: I/ (4) ff., 294 pp., (1) f.bl., 1 plan dépliant; II/ (6) ff., (2) ff. bl., 298 pp. mal chiffrées 296, (1) f., cachet de bibliothèque au verso du titre. Vélin rigide, restes de lanières, dos lisse avec le titre manuscrit, tranches bleutées. Reliure de l’époque. 155 x 94 mm.
I/ Rare seconde édition latine des «Deux Lettres de la Chine de 1610 et 1611» par le missionnaire Nicolas Trigault (1557-1628) sur son voyage en Chine, complément indispensable à son «De Christiana expeditione apud Sinus» dont l’édition originale parut à Augsbourg cette même année 1615. Cordier BS 808; Löwendahl 56; Morrisson, II, 466; Sommervogel VIII, col. 238. L’édition originale avait paru en italien en 1615, et la première latine en 1615 à Anvers (avec une approbation datée Anvers, 2 mai 1615). Cette dernière fut suivie de très près par la seconde édition latine, qui porte une approbation du 25 juillet 1615. Ce dernier livre constitue l’une des premières descriptions approfondies de la Chine dont toute la première partie est consacrée à la géographie, l’organisation politique, l’éducation, au commerce, etc. Les quatre autres parties sont dévolues, chacune, aux différentes villes. Cet ouvrage capital connut un succès remarquable suscitant rééditions et traductions: il donna une impulsion décisive aux études sinologiques. “The appearance of Trigault's book in 1615 took Europe by surprise. It reopened the door to China, which was first opened by Marco Polo, three centuries before (...), opened a new era of Chinese-European relations and gave us one of the greatest, if not the greatest, missionary document in the world (...). It probably had more effect on the literary and scientific, the philosophical and the religious phases of life in Europe than any other historical volume of the seventeenth century. It introduced Confucius to Europe and Euclid to China. It opened a new world.” (Louis J. Gallagner. préface à China in the Sixteenth Century: The Journal of Matthew Ricci, New-York, 1953). Trigault rejoignit la mission jésuite en Chine en 1610. A son retour en Europe en 1613, il fit publier ces deux lettres «della Cina del 1610 e del 1611». Ecrites à la demande de son supérieur, ces deux lettres décrivent “the need to respect Chinese ways of dealing with foreigners, the contrast between the peace and order in China and the turbulence in Japan, and the desirability of making China into an independent province of the Society” (Lach). Nicolas Trigault naquit à Douai en 1577 et se disposa, par l’étude des sciences et des langues orientales, à la carrière des missions. Il se rendit en 1606, à Lisbonne, et en attendant le départ du bâtiment qui devait le transporter aux Indes, il traça le portrait du parfait missionnaire dans la vie du P. Gasp. Barzis, l’un des compagnons de Saint François Xavier. S’étant embarquéle 5 février 1607, il arriva le 10 octobre suivant à Goa. La délicatesse de sa santé, que la mer avait encore affaiblie, l’obligea de s’arrêter dans cette ville. Il n’en partit qu’en 1610 pour Macao, d’où il aborda enfin la Chine. Chaque jour les missionnaires faisaient de nouveaux progrès dans ce vaste empire. Le désir d’étendre de plus en plus leurs conquêtes les avait conduits dans les provinces les plus éloignées, où ils comptaient de nombreux prosélytes: aussi devenait-il indispensable d’augmenter le nombre de ces ouvriers évangéliques. Le P. Trigault fut choisi pour revenir en Europe y rendre compte de l’état et des besoins des missions de la Chine. Arrivé dans l’Inde il jugea convenable de poursuivre son voyage par terre et, chargé d’un sac de cuir qui renfermait ses provisions, il traversa, non sans courir de grands dangers, la Perse, l’Arabie Déserte et une partie de l’Egypte. Un bâtiment marchand le transporta du Caire à Otrente, d’où il se rendit à Rome. Ses supérieurs le présentèrent au Pape Paul V, qui l’accueillit avec intérêt et accepta la dédicace de l’Histoire de l’établissement des missions chrétiennes à la Chine, qu’il avait rédigée sur les mémoires du P. Ricci. Le succès mérité qu’obtint cet ouvrage, le premier dans lequel on ait trouvé des notions exactes sur la Chine, contribua sans doute à lui faire atteindre le but de son voyage. Il repartit de Lisbonne en 1618, avec quarante-quatre missionnaires, qui tous avaient demandé, comme une faveur, la permission de le suivre. Plusieurs moururent dans la traversée: il tomba malade lui-même à Goa, et sa vie fut longtemps en danger; mais enfin il se rétablit, et s’étant embarqué le 20 mai 1620, au bout de deux mois d’une navigation périlleuse, il atteignit Macao, d’où il rentra dans la Chine, sept ans après en être sorti. Chargé de l’administration spirituelle de trois vastes provinces, il se livra sans relâche aux fonctions de son ministère, et cependant il sut trouver le loisir de s’instruire dans l’histoire et la littérature des Chinois. Epuisé de fatigues, il y succomba le 14 novembre 1628, à Nankin. Trigault had joined the Jesuit mission in China in 1610 and returned to Europe in 1613: 'After arriving at Rome in 1614, Trigault arranged to have published in one substantial volume the Annual Letters from China of 1610 and 1611. Written at [the mission superior] Longobardo's command after the death of [Matteo] Ricci [in 1610], these letters stress the importance of keeping Peking at the center of the missionary effort in China, the need to respect Chinese ways of dealing with foreigners, the contrast between the peace and order in China and the turbulence in Japan, and the desirability of making China into an independent province of the Society and of sending more missionaries into the waiting harvest' (D.F. Lach, Asia in the Making of Europe, Chicago, IL and London: University of Chicago Press, 1993, III, p.372). The first letter gives details of the political state of China and the progress of the Jesuit Missions and Christianity, including reports on the residencies of Beijing and Nanjing (pp.1-84). The second letter similarly provides a general account, together with special reports from the residences of Beijing, Nanjing, etc., and is illustrated with an engraved folding plate of the ground plan of the royal palace in Beijing (pp.85-294). Le présent ouvrage est orné d’un plan dépliant du palais de Pékin converti en chapelle par les jésuites et montrant la tombe de Ricci: “Palatii Suburbani ichnographia a rege Sinarum Soc:Iesu attributi Pequini anno 1610”. II/ First edition of Trigault’s rare account of the Jesuit missions in Japan. BL German 1601-1700 T-714; Cordier Japonica col. 272; Sommervogel VIII, col. 239. Trigault had joined the Jesuit mission in China in 1610 and returned to Europe in 1613 with the journals of Matteo Ricci, which he edited as De christiana expeditione apud Sinas (Augsburg: Christoph Mang, 1615), and, in the same year he also wrote this work on the Jesuit missions in Japan, which is based on the letters of the Portuguese Jesuit missionary João Rodrigues Girão (1558-1633). Girão began working as a missionary in Japan in 1583; through his intense study of Japanese he soon mastered the language and became known as one of the leading European experts upon it, writing a comprehensive Japanese grammar Arte da lingoa de Japam, published at the missionary press in Nagasaki between 1604 and 1608. Rei christianae apud Japonios commentarius is arranged thematically, with chapters dedicated to the various missions and fields of missionary activity in Japan; each chapter narrates the history of its subject with chronologically-arranged extracts from Girão's letters. In 1618 Trigault returned to China, where he compiled an account of the resumed persecution of Christians - both missionary and neophyte - in Japan between 1613 and 1620, De christianis apud Japonios triumphis (Munich: 1623); he died in Nanking five years later. Nicolas Trigault, who had just spent close to two years in China, returned to Europe in December 1614 to launch a (hugely successful) propaganda campaign for the China mission, and was in Rome to attend the general congregation of the Jesuits that met from November 5, 1615, to January 26, 1616. He brought these letters with him specifically for the advancement of this mission, in order to obtain new funding and new missionaries in Europe for both China and Japan. The work is dedicated to the Emperor Matthias. The letters cover a pivotal moment in the Japanese history of the Jesuits, who were desperately trying to avert conflict with Japan's new ruler, the Tokugawa shogun. The Jesuits were also looking for exclusivity in Japan, as the Franciscans were creating difficulties by preaching openly, something that antagonised the new Japanese regime, and would in part lead to the severe and violent persecution of all Christians in Japan in 1614. The annual letters, apart from their political and religious information, also constitute the only up-to-date first-hand account of Japan, its cities, economy, industries, armed forces, geography, climate and people that was then available in Western Europe. They were of the most vital interest to all those considering embarking on the great gamble of the Far Eastern trade. Joao Rodrigues Girao, as a fluent Japanese speaker, was involved at the highest level of the interaction between the Japanese and Jesuits, and provides extraordinary insight into trade negotiations, the shifting political situation, and the delicate balancing act required to ensure the safety of the mission. Rare: only one other copy of the work is recorded by ABPC since 1975. Précieux exemplaire conservé dans son vélin de l’époque.
