307 books for « gary romain »Edit

1 2 3 4 ... 13 Next Exact page number ? OK

‎GARY Romain‎

Reference : 2916359048

(1967)

‎Frère Océan, tome 2 : La danse de Gengis Cohn‎

‎1967, nrf Gallimard, in-8 broché de 276 pages, Frère Océan, tome 2 : La danse de Gengis Cohn | Etat : Assez bon état général, couverture défraîchie et tâchée, dos abîmé (Ref.: ref85389)‎


‎nrf Gallimard‎

Les Kiosques - Toulon

Phone number : 04 94 913 130

EUR20.00 (€20.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 27370

(1980)

‎La Promesse de l'aube.‎

‎ Chapitre XXII de La Promesse de l'aube, longtemps inédit dans la version française. Provient des archives Romain Gary. S.l.n.d. [Paris, 1980]. 1 frappe dactylographiée (210 x 300 mm) de 15 f. chiffrés 2 à 15. 1 copie carbone (210 x 300 mm) de 15 f. chiffrés 2 à 15. Seul jeu connu du chapitre XXII de La Promesse de l’aube, celui ajouté par Gary dans l’édition américaine mais qui était, jusqu’en 1980, absente de la version française. Romain Gary décide, quelques mois avant son suicide, d’enfin faire ajouter ce chapitre au volume de l’édition de référence, la française. Il entreprend donc de le traduire lui-même et demande à ce qu’il soit intégré dans une nouvelle édition de La Promesse de l’aube à paraître en décembre, trois semaines après son suicide. La dactylographie comporte 11 corrections autographes à l’encre noire aux pages 6, 7, 8, 12 et 14 : des corrections d’ordre orthographique et de ponctuation pour la plupart, et quatre ajouts et variantes. Elle comporte une copie d’une autre frappe d’une version, antérieure, avec plusieurs corrections. Sur le premier feuillet de cette copie, mention de Gary : « chapitre inédit en français de La Promesse de l’aube » + chapitre « XX[II] ». ‎


‎« J'ai fini la première correction des épreuves et je me rends brusquement compte que je suis peut-être à deux doigts de laisser derrière moi une marque indélébile » écrit Gary à son éditeur Claude Gallimard le 8 décembre 1958, alors qu'il s'apprête à lui communiquer les épreuves corrigées par ses soins de son chef-d'oeuvre autobiographique La Promesse de l'aube (le titre définitif a été choisi par Gary en septembre 1958, après qu'il eut envisagé « La Possession du monde », « La Confession de Big Sur » et « La Course contre la vie »). Quelques mois plus tard, Gary entreprend de publier l'édition américaine du texte. Avec une modification importante : l'ajout d'un chapitre entier, ce chapitre XXII, absent de la version française. Il est entièrement consacré à sa mère et à la figure de M. Zaremba, un riche client de la pension familiale à Nice, un artiste peintre polonais. Lequel demande à Gary la permission de demander la main de sa mère. Elle repousse catégoriquement le prétendant, toujours par l'intermédiaire du jeune garçon, factotum chargé de transmettre le message et son refus. Gary, après avoir vainement essayé de convaincre sa mère du bien-fondé de la demande de son futur-ex-beau-père adoptif, prend conscience, pour la première, d'une réelle différence de vue avec sa mère, qu'il finit par comprendre : « jamais je ne comprendrai comment j'avais pu, même à dix-sept ans, me montrer aussi ignorant de la féminité ». « Pourquoi ces modifications ? En écrivant dans une autre langue, il semble que Romain Gary se soit senti plus libre. Adresser des reproches à sa mère dans une langue autre que sa langue maternelle - langue choisie par la mère et non donnée -, se déplacer dans un autre univers culturel ouvre une possibilité de dire autrement, ailleurs, ce qui n'a pas été entendu chez soi. Pour l'écrivain, cela permet aussi de réagir à chaud à la réception critique dans la langue originale d'écriture. L'étanchéité des mondes culturels français et américain de l'époque est une évidence pour Gary, et d'ailleurs, aucun critique dans les articles français consacrés à Lady L., Les Mangeurs d'étoiles, Adieu Gary Cooper ou Charge d'âme ne fait allusion à l'existence de ces livres dans leurs versions originales anglaises » (Romain Gary, l'impossible dérobade par Benoit Desmarais). Émouvant et important document, tant un tel ajout ne peut être fortuit : il est, dans l'esprit de Gary, un ajout nécessaire à apporter à son texte emblématique et un dernier hommage à faire à sa mère avant de lui-même disparaître. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR6,000.00 (€6,000.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 27522

(1970)

‎Kill.‎

‎ Script d'auteur et version finale, avec corrections autographes [Paris, novembre-décembre 1970]. 1 script (215 x 275 mm) de 150 f., chiffrés 1 à 148. En feuilles. Script d’auteur et version finale avant l’impression du scénario définitif. Le scénario et les découpages techniques sont entièrement écrits par Romain Gary, avec une trentaine de corrections autographes qui jalonnent le document. ‎


‎Le scénario et les découpages techniques sont entièrement écrits par Romain Gary ; il s'agit ici de son propre exemplaire, enrichi de diverses photographies du film. On ignore le nombre d'exemplaires qui a été fait de ce screenplay, rédigé tout en anglais - la faute à une production internationale, sous la gouverne d'Alexander Salkind, un producteur franco-mexicain d'origine russe qui connaîtra gloire et fortune six ans plus tard en produisant les trois volets de Superman. Pour l'heure, ce sont James Mason, Stephen Boyd, Curd Jurgens, Jean Seberg et Henri Garcin qui sont convoqués et à qui l'on va demander des supers-pouvoirs pour faire du film une réussite. La (mince) trame ? Une jeune femme, Emily (Jean Seberg), jeune épouse d'un haut fonctionnaire d'Interpol, est perdue à des kilomètres de toute civilisation, qui doit son salut à l'intervention de Killian (Stephen Boyd), un homme prêt à tout pour réduire à néant un gang de trafiquants de drogue. Une véritable guerre dans laquelle il implique Emily, propulsée malgré elle dans un monde de violence et de corruption qui lui fera comprendre que son mari n'est pas vraiment le policier incorruptible qu'il semblait être... Le film fut tourné au cours de l'hiver 1971, dans deux villes d'Espagne, Madrid et Alicante. Romain Gary est aux commandes, avec Jean Seberg en vedette. La première eut lieu à Marseille le 19 janvier 1972. Il sortira en salle également sous les titres de Police Magnum et aux États-Unis Kill kill kill. Disons-le clairement, le film n'est pas un chef-d'oeuvre, très loin de Les oiseaux vont mourir au Pérou. La critique n'est pas tendre avec Gary : « Le problème de la drogue est un problème grave et Romain Gary un homme sérieux. Que ce romancier de talent, ancien diplomate, journaliste et cinéaste à ses heures (Les oiseaux vont mourir au Pérou), ait entrepris de dénoncer à l'écran les responsables du plus ignoble des trafics nous paraissait de bon augure [...]. Mais [tant] de scènes érotico-exotiques, de poursuites motorisées, de mitraillages en série ravalent Kill au niveau des sous-produits du genre. Méli-mélo de poncifs, d'une confusion extrême, où se noie le réquisitoire annoncé et attendu » (Le Monde). Romain Gary, dans une interview donnée au même moment, tente de convaincre : « j'ai besoin de faire partager le dégoût que m'inspire la drogue et ses trafiquants. La première chose à faire est de donner aux gens le dégoût le plus total [...]. Donner une notion d'infamie. Pour moi, ce sont des nazis. Il faut que le public rie de leurs cadavres [...]. Sur le plan international, il n'y a pas de lutte d'action. Les gouvernements ne font pas ce qu'il faut pour produire des pressions légitimes sur les pays producteurs, par peur de perdre de clients sur d'autres pans économiques ». L'intention est louable, mais le résultat, d'un point de vue cinématographique, loin d'être convaincant. Le film fait un flop. « Romain mon amour, [...] Quand tu as réalisé le film, avec si peu d'aide de qui que ce soit autour de toi, c'était en partie dans le but de sauver ma vie. Au sens propre du terme. Personne - et surtout moi - ne pensait que je serais même capable de travailler à nouveau, que je serais à même de trouver les ressources psychiques et la force physique. Et tu savais que c'était une question de survie pour moi de trouver la discipline et la force de travailler à nouveau. » Jean Seberg écrit cette lettre après la sortie du film, après que Gary eut en effet tenté de lui donner une raison de se lever et de vivre. Le film n'arrangera rien, bien au contraire, et le couple divorcera l'année suivante. L'ensemble provient du fonds Gary cédé au Musée des lettres et manuscrits et l'on retrouve sa trace lors de la vente Artcurial qui a en dispersé le contenu lors des ventes Aristophil (Paris, Artcurial, 2020, n° 446) . ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR5,000.00 (€5,000.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 30050

