, , 1735. 2 volumes in-8 carré manuscrits (190 x 135 mm) de (171) ff. et (93) ff., nombreuses manchettes, veau fauve glacé, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
Rare copie datée 1735 de l'ouvrage de John Toland dont la traduction française ne fut diffusée pendant très longtemps que sous forme manuscrite et imprimée une première fois en 1777.A la fin de sa vie, alors que ses protecteurs l'ont abandonné, et qu'il n'est plus rien sur la scène politique, l'Irlandais John Toland (1670-1722) théologien représentant du déisme anglais, écrit de nouveaux ouvrages consacrés à l'histoire primitive du Christianisme dont Nazarenus, or Jewish, Gentile, and Mahometan Christianity publié à Londres en 1718.« Il se compose de deux lettres : l'auteur y relate, à l'occasion de ce qu'il présente comme la découverte d'un manuscrit de l'évangile des mahométans, l'histoire de l'antique évangile de Barnabé, dont le texte serait une version tardive et interpolée ; en outre, il y décrit ce qu'il nomme « le plan originel du christianisme », tel qu'on peut le reconstituer à partir de l'histoire des Nazaréens, ces premiers chrétiens issus du judaïsme antique. La seconde lettre n'est toutefois pas sans rapport structurel et thématique avec la première, puisque Toland y présente, d'une part, un manuscrit irlandais des quatre évangiles, et y donne, d'autre part, une description de l'ancien christianisme irlandais, tel qu'il était organisé avant sa soumission à Rome. Voici en quels termes il fait état de la découverte de cet « évangile mahométan » : « Vous y trouverez d'abord l'histoire succincte d'un Nouvel Évangile, que j'ai découvert à Amsterdam en l'an 1709. C'est un évangile mahométan, qui n'a jamais jusqu'à ce jour été divulgué parmi les chrétiens, bien qu'ils aient beaucoup parlé du fait que les mahométans reconnaissent l'Évangile ».Bel exemplaire d'une belle écriture.Pierre Lurbe, Le Christianisme au miroir de l'Islam dans le Nazarenus de John Toland. In : Dix-huitième Siècle, n°27, 1995. L'Antiquité. pp. 335-347.
Londres, , 1810. Manuscrit in-folio de 531-(1) pages, demi-cuir de Russie rouge à coins, dos lisse orné (reliure de l’époque).
Seul exemplaire connu de l'unique traduction française anonyme, intégrale et inédite de History of the national debt, from the revolution in 1688 to the beginning of the year 1800 de John James Grellier dont l'édition originale posthume a paru à Londres en 1810 chez John Richardson, and J. Johnson & Co. Cette histoire exhaustive de la dette nationale anglaise offre une analyse détaillée des finances de l'Angleterre de la fin du XVIIe siècle sous le règne de Guillaume III à la fin du XVIIIe siècle sous celui de George III. John James Grellier y explore les causes économiques et politiques de cette dette. Manuscrit préparatoire à une édition française qui n'a jamais paru à l'instar de l'oeuvre de cet économiste anglais non traduite (The terms of all the loans, 1799). La préface française du manuscrit relate les circonstances posthumes de la publication de l'édition originale anglaise.Précieux manuscrit d'histoire financière inédit en français d'une écriture très lisible. Goldsmiths'-Kress, n°20073 (pour l'édition originale).
, , 1756. In-12 de (2)-XXIV-212 pp. Relié à la suite : Le Peuple Juge, ou Considérations sur lesquelles le peuple Anglois pourra décider si la Lettre qu'on attribue dans le Précis des Faits à S.A.R. le Duc de Cumberland, est bien véritablement de ce Prince. Ouvrage traduit littéralement de l'Anglois. Sans lieu, 1756. In-12 de (2)-VIII-160 pp.Ensemble 1 vol. in-8 veau havane, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré d'encadrement sur les plats (reliure de l'époque).
