Très bel exemplaire de ce somptueux ouvrage d’ornithologie comportant de belles épreuves des gravures, immense de marges, avec témoins. Paris, F. Poilly, [1673]. In-folio de 31 gravures sur cuivre, la première portant le titre, qq. petites restaurations dans les marges blanches. Maroquin rouge moderne, double filet à froid autour des plats, dos lisse portant le titre doré en long, tranches dorées sur témoins. Etui. 390 x 244 mm.
Somptueuse et très rare suite de 31 gravures sur cuivre d'oiseaux par Nicolas Robert. Nissen, IVB, 787; Ronsil 2599; vgl. Bradley Martin 1837; Brunet IV, 1326; Graesse VII, 136; Ronsil 2599; Ronsil L'Art 19, 97; Yale/Ripley 242. Sur Robert, voir Thieme/Becker XXVIII, 423; A.-P. de Mirimonde «Un peintre de la réalité, Nicolas Robert» dans La Revue des Arts (1958) VIII.2. Nicolas Robert (1614-85) était le «Peintre du Roi» Louis XIV depuis 1644. Cette spectaculaire suite de la plus grande rareté n'est pas sans rappeler les aquarelles originales d'ornithologie sur vélin que Nicolas Robert a produites pour Gaston d'Orléans et Louis XIV. À partir de 1666, dans le cadre de son rôle de «Peintre ordinaire du Roi pour la miniature», Robert devait fournir un minimum de 54 aquarelles originales sur vélin d'histoire naturelle par an. Il s'inspirait principalement de la Ménagerie de Versailles pour ses sujets ornithologiques, mais ne travaillait pas exclusivement pour le roi. Il continua à graver et publier ses propres œuvres en collaboration avec d'autres artistes : le présent ouvrage en est un exemple non négligeable. Les 31 compositions montrent cependant certaines différences stylistiquespar rapport auxvélins que Robert a produits pourLouis XIV: les sujets sont représentés au sein de paysages élaborés, et la plupart des planches comprennent des sujets multiples, conférant aux planches une vivacité qui fait souvent défaut aux travaux d'ornithologie. Les oiseaux sont désignés dans la gravure par leurs noms latins et français: aigle, vautour, hibou, cygne, oie sauvage, mouette, grue, héron, cigogne, autruche, poule, dinde, perroquet, pigeon... Très bel exemplaire de ce somptueux ouvrage d’ornithologie comportant de belles épreuves des gravures, immense de marges, avec témoins.
Précieux exemplaire conservé dans son vélin de l’époque. Litterae Societatis Iesu e regno sinarum Annorum MDCX & XI... Augsburg, Christoph Mangius, 1615. - [Relié avec]: Rei Christianae apudiaponios commentaries Ex litteris annuis Societatis Iesu annorum 1609, 1610, 1611, 1612… Augsburg, Christoph Mangius, 1615. In-12 de: I/ (4) ff., 294 pp., (1) f.bl., 1 plan dépliant; II/ (6) ff., (2) ff. bl., 298 pp. mal chiffrées 296, (1) f., cachet de bibliothèque au verso du titre. Vélin rigide, restes de lanières, dos lisse avec le titre manuscrit, tranches bleutées. Reliure de l’époque. 155 x 94 mm.
I/ Rare seconde édition latine des «Deux Lettres de la Chine de 1610 et 1611» par le missionnaire Nicolas Trigault (1557-1628) sur son voyage en Chine, complément indispensable à son «De Christiana expeditione apud Sinus» dont l’édition originale parut à Augsbourg cette même année 1615. Cordier BS 808; Löwendahl 56; Morrisson, II, 466; Sommervogel VIII, col. 238. L’édition originale avait paru en italien en 1615, et la première latine en 1615 à Anvers (avec une approbation datée Anvers, 2 mai 1615). Cette dernière fut suivie de très près par la seconde édition latine, qui porte une approbation du 25 juillet 1615. Ce dernier livre constitue l’une des premières descriptions approfondies de la Chine dont toute la première partie est consacrée à la géographie, l’organisation politique, l’éducation, au commerce, etc. Les quatre autres parties sont dévolues, chacune, aux différentes villes. Cet ouvrage capital connut un succès remarquable suscitant rééditions et traductions: il donna une impulsion décisive aux études sinologiques. “The appearance of Trigault's book in 1615 took Europe by surprise. It reopened the door to China, which was first opened by Marco Polo, three centuries before (...), opened a new era of Chinese-European relations and gave us one of the greatest, if not the greatest, missionary document in the world (...). It probably had more effect on the literary and scientific, the philosophical and the religious phases of life in Europe than any other historical volume of the seventeenth century. It introduced Confucius to Europe and Euclid to China. It opened a new world.” (Louis J. Gallagner. préface à China in the Sixteenth Century: The Journal of Matthew Ricci, New-York, 1953). Trigault rejoignit la mission jésuite en Chine en 1610. A son retour en Europe en 1613, il fit publier ces deux lettres «della Cina del 1610 e del 1611». Ecrites à la demande de son supérieur, ces deux lettres décrivent “the need to respect Chinese ways of dealing with foreigners, the contrast between the peace and order in China and the turbulence in Japan, and the desirability of making China into an independent province of the Society” (Lach). Nicolas Trigault naquit à Douai en 1577 et se disposa, par l’étude des sciences et des langues orientales, à la carrière des missions. Il se rendit en 1606, à Lisbonne, et en attendant le départ du bâtiment qui devait le transporter aux Indes, il traça le portrait du parfait missionnaire dans la vie du P. Gasp. Barzis, l’un des compagnons de Saint François Xavier. S’étant embarquéle 5 février 1607, il arriva le 10 octobre suivant à Goa. La délicatesse de sa santé, que la mer avait encore affaiblie, l’obligea de s’arrêter dans cette ville. Il n’en partit qu’en 1610 pour Macao, d’où il aborda enfin la Chine. Chaque jour les missionnaires faisaient de nouveaux progrès dans ce vaste empire. Le désir d’étendre de plus en plus leurs conquêtes les avait conduits dans les provinces les plus éloignées, où ils comptaient de nombreux prosélytes: aussi devenait-il indispensable d’augmenter le nombre de ces ouvriers évangéliques. Le P. Trigault fut choisi pour revenir en Europe y rendre compte de l’état et des besoins des missions de la Chine. Arrivé dans l’Inde il jugea convenable de poursuivre son voyage par terre et, chargé d’un sac de cuir qui renfermait ses provisions, il