Georges Montorgueil ; Henry Somm, La Parisienne peinte par elle-même. Paris, L Conquet, 1897. In-8, VI-199p. Edition originale tirée à 150 exemplaires sur hollande et illustrée de 21 pointes-sèches en hors-texte et 41 compositions dans le texte d'Henry Somm. Ce très bel ouvrage propose donc 20 parisiennes, divisées en 4 groupes : La Famille, Les Auxiliaires, La Mode et l'Art & La Galanterie. Exemplaire enrichi de trois aquarelles d'Henry Somm sur la reliure, une sur le premier plat signée « Henry Somm », une sur le dos signée « H.S. » et une sur le second plat non signée. Reliure signée Emile Carayon, bradel plein parchemin, titre à l'encre, aquarelles sur la reliure, couvertures et dos conservés, non rogné. Taches sur le haut du parchemin, rousseurs éparses. Très bel exemplaire en reliure peinte par Henry Somm.
Phone number : +33 6 30 94 80 72
Mme Henry-André (propriétaire) ; Henry-André (artiste), Ex-libris.
Reference : 008744
Mme Henry-André (propriétaire) ; Henry-André (artiste), Ex-libris. Ex-libris (249*163mm). Bel exemplaire sur japon. [286-5]
Mme Henry-André (propriétaire) ; Henry-André (artiste), Ex-libris.
Reference : 008745
Mme Henry-André (propriétaire) ; Henry-André (artiste), Ex-libris. Ex-libris (249*163mm). Bel exemplaire sur japon. Probablement un tirage d'essai avec couleurs. [286-5]
Mme Henry-André (propriétaire) ; Henry-André (artiste), Ex-libris.
Reference : 008746
Mme Henry-André (propriétaire) ; Henry-André (artiste), Ex-libris. Ex-libris (249*163mm). Bel exemplaire sur japon. Probablement un tirage d'essai avec couleurs. [286-5]
Mme Henry-André (propriétaire) ; Henry-André (artiste), Ex-libris.
Reference : 008747
Mme Henry-André (propriétaire) ; Henry-André (artiste), Ex-libris. Ex-libris (249*163mm). Bel exemplaire sur japon. Probablement un tirage d'essai avec couleurs. [286-5]
[Henry de Groux] Louis Alexis (1864-1949), homme politique, conseiller général du canton de Lambesc (Bouches-du-Rhône).
Reference : 016093
[Henry de Groux] Louis Alexis (1864-1949), homme politique, conseiller général du canton de Lambesc (Bouches-du-Rhône). L.A.S., Marseille, 2 février 1926, 1p 1/4 in-8. Au peintre Henry de Groux (1866-1930). Il le remercie, au nom du comité du monument de La Roque d'Anthéron, pour son « beau geste » et lui précise que le comité prendra en charge les frais de transport. Henry de Groux est l'auteur du monument aux morts de La Roque d'Anthéron. Il semble donc qu'il ait offert quelque-chose en rapport avec ce monument (peut-être le monument ?). [361]
Henry Bernstein (1876-1953), écrivain. L.A.S., 1er mars 1935, 1p in-4. A l'écrivain Louis Artus (1870-1960). « mon cher Artus, Je suis très sensible à votre sympathie et je vous remercie mille fois de l'amicale pensée qui a dicté votre lettre. Bien cordialement à vous. Henry Bernstein ». [490]
Henry Dix Hutton (1824-1907), bibliothécaire du Trinity College (Dublin), protestant devenu positiviste, traducteur d'Auguste Comte en anglais.
Reference : 020191
Henry Dix Hutton (1824-1907), bibliothécaire du Trinity College (Dublin), protestant devenu positiviste, traducteur d'Auguste Comte en anglais. L.A.S., 6 Frédéric 90 [10 novembre 1878], 4p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), important membre de l'église positiviste. Il envoie une partie du subside positiviste. Il suit les discussions des positivistes anglais : « les circulaires du Dr [Richard] Congreve ainsi que les réponses des Dr [John Henry] Bridges, [Edward Spencer] Beesly et de M. [Godfrey] Lushington. Je n'ai pas besoin de dire que les discussions et les évènements qui ont eu lieu sont très pénibles mais il aurait été aussi inutile qu'impossible pour notre groupe irlandais d'y intervenir ». Rappelons que Congreve est à l'origine du schisme anglais. Peu commun. [484]
Léocadie Boguslawa Zelewska (1838-1924), veuve d'Ernest Feydeau et d'Henry Fouquier.