1. Première édition française de l'ouvrage du publiciste anglais John Shebbeare, A fourth Letter to the People of England on the conduct of the Ministers in Alliances, fleets and armies, since the first differences on the Ohio to the taking of Minorca by the French, publiée la même année que l'originale. Le traducteur Edme-Jacques Genet avance la raison suivante à son travail : « Il m'a paru qu'un ouvrage de cette nature ne pourrait manquer d'être bien reçu en France, & que chacun y serait bien aise d'apprendre des Anglais mêmes quels moyens la Providence employe pour leur ouvrir les yeux sur leur malheureuse situation ». John Shebbeare (1709-1788) critique en effet sévèrement l'attitude du gouvernement de son pays tandis que débute la Guerre de Sept Ans mettant aux prises français et britanniques sur le sol américain ; le traducteur précise : « les Ministres du roi d'Angleterre sont représentés non seulement comme les auteurs de la guerre présente, mais aussi comme la cause de tous les malheurs qu'elle a attirés sur la Nation ». Poursuivi à cause de la virulence de ses attaques, Shebbeare fut condamné à trois ans de prison (1756-1758). Edme-Jacques Genet, littérateur mort en 1781, fut le secrétaire-interprète du comte de Provence, futur Louis XVIII. Sabin 80054. 2. Première édition française de l'ouvrage resté anonyme Reasons humbly offered to prove that the letter printed at the end of the French memorial of justification is a French forgery, and falsely ascribed to His Royal Highness, publiée la même année que l'originale et traduit par Edme-Jacques Genet. Il s'agit d'une réponse apportée à la Lettre de M. Robert Napier, écrite à M. Braddock par ordre de M. le duc de Cumberland. A Londres, le 25 novembre, 1754, contenue dans le Mémoire contenant le précis des faits, avec leurs pièces justificatives, pour servir de réponse aux Observations envoyées par les ministres d'Angleterre, dans les cours de l'Europe, où l'auteur tente, de manière « ironique » selon le traducteur d'expliquer la déroute du général anglais Braddock en campagne dans l'Ohio en 1855, par les instructions que lui auraient adressées le duc de Cumberland. Sabin 68284. Bel exemplaire.
La Haye, Jean Neaulme, 1720. In-12 de (8)-187 (i.e. 189) pp. (19) pp. catalogue, portrait, veau fauve glacé, dos à nerfs orné (reliure anglaise de l'époque).
Première édition française donnée l’année de la banqueroute de l'oeuvre majeure de John Law, l’un des rares ouvrages publiés de son vivant (1671-1730). C'est en 1705 que Law publia à Édimbourg le présent traité en anglais sous le titre Money and Trade consider'd. Estimant que l'État est responsable de la richesse d'un pays, il préconisa la création d'une banque d'État, d'un système de crédit et la circulation de papier monnaie. C'est en France qu'il mit ses idées en application. Il commença par fonder une banque privée (1716) qui eut le droit d'émettre des billets, puis la Compagnie d'Occident (1718), enfin un « système » unissant la Banque, la Compagnie et l'État, qui eut le contrôle du commerce extérieur et des grandes entreprises du royaume. Le crédit public et le commerce furent ainsi provisoirement ranimés ; et le « système » imité dans d'autres pays d'Europe. Mais l'imprudence des émissions, la fièvre de la spéculation et les agissements de ses ennemis finirent par provoquer la banqueroute et Law, qui était devenu surintendant des Finances, dut s'enfuir, ironie du sort, l'année de la publication de cet ouvrage. Portrait en frontispice de John Law, non signé, sous lequel on peut lire « Sous l'Auguste et Sage Regence D'un Prince aimant la bonne foy Law consommé dans l'art de regir la finance Trouve l'art d'enrichir les sujets et Roy ». Provenance : James Maidment (ex-libris armorié et note bibliographique autographe), antiquaire écossais (1793-1879) ami de Sir Walter Scott, auteur et éditeur de nombreuses publications (Catalogue of an extensive selection of books in various classes of literature from the stock of William Paterson, 67 Princes Street Edinburgh, 1881, p. 94). Discrètes restaurations ; déchirure marginale feuillet I7 sans perte de lettre.Einaudi, n°3274 ; Goldsmiths, n°5820 ; Kress, n°3235 ; Spengler, pp. 57-59.
Genève, Imprimerie A. L. Vignier, 1832-1836. 5 vol. in-4 brochés à pagination continue de 488 pp., couvertures imprimées.