traversa, non sans courir de grands dangers, la Perse, l’Arabie Déserte et une partie de l’Egypte. Un bâtiment marchand le transporta du Caire à Otrente, d’où il se rendit à Rome. Ses supérieurs le présentèrent au Pape Paul V, qui l’accueillit avec intérêt et accepta la dédicace de l’Histoire de l’établissement des missions chrétiennes à la Chine, qu’il avait rédigée sur les mémoires du P. Ricci. Le succès mérité qu’obtint cet ouvrage, le premier dans lequel on ait trouvé des notions exactes sur la Chine, contribua sans doute à lui faire atteindre le but de son voyage. Il repartit de Lisbonne en 1618, avec quarante-quatre missionnaires, qui tous avaient demandé, comme une faveur, la permission de le suivre. Plusieurs moururent dans la traversée: il tomba malade lui-même à Goa, et sa vie fut longtemps en danger; mais enfin il se rétablit, et s’étant embarqué le 20 mai 1620, au bout de deux mois d’une navigation périlleuse, il atteignit Macao, d’où il rentra dans la Chine, sept ans après en être sorti. Chargé de l’administration spirituelle de trois vastes provinces, il se livra sans relâche aux fonctions de son ministère, et cependant il sut trouver le loisir de s’instruire dans l’histoire et la littérature des Chinois. Epuisé de fatigues, il y succomba le 14 novembre 1628, à Nankin. Trigault had joined the Jesuit mission in China in 1610 and returned to Europe in 1613: 'After arriving at Rome in 1614, Trigault arranged to have published in one substantial volume the Annual Letters from China of 1610 and 1611. Written at [the mission superior] Longobardo's command after the death of [Matteo] Ricci [in 1610], these letters stress the importance of keeping Peking at the center of the missionary effort in China, the need to respect Chinese ways of dealing with foreigners, the contrast between the peace and order in China and the turbulence in Japan, and the desirability of making China into an independent province of the Society and of sending more missionaries into the waiting harvest' (D.F. Lach, Asia in the Making of Europe, Chicago, IL and London: University of Chicago Press, 1993, III, p.372). The first letter gives details of the political state of China and the progress of the Jesuit Missions and Christianity, including reports on the residencies of Beijing and Nanjing (pp.1-84). The second letter similarly provides a general account, together with special reports from the residences of Beijing, Nanjing, etc., and is illustrated with an engraved folding plate of the ground plan of the royal palace in Beijing (pp.85-294). Le présent ouvrage est orné d’un plan dépliant du palais de Pékin converti en chapelle par les jésuites et montrant la tombe de Ricci: “Palatii Suburbani ichnographia a rege Sinarum Soc:Iesu attributi Pequini anno 1610”. II/ First edition of Trigault’s rare account of the Jesuit missions in Japan. BL German 1601-1700 T-714; Cordier Japonica col. 272; Sommervogel VIII, col. 239. Trigault had joined the Jesuit mission in China in 1610 and returned to Europe in 1613 with the journals of Matteo Ricci, which he edited as De christiana expeditione apud Sinas (Augsburg: Christoph Mang, 1615), and, in the same year he also wrote this work on the Jesuit missions in Japan, which is based on the letters of the Portuguese Jesuit missionary João Rodrigues Girão (1558-1633). Girão began working as a missionary in Japan in 1583; through his intense study of Japanese he soon mastered the language and became known as one of the leading European experts upon it, writing a comprehensive Japanese grammar Arte da lingoa de Japam, published at the missionary press in Nagasaki between 1604 and 1608. Rei christianae apud Japonios commentarius is arranged thematically, with chapters dedicated to the various missions and fields of missionary activity in Japan; each chapter narrates the history of its subject with chronologically-arranged extracts from Girão's letters. In 1618 Trigault returned to China, where he compiled an account of the resumed persecution of Christians - both missionary and neophyte - in Japan between 1613 and 1620, De christianis apud Japonios triumphis (Munich: 1623); he died in Nanking five years later. Nicolas Trigault, who had just spent close to two years in China, returned to Europe in December 1614 to launch a (hugely successful) propaganda campaign for the China mission, and was in Rome to attend the general congregation of the Jesuits that met from November 5, 1615, to January 26, 1616. He brought these letters with him specifically for the advancement of this mission, in order to obtain new funding and new missionaries in Europe for both China and Japan. The work is dedicated to the Emperor Matthias. The letters cover a pivotal moment in the Japanese history of the Jesuits, who were desperately trying to avert conflict with Japan's new ruler, the Tokugawa shogun. The Jesuits were also looking for exclusivity in Japan, as the Franciscans were creating difficulties by preaching openly, something that antagonised the new Japanese regime, and would in part lead to the severe and violent persecution of all Christians in Japan in 1614. The annual letters, apart from their political and religious information, also constitute the only up-to-date first-hand account of Japan, its cities, economy, industries, armed forces, geography, climate and people that was then available in Western Europe. They were of the most vital interest to all those considering embarking on the great gamble of the Far Eastern trade. Joao Rodrigues Girao, as a fluent Japanese speaker, was involved at the highest level of the interaction between the Japanese and Jesuits, and provides extraordinary insight into trade negotiations, the shifting political situation, and the delicate balancing act required to ensure the safety of the mission. Rare: only one other copy of the work is recorded by ABPC since 1975. Précieux exemplaire conservé dans son vélin de l’époque.
s.l.n.d. [Amsterdam, juillet 1767]. 1767 1 feuille de papier vergé 18éme (145 x 215 mm). Dessin à l'encre et lavis d'encre en 3 tons (noir, bleu, sépia). Cadre en bois doré. Etiquette d'exposition au revers "Ozanne".