Reference : 019303
Léocadie Boguslawa Zelewska (1838-1924), veuve d'Ernest Feydeau et d'Henry Fouquier. C.A.S. « L.H.F. », 17 décembre [1919], R°V°. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). Sur une carte « Madame Henry Fouquier » : « Cher maître ami ! Je viens de lire plusieurs extraits tirés de votre étude si belle et si documentée sur Littré, je ne puis vous dire à quel point je suis contente de votre grand succès. Cette lecture avive mon regret de n'avoir pu y assister car votre vieille amie ne quitte presque plus le coin du feu tant elle décline de jour en jour ! Je pense souvent à vous et vos succès réjouissent ma tendre amitié pour vous. Ne m'oubliez pas tout à fait car mon affection reste vive et fidèle pour vous. L.H.F. Mes souhaits pour l'année qui vient, qu'elle vous soit douce et glorieuse ». [455]
Henry Houssaye (1848-1911), historien, critique, membre de l'Académie française.
Reference : 017756
Henry Houssaye (1848-1911), historien, critique, membre de l'Académie française. C.A., sd, 2 lignes. A l'écrivain Adolphe Démy (1824-1910) : Henry Houssaye « envoie beaucoup de remerciements à monsieur Adolphe Démy ». Cachet de la collection Jean-Louis Debauve.
Henry Houssaye (1848-1911), historien, critique, membre de l'Académie française.
Reference : 017757
Henry Houssaye (1848-1911), historien, critique, membre de l'Académie française. L.A.S., sd [1867], 1p in-8. « Madame, Tout, en vous et chez vous, témoigne d'un si haut goût que je ne désespère pas vous voir entr'ouvrir ce livre où j'ai écrit l'histoire du premier des grands peintres. Je ne sais pas si vous serez sympathique à son humble historien, mais je sais que vous serez sympathique à Apelles car vous avez l'esprit d'Apelles. Veuillez agréer, madame, l'expression de tous mes hommages. Henry Houssaye ». Houssaye publie son premier livre, Histoire d'Apelles, en 1867. Dernier feuillet déchiré et réparé. Cachet de la collection Jean-Louis Debauve. [19]
Henry Bataille (1872-1922), poète, écrivain. L.A.S. + enveloppe, 22 novembre 1912, 1p in-4. Au critique d'art François Thiébault-Sisson (1856-1944). Il ne peut lui envoyer de place pour sa pièce Les Flambeaux car Henry Hertz, le directeur du théâtre de la Porte Saint Martin ne lui en met pas assez à disposition. [93]
Henry Céard (1851-1924), poète, écrivain naturaliste. L.A.S. + enveloppe, Paris, 23 avril 1886, 1p in-8. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). « Illustrissime professeur, Entendu pour dimanche prochain, jour de Pâques. A midi, n'est-ce pas ? Nous boirons à la réunion inévitable de la littérature et de la science. Donc, j'arrive avec mon bouquin, et, en attendant, je vous envoie ma grande et bonne poignée de main. Henry Céard ». [389]
Henry Céard (1851-1924), poète, écrivain naturaliste. L.A.S. + enveloppe, Paris, 26 juin 1886, 1p in-8. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). « Non, mon cher ami, je n'ai pas oublié votre invitation, mais mon déménagement s'achève à peine et ce n'est pas demain encore que je pourrai aller vous voir à Sainte Périne. Recevez ici tous mes regrets en même temps que toutes mes excuses pour la lenteur de ma réponse, et croyez-moi votre bien dévoué. Henry Céard ». [389]
Henry Bataille (1872-1922), poète, écrivain, lithographe. L.A.S., sd [1906], 1p in-8. A l'acteur Maurice de Féraudy (1859-1932) à qui il annonce qu'il aura le rôle-titre de Pouliche : « Cher ami, C'est fait. Ca y est. Je viens, au reçu de la lettre parfait et charmante de [nom illisible], de signer avec Paul pour le 1er novembre "Le Paradis". Poliche est à vous. Et le plus heureux c'est moi. Laissez-moi encore vous remercier de votre attitude, de votre amitié, de votre aide. J'en garderai le souvenir touché. Et je vais vous soigner ça, nom de Dieu !. De tout coeur et des deux mains. Henry Bataille ». Pouliche fut créé à la Comédie-française le 10 décembre 1906. Cette pièce eut un certain succès puisqu'elle eut deux adaptations cinématographiques, en 1929 par Olga Tchekhova et en 1934 par Abel Gance. [163]
