1948 1948 Paris, Julliard 1948 1 In 16 Broché 237[pp] Pages non découpées.
Bon Etat. Frais de port inclus vers France métropole au tarif normal, délai d'acheminement sous 72h, pour les commandes > à 80 euros et poids < 1kg. Disponibilité sous réserve de vente en Boutique. Frais de port inclus vers France métropole au tarif normal, délai d'acheminement sous 72h, pour les commandes > à 80 euros et poids < 1kg. Disponibilité sous réserve de vente en Boutique. Disponibilité sous réserve de vente en boutique, prix valable frais de port inclus pour commande > 90 € et poids < 1 Kg
Paris, Crépin-Leblond, 1966 ; in-4. 254 pp. Cartonnage d'éditeur, dos de toile verte couverture illustrée. Nombreuses photographies in-texte en noir. Parfait état.
Cet ouvrage publié 4 ans après la mort de Jacques Chevalier, constitue la réédition en un volume des principaux textes que l'auteur avait publiés sur Tronçais, entre 1912 et 1950. La préface est signée de Camille Gagnon, et les photgraphies de Jean Gosset (un des gendres de Chevalier).
A Genève, chez Barillot & Fils, 1750. 2 parties en 1 volume in-12 de (2)-XVI-264 pp. ; (2)-286 pp., veau blond, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale.Fable où l'imagination populaire se mêle aux récits de voyage : le Monde de Mercure nous est révélé par un manuscrit arabe que traduit le narrateur, fruit des observations faites au « microscope philosophique », téléscope inventé par un Rosecroix. Les hommes peuvent échapper à la mort, à l'âge, au sommeil, règlent eux-mêmes leur circulation de sang, tandis que les animaux domestiques sont chargés des travaux et que la nature fournit elle-même les subsistances des habitants.« Le Chevalier de Béthune peuple la planète Mercure de chérubins libertins qui communiquent avec les animaux, jouent à des loteries magiques et ont des contrats de mariage courts et renouvelables. Cependant, derrière cette façade désinvolte, il y a beaucoup à apprendre du modèle mercurien. En plaçant son utopie hors du monde, Béthune échappe aux contraintes des préjugés culturels pour imaginer une société politiquement, technologiquement et moralement avancée. Les Mercuriens doivent d'abord leur bonheur à la nature de leur monde, qui leur permet d'embrasser les dons inestimables de variété et de changement de l'univers infini; et deuxièmement, à leur souverain, le Roi Soleil. Il ne s'agit pas du roi Louis XIV de la Terre, mais d'un être qui descend littéralement du soleil pour protéger son droit à la poursuite du plaisir. Cet essai s'interrogera sur certaines des façons dont l'utopie frivole de Béthune, comme celles de Lucien de Samosate, François Rabelais et Savinien de Cyrano de Bergerac avant elle, allie ludique et utilité en décrivant un « monde meilleur » basé sur deux critères. : l'acceptation d'une variété infinie comme essentielle au bonheur humain, et un ordre social qui favorise et tempère à la fois la recherche du plaisir » (Erika Mandarino). La Constitution de Mercure imaginée par le chevalier de Béthune, modèle de libéralisme, prépare les systèmes de Rousseau et Fourier.Frontispice gravé, vignette au tome I répétée au tome II, non signés. L'ouvrage fut réédité dans le tome XVI des Voyages imaginaires en 1787. Très bon exemplaire, pièce de tomaison frottée.Fortunati-Trousson, Dictionary of literary utopias, p. 522 ; Versins, p. 111 ; Hartig et Soboul, p. 51.
A Amsterdam, , 1774-1775. 13 vol. in-8, veau marbré, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Oeuvres du célèbre chevalier d'Éon où se trouvent réunis ses très nombreux travaux de politique qui témoignent d’un esprit observateur.D'une famille de juristes, avocat au Parlement, Charles de Beaumont, reçut du prince de Conti une mission à la cour de Russie en 1755 ; agent secret du roi, il est « lectrice » de la Tsarine Élisabeth sous un déguisement féminin. Entré dans la carrière des armes en 1761, il devint secrétaire d’ambassade en 1762, puis ministre plénipotentiaire, avant de recevoir de Louis XV la croix de Saint Louis. Éon révéla que le ministre protestant Gibert « trafiquait » par Rouen et Dieppe l’envoi de protestants dans les colonies anglaises ; des menées hostiles et des médisances, ainsi que les discussions auxquelles on se livra sur son sexe, le contraignirent à revenir en France. Vergennes et Maurepas l’obligèrent à paraître dans le monde sous l’aspect de la « chevalière d’Éon ». I. Tableau historique & politique de la république de Pologne. Recherches historiques sur la province d'Alsace. II. Recherches sur les Royaumes de Naples & de Sicile. III. Abrégé Chronologique de l'Histoire sacrée, Ecclésiastique, & des Papes. IV. Pensées, Recherches, Observations sur le Commerce & la Navigation ... Remarques importante sur le Célibats, examen de la Banque de Law. V. Recherches sur la Russie, sur les Loix, le commerce, monnoie... Traité de commerce entre la Russie & la Grande Bretagne. VI. Histoire impartiale d'Eudoxie Foederowna ; ordonnance de PierreI. Observation sur les revus & les dépences de la République de Gênes... De l'sle de Corse... VII. Observations sur le Royaume d'Angleterre : douanes, finances, population, Compagnies de commerce. VIII. Possessions de l'Angleterre dans l'Amérique : Nouvelle Angleterre, Nouvelle Yorck, Pensilvanie, Géorgie, Virginie, Maryland. - Le Canada. - Plantations et commerce de ces colonies. IX. Régie des bleds en France. Mendians et enfans trouvés. Gabelles, aides, taille. X. Détails général des finances de France. Impôts du clergé. XI. Origine et progrès de la taille en France. XII. Détail générale de toutes les parties des finances du Royaume... Mémoires sur le Domaine d'Occident... Situation des François dans l'Inde avant 1763. XIII. Table générale des Matières.Bel exemplaire. Kress, 4765 ; INED, 1735 ; Stourm, 122, 140.