Beau lavis d'encre en 3 tons, finement exécuté, représentant un quartier dAmsterdam, uvre non signée attribuable à Nicolas Ozanne, exécutée lors de son escale de juillet 1767 à bord de la corvette « Laurore ». Placé face à lintersection de deux voies de navigation, lartiste a représenté au premier plan deux marins en habits de pêche, à bord d'une petite embarcation, accostant un pieu d'amarrage. Sur la gauche, des " tjalks " ( navires fluviaux aux formes arrondies à l'avant et à l'arrière) sont stationnés au pied dune rangée de bâtiments bordant un canal. Les façades sont typiques des étroites maisons à étages de la cité, avec leur potence en bois fixée au faîte permettant le chargement des marchandises dans les greniers. Au pied des maisons, des marins circulent sur des passerelles de bois sur pilotis donnant accès aux bateaux. Au fond, au-dessus des toits, on distingue à peine la silhouette du clocher de la " Westerkerk ". Édifice caractéristique par sa structure pyramidale à étages qui demeure lun des points de repère de la ville dAmsterdam depuis sa construction achevée en 1631. Au centre, une chaloupe manuvrée à 4 avirons s'engage dans le canal aux eaux tranquilles. Sur la droite, un navire arborant le pavillon des Pays-Bas est accosté le long d'un quai de bois. À terre, des dockers actionnent une machine de charge constituée d'une poutre horizontale pivotant sur un mât central et équipée de poulies et d'une roue à rayons. Daprès nos recherches, le quartier de la ville qui correspond le mieux à ce dessin est lintersection de la rivière Amstel avec le canal Zwanenburgwal. (Position du clocher, largeur du canal, habitations sur la gauche, quai dégagé sur la droite, architecture des maisons subsistant). Le papier vergé utilisé est datable de la seconde moitié du 18éme siècle. Travaillant en 3 tons (encres noire, bleue et sépia), lartiste a saisi chaque détail de cette scène dactivité portuaire avec un il de marin, proportionnant avec exactitude chaque élément de la dizaine de navires et embarcations représentés. En bas à gauche subsiste les traces dune signature ou légende devenues illisibles. Cependant, le sujet, le souci du moindre détail (forme des coques, gréements, accastillage) ainsi que les encres utilisées et le style typique permettent didentifier un travail de Nicolas Ozanne (1728-1811), célèbre avec son frère Pierre pour leur uvre maritime et les "60 vues des ports de France" (1775) réalisées à la demande du roi. C'est à bord de la corvette l'Aurore que que Nicolas Ozanne séjourne à Amsterdam du 11 au 22 juillet 1767. Cette corvette, construite sous le contrôle de Nicolas, est armée par François-César Le Tellier de Courtanvaux (1718-1781) pour une mission dexpérimentation des montres marines destinées au calcul de la longitude, expédition en mer du Nord du 12 mai au 1er septembre 1767. A notre connaissance, aucune représentation de la célèbre cité hollandaise par Nicolas Ozanne nest connue à ce jour. Cependant, parmi les gravures de navires publiées par Pierre Ozanne figurent des navires hollandais. 1 laid paper sheet (145 x 215 mm). Ink and wash drawing with 3 tones (black, blue and sepia). Beautiful, finely executed 3-tone ink wash depicting a neighborhood in Amsterdam, an unsigned work attributable to Nicolas Ozanne, executed during his July 1767 stopover aboard the corvette L'aurore. Facing the intersection of two shipping lanes, the artist depicted two sailors in fishing gear in the foreground, aboard a small boat docking at a mooring stake. On the left, tjalks (river vessels with rounded bow and stern) are parked at the foot of a row of buildings lining a canal. The facades are typical of the city's narrow, multi-storey houses, with their wooden gallows fixed to the ridge so that goods can be loaded into the attics. At the foot of the houses, sailors walk on wooden gangways on stilts to access the boats. In the background, above the roofs, the silhouette of the Westerkerk bell tower can barely be made out. This distinctive pyramid-shaped, multi-storey building has been one of Amsterdam's landmarks since it was completed in 1631. In the center, a rowboat maneuvered with 4 oars enters the calm waters of the canal. On the right, a ship flying the Dutch flag is moored alongside a wooden quay. Ashore, dockworkers operate a loading machine consisting of a horizontal beam pivoting on a central mast and equipped with pulleys and a spoked wheel. According to our research, the area of the city that best corresponds to this drawing is the intersection of the Amstel River and the Zwanenburgwal canal (position of the bell tower, width of the canal, houses on the left, open quay on the right, architecture of the remaining houses...). The laid paper used dates from the second half of the 18th century. Working in 3 tones (black, blue and sepia inks), the artist has captured every detail of this scene of port activity with a seafarer's eye, accurately proportioning each element of the dozen or so ships and boats depicted. In the lower left-hand corner, traces of a signature or caption remain, no longer legible. However, the subject, the attention to detail (hull shapes, rigging, fittings, etc.), the inks used and the typical style all point to a work by Nicolas Ozanne (1728-1811), famous with his brother Pierre for their maritime work and the 60 vues des ports de France (1775) commissioned by the King. It was aboard the corvette l'Aurore that Nicolas Ozanne stayed in Amsterdam from July 11 to 22, 1767. This corvette, built under Nicolas' supervision, was armed by François-César Le Tellier de Courtanvaux (1718-1781) for a mission to test marine watches designed to calculate longitude, an expedition to the North Sea from May 12 to September 1, 1767. To the best of our knowledge, there are no known images of the famous Dutch city by Nicolas Ozanne. However, among the ship engravings published by Pierre Ozanne are Dutch ships.
Phone number : 06 81 35 73 35
Paris Draeger 1952 In-8 carré, reliure spirale plastique,couverture cartonnée. Nombreuses illustrations au pochoir. Complet de la feuille volante des tarifs.
Superbe exemplaire d'un des plus beaux catalogues de la maison Nicolas. "Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
Précieux volume d’une insigne rareté dont la bibliographie de Chadenat consacrée aux voyages anciens (7210 livres décrits) ignore l’existence. Roma, Bartolomeo Zannetti, 1615. In-8 de 263 pp. Cartonnage brun marbré ancien, tranches marbrées. 155 x 103 mm.