Collection complète du n°1 de janvier 1832 au n° 121 du 15 décembre 1836 : bimensuel littéraire et satirique rédigé en majeure partie par John Petit-Senn avec la collaboration de Rodolphe Töpffer.Jean-Antoine Petit-Senn (Genève 1792-1870), dit John, écrivain suisse, était connu comme le poète de la Miliciade lorsqu'il publia en 1830 le Fantasque né d'un « besoin de reconnaissance littéraire au-delà des murs de Genève, où son auteur est depuis 1829 membre du Conseil représentatif, comme son père avant lui. (…) A la différence d'autres périodiques satiriques qui se veulent politiques, le Fantasque restera littéraire et artistique, se moquant des travers des Genevois davantage que de leurs idées. Des raisons de santé autant que des motifs financiers poussèrent Petit-Senn à interrompre la publication de sa revue. Le rédacteur du Fantasque avait pourtant reçu les beaux témoignages d'Alphonse Karr et Jules Janin » (Bernard Lescaze).Ami de Petit-Senn, Rodolphe Töpffer collabora en livrant La Bibliothèque de mon oncle (livraison du 1er mars 1832) et un Album Genevois pour 1833 (livraison du 15 février 1833).Rousseurs, quelques pâles mouillures ; premiers plats de couverture des première et cinquième années partiellement déchirés avec manques ; deux petits trous dans le texte pp. 385-386.Étienne Burgy, Les Sources impirmées de la Restauration genevoise 1813-1846, Catalogue chronologique, n°2228 p. 276 ; Blondel & Mirabaud, Rodolphe Töpffer : l'écrivain, l'artiste et l'homme, p. 340 ; inconnu de Lonchamp qui mentionne d'autres titres de Petit-Senn (2300-2303).
770 planches d’insectes et de fleurs finement coloriées à la main à l’époque. London, printed for the author, 1824-1839. 16 volumes in-8 illustrés de 770 planches au total, un cahier dérelié dans le tome 16, pl. 737 reliée à l’envers, quelques discrètes rousseurs. Ensemble relié en percaline beige de l’époque, dos lisses. 231 x 147 mm.
Edition originale de ce splendide ouvrage consacré aux insectes par l’entomologiste anglais John Curtis (1791-1862). Nissen ZBI 1000 ; Brunet, II, 447. L’ouvrage, publié sous forme de livraisons mensuelles par souscription de 1824 à 1839, est considéré comme l’un des meilleurs ouvrages d’entomologie du XIXe siècle. L’auteur précise dans la préface que "the plates of several of the early volumes for the greater part, and those of the last and a considerable part of the fifteenth were entirely my own engravings, and all the others were corrected and finished by myself: the drawings also are the effort of my pencil, and the articles and descriptions are my own writing; for any errors therefore I alone am accountable". Il poursuit en expliquant qu’en décembre 1839 les planches avaient "already cost upwards of £3000". "Cuvier pronounced British Entomology to be 'the paragon of perfection'" (ODNB). L’ouvrage est orné de 770 planches hors texte (planches 1 à 769 et une planche 205*) gravées d’après nature et finement coloriées à la main à l’époque. Elles montrent les espèces d’insectes que l’on trouvait au Royaume-Uni avec les différentes parties de leur anatomie détaillées dans des dessins au trait occupant souvent le bas des planches, et les insectes présentés dans leur milieu naturel sur des plantes ou des fleurs. Précieux exemplaire bien complet de l’ensemble de ses planches, conservé dans sa reliure de l’époque.
Paris, Maradan, 1801. 3 vol. in-8 de XXXI-(1)-427 pp., 5 planches hors texte dont la carte de la partie septentrionale des États-Unis ; XIII-(1)-434 pp. 4 planches hors texte dont le plan de la cataracte du Niagara et la carte de la partie méridionale des États-Unis ; XII-409-(1) pp., 2 planches repliées hors texte et 4 tableaux, veau marbré, dos lisse orné, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, filet et frise dorés d'encadrement sur les plats, tranches marbrées (reliure de l'époque).
Édition originale. « Cet ouvrage renferme de curieux détails sur l'état des peuples indigènes de cette partie de l'Amérique septentrionale avant l'arrivée des Européens. Il n'est pas comme l'annonce son titre une simple traduction mais bien l'ouvrage original de John Crèvecœur, et peut être regardé comme une suite aux Lettres d'un Cultivateur américain » (Leclerc). Hector Saint-John de Crèvecoeur (1731-1813), agronome français né à Caen, s'embarqua pour l'Amérique en 1754, après avoir étudié les sciences économiques en Angleterre, et se fixa à New-York, où il forma un établissement agricole qu'il exploita jusqu'à l'époque de la guerre de l'Indépendance. Il revint alors finir ses jours dans son pays natal après une absence de vingt-sept ans. C'est lui qui introduisit la culture de la pomme de terre dans la Basse-Normandie. Bel exemplaire complet des 11 planches hors texte dont le portrait de George Washington en frontispice gravé d'après le camée peint par Madame de Bréhan à New York en 1789, les portraits de Kesketomah ancien sachem et Koohassen guerrier de la nation Oneida, les deux cartes des parties septentrionale et méridionale des États-Unis, le plan de la cataracte du Niagara. Quelques pâles rousseurs.Leclerc, 407 ; Chadenat ,1201 ; Sabin, 17501 ; Frère I, 306.