A Genève, chez Barillot & Fils, 1750. 2 parties en 1 volume in-12 de (2)-XVI-264 pp. ; (2)-286 pp., veau blond glacé, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale fort rare.Fable où l'imagination populaire se mêle aux récits de voyage : le Monde de Mercure nous est révélé par un manuscrit arabe que traduit le narrateur, fruit des observations faites au « microscope philosophique », téléscope inventé par un Rosecroix. Les hommes peuvent échapper à la mort, à l'âge, au sommeil, règlent eux-mêmes leur circulation de sang, tandis que les animaux domestiques sont chargés des travaux et que la nature fournit elle-même les subsistances des habitants.« Le Chevalier de Béthune peuple la planète Mercure de chérubins libertins qui communiquent avec les animaux, jouent à des loteries magiques et ont des contrats de mariage courts et renouvelables. Cependant, derrière cette façade désinvolte, il y a beaucoup à apprendre du modèle mercurien. En plaçant son utopie hors du monde, Béthune échappe aux contraintes des préjugés culturels pour imaginer une société politiquement, technologiquement et moralement avancée. Les Mercuriens doivent d'abord leur bonheur à la nature de leur monde, qui leur permet d'embrasser les dons inestimables de variété et de changement de l'univers infini; et deuxièmement, à leur souverain, le Roi Soleil. Il ne s'agit pas du roi Louis XIV de la Terre, mais d'un être qui descend littéralement du soleil pour protéger son droit à la poursuite du plaisir. Cet essai s'interrogera sur certaines des façons dont l'utopie frivole de Béthune, comme celles de Lucien de Samosate, François Rabelais et Savinien de Cyrano de Bergerac avant elle, allie ludique et utilité en décrivant un « monde meilleur » basé sur deux critères. : l'acceptation d'une variété infinie comme essentielle au bonheur humain, et un ordre social qui favorise et tempère à la fois la recherche du plaisir » (Erika Mandarino). La Constitution de Mercure imaginée par le chevalier de Béthune, modèle de libéralisme, prépare les systèmes de Rousseau et Fourier.Frontispice gravé, vignette au tome I répétée au tome II, non signés. L'ouvrage fut réédité dans le tome XVI des Voyages imaginaires en 1787. Bel exemplaire.Fortunati-Trousson, Dictionary of literary utopias, p. 522 ; Versins, p. 111 ; Hartig et Soboul, p. 51.
Paris, Dentu, 1802. 3 vol. in-8 de XVIII-303 pp. ; (4)-332 pp. ; (4)-315-(1)-16 pp. (catalogue de l'éditeur), demi-basane verte, dos lisse orné, titre et tomaison frappé or ; 1 atlas in-folio de (2)-14 pp. 37 gravures, demi-basane mouchetée à coins, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin vert (reliure de l'époque).