Henry de Groux (1866-1930), peintre, sculpteur belge. L.A.S., Paris, 28 février 1919, 2p 1/4 in-4. Très belle lettre de louanges pour l'ouvrage de sa correspondante « Chère Mademoiselle, Ce serait me forcer de pécher par action - et surtout par pensée et par omission, - la plus grave, - évidemment ! - que de ne point vous tenir ma promesse, - si téméraire soit-elle, de vous parler de votre livre, que mille circonstances [mot illisible] m'ont empêché de lire sans interruption. Je demeure néanmoins, définitivement, sous son charme, sous obsession « délicieuse et terrible » que cette lettre aurait pour objet de vous attrister, si je ne devais craindre de trahir mon admiration même par l'insuffisance de son expression - car c'est, en effet, l'oeuvre d'art que j'apprécie par dessus tout et votre oeuvre a un intérêt si complexe de [mots illisibles] et si victorieusement [mot illisible] et transformée artistiquement. Nous avons [mot illisible], en effet, admiré et envié la [mot illisible] sans perdre la profonde et maligne [mot illisible] de son rêve ranimé par la magnifique [mot illisible]; de son rêve ressuscité dans le seau magique de ce baiser, de rédemption, si je puis dire, qui pareil au fer de la lance sacrée de Parsifal, comme celle d'Ulysse, pouvait seule guérir la blessure qu'elle avait faite, et tant le [mot illisible] et profond symbolisme de ce récit poignant. Car aussi enivrant que soient vos personnages, les trois acteurs de cette conflagration de douleur et d'amour, c'est surtout la clairvoyance [mot illisible] de leur inexorable psychologie qui l'emporte sur les péripéties de leurs aventures, si pathétiques qu'elles soient dans vos narrations. Aussi viens-je beaucoup moins vous apporter des appréciations où ma compétence spéciale n'est que relative, que des impressions et des souvenirs de lectures. Les jardins enchantés de cette retraite où dort [mots illisibles] dormants, le tragique fantasme des Atrides ; la rêverie apocalyptique sur tous les dormants de ce monde ; les cris de l'amour [mot illisible], comme la fibre des pins centenaires, etc. me sont, parmi combien d'autres, images, remarques, pensées, sensations, images, des périssables vestiges, de votre somptueuse évocations. Je me serais certes estimé bien [mot illisible] de vous le devoir, chère mademoiselle, si je n'avais tenu, encore une fois, à vous en témoigner, par les plus légitimes remerciements et les plus profonds et affectueux hommages, tout ma vie et profonde gratitude. Henry de Groux ». Beau document. [361]
Henry de Groux (1866-1930), peintre, sculpteur belge. L.A.S., Vernègues, 4 décembre 1919, 1p in-4. Sympathique lettre à propos de sa fille à Rome et de dessins qui y sont exposés. « Chère Madame, Je vous prie de bien vouloir accueillir ma fille Marie-Thérèse, madame Etienne Guien, actuellement à Rome qui serait heureuse de faire votre connaissance et de vous apporter de mes nouvelles. Elle traitera par la même occasion avec vous de la question de mes dessins qu'elle veut bien se charger de me rapporter elle-même. à moins qu'ils ne soient tous vendus !. ce que d'ailleurs, je n'ose espérer, ni même [mot illisible] !. Agréez, je vous prie, chère madame, avec mes sincères hommages, mon meilleur souvenir. Henry de Groux. Adresse : Vernègues, par Alleins. Bouches-du-Rhône ». [361]