Paris, Debure père, 1767. In-4 de XII-(4)-464 pp., 31 planches numérotées dont le frontispice, maroquin rouge, dos orné à nerfs, triple filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
Première édition française de l'ouvrage de John Ray, Synopsis methodica avium et piscium (Londres 1713) traduit et augmenté par François Salerne (c.1705-1760) de nouvelles descriptions d'oiseaux et de nombreuses observations approuvées par Réaumur avec lequel Salerne entretenait une correspondance étroite.John Ray (1628-1705), naturaliste anglais, se destinait à une carrière religieuse, qu'il abandonna en 1662 pour se consacrer aux sciences naturelles. Proche de Willoughby, il publia en mémoire de son ami, mort en 1672, divers ouvrages d'après les collections zoologiques laissées par le défunt, tout en poursuivant ses propres travaux. Dans ses divers ouvrages, Ray a introduit en histoire naturelle d'importantes innovations. Il a défini la notion d'espèces, précisé l'idée de groupes dans la classification et s’est appuyé sur l'anatomie pour établir une nomenclature zoologique. Cette classification annonce celle que Linné développera plus tard.L'illustration comprend 31 planches numérotées en premier tirage dont le frontispice, dessinées et gravées par Martinet figurant une centaine d'oiseaux ; le frontispice seul (scène de chasse au faucon) a été gravé par de Longueil.Superbe reliure en maroquin rouge du temps. Petites brunissures sur les plats, éraflures légères sur le plat supérieur, deux petits trous de ver sur le dos ; pâles rousseurs et plusieurs feuillets légèrement roussis. Anker, 414 ; Zimmer, II, 677 ; Ronsil, 2683 ; Ripley, p. 237 ; Thiébaud, p. 823 ; Souhart, 415.
La Haye, Pierre de Hondt, 1756. In-4 de XVI-125-(3) pp., 1 frontispice et 39 planches numérotées en couleurs, veau porphyre, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin brun, fleurons aux angles et triple filet doré d'encadrement sur les plats, gardes de papier dominoté doré, tranches dorées (reliure de l'époque).
Première édition française établie par Jean-Nicolas-Sébastien Allamand de la précieuse étude sur les algues corallines du naturaliste irlandais John Ellis remarquablement illustrée et enluminée d’un frontispice et 39 planches hors texte dont 5 dépliantes, gravés par James Kirk, J. Mynde et H. Roberts d’après les dessins d’Ehret. Correspondant de Carl Von Linné, John Ellis (1710-1776) publia à Londres An Essay Towards a Natural History of the Corallines en 1755, un an après son élection à la Royal Society. Un des rares exemplaires avec les planches en couleurs. Bel exemplaire. Provenance : bibliothèque du Marquis de Vichy avec ex-libris armorié ; étiquette gravée Catalogue des Frères Périsse, Imprimeurs-libraires à Lyon. Ex-libris manuscrit à l'encre du temps au verso de la première garde n°57- Bourneville. Brunet, II, 963 ; Nissen, BBI 590.
London, Longman, Hurst, Rees, Orme, and Brown, 1820. 2 tomes en 1 vol. in-folio de 66 planches hors-texte sur papier de Chine montées, maroquin rose, dos orné à nerfs, tranches dorées (reliure de l'époque).
Première édition à la date de 1820, complet du supplément. Texte bilingue français-anglais. Les planches sont gravées d'après les dessins de Nash.Bel exemplaire en grand papier, luxueusement relié. Quelques rousseurs.
Amsterdam, et se trouve à Paris, chez Pissot, Nyon, 1777. In-8 de (4)-XIX-(1)-546 pp., veau havane marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Première édition française illustrée d'une carte gravée dépliante. Traduction Fréville. La première édition anglaise est datée 1775.Il s'agit de la relation apocryphe du deuxième voyage de Cook, parue anonymement 18 mois avant l'édition officielle des voyages de Cook. Il contient des observations et le récit d'incidents non compris dans cette dernière. L'auteur, John Marra, était canonnier à bord du navire la Résolution.O'Reilly, (Tahïti), 380, (Nouvelle-Calédonie), 49. Bel exemplaire.
1887 London,John Walker, 1887; in-12° de 24pp. 54 planches à double page et 60 pp. d' Index; demi-basane brune marbrée, dos à 5 faux-nerfs, titre et tomaison dorés sur 2 étiquettes rouges, exemplaire monté sur onglet.
Bien complet de ces 54 cartes en couleurs à double page.(GrF)
Birminghamiae, Typis Johannis Baskerville, 1772. In-4 de (2)-364 pp. (sans le premier feuillet blanc), demi-basane havane, dos lisse orné (reliure de l'époque).