Troisième édition revue, corrigée et considérablement augmentée. Édition la plus recherchée de cette relation de voyage de l'aveu même de l'auteur : « Dans les éditions précédentes, je passais rapidement de Venise à la côte d’Asie et je me bornais au simple tableau de la plaine de Troie. Celle-ci contiendra des observations sur des contrées que j’ai parcourues pour m’y rendre. Je décris, dans le premier volume, les principales îles du golfe Adriatique, la ville et les environs d’Athènes, et quelques îles de la mer Egée. On trouvera dans le second, la description de la plaine de Troye, augmentée des découvertes de plusieurs voyageurs qui ont visité après moi ce pays classique. Le troisième contiendra la traduction d’un ouvrage sur la Troade publié en Angleterre par M. Morritt » (Avertissement).Le Chevalier (1752-1836) fut le secrétaire de l’ambassadeur de France à Constantinople, Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier, poste qui lui permis de voyager en Italie et en Asie mineure ; il mit son voyage à profit afin de réaliser des recherches archéologiques sur un des sites présumés de Troie ; Le Chevalier utilisa les textes d'Homère et de Strabon, ainsi que d'autres sources anciennes et des récits de voyages antérieurs, pour localiser et identifier les sites, avec un accent particulier sur les tombes des héros.Le volume d'atlas est illustré de 37 cartes, plans, vues et sujets d'archéologie et de numismatique gravées par Tardieu, Adam, Berlin, Collin, etc., imprimés sur 29 planches, dont certaines dépliantes ou à double page. Bon exemplaire. Pour l'atlas, quelques rousseurs, coins et coiffes usés, 1 mors de tête fendu sur 3 cm.Blackmer, 944 (atlas seul) ; Brunet, III, 914 ; Boucher de la Richarderie, II, 168 ; Monglond, IV, 1006.
Paris, Victor Lecou, 1852. In-12, demi-veau havane, dos lisse orné (reliure de l'époque). IV-351 pp.
Bon exemplaire.
Flanagan Richard Chevalier Delphine Chevalier Jean-Louis
Reference : 100082453
(2002)
ISBN : 2080681958
Paris, A. Franck ; Lyon, A. Brun, 1869 / Lyon, A. Brun (A. Gouverneur), 1871. 2 livraisons in-8 reliées en un volume, 48--XXIV-380 pp., reliure fin XIXe demi-chagrin, dos orné, tranches marbrées (dos légèrement passé).
Tirage limité à 350 exemplaires numérotés (ici n° 18). * Voir photographies / See pictures. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
TROIS PIECES MANUSCRITES INEDITES, signées A. C. CHEVALIER (d'Argenteuil), datées de 1846, 1860 et 1861. 1 vol. in-4 (33 x 22 cm), demi-peau suédée verte. 2ff. bl.-5ff. n. ch.-126pp.
D'une écriture très appliquée, un professeur, "pour rendre l'étude plus amusante " à ses élèves, se propose de leur "faire faire de l'histoire en action" et compose pour eux ces trois pièces. On trouve à la fin du dernier morceau, un poème en vers intitulé "L'aïeule" composé en l'hommage de l'église d'Argenteuil au moment de sa démolition en 1862.
1977 1977 Paris Presses Universitaires de France 1977 1 in -8 carré Reliure Demi-Basane dos à nerfs 539[pp]
Excellent état, volume solide, Frais de port inclus vers France métropole au tarif normal, délai d'acheminement sous 72h, pour les commandes > à 80 euros et poids < 1kg. Disponibilité sous réserve de vente en Boutique. Frais de port inclus vers France métropole au tarif normal, délai d'acheminement sous 72h, pour les commandes > à 80 euros et poids < 1kg. Disponibilité sous réserve de vente en Boutique. Disponibilité sous réserve de vente en boutique, prix valable frais de port inclus pour commande > 90 € et poids < 1 Kg
s.l. (Londres, Paris, Toulon...) 1791-1832, 12000 feuillets de divers formats, en feuilles.
Exceptionnel ensemble des archives manuscrites inédites et complètes de Louis, Chevalier de Sade (1753-1832), auteur du Lexicon politique et cousin du Divin Marquis représentant environ 12000 feuillets manuscrits dont plusieurs milliers inédits et écrits de sa main. Le Chevalier y expose un système de pensée de type «?holistique?», comprenant à la fois des réflexions historiques, politiques et scientifiques. Précieuses archives géopolitiques, historiques et scientifiques d'un aristocrate érudit, témoin privilégié de la fin de l'Ancien Régime, de la Révolution française, du Consulat, de l'Empire et de la Restauration. Fonds unique de recherches sur la mise en place d'une monarchie constitutionnelle. Si l'on regarde la Révolution Française comme la naissance de l'expérimentation de l'idéologie laïque et politique, le chevalier de Sade en fut sans doute un des premiers et précoces déconstructeurs. Non de la Révolution elle-même qui connut pléthore de contempteurs, mais de l'idéologie en politique, phénomène qui devait profondément marquer les deux siècles à venir. Ce qu'il nomme la «?politique positive?» est «?fondée sur le calcul et sur l'expérience.?». «?La théorie a eu des charmes pour moi ; je l'ai étudiée avec soin, j'ai savouré ses principes. Maintenant je n'apprécie leur valeur que par les effets provenant de leur mise en pratique, qu'on leur a vu produire chez les peuples dont l'histoire est parvenue à ma connaissance. C'est ma méthode ; je sais qu'elle est, du tout au tout, l'opposée de celles que nos gouvernants et nos faiseurs de constitutions ont suivies jusqu'à présent sans s'en désister. Cette divergence continuelle entre ce qui s'est fait et