Henry de Groux (1866-1930), peintre, sculpteur belge. L.A.S. (brouillon, fin d'une lettre), sd, 2p in-4. A Elisabeth de Gramont (1875-1954), duchesse de Clermont-Tonnerre. Très belle lettre sur ses difficultés d'artiste et financières. « . assez difficile de nous y faire sans votre concours, un peu, un décor réellement digne de vous. Car je suis, hélas, encore, le "réfugié" dans tout son horreur, et dans tout son dénuement et que, au surplus, mon seul prestige d'artiste aggravant tout, je ne représente rien mois, aux yeux de messieurs les commerçants et industriels, que de la solvabilité. Pour parler net, je suis sans aucun mobilier en dehors des quelques rares pièces d'atelier que j'ai acheté depuis [mots illisibles entre les lignes] et, ce qui me manque, je doute fort de pouvoir l'obtenir à crédit ou à très-bon marché. J'ai, à Bruxelles, le plus considérable matériel d'atelier et assez bien d'objets précieux, qu'il est peu certain que je revois [mot illisible] sans parler de mes tableaux, marbres, bronzes, etc. abandonnés à de problématiques vicissitudes. Je me retrouve donc, ici, à Paris, derechef, dans les conditions d'un débutant. Malgré les difficultés, je dois avouer que cela ne manque pas de charme ! Celui, notamment, de vous divulguer mes pensées(?) de réussite et mes [mot illisible] de nouveau venu. Dans ma condition, c'est vraiment assez original et assez imprévu ! Mais il est une grâce que je tiens par dessus tout à vous demander, chère madame, et la voici : c'est de ne me faire aucune commande et même madame de Brimont, pour son portrait et pour autre chose et de ne me demander aucune fixation de prix, ni maintenant, ni plus tard. La commande a toujours été pour moi un empoisonnement et l'obligation de réussir un portrait, un [mot illisible] à sa réussit même, une sorte d'entrave à ma liberté. L'oeuvre finie est réussie, au contraire, il m'est facile de l'évaluer et de m'en défaire au profit du modèle et aux moins onéreuses conditions pour lui, si j'ai vraiment fait ce que je voulais faire. Je ferai donc vos deux portraits, pour moi d'abord. Il vous appartiendront si je les réussis pleinement selon moi. Aux prix de guerre. Au [mot illisible], je désire seulement que vous me facilitiez l'accomplissement de l'ambiance de l'atmosphère du cadre dans laquelle il vous faudra poser et que je redoute de ne pas pouvoir réaliser de suite par mes seuls moyens. Je suis bien aise d'avoir pu, en cette lettre, dont vous voudrez bien pardonner la longueur, vous dire toute ma grande joie de commencer bientôt ce beau travail et tous les petits embarras qui me retardent encore, puisque, par votre bonne grâce, nous voici des collaborateurs. Agréez, je vous prie, chère madame, l'expression de mes sentiments les plus respectueux et les plus affectueusement dévoués. Henry de Groux ». [361]
Henry Monod (1847-1911), un des fils du pasteur Horace Monod (1814-1881).
Reference : 014683
Henry Monod (1847-1911), un des fils du pasteur Horace Monod (1814-1881). P.A.S., sd, 1p in-8. Copie à l'identique d'une lettre du Comte Ver-Huell (1764-1845), datée du 10 octobre 1842, au pasteur nîmois Jean-Jacques Gardes (1793-1858). La copie reprend aussi, au dos, l'adresse du destinataire. Monod a ajouté en fin de page : « pour copie strictement conforme à l'original existant en mes archives, Henry Monod ». On y apprend que Verhuell appuyait les démarches de Gardes pour l'institut des Sourd et Muets aurpès du ministre Duchâtel. [78]
Henry Kistemaeckers fils (1872-1938), romancier, écrivain, fils de l'éditeur belge.
Reference : 012621
Henry Kistemaeckers fils (1872-1938), romancier, écrivain, fils de l'éditeur belge. Poème A.S. « Henry », sd, 1p in-4. Poème de 16 vers (parfois très longs, écrits sur 27 lignes), titré simplement « Petit poème pour Julie », sa femme. Beau poème d'amour. [250-2]
Henry Kistemaeckers fils (1872-1938), romancier, écrivain, fils de l'éditeur belge.
Reference : 012624
Henry Kistemaeckers fils (1872-1938), romancier, écrivain, fils de l'éditeur belge. L.A.S., [Toulon], sd [mardi 6 heures 1/2], 1p in-4. Belle lettre de nouvelles à sa femme absente, mentionnant ses activités, Henry Bataille, leur chienne Dolly, sa fatigue, etc. [250-2]
Henry Kistemaeckers fils (1872-1938), romancier, écrivain, fils de l'éditeur belge.