Edition originale rarissime des « Due Lettere annue della Cina del 1610 e del 1611 » par le missionnaire Nicolas Trigault (1557-1628) sur son voyage en Chine totalisant 263 pages, complément indispensable à son « De Christiana expeditione apud Sinus » dont l’édition originale parut à Augsbourg cette même année 1615. Auverman & Payne 223 ; Lach III p.372 ; Löwendahl 55 ; De Backer, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, v. 8/9, 238. Inconnu de Chadenat. Ce dernier livre constitue l’une des premières descriptions approfondies de la Chine dont toute la première partie est consacrée à la géographie, l’organisation politique, l’éducation, au commerce, etc. Les quatre autres parties sont dévolues, chacune, aux différentes villes. Cette édition originale a été traduite et remaniée d'après le manuscrit italien, et publiée par Nicolas Trigault. Cet ouvrage capital connut un succès remarquable suscitant rééditions et traductions : il donna une impulsion décisive aux études sinologiques. “The appearance of Trigault's book in 1615 took Europe by surprise. It reopened the door to China, which was first opened by Marco Polo, three centuries before (...), opened a new era of Chinese-European relations and gave us one of the greatest, if not the greatest, missionary document in the world (...). It probably had more effect on the literary and scientific, the philosophical and the religious phases of life in Europe than any other historical volume of the seventeenth century. It introduced Confucius to Europe and Euclid to China. It opened a new world.” (Louis J. Gallagner. préface à China in the Sixteenth Century: The Journal of Matthew Ricci, New-York, 1953). Trigault rejoignit la mission jésuite en Chine en 1610. A son retour en Europe en 1613, il fit publier ces deux lettres « della Cina del 1610 e del 1611 ». Ecrites à la demande de son supérieur, ces deux lettres décrivent “the need to respect Chinese ways of dealing with foreigners, the contrast between the peace and order in China and the turbulence in Japan, and the desirability of making China into an independent province of the Society” (Lach). Nicolas Trigault naquit à Douai en 1577 et se disposa, par l’étude des sciences et des langues orientales, à la carrière des missions. Il se rendit en 1606, à Lisbonne, et en attendant le départ du bâtiment qui devait le transporter aux Indes, il traça le portrait du parfait missionnaire dans la vie du P. Gasp. Barzis, l’un des compagnons de Saint François Xavier. S’étant embarqué le 5 février 1607, il arriva le 10 octobre suivant à Goa. La délicatesse de sa santé, que la mer avait encore affaiblie, l’obligea de s’arrêter dans cette ville. Il n’en partit qu’en 1610 pour Macao, d’où il aborda enfin la Chine. Chaque jour les missionnaires faisaient de nouveaux progrès dans ce vaste empire. Le désir d’étendre de plus en plus leurs conquêtes les avait conduits dans les provinces les plus éloignées, où ils comptaient de nombreux prosélytes : aussi devenait-il indispensable d’augmenter le nombre de ces ouvriers évangéliques. Le P. Trigault fut choisi pour revenir en Europe y rendre compte de l’état et des besoins des missions de la Chine. Arrivé dans l’Inde il jugea convenable de poursuivre son voyage par terre et, chargé d’un sac de cuir qui renfermait ses provisions, il traversa, non sans courir de grands dangers, la Perse, l’Arabie Déserte et une partie de l’Egypte. Un bâtiment marchand le transporta du Caire à Otrente, d’où il se rendit à Rome. Ses supérieurs le présentèrent au Pape Paul V, qui l’accueillit avec intérêt et accepta la dédicace de l’Histoire de l’établissement des missions chrétiennes à la Chine, qu’il avait rédigée sur les mémoires du P. Ricci. Le succès mérité qu’obtint cet ouvrage, le premier dans lequel on ait trouvé des notions exactes sur la Chine, contribua sans doute à lui faire atteindre le but de son voyage. Il repartit de Lisbonne en 1618, avec quarante-quatre missionnaires, qui tous avaient demandé, comme une faveur, la permission de le suivre. Plusieurs moururent dans la traversée : il tomba malade lui-même à Goa, et sa vie fut longtemps en danger ; mais enfin il se rétablit, et s’étant embarqué le 20 mai 1620, au bout de deux mois d’une navigation périlleuse, il atteignit Macao, d’où il rentra dans la Chine, sept ans après en être sorti. Chargé de l’administration spirituelle de trois vastes provinces, il se livra sans relâche aux fonctions de son ministère, et cependant il sut trouver le loisir de s’instruire dans l’histoire et la littérature des Chinois. Epuisé de fatigues, il y succomba le 14 novembre 1628, à Nankin. Précieux volume d’une insigne rareté dont la bibliographie de Chadenat consacrée aux voyages anciens (7210 livres décrits) ignore l’existence.
NICOLAS-VINS. LOUPOT, BRUNHOFF, BUFFET, CASSANDRE, DERAIN, DRANSY, HUGO, IRIBE, VAN DONGEN ...
Reference : 24102
(1927)
Montrouge Imprimerie Draeger 1927-1973 Ensemble complet de 36 listes de prix illustrées des Établissements Nicolas. Montrouge, Imprimerie Draeger, 1927-1973, in-8 et in-4, brochés ou spiralés. Prestigieuse publication illustrée en couleurs par les meilleurs artistes de cette période.
Rare et exceptionnelle collection complète des catalogues de prix Nicolas illustrés et publiés entre 1927 et 1973. Prestigieuses publications Draeger illustrées en couleurs par les meilleurs artistes de l'époque.- 1927 (Dransy, cachets "Documentation" archive Draeger sur la couverture et sur la page de titre), 1928 (Loupot), 1929 (Dransy), 1930 (Iribe), 1931 (Cassandre), 1932 (Edy-Legrand), 1933 (Jean Hugo), 1934 (Latour), 1935 (Darcy), 1936 (Cassandre), 1938 (Galanis), 1939 (Erickson), 1949 (Dignimont), 1950 (Arada), 1951 (Berthommé Saint-André), 1952 (Brunhoff), 1953 (GISCHIA), 1954 (Van Dongen), 1955 (Marchand), 1956 (Oudot), 1957 (Terechkovitch), 1958 (Limouse), 1959 (Caillard), 1960 (Humblot), 1961 (Rohner), 1962 (Minaux), 1963 (Buffet), 1964 (Schurr), 1965 (Chapelain-Midy), 1966 (Guiramand), 1967 (Savin), 1969 (Loriou), 1970 (Ghiglion-Green), 1971 (Sarthou), 1972 (Derain), 1973 (Guerrier).Typographie et mise en page dAlfred Latour de 1951 à 1965 remplacé à sa mort par son fils Jean, en 1966.Nous joignons 5 éditions publicitaires Nicolas-Draeger diverses dont le programme de l'Opéra-Nicolas, 1934 (Georges Scott), les voeux Nicolas Kina Rok (1948), un livret Nicolas et deux livrets "l'Art de Boire". Bel état général, malgré quelques usures, marques et infimes restaurations. Collection Draeger.