ce qu'on n'aurait pas dû faire, en augmentant ma confiance dans ma manière de procéder a fortifié en même temps ma résolution à persister dans la vue que j'avais adopté, de juger les législations par les conséquences historiques qu'elles ont entraînée après elles, plutôt que par les beaux raisonnements métaphysiques et supposés concluants, dont les novateurs n'ont cessé et ne cessent tous les jours de nous accabler.?» Le Chevalier de Sade, qui ne concevait le monde qu'au regard de ce qu'il fut, ne pouvait être autre que Royaliste. La démocratie n'avait pratiquement aucun exemple dans l'histoire connue du Chevalier, hormis les antiques sociétés grecques et romaines qui n'avaient expérimenté que des formes très élitistes de démocraties. Ces modèles sont d'ailleurs bien connus du politologue dont les archives contiennent plus de 7000 pages consacrées à l'Histoire antique. La République portée par la Révolution, plus qu'une adoption d'un modèle politique, fut la réalisation politique d'un idéal philosophique. Or, si la plupart des opposants à ce nouveau régime y voyaient surtout une atteinte à leur situation personnelle, à leurs convictions religieuses ou plus simplement à leurs habitudes, les écrits du Chevalier de Sade ne relèvent d'aucune influence dogmatique ou, du moins, ne se justifient jamais par celle-ci. Louis de Sade, gentilhomme sans fortune et sans attache, est conservateur par conviction philosophique et historique, et non par intérêt. Et c'est avec une parfaite honnêteté intellectuelle qu'il étudie et commente les essais, mémoires et uvres politiques ou théoriques de ses contemporains. à contre-courant de la pensée des Lumières, le chevalier porte un regard très peu philosophique sur la société. Bien qu'il construise une véritable histoire théorique de l'évolution des hommes depuis l'état «?sauvage?» jusqu'aux constitutions des sociétés, il ne postule pas une nature idéale de l'homme, comme le font certains de ses contemporains (que ce soit pour justifier la politique ou pour la déplorer). Au contraire, le chevalier relève la césure entre l'être de nature et l'être de culture, sans porter de jugement moral ou philosophique sur celle-ci comme il était alors d'usage de le faire. «?L'erreur politique qui a perdu l'Europe du XVIIIè a été de baser ses raisonnements et ses principes législatifs sur le droit de nature et d'oublier que l'ordre social des empires se fonde sur les propriétés territoriales.?» Cette retenue, le Chevalier l'applique à tous ses raisonnements. Ainsi de l'âge de l'industrie, le sien donc, qui selon lui, «?a fait beaucoup de bien et beaucoup de mal, procuré beaucoup d'agréments et d'infortune?». Cette volonté d'objectivité sert de fait une thèse conservatrice, mais contrairement à beaucoup d'idéologues de tous bords, le Chevalier ne développe pas un argumentaire à charge, dont tous les propos tendraient à prouver l'énoncé de départ. Louis de Sade, qui n'a pas d'objectif de publication et donc pas de lecteur à convaincre, n'articule pas son propos en fonction du moule de sa pensée, mais entreprend une démarche qui aspire à l'exhaustivité. Il explore ainsi toutes les voies, que celles-ci confortent ou non sa vision du monde. En cela, les écrits du Chevalier constituent un ensemble sans équivalent de l'étendue de la pensée d'un aristocrate éclairé au cur de la plus importante rupture politique et sociale de notre Histoire. Contrairement à son cousin, le Divin Marquis, le Chevalier est clairement un homme de l'Ancien Régime. Mais il n'est pas un de ses rejetons caricaturaux qui symbolisent sa déchéance ou son immobilisme suicidaire, il est le représentant d'une monarchie ancestrale, un modèle politique assumé et éprouvé dans le temps et l'espace. Sans richesse ni pouvoir, le Chevalier ne défend pas, avec la Monarchie, ses propres privilèges, il expose une structure sociale et sa mise en péril non pas par la Révolution, qui n'est qu'une conséquence, mais par la déviance des élites et leur méconnaissance des fondements de la Royauté. On est frappé par le peu de cas qui est fait de la Foi, ou de la légitimité divine du Roi. Le Chevalier fut un penseur objectif de son temps au même titre que le furent les encyclopédistes, mais au service d'un monde bientôt disparu et non de celui qui va naître. à l'image de Chateaubriand, dont il est de quinze ans l'aîné, le Chevalier nous livre un discours volontairement posthume et ainsi détaché des contraintes de son rang social et politique. Pourtant à la différence des mémoires de son illustre cadet, les archives de Louis de Sade ne sont pas celles d'un célèbre écrivain et d'un Pair de France, marqué par une action politique et une autorité littéraire qui ont nécessairement influé sur l'écriture. La parution posthume des Mémoires d'Outre-Tombe est un acte politique et littéraire prémédité, elle témoigne d'une volonté de s'inscrire dans le monde en devenir. La publication post-mortem du chef d'uvre de Chateaubriand était soigneusement prévue et organisée par l'auteur. Les écrits de Louis de Sade sont d'un autre ordre. C'est son désir d'exhaustivité qui contraint le Chevalier à accepter l'inéluctable inachèvement de sa démarche. à soixante-quinze ans, rassemblant ses archives, il exprime d'ailleurs le souhait que son travail soit continué par