Jolie impression d'un des classiques-latin de John Baskerville (1706-1775), célèbre imprimeur anglais, connu par les caractères qu'il a gravés et fondus, caractères qui ont servi à Beaumarchais pour donner son Voltaire Kehl. Petit manque de papier sur le deuxième plat, Infime trace de mouillure marginale sur les 10 derniers feuillets.Renouard, I, 318 ; Brunet V, 718.
Paris, chez Prault l'aîné, Imprimeur, Fuchs, Libraire, IIe année de l'Ère Républicaine ( 1794) ; in-12 broché de (4) - XXXVI( préface du traducteur, préface de l'auteur, table des chapitres) - 320pp.; couverture muette de papier bleu gris, titre manuscrit à l'encre au dos. Illustré d'une grande carte dépliante gravée par Tardieu. Très petite trace rousse de mouillure pâle angulaire à 4 feuillets de texte et en marge externe de la carte, couverture salie et jaunie,plusieurs déchirures au papier du dos de la couverture, bon état intérieur. Bon exemplaire de l'édition originale de la traduction française.
Jonh Long né en Angleterre dans la 2e moitié du XIIIe siècle, vécut longtemps chez les INDIENS DU Canada ET " VISITA ENSUITE LES PEUPLADES D'AU DELà DES GRANDS LACs. Il rentra en Angleterre en 1788", et livra le récit des ses voyages en 1791. "Engagé, pour les besoins de sa profession, à vivre longtemps au milieu des Indiens ; doué de cet esprit d observation nécessaire à celui qui visite des climats habités par les hommes de la nature, John Long ne s est pas borné à des détails de commerce, quoique fort intéressants par eux-mêmes : son journal est rempli d instructions utiles sur les moeurs, usages, opinions religieuses et politiques, les cérémonies, les jeux de diverses tribus de ces peuples parmi lesquelles il a vécu. On y lira, non sans beaucoup d intérêt, l'histoire simple de ces hommes qui doivent à l'orgueil des nations de l'ancien continent, plus peut-être qu'à leur vie grossière, le nom de Sauvages, et dont la plupart démentent souvent par des actions nobles et touchantes, cette injurieuse dénomination. Jean-Baptiste Billecocq ". Jean-Baptiste Louis Joseph Billecocq ( Paris 1765 - 1829), avocat, homme politique, magistrat, poète, traducteur et éditeur de récits de voyage, donne ici la première traduction française des récits de J. Long. (Cf. Chadenat, Larousse)
Genève, J.G. Fick, 1865. In-12 de 74 pp., basane rouge, triple filet doré sur les plats, dos orné à nerfs (reliure de l'époque).
Ecrivain suisse (1792-1870). John Petit-Senn est le pseudonyme de Jean-Antoine Petit. Auteur des Bluettes et boutades, par J. Petit-Senn (Paris, 1855, 1 vol.).Ce recueil de réflexions est un écrin de perles de la plus belle eau. Ces pensées, aussi spirituelles que morales, ne sont pas des maximes aventurées par le premier venu; l'auteur est un poète et un journaliste de talent, français par le style et par l'esprit, bien qu'il soit Genevois de naissance; un poëte acclamé par V. Hugo, Chateaubriand, Lamartine, Béranger et Casimir Delavigne.
A Londres et se trouve à Paris, Chez Le Jay fils et Maradan, 1789. In-8 de XVI-336 pp., veau havane marbré, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert, tranches rouges (reliure de l'époque).
Deuxième édition française du traité fondamental de Lord Sheffield, traduit de l'anglais par Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau. L'édition originale a paru en 1783 sous le titre Observations on the commerce of the American States. L'adresse de Londres est fausse. Chapitres : Observations ; Articles sur lesquels il y aura à peine la moindre concurrence (lainages, manufactures, bijouterie, livres, médecines et drogues, munitions, potasse, cacao etc.) ; les articles exportés de l'Amérique Septentrionale aux îles de l'Amérique ; Commerce d'Afrique ; Supplément ; Bill pour l'établissement & réglement provisionnel du commerce & de la correspondance entre les sujets de la Grande-Bretagne & ceux des Etats-Unis de l'Amérique septentrionale.John Baker Holroyd, Lord Sheffield (1735-1821) servit dans l'armée britannique de 1760 à 1767 ; héritier de la fortune familiale, il se consacra à l'agriculture sur son domaine de Sheffield. En 1780, il devint membre de la chambre des communes et il y montra une grande indépendance d'opinions. Il fut créé comte et élevé à la pairie en 1802. Très bon exemplaire. Quelques feuillets légèrement roussis.Kress B.1719 et Sabin, 32638 pour la première édition française de 1788 ; Coquelin Guillaumin, II, 616.