Précieux volume d’une insigne rareté dont la bibliographie de Chadenat consacrée aux voyages anciens (7210 livres décrits) ignore l’existence. Roma, Bartolomeo Zannetti, 1615. In-8 de 263 pp. Cartonnage brun marbré ancien, tranches marbrées. 155 x 103 mm.
Edition originale rarissime des « Due Lettere annue della Cina del 1610 e del 1611 » par le missionnaire Nicolas Trigault (1557-1628) sur son voyage en Chine totalisant 263 pages, complément indispensable à son « De Christiana expeditione apud Sinus » dont l’édition originale parut à Augsbourg cette même année 1615. Auverman & Payne 223 ; Lach III p.372 ; Löwendahl 55 ; De Backer, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, v. 8/9, 238. Inconnu de Chadenat. Ce dernier livre constitue l’une des premières descriptions approfondies de la Chine dont toute la première partie est consacrée à la géographie, l’organisation politique, l’éducation, au commerce, etc. Les quatre autres parties sont dévolues, chacune, aux différentes villes. Cette édition originale a été traduite et remaniée d'après le manuscrit italien, et publiée par Nicolas Trigault. Cet ouvrage capital connut un succès remarquable suscitant rééditions et traductions : il donna une impulsion décisive aux études sinologiques. “The appearance of Trigault's book in 1615 took Europe by surprise. It reopened the door to China, which was first opened by Marco Polo, three centuries before (...), opened a new era of Chinese-European relations and gave us one of the greatest, if not the greatest, missionary document in the world (...). It probably had more effect on the literary and scientific, the philosophical and the religious phases of life in Europe than any other historical volume of the seventeenth century. It introduced Confucius to Europe and Euclid to China. It opened a new world.” (Louis J. Gallagner. préface à China in the Sixteenth Century: The Journal of Matthew Ricci, New-York, 1953). Trigault rejoignit la mission jésuite en Chine en 1610. A son retour en Europe en 1613, il fit publier ces deux lettres « della Cina del 1610 e del 1611 ». Ecrites à la demande de son supérieur, ces deux lettres décrivent “the need to respect Chinese ways of dealing with foreigners, the contrast between the peace and order in China and the turbulence in Japan, and the desirability of making China into an independent province of the Society” (Lach). Nicolas Trigault naquit à Douai en 1577 et se disposa, par l’étude des sciences et des langues orientales, à la carrière des missions. Il se rendit en 1606, à Lisbonne, et en attendant le départ du bâtiment qui devait le transporter aux Indes, il traça le portrait du parfait missionnaire dans la vie du P. Gasp. Barzis, l’un des compagnons de Saint François Xavier. S’étant embarqué le 5 février 1607, il arriva le 10 octobre suivant à Goa. La délicatesse de sa santé, que la mer avait encore affaiblie, l’obligea de s’arrêter dans cette ville. Il n’en partit qu’en 1610 pour Macao, d’où il aborda enfin la Chine. Chaque jour les missionnaires faisaient de nouveaux progrès dans ce vaste empire. Le désir d’étendre de plus en plus leurs conquêtes les avait conduits dans les provinces les plus éloignées, où ils comptaient de nombreux prosélytes : aussi devenait-il indispensable d’augmenter le nombre de ces ouvriers évangéliques. Le P. Trigault fut choisi pour revenir en Europe y rendre compte de l’état et des besoins des missions de la Chine. Arrivé dans l’Inde il jugea convenable de poursuivre son voyage par terre et, chargé d’un sac de cuir qui renfermait ses provisions, il traversa, non sans courir de grands dangers, la Perse, l’Arabie Déserte et une partie de l’Egypte. Un bâtiment marchand le transporta du Caire à Otrente, d’où il se rendit à Rome. Ses supérieurs le présentèrent au Pape Paul V, qui l’accueillit avec intérêt et accepta la dédicace de l’Histoire de l’établissement des missions chrétiennes à la Chine, qu’il avait rédigée sur les mémoires du P. Ricci. Le succès mérité qu’obtint cet ouvrage, le premier dans lequel on ait trouvé des notions exactes sur la Chine, contribua sans doute à lui faire atteindre le but de son voyage. Il repartit de Lisbonne en 1618, avec quarante-quatre missionnaires, qui tous avaient demandé, comme une faveur, la permission de le suivre. Plusieurs moururent dans la traversée : il tomba malade lui-même à Goa, et sa vie fut longtemps en danger ; mais enfin il se rétablit, et s’étant embarqué le 20 mai 1620, au bout de deux mois d’une navigation périlleuse, il atteignit Macao, d’où il rentra dans la Chine, sept ans après en être sorti. Chargé de l’administration spirituelle de trois vastes provinces, il se livra sans relâche aux fonctions de son ministère, et cependant il sut trouver le loisir de s’instruire dans l’histoire et la littérature des Chinois. Epuisé de fatigues, il y succomba le 14 novembre 1628, à Nankin. Précieux volume d’une insigne rareté dont la bibliographie de Chadenat consacrée aux voyages anciens (7210 livres décrits) ignore l’existence.