d'autres et non publié en l'état. Cette absence d'ego pour un travail qui semble l'avoir occupé une vie entière, confirmée par le nombre d'autres publications de son vivant - ce qui ne présentait donc pas pour lui une difficulté majeure - fonde la pensée du Chevalier et contribue au caractère unique de ses écrits dans une époque où l'édition, soumise à privilège, contrôle de moralité et risque de violents procès, porte généralement la marque d'une nécessaire autocensure, autant qu'une certaine considération aux attentes du lecteur. Ce libre penseur était peu enclin à ces prudentes restrictions. Son premier ouvrage, écrit à la veille de la Révolution au fond de la cale du vaisseau amiral où il avait été placé aux arrêts par lettre de cachet pour rébellion contre l'autorité, fut immédiatement censuré et pilonné par le gouvernement monarchique. Il s'intitulait?: «?Mes loisirs sur le vaisseau amiral ou Lettres aux Etats Généraux sur une nouvelle constitution du gouvernement de la France?». Les autres ouvrages qu'il fit publier par la suite sont tous très engagés politiquement, et même son étude scientifique des marées, la Tydologie, qui comporte de nombreuses comparaisons avec les grands mouvements politiques et sociaux de la Révolution. Esprit rebelle, donc, bien que fermement attaché aux principes monarchiques, le Chevalier est à la fois une figure iconique de la France aristocratique pré-révolutionnaire et un représentant d'une des classes les plus méconnues et pourtant considérable de l'Ancien Régime, les cadets des seigneurs, gentilshommes sans fief, «?nobles par leur naissance, tiers-état par la nature de leur fortune?», comme il se désigne lui-même. Ce personnage se distingue également par sa formation et son parcours peu orthodoxes pour un écrivain et intellectuel du temps. Issu de la branche modeste de la famille Sade, les Eyguieres, contrairement au marquis qui descend de la branche noble des Saumane, Louis de Sade fut envoyé très jeune, après un séjour chez les jésuites, dans la dure pension de l'Abbé Choquart où il fréquenta Mirabeau et dont il ne garde pas un souvenir flamboyant?: «?Si dans ma jeunesse au lieu d'être noyé dans la plus mauvaise des pensions, quoique fort chère, j'eusse eu des bons maîtres, j'aurais fait quelque chose (..)Elevé à la Jean-Jacques Rousseau, à la pureté des murs près de l'abbé Choquart, je ne savais rien, que me battre, jouer au barre, monter sur les toits, voler des pommes et quelques formules algébriques.?» La référence à son contemporain Jean-Jacques Rousseau est sans doute, pour ce fervent royaliste, la plus sévère critique adressée à cette maison de correction pour fils indisciplinés. Dès l'âge de quinze ans le Chevalier est incorporé dans la marine et c'est donc en parfait autodidacte que le chevalier acquiert la plupart de ses considérables connaissances. Ainsi ne connaît-il ni le grec ni le latin contrairement à nombre de ses contemporains éduqués, mais il possède un très vaste savoir dans tous les domaines des sciences physiques et humaines. En témoignent, non seulement ses manuscrits, mais également ses publications autant que les charges qui lui sont confiées?: commandement d'escadre, installation sur tous les bâtiments civils de la marine de Brest de la nouvelle invention de Benjamin Franklin, le paratonnerre, nombreuses missions d'intercessions durant les premiers temps révolutionnaires et sollicitations d'articles dans plusieurs éphémères revues contre-révolutionnaires. Le Chevalier de Sade eut une forte activité intellectuelle et activiste en interaction avec d'importants acteurs politiques. Il semble que cet autodidacte jouisse d'un réel crédit auprès des scientifiques, comme en témoigne par exemple cette traduction en anglais et publication dans The Journal of Natural Philosophy, Chemistry and the Arts de février 1804, de l'étude sur les volcans éteints de Coblentz réalisée par le Chevalier en 1792 et que le minéralogiste et cristallographe Jacques Louis de Bournon communiqua à son confrère anglais le célèbre chimiste William Nicholson, directeur de la revue scientifique. Mais c'est lors de la publication de sa Tydologie que le Chevalier révèle l'ampleur de ses connaissances acquises durant ces années de marine puis d'exil et la particularité de sa pensée holistique. Cet ouvrage, publié en 1810, représente parfaitement la tournure d'esprit du Chevalier et éclaire l'impressionnante variété des archives qu'il nous a légué. Le Chevalier semble en effet appréhender le monde physique, sociologique et intellectuel comme un ensemble cohérent dans lequel chaque élément ou évènement peut s'appréhender selon un raisonnement scientifique commun. Très largement influencé par la pensée de Francis Bacon, le Chevalier cherche à composer son propre Novum organum scientiarum, dont la Tydologie est une première tentative. L'ambition de cette analyse holistique des sciences n'a pas échappé à ses contemporains comme en témoigne le rapport de A. L. Millin dans les Annales encyclopédiques de 1818?: «?La Tydologie est le noyau auquel l'auteur rapporte les diverses méthodes qui jusqu'à présent ont été usitées pour l'avancement des connaissances humaines. Il y examine les avantages et les inconvéniens que chacune d'elles a eus dans les diverses branches de nos connaissances