A Amsterdam, Chez Pierre Humbert, 1716. In-12 de (2)-488 pp., basane havane, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin brun, tranches mouchetées (reliure de l' époque).
Première édition française.Traduit par Abel Boyer (1667 -1729), historien et lexicographe, émigré en Angleterre en 1689.Ouvrage ornée de trois portraits hors-texte, celui de la reine Anne en frontispice, de Jean Duc de Malborough, prince de Mindelheim, et de François Eugène, prince de Savoie.Pamphlétaire et historien anglais John Oldmixon (1673-1742) écrivit un certain nombre d'ouvrage sur l'histoire anglaise qui suscitèrent de vives polémiques dès leur parution.
Paris, chez Billois Libraire, 1811; 4 tomes reliés en 2 volumes in-18°, pleine basane brune de l' époque, dos lisse orné de fleurons de dorés; ex-libris manuscrit à l'encre et daté de 1822 à l' intérieur des plats. Volume 1 , Tomes I et II: X,178pp.; (2), 194, (1)pp. - Volume 2 , Tomes III et IV : (4), 196pp.; (2),143,(1)pp.Reliure usagée, coins émoussés, manque de cuir au coupes, manque l'étiquette de titre au dos du volume 1, très petit manque au 2ème plat du 2ème volume dont le dos est très frotté ( manque une partie des fleurons et les 2 étiquettes ( titre et tomaison). Titres jaunis, traces rousses de doigt en marges de plusieurs feuillets. Le typographe a fait une erreur au titre du Tome I qui indique "èpre" au lieu de "père".
Ouvrage bien complet de ses 4 tomes et des 24 gravures hors texte non signées ( dont 2 ont été coloriées correctement anciennement). ( GrG)
London, Hodder & Stoughton, 1953 ;1 volume grand in-8°, pleine toile bleue de l' éditeur, titre doré au dos; XX,300pp.Illustré de desins en noir dans le texte et de nombreuses photographies hors texte en noir ou en couleurs, dont les portraits de tous les membres de l' expédition.Manque la jaquette, sinon bon exemplaire.
Edition originale du compte-rendu de cette célèbre ascension, première victoire britannique sur l' Everest.(GrDB)
A Londres, [], 1754. In-12 de (2)-IV-103 pp., veau havane, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré sur les plats, tranches rouges (reliure de l'époque).
Première édition française. « Ecrit inséré déjà sous le titre de Réflexions politiques parmi les discours de David Hume. Bolingbroke n'a pas mis la dernière main à ce travail, sans quoi le titre de Testament Politique lui eût paru trop pompeux pour un opuscule de 103 pp. Il y décrit la situation financière de l'Angleterre sous un jour très sombre, dénonce les dilapidations commises et l'accroissement considérable de la dette, etc. » (Stourm). Epidermures sur les plats. Stourm, 98 ; Kress, 5330.
Paris, Hôtel de Thou, 1785. Ensemble de 18 vol. in-8 et 3 vol. d'atlas in-4 de 52-67-88 planches, demi-veau havane, dos lisse orné de filets dorés, pièces de titre et de tomaison en veau vert (reliure de l'époque).
Deuxième édition française après l'édition in-4 publiée la même année, et première édition au format in-8 des trois voyages de Cook.La traduction des deux premiers voyages a été assurée par Suard, et Demeunier pour le troisième voyage. James Cook, célèbre navigateur anglais, apporta une contribution très importante a la connaissance du Pacifique grâce a ses nombreuses levées hydrographiques, révélant l'existence d'un hémisphère océanique. Au cours de sa première expédition, de 1768 a 1771, il découvrit l'archipel des îles de la Société, la Nouvelle Zélande, les cotes orientales de l'Australie qu'on englobait jusqu'alors dans l'hypothétique continent austral. En 1772, lors de son second voyage, il visita des îles Marquises, les Nouvelles Hébrides et la Nouvelle Calédonie. Le troisième voyage eut lieu entre 1776 et 1780 dans l'océan Pacifique ; c'est lors de ce voyage que James Cook trouva la mort d'un coup de poignard à Hawaii.Provenance : Anthelme-Michel-Laurent de Migieu (1723-1788), marquis de Savigny-lès-Beaune, bibliophile bourguignon, avec ex-libris manuscrit à la plume, accompagné d’un prix d’achat, à la fin du 11e volume : Demigieu 1785. Cachet Bibliothèque de Laplanche.Bel exemplaire complet de toutes les planches et cartes requises. (Infime défaut de papier avec perte d'un mot (III, p. 342) ; petite déchirure sans perte (VIII, p. 363) ; tache de rousseurs (IX, p. 37).