Paris 1932 In-4 (h. 28,5 cm.) environ 50 pp; couverture souple illustrée, 4 illustrations à pleine page et une sur double page.
Bel exemplaire de ce catalogue qui renoue après vingt ans d'interruption avec la tradition des catalogues commerciaux illustrés par de grands artistes."Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
[NICOLAS]. CASSANDRE (Adolphe Jean Marie Mouron, dit Cassandre).
Reference : 3222
(1931)
Paris Draeger 1931 In-8 carré, reliure spirale métallique, couverture cartonnée bleue, avec une étoile perforée sur le plat, laissant voir le fond argenté de la page de garde, avec la lettre N. Trois hors-texte signé Cassandre, dont une double page en couleurs. Complet du fascicule de deux pages sur les appellations d'origine des vins de Bourgogne.
Superbe exemplaire."Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
[NICOLAS]. EDY LEGRAND (pseudonyme de Édouard Léon Louis Warschawsky)
Reference : 3767
(1932)
Paris Draeger 1932 In-8 carré, reliure spirale métallique,couverture cartonnée noire estampée d'un médaillon qui laisse voir un cortège de Bacchus sur la page de garde, Nectar fermant la marche. Nombreux bois gravés en noir dans les marges et plusieurs grandes compositions hors-texte en couleurs (dont deux pleines pages) d'une grande fraîcheur de couleurs et d'une grande fantaisie.
Très bel exemplaire de ce rare catalogue illustré par un des grands artistes de l'époque, connu d'abord pour ses dessins publicitaires et ses illustrations littéraires, plus tard pour sa peinture orientaliste."Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
Paris Draeger 1956 In-8 carré, reliure spirale plastique,couverture cartonnée illustrée.
Très bel exemplaire."Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
Paris Draeger In-8 carré, reliure spirale plastique,couverture cartonnée et illustrée.
Bon exemplaire."Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
Paris, chez N. De Larmessin, 1688. In-4 de 1 titre gravé et 68 portraits, basane brune, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches mouchetées (reliure de l'époque).
Recueil de portraits gravés par Nicolas de Larmessin précédés du titre gravé à la date de 1688.A la suite des 63 premiers portraits numérotés sont reliés 5 portraits par le même graveur : Louis XIV, Louis Dauphin de France, Louis de France Duc de Bourgogne, Philippe de France Duc d'Anjou, Charles de France Duc de Berry, Nicolas II de Larmessin, dit l'Ancien (1632 -1694), membre de l'une des plus illustres familles de graveurs français du XVIIe et du XVIIIe siècle, était le fils du libraire Nicolas I et de Jeanne Michon. « L'oeuvre de Nicolas II est confondu avec celle de son jeune frère Nicolas III (...) D'ailleurs il n'y a pas de doute possible pour les estampes portant l'adresse de leur auteur ; Nicolas II, l'aîné, demeurait rue Saint-Jacques à l'enseigne de La Pomme d'Or, tandis que son cadet, Nicolas III, habitait la même rue à l'enseigne du Lion Ferré » (Bénézit).Toutes les planches portent l'adresse de Pierre Bertrand, à défaut des sept dernières à l'adresse de son gendre Nicolas de Larmessin.Provenance : Marquise d'Agoult (ex-libris manuscrit), inspiratrice de Choderlos de Laclos pour le personnage de Mme de Merteuil dans les Liaisons dangereuses.
Paris, Pierre Lecuire, 1966. In-4 (379 x 264 mm), 80 ff. n. ch., couverture rempliée, illustrée sur le premier plat d'une lithographie de N. de Staël, chemise, avec nom de l'auteur en pied, et étui cartonnés recouverts de papier bleu, auteur en pied, dos de la chemise et étui passés, une partie de l'étui est cassée (cartonnage de l'éditeur).
Édition originale des lettres de Nicolas de Staël à Pierre Lecuire. Cette édition contient cent lettres de Nicolas de Staël, publiées pour la première fois. Ces lettres représentent la totalité de la correspondance du peintre avec l'écrivain Pierre Lecuire. Une lithographie originale et inédite de Nicolas de Staël. La lithographie en couleurs sur la couverture de cet ouvrage reproduit un projet original inédit en papier collé de Nicolas de Staël, que le peintre destinait à une couverture de livres. Cet ouvrage a été tiré à 225 exemplaires. Celui-ci est un des 200 sur grand vélin de Mandeure, après 25 sur papier d'Auvergne. Une amitié exigeante. Nicolas de Staël, né le 5janvier1914 à Saint-Pétersbourg, mort le 16mars1955 à Antibes, est un peintre français originaire de Russie. Sa carrière s'étale sur quinze ans — de 1940 à 1955 —, à travers plus d'un millier d'œuvres, dans une violence de création et une passion rares, et une peinture en constante évolution. Des couleurs sombres de ses débuts, elle aboutit à l'exaltation de la couleur. Refusant les étiquettes et les courants, tout comme Georges Braque qu'il admire, il travaille avec acharnement, détruisant autant d’œuvres qu'il en réalise. Nicolas de Staël meurt en se jetant par la fenêtre de son atelier d'Antibes. Le poète français Pierre Lecuire représente un cas unique dans la création littéraire contemporaine. Il composa et édita lui-même ses livres, travaillant avec des artistes choisis par lui, des typographes, taille-douciers, papetiers. " Je ne fais pas mes livres pour abriter, cacher mes poèmes. Ce ne sont ni mes alibis, ni mes retraites. Ils sont l'expression dernière, monumentale, achevée du Poème. " La rencontre de Nicolas de Staël et de Pierre Lecuire en mars 1945 à Paris fut déterminante pour l'œuvre du jeune poète à la recherche d'une forme d'expression personnelle. De cette exigeante amitié témoignent ces lettres adressées par Nicolas de Staël à Pierre Lecuire. Bel exemplaire.
