Augsbourg Johann Christian Leopold. vers 1720? 1 Une gravure sur cuivre de 301x207 mm.; représentant, au lointain, la ville d'Augsbourg.
Gravure toute marge; aucun accroc ni déchirure. Légèrement brunie en partie haute. La gravure est numérotée N°58. Sans doute d'un travail sur les villes d'Europe. Johann Christian Leopold (1699-1755), graveur éditeur à Augsbourg possédait un atelier modeste; il y effectuait des tirages de quantité restreinte. Ses gravures sont maintenant d'une grande rareté.
Tirage de tête chez Fata Morgana. Fata Morgana, [imp. Monti à Cognac], (13 février) 1992. 1 vol. (125 x 220) de 67 et (5) pp. Broché. Édition originale. Un des 40 premiers exemplaires sur pur fil (n° 2).
C'est chez Fata Morgana que Christian Bobin publie ses premières brochures : Souveraineté du vide (1985), L'Homme du désastre (1986), Lettres d'or (1987), avant que Gallimard publie La Part manquante (1989) et les succès de librairie d'Une petite robe de fête (1991) et du Très-Bas (1992) qui imposeront son oeuvre auprès du public. Épistolier plutôt que romancier par sa manière d'écrire des fragments sertis de confidences et d'aphorismes, Christian Bobin, qui conçoit son écriture comme « un travail de guérison [...] de la vie souffrante, de la vie mise à mal par les conditions modernes », cherche, en ascète chrétien, à chercher à « exprimer au mieux des choses ressenties obscurément, [...] à la recherche de la plus grande simplicité et transmettre une émotion qui [lui] est venue, [à] faire en sorte que cette émotion soit contagieuse ».
Tirage en grand papier. Paris, Gallimard, (17 janvier) 2014. 1 vol. (125 x 200 mm) de 121 p., 1 et [6] f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 50 premiers exemplaires sur vélin Rivoli (n° 38), seul papier.
C'est chez Fata Morgana que Christian Bobin publie ses premières brochures : Souveraineté du vide (1985), L'Homme du désastre (1986), Lettres d'or (1987), avant que Gallimard publie La Part manquante (1989) et les succès de librairie d'Une petite robe de fête (1991) et du Très-Bas (1992) qui imposeront son oeuvre auprès du public. Épistolier plutôt que romancier par sa manière d'écrire des fragments sertis de confidences et d'aphorismes, Christian Bobin, qui concevait son écriture comme « un travail de guérison [...] de la vie souffrante, de la vie mise à mal par les conditions modernes », cherche, en ascète chrétien, à « exprimer au mieux des choses ressenties obscurément, [...] à la recherche de la plus grande simplicité » ; à « transmettre une émotion qui [lui] est venue, [à] faire en sorte que cette émotion soit contagieuse ». Il a reçu le Prix d'Académie 2016 pour l'ensemble de son oeuvre.
Tirage en grand papier du dernier Bobin publié de son vivant. Paris, Gallimard, (septembre) 2022. 1 vol. (125 x 200 mm) de 77 p. et [5] f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 60 premiers exemplaires sur vélin Rivoli (n° 48).
Après trois ans de silence, Christian Bobin livrait à l'automne 2022 un dernier bouquet, un "Muguet rouge", qui s'ouvre et se referme sur deux transcriptions de rêves, entourant des réflexions sur le monde dont il sentait la déshumanisation. Dans l'interview qu'il donna à l'époque à la sortie de son livre, il confia la longue mise en oeuvre de ce texte, qui devait être le dernier avant sa soudaine disparition un mois plus tard : « C'est bien parfois de faire une fois ce qu'on ne fait jamais. Mon excuse, si il est en besoin, c'est que j'ai voulu du temps, celui de laisser le monde venir par la fenêtre, de laisser un peu d'éternel entrer dans la maison, assister au combat entre le monde et l'éternel, et d'assister à la défaite du temps. Et pour bien le comprendre, bien l'entendre, il faut du temps (...). Malgré les apparences, c'est un livre fragmentaire mais précis, cousu de vision, de part en part. Mon propos était de parler du monde mais pas comme on le fait d'ordinaire. Le pont du Titanic grince sous nos pieds et le raclement de l'iceberg continue de résonner dans nos oreilles, un tout petit peu alertées ; j'ai voulu faire entendre ce grincement de l'iceberg, démontrer comment nous étions et sommes encore tous sur un pont qui n'est plus vraiment horizontal. Internet, les smartphones, toutes ces choses là, je les laisse à la porte et j'ai voulu allé voir ce qu'il était derrière les apparences. J'ai essayé de voir un tout petit peu plus loin que d'habitude. Reculer ma chaise pour mieux voir, voilà ce qui m'a pris trois années […]. Il ne s'agit pas d'un réquisitoire. Je ne suis pas porteur d'apocalypse. L'état de crise est un état naturel du monde. Les gens qui s'entre-tuent à la Saint-Barthélémy ou même encore les gens dans les tranchées lors de la première guerre mondiale, ils restaient - terriblement - humains. Ici, on assiste pour la première fois à la décoloration, à l'affadissement, à l'effondrement de l'humain. […] Aujourd'hui, avec des esclaves d'un nouveau genre, nous avons inventé des choses qui répondent atrocement bien à notre avidité de rapidité, de vitesse, de transparence, vous savez cette transparence des salles de bains, des salles d'autopsie, ces carrelages blancs. C'est la maladie déclarée du progrès. Il s'agit d'un état des lieux. Je ne suis pas inquisiteur. Je suis quelqu'un qui regarde et amène ses yeux sur la page. Après, on en fait ce qu'on veut » (in Entretien avec Christian Bobin, 6 octobre 2022, RTS, Qwertz).
