A La Haye, au dépens de la Compagnie, 1754. Petit in-8 de 134; VI-118; [2]-120 pages, plein veau glacé fauve, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre bordeaux, tranches mouchetées de rouge.
Réunion de deux ouvrages, le premier répondant au second. En effet, le second titre ici est un recueil de lettres d'un chevalier adressées à un marquis à propos des femmes. Le premier titre est en sorte la critique des lettres, par un femme, la marquise. Est-ce un jeu de Méray? En tout les cas la marquise rend la monnaie de sa pièce au chevalier... Cioranescu attribue les deux ouvrages à Méray (44435, 44435). L'exemplaire de la vente Chavin de Malan (n° 987) était également composé de ces deux titres, et portait écrit à la main: par le chevalier de Bastide. Barbier, II, 448. Le notre également porte ces indications, anciennement écrites au crayon. S'agit-il de l'exemplaire de François-Émile Chavin de Malan, bibliothécaire au Palais du Luxembourg? Bon exemplaire, malgré un mors un peu fendu et quelques rousseurs. Des plus rare.
Paris, sans nom, 1821. 1 vol. in-8 de [4]-10-4-IV-123-14 pages, reliure carton., dos lisse orné. Un coin et la coiffe supérieure un peu tapés.
Envoi autographe de M. Girod de l’Ain à un ancien collègue.
A Amsterdam, , 1774-1775. 13 vol. in-8, veau marbré, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Oeuvres du célèbre chevalier d'Éon où se trouvent réunis ses très nombreux travaux de politique qui témoignent d’un esprit observateur.D'une famille de juristes, avocat au Parlement, Charles de Beaumont, reçut du prince de Conti une mission à la cour de Russie en 1755 ; agent secret du roi, il est « lectrice » de la Tsarine Élisabeth sous un déguisement féminin. Entré dans la carrière des armes en 1761, il devint secrétaire d’ambassade en 1762, puis ministre plénipotentiaire, avant de recevoir de Louis XV la croix de Saint Louis. Éon révéla que le ministre protestant Gibert « trafiquait » par Rouen et Dieppe l’envoi de protestants dans les colonies anglaises ; des menées hostiles et des médisances, ainsi que les discussions auxquelles on se livra sur son sexe, le contraignirent à revenir en France. Vergennes et Maurepas l’obligèrent à paraître dans le monde sous l’aspect de la « chevalière d’Éon ». I. Tableau historique & politique de la république de Pologne. Recherches historiques sur la province d'Alsace. II. Recherches sur les Royaumes de Naples & de Sicile. III. Abrégé Chronologique de l'Histoire sacrée, Ecclésiastique, & des Papes. IV. Pensées, Recherches, Observations sur le Commerce & la Navigation ... Remarques importante sur le Célibats, examen de la Banque de Law. V. Recherches sur la Russie, sur les Loix, le commerce, monnoie... Traité de commerce entre la Russie & la Grande Bretagne. VI. Histoire impartiale d'Eudoxie Foederowna ; ordonnance de PierreI. Observation sur les revus & les dépences de la République de Gênes... De l'sle de Corse... VII. Observations sur le Royaume d'Angleterre : douanes, finances, population, Compagnies de commerce. VIII. Possessions de l'Angleterre dans l'Amérique : Nouvelle Angleterre, Nouvelle Yorck, Pensilvanie, Géorgie, Virginie, Maryland. - Le Canada. - Plantations et commerce de ces colonies. IX. Régie des bleds en France. Mendians et enfans trouvés. Gabelles, aides, taille. X. Détails général des finances de France. Impôts du clergé. XI. Origine et progrès de la taille en France. XII. Détail générale de toutes les parties des finances du Royaume... Mémoires sur le Domaine d'Occident... Situation des François dans l'Inde avant 1763. XIII. Table générale des Matières.Bel exemplaire. Kress, 4765 ; INED, 1735 ; Stourm, 122, 140.