Reference : 012625
Henry Kistemaeckers fils (1872-1938), romancier, écrivain, fils de l'éditeur belge. L.A.S., [Toulon], sd [mardi 13 heures], 1p in-4. Belle lettre à sa femme absente dans laquelle il parle de son désespoir d'être sans elle. Il signe d'ailleurs « Ton pauvre vieux Henry tout désemparé ». [250-2]
Henry Kistemaeckers fils (1872-1938), romancier, écrivain, fils de l'éditeur belge.
Reference : 012626
Henry Kistemaeckers fils (1872-1938), romancier, écrivain, fils de l'éditeur belge. L.A.S., [Toulon], sd [mercredi matin], 2p in-4. Belle lettre à sa femme absente donnant des nouvelles, ce qu'il a fait, qui il a vu, la chienne Dolly qui est odieuse, l'écriture d'une pièce, etc. Très longue lettre du mari perdu sans sa femme, signant « ton vieil enfant désemparé Henry ». [250-2]
LAFAYETTE (Gilbert du Motier de), CARLE (1er colonel de gendarmerie nationale), CHARTRON (Charles-François), HENRY (Grenadier du bataillon d'Henry IV).
Reference : 5635
SLND 1 feuille in-folio manuscrite à l'encre brune recto-verso (335 X 220 mm.) signée Henry, La Fayette et Carle. (traces de plis). Chemise de paier d'époque.
Lettre du grenadier Henry demandant au général de La Fayette (1757-1834) de renouveler sa recommandation pour un poste de sous-lieutenant dans le régiment de Mr Charton. Agé de 22 ans, le jeune homme donne la liste des personnes qui lont recommandé, dont George Washington de Lafayette, fils du Marquis, qui entamera une carrière militaire en 1797, à son retour dexil aux Etats Unis. Henry est un grenadier du bataillon dHenry IV, un des éléments composant la Garde Nationale Parisienne que commande La Fayette jusquau 8 octobre 1791, date de sa démission. Cette garde comportait 60 bataillons, incluant celui des Vétérans dont les membres se distinguaient par un chapeau à la Henri-IV et une écharpe blanche. Cette lettre du grenadier Henry à son ancien commandant est une seconde tentative pour obtenir ce poste quil na pas obtenu malgré une première recommandation de La Fayette : « Eh bien mon général, les ordres que vous pouvez avoir donné nont point été exécutés ». Il sollicite donc lappui de La Fayette pour intégrer le régiment de Charles François Charton (1765-1796), brillant officier de la période révolutionnaire dont la carrière débute en 1789 dans la garde nationale. Sous-lieutenant en 1792, Il meurt au combat de Castellaro le (12 septembre 1796) avec le grade de général. Ayant été nommé adjudant général chef de bataillon par les représentants du peuple le 20 décembre 1793, cest donc certainement en 1794 que le grenadier Henry tente dintégrer son régiment. Or, La Fayette étant emprisonné depuis 1792, cela signifierait que malgré sa captivité, Il entretenait une correspondance et quil conservait une grande influence auprès des officiers français . Transcription de la lettre : « Le sieur Henry de 22 ans taille 5,05 pieds pouces, élevée en mathématiques, à lhonneur de vous représenter il y a environ cinq mois, il vous a fait remettre par Monsieur Carte un mémoire dans lequel il a énoncé différencie et les derniers quil a rendu depuis le commencement de la révolution, et qui a été apostillé par Monsieur George de la Fayette, Carte commandant, et plusieurs autres personnes qui toutes lont recommandé et vous ont prié de lui faire obtenir une soulieutenance dans un des corps en nouvelle formation. Daprès les recommandations de toutes ces personnes ci-dessus dénommé, vous avez eu la bonté de promettre à Monsieur Carte que le sieur Henry serait placé dans un des trois régiments ; eh bien mon General, les ordres que vous pouvez avoir donné relativement à la place que vous lui aviez destiné non points été exécuté et il se trouve présentement sans être placé. Depuis votre de départ, le sieur Henri a été chez Monsieur Charton pour le prier de le faire entrer dans son régiment en lui observant quil était recommandé par Monsieur de La Fayette ; Monsieur Charton lui a répondu que comme ayant servi dans le bataillon dHenri IV et étant recommandé par Monsieur de La Fayette, il ferait tout son possible pour lui faire avoir une soulieutenance dans son régiment. Ainsi mon général, jespère que vous voudrez bien avoir la bonté de le recommander à Monsieur Chartons et participer à son avancement. Vous obligerez celui qui a lhonneur dêtre avec le plus profond respect, mon général, le très humble et obéissant serviteur. Henri grenadier du bataillon dHenry IV. ». Contresigné de la main de La Fayette : « Recommandé particulièrement à Monsieur Chartron. [Signé] La Fayette ». Et à droite : « Recommandé très particulièrement par le très humble serviteur Carle, 1er lieutenant-colonel de la troisième division de gendarmerie nationale. » Beau document témoignant du geste de La Fayette envers un jeune officier que lui recommande son fils George. 