Véritables créations littéraires, dans un style très personnel, ces contes sont remarquables par leur ironie et l’absence des morales traditionnelles. Copenhague, Bianco & Schneider for C.A. Reitzel, 1842-1844-1837.3 parties en 1 volume in-16 de : VIII pp. avec le titre général, la table générale et la préface (« Til de aeldre Laesere »), (2) ff., 61 pp., (1) f. de table, pp. 3 à 76 (sans le faux titre de cette partie), (1) f., 60 pp. et (1) f. Relié en chagrin rouge, dos lisse. Quelques feuillets roussis.126 x 77 mm.
L’un des rares exemplaires du recueil réunissant pour la premiere fois 9 des principaux contes d’Andersen.Le premier opuscule regroupe 4 contes en second tirage (1842) : « Fyrtoiet »(Le Briquet), « Lille Claus og store Claus » (Grand Claus et petit Claus), « Prindsessen paa Aerten » (La Princesse au petit pois) et « Den lille Idas Blomster » (Les fleurs de la petite Ida).La seconde partie présente 3 contes également dans le deuxième tirage (1844) : « Tommelise » (La petite Poucette), « Den uartige Dreng » (Le vilain garçon) et « Reisekammeraten » (Le compagnon de route). Le troisième recueil comporte l’édition originale de deux des contes les plus celebres d’Andersen : « La petite sirène » et « Les habits neufs de l’empereur » (« Den lille Havfrue » et « Kejserens nye Klaeder »). Les premiers contes d’Andersen furent seulement publiés à 200 exemplaires, ce qui explique leur grande rareté sur le marché. Les quelques exemplaires qui sont parvenus jusqu’à nous présentent presque tous une compilation des différents tirages de ces contes ; d’autre part, ils sont rarement complets de tous les feuillets de titre, de faux titre et de table.Le collectionneur Jean Hersholt écrivait d’ailleurs en 1954 que « no copy with all its title-pages and tables of contents has ever been offered for sale by any dealer or at any auction sale”. « The tales of Hans Christian Andersen are unique. Unlike Perrault’s and Grimm’s, his stories were original inventions […] The “Eventyr” are fairy tales of supernatural creatures and fantastic happenings. […] Over and above their intrinsic merit Andersen’s stories signalized a new and fundamentally different approach to the writing of books for children. Mawkishness, didacticism, and moral proselytizing were totally abjured and he was the harbinger of a new era in this genre” (Printing and the Mind of Man, n°299). Hans Christian Andersen (1805-1875) est un écrivain danois qui, grâce à ses nouvelles et à ses Contes, incarne le génie populaire nordique. C’est à trente ans, après le traditionnel voyage en Italie que se doit d’accomplir tout jeune écrivain romantique, qu’il publie un court recueil de « Contes pour les enfants » (Eventyr fortalte for Born). D'autres parties, complétant le premier volume, apparurent en 1837.Après un départ hésitant, le succès fut foudroyant et, en quelques années, le petit vagabond d’Odense allait devenir l’un des écrivains les plus fêtés du monde. Véritables créations littéraires, dans un style très personnel, ces contes sont remarquables par leur ironie et l’absence des morales traditionnelles. Bon exemplaire de ce recueil rare et recherché qui comporte la première impression de deux des contes les plus importants d’Andersen : « La petite sirène » et « Les habits neufs de l’empereur ».