A Genève, chez Barillot & Fils, 1750. 2 parties en 2 volume in-12 de (2)-XVI-264 pp. ; (2)-286 pp., veau blond glacé, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale fort rare.Fable où l'imagination populaire se mêle aux récits de voyage : le Monde de Mercure nous est révélé par un manuscrit arabe que traduit le narrateur, fruit des observations faites au « microscope philosophique », téléscope inventé par un Rosecroix. Les hommes peuvent échapper à la mort, à l'âge, au sommeil, règlent eux-mêmes leur circulation de sang, tandis que les animaux domestiques sont chargés des travaux et que la nature fournit elle-même les subsistances des habitants.« Le Chevalier de Béthune peuple la planète Mercure de chérubins libertins qui communiquent avec les animaux, jouent à des loteries magiques et ont des contrats de mariage courts et renouvelables. Cependant, derrière cette façade désinvolte, il y a beaucoup à apprendre du modèle mercurien. En plaçant son utopie hors du monde, Béthune échappe aux contraintes des préjugés culturels pour imaginer une société politiquement, technologiquement et moralement avancée. Les Mercuriens doivent d'abord leur bonheur à la nature de leur monde, qui leur permet d'embrasser les dons inestimables de variété et de changement de l'univers infini; et deuxièmement, à leur souverain, le Roi Soleil. Il ne s'agit pas du roi Louis XIV de la Terre, mais d'un être qui descend littéralement du soleil pour protéger son droit à la poursuite du plaisir. Cet essai s'interrogera sur certaines des façons dont l'utopie frivole de Béthune, comme celles de Lucien de Samosate, François Rabelais et Savinien de Cyrano de Bergerac avant elle, allie ludique et utilité en décrivant un « monde meilleur » basé sur deux critères. : l'acceptation d'une variété infinie comme essentielle au bonheur humain, et un ordre social qui favorise et tempère à la fois la recherche du plaisir » (Erika Mandarino). La Constitution de Mercure imaginée par le chevalier de Béthune, modèle de libéralisme, prépare les systèmes de Rousseau et Fourier.Frontispice et vignette au tome I, répétée au tome II, non signés. L'ouvrage fut réédité dans le tome XVI des Voyages imaginaires en 1787. Bel exemplaire.Fortunati-Trousson, Dictionary of literary utopias, p. 522 ; Versins, p. 111 ; Hartig et Soboul, p. 51.
Paris, Dentu, 1802. 3 vol. in-8 de XVIII-303 pp. ; (4)-332 pp. ; (4)-315-(1)-16 pp. (catalogue de l'éditeur), demi-basane verte, dos lisse orné, titre et tomaison frappé or ; 1 atlas in-folio de (2)-14 pp. 37 gravures, demi-basane mouchetée à coins, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin vert (reliure de l'époque).
Troisième édition revue, corrigée et considérablement augmentée. Édition la plus recherchée de cette relation de voyage de l'aveu même de l'auteur : « Dans les éditions précédentes, je passais rapidement de Venise à la côte d’Asie et je me bornais au simple tableau de la plaine de Troie. Celle-ci contiendra des observations sur des contrées que j’ai parcourues pour m’y rendre. Je décris, dans le premier volume, les principales îles du golfe Adriatique, la ville et les environs d’Athènes, et quelques îles de la mer Egée. On trouvera dans le second, la description de la plaine de Troye, augmentée des découvertes de plusieurs voyageurs qui ont visité après moi ce pays classique. Le troisième contiendra la traduction d’un ouvrage sur la Troade publié en Angleterre par M. Morritt » (Avertissement).Le Chevalier (1752-1836) fut le secrétaire de l’ambassadeur de France à Constantinople, Marie-Gabriel-Florent-Auguste de Choiseul-Gouffier, poste qui lui permis de voyager en Italie et en Asie mineure ; il mit son voyage à profit afin de réaliser des recherches archéologiques sur un des sites présumés de Troie ; Le Chevalier utilisa les textes d'Homère et de Strabon, ainsi que d'autres sources anciennes et des récits de voyages antérieurs, pour localiser et identifier les sites, avec un accent particulier sur les tombes des héros.Le volume d'atlas est illustré de 37 cartes, plans, vues et sujets d'archéologie et de numismatique gravées par Tardieu, Adam, Berlin, Collin, etc., imprimés sur 29 planches, dont certaines dépliantes ou à double page. Bon exemplaire. Pour l'atlas, quelques rousseurs, coins et coiffes usés, 1 mors de tête fendu sur 3 cm.Blackmer, 944 (atlas seul) ; Brunet, III, 914 ; Boucher de la Richarderie, II, 168 ; Monglond, IV, 1006.
s.l. (Londres, Paris, Toulon...) 1791-1832, 12000 feuillets de divers formats, en feuilles.