(1961)

‎Promise at dawn.‎

‎ Première édition américaine. Premier tirage, avec mention de « first edition ». Rare exemplaire en premier tirage d'un des chefs-d'oeuvre de Gary, qui présente un texte plus complet que l'édition française. New York, Harper & Brothers, (octobre) 1961. 1 vol. (150 x 220 mm) de 337 p., [2] et 2 f. Cartonnage éditeur, jaquette illustrée. Première édition américaine. Premier tirage, avec mention de « first edition ». Déchirure restaurée au premier plat de la jaquette. ‎


‎La traduction est donnée par un certain John Markham Beach : c'est un pseudonyme créé par Romain Gary. Cette édition est en partie originale et contient un long chapitre - le XXII - qui ne figure pas dans l'édition française, publiée à Paris l'année précédente. Il est entièrement consacré à sa mère et à la figure de M. Zaremba, un riche client de la pension familiale à Nice : un artiste peintre polonais qui demande à Romain la permission de demander la main de sa mère. Elle repousse catégoriquement le prétendant, toujours par l'intermédiaire du jeune garçon, factotum chargé de transmettre le message et son refus. Gary, après avoir vainement essayé de convaincre sa mère du bien-fondé de la demande de son futur-ex-beau-père adoptif, prend conscience, pour la première fois, d'une réelle différence de vue avec sa mère, qu'il finit par comprendre : « jamais je ne comprendrai comment j'avais pu, même à dix-sept ans, me montrer aussi ignorant de la féminité ». Pourquoi cet ajout ? « En écrivant dans une langue autre, il semble que Roman Gary se soit senti plus libre. Adresser des reproches à sa mère dans une langue autre que sa langue maternelle - langue choisie par la mère et non donnée, se déplacer dans un autre univers culturel ouvre une possibilité de dire autrement, ailleurs, ce qui n'a pas été entendu chez soi. Pour l'écrivain, cela permet aussi de réagir à chaud à la réception critique dans la langue originale d'écriture. L'étanchéité des mondes culturels français et américain de l'époque est une évidence pour Gary, et d'ailleurs, aucun critique dans les articles français consacrés à Lady L., Les Mangeurs d'étoiles, Adieu Gary Cooper ou Charge d'âme ne fait allusion à l'existence de ces livres dans leurs versions originales anglaises » (Romain Gary, l'impossible dérobade, par Benoit Desmarais). À la demande de Gary, ce chapitre sera intégré dans la version française en 1980, traduit par Gary lui-même, telle une dernière volonté. Le livre, dans cette édition définitive, est sous presse lorsque Gary se suicide, le 2 décembre 1980. Rare exemplaire en premier tirage d'un des chefs-d'oeuvre de Gary. Bon exemplaire. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR300.00 (€300.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 29793

(1945)

‎Éducation européenne.‎

‎ Tirage de tête, avec lettre à Gary des parents du dédicataire Paris, Calmann-Lévy, (juin) 1945. 1 vol. (120 x 185 mm) de 178 p., [1] et 1 f. Broché, non coupé, sous coffret. Édition originale. Un des 200 premiers exemplaires sur Outhenin-Chalandre (n° 86). Exemplaire enrichi d'une lettre autographe signée de Mm Colnacap à Gary. Bandeau du prix des Critiques (décerné en septembre 1945) conservé. ‎