Tirage de tête et envoi signé Paris, Minuit, (1er mars) 2002. 1 vol. (140 x 185 mm) de 159 p. Broché, non coupé. Edition originale. Un des 52 premiers exemplaires sur vergé de Vizille (n° 20). Envoi signé : « Pour Arlette et Maurice Alteirac, en leur souhaitant un bon voyage. Bien cordialement, Christian Oster».
Reliure toile de l'éditeur sous jaquette, 29X22 cm, 2007, 311 pages, nombreuses photos en couleurs, itinéraires romans, éditions Faton. Très bon état.
Montpellier, Fata Morgana, (13 février) 1992. 1 vol. (215 x 250 mm) de 16 p. et [3] f. Papier à encadrement de box, dos lisse, titre à l'oeser, jaquette de plexiglas souple, étui (reliure signée de Claude Honnelaître). Édition originale. Un des 30 premiers exemplaires sur Rives. 5 photographies évocatrices et suggestives de Julie Ganzin, tirées par la photographe en noir. Double envoi signé à Henri Clarac, par l'auteur et l'artiste.
Ce livre est le deuxième illustré par la photographe, après La Mandragore en 1991, sur un texte de Michel-Ange Serreti. Ce titre sera repris deux ans plus tard par Edouard Boubat, le photographe et ami de l'écrivain, pour un de ses derniers livres en hommage à Lella, sa muse. Christian Bobin, amateur de photographies, a souvent mis en couverture de ses livres des images de Boubat (La Part manquante, La Petite Robe de fête) et lui a même consacré un très beau livre : Donne-moi quelque chose qui ne meure pas. Très bel exemplaire, délicatement établi par Claude Honnelaître.
Tirage en grand papier Paris, Gallimard, (janvier) 2024. 1 vol. (125 x 200 mm) de 127 p. et [8] f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 60 premiers exemplaires sur vélin Rivoli (n° 12).
Ce livre est le dernier de Christian Bobin, dont il aura rédigé les dernières lignes sur son lit d'hôpital, après l'avoir commencé au Creusot, chez lui, en juillet 2022. Véritable texte testamentaire, « un recueil à la fois modeste, déchirant et joyeux, jamais mièvre. Un petit livre bien dans sa manière, succession de fragments qui tiennent à la fois du journal de bord et de la prose poétique. Pas un cliché, pas une ligne qu'aurait pu générer une intelligence artificielle. « L'écriture est un linge frais tendu sur un fil d'encre», invente-t-il, par exemple, dans les premières pages. En bref, un miraculeux condensé posthume de Bobin » (Denis Cosnard, Le Monde des livres, février 2024). « Trouvez-moi quelque chose de plus beau que l'écriture, bande de chiens ! » Il aurait pu y ajouter la lecture, celle qu'il convoque lui-même à la fin du Murmure : « Il faut entrer dans un poème quand le poète est mort. Sinon, cela fait trop de bruit, comme d'éclairer soudain le poulailler. »
Paris, Minuit, (22 novembre) 2000. 1 vol. (145 x 195 mm) de 237 p. et [1] f. Broché. Edition originale. Un des 52 premiers exemplaires sur vergé (n° 32). Envoi signé : "Pour Arlette et Maurice Alteirac, en espérant qu'ils seront satisfaits des services de ma [femme de ménage]. Bien cordialement, Christian Oster."
Broché, 23X14 cm, 2010, 348 pages, illustrations en couleurs, le grand livre du mois. Très bon état.
Broché couverture à rabats, 21X13 cm, 2006, 217 pages, éditions Tallandier. Envoi de l'auteur, très bon état.
Cartonnage de l'éditeur, 17X20 cm, 1972, 127 pages, photos en noir (héliogravures) et en couleurs contre-collées, illustrations en noir et en couleurs, collection les métiers d'art, les éditions de bonvent. Bon exemplaire.
Broché, 24X15 cm, 2024, 358 pages, XO éditions. Très bon état.
Cartonnage de l'éditeur sous jaquette, 28X21 cm, sans date, 96 pages, photos en couleurs, éditions Ch. Massin. Petit accroc au dos de la jaquette, bon exemplaire.
Broché, 23X16 cm, 2003, 128 pages, nombreuses photos en noir légendées, collection mémoire en images, éditions Alan Sutton. Très bon état.
Broché, 21X14 cm, 2006, 394 pages, presses universitaires de Franche-Comté. Très bon état.