Exceptionnel ensemble des archives manuscrites inédites et complètes de Louis, Chevalier de Sade (1753-1832), auteur du Lexicon politique et cousin du Divin Marquis représentant environ 12000 feuillets manuscrits dont plusieurs milliers inédits et écrits de sa main. Le Chevalier y expose un système de pensée de type «?holistique?», comprenant à la fois des réflexions historiques, politiques et scientifiques. Précieuses archives géopolitiques, historiques et scientifiques d'un aristocrate érudit, témoin privilégié de la fin de l'Ancien Régime, de la Révolution française, du Consulat, de l'Empire et de la Restauration. Fonds unique de recherches sur la mise en place d'une monarchie constitutionnelle. Si l'on regarde la Révolution Française comme la naissance de l'expérimentation de l'idéologie laïque et politique, le chevalier de Sade en fut sans doute un des premiers et précoces déconstructeurs. Non de la Révolution elle-même qui connut pléthore de contempteurs, mais de l'idéologie en politique, phénomène qui devait profondément marquer les deux siècles à venir. Ce qu'il nomme la «?politique positive?» est «?fondée sur le calcul et sur l'expérience.?». «?La théorie a eu des charmes pour moi ; je l'ai étudiée avec soin, j'ai savouré ses principes. Maintenant je n'apprécie leur valeur que par les effets provenant de leur mise en pratique, qu'on leur a vu produire chez les peuples dont l'histoire est parvenue à ma connaissance. C'est ma méthode ; je sais qu'elle est, du tout au tout, l'opposée de celles que nos gouvernants et nos faiseurs de constitutions ont suivies jusqu'à présent sans s'en désister. Cette divergence continuelle entre ce qui s'est fait et ce qu'on n'aurait pas dû faire, en augmentant ma confiance dans ma manière de procéder a fortifié en même temps ma résolution à persister dans la vue que j'avais adopté, de juger les législations par les conséquences historiques qu'elles ont entraînée après elles, plutôt que par les beaux raisonnements métaphysiques et supposés concluants, dont les novateurs n'ont cessé et ne cessent tous les jours de nous accabler.?» Le Chevalier de Sade, qui ne concevait le monde qu'au regard de ce qu'il fut, ne pouvait être autre que Royaliste. La démocratie n'avait pratiquement aucun exemple dans l'histoire connue du Chevalier, hormis les antiques sociétés grecques et romaines qui n'avaient expérimenté que des formes très élitistes de démocraties. Ces modèles sont d'ailleurs bien connus du politologue dont les archives contiennent plus de 7000 pages consacrées à l'Histoire antique. La République portée par la Révolution, plus qu'une adoption d'un modèle politique, fut la réalisation politique d'un idéal philosophique. Or, si la plupart des opposants à ce nouveau régime y voyaient surtout une atteinte à leur situation personnelle, à leurs convictions religieuses ou plus simplement à leurs habitudes, les écrits du Chevalier de Sade ne relèvent d'aucune influence dogmatique ou, du moins, ne se justifient jamais par celle-ci. Louis de Sade, gentilhomme sans fortune et sans attache, est conservateur par conviction philosophique et historique, et non par intérêt. Et c'est avec une parfaite honnêteté intellectuelle qu'il étudie et commente les essais, mémoires et uvres politiques ou théoriques de ses contemporains. à contre-courant de la pensée des Lumières, le chevalier porte un regard très peu philosophique sur la société. Bien qu'il construise une véritable histoire théorique de l'évolution des hommes depuis l'état «?sauvage?» jusqu'aux constitutions des sociétés, il ne postule pas une nature idéale de l'homme, comme le font certains de ses contemporains (que ce soit pour justifier la politique ou pour la déplorer). Au contraire, le chevalier relève la césure entre l'être de nature et l'être de culture, sans porter de jugement moral ou philosophique sur celle-ci comme il était alors d'usage de le faire. «?L'erreur politique qui a perdu l'Europe du XVIIIè a été de baser ses raisonnements et ses principes législatifs sur le droit de nature et