1 sheet in-folio handwritten in brown ink on both sides (335 X 220 mm.) signed Henry, La Fayette and Carle (traces of folds). Period folder. Letter from grenadier Henry asking general de La Fayette (1757-1834) to renew his recommendation for a position as second lieutenant in the regiment of Mr Charton. Aged 22, the young man gives the list of the people who recommended him, among whom George Washington de Lafayette, son of the Marquis, who will start a military career in 1797, at his return from exile in the United States. Henry was a grenadier in the Henry IV battalion, one of the elements of the Paris National Guard that La Fayette commanded until October 8, 1791, when he resigned. This guard was composed of 60 battalions, including the one of the Veterans, whose members were distinguished by a Henry IV hat and a white scarf. This letter from Grenadier Henry to his former commander is a second attempt to obtain this position, which he did not obtain despite a first recommendation from La Fayette: "Well my general, the orders you may have given have not been carried out...". He therefore asked for La Fayette's support to join the regiment of Charles François Charton (1765-1796), a brilliant officer of the revolutionary period whose career began in 1789 in the National Guard. Second lieutenant in 1792, he died in the battle of Castellaro on September 12, 1796 with the rank of general. Having been appointed Adjutant General in charge of a battalion by the representatives of the people on December 20, 1793, it was certainly in 1794 that Grenadier Henry tried to integrate his regiment. Now, since La Fayette had been imprisoned since 1792, this would mean that despite his captivity, he maintained a correspondence and that he kept a great influence with the French officers. Transcription of the letter: "Sieur Henry, 22 years old, height 5,05 feet inches, educated in mathematics, had the honor of representing you about five months ago, he had Monsieur Carte give you a memorandum in which he stated the differences and the last ones that he has rendered since the beginning of the revolution, and which was apostilled by Monsieur George de la Fayette, Carte commandant, and several other persons who all recommended him and asked you to have him obtain a relief in one of the newly formed corps. According to the recommendations of all these people named above, you were kind enough to promise Monsieur Carte that Sieur Henry would be placed in one of the three regiments; well my General, the orders that you may have given concerning the place that you had intended for him have not been executed and he is presently without being placed. Since your departure, Sieur Henri has gone to Monsieur Charton to ask him to have him enter his regiment, observing that he was recommended by Monsieur de La Fayette; Monsieur Charton replied that as he had served in the battalion of Henri IV and was recommended by Monsieur de La Fayette, he would do everything possible to have him have a relief in his regiment. Thus, my general, I hope that you will be kind enough to recommend him to Monsieur Chartons and participate in his advancement. You will oblige the one who has the honor to be with the deepest respect, my general, the very humble and obedient servant. Henri grenadier of the battalion of Henry IV. Signed in La Fayette's hand: "Recommended particularly to Monsieur Chartron. [Signed] La Fayette". And on the right: "Recommended very particularly by the very humble servant Carle, 1st lieutenant-colonel of the third division of national gendarmerie." Beautiful document testifying to La Fayette's gesture to a young officer recommended to him by his son George.