Broché, 24X23 cm, 1980, 110 pages, nombreuses photos en noir, collection témoins de la vie paysanne, éditions Garnier. Bon état.
Précieux exemplaire sur papier vélin, très grand de marges car non rogné, conservé dans son cartonnage d’origine. Stuttgart, Paris, imprimerie et librairie de Firmin Didot, 1822-1827. In-plano de viii pp., 20 pp., 13 ff. d’explication des planches, 64 planches numérotées à pleine page dont 5 en couleurs, 29 pp. de texte, 14 planches à pleine page. Cartonnage vert d’éditeur, dos lisse avec une pièce de titre en maroquin rouge, non rogné. Reliure de l’époque. 710 x 517 mm.
Première et unique édition de cet « ouvrage de référence sur l’art, la culture et l’architecture antiques de la vallée du Nil » selon le catalogue du Royal Institute of British Architects. Graesse, Trésor de livres rares, 34 ; Blackmer 656 (avec 4 planches en couleurs seulement). Cet ouvrage aux dimensions impressionnantes, proposant « le relevé le plus complet de son temps des antiquités nubiennes », parut en treize livraisons entre 1822 et 1827. « Ce bel ouvrage a été publié en 13 livrais., dont la dernière est double : chaque livrais. coûtait 18 fr. – Pap. vél. 36 fr. » (Brunet, II, 1501). « The standard work on the ancient art, culture and architecture of the Nile Valley, and the most complete pictorial record of Nubian antiquities of its day'; 'most of the engravers whose work is seen here also worked on Description de l'Egypte, to which the present work was intended to be an informal adjunct” (RIBA 1180). « Le principal mérite de cet ouvrage - la suite de la ‘Description de l’Egypte’ – c’est d’être le complément nécessaire de toutes les études sur les anciens habitants de la vallée du Nil ; le second, c’est d’indiquer, avec une précision toute nouvelle, le lien qui unit les évolutions du goût en architecture et la marche de la civilisation chez un peuple ; joignez à cela la reproduction de dessins fidèles, accompagnés d’un texte rédigé par deux grands érudits, Letronne et Niebuhr. Né à Cologne le 14 juin 1790, Francisque-Christian Gau vint à Paris en 1809, pour y étudier l’architecture. Ses maîtres furent Debret et Lebas. En 1817, il saisit l’occasion qui lui était offerte d’aller en Egypte, et, grâce à la protection d’un médecin allemand et de notre consul Drovetti, il trouva moyen de pénétrer en Nubie ; là, il put mettre à exécution le projet, conçu depuis longtemps, de donner une continuation aux travaux archéologiques de la commission d’Egypte, en dessinant les monuments qui bordent le Nil au-dessus de la seconde cataracte. De retour en France, et après avoir terminé les deux derniers volumes du grand ouvrage de Mazois sur Pompéi, il abandonna la théorie et l’histoire pour la pratique, et, s’étant fait naturaliser, il obtint de la ville de Paris d’importants travaux,. Nous ne citerons que l’église Sainte-Clotilde, dans le faubourg Saint-Germain... Gau est mort à Paris en 1853. » (Vinet, 215). « Prix de la livraison : 16 fr. papier fin, et 36 fr. papier vélin. L’existence de monumens égyptiens dans la Nubie était connue depuis longtemps : quelques relations de voyages, principalement celle de Norden, n’avaient laissé aucun doute à cet égard. Lors de l’expédition d’Egypte, des circonstances impérieuses empêchèrent les savans français de s’avancer au-delà de Philé, et de compléter ainsi leur belle et inestimable collection des monumens égyptiens, en fournissant des moyens précieux de comparaison entre ceux de l’Egypte et ceux de la Nubie. Depuis, quelques voyageurs se sont avancés plus ou moins dans la vallée supérieure du Nil ; mais ils se sont contentés de décrire les monumens sans les reproduire par le dessin ; or, un monument qui n’est que décrit est connu bien imparfaitement... M. Gau, architecte habile, élève de l’école française, plein d’ardeur et de courage, conçut le projet de remplir l’importante lacune que la commission d’Egypte avait été contrainte de laisser dans son travail. Après s’être bien familiarisé, par l’étude des monumens de la haute Egypte, avec le caractère de l’architecture égyptienne, il remonta le Nil jusqu’à la seconde cataracte ; et c’est en descendant ce fleuve qu’il dessina et mesura vingt-un monumens du plus haut intérêt. Les trois premières livraisons de cet ouvrage ont paru, et justifient pleinement l’opinion qu’en avaient conçue tous ceux auxquels M. Gau avait