Cette édition est ornée de 79 gravures hors texte dont 51 dépliantes, de 2 frontispices et de 4 vignettes en tête. Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1735. 4 tomes en 2 volumes in-4 de : I/ (7) ff., 390 pp., (1) f. bl., (2) ff., 359 pp, 1 frontispice, 61 planches, 2 cartes et 2 vignettes dans le texte ; II/ (3) ff., 437 pp., (3) ff., 324 pp., (15) ff., 1 frontispice, 16 planches et 2 vignettes dans le texte. Veau fauve mosaïqué, plats entièrement ornés d’un double encadrement mosaïqué alternant veau brun et veau fauve avec panneau central plus foncé, le tout souligné de roulettes et fleurons estampés à froid, filet doré d’encadrement, dos à nerfs richement ornés, tranches mouchetées. Reliure anglaise de l’époque. Marques d’appartenance de deux bibliothèques sur les feuillets de titre. 247 x 195 mm.
Première édition complète des voyages de Chardin en Perse, augmentée de plusieurs passages et du couronnement de Soliman III. Brunet, I, 1802 ; Chadenat, I, 1566 ; Schwab, Bibliographie de la Perse, n°87-88 ; Wilson p.40 ; Atabey 220 ; Diba p. 238. Le Couronnement de Soliman III confère un intérêt particulier à la présente édition. « Cette relation, dit Boucher de la Richarderie, n’a point été insérée dans les éditions des voyages de Chardin en 1711 et 1723. Elle ne se trouve que dans la dernière édition de ses Voyages, donnée après sa mort en 1735.- Très rare ». (Bibliographie de la Perse). « Le témoignage unanime des voyageurs qui, depuis Chardin, ont visité et décrit les mêmes contrées, n’a servi qu’à constater la justesse, la profondeur de ses observations, la variété de ses connaissances et sa véracité […] La première édition de ses voyages, publiée à Londres en 1686 in-folio, ne contient que le voyage de Paris à Ispahan ; elle n’a pas été continuée parce que l’auteur partit pour la Hollande où il publia 2 autres éditions, à peu près complètes de son Voyage en Perse. Nous disons à peu près complètes car le libraire Delorme exigea de l’auteur la suppression de certains passages capables de déplaire au clergé romain, et d’empêcher le débit de l’ouvrage en France. Ces passages ont été réintégrés dans l’édition de 1735, 4 volumes in-4 ». (Biographie universelle, VII, 506). Cette édition est ornée de 79 gravures hors texte dont 51 dépliantes, de 2 frontispices et de 4 vignettes en tête. Le tome 2 présente des tableaux dépliants atteignant jusqu’à 190 cm de longueur et représentant les bas-reliefs d’un temple des ruines de Persépolis. Chadenat mentionne à propos de cette édition « 79 belles planches repliées : cartes, vues, scènes, etc. ». Il précise qu’il possède « une très belle édition, dans une jolie reliure [en veau jaspé avec un compartiment de veau clair sur les plats], de cet ouvrage estimé ». Fils d’un joaillier de la place Dauphine à Paris, Chardin partit en 1665 pour les Indes dans le but accessoire d’y faire le commerce des diamants, et surtout entraîné par la passion des voyages. Il traversa la Perse, visita Surate, Ormus, et revint se fixer à Ispahan, où il séjourna 6 années et où le Schah Abbas II le nomma son « marchand ». « Sa position officielle, ses relations avec les principaux personnages, la connaissance qu’il s’empressa d’acquérir des idiomes du pays, lui permirent de recueillir une multitude de renseignements sur le gouvernement, les mœurs, les antiquités, les monuments et l’histoire de la Perse. Un dessinateur habile, qu’il avait amené, l’accompagnait dans toutes ses explorations, et il put rapporter ainsi des reproductions exactes des monuments, des costumes, des ruines de Persépolis, des armes, des ustensiles, … On a prétendu que l’académicien Charpentier avait aidé Chardin dans la rédaction de son livre. Quoiqu’il en soit, ce qui appartient incontestablement à l’illustre voyageur, ce sont ces matériaux précieux recueillis avec tant d’intelligence et de courage, ces recherches profondes, ces observations, ces renseignements curieux et authentiques sur l’histoire, l’administration, la législation, les mœurs, les sciences, les arts, les usages d’un pays pour ainsi dire inconnu jusqu’alors. Le témoignage unanime des voyageurs, dit Langlès, qui, depuis Chardin, ont visité et décrit les mêmes contrées, n’a servi qu’à constater la justesse, la profondeur de ses observations, la variété de ses connaissances et sa véracité ». « Ce voyage est un des plus intéressants que l’on ait publiés dans le siècle dernier. Cette edition est encore assez recherchee […] et elle se trouve difficilement » mentionne Brunet. Bel exemplaire, à belles marges, orné de 79 superbes gravures à pleine page, conservé dans son élégante reliure de l’époque en veau mosaïque.