où on les a employées. Cet ouvrage convient par conséquent à toutes les personnes qui s'intéressent aux sciences, même à celles de la politique et de la législation. Les botanistes, les astronomes, les anatomistes et les géomètres, y trouveront un grand nombre de problèmes et de solutions d'un nouveau genre, et qu'il leur est utile de connaitre pour les progrès ultérieurs de leur science favorite. [...] L'auteur indique des méthodes qui, dans les mains d'un homme de génie, pourront lui permettre, dit-il, avec le temps, de remonter des effets aux lois des causes qui les produisent. [...] Aussi, on ose dire que les géologues, les anatomistes, les géomètres, les chronologistes, les chimistes, les grammairiens, les botanistes, les philosophes et les hommes d'État, ne liront pas cet ouvrage sans intérêt, et peut-être quelquefois aussi sans humeur; car l'auteur suit rarement les routes battues, et il est rare que ceux qui en devient aient raison. C'est aux savans à juger si les idées de l'auteur sont des innovations ou des écarts nuisibles à l'avancement des sciences.?» Mais la Tydologie, comme en convient lui-même le Chevalier, n'est qu'une ébauche de ce système qu'il cherche à mettre en place et dont il ne maitrise pas encore tous les tenants. Les années suivantes seront donc consacrées à l'étude de l'histoire, des sciences, de la politique, avec une visée exhaustive dont témoignent les archives. Car Louis de Sade se distingue de la science méthodologique de Bacon en établissant non seulement un lien entre les sciences mais également entre celles-ci et la politique. Convaincu qu'un même principe sous-tend le monde dans tous ses aspects, il recherche par un travail d'érudition considérable, une logique historique et métaphysique. L'ensemble archivistique qu'il a constitué ne représente donc pas une distraction intellectuelle d'aristocrate mais une tentative de percer la raison commune qui commande aux sciences et à l'histoire. Une étude approfondie de son travail historique permettrait ainsi de mettre à jour les choix d'historien du Chevalier de Sade, de même que ceux de ses travaux scientifiques. Mais si la philosophie des sciences qui semble se dégager de ses travaux inachevés reste à étudier, l'ensemble des archives historiques et scientifiques rédigées par le Chevalier présente un autre intérêt majeur pour l'étude de la pensée de Louis de Sade et, au-delà, pour l'analyse de l'appréhension par un aristocrate du XVIIIè siècle du bouleversement révolutionnaire. En effet, le Chevalier qui ne s'enorgueillit pas d'un savoir idéologique héréditaire transmis naturellement par l'éducation aristocrate, a été contraint de se forger seul la culture qui sied à son rang. Or ses archives font état non seulement de ses lectures - qui sont les précieux fondements de sa pensée - mais encore de sa propre compréhension et interprétation de celles-ci. Ainsi sait-on autant sur quels ouvrages de référence il appuie ses connaissances historiques que, par le rapport qu'il en fait, ce qu'il en retient et en déduit. Ses choix de lectures autant que ses impasses offrent au lecteur actuel un incroyable panorama presque exhaustif des arcanes intellectuelles de ce représentant symbolique d'une société appelée à disparaitre. Toute l'intense réflexion politique du Chevalier est ainsi éclairée par la parfaite transparence de ses sources bibliographiques comme par ses expériences personnelles longuement décrites dans son autobiographie rédigée à la troisième personne et restée inédite. Au terme de sa vie, il retrace ses pérégrinations caractéristiques d'un aristocrate engagé, depuis les prémices de la révolution jusqu'à la seconde restauration. On découvre sa carrière militaire pré-révolutionnaire, ses premiers écrits politiques qui lui valent une lettre de cachet et une mise aux arrêts dans la cale d'un navire. Il évoque l'instabilité de l'autorité militaire conséquente aux premiers bouleversements révolutionnaires, son entrée dans la résistance contre-révolutionnaire d'abord officielle puis ses tentatives clandestines de renversement de la situation. Enfin, on le suit dans son émigration anglaise et on assiste à la lente prise de conscience de la transformation inéluctable de sa société, sans que jamais sa verve combative ne tarisse, contrairement à de nombreux aristocrates qui, à son grand dam, abandonnèrent bien plus aisément cet ancien monde auquel lui, le Chevalier, ne conçoit pas, jusqu'à la dernière ligne, d'alternative viable. C'est sans doute l'impressionnante homogénéité de sa pensée, depuis ses premiers textes publiés jusqu'à l'ensemble manuscrit considérable de son Lexicon, resté en partie inédit, qui permet de considérer ces écrits du Chevalier comme une construction intellectuelle unique et sans équivalent dans les archives individuelles conservées de cette période clé de l'histoire de France et du monde occidental. Plus qu'un simple témoignage de la vie individuelle d'un aristocrate dans la tourmente révolutionnaire, ces 12000 pages sont l'uvre d'un véritable penseur du régime monarchique et des concepts philosophiques et scientifiques qui sont intimement liés à cette lecture du monde. - Photos sur www.Edition-originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
S.l.n.d. [5] ff. 26,4 x 35,4 cm et inversement.