Edition originale de l’un des plus beaux livres de botanique du XVIIIe siècle, illustré de 472 planches à pleine page coloriées à la main de Nicolas-François Regnault (1746-c.1810) et de Geneviève de Nangis Regnault. Paris, chez l’auteur, 1774. 8 volumes in-folio de : I/ (2) ff. dont une page de titre en couleurs et une introduction à la botanique, 3 planches en couleurs numérotées hors texte, 1 deuxième p. de titre calligraphiée à la main à l’encre noire, 60 planches en couleurs, 60 pp., (1) p. de table manuscrite. Soit un total de 63 pl. en couleurs pour le tome 1. II/ (1) f. de titre en couleurs non relié et plié, (1) f. de titre manuscrit, 60 planches en couleurs, 60 pp., (1) p. de table manuscrite ; III/ (1) f. de titre manuscrit, 60 planches en couleurs, 60 pp., (1) p. de table manuscrite ; IV/ (1) f. de titre manuscrit, 60 planches en couleurs, 60 pp., (1) p. de table manuscrite ; V/ (2) ff. dont 1p. de titre en couleurs et 1 deuxième p. de titre calligraphiée à la main à l’encre noire, 55 planches en couleurs, 55 pp., (1) p. de table manuscrite, (1) f. de table ; VI/ (2) ff. dont 1 p. de titre calligraphiée à la main à l’encre noire et 1p. de titre en couleurs, 60 planches en couleurs, 60 pp., (1) p. de table manuscrite ; VII/ (1) p. de titre en couleurs, 60 planches en couleurs, 60 pp., (1) p. de table manuscrite ; VIII/ (2) ff. dont une page de titre en couleurs et un avertissement, 54 planches en couleurs, 54 pp., (1) p. de table manuscrite, (1) p. de table, 12 pp. de table des maladies. Soit un total de 6 titres en couleurs et de 472 planches à pleine page coloriées. Relié en plein vélin vert, petites étiquettes sur la partie centrale des plats portant les numéros de tomes manuscrits à l’encre, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges. Qq. restaurations. Reliure de l’époque. 485 x 360 cm.
Edition originale de l’un des plus beaux livres de botanique du XVIIIe siècle, illustré de 472 planches à pleine page coloriées à la main de Nicolas-François Regnault (1746-c.1810) et de Geneviève de Nangis Regnault. Blunt & Stearn, p.171 ; Johnston 517 ; Dunthorne 256 ; Great Flower Books (1990), p.131 ; Nissen BBI 1600 ; Pritzel 7475 ; Stafleu & Cowan 8810 ; Soultrait, 18th century 118. Blunt écrivait de ce livre : « Perhaps the most impressive French botanical book of the period is Francois Regnault’s La Botanique with nearly five hundred hand-coloured etchings. Many of these plates are the work of Genevieve de Nangis Regnault. The book deals with useful and decorative plants, and the author engagingly described the potato ‘as possibly the only good thing that ever came out of America’». Peintre, dessinateur, et graveur, Nicolas-François Regnault composa La Botanique avec l’aide de sa femme, Geneviève, qui dessina, grava et coloria la très grande majorité des planches. « Mme Regnault pose avec délicatesse les couleurs comme en témoignent les planches consacrées à des fleurs aux fins coloris comme le chèvrefeuille, qui orne aussi la guirlande de la page de titre, ou le laurier-rose » (Pinault Sorensen, Le Livre de botanique, 2008, p.70). « Les planches de cette collection continuent de se distribuer depuis deux ans avec la plus grande exactitude, & à la satisfaction de tous ceux qui veulent prendre une connaissance utile, commode & précise des plantes en usage dans la Médecine & dans les Arts. Les soins que se donnent M. Regnault pour présenter ces plantes avec leurs couleurs, leurs ramifications, leurs développemens ne peuvent que contribuer à nous familiariser avec ces plantes, & à nous les faire reconnaitre au premier aspect. Des notices rédigées avec clarté & puisées dans les meilleures sources accompagnent chaque plante & nous instruisent des qualités physiques que le dessin ou la couleur ne peut rendre, telles que l’odeur, la faveur, les propriétés ou les vertus de la plante. La fidélité avec laquelle M. Regnault s’est acquitté de ses engagemens envers ses premiers souscripteurs, doit lui mériter la confiance du public, & l’accueil le plus favorable pour une collection qui devient de jour en jour plus riche, plus précieuse & plus utile. Il parait tous les mois cinq plantes nouvelles. Le prix de chaque planche est de 1 liv. 4 f. pour les souscripteurs. On peut s’abonner pour une année entière, moyennant 72 liv. aux adresses ci-dessus indiquées ». Outre la liste des plantes à usage médicinal, l’ouvrage répertorie également les plantes destinées à la gastronomie ou à la pratique des arts. Ce travail considérable demanda 12 années de travail au couple pour achever l’ouvrage. L’objectif de ses auteurs était de produire un traité de botanique à usage pratique, d’où l’inclusion d’un « Tableau des maladies » expliquant comment chaque plante devrait être utilisée contre chaque maladie, qu’il s’agisse de la migraine, de l’insomnie, du vertige, de l’apoplexie ou même de l’ivresse. Superbe exemplaire très grand de marges de ce magnifique ouvrage de sciences naturelles, bien complet de ses 472 estampes aquarellées, conservé dans sa reliure uniforme en vélin vert de l’époque.
Paris F. Didot an XII (1804) In-18° (145 x 89 mm), [4] ff. - 133 pp. - [1] f., basane brune, dos à 4 faux-nerfs orné, décor de filets dorés et roulette à froid sur les plats avec un décor central estampé à froid, roulette sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées (reliure légèrement postérieure)
AVEC UN LONG POÈME SUR LE THÉ. Édition originale, tirée à petit nombre, de ce recueil de 8 pièces poétiques publiées anonymement par Nicolas Fontaine de Cramayel. En plus de deux discours et de stances sur le traité de Lunéville, l'ouvrage comprend un long poème didactique sur le thé (30 pp.), "végétal précieux, arbuste salutaire". Après avoir dressé une description quasi-botanique du théier, le poète prodigue ses conseils pour la culture et la cueillette (il défend notamment aux ouvriers de consommer de la chair d'animaux "de peur qu'un sang grossier circulant dans vos veines / d'atomes corrupteurs ne charge votre haleine"). Les vers suivants sont consacrés à la torréfaction et au travail de "roulage" ; quelques considérations sur la céramique japonaise entrent en jeu. L'auteur rapporte une légende sur l'origine du thé, évoque ses bienfaits hygiéniques, puis peint avec attendrissement la scène d'un salon français où la boisson est préparée, selon ses préconisations, avec du lait et du sucre. Le poème se conclut par une ode à Napoléon et à la suprématie navale de la France. Fils de fermier général, Jean-François (dit Nicolas) Fontaine, marquis de Cramayel, fut introducteur des ambassadeurs à Versailles, puis préfet du Palais sous le Consulat, et enfin en 1804 maître des cérémonies de l'Empereur. Au 16 novembre de l'année précédente, Napoléon et Joséphine avaient signé en qualité de témoins l'acte de naissance de la fille des époux Cramayel, prénommée... Napoléone Joséphine. PROVENANCE : 1. ex-libris manuscrit à la première garde : Borret François Ferdinand du village du Mont, 1842. 2. ex-libris moderne "Christian Lagarde" sur papier jaune collé à la première garde blanche. Quérard VII, 54. Légère mouillure au plat supérieur.