‎Le premier livre de Romain Gary en français, six mois après sa parution originale en anglais, à Londres. Écrit pendant la guerre que Romain Gary mena au sein du groupe de résistance « Lorraine », ce premier roman, d'abord publié en anglais à la fin de 1944, fit du jour au lendemain la gloire de son auteur. Ce dernier est encore à son poste de capitaine de l'état-major de Londres quand le roman, devenu Éducation européenne, paraît en France ; le choix du titre revenait à Pierre Calmann : « Le titre que je préfère pour votre ouvrage est : Éducation européenne. Je trouve que les autres sont nettement moins bons ». La version française est retravaillée entre novembre 1944 et mars 1945, et le texte, considérablement remanié : « la dépolonisation et l'Européanisation seront les deux mamelles de la gloire de Romain Gary [...] toutes les mentions de la libération de la Pologne sont supprimées dans la version française pour être remplacées par des invocations toutes nouvelles de l'Europe. Le français ayant une vocation plus universaliste que la langue polonaise, c'est en français désormais que le partisan ‘européen' Adam Dobranski, qui perd son accent, écrira son poème » (David Bellos, Le Malentendu, L'histoire cachée d'Éducation européenne, in Cahiers de l'Herne). Le livre, qui paraît au début de l'été 1945, sera dédié à un jeune compagnon du groupe Lorraine, Robert Colnacap. L'exemplaire est accompagné d'une très belle autographe des parents du jeune homme, adressée à Romain Gary : « Monsieur et cher ami, Je m'excuse de vous donner cette appellation, justifiée seulement par la camaraderie qui vous unissait à notre Robert. Je ne saurais vous dire à quel point nous sommes touchés, mon mari et moi, du geste délicat que vous avez eu en nous adressant L'Éducation européenne écrit à la Mémoire de notre malheureux fils et signé de votre main. [...] J'aimerais tant savoir où, quand, et dans quelles circonstances vous avez connu notre enfant. Les biographies que j'ai pu lire vous concernant sont muettes - bien entendu - sur votre activité militaire. Je sais seulement que vous êtes un des rares rescapés parmi les aviateurs des Forces Françaises Libres en Angleterre, et que vous avez fait à l'avance, comme tant d'autres, le sacrifice de votre vie pour que l'Humanité devienne enfin libre. [...] Si notre petit a eu connaissance de votre roman, il n'a pas dû vous ménager son admiration. Et, s'il vivait encore, comme il savourerait la joie de vous voir décerner aujourd'hui le Prix des Critiques ! [...] ». D'une mère institutrice et d'un père qui sert dans la Marine, Robert Colcanap est né le 11 mai 1922, près de Morlaix. La famille Colcanap s'installe à Brest en 1926. Encore lycéen au moment de la signature de l'armistice, et donc trop jeune pour avoir eu la possibilité de combattre, il décide de rallier La France Libre. Le jour même de l'appel du 18 juin, il embarque à Brest à bord du Meknès, à destination de l'Angleterre. Dès son arrivée sur le sol britannique, il demande à servir dans l'aviation. Refus, direct, de Charles de Gaulle : « jeune homme, passez d'abord vos diplômes ». Il obtient son certificat d'admission au lycée français de Londres, le 25 septembre 1940, passe son concours, et signe derechef le 28 octobre suivant un engagement volontaire dans les FAFL, sous le matricule n° 30.503. Il est affecté sur le cuirassé Courbet, puis transféré au camp de Old Dean à Camberley. Malgré son jeune âge, il se distingue par de premiers états de service remarquables, et remarqués. Nommé sous-lieutenant le 15 décembre 1942, il rejoint le groupe de bombardement Lorraine. Il en restera l'éternel benjamin. C'est au cours d'un exercice, le 11 novembre 1943, au-dessus de l'Angleterre, qu'il trouve la mort, suite à un accident de moteur de son appareil, un Boston III BZ. Sept mois auparavant, le 4 avril 1943 à Londres, Robert Colcanap avait rédigé son testament dont voici un extrait : « Je voudrais que soient conservés mes livres de médecine-Physique-Chimie (achetés avec mes économies), les poésies de Baudelaire, de Péguy et surtout la vie de Mozart ainsi que mes concertos et sonates pour violon, lesquels ont été pendant de longs mois mes meilleurs compagnons et ont constitué la meilleure des consolations. Je regrette de ne pouvoir vous laisser les deux objets auxquels je tenais le plus ; un Kodak 35 acheté au Caire en avril 42 et une ciné-caméra 8 mm (fruits de mes économies) tous deux perdus au cours du torpillage à cent kilomètres au large de Durban, le 1er novembre 1942. J'ai également perdu ce jour mon carnet de route, commencé le 18 juin 1940, sans compter des photos et films pris au Kenya. Grâce à ces documents il eut été facile de retrouver ma vie depuis cette date fatale du 18 juin 1940. Il y avait là, matière à plusieurs romans. Je suis heureux d'avoir fait ce que je considère comme mon devoir ; si c'était à refaire je recommencerais. J'estime en toute conscience que je n'ai rien à me reprocher. ». Plusieurs passages de La Promesse de l'aube et de L'Éducation européenne font directement référence à des événements vécus par l'auteur durant ce service. Pour être plus complet, c'est sur une phrase et un portrait de Robert Colnacap que s'ouvre l'ouvrage de référence consacré au groupe Lorraine : « Nous jurons de rendre à la patrie sa liberté ! Le 19 juin 1940, un gamin rieur de seize ans et demi débarque en Angleterre. Il s'appelle Robert Colnacap » (incipit de Les Bombardiers de la France libre. Groupe Lorraine, par François Broche, Paris, Presses de la Cité, 1979). Le groupe de bombardement Lorraine reçoit la Croix de la Libération, le 28 mai 1945. Au cours du conflit, il a effectué plus de 3 000 sorties, déversant 2 500 tonnes de bombes et perdant 127 hommes. Le 18 juin 1945, il participe au défilé aérien au-dessus des Champs-Élysées en formant une croix de Lorraine avec ses appareils. Il est dissous en 1952, donnant un an plus tard naissance à la 30e escadre de chasse, aujourd'hui intégrée dans la prestigieuse BA118 de Mont-de-Marsan, l'une des plus grandes bases de l'Armée de l'air française. Emouvant exemplaire - avec le bandeau du prix des Critiques, décerné en septembre 1945. Bon exemplaire, avec de légères piqûres aux premiers feuilles ; minime angulaire à la couverture ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR5,000.00 (€5,000.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 32126

(1945)

‎Éducation européenne.‎

‎ Premier livre de Gary, en formidable provenance Paris, Calmann-Lévy, (juin) 1945. 1 vol. (120 x 185 mm) de 178 p., [1] et 1 f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 200 premiers exemplaires sur Outhenin-Chalandre (n° 149 ) - seul grand papier. Envoi signé : «À Roland Feuvrier, bien amicalement Romain Gary, 15 nov. 1945». ‎


‎L'unique « Feuvrier » connu dans l'entourage de Gary, avant, pendant et après 1945 est Charles Feuvrier, un nom qui revient à plusieurs reprises dans la vie de Romain Gary, et dès le groupe Lorraine. Aucun « Roland » n'est connu. Gary, au début de cette relation, a-t-il pu se tromper dans le prénom de son compagnon, on tend-il à désigner - s'il n'est pas un surnom (un sur-prénom, en l'occurence) - quelqu'un d'autre ? Il semble peu probable que l'exemplaire ait été offert à un parfait inconnu, surtout un grand papier. Dès lors, l'hypothèse Charles-Valère Feuvrier, apparaît comme possible, sinon probable. Peu d'exemplaires dédicacés sont connus : celui-ci, et ceux de Maurice Nadeau, Francis Dumont (collaborateur chez Calmann-Lévy), Maria Errázuriz, Pierre Calmann et Raymond Aron. Tous des proches, soit par Londres, soit par la sphère éditoriale de son premier livre. Si il s'agit bien de Charles Feuvrier, c'est une provenance majeure : lui et Gary resteront liés longtemps, puisqu'il sera le témoin de Gary à son mariage avec Jean Seberg le 16 octobre 1963. Général d'armée, il occupe à cette époque la fonction de chef de la sécurité militaire, qui «a pour mission d'empêcher le renseignement soviétique d'infiltrer l'armée française, mais surtout de surveiller les agissements du FLN». C'est grâce à ses bons soins - et grâce à un avion affrété depuis la base de Villacoublay - que le couple s'envolera en toute discrétion vers la Corse et le petit village corse de Sarrola-Carcopino où sera célébrée l'union. Une opération classée «secret-défense», qu'avait réclamé Gary aux plus hautes autorités de l'Etat en échange de sa participation à quelques missions clandestines contre l'OAS. Le général de Gaulle en personne lui donnera sa bénédiction. Originaire de Damprichard, dans le Doubs, Feuvrier fit aussi enregistrer « faussement » la naissance du fils du couple, Diego (en réalité né à Barcelone, le 17 juillet 1962), à Charquemont, une commune toute proche : il déclare cette naissance le 26 octobre 1963, dix jours après la mariage, et quinze mois après la naissance réelle du seul enfant du couple. Promu général de division aérienne quelques semaines plus tard, Charles Feuvrier devient chef d'état-major de la délégation française auprès du groupe permanent Nord-Atlantique, à Washington, avant d'être élevé au rang de général de corps aérien et d'occuper, entre 1965 et 1967, les fonctions de chef de la mission militaire française auprès du comité militaire de l'OTAN. En novembre 1945, Gary et Feuvrier ont tous les deux regagné la France, après deux années passées ensemble à Londres au sein du groupe Lorraine. C'est pour Gary le début d'une carrière diplomatique doublé de celle d'un écrivain ; pour Feuvrier, d'une grande carrière d'officier et administrateur militaire. Un mois après avoir cette dédicace, Feuvrier va commander la base aérienne d'Avord, près de Bourges, celle-là même où Gary obtint ses brevets militaires de pilote en 1939. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR6,000.00 (€6,000.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 29550

(1944)

‎Forest of Anger.‎

‎ Le premier livre publié de Romain Gary Londres, The Cresset Press, (décembre) 1944. 1 vol. (125 x 190 mm) de 172 p. Reliure toile éditeur, jaquette illustrée à rabats. Édition originale. Le premier livre publié de Romain Gary, traduit du français sur le manuscrit par Viola Gerard Garvin. ‎


