Le Bailly - Bornemann 18,5 x 28,5 Paris 1900 Grand in-8, s.d. (circa 1900], reliure demi-vélin ivoire de l'époque, dos lisse, titre noir, blason de la famille d'Avezac de Castéra gravé en noir en tête, plats marbrés, 97 pp. Couverture conservée. Dédiée à mon ami Vincent d'Indy. Psyché, dont l'argument est tiré des métamorphoses d'Apulée, a été jouée le 10 mars 1888 au concert de la Société nationale de musique, salle Érard à Paris, sous la direction de César Franck lui-même. Le compositeur René de Castéra (1873-1955), élève de Vincent d'Indy, d'une famille landaise (d'Avezac de Castéra), a été un membre très actif de la Schola Cantorum co-fondée par Charles Bordes et Vincent d'Indy en 1894-95. Reliure agréable, couverture conservée un peu tachée, papier jauni. Bon exemplaire.(BeauB45) PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST
César Franck (1822-1890), compositeur, organiste. L.A.S., 15 août 1881, 4p in-8. A son élève Marguerite Habert : « Chère petite amie, Votre bonne lettre m'a fait bien plaisir, je vois que vous pensez quelque fois à votre professeur et ami. Moi, de mon côté, je pense souvent à ma petite Marguerite que j'aime beaucoup, ce qu'elle sait bien du reste. Vous avez du être favorisés par le temps pour faire vos jolies promenades, qui vous firent beaucoup de bien, et vous nous reviendrez plus fraiche et mieux portante encore. Nous sommes très agréablement installés à Quincy, mais je n'ai pas fait de promenades. Je me suis de nouveau attelé à mon opéra, il me semble que cela va bien. A votre retour, je trouverai bien moyen de vous faire entendre ce que j'aurai fait parce que je suis que cela vous fera plaisir. Ma vie est assez bien réglée. Je vais à Paris deux fois la semaine pour mon église, le dimanche et le jeudi ; il me reste alors trois jours de suite entre le dimanche et le jeudi et deux à la fin de la semaine, pendant lesquels je peux abattre beaucoup de besogne (quand je trouve). Je compte aussi faire quelques promenades. Le pays est très joli et nous somme à moitié chemin de Fontainebleau et j'irai certainement faire une ou deux excursions dans la forêt. Je ne crois pas aller vous voir à Montfort, cela me privera, mais je crois véritablement que cela me sera très difficile. Je vous écris aujourd'hui, jour de l'Assomption entre ma messe et mes vêpres, dont voici l'heure qui approche, je suis forcé de vous quitter chère petite amie et vous serre les mains avec toute l'affection que vous savez. Votre vieil ami, César Franck. Villa Poyé, à Combs-la-Ville-Quincy (Seine-et-Oise) ». L'opéra auquel il fait ici allusion est Hulda. Cette oeuvre ne fut créée qu'après la mort de son auteur, en 1894. Lettre répertoriée sous le n°101 dans la Correspondance réunie, annotée et présentée par Joël-Marie Fauquet (Mardaga, 1999, p.125-126). Elle faisait alors partie de la collection d'Eric Van Lauwe. Elle avait été publiée par Julien Tiersot dans son article « Lettres inédites de César Franck » le 9 décembre 1922 (Revue hebdomadaire, p.138). Peu commun, belle lettre. [354]
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