En Français dans le texte. B.N.F. n° 98. Paris, chez l’autheur, 1652. In-4 de (1) f. de titre, (50) ff. de texte, (1) f. de table, (1) f. de privilège, 17 cartes sur double-page aux contours rehaussés en couleurs, cachet chinois à l’encre rouge en marge inf. du titre et de 10 cartes. Vélin souple de l’époque, mention «17 Cartes» écrites à l’encre sur le plat supérieur, dos lisse avec une pièce de titre de maroquin rouge. Reliure de l’époque. 253 x 183 mm.
Edition originale précieuse et très recherchée du fameux Atlas français consacré à l’Asie, de NicolasSanson (1600-1667) imprimé pour la première fois en 1652 et analysé dans «En Français dans le texte. B.N.F.» n° 98. Pastoureau, Sanson III A. Faisant suite à l'Europe, l'atlas d'Asie est le second des quatre traités in-4 que Nicolas Sanson, après avoir œuvré pour Melchior Tavernier, se chargea d'éditer pour son propre compte. Les quatre ouvrages (Europe, Asie, Afrique, Amérique) seront plus tard réunis et publiés par l'éditeur hollandais François Halma pour former la Description de tout l'Univers (Amsterdam, 1700). En raison de la zone géographique représentée, il offre la particularité de renfermer un certain nombre de cartes insulaires : Japon, Philippines, Moluques, Maldives, Sumatra, Ceylan. Le texte qui offre un commentaire géographique et non cartographique est puisé chez les auteurs anciens tels que Ptolémée, mais également dans les récits de voyageurs modernes, en particulier ceux des jésuites qui séjournèrent en Chine et au Japon. Les cartes comprennent une carte générale de l’Asie, une de la Turquie, l’Anatolie, Sorie et Diarbeck, Turcomanie Georgie, l’Arabie Petrée, l’Empire de Sophy des Perses, l’Empire du Grand Mogol, Presqu’Isle de l’Inde deça le Gange, Presqu’Isle de l’Inde au delà du Gange, Royaume de la Chine, la Grande Tartarie, les Isles du Japon, les Isles Philippines, les Isles Molucques, les Isles de la Sonde, Ceylan et les Maldives. Les délimitations des 17 cartes ont été coloriées à l’époque. Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque.
Fort joli volume conservé dans sa première reliure en vélin de l’époque, condition fort rare. Venette, Nicolas. Traité du rossignol, qui enseigne la manière de les connaître & de les élever; leurs inclinations, leurs maladies, & les remèdes qu’il faut observer pour les guérir. A Paris, chez Charles de Sercy, au Palais, au sixième pillier de la Grand’Sale, vis-à-vis la Montée de la cour des Aides, à la Bonne-Foi couronnée, [1697]. Avec privilège du roy. [Précédé de]: Mancini. Instruction pour élever, nourrir, dresser, instruire & panser toutes sortes de petits Oiseaux de Volière que l’on tient en Cage pour entendre chanter. Avec un petit Traité pour les Maladies des Chiens […] Paris, Charles de Sercy, 1697. 2 parties en 1 volume in-12 de (12)-84, (8)-82-(2) pp. et une planche dépliante. Plein vélin ivoire, dos lisse. Reliure de l’époque. 151 x 87 mm.
Edition originale du Traité du Rossignol de Venette qui découvre ainsi, à un âge avancé, les charmes du Rossignol: «C’est une merveille de la nature, que le Rossignol étant un oiseau si petit, il ait une voix si forte, & qu’il la pousse si longtemps sans perdre haleine. Il n’y a point de musique si parfaite, ni d’instruments si doux & si harmonieux, que les hommes aient inventez, que cet oiseaux n’imite par sa petite gorge.» Thiébaud 630; Schwerdt I-262; pas dans Barbier, Nissen, ZBI et Die illustrierten vogelbücher, Anker. Nicolas Venette était un docteur en médecine et professeur d’anatomie et de chirurgie à la Rochelle, né en cette ville vers 1632 et mort en 1698. «Les personnes âgées qui ont de la peine à sortir de la chambre, ne demandent que des divertissements innocents pour calmer les incommoditez de leur âge: & souvent ils n’en trouvent point de plus agréables que ceux qui satisfont le sens de l’ouïe par le chant harmonieux des oiseaux; au moins c’est ce qui a esté mon faible, & qui l’est encore aujourd’hui, s’il faut appeler de la sorte l’inclination que j’ai pour le Rossignol sur la fin de ma vie. Mon état sédentaire m’a fait considérer cet oiseau avec une telle exactitude, que je ne crois pas qu’aucune personne en ait parlé de la sorte, & qui l’ait connu comme moi dans toutes ses manières d’agir; parce que je l’ai examiné à fonds, & que mes incommoditez m’ont donné le loisir d’en découvrir toutes les inclinations, & tout ce que j’ai remarqué de plus particulier touchant cet oiseau dans le Traité que j’en fais.» Le premier traité porte sur les linottes chardonnerets, pinsons, canaris, alouettes, etc. et plus particulièrement sur les rossignols. Le «Traité sur les chiens» traite de diverses questions dont: «Pour rendre l’odorat aux chiens», «pour connaître si les chiens deviendront mouchetez», «Pour guérir les chiens mordus par le renard, ou par un chien enragé.» «L’auteur s’attache à apprendre à ceux qui aiment cet innocent divertissement, comment il les faut mettre dans la Cage, & les y tenir proprement, de quoi il les faut nourrir. Le Traité des maladies des Chiens est fort curieux; & montre à les guérir. Quand ils ont perdu l’odorat ou pour être devenus trop gras, ou pour quelque autre accident, de sorte qu’ils ne sentent plus les voyes, come ils avaient acoutumé, il faut les purger avec deux gros d’Agaric, & d’un sel mineral broyez, & pulvérisez ensemble. L’experience a fait voir, que cela leur rend l’odorat, come ils l’avaient auparavant». (Le Journal des Savants, 1698, p. 108). Very rare early work on raising and training birds, as well as treating illnesses in dogs. First published in 1671 with the title La méthode d'élever, nourrir et guérir toute sorte d'oseaux de ramage, composée en italien par Cesar ManciniRomain, et traduite nouvellement en français par A.S.D.L.P.M.D.C.E.S. 1671, but this first edition was without the tract on dogs. Fort joli volume conservé dans sa première reliure en vélin de l’époque, condition fort rare.
L’exemplaire du roi Louis XIV relié en maroquin à ses armes et pièces d’armes. Paris, Laurent d’Houry, 1698. In-4 de (8) ff., 838 pp., (31) pp. Maroquin rouge, guirlande de fleurs de lys autour des plats, armes au centre, dos à nerfs orné de grosses fleurs de lys dorées, lettres RBC en pied, roulette intérieure et tranches dorées. Reliure de l'époque. 254 x 185 mm.