‎Forest of Anger, dont l'action débute en septembre 1942 et se termine au printemps 1943, est sans nul doute rédigé dans les mois suivants, c'est-à-dire de l'été à l'automne ou l'hiver 1943, quelques mois après le retour de Gary sur le sol britannique et son installation à Hartford Bridge, avec la RAF 324 Squadron base, celle du Groupe « Lorraine ». Le manuscrit - apparemment perdu - semble porter comme titre La Forêt engloutie - à mi-chemin donc entre le texte paru dans La France Libre, et le titre à venir de l'édition anglaise. Le premier lecteur fut Raymond Aron, au bureau de La France libre à Londres : « Je lus à Londres le manuscrit d'Éducation européenne de Romain Gary à qui je promis une grande carrière littéraire », plus de six mois avant sa publication. Le roman ne comportait alors que 31 chapitres, et pas d'épilogue, comme le démontre David Bellos (Le Malentendu, L'histoire cachée d'Éducation Européenne, Cahiers de l'Herne, 2005, p. 150- 168). Il ajoute : « pour traduire le texte du jeune aviateur français en juin-juillet 1944, la Cresset Press s'est adressée à une personnalité de taille dans le monde littéraire de Londres : Viola Gerard Garvin, la fille du directeur de l'hebdomadaire The Observer et elle-même responsable pendant de longues années de la rubrique littéraire de cet emblème de la gauche libérale anglaise. C'est dire l'importance accordée au manuscrit du lieutenant Kacew. Par ailleurs, Garvin était particulièrement qualifiée, puisqu'elle parlait plusieurs langues européennes, dont le polonais. Qualification obligatoire pour cette première version, comme on va voir (...) ». Titre rare et historique. La version française, d'après le manuscrit original, retravaillé par Gary, paraître six mois plus tard. Gary recevra, en septembre, le Prix des Critiques. Un manque restauré à la jaquette, au verso ; quelques usures. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR800.00 (€800.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 31976

(1945)

‎Éducation européenne.‎

‎ Premier livre de Gary. Tirage de tête Paris, Calmann-Lévy, (juin) 1945. 1 vol. (120 x 185 mm) de 178 p., [1] et 1 f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 200 premiers exemplaires sur Outhenin-Chalandre (n° 151). Le premier livre de Romain Gary en français, six mois après sa parution originale en anglais, à Londres. ‎


‎Écrit pendant la guerre alors que Romain Gary est intégré, depuis juillet 1942, au groupe de résistance Lorraine, ce premier roman est d'abord publié en anglais à la fin de 1944, sous le titre de Forest of Anger. La version française est retravaillée entre novembre 1944 et mars 1945, pour être publié à l'été 1945. Le roman est dédié à un jeune compagnon du groupe Lorraine, Robert Colnacap, et obtient le Prix des critiques le 7 novembre 1945, salué par Maurice Nadeau et Albert Camus. Gary est le premier surpris par le succès : « Qu'est-ce qui se passe ? écrivait-il à son ami Raymond Aron : je reçois des lettres ahurissantes d'Albert Camus, la lettre la plus belle, la plus émouvante que vous pouvez imaginer de Martin du Gard [...]. Je reçois un mot stupéfiant de Gaston Gallimard qui a toujours refusé mes manuscrits et qui demande maintenant mon prochain livre ». Romain Gary offrira peu d'exemplaires dédicacés de son premier livre, et le plus souvent à des proches dans la sphère éditoriale ou des années de combat au sein du groupe Lorrain. On connaît ainsi les exemplaires envoyés à Maurice Nadeau, Francis Dumont (collaborateur chez Calmann-Lévy), Roland Feuvrier, Maria Errázuriz, Pierre Calmann et Raymond Aron - les quatre premiers sur le grand papier. Très bel exemplaire, rare ainsi. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR2,000.00 (€2,000.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 29846

(1966)

‎Les Mangeurs d'étoiles.‎

‎ Exemplaire sur pur fil avec envoi signé Paris, Gallimard, (24 juin) 1966. 1 vol. (145 x 205 mm) de 328 p. et [4] f. Broché. Edition originale. Un des 60 exemplaires réservés au « Club de l’édition originale » sur pur fil (n° 24). Envoi signé : « à tous [Les mangeurs d'étoiles], hommage de Romain Gary ». ‎


‎« Les mangeurs d'étoiles », ce surnom donné aux Amérindiens de l'hémisphère sud consommant des plantes hallucinogènes, Gary l'applique aux personnes qui poursuivent un rêve : ici, l'irrésistible ascension et la chute d'un Indien cujon, Al Mayo, dictateur d'une république caribéenne, en quête d'un pacte avec le diable. Une transposition moderne du Faust de Goethe où les États-Unis jouent le rôle de Méphistophélès. Gary est particulièrement bien placé pour cela : le cadre géographique du roman lui est fourni lorsqu'il est nommé consul général de France à Los Angeles en 1961. Chargé d'une mission de remplacement, il prend trois mois durant la gérance de l'ambassade de France à La Paz, en Bolivie - il n'y avait plus d'ambassadeur depuis six mois et « cette vacance indisposait le dictateur du moment » (Myriam Anissimov, Romain Gary le caméléon, Denoël, 2004, p. 284). Il s'imprègne alors de cette atmosphère sud-américaine, à l'origine de deux nouvelles : « Les oiseaux vont mourir au Pérou » et « La plus vieille histoire du monde ». Ce sera le cadre de son roman, qui a alors pour titre Le Mangeur d'étoiles sous lequel il le recense encore parmi ses oeuvres dans le premier chapitre de Pour Sganarelle (1965). Dans une interview donnée à Pierre Desgraupes le 2 novembre 1966, Gary développe tout ce qu'il cherchait à y montrer ; et synthétise ainsi : « Goethe a franchement menti. La véritable tragédie de Faust ce n'est pas qu'il ait vendu son âme au Diable, c'est qu'il n'y a pas de Diable pour vous l'acheter. » Le titre forme le premier volet de La Comédie américaine, complétée en 1969 par Adieu Gary Cooper : l'un et l'autre avaient d'abord été publiés en anglais : sous les titres The Talent Scout en 1961 pour le premier et The Ski Bum en 1965 pour le second. Comme Lady L. trois ans auparavant, la traduction française a été établie par Jean Rosenthal avec le concours de l'auteur. Lorsque le roman est publié à Londres en 1961, il est présenté comme une traduction d'un certain John Markham Beach, qui se serait aussi chargé de la transposition en anglais de La Promesse de l'aube (Promise at Dawn). Un pseudonyme de plus à l'actif de Gary ! Bel exemplaire. Rare avec envoi sur un grand papier. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR1,200.00 (€1,200.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 29986

(1969)

‎Adieu Gary Cooper.‎

‎ Première édition club, pour la collection « Soleil ». Tirage à 3100 exemplaires, avec sa bande à parution.Treize titres de Romain Gary seront publiés dans cette collection. Paris, Gallimard, collection « Soleil », (2e trimestre) 1969. 1 vol. (140 x 200 mm) de 378, [3] p. et 1 f. Cartonnage éditeur. Première édition club, pour la collection « Soleil ». Un des 3100 exemplaires (dont 100 hors commerce) imprimés sur bouffant alfa Calypso (n° 1354). Avec sa bande à parution. ‎