1934 Etablissements Nicolas Paris Draeger Frères 1934 Catalogue éditeur in-4. Reliure "plastic".30 pages.Couverture rempliée illustrée.Ouvrage illustré de bois en couleurs d'Alfred Latour.Liste des grands vins fins 1934.Bel exemplaire.
Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Paris produit par Eric Losfeld. 1967. In-4°. (112) p. Reliure pleine toile, jaquette illustrée.
Edition originale. - Jaquette légèrement froissée. Sans loupe.
BLANC (Charles) - Jean et François Clouet, Martin Fréminet , Simon Vouet, Nicolas Poussin, Philippe de Champagne, Louis et Henri Testelin, Sébastien Bourdon, Noël Coypel, Claude Lefèvre, Charles De Lafosse, Francisque Millet, Louis de Boullongne, Claude Gillot, Jean Raoux, Antoine Watteau, François Lemoyne, Nicolas Lancret, Jean Restout, Jean-Baptiste Pater, Etienne Jeaurat, Siméon Chardin, Charles Natoire, Maurice Quentin De Latour, Marie-Joseph Vien, Les Lagrenée, Jean-François Bachelier, Jean-Baptiste Le Prince, Jean-Germain Drouais, PIerre Guérin, Xavier Sigalon, Nicolas-Toussaint Charlet .
Reference : 45354
Paris : Henri Laurens, sans date (ca 1900). Un fort volume pleine percaline ornée de motifs art nouveau en deux tons (reliure de l'éditeur). Ce volume abondamment illustré de gravures, comprend des études de Jean et François Clouet, Martin Fréminet , Simon Vouet, Nicolas Poussin, Philippe de Champagne, Louis et Henri Testelin, Sébastien Bourdon, Noël Coypel, Claude Lefèvre, Charles De Lafosse, Francisque Millet, Louis de Boullongne, Claude Gillot, Jean Raoux, Antoine Watteau, François Lemoyne, Nicolas Lancret, Jean Restout, Jean-Baptiste Pater, Etienne Jeaurat, Siméon Chardin, Charles Natoire, Maurice Quentin De Latour, Marie-Joseph Vien, Les Lagrenée, Jean-François Bachelier, Jean-Baptiste Le Prince, Jean-Germain Drouais, PIerre Guérin, Xavier Sigalon, Nicolas-Toussaint Charlet .
Historien de l’art, théoricien, professeur, directeur de revue, directeur de collections, Charles blanc (1813-1882) fut de 1878 à 1881, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d’esthétique et d’histoire de l’art. Charles Blanc est l'inventeur de la première histoire de l’art illustrée, qu'il débute en 1848. Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
1935 Montrouge, Draeger, 1935, - gr. in-8°, 48 p., pages richement rehaussées de motifs en couleurs, spiralé, belle couverture gauffré et illustrée en couleurs, bel exemplaire. Catalogue de vente de grands crus français distribués par la maison Nicolas. Contient la liste des vins les plus prestigieux avec leurs prix (Château Yquem, etc.). Très finement illustré par A.M. Cassandre et avec une très belle mise en page cette publication charmera autant le bibliophile que l'oenologue.Voir: H. Mouron, A.M. Cassandre (1985) p. 103 et illustr. 222-224.
Très finement illustré par A.M. Cassandre et avec une très belle mise en page cette publication charmera autant le bibliophile que l'oenologue.Voir: H. Mouron, A.M. Cassandre (1985) p. 103 et illustr. 222-224.Large 8vo. 50 pp. including pochoir plates by A.M. Cassandre.Trade catalogue from wine merchants Nicolas SA, Paris, designed by A.M. Cassandre.Publisher's plastic ringbinder, printed stiff wrappers. Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
1931 Montrouge, Draeger,1931. - 29/24 cm, 31 pp. Reliure spirale plastique , premier plat papier grauffré noir formant encadrement sur un hors-texte en couleurs. Catalogue de vente de grands crus français distribués par la maison Nicolas. Contient la liste des vins les plus prestigieux avec leurs prix (Château Yquem, etc.). Richement illustré en couleurs dans le texte et à pleine page de 6 planches dessinées par Edy Legrand en lithographies ? couleur.
Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
VIEILLES MAISONS FRANCAISES. OCT 1997. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 115 pages. Nombreuses photos en couleur et noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 720-Architecture
Sommaire : Éditorial : « Préparer ensemble l’avenir »- Nicolas RousseauAvant-propos- par le président du Conseil généralLes quatre temps de Meslay Charles de Boisfleury.La France restaurée..Prix de sauvegarde VMF 1997.Un jardin roman en Saintonge Didier Moulin.L’imprécateur foudroyé..Pierre de Lagarde.De la préhistoire à l’histoire - Henri de Contenson.La maison de pierre ou de terre - Gilbert Rullière.• Tuiles plates ou creuses pour les toits- Gilbert Rullière.Bourgs et bourgades - Fernand Nicolas.• Villages perchés - Fernand Nicolas.Petits édifices ruraux - Gilbert Rullière.Guide détachable de seize pages entre les pages 24 et 25.Grandes demeures - André Strasberg.• Châteaux de femmesCôté jardins - Chantai Duléry.Lamartine et les châteaux - Émile Magnien.•La solitude de Lamartine - Fernand Nicolas.Un grand roman - Chanoine Denis Grivot.•Cluny ou la gloire retrouvée•Peintures murales à Berzé-la-Ville - Fernand NicolasTriade urbaine - Christine Lamarre.•Bourbon-Lancy - Christine Lamarre.•La maison romane clunisoise•Pierre Garrigou Grandchamp et Jean-Denis Salvèque.Le charbon et le fer - Pierre Jugie et François Portet.•L'industrie céramique des rives du canal du Centre-Pierre Jugie et François Portet.Patrimoine..Livres.Expositions Juridique L’Europe Brèves .Friends of VMF..VMF Jeunes..Activités départementalesCarnet.Liste des délégués ..Courrier des lecteurs.Annonces . Classification Dewey : 720-Architecture
Catalogue NICOLAS.- LATOUR Alfred- Georges ROHNER. (illustrations)
Reference : 26158
(1965)
Catalogue NICOLAS. Liste des grands vins 1961. Catalogue publicitaire de vins prestigieux des établissements Nicolas in-8 (19 x 24 cm) , couverture cartonnée à spirales illustrée, 38 pages, illustré en couleurs par Georges ROHNER, typographie et mise en pages d'Alfred LATOUR. Etablissements Nicolas, achevé dimprimer sur les presses de Draeger Frères en 1961. Gastronomie oenologie vigne vin. -220g.L. - Très bon état.