Phone number : 06 81 35 73 35
LA MALEDICTION OU LAFFAIRE DE LA LEPREUSELa Lépreuse, est à lorigine un drame symboliste, écrit par Henry Bataille, qui ne sera représenté quune seule fois, le 4 mai 1896. La pièce remporte cependant un vif succès. Séduit par lœuvre, Sylvio Lazzari en compose la musique. Après sêtre engagé dès 1901 à faire représenter louvrage à lOpéra-Comique dont il est le directeur, Albert Carré, gêné par la crudité du sujet, se rétracte. Lœuvre connait alors de nombreuses tribulations. Déterminés à la faire jouer, Bataille et Lazzari iront jusquà porter laffaire devant la Chambre des Députés en 1909 où ils seront déboutés. Mais en 1912, Albert Carré, se ravisant, décide de monter lœuvre à lOpéra-Comique. La première a lieu le 7 février 1912 et La Lépreuse recevra un accueil très chaleureux.Henry Bataille - L.A.S. « Mon cher ami » [S. Lazzari]. Epinay Forges-les-Eaux, s.d. 8 pp. in-12 :…Carré est venu dimanche à Forges-les Eaux (…) où je suis jusquà la fin du mois pour mannoncer quil jouerait La Lépreuse à la demande de Briand et quil la jouerait en Décembre si cétait possible, cest-à-dire sil avait les parties gravées à temps (…) mais il y a un mais important cest le rôle dAliette (…) il propose Melle Lamare 1er prix du Conservatoire de cette année tout à fait insignifiante et avec laquelle vous irez à un four certain ce que désire malgré tout Carré… Mais la cantatrice écossaise Mary Garden souhaite vivement jouer La Lépreuse or …le Cahier de la Société des Auteurs nous donne le droit de choisir linterprète du théâtre que nous voulons. Lessentiel est donc que Garden soit consentante…Sylvio Lazzari - L.A.S « Mon cher ami » [Jules Herman]. Ballaigues, (Suisse). 4 novembre 1906. 1 page 1/2 in 12. Mention « Confidentielle » : S. Lazzari précise …Monsieur Carré ne peut reculer la Première au delà de décembre et les études devront se faire sur copie (…) Je compte donc sur votre obligeance pour vous mettre de suite en rapport avec M Carré…Henry Bataille - L.A.S. à « Cher ami » [S. Lazzari]. Epinay Forges-les-Eaux. 24 novembre 1906. 3 pp. in-12, enveloppe :Il est …fatigué par la lettre que je viens décrire à Carré. Garden est engagée jusquau 1er Janvier pour jouer 10 fois par mois son repertoire (…) Donc comme elle accepte de jouer Lepreuse, aucun obstacle de son côté. Mais Carré veut lécroulement de la Lepreuse… Elle ira donc chez Carré …comme interprète désignée par les auteurs. Elle est décidée à être énergique. Donc soyez chez Carré sans faute vous aussi, et le verbe haut…Henry Bataille - L.A.S. à Albert Carré. S.l.n.d. 9 pages in-12. Brouillon : Bataille reproche vertement à Carré davoir annoncé dans la presse que Circé serait jouée avant la Lépreuse. Il y voit la preuve de son peu de désir de monter cette œuvre et den assurer le succès …Pendant un an vous lavez traînée dans la boue qui nest pas retombée sur moi, mon devoir est de la défendre… Quant au choix de Melle Lamare, il le récuse : …depuis les pauvres débuts de toute médiocrité de Melle Lamare, notre résolution était prise (…) Actrice de troisième plan, quelques qualités dintimité inutilisables dans le rôle tragique dAliette, inexpérience, débutante (…). La Lepreuse est un rôle tragique, dramatique et de composition qui exige non seulement une artiste mais une actrice ayant lhabitude de la scène (…). En conséquence (…) bien que vous ayez déconseillé Melle Garden comme trop exotique nous la réclamons pour interpréter notre œuvre. (…) Inutile de dire que je parle au nom de Lazzari comme au mien.Henry Bataille L.A.S. à « Mon cher ami » [S. Lazzari]. S.l., 6 novembre 1908. 7 pp. in-12, enveloppe : il récuse le ton peu amène de la lettre de son correspondant et précise quelques points sur le procès qui les oppose à Albert Carré …Il ne sagit pas (…) de me forcer la main. Je dois agir selon ma conscience et selon les réflexions de ceux qui ont mission de veiller sur mes intérêts.