‎Sixième titre publié de Romain Gary dans cette collection. Les titres de la « Collection soleil » sont édités sous des reliures pleine toile de différentes teintes (rose, jaune, orange, bleu, vert...), relié dans une maquette de Massin. La collection reprend des livres du fonds, mais aussi des nouveautés tout juste parues. Elle a été créée en 1957, afin de concurrencer le Club du meilleur livre (société filiale de Gallimard et Hachette) : Claude Gallimard était hostile à l'idée qu'Hachette bénéficie de l'exploitation de son fonds en librairie sous forme de livres reliés. Le tirage est limité à quelques milliers d'exemplaires, avec cet argument publicitaire au lancement : « Le soleil, dit Fontenelle, est l'orgueil des planètes. Les livres de la collection «Soleil», tous au format in-8° soleil, seront l'orgueil de votre bibliothèque. » Treize titres de Romain Gary auront l'honneur d'y figurer : Lady L., La Promesse de l'aube, Les Mangeurs d'étoiles, La Danse de Gengis Cohn, La Tête coupable, Adieu Gary Cooper, Chien blanc, Europa, Les Enchanteurs, Au-delà de cette limite..., Clair de femme, Charge d'âme et Les Clowns lyriques. Il n'est pas dépassé que par Simone de Beauvoir (14 titres), Jean Giono (16) et Henry de Montherlant (22 !). ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR120.00 (€120.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 30022

(1969)

‎Adieu Gary Cooper.‎

‎ Édition originale. Un des 80 exemplaires sur vélin pur fil. Directement écrit en anglais, le livre sera non pas traduit, mais complètement réécrit en français cinq ans plus tard par Romain Gary. Mouillure claire à l'angle supérieur du premier feuillet, sinon, excellente condition. Paris, Gallimard, (6 mai) 1969. 1 vol. (140 x 205 mm) de 278 p. et [4] f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 80 exemplaires sur vélin pur fil (n° 99). ‎


‎Directement écrit en anglais, le livre sera non pas traduit, mais réécrit en français cinq ans plus tard par Romain Gary. Le héros de ce portrait de la jeunesse américaine des années soixante, Lenny, ne croit plus aux valeurs de l’Amérique traditionnelle, sûre de son bon droit. Au Viêtnam, la guerre s’enlise et la protestation étudiante ne cesse de croître : « Tu veux que je te dise Lenny ? C’est fini Gary Cooper. Fini l’Américain tranquille, sûr de lui et de son droit, qui est contre les méchants, toujours pour la bonne cause, et qui fait triompher la justice et gagne toujours à la fin. Adieu, l’Amérique des certitudes. Maintenant, c’est le Viêtnam, les universités qui explosent, et les ghettos noirs. Ciao Gary Cooper. » Constat qui ne va pas sans quelque nostalgie de la part de l’auteur, qui aimait particulièrement Cooper et s’amusait à se comparer à lui : « je suis un mélange de Gary Cooper et de Rudolf Valentino, en mieux parce que j’ai les yeux bleus […] Voilà ! » Mouillure claire à l’angle supérieur du premier feuillet, sinon, excellente condition. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR600.00 (€600.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 30851

(1969)

‎Adieu Gary Cooper.‎

‎ Exemplaire parfait en pleine reliure de Loutrel.Tirage de tête sur hollande. Paris, Gallimard, (6 mai) 1969. 1 vol. (135 x 200 mm) de 278 p. et [4] f. Maroquin marine, doublures et gardes velours bleu, titre doré, date en pied, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, étui bordé (reliure signée de Loutrel-Delaporte). Édition originale. Un des 25 premiers exemplaires sur vélin de Hollande (n° 10). ‎


‎Le héros de ce portrait de la jeunesse américaine des années soixante est Lenny, qui ne croit plus aux valeurs de l'Amérique traditionnelle. Au Viêtnam, la guerre s'enlise et la protestation étudiante ne cesse de croître : « Tu veux que je te dise Lenny ? C'est fini Gary Cooper. Fini l'Américain tranquille, sûr de lui et de son droit, qui est contre les méchants, toujours pour la bonne cause, et qui fait triompher la justice et gagne toujours à la fin. Adieu, l'Amérique des certitudes. Maintenant, c'est le Viêtnam, les universités qui explosent, et les ghettos noirs. Ciao Gary Cooper. » Le titre original, The Ski Bum, publié en 1965, fait suite aux Mangeurs d'étoiles, et forme le second volet de sa « Comédie américaine ». Directement écrit en anglais, le livre sera non pas traduit, mais réécrit en français cinq ans plus tard par Romain Gary. Des éléments nouveaux sont ajoutés au texte original mais le texte reste une comédie légère et ironique, qui rappelle à Jacqueline Piattier dans sa notice à parution « les meilleures pages de Bonjour Tristesse, mais c'est ici ‘Bonjour Jeunesse' qu'on devrait dire puisque c'est la jeunesse éternelle, romantique et bernée par la vie, qui fait le fond du livre » (Le Monde, 5 juillet 1969). Ce texte français est dédié « à Diego », le fils de Romain Gary et Jean Seberg, alors âgé de six ans. Parce que Diego Gary était né hors du mariage de ses parents, les premières années de son existence seront cachées, son père utilisant ses contacts diplomatiques pour faire établir un faux acte de naissance en date du 26 octobre 1963, date postérieure à celle de son mariage avec Seberg - qui se sont unis en secret le 16 octobre 1963, dans le village corse de Sarrola-Carcopino. Très bel exemplaire. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR3,000.00 (€3,000.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 29971

(1967)

‎La Danse de Gengis Cohn.‎

‎ Première édition club, pour la collection « Soleil ». Tirage 3100 exemplaires.Treize titres de Romain Gary seront publiés dans cette collection. Paris, Gallimard, collection « Soleil », (2e trimestre) 1967. 1 vol. (140 x 200 mm) de 276 et [1] p., 1 f. Cartonnage toile éditeur. Première édition club, pour la collection « Soleil ». Un des 3100 exemplaires (dont 100 hors commerce) imprimés sur bouffant alfa Calypso (n° 804). ‎


‎Quatrième titre publié de Romain Gary dans cette collection. Les titres de la « Collection soleil » sont édités sous des reliures pleine toile de différentes teintes (rose, jaune, orange, bleu, vert...), relié dans une maquette de Massin. La collection reprend des livres du fonds, mais aussi des nouveautés tout juste parues. Elle a été créée en 1957, afin de concurrencer le Club du meilleur livre (société filiale de Gallimard et Hachette) : Claude Gallimard était hostile à l'idée qu'Hachette bénéficie de l'exploitation de son fonds en librairie sous forme de livres reliés. Le tirage est limité à quelques milliers d'exemplaires, avec cet argument publicitaire au lancement : « Le soleil, dit Fontenelle, est l'orgueil des planètes. Les livres de la collection "Soleil", tous au format in-8° soleil, seront l'orgueil de votre bibliothèque. » Treize titres de Romain Gary auront l'honneur d'y figurer : Lady L., La Promesse de l'aube, Les Mangeurs d'étoiles, La Danse de Gengis Cohn, La Tête coupable, Adieu Gary Cooper, Chien blanc, Europa, Les Enchanteurs, Au-delà de cette limite..., Clair de femme, Charge d'âme et Les Clowns lyriques. Il n'est pas dépassé que par Simone de Beauvoir (14 titres), Jean Giono (16) et Henry de Montherlant (22 !). ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR100.00 (€100.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 29984

(1977)

‎Charge d'âme.‎

‎ Première édition club, pour la collection « Soleil ». Tirage à 1600 exemplaires, avec sa bande à parution. Avant-dernier des treize titres publiés de Romain Gary dans cette collection, dans un tirage plus limité que les précédents. Paris, Gallimard, collection « Soleil », (4e trimestre) 1977. 1 vol. (140 x 200 mm) de 310, [3] p. et [2] f. Cartonnage éditeur. Première édition club, pour la collection « Soleil ». Un des 1600 exemplaires (dont 100 hors commerce) imprimés sur bouffant alfa Calypso (n° 275). Avec sa bande à parution. ‎