1949 DRAEGER 1949 - in-8 31 p illustrations de Dignimont, joint avec la liste des tarifs vins ,double feuillet, et du modele de l’affiche, reliure spiralée bon état
First and only edition, this wine merchant's catalogue is illustrated throughout with black and white and color reproductions in-texte and hors- texte, all after pen and watercolor drawings by Andre Dignimont depicting various Paris locales. Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Paris, Jean Hugues, 1953. Un volume in-12 (16,2 x 12,2 cm), sous couverture blanche imprimée, reliure originale de Mercher, plats de plexiglas transparent et papiers de couleur découpés, dos de maroquin noir titré, étui. - ÉDITION ORIGINALE illustrée d' UNE LITHOGRAPHIE ORIGINALE EN COULEURS hors texte de NICOLAS DE STAËL (portrait de René Char en silhouette). Tirage : Un des 120 exemplaires sur Hollande (n° 90) signé par René Char et Nicolas de Staël à la justification. - Note: Édition originale du texte intégral avec les notes de René Char. Dans son introduction, Jean Hugues précise que l'on trouve ici pour la première fois les notes inédites que Char rédigea lors de la lecture du Poème pulvérisé publié en 1947 (alors orné d'un frontispice par Henri Matisse). "J'ai pensé que leur publication aiderait à la connaissance de l'oeuvre de René Char." - Très bel exemplaire dans une reliure originale de Mercher inspirée de l'illustration de Nicolas de Staël. -- ENGLISH DESCRIPTION: Paris, Jean Hugues, 1953. In-12 (16.2 x 12.2 cm). First edition illustrated with AN OUTSTANDING ORIGINAL COLOR LITHOGRAPH out of text by NICOLAS DE STAËL (portrait of René Char in silhouette). Edition: One of 120 copies on Holland paper (n° 90) signed by René Char and Nicolas de Staël in the justification page. In a marvellous binding by Mercher. Pictures on request.
Condition : parfait état. Léger report de la lithographie sur le faux-titre comme habituellement. Références bibliographiques : Cahiers de l'Herne, 187 -/ Jean Hugues, p. 115 - Monod, I-2602 - PAB, René Char, 52-55. Photographies supplémentaires sur demande.
[Nicolas Rauch S.A. Beaux Livres, Nicolas Rauch, E. Engelberts] - RAUCH, Nicolas
Reference : 56641
(1948)
3 numéros en 1 vol. fort in-8 reliure de l'époque demi-chagrin à coins brun, couvertures conservées, Nicolas Rauch S.A. Beaux Livres, Nicolas Rauch, E. Engelberts, Mies (Vaud), Suisse, 1948, 1949, 1949, 284, 187, 223 pp.
Bel ouvrage réunissant les 3 premiers et superbes catalogues de la librairie suisse Nicolas Rauch (rel. un peu frottée, très bon état par ailleurs)
Lampsaque, , 1799. 2 vol. in-4 manuscrits de (241) et (269) ff., becquets dans le texte et sur un contreplat, demi-basane blonde à petits coins de vélin, dos lisse orné, pièces de titre en maroquin rouge et noir (reliure de l'époque).
Un manuscrit unique et énigmatique : le Dictionnaire érotique de Nicolas Blondeau et ses avatars révolutionnaires.Le manuscrit du Dictionnaire érotique latin-français attribué à Nicolas Blondeau, figure littéraire du XVIIe siècle, représente une oeuvre aussi rare que controversée. Ce texte, conservé jusqu’à nos jours sous une version augmentée par le latiniste François Noël, traverse les siècles avec une histoire marquée par les bouleversements révolutionnaires et les débats littéraires du XIXe siècle.Origine et contexte du manuscrit. Pierre-Nicolas Blondeau, avocat en Parlement et censeur des livres sous l’Ancien Régime, aurait initialement composé un lexique spécifique intitulé Dictionarium vocum obscenarum quæ apud varios authores reperiuntur ex universali meo decerptum. Ce dictionnaire visait à rassembler et expliquer les termes latins jugés licencieux ou obscènes, dans une démarche érudite teintée de pruderie, où il tentait d'« expliquer la signification des mots de la manière la moins déshonnête qu’il serait possible ».Bien que l’oeuvre originale de Blondeau n’ait jamais été publiée et semble aujourd’hui perdue, elle fut mentionnée en 1788 lors de la vente de la bibliothèque du médecin et bibliophile Hyacinthe Théodore Baron. Acquise par les libraires Née de La Rochelle et Maradan, cette copie manuscrite (désignée dans le catalogue comme une « mise au net » autographe) fut destinée à François Noël, érudit et latiniste, qui entreprit d'enrichir et d’annoter l’ouvrage. Noël, connu pour sa production littéraire prolifique, travaillait à la même époque sur une nouvelle édition du Dictionnaire français-latin de Blondeau, publié ultérieurement en 1807.Le rôle de François Noël dans la transformation du texte. Sous la plume de François Noël, le Dictionnaire érotique fut significativement remanié et augmenté. Caché derrière l’anonymat, Noël ajouta une préface au texte dans laquelle il situait l’oeuvre dans son contexte historique, tout en précisant son propre rôle d’éditeur et d’annotateur :« Un homme de lettres de la fin du dernier siècle, Me Pierre Nicolas Blondeau [...] en composant un petit dictionnaire qui a eu la plus grande vogue, avait mis à part les mots licencieux [...] Son intention était d’en faire un petit dictionnaire séparé. [...] L'on a rien changé au style de l’auteur, mais on a ajouté à sa nomenclature beaucoup de mots employés dans un sens obscène par les auteurs latins ».Malgré l’intérêt de son travail, Noël ne parvint pas à publier cet ouvrage de son vivant. À sa mort en 1841, sa bibliothèque fut vendue, à l’exception de certains manuscrits