Edition originale de l’un des livres les plus importants pour la connaissance des plantes et de leurs vertus thérapeutiques. Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 505. Il fut, avec l'Histoire des drogues de Pomet, la référence dans ce domaine pendant près de cent ans. Lémery publia une première édition du Cours de chymie en 1675 qui fut constamment rééditée durant toute sa vie et même après sa mort jusqu'en 1757, ainsi que traduit en anglais, allemand, italien, espagnol et latin. Habile expérimentateur, il présente sur près de mille pages dans les dernières rééditions, tout le savoir empirique de la chimie de la fin du XVIIe siècle. Le Cours de chymie est l'aboutissement d'un genre littéraire, dit des « cours de chimie », qui s'est développé en France à partir du succès du Tyrocinium chymicum de Jean Béguin au début du siècle. Lémery contourna les insuffisances de l'analyse chimique, en proposant un modèle corpusculaire et mécaniste dit de pointes et pores, d'application certes très restreinte mais qui, allié à des pesées précises des réactifs, permettait de se faire une représentation plus précise d'une réaction chimique, concept en cours de formation mais pas encore complètement abouti. Si son Cours de Chymie a fait autorité pendant un siècle, ses autres publications n'en ont pas moins connu au siècle des Lumières un réel succès. Lémery donnait dans son laboratoire (d'abord installé dans l'hôtel du Prince de Condé, dans le quartier de l'Odéon), des démonstrations très courues des savants et des gens du monde. Le Grand Condé lui-même, Bourdelot, futur médecin de Christine de Suède, y assistaient. Selon Fontenelle, les dames-mêmes, entraînées par la mode, s'y pressaient. Lemery était protestant et la Révocation de l'Edit de Nantes (1685) l'obligea à vendre toutes ses charges, lui interdisant l'enseignement et l'exercice de la chimie, de la médecine et de la pharmacie. Acculé à la ruine, il finit par abjurer. Louis XIV reconnaissant ses talents et voulant en faire un exemple éclatant de retour au catholicisme lui accorda de nouvelles lettres patentes et imposa leur acceptation à ses confrères. « Nicolas Lémery (1645-1715) était ‘ le premier chimiste raisonnable’ au jugement de Voltaire […] ‘M. Lémery fut le premier qui dissipa les ténèbres naturelles ou affectées de la chimie, qui la réduisit à des idées plus nettes et plus simples, qui abolit la barbarie inutile de son langage, qui ne promit de sa part que ce qu’elle pouvait et ce qu’il la connaissait capable d’exécuter, et de là vint le grand succès. En 1675 il fit paraitre son ‘Cours de chimie’. Les éditions se succédèrent pour ainsi dire d’année en année ; il fut traduit en latin, en allemand, en anglais, en espagnol. L’auteur fut appelé le ‘Grand Lémery’. Tant de services rendus à la science ne le mirent pourtant point à l’abri des persécutions. L’an 1681, la vie de Lémery commença à être fort troublée à cause de sa religion. Il reçut ordre de se défaire de sa charge dans un temps marqué […]’. Tel est le récit de Fontenelle. Il crut être plus tranquille à l’abri de la qualité de docteur en médecine. Sur la fin de 1683, il prit le bonnet dans l’université de Caen. Mais l’édit de Nantes ayant été révoqué en 1685, l’exercice de la médecine fut interdit aux prétendus réformés. Lémery demeura sans fonction et sans ressource. Il fut poussé à se convertir en août 1686 et reprit de plein droit l’exercice de la médecine […] ‘Presque toute l’Europe, dit Fontenelle, a appris de lui la chimie, et la plupart des grands chimistes, françois et étrangers, lui ont rendu hommage de leur savoir’. Le ‘Traité des drogues’ montre, selon M. Dumas, un observateur d’une habileté consommée ». (La France protestante, VI, p. 543) Précieux exemplaire de Louis XIV relié en maroquin rouge à ses armes et parfaitement conservé. Au bas du dos, initiales du relieur de la bibliothèque du roi. Il a ensuite appartenu à Pierre Perrinet de Faugnes (1715-1773; ex-libris héraldique), financier très prospère issu d'une importante famille de financiers et fermiers-généraux. Sa fille épousera en 1775 le fils de Mme d'Houdetot, née Lalive (autre lignée de fermiers-généraux) - pour laquelle Rousseau éprouvera un amour passionné mais sans retour ("Nous étions ivres d'amour l'un et l'autre, elle pour son amant -Saint-Lambert-, moi pour elle" note-t-il dans les Confessions).
Les ballets, métiers, costumes du siècle de Louis XIV. 120 superbes estampes de Bonnart et Berain. Paris, vers 1700.In-folio de 120 planches montées à onglets (infimes déchirures restaurées sans manques). Vélin. 340 x 260 mm.
Un important et rare recueil de costumes du XVIIe siècle, d’un intérêt manifeste pour la connaissance des modes et du costume sous le règne de Louis XIV. Ce recueil comprend 120 belles eaux-fortes de grand format (270 x 185 mm) sur papier fort, la plupart gravées par Nicolas Bonnart (père) ou Robert Bonnart et éditées par Nicolas Bonnart fils. Sont décrits sous ce nom de «recueils Bonnart» quelques rares recueils d’estampes publiées dans le dernier quart du XVIIe siècle par une famille de graveurs marchands d’estampes, les Bonnart. Ces estampes étaient publiées à l’époque, soit à l’unité, soit par séries. Il est donc impossible d’en donner une nomenclature exacte. «Les Bonnart éditeurs d’estampes de modes, dont ils étaient au besoin les graveurs, étaient quatre frères, fils de Henry mort vers 1682. On ne sait pas si ces frères furent concurrents, mais la manière et le format des gravures publiées par eux ont de grandes analogies qui permirent leur réunion pour former des recueils plus ou moins importants composées d’estampes portant les signatures: Bonnart, R.B. dol (Robert Bonnart), H.B. (Henry Bonnart), I.B.F. (Jean-Baptiste Bonnart)». En plus des frères Bonnart, figurent dans le présent recueil des estampes dessinées par Berain et gravées par Lepautre. «Ces réunions d’estampes ont un intérêt considérable pour la connaissance des modes sous Louis XIV. Certains sont de vraies estampes de modes et peuvent êtres citées comme les prototypes des magnifiques suites publiées au XVIIIe siècle». Colas. Bibliographie générale du costume et de la mode. Ces recueils hautement convoités depuis trois siècles par les marchands d’estampes pour être disséquées et vendus à la planche, sont devenus introuvables. Les estampes sur les métiers traités avec burlesque et les costumes de théâtre et d’opéra dessinés par Berain témoignent d’une grande fantaisie et évoquent les mascarades et mises en scène spectaculaires présentées au Roi Soleil. Jean Berain (1640-1709) qui signe ces estampes était dessinateur du roi et ornemaniste; il dessinait des costumes et préparait des mascarades pour Louis XIV. «Il collaborait régulièrement à la décoration, à la machinerie de l’opéra; il ordonnait des fêtes, des feux d’artifice et des carrousels.» Benezit, I, 638. Cette belle réunion de 120 eaux-fortes comprend diverses séries et se compose ainsi: Les Saisons: 2 suites de 4. Les Mois: 12 gravures. Les 4 parties du Monde: 4. Les points cardinaux: 4. Apollon: 1. Les sens: 5. Les 3 parties du jour. Les Impératrices romaines: 12. Les Muses: 9. Les Parques: 3. Costumes de théâtre et d’opéra: 10. Suite de Métiers: orfèvre, berger, jardinier, architecte, sculpteur, peintre. Costumes féminins étrangers: 12 dont 3 suisses, 2 allemandes, 2 turques, 2 grecques, 1 perse. Costumes d’Amazones: 4. Costumes masculins étrangers: 8 dont le portrait de «Celebi Mehemet Effendi». Personnages de comédies: 10 don Arlequin, Crispin, Scaramouche (1pl. coupée au sujet). Divers caractères: 8. Précieuse suite, rare, d’eaux-fortes de grande beauté, très évocatrices du siècle de Louis XIV.