‎Douzième titre publié de Romain Gary dans cette collection, dans un tirage plus limité que les précédents. Les titres de la « Collection soleil » sont édités sous des reliures pleine toile de différentes teintes (rose, jaune, orange, bleu, vert...), relié dans une maquette de Massin. La collection reprend des livres du fonds, mais aussi des nouveautés tout juste parues. Elle a été créée en 1957, afin de concurrencer le Club du meilleur livre (société filiale de Gallimard et Hachette) : Claude Gallimard était hostile à l'idée qu'Hachette bénéficie de l'exploitation de son fonds en librairie sous forme de livres reliés. Le tirage est limité à quelques milliers d'exemplaires, avec cet argument publicitaire au lancement : « Le soleil, dit Fontenelle, est l'orgueil des planètes. Les livres de la collection «Soleil», tous au format in-8° soleil, seront l'orgueil de votre bibliothèque. » Treize titres de Romain Gary auront l'honneur d'y figurer : Lady L., La Promesse de l'aube, Les Mangeurs d'étoiles, La Danse de Gengis Cohn, La Tête coupable, Adieu Gary Cooper, Chien blanc, Europa, Les Enchanteurs, Au-delà de cette limite..., Clair de femme, Charge d'âme et Les Clowns lyriques. Il n'est pas dépassé que par Simone de Beauvoir (14 titres), Jean Giono (16) et Henry de Montherlant (22 !). ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR150.00 (€150.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 29985

(1972)

‎Europa.‎

‎ Première édition club, pour la collection « Soleil ». Tirage à 3400 exemplaires. Avec sa bande à parution. Huitième des 13 titres publiés de Romain Gary dans cette collection. Paris, Gallimard, collection « Soleil », (2e trimestre) 1972. 1 vol. (140 x 200 mm) de 372, [2] p. et 1 f. Cartonnage éditeur. Première édition club, pour la collection « Soleil ». Un des 3400 exemplaires (dont 100 hors commerce) imprimés sur bouffant alfa Calypso (n° 2252). Avec sa bande à parution. ‎


‎Huitième titre publié de Romain Gary dans cette collection. Les titres de la « Collection soleil » sont édités sous des reliures pleine toile de différentes teintes (rose, jaune, orange, bleu, vert...), relié dans une maquette de Massin. La collection reprend des livres du fonds, mais aussi des nouveautés tout juste parues. Elle a été créée en 1957, afin de concurrencer le Club du meilleur livre (société filiale de Gallimard et Hachette) : Claude Gallimard était hostile à l'idée qu'Hachette bénéficie de l'exploitation de son fonds en librairie sous forme de livres reliés. Le tirage est limité à quelques milliers d'exemplaires, avec cet argument publicitaire au lancement : « Le soleil, dit Fontenelle, est l'orgueil des planètes. Les livres de la collection "Soleil", tous au format in-8° soleil, seront l'orgueil de votre bibliothèque. » Treize titres de Romain Gary auront l'honneur d'y figurer : Lady L., La Promesse de l'aube, Les Mangeurs d'étoiles, La Danse de Gengis Cohn, La Tête coupable, Adieu Gary Cooper, Chien blanc, Europa, Les Enchanteurs, Au-delà de cette limite..., Clair de femme, Charge d'âme et Les Clowns lyriques. Il n'est pas dépassé que par Simone de Beauvoir (14 titres), Jean Giono (16) et Henry de Montherlant (22 !). ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR120.00 (€120.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 29987

(1963)

‎Lady L..‎

‎ Première édition club, pour la collection « Soleil ». C'est le Premier titre publié de Romain Gary dans cette collection, nouvellement créée. Treize titres figurent dans la collection. Paris, Gallimard, coll. « Soleil », (1er trimestre) 1963. 1 vol. (140 x 200 mm) de 239 et [1] p.. Cartonnage éditeur. Première édition club, pour la collection « Soleil ». Un des 4100 exemplaires (dont 100 hors commerce) imprimés sur bouffant alfa Calypso (n° 1992). ‎


‎Premier titre publié de Romain Gary dans cette collection. Les titres de la « Collection soleil » sont édités sous des reliures pleine toile de différentes teintes (rose, jaune, orange, bleu, vert...), relié dans une maquette de Massin. La collection reprend des livres du fonds, mais aussi des nouveautés tout juste parues. Elle a été créée en 1957, afin de concurrencer le Club du meilleur livre (société filiale de Gallimard et Hachette) : Claude Gallimard était hostile à l'idée qu'Hachette bénéficie de l'exploitation de son fonds en librairie sous forme de livres reliés. Le tirage est limité à quelques milliers d'exemplaires, avec cet argument publicitaire au lancement : « Le soleil, dit Fontenelle, est l'orgueil des planètes. Les livres de la collection "Soleil", tous au format in-8° soleil, seront l'orgueil de votre bibliothèque. » Treize titres de Romain Gary auront l'honneur d'y figurer : Lady L., La Promesse de l'aube, Les Mangeurs d'étoiles, La Danse de Gengis Cohn, La Tête coupable, Adieu Gary Cooper, Chien blanc, Europa, Les Enchanteurs, Au-delà de cette limite..., Clair de femme, Charge d'âme et Les Clowns lyriques. Il n'est pas dépassé que par Simone de Beauvoir (14 titres), Jean Giono (16) et Henry de Montherlant (22 !). ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR120.00 (€120.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 29989

(1966)

‎Mangeurs d'étoiles.‎

‎ Première édition club, pour la collection « Soleil ». Treize titres de Romain Gary seront publiés dans cette collection. Paris, Gallimard, collection « Soleil », (2e trimestre) 1966. 1 vol. (140 x 200 mm) de 328, [6] p. et 1 f. Cartonnage éditeur. Première édition club, pour la collection « Soleil ». Un des 3100 exemplaires (dont 100 hors commerce) imprimés sur bouffant alfa Calypso (n° 1887). ‎


‎Troisième titre publié de Romain Gary dans cette collection. Les titres de la « Collection soleil » sont édités sous des reliures pleine toile de différentes teintes (rose, jaune, orange, bleu, vert...), relié dans une maquette de Massin. La collection reprend des livres du fonds, mais aussi des nouveautés tout juste parues. Elle a été créée en 1957, afin de concurrencer le Club du meilleur livre (société filiale de Gallimard et Hachette) : Claude Gallimard était hostile à l'idée qu'Hachette bénéficie de l'exploitation de son fonds en librairie sous forme de livres reliés. Le tirage est limité à quelques milliers d'exemplaires, avec cet argument publicitaire au lancement : « Le soleil, dit Fontenelle, est l'orgueil des planètes. Les livres de la collection "Soleil", tous au format in-8° soleil, seront l'orgueil de votre bibliothèque. » Treize titres de Romain Gary auront l'honneur d'y figurer : Lady L., La Promesse de l'aube, Les Mangeurs d'étoiles, La Danse de Gengis Cohn, La Tête coupable, Adieu Gary Cooper, Chien blanc, Europa, Les Enchanteurs, Au-delà de cette limite..., Clair de femme, Charge d'âme et Les Clowns lyriques. Il n'est pas dépassé que par Simone de Beauvoir (14 titres), Jean Giono (16) et Henry de Montherlant (22 !). ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR100.00 (€100.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 29990

(1968)