Cinq épreuves d'oiseaux rehaussées de couleurs au pochoir, technique favorite de Beauvalet, dit le Chevalier de Saint Victor et mise au point par lui. Trois d'entre elles sont de format horizontal, les deux restantes au format vertical. Chacune comporte les petits trous laissés par les épingles que l'artiste utilisait pour fixer ses pochoirs de papier calque. On sait peu de choses au sujet de l'artiste. Il serait né autour de 1780 et décédé vers 1858. Il voyage en Italie de 1833 à 1836. Il en tire un Album de vases grecs et étrusques publié en 1845, certainement son oeuvre la plus célèbre avec sa technique unique. Il la décrit en détail dans un manuel Roret intitulé Aquarelle-miniature perfectionnée, reflets métalliques et chatoyans et peinture à l'huile, publié en 1835. Les oeuvres de cet artiste sont peu communes tant sur le marché que dans les institutions. Très bel état aux couleurs chatoyantes. Lyons, "Beauvalet's de Saint-Victor's Vases grecs et étrusques" in Excalibur: Essays on Antiquity and the History of Collections, 2013, pp. 97-104. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Charles Osmont, 1681. 2 parties en 1 vol. in-12, 151-[12]-165 à 248-[2] pp., cartonnage à la bradel orange, dos long, pièce de titre noire, tranches mouchetées (petites taches, pâles mouillures angulaires sans atteinte, quelques petites rousseurs).
Nouvelle édition contenant dans une seconde partie la Dissertation sur la poudre de sympathie, traduite du latin du sieur Papin; docteur en la ville de Blois par le sieur Ruault, avec une pagination continue. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Moulins, Librairie Historique du Bourbonnais, Louis Grégoire, 1913 ; in-8, broché. 71pp. - 8 planches hors-texte d'illustrations en noir et 1 carte dépliante. Couverture légèrement jaunie. Parfait état.
Edition originale. La notice descriptive et historique qui occupe les 50 premières pages est due à Jacques Chevalier. La deuxième partie, plus technique : "Tronçais du point de vue du forestier", est due à G. Raffignon, ancien conservateur des Eaux-et-forets, à Saint-Bonnet de Tronçais. Ces texte est extrait du Congrès "L'arbre et l'eau" qui s'est tenu à Montluçon en 1912. Cette publication "fut une contribution majeure à la connaissance de la forêt par le grand public". (Amis de la Forêt de Tronçais - amis-troncais.org).
Paris, Firmin-Didot frères (L'Univers pittoresque), 1835. Fort in-8, (8)-384-96 pp., 96 et 24 pl., 2 cartes dépl., demi-basane rouge, dos orné, tranches marbrées.
Complet des 120 gravures hors-texte et des 2 cartes dépliantes. Elégante reliure. * Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Librairie de Firmin Didot, frères, 1854. In-8, 578 pp., 7 pl., chagrin vert d'A. Despierres, rel. de l'empereur, double filet à froid et filet doré en encadrement sur les plats, dédicace dorée au premier plat, dos à nerfs orné de caissons à froid et de filets dorés, doublure et garde de soie moirée blanche, tranches dorées (petits manques et frottements, soie tachée, rousseurs).
Édition originale de cette compilation consacrée à l'hippologie. Elle réunit des contributions de Girard, le baron Richerand, Milne Edwards, Lecoq, Gronier, Hurtrel, d'Arboval et Beucher de Saint-Ange réunies par le chevalier de Quillinan, un officier portugais et ancien élève de l'École impériale de cavalerie de Saumur, dans le but d'instruire les officiers et sous-officiers de cavalerie. L'ouvrage est illustré de 7 planches hors texte reliées in fine et de quelques vignettes en noir dans le texte. Le présent exemplaire est celui ayant appartenu au colonel Émile-Félix Fleury, aide de camp de Napoléon III comme le démontre la dédicace dorée sur la reliure qui est l'oeuvre de Despierres, relieur de l'empereur. Fleury participe au coup d'état du 2 décembre 1951, qui place au pouvoir Louis-Napoléon Bonaparte. Celui-ci nommera Fleury directeur général des haras en 1861, premier écuyer de la couronne l'année suivante et enfin grand-écuyer titulaire en 1866. Mennessier de la Lance, II, p. 366; Robert et Cougny, Dictionnaire des Parlementaires français, III, p. 10-11. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, E. Plon, Nourrit & Cie ; Pise (Italie), Direction du Journal Héraldique (impr. Cappello), 1884. In-4, XII-(2)-255-(1)-(4) pp., reliure de l'époque demi-toile, titre doré.