Draeger pour Nicolas, 1931. Petite brochure in-4, reliure spirale.
Le 5ème des catalogues Nicolas, imprimé sur papiers gris, beige et noir. Couverture bleue avec une étoile ajourée, 3 illustrations de CASSANDRE, dont une magnifique double-page en couleurs. * Voir photographie(s) / See picture(s).- * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte sur rendez-vous.
Sedan, imp. Laroche, 1898 et Mezières, Archives départementales, 1954. 2 vol. in-8, brochés, 59 et 193 pp., frontispices.
Couvertures un peu défraîchies, dos renforcé au premier vol, mais intérieurs frais - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
78 superbes estampes représentant les Ports de France et des Antilles en 1791. Paris, Le Gouaz, [1791]. In-folio de 1 titre, 1 carte, 60 planches. - Suivi de: Différents ports et Rades de France et des Antilles, 18 planches gravées par Le Guaz et J. F. Ozanne. 18 planches. Cartonnage Bradel papier bleu. Cartonnage de l’époque. 420 x 280 mm.
Premier tirage: titre, carte et 60 planches gravées. Exemplaire contenant la suite complète des «Ports et rades de France et des Antilles» (18 planches), soit au total 78 planches. Très rare: exemplaire de tout premier tirage, avant l’inscription «Réduit de la Collection des ports de France dessinés pour le roi en 1776» cet état est resté inconnu à Cohen, le Dr Auffret (Les Ozanne) dit avoir vu un semblable exemplaire et ajoute: « Si nous en avions douté, nous aurions acquis la certitude que c’est bien là le premier tirage: Un marchand d’Estampes de Paris les vend 6 francs au lieu de 3 francs qu’il vend les secondes épreuves avec la notice». Ce recueil comprend un titre gravé, 1 carte et les 60 ravissantes estampes en premier tirage bien complètes d’Ozanne l’aîné consacrées «aux vues perspectives des ports de France». A cet ouvrage ont été réunies 18 belles estampes de plus grand format illustrant les «Différents ports et rades de France et des Antilles». Ce recueil remarquable présente ainsi en premier tirage 78 fines estampes (≈ 350 x 205 mm) qui sont autant d’évocations raffinées de vues animées de ports de France sous le règne de Louis XVI: Port de Brest (4 estampes) ; Toulon (3) ; Rochefort (1) ; Rouen (3) ; Dieppe (3) ; Saint-Malo (2) ; Saint-Servan (1) ; Le Havre (2) ; Nantes (3) ; Paimbœuf (1) ; La Rochelle (1) ; Lorient (3) ; Bordeaux (2) ; Bayonne (1) ; Antibes (1) ; Calais (1) ; Boulogne (1) ; Marseille (3) ; Sète (1) ; Bastia (1) ; Vendres (1) ; Dunkerque (1) ; Les Sables d'Olonne (1) ; Landerneau (1) ; Morlaix (2) ; Cherbourg (2) ; Valéry S. Somme (2) ; Camaret (2) ; Roscoff (1) ; Port-Louis (1) ; Belle-Isle (1) ; Vannes (1) ; Auray (1) ; Oléron (1) ; Saint-Martin de Ré (1) ; Le Croisic (1) ; La Ciotat (1) ; Saint- Valéry-en-Caux (1) ; Caen (1) ; Royan (1) ; Honfleur (2) ; Ile de Ré (1) ; Saint-Jean-de-Luz (1). Huit des estampes dont consacrées aux Antilles : Iles de la Grenade (l) ; Martinique (3) ; Saint-Domingue (3) ; Guadeloupe (1). Nicolas-Marie Ozanne (1728-1811) étudia le dessin à Paris avec Natoire et Boucher. Il devint en 1750 professeur de dessin des gardes du Pavillon et de la marine du port de Brest. En 1751, il vint à Paris pour collaborer au dessin des fêtes données à l'occasion de la visite du port du Havre par Louis XV. II obtint en 1762 le brevet de dessinateur de la marine. En 1769 il fut chargé d'instruire les filles du Dauphin à la construction et la manœuvre des vaisseaux. Les bibliographes sont unanimes à souligner la beauté et le souci du détail des dessins d'Ozanne l'aîné.
S. l. (Paris) S. n. 1775 In-8° (200 x 129 mm), x - 306 pp., veau marbré, dos lisse orné, encadrement d'une roulette maigre-gras-maigre, filet sur les coupes, tranches marbrées multicolores (reliure de l'époque).
Première édition séparée de ce texte rare et important Nicolas Baudeau (1730-vers 1792), issu d'une famille de paysans pauvres fut tout d'abord chanoine régulier de l'abbaye de Chancelade où il enseignait la théologie. Il aurait été appelé à Paris par l'archevêque Christophe de Beaumont à une date sans doute antérieure à 1760. Cette année-là, il présente trois mémoires sur les finances au contrôleur général Bertin. Il fonde les Ephémérides du citoyen à la fin de 1765. Début 1768, le prince Ignace Massalski, évêque de Vilno, qui a apprécié ce qu'il a écrit sur la Pologne, l'invite à le suivre dans son diocèse de Lituanie et le nomme prévôt mitré de Widzniszki. A son retour de Pologne en septembre 1769, il se montre hostile à l'expansionnisme russe et plaide pour les libertés polonaises. Il consacre cependant l'essentiel de ses efforts à défendre les idées physiocratiques contre Linguet, Béardé de l'Abbaye et Galiani (1770). Dès le début du ministère de Turgot, il déploie une grande activité en faveur de la politique de réformes, notamment à propos de la liberté du commerce intérieur des blés, du projet de supprimer les corvées, etc. Il critique l'Éloge de Colbert, de Necker, et son ouvrage sur le commerce des grains. Cependant son zèle indiscret gêne le contrôleur général qui l'écarte de son entourage en l'exilant en province. Baudeau est alors prieur commandataire des Augustins de Saint-Lô. En octobre 1770, Turgot signale son passage à Limoges, en compagnie du marquis de Mirabeau. Après la chute de Turgot, l'école physiocratique se disloque mais Baudeau reste fidèle aux idées de Quesnay. En septembre 1776, après la suppression des Nouvelles Ephémérides où il a notamment critiqué les expédients financiers utilisés par le pouvoir royal pendant la guerre de Sept Ans, il est exilé quelque temps à Riom. Baudeau est un des fondateurs de la Société libre d'émulation de Paris (1776) et membre de l'Académie de Bordeaux. Il s'est suicidé à Paris, probablement en 17921. Petit manque à la pointe du mors supérieur ; Einaudi, 344 ; Goldsmiths, 11256 ; INED, 276 ; Kress, 7071
Paris Thomae Richardi 1563 Plaquette petit in-4° (229 x 174 mm), deux cahiers libres non numérotés, [8] ff., sig. A-B4, en latin et en grec