‎La Tête coupable.‎

‎ Première édition club, pour la collection « Soleil ». Tirage à 3100 exemplaires.Treize titres de Romain Gary seront publiés dans cette collection. Paris, Gallimard, collection « Soleil », (1er trimestre) 1968. 1 vol. (140 x 200 mm) de 297 et [2] f. Cartonnage éditeur. Première édition club, pour la collection « Soleil ». Un des 3100 exemplaires (dont 100 hors commerce) imprimés sur bouffant alfa Calypso (n° 3032, soit l'un des hors commerce). Signalons que l'achevé d'imprimer du volume mentionne la justification de tirage de l'édition originale et précise que ce volume « de la collection Soleil est achevé d'imprimer à la même date que l'édition originale ». ‎


‎Cinquième titre publié de Romain Gary dans cette collection. Les titres de la « Collection soleil » sont édités sous des reliures pleine toile de différentes teintes (rose, jaune, orange, bleu, vert...), relié dans une maquette de Massin. La collection reprend des livres du fonds, mais aussi des nouveautés tout juste parues. Elle a été créée en 1957, afin de concurrencer le Club du meilleur livre (société filiale de Gallimard et Hachette) : Claude Gallimard était hostile à l'idée qu'Hachette bénéficie de l'exploitation de son fonds en librairie sous forme de livres reliés. Le tirage est limité à quelques milliers d'exemplaires, avec cet argument publicitaire au lancement : « Le soleil, dit Fontenelle, est l'orgueil des planètes. Les livres de la collection "Soleil", tous au format in-8° soleil, seront l'orgueil de votre bibliothèque. » Treize titres de Romain Gary auront l'honneur d'y figurer : Lady L., La Promesse de l'aube, Les Mangeurs d'étoiles, La Danse de Gengis Cohn, La Tête coupable, Adieu Gary Cooper, Chien blanc, Europa, Les Enchanteurs, Au-delà de cette limite..., Clair de femme, Charge d'âme et Les Clowns lyriques. Il n'est pas dépassé que par Simone de Beauvoir (14 titres), Jean Giono (16) et Henry de Montherlant (22 !). ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR120.00 (€120.00 )

‎[GARY Romain] AJAR (Émile) ‎

Reference : 30079

(1976)

‎Pseudo.‎

‎ Exemplaire de tête sur vergé d'Arches. Reliure signée de Patrice Goy. Paris, Mercure de France, (15 novembre) 1976. 1 vol. (160 x 260 mm) de 213 p., 1., [2] et 1 f. Maroquin vert, dos lisse, titre doré, date en pied, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, étui bordé (reliure signée de Goy & Vilaine). Édition originale. Un des 65 premiers exemplaires sur vergé d'Arches (n° 10). ‎


‎Écrit à la première personne, ce fascinant roman se déboîte comme un jeu de poupées russes : il est censément écrit par Paul Pavlowitch qui feint de s'y dévoiler sous sa « véritable » identité, ou plus précisément de mettre en scène un patient écrivain (lui) interné à Copenhague pour soigner une forme de schizophrénie, liée à une perception paranoïde du monde, avec sa violence, ses guerres, ses tortures. Et comme la meilleure défense reste l'attaque, le narrateur y fait apparaître, sous le personnage transparent de « Tonton Macoute », Romain Gary : un petit-cousin envahissant avec lequel Pavlowitch /Ajar entretient des rapports d'amour et de haine. Dans Vie et mort d'Émile Ajar, confession publiée à titre posthume, Gary dira à propos de Pseudo : « Je m'y étais fourré tel qu'on m'a inventé et que toutes les critiques m'avaient donc reconnu dans le personnage de Tonton Macoute, il n'est venu à l'idée d'aucun qu'au lieu de Paul Pavlowich inventant Romain Gary, c'était Romain Gary inventant Paul Pavlowich ». Le texte est également intéressant d'un point de vue bibliographique, puisqu'il remet en scène divers épisodes réels (les soupçons des journalistes, la rencontre avec son éditrice, un titre princeps pour La Vie devant soi, La Tendresse des pierres, qui faillit le trahir). Très bel exemplaire, en pleine et parfaite reliure de Patrice Goy. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR4,000.00 (€4,000.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 29956

(1973)

‎Les Enchanteurs.‎

‎ Un des 20 premiers exemplaires sur vergé de Hollande Paris, Gallimard, (7 mai) 1973. 1 vol. (150 x 220 mm) de 394 p. et [3] f. Broché, non coupé, sous chemise et étui. Édition originale. Un des 20 premiers exemplaires sur vergé de Hollande (n° 5). ‎


‎Avec Éducation européenne et Europa, Les Enchanteurs est le roman de Romain Gary dont la dimension européenne est la plus évidente, et notamment la veine slave. Pour écrire ce roman dont l'action se déroule entièrement au XVIIIe siècle, Gary s'est abondamment documenté : il « lut de nombreux ouvrages datant du siècle des Lumières ou portant sur cette période. Outre les Mémoires de Casanova, ou de personnages comme Alexandre de Tilly, nous savons qu'il s'inspira particulièrement de La fille du capitaine de Pouchkine, un de ses auteurs favoris ; ainsi que du livre de Pierre Pascal La Révolte de Pougatchev. La solidité de ces références historiques et le talent de conteur de Gary donne à cette histoire un caractère fantastique » (Larat, Romain Gary, une trajectoire dans le siècle, II, p. 83). Il y met en scène la famille Zaga, des saltimbanques de Venise passés maîtres dans l'art de l'illusion, qui prédisent l'avenir ou soignent les maladies les plus incongrues : tous maîtrisent la comedia dell'arte à la perfection, celle que Gary jouera de main de maître l'année suivante puisqu'il publiera - un record - quatre titres sous les noms de quatre auteurs différents (François Bondy, Émile Ajar, Shatan Bogat et René Deville). Exemplaire parfait. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR4,500.00 (€4,500.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 27690

(1965)

‎Pour SganarelleLa Danse de Gengis Cohn.‎

‎ Édition originale. Exemplaire poinçonné du service de presse. Belle réunion deux premiers volumes de Frère Océan, en service de presse et ex-libris de Maurice Druon. Paris, Gallimard, (27 septembre) 1965 et (11 mai) 1967. 2 vol. (140 x 205 mm) de 476 p., [1] et 1 f. ; 276 p. et [2] f. Brochés. Édition originale. Exemplaires poinçonnés du service de presse. Exemplaires de Maurice Druon.‎


‎L’amitié et le respect mutuel de Romain Gary avec Joseph Kessel pouvait difficilement faire autrement que de rendre possible une rencontre entre Gary et Maurice Druon. La bibliothèque de ce dernier contenait une partie des titres publiés par Gary entre 1965 – Pour Sganarelle formant le premier d’entre eux – jusqu’en 1977, avec Clair de femme. Il n’est pas anodin que le plus ancien livre de Gary soit ce Pour Sganarelle, c’est-à-dire un essai plus qu’un roman. « Contre le pré carré du Je, Pour Sganarelle annonce, dans l’ivresse, le dérèglement radical de toutes les identités qui n’a fait que croître jusque-là dans les textes de Gary et qui donnera ensuite naissance à La Danse de Gengis Cohn, La Tête coupable et Europa. Pour Gary, la posture de Sartre et de Robbe-Grillet va à l’encontre de ce qu’est réellement le roman, le faisant verser dans l’hypocrisie et une mauvaise foi toute traditionnelle qui n’a rien de celle, motrice et vitale, qu’il cultive chez ses personnages. Leur défense ‘de l’honnêteté et de l’intégrité du romancier’ n’est qu’une ‘pitrerie’, un ‘charlatanisme littéraire’, une ‘escroquerie littéraire’, une ‘infâme tartufferie’ (p. 39). Les thuriféraires de l’honnêteté sont en réalité des faux-monnayeurs. Gary « a trop le goût de l’imposture romanesque pour ne pas s’occuper de cette autre imposture qui s’effectue sous couvert de l’honnêteté intellectuelle » (Maxime Decout, « Des faux papiers en règle. À propos de Gary-Ajar », Raison présente, 2018/4, n° 208), p. 103-114). Belle réunion deux premiers volumes de Frère Océan, en service de presse et ex-libris de Maurice Druon. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR500.00 (€500.00 )