d'oublier que l'ordre social des empires se fonde sur les propriétés territoriales.?» Cette retenue, le Chevalier l'applique à tous ses raisonnements. Ainsi de l'âge de l'industrie, le sien donc, qui selon lui, «?a fait beaucoup de bien et beaucoup de mal, procuré beaucoup d'agréments et d'infortune?». Cette volonté d'objectivité sert de fait une thèse conservatrice, mais contrairement à beaucoup d'idéologues de tous bords, le Chevalier ne développe pas un argumentaire à charge, dont tous les propos tendraient à prouver l'énoncé de départ. Louis de Sade, qui n'a pas d'objectif de publication et donc pas de lecteur à convaincre, n'articule pas son propos en fonction du moule de sa pensée, mais entreprend une démarche qui aspire à l'exhaustivité. Il explore ainsi toutes les voies, que celles-ci confortent ou non sa vision du monde. En cela, les écrits du Chevalier constituent un ensemble sans équivalent de l'étendue de la pensée d'un aristocrate éclairé au cur de la plus importante rupture politique et sociale de notre Histoire. Contrairement à son cousin, le Divin Marquis, le Chevalier est clairement un homme de l'Ancien Régime. Mais il n'est pas un de ses rejetons caricaturaux qui symbolisent sa déchéance ou son immobilisme suicidaire, il est le représentant d'une monarchie ancestrale, un modèle politique assumé et éprouvé dans le temps et l'espace. Sans richesse ni pouvoir, le Chevalier ne défend pas, avec la Monarchie, ses propres privilèges, il expose une structure sociale et sa mise en péril non pas par la Révolution, qui n'est qu'une conséquence, mais par la déviance des élites et leur méconnaissance des fondements de la Royauté. On est frappé par le peu de cas qui est fait de la Foi, ou de la légitimité divine du Roi. Le Chevalier fut un penseur objectif de son temps au même titre que le furent les encyclopédistes, mais au service d'un monde bientôt disparu et non de celui qui va naître. à l'image de Chateaubriand, dont il est de quinze ans l'aîné, le Chevalier nous livre un discours volontairement posthume et ainsi détaché des contraintes de son rang social et politique. Pourtant à la différence des mémoires de son illustre cadet, les archives de Louis de Sade ne sont pas celles d'un célèbre écrivain et d'un Pair de France, marqué par une action politique et une autorité littéraire qui ont nécessairement influé sur l'écriture. La parution posthume des Mémoires d'Outre-Tombe est un acte politique et littéraire prémédité, elle témoigne d'une volonté de s'inscrire dans le monde en devenir. La publication post-mortem du chef d'uvre de Chateaubriand était soigneusement prévue et organisée par l'auteur. Les écrits de Louis de Sade sont d'un autre ordre. C'est son désir d'exhaustivité qui contraint le Chevalier à accepter l'inéluctable inachèvement de sa démarche. à soixante-quinze ans, rassemblant ses archives, il exprime d'ailleurs le souhait que son travail soit continué par d'autres et non publié en l'état. Cette absence d'ego pour un travail qui semble l'avoir occupé une vie entière, confirmée par le nombre d'autres publications de son vivant - ce qui ne présentait donc pas pour lui une difficulté majeure - fonde la pensée du Chevalier et contribue au caractère unique de ses écrits dans une époque où l'édition, soumise à privilège, contrôle de moralité et risque de violents procès, porte généralement la marque d'une nécessaire autocensure, autant qu'une certaine considération aux attentes du lecteur. Ce libre penseur était peu enclin à ces prudentes restrictions. Son premier ouvrage, écrit à la veille de la Révolution au fond de la cale du vaisseau amiral où il avait été placé aux arrêts par lettre de cachet pour rébellion contre l'autorité, fut immédiatement censuré et pilonné par le gouvernement monarchique. Il s'intitulait?: «?Mes loisirs sur le vaisseau amiral ou Lettres aux Etats Généraux sur une nouvelle constitution du gouvernement de la France?». Les autres ouvrages qu'il fit publier par la suite sont tous très engagés politiquement, et même son étude scientifique