montré ses beaux dessins, faits avec un choix, un goût remarquables, touchés avec une finesse singulière, et, par-dessus tout, offrant ce caractère de naïveté qui garantit une fidélité parfaite. Il était facile de voir que l’auteur, habitué à rendre exactement ce qu’il a sous les yeux, n’avait point mis des formes de convention à la place de celles des figures originales. Sous son crayon, les sculptures égyptiennes ne ressemblaient point à des sculptures grecques ; c’étaient bien là ces profils, souvent hardis, presque toujours incorrects, cette roideur, cette uniformité constante, cette absence totale de formes justes et gracieuses, caractères auxquels on reconnait sur-le-champ les découpures monotones qu’on appelle ‘bas-reliefs égyptiens’. La perfection des dessins de M. Gau a passé dans les gravures que contiennent les trois premières livraisons de son ouvrage ; les artistes distingués auxquels il en a confié l’exécution, ont répondu à son attente. Les planches ombrées sont d’un effet harmonieux ; le burin en est ferme et sûr : les vues pittoresques, si bien choisies par M. Gau, sont rendues avec goût et esprit ; et les dessins d’architecture et de sculpture offrent une précision et un fini qu’on ne saurait trop louer. Voilà pour la partie matérielle ; si le reste de l’ouvrage se continue comme il est commencé, ce sera un des mieux exécutés qui existent en ce genre... M. Gau a pris Philé pour point de départ, et il remonte le Nil du nord au sud ; ainsi les derniers dessins de son ouvrage seront des vues de la seconde cataracte... Le texte de cet ouvrage sera en grande partie rédigé par M. Niebuhr, qui doit donner l’explication des inscriptions nombreuses que M. Gau a recueillies dans son voyage. L’échantillon que ce savant distingué a donné de son travail dans ses ‘Inscriptions nubienses’, fait désirer vivement d’en voir la totalité. D’après un prospectus récemment publié, M. Gau annonce qu’il développera dans son texte plusieurs propositions importantes pour l’histoire de la philosophie des arts ; il croit pouvoir établir que toute l’architecture d’Egypte a ses types dans les monumens de la Nubie, depuis les premières ébauches grossièrement taillées dans le roc, jusqu’aux derniers édifices construits sous les Ptolémées... M. Gau annonce son ouvrage comme ‘pouvant faire suite’ à la grande description de l’Egypte : nous ne craignons pas d’affirmer qu’il en est une ‘suite indispensable’. Sans prétendre établir aucun parallèle entre deux ouvrages, dont l’un a été publié avec tous les moyens et toute la magnificence qu’un gouvernement seul pouvait déployer, l’autre entrepris par un seul homme, et avec les simples ressources de particuliers amis des arts, nous pouvons assurer que celui de M. Gau, parfaitement bien conçu, disposé dans des proportions plus petites et commodes, réduit aux objets essentiels et d’un intérêt véritable, présente, avec plus d’unité dans le plan, une exécution non moins parfaite et jusqu’ici beaucoup plus égale ». (Letronne, Journal des Savans, Janvier 1822, pp. 285 à 293). Le présent ouvrage renferme 64 planches à pleine page montrant plus de 180 vues, plans, coupes, élévations, détails architecturaux, dont 5 coloriées, ainsi que 14 planches d'inscriptions accompagnées d'une étude épigraphique de Niebuhr complétée par Letronne, et 13 belles vignettes placées en tête de l'explication des planches, dont 2 en couleurs. La plupart des artistes qui gravèrent ces dessins, réputés très fideles, participèrent également à l'illustration de la Description de l'Egypte, dont le présent volume constitue une suite officieuse. Précieux exemplaire sur papier vélin, très grand de marges car non rogné, conservé dans son cartonnage d’origine.
Cartonnage de l'éditeur sous jaquette, 32X27 cm, 2000, 480 pages, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, éditions Konemann. Très bon état.
Broché sous jaquette, 20X14 cm, 2015, 404 pages, collection du monde entier, éditions nrf Gallimard. Très bon état.
Broché, 21X13 cm, 2016, 399 pages, éditions Puf. Très bon état.
Broché, 19X14 cm, 2000, 159 pages, collection portraits d'éducateurs, éditions Hachette. Très bon état.
Broché, 22X14 cm, 1998, 557 pages, éditions Albin Michel. Légère marque de pliure au second plat, bon exemplaire.
Broché, 22X14 cm, 1997, 238 pages, éditions Albin Michel. Couverture un peu défraichie sans gravité, bon état.