‎GARY (Romain) [Shatan Bogat] ‎

Reference : 29960

(1974)

‎Les Têtes de Stéphanie.‎

‎ Édition originale et premier tirage (pas de grands papiers). Elle est anonyme, sans mentionner l'identité de Gary, révélée quelques semaines plus tard.Rare premier tirage - la couverture étant par la suite modifiée. Paris, Gallimard, (3 mai) 1974. 1 vol. (150 x 220 mm) de 289 p. et [1] f. Broché, sous couverture illustrée. Édition originale et premier tirage (pas de grands papiers). ‎


‎Gary affabule et frelate avec malice le monde des Lettres dans une mystification à grande échelle : un avant-goût de la naissance d’Émile Ajar. Avec Les Têtes de Stéphanie, Gary ne se contente pas d’attribuer une œuvre à un faux auteur et invente bel et bien un écrivain complet avec un univers à part entière, important le mensonge de la fiction dans le réel : il crée à cette fin Shatan Bogat, et sa sulfureuse biographie : caché en Inde, ce journaliste américain aurait dénoncé le trafic d’armes dans un précédent roman, Seven Years in Fire. Qui aurait été couronné du prix Dakkan. Personne n’ira vérifier que n’existent ni le texte ni le prix. Pour accréditer la supercherie, le manuscrit est livré en anglais aux Éditions Gallimard, qui en donne une traduction. Or, Shatan Bogat est un individu exigeant : « quand il découvre la traduction de Gallimard, il décide de la reprendre. Comme il l’a déjà fait, Gary retraduit le livre et se demande s’il ne pourrait pas aller plus loin encore qu’avec John Markham Beach. Gary traducteur sera donc cette fois une femme : Françoise Lovat. Deux faux noms, un changement de genre, un changement de langue et une traduction : cela fait beaucoup pour un seul homme. Gary assume tous les rôles. » (Maxime Decout, « Des faux papiers en règle », Raison présente, n° 208, 103-114). Rare premier tirage, sans la vignette présentant le visage de Romain Gary. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR250.00 (€250.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 30008

(1964)

‎The Roots of Heaven.‎

‎ Deuxième édition américaine, en partie originale. Traduction de Jonathan Griffin. Préface inédite de Romain Gary. New York, Time Inc., 1964. 1 vol. (135 x 205 mm) de xvii, 375 p. et (1) f. Broché, couverture illustrée. Deuxième édition américaine, en partie originale. Traduction de Jonathan Griffin. Préface inédite de Romain Gary. ‎


‎Six ans après sa publication, Romain Gary ressent le besoin d’ajouter une préface à son livre. Elle est d’importance, deux ans avant la « Lettre à l’éléphant », publiée dans le Figaro littéraire de mars 1968. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR100.00 (€100.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 29991

(1970)

‎Chien blanc.‎

‎ Première édition club, pour la collection « Soleil », conjointement à l'originale. Paris, Gallimard, collection « Soleil », (1er trimestre) 1970. 1 vol. (140 x 200 mm) de 253 p. et [1] f. Cartonnage éditeur. Première édition club, pour la collection « Soleil ». Un des 3100 exemplaires (dont 100 hors commerce) imprimés sur bouffant alfa Calypso (n° 382). Elle est publiée conjointement à l'édition originale, mise dans le commerce en avril 1970.‎


‎Septième titre publié de Romain Gary dans cette collection, dans laquelle il publiera 12 autres titres. Les titres de la « Collection soleil » sont édités sous des reliures pleine toile de différentes teintes (rose, jaune, orange, bleu, vert...), relié dans une maquette de Massin. La collection reprend des livres du fonds, mais aussi des nouveautés tout juste parues. Elle a été créée en 1957, afin de concurrencer le Club du meilleur livre (société filiale de Gallimard et Hachette) : Claude Gallimard était hostile à l'idée qu'Hachette bénéficie de l'exploitation de son fonds en librairie sous forme de livres reliés. Le tirage est limité à quelques milliers d'exemplaires, avec cet argument publicitaire au lancement : « Le soleil, dit Fontenelle, est l'orgueil des planètes. Les livres de la collection Soleil, tous au format in-8°, seront l'orgueil de votre bibliothèque. » Treize titres de Romain Gary auront l'honneur d'y figurer : Lady L., La Promesse de l'aube, Les Mangeurs d'étoiles, La Danse de Gengis Cohn, La Tête coupable, Adieu Gary Cooper, Chien blanc, Europa, Les Enchanteurs, Au-delà de cette limite..., Clair de femme, Charge d'âme et Les Clowns lyriques. Il n'est pas dépassé que par Simone de Beauvoir (14 titres), Jean Giono (16) et Henry de Montherlant (22 !). ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR100.00 (€100.00 )

‎GARY (Romain)‎

Reference : 29953

(1970)

‎Chien blanc.‎

‎ L'originale en premier tirage avec sa jaquette Paris, Gallimard, (9 mars) 1970. 1 vol. (140 x 205 mm) de 253 p. et [1] f. Broché, sous jaquette illustrée. Édition originale et premier tirage. ‎


‎A Beverly Hills où il avait rejoint sa femme, Jean Seberg, Romain Gary rencontrait un chien-loup dressé, dressé contre les Noirs. Nous sommes en 1968, l'Amérique vit les heures sombres de la ségrégation, et Gary écrit un chef-d'oeuvre. « Je suis en train de me dire que le problème noir aux Etats-Unis pose une question qui le rend pratiquement insoluble : celle de la Bêtise. Il a ses racines dans les profondeurs de la plus grande puissance spirituelle de tous les temps, qui est la Connerie. ». Chien Blanc donne de multiples illustrations de cette connerie, vécue et parfois inversée puisque, dans la trame centrale du texte, Keys, le dresseur noir, fait tout son possible pour que « Chien Blanc devienne Chien Noir », dans une froide vengeance qui lui fait utiliser les mêmes méthodes pour opprimer à son tour les blancs. Par-delà la fable, c'est de l'Amérique en proie aux démons du racisme endémique, et du problème des minorités que Gary veut parler, à une époque où l'engagement de Jean Seberg donna l'occasion à Gary de fréquenter intensément les milieux libéraux de Hollywood qui se mobilisaient en faveur des noirs, se montrant très ironique à leur égard. L'ouvrage a été brillamment adapté à l'écran par Samuel Fuller. Bel exemplaire du premier tirage, sous sa rare jaquette. ‎

Librairie Walden - Orléans
Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR120.00 (€120.00 )
1 2 3 4 ... 13 Next Exact page number ? OK
Get it on Google Play Get it on AppStore
Search - gary romain
The item was added to your cart
You have just added :

-

There are/is 0 item(s) in your cart.
Total : €0.00
(without shipping fees)
What can I do with a user account ?

What can I do with a user account ?

  • All your searches are memorised in your history which allows you to find and redo anterior searches.
  • You may manage a list of your favourite, regular searches.
  • Your preferences (language, search parameters, etc.) are memorised.
  • You may send your search results on your e-mail address without having to fill in each time you need it.
  • Get in touch with booksellers, order books and see previous orders.
  • Publish Events related to books.

And much more that you will discover browsing Livre Rare Book !