des marées, la Tydologie, qui comporte de nombreuses comparaisons avec les grands mouvements politiques et sociaux de la Révolution. Esprit rebelle, donc, bien que fermement attaché aux principes monarchiques, le Chevalier est à la fois une figure iconique de la France aristocratique pré-révolutionnaire et un représentant d'une des classes les plus méconnues et pourtant considérable de l'Ancien Régime, les cadets des seigneurs, gentilshommes sans fief, «?nobles par leur naissance, tiers-état par la nature de leur fortune?», comme il se désigne lui-même. Ce personnage se distingue également par sa formation et son parcours peu orthodoxes pour un écrivain et intellectuel du temps. Issu de la branche modeste de la famille Sade, les Eyguieres, contrairement au marquis qui descend de la branche noble des Saumane, Louis de Sade fut envoyé très jeune, après un séjour chez les jésuites, dans la dure pension de l'Abbé Choquart où il fréquenta Mirabeau et dont il ne garde pas un souvenir flamboyant?: «?Si dans ma jeunesse au lieu d'être noyé dans la plus mauvaise des pensions, quoique fort chère, j'eusse eu des bons maîtres, j'aurais fait quelque chose (..)Elevé à la Jean-Jacques Rousseau, à la pureté des murs près de l'abbé Choquart, je ne savais rien, que me battre, jouer au barre, monter sur les toits, voler des pommes et quelques formules algébriques.?» La référence à son contemporain Jean-Jacques Rousseau est sans doute, pour ce fervent royaliste, la plus sévère critique adressée à cette maison de correction pour fils indisciplinés. Dès l'âge de quinze ans le Chevalier est incorporé dans la marine et c'est donc en parfait autodidacte que le chevalier acquiert la plupart de ses considérables connaissances. Ainsi ne connaît-il ni le grec ni le latin contrairement à nombre de ses contemporains éduqués, mais il possède un très vaste savoir dans tous les domaines des sciences physiques et humaines. En témoignent, non seulement ses manuscrits, mais également ses publications autant que les charges qui lui sont confiées?: commandement d'escadre, installation sur tous les bâtiments civils de la marine de Brest de la nouvelle invention de Benjamin Franklin, le paratonnerre, nombreuses missions d'intercessions durant les premiers temps révolutionnaires et sollicitations d'articles dans plusieurs éphémères revues contre-révolutionnaires. Le Chevalier de Sade eut une forte activité intellectuelle et activiste en interaction avec d'importants acteurs politiques. Il semble que cet autodidacte jouisse d'un réel crédit auprès des scientifiques, comme en témoigne par exemple cette traduction en anglais et publication dans The Journal of Natural Philosophy, Chemistry and the Arts de février 1804, de l'étude sur les volcans éteints de Coblentz réalisée par le Chevalier en 1792 et que le minéralogiste et cristallographe Jacques Louis de Bournon communiqua à son confrère anglais le célèbre chimiste William Nicholson, directeur de la revue scientifique. Mais c'est lors de la publication de sa Tydologie que le Chevalier révèle l'ampleur de ses connaissances acquises durant ces années de marine puis d'exil et la particularité de sa pensée holistique. Cet ouvrage, publié en 1810, représente parfaitement la tournure d'esprit du Chevalier et éclaire l'impressionnante variété des archives qu'il nous a légué. Le Chevalier semble en effet appréhender le monde physique, sociologique et intellectuel comme un ensemble cohérent dans lequel chaque élément ou évènement peut s'appréhender selon un raisonnement scientifique commun. Très largement influencé par la pensée de Francis Bacon, le Chevalier cherche à composer son propre Novum organum scientiarum, dont la Tydologie est une première tentative. L'ambition de cette analyse holistique des sciences n'a pas échappé à ses contemporains comme en témoigne le rapport de A. L. Millin dans les Annales encyclopédiques de 1818?: «?La Tydologie est le noyau auquel l'auteur rapporte les diverses méthodes qui jusqu'à présent ont été usitées pour l'avancement des