Une belle page de titre gravée tirée en chromolithographie (R. lith. Gozani), et de jolis titres-bandeaux en noir et rouge, letttrines en diverses couleurs, et culs-de-lampe. Agréable exemplaire. * Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Antoine Urbain Coustelier, 1724. 2 volumes in-12, (4)-III à XVIII- 3 à 258-(6) et (4)-407 pp., reliure de l'époque plein maroquin rouge armoriée (un chevron et trois têtes d'aigle : Pajot de Marcheval?, surmontées d'une couronne de Comte), dos orné, toutes tranches dorées (légères taches ou mouillures à la reliure ; feuillets préliminaires des tomes 1 et 2 intervertis ; un feuillet mal placé).
Agréable exemplaire sous une riche reliure armoriée de l'époque. * Voir photographies / See pictures. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
A Amsterdam, , 1779. In-12 de 143 pp. 80 pp., basane havane, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin (reliure de l'époque).
Édition originale rare suivie du Supplément. 5 figures par Monnet gravées par Anselin.Exemplaire à grandes marges, imprimé sur papier de Hollande.Gay, III, 583 ; Cohen-De Ricci 783. Mors légèrement fendus. Ex-libris moderne.
Paris, Capelle, 1855-1858-1866. . 3 vol. in-8 brochés de VII-623-(1) pp. ; VIII-636 pp. ; (4)-606-(2) pp., couvertures imprimées.
Deuxième édition considérablement augmentée. « Les trois tomes du Cours d'économie politique de Michel Chevalier montrent à quel point, il s'était assimilé les notions fondamentales de la doctrine libérale et de celles des saint-simoniens. Vulgarisateur de talent, il va opérer une synthèse originale, qui emprunte à l'un et à l'autre système ce qui lui paraît le plus valable (..). Et c'est ainsi qu'il fournit au saint-simonisme pratique des Péreire et plus tard de Napoléon III, l'instrument théorique sur lequel ils pourront s'appuyer » (Walch). Bon exemplaire. Le deuxième plat de couverture manque au tome I. Quelques rousseurs. Walch, 362.
Paris, Charles Gosselin et W. Coquebert, 1838. In-8 de (8)-440-(1) pp., demi-chagrin rouge, dos lisse orné (reliure de l'époque).
Édition orignale. Carte de France dépliante lithographiée par Thierry frères, gravée par Gratia.Envoi autographe signé à Gustave Lannes de Montebello. Ex-libris Louis de Bécourt.Bon exemplaire. Des rousseurs. Walch, 364 ; Walch-Gerits, 85.
, , 1787. 2 vol. in-8 de (2)-XXVI-XII-122-32-(2) pp. et (2)-339-(2) pp., veau havane moucheté, dos lissse orné de filet doré, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Développement du moyen de libération des dettes de l'Etat par un emprunt en rentes viagères et nécessiée du maintien du secret des finances. Philippe de Sainte-Foix d'Arcq (1721-1795) était le fils naturel du comte de Toulouse, fils légitimé de Louis XIV. « L'ouvrage que je donne aujourd'hui, est le fruit de cinquante ans de réflexions, de travail et d'expériences acquises par les circonstances de ma vie, qui, pendant vingt ans m'ont mis à portée de voir l'administration de très-près ». (Préface). La première publication du chevalier d'Arcq, fut La Noblesse militaire, ou Le Patriote françois (1756), pour réfuter le point de vue de l'abbé Coyer, auteur de La Noblesse commerçante.Ne figure pas dans les bibliographies spécialisées (Kress, Einaudi, INED, Goldsmiths). 2 coiffes abimées, trace de mouillure angulaire sur quelques feuillets.
P., Chroniques des lettres françaises / Horizons de France, 1941 ; in-8, br. - 54pp. Bon état, non coupé.
Cinq discours ou causeries radiophoniques de J. Chevalier sur Pétain entre 1940 et 1941. Rare édition tirée à petit nombre sur vergé d'Arches.
P., Plon, 1926 ; petit in-16, br. - 2ff.-XI-319pp. Couverture défraîchie, frottement au dos.
Année de l'originale, mention de 4e édition. Chevalier fut le disciple et l'ami de Bergson.