qu’il légua à son fils Charles Noël. Parmi eux figurait le Dictionnaire érotique, resté inédit, comme l’atteste une note autographe sur la garde du manuscrit : « Légué à mon fils Charles Noël. Le 1er juin 1832. Fr. Noël ».La publication par Isidore Liseux et Alcide Bonneau. Ce n’est qu’en 1885 que le Dictionnaire érotique vit enfin le jour sous une forme imprimée, grâce à l’éditeur parisien Isidore Liseux, spécialiste des textes rares, souvent érotiques ou anticléricaux. Liseux, en collaboration avec Alcide Bonneau, publia le texte sous le titre Dictionnaire érotique latin-français, par Nicolas Blondeau. Cette édition, précédée d’un essai sur la langue érotique signé par Bonneau, distinguait le texte original de Blondeau des annotations de Noël, imprimées en bas de page. Cependant, une grande partie des commentaires manuscrits de Noël ne fut pas retenue dans l’édition.Liseux identifia Noël comme l’auteur des annotations grâce à une analyse comparative de son écriture avec celle de nombreux manuscrits laissés par l’érudit, confirmant ainsi son rôle crucial dans l’enrichissement du texte. Il souligna également que Noël, professeur de Belles-Lettres et inspecteur général de l’Université, était l’auteur du Recueil de Priapées publié anonymement à Paris en 1798 sous le titre d’Erotopargnion.Une oeuvre entre érudition et controverse. Le Dictionnaire érotique, à travers ses multiples avatars et transformations, incarne à la fois l’ambition philologique d’explorer les aspects marginaux de la langue latine et les débats moraux entourant la publication de tels textes. L’intervention de François Noël, bien qu’anonyme, enrichit considérablement l’ouvrage, tandis que l’édition de Liseux et Bonneau permit de préserver une oeuvre qui, sans leur intervention, aurait probablement sombré dans l’oubli.Ce manuscrit, témoin d’une tradition érudite fascinante, illustre également les tensions entre l’héritage littéraire du passé et les sensibilités culturelles de chaque époque. À mi-chemin entre l’érudition académique et la subversion littéraire, il reste une source précieuse pour l’étude des pratiques lexicographiques et des discours sur la morale dans l’histoire littéraire européenne.Seule copie manuscrite d'une écriture parfaitement lisible et sans rature établie par François Noël du dictionnaire érotique latin-français de Nicolas Blondeau.Dans le catalogue de l'Exposition internationale du surréalisme (1959-1960), André Breton rédigea une notice consacrée à ce dictionnaire, « un ouvrage publié sous le couvert de l'érudition à la fin du dix-neuvième siècle, et qui n'en prend que plus de charme » (Site Atelier André Breton, 2005).Pia, Enfer, 207 ; Gay, I, 908 ; Paule Adamy, Isidore Liseux 1835-1894 : Un grand « petit éditeur », Plein Chant (Bassac) 2009 ; Catalogue de la bibliothèque de feu M. Baron (1788), n°4495.
Laonikos Chalcocondyle - Artus d'Embry [d'après Nicolas de Nicolay]
Reference : 27233
(1650)
Paris Mathieu Guillemot 1650 Une gravure sur cuivre au burin en noir sur papier vergé, ligné, gravée d'après les originaux de l'édition de NICOLAY de 1568, Format à la cuvette : 27,3 centimètres de haut par 17,3 centimètres de large. Format total : 32,8 centimètres de haut par 21,3 centimètres de large, tirée de "L'histoire de la décadence de l'empire grec et établissement de celuy des Turcs" de Laonikos Chalcocondyle, par Thomas Artus d'Embry, d'après Nicolas de Nicolay, 1650 Paris, Mathieu Guillemot Editeur,
L'Athénien Laonikos Chalcocondyle, qui a prospéré au milieu du XVe siècle et est mort vers 1464, s'est concentré sur la période tardive de l'empire byzantin. Son histoire a été publiée pour la première fois dans une traduction latine en 1556. Elle a été traduite en français par l'humaniste Blaise de Vigenère en 1577. L'édition de 1612 contient une longue annexe sur les costumes des magistrats et officiers turcs et des peuples qui leur sont soumis. Les gravures sont réalisées d'après les dessins du voyageur français du XVIe siècle Nicolas de Nicolay, seigneur d'Arfeuille.Nicolas de Nicolay (1517-1583), géographe et voyageur français originaire du Dauphiné, reçoit en 1556 le titre officiel de « géographe du roi ».Nicolay a beaucoup voyagé en Europe du Nord (Allemagne, Danemark, Livonie, Suède, Angleterre, Écosse) pour des missions diplomatiques. En 1551, Henri II ordonne à Nicolas de Nicolay de suivre Gabriel Aramon, lors d'une ambassade auprès du Grand Turc Soliman le Magnifique. Au cours de ce voyage, sa mission est de faire des relevés informels : la mission passe par Malte, l'Algérie, Tripoli (en libyen) et les îles grecques. Il revient avec 800 à 900 dessins de sites, villes, îles, ports, châteaux et modes. Les planches de costumes originales de Nicolas Nicolay ont été publiées pour la première fois dans l'ouvrage de Nicolay « Les navigations pérégrinations et voyages, faits en la Turquie » (Lyon 1567). Traduit en plusieurs langues, il a laissé une trace profonde dans les publications ultérieures sur le même sujet. Son succès est dû en grande partie aux 60 illustrations (plus tard augmentées à 62) des différents costumes portés dans la région visitée par Nicolay. Les ouvrages ultérieurs sur les Turcs incluent également les illustrations de Nicolay, en gravures sur bois ou gravées d'après les originaux comme dans les éditions de Chalcocondyle ....... TRÉS RARE .... en bon état (good condition). en bon état