Un rare tombeau poétique néo-latin publié à la suite de l'assassinat de François de Lorraine, duc de Guise Plaquette en vers (9 pièces en latin et 1 en grec) composée par Nicolas Lescot pour condamner l'assassinat de François de Lorraine et louer le disparu. Précipitée par le massacre de Wassy (1562), la première guerre de religion oppose en France protestants et catholiques, représentés par la Maison de Guise. François de Lorraine, duc de Guise, uvrant pour leur cause, mène son armée à Orléans : il est blessé par Jean Poltrot de Méré d'une balle de pistolet en retournant à son logis, et meurt le 24 février 1563. Célébrée par les protestants, pleurée par les catholiques, sa mort suscite une polarisation des opinions qui se reflète dans la littérature : d'un côté, les vers satiriques et « réjouissances rimées » (Rouget, « L'assassinat [...] » p. 99) des protestants circulent clandestinement : ces manuscrits louent l'héroïsme de Poltrot de Méré tout en condamnant sa victime, dont la mort « symbolise le début d'une lutte contre les tyrans » (p. 103). Le camp catholique, pour sa part, fait circuler en l'an 1563, en France et à l'étranger, un nombre relativement important d'hommages imprimés : François Rouget en dénombre une trentaine, et suppose qu'il en existe davantage. Presque tous proviennent des presses de Thomas Richard, dont l'échoppe « à la Bible d'or » se trouvait devant le Collège de Reims, qui bénéficiait du patronage de Charles de Lorraine. Le volume important et inhabituel de cette production d'hommages mène François Rouget à suppose l'existence d'une « entreprise concertée de propagande pour défendre l'image des Guises dans l'opinion publique » (p. 109) à laquelle Thomas Richard aurait pu contribuer, soit comme commanditaire des uvres, soit comme intermédiaire entre la Maison de Guise et les poètes. 3 ex. au CCFr (Toulouse BM, BnF Tolbiac, Nancy BS). OCLC : un exemplaire en Allemagne (Augsburg), 2 aux Etats-Unis (Harvard, University of Illinois). François Rouget, L'assassinat de François de Lorraine (1563) et la polarisation des publics, in Renaissance and Reformation / Renaissance et Réforme, Vol. 42, n°1. ; le même : Ronsard et la célébration poétique de la mort de François de Lorraine (1563), in Revue d'Histoire littéraire de la France, 2 - 2017, 117e année - n° 2.
[Villeneuve-sur-Lot] Les éditions de Pujols 1964 In-4°(294 x 221 mm), 35 pp. - [3] ff. - [1] f. bl. - [1] f., broché, couverture illustrée.
« BIEN SÛR, LA POÉSIE SE VEUT PLUS IMPRÉCISE QUE LE GUIDE MICHELIN » Édition originale de ce poème en prose illustré de 13 compositions en noir par Nicolas Fechner. Tirage limité à 230 exemplaires tous sur vélin à la cuve BFK Rives, celui-ci un des 18 exemplaires du S. P. Les 50 premiers exemplaires comprennent une suite sur Canson de couleur. Envoi autographe signé « très affectueusement, Jacques. » En postface, une correspondance entre Alvarez-Péreyre et Fechner renseigne sur la genèse du projet d'illustration : « [Fechner à lauteur] Votre colline est anonyme et cest très bien ainsi : ça va plus loin, cest cette colline-là et à la fois toutes les collines. Mais moi, je dois la faire voir ! Voyez-vous, un romancier peut fouiller le caractère de son héroïne, tout en passant sous silence la couleur de ses cheveux ; mais lillustrateur doit décider si elle es brune, blonde ou rousse. [...] » « [Réponse de lauteur] Bien sûr, la poésie se veut plus imprécise que le Guide Michelin, par exemple, ou que les dépliants du syndicat dinitiatives ! Pourtant, quand je compare la terre à un front immense levé vers le ciel, il me semble que je dis plus tout en décrivant moins. [...] » En plus de ses propres recueils, Jacques Alvarez-Péreyre signa plusieurs études sur la poésie engagée sud-africaine. Aucun exemplaire au CCFr. Couverture légèrement défraîchie.
Steenbrugge, Sint Pietersabdij, [1982]. Grand in-8 broché, jaquette, XLVIII-288 pp., 13 pl. en noir.
Très bonne condition. - Frais de port : -France 6,9 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
P., Champion, 1995. In-8 br., 305 pp, deux tableaux généalogiques dépl., index. (Publ. Société de l'Histoire de France, 512).
Non coupé, très bonne condition. - Frais de port : -France 6,9 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
[MANUSCRIT] - [NANTES - COSNIER DE LA BOTTINIERE (Nicolas, Gilles)]
Reference : 585719
(1800)
Nantes, 5 mai 1800. 1 ff. manuscrit in-folio, 40x53cm., recto-verso, document signé et certifié véritable le 15 floréal an 8 de la République.
Mr Cosnier de la Bottinière aurait fait partie des émigrés (et des Chouans) ayant débarqué le 7 Juillet 1795 à Quiberon et battus (lettre de Mathurin Louis Rousseau). Puis il aurait participé au combat du 25 septembre 1795 de Martigné-Ferchaud, pour enlever les fers des forges de Martigné. Toutes ces tentatives ayant échoué. Dans l'ouvrage de Alfred Genoux intitulé "La révolution au pays de Châteaubriant", il est mentionné Mathurin Louis Rousseau (propriétaire du parc Saint-Michel de Châteaubriant, commissaire chargé de la réquisition des bois pour la marine dans la forêt castelbriantaise) et son ami Lerouge (directeur des forges de Martigné), 2 noms que l'on retrouve dans les acquéreurs de cette succession. Armoirie des Cosnier de la Bottinière: D'argent à la fasce d'azur, chargée d'une colombe d'or, tenant dans son bec un rameau d'olivier de mesme, accompagnée de 3 étoiles de gueules.Noms des différents acquéreurs: Donation Marion - Pierre Joseph Fercoq - Louis Charles Drâle - Joseph Cornullier - François de Heugne - Mathurin. Louis Rousseau - Jean Baptiste François Lerouge - Mr de Fer - François Ferrand - Pierre François Huard - François rousseau Guillard et Renaud. Petites déchirures sans manque, bonne condition. - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
Troyes, Natalem Moreau, 1610. Fort in-8, plein-vélin écru de l'époque, trace ancienne de lacets, titre manuscrit sur le dos ; titre-[5]ff.-436ff.-[8]ff., (manque la garde bl. sup., ff. 17 et 93 en partie arrachés, manque le f. 92, qq. erreurs de pagination). Ex-libris ms ancien (Duprat, seigneur de Viviers, près Bar sur Seine, 1782).