(…) Je ne veux pas, je ne peux pas à lheure actuelle confier mes intérêts à un autre que Chenu. Sil avait jugé possible de plaider… (…). Rien dans mon amitié passée, rien dans ma position présente ne vous autorise à me parler dans les termes où vous me parlez. Ma vive sollicitude et mon attachement si sincère nont que des limites de toute raison…Henry Bataille Lettre Signée « Henry Bataille » en tête à « Mon cher Lazzari » mais écrite dune autre main. S.l.n.d. [lundi 16 mai]. 4 pages in-8 : il regrette vivement lintervention « intempestive » de Jules Herman, beau-frère de Sylvio Lazzari, intervention dont la presse, sous la plume de Willy sest fait lécho. Le dramaturge réprouve absolument lusage de lettres anonymes. …Des procédés de ce genre vont vous attirer et lantipathie et lironie de la galerie… et recommande …La loyauté et la franchise avant tout !... En outre, il craint que …vu cette fâcheuse et étrange publicité, Ginisty [Paul Ginisty, 1855-1932, écrivain et journaliste, il dirige le théâtre de lOdéon de 1896 à 1906.] va suivre le chemin de son ami Carré et refuser « La Lepreuse ». Ce sera ce qui pourra vous arriver de plus fâcheux…Albert Carré Lettre Autographe à « Mon cher monsieur Bataille ». S.l.n.d. 5 pp. in-12 : …il ne serait possible de songer à Melle Garden pour le rôle dAliette que si nous pouvions commencer dès à présent les études de La Lépreuse… Or, le retard des copistes et lexpiration du contrat de la cantatrice qui lempêcherait dassurer plus que quelques représentations rendent ce choix impossible. …Jestime quil est temps, pour ma dignité et pour la vôtre den finir. Jai fait avec la meilleure foi du monde (…) tout ce qui était en mon pouvoir pour vous donner satisfaction. Les maquettes du décor, les costumes qui vous ont été soumis auraient dû vous démontrer que je navais pas pour but de monter votre pièce dans lintention de la faire « crouler ». Je ne me connais pas une âme aussi noire… Pour en finir, il est prêt à verser un dédit de 6000 frcs. Il ajoute que Mr Lazzari …pourra aller toucher dès demain lindemnité à laquelle vous donne droit tous deux la réception de votre pièce…Henry Bataille - L.A.S. à « Mon cher ami » [S. Lazzari]. S.l.n.d. 4 pp. in-12 : …voici la lettre de Carré et ci-joint ce que je lui ai répondu… annonce Bataille. Il enjoint Lazzari décrire à Carré quil sera à Paris tel jour pour écouter les deux interprètes proposés. De son côté, Bataille a assuré Carré quil ne pouvait signer le bulletin ainsi quil avait été rédigé, sans avoir consulté préalablement Lazzari.Henry Bataille - L.A.S. à « Mon cher Lazzari ». S.l., 21 septembre 1906. 8 pp. in-12 : Il conseille amicalement à Lazzari de ne pas mêler les journaux à leur affaire. Par ailleurs, deux membres de la commission des auteurs interrogés là-dessus …ont paru dune indifférence totale à notre égard et pleins de sympathie pour Carré, prétendant que Carré avait presque tous les droits pour lui. Cest charmant… Cest pourquoi il lui suggère …dabandonner Henry Bataille momentanément et chercher un terrain dentente avec Carré quil vous proposait dailleurs lui-même et signer pour un opéra prochain avec un tour certain. Le Carillonneur me paraît une excellente idée… vous vous entendriez avec Carré pour un librettiste qui lui ferait plaisir et vous pourriez avoir terminé votre œuvre en un an. (…) Soyez sûr que si jentrevoyais une possibilité, une seule dobtenir des lois et des hommes autre chose quune vague indemnité (…) je nhésiterais pas à parler autrement mais je crois être dans la vérité amicale (…) Que si malgré cet avis vous persistez dans la lutte et faites appel aux journaux, je vous prie seulement dans lintérêt dune représentation de la Lépreuse, dune musique de scène si cela vous va, de ne point mêler La Lépreuse à lEnsorcelée… Et il souhaite ardemment …de vous voir sortir victorieux pour vous et votre belle œuvre de la situation créée par cet ignoble individu…JOINT : Programme de La Lépreuse représentée le 8 mars 1913 au Théâtre National de lOpéra-Comique. Format in-4. Livret intitulé « Opinions de la presse sur La Lépreuse », regroupant les critiques et commentaires parus tant dans les journaux français quétrangers à loccasion de la création de lœuvre le 7 février 1912. Format in-4