A Amsterdam, chez Barthélémi Vlam, 1780. In-12 de XVIII-(2)-328 pp., maroquin rouge, dos lisse orné, triple filet d'encadrement sur les plats, dentelle intérieure, tranches dorées (Derome le Jeune).
Provenance : Marie-François Astier (1762-1842), Professeur de Philosophie et Doyen de la Faculté des Lettres de l'Académie royale de Besançon (ex-libris manuscrit).Bel exemplaire parfaitement relié par Derome le jeune (étiquette), avec le code prix du libraire Guillaume-Luc Bailly (Erick Aguirre, Le libraire Guillaume-Luc Bailly et l'atelier Derome le Jeune, Bulletin du bibliophile (2018), 129-172).F. Huguet & B.Noguès, Les professeurs des facultés des lettres et des sciences en France au XIXe siècle (1808-1880).
1987 Fribourg, Office du Livre, 1987; fort volume in-8° étroit de 732pp. - (2) ff. Innombrables reproductions dans le texte. pleine toile blanche de l'éditeur décoré de motifs gris pale, titre en noir au 1er plat et dos, étui de carton gris.
Très bon état. (GrMG)
Le livre d'enfants du XVIIIe siècle de la famille Walch orné de plusieurs centaines de jouets et jeux d'enfants en coloris de l'époque. 1750-1799. Augsbourg, Engelbrecht et Will, 1750-1799. Oblong in-folio, demi-basane à coins. Reliure de l'époque usagée. 300 x 410 mm.
[embed]https://youtu.be/GBZVYQi6qLU[/embed] Rarissime album destiné à l'enfance de la bourgeoisie aisée réalisé à Augsbourg, en 1799, pendant les guerres napoléoniennes. Il se compose de 34 gravures sur cuivre à pleine page coloriées à l'époque montées sur 18 feuillets cartonnés sur onglets. Mesurant 24 x 35 cm, elles sont l'œuvre du graveur et imprimeur augsbourgeois Johann Martin Will (1726-1806). Les grandes vues sont en joli coloris de l'époque, portent un numéro d'ordre en haut à droite et la signature J. Mart. Will A.V. dans la marge inférieure. L'album contient : 4 feuillets avec de grandes scènes de rues (n° 1, 2, 3, 6). 3 feuillets décrivant les régiments de Napoléon passés à Augsbourg en 1799 (n° 99,101,102). 1 feuillet d'uniformes (n°75). 13 feuillets de jouets et jeux d'enfants (n° 3, 6, 8, 15, 19, 20, 27, 28, 29, 49, 89 and 2 double). 2 feuillets de cour de ferme paysanne et notable (31 and 32). 1 feuillet d'alphabet représenté par des images enfantines (n°26). 3 feuillets sur les occupations des douze mois de l'année (manque important au mois de novembre et partiel au mois de décembre : n° 22, 23, 24). 1 feuillet sur le marché des légumes à Augsbourg (n°74). 2 feuillets sur les animaux familiers et sauvages (n° 33 and 35). Les quatre âges de la vie de Martin Engelbrecht représentés chacun par une gravure de 12,5 x 15 cm (quelques manques). Martin Engelbrecht (1684-1756) fut graveur à Augsbourg. Il illustra comme son frère, Christian Engelbrecht, de nombreuses œuvres. Précieux volume, l'un des rarissimes albums d'enfants du XVIIIè siècle entièrement colorié à l'époque parvenu jusqu'à nous. La reliure comme les gravures présente des traces d'usure et de rousseurs mais les livres du XVIIIè siècles réservés aux enfants tel celui-ci, si souvent manipulés, consultés, feuilletés, n'ont que très rarement traversé les siècles. Le présent exemplaire a survécu aux aléas du temps car il est demeuré depuis l'origine dans la famille Walch et il est reproduit dans le livre consacré à cette famille : "Chronik der Familien Walch", 20 juillet 1984, page 15.