Bonne impression, orné de vignettes et culs de lampe par Noël Moreau, dit Lecoq. Texte principalement en latin, quelques parties en français. 150 feuillets sont consacrés au catalogue des évêques de Troyes, 200 feuillets environ de mélanges historiques, RARE, inconnu de Techener. Nicolas Camusat, chanoine de la cathédrale de Troyes naquit dans cette ville en 1575 et y mourut en 1665. Il avait sauvé d’une perte imminente plusieurs manuscrits vendus à un papetier comme inutiles par un prieur des Jacobins de Troyes, qui en ignorait le prix. Une fois en possession de ces richesse historiques, il s’appliqua à les publier. (Socard, Hommes célèbres de l'Aube p. 74). Bel exemplaire. Vélin un peu taché, un coin découvert, très légères mouillures à qq. ff., bonne condition par ailleurs. - Frais de port : -France 6,9 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
Première édition italienne illustrée de 67 planches gravées sur cuivre à pleine page représentant des costumes de la Turquie, de l’Arabie et de la Grèce dont sept paraissent ici pour la première fois. Venise, Francesco Ziletti, 1580. In-folio de (8) ff., (4) ff., 192 pp. ornées de 67 planches gravées sur cuivre à pleine page. Petit cachet humide partiellement effacé sur le titre, infime déchirure en marge du titre, déchirure restaurée au coin des pp. 53, 137, 139, 185 et en marge de la p. 183, pte tache d’encre p. 110. Veau rouge, double filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs, titre doré, roulette intérieure dorée. Reliure moderne. 303 x 202 mm.
Première édition italienne au format in-folio, en partie originale, contenant sept gravures de costumes orientaux à pleine page de plus que les éditions précédentes. Pour ce motif et pour son format, cette édition, devenue rare, est l’une des plus recherchées. Il s’agit en outre de la première édition à contenir des gravures sur cuivre pour illustrer le texte, beaucoup plus fines et détaillées que les gravures sur bois employées dans les éditions précédentes. Brunet, IV, 67; Adams n°253 ; Cicognara 1731 ; Colas 2204; Mortimer, II, 319. Rare édition vénitienne en partie originale «renfermant 7 planches de plus que l’édition française de 1568». La première édition parut à Lyon en 1567. Cette édition vénitienne présente 67 planches gravées sur cuivre tirées à pleine page, soit 7 planches de plus que l’édition française de 1568. Ces superbes gravures sont une source inestimable de renseignements sur les peuples de l’Empire ottoman du XVIe siècle. «Voici la liste de ces gravures supplémentaires: 1 planche paginée 154 sans légende représentant 3 personnages. 1 planche paginée 182: Capitano d’Arabie. 1 planche paginée 184: Donna turca standi in casa 1 planche paginée 186: Sposa di Constantinopoli 1 planche paginée 188: Patriarca di Costantinopoli 1 planche paginée 190: Calidesquer a piedi 1 planche paginée 192 sans légende portant 4 costumes de femmes.» (Colas, 2204) Nicolas de Nicolay est né à La Grave d’Oisans (Isère) en 1517 et mort à Paris en 1583. Après avoir pris part au siège de Perpignan (1542), il parcourut la plus grande partie de l’Europe, servant dans les armées de la plupart des pays qu’il visitait, étudiant les langues qu’il entendait parler et prenant des croquis, dont il forma une collection. De retour en France au bout de seize ans, il devint valet de chambre et géographe de Henri II. En 1551, il accompagna à Constantinople l’ambassadeur d’Aramon, puis visita l’archipel grec, les côtes septentrionales de l’Afrique et devint commissaire d’artillerie. A propos de l’édition de 1567, Colas écrit: «Ces gravures représentent des costumes masculins et féminins de la Turquie, de l’Arabie et de la Grèce; c’est la première série de documents sérieux sur les habillements du proche Orient, aussi a-t-elle été copiée par la plupart des dessinateurs d’habits du XVIe siècle; ces gravures sont attribuées à Louis Danet par la plupart des bibliographes, 42 portent le monogramme L. D. Cependant l’exemplaire du Cabinet des estampes porte en note manuscrite que ces planches sont gravées par Léonard Thiry dit Léonard Daven et le catalogue de la vente Destailleur (1893, n° 1325) confirme cette dernière attribution. Ni Bartsch, ni Passavant ne mentionnent cette suite dans l’œuvre de Thiry ». Après avoir décrit les mœurs d’Alger, de Tripoli, de Barbarie et de Scio, où il aborda en allant à Constantinople, Nicolay (1517-1583), voyageur dauphinois, s’arrête plus longtemps à ce qui concerne les Turcs, les Grecs et les autres habitants de l’empire ottoman. Ses remarques sont instructives pour le temps où elles ont paru et offrent même encore des détails curieux. Mais Nicolay interrompt tout à coup sa relation à la fin du troisième livre; il parle des habitants de la Perse et de l’Arabie, pays qu’il n’a pas visités, et a recours pour remplir son texte, ainsi que ce qui regarde les Grecs, les Arméniens et les Juifs, aux auteurs anciens et modernes qui ont écrit sur ces peuples et sur les pays qu’ils habitent. Exemplaire à bonnes marges portant l’ex-libris «Gonnelli Firenze 1875».
Paris, chez l’auteur, 1648. In-12, rel. à la hollandaise, plein vélin crème, dos long, titre manuscrit, 1f.bl., [10]ff., 283pp, 1f.bl.Seconde édition, publié un an après l'originale et aussi rare qu'elle.
Ouvrage dans lequel le célèbre géographe Nicolas Sanson accuse Philippe Labbé de l’avoir plagié. Quelques légères rousseurs concentrée sur les tranches, intérieur frais, très bon ex. - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
P., Sedopols, 1983 Gr. in-8 br., 431 pp., nombr. ill. et tabl. généal.
Avant-propos de Nicolas Romanovitch Romanov, Prince de Russie. Préface de Joseph Valynseele. Couv. un brin poussiéreuse, bonne cond. - Frais de port : -France 6,9 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
Paris, Desessarts, an XII – 1804. In-8, demi-basane marbrée, dos lisse à filets dorés, pièce de titre, XVI-430 pp.
"Précédé de conseils pour former une bibliothèque peu nombreuse, mais choisie, dans tous les genres ; augmenté de quatre catalogues séparés servant à indiquer les principaux livres qui doivent composer la bibliothèque – d’un homme d’Etat – d’un Magistrat – d’un Militaire – et des Ministres des Cultes". Ce dictionnaire a été rédigé et édité par Nicolas-Toussaint Des Essarts (1744-1810), magistrat, littérateur, et imprimeur-libraire. Dos frotté, mors supérieur partiellement fendu. Exemplaire solide, intérieur en bon état. Cachet à l’encre rouge "F. Gaillardon inspecteur aux revues". - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
A Paris, de l'Imprimerie nationale, [1791]. In-8 br. d'attente ruban satin vert, 40 pp.
"Au roi seul appartiennent le choix et la révocation des ministres". Suit un projet de décret proposant un conseil de 6 ministres, justice, intérieur, colonies, guerre, marine et affaires étrangères.Créateur de la Cour de Cassation, Jean-Nicolas Démeunier fut député du Tiers État aux États Généraux, membre du Tribunat, membre du Sénat (1802), sénateur de Toulouse (1808) et comte de l'Empire (1808). A toutes marges, tel que paru, piqûre de ver traversant les 10 derniers f. sans gravité, bonne condition. - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)