connaissances humaines. Il y examine les avantages et les inconvéniens que chacune d'elles a eus dans les diverses branches de nos connaissances où on les a employées. Cet ouvrage convient par conséquent à toutes les personnes qui s'intéressent aux sciences, même à celles de la politique et de la législation. Les botanistes, les astronomes, les anatomistes et les géomètres, y trouveront un grand nombre de problèmes et de solutions d'un nouveau genre, et qu'il leur est utile de connaitre pour les progrès ultérieurs de leur science favorite. [...] L'auteur indique des méthodes qui, dans les mains d'un homme de génie, pourront lui permettre, dit-il, avec le temps, de remonter des effets aux lois des causes qui les produisent. [...] Aussi, on ose dire que les géologues, les anatomistes, les géomètres, les chronologistes, les chimistes, les grammairiens, les botanistes, les philosophes et les hommes d'État, ne liront pas cet ouvrage sans intérêt, et peut-être quelquefois aussi sans humeur; car l'auteur suit rarement les routes battues, et il est rare que ceux qui en devient aient raison. C'est aux savans à juger si les idées de l'auteur sont des innovations ou des écarts nuisibles à l'avancement des sciences.?» Mais la Tydologie, comme en convient lui-même le Chevalier, n'est qu'une ébauche de ce système qu'il cherche à mettre en place et dont il ne maitrise pas encore tous les tenants. Les années suivantes seront donc consacrées à l'étude de l'histoire, des sciences, de la politique, avec une visée exhaustive dont témoignent les archives. Car Louis de Sade se distingue de la science méthodologique de Bacon en établissant non seulement un lien entre les sciences mais également entre celles-ci et la politique. Convaincu qu'un même principe sous-tend le monde dans tous ses aspects, il recherche par un travail d'érudition considérable, une logique historique et métaphysique. L'ensemble archivistique qu'il a constitué ne représente donc pas une distraction intellectuelle d'aristocrate mais une tentative de percer la raison commune qui commande aux sciences et à l'histoire. Une étude approfondie de son travail historique permettrait ainsi de mettre à jour les choix d'historien du Chevalier de Sade, de même que ceux de ses travaux scientifiques. Mais si la philosophie des sciences qui semble se dégager de ses travaux inachevés reste à étudier, l'ensemble des archives historiques et scientifiques rédigées par le Chevalier présente un autre intérêt majeur pour l'étude de la pensée de Louis de Sade et, au-delà, pour l'analyse de l'appréhension par un aristocrate du XVIIIè siècle du bouleversement révolutionnaire. En effet, le Chevalier qui ne s'enorgueillit pas d'un savoir idéologique héréditaire transmis naturellement par l'éducation aristocrate, a été contraint de se forger seul la culture qui sied à son rang. Or ses archives font état non seulement de ses lectures - qui sont les précieux fondements de sa pensée - mais encore de sa propre compréhension et interprétation de celles-ci. Ainsi sait-on autant sur quels ouvrages de référence il appuie ses connaissances historiques que, par le rapport qu'il en fait, ce qu'il en retient et en déduit. Ses choix de lectures autant que ses impasses offrent au lecteur actuel un incroyable panorama presque exhaustif des arcanes intellectuelles de ce représentant symbolique d'une société appelée à disparaitre. Toute l'intense réflexion politique du Chevalier est ainsi éclairée par la parfaite transparence de ses sources bibliographiques comme par ses expériences personnelles longuement décrites dans son autobiographie rédigée à la troisième personne et restée inédite. Au terme de sa vie, il retrace ses pérégrinations caractéristiques d'un aristocrate engagé, depuis les prémices de la révolution jusqu'à la seconde restauration. On découvre sa carrière militaire pré-révolutionnaire, ses premiers écrits politiques qui lui valent une lettre de cachet et une mise aux arrêts dans la cale d'un navire. Il évoque l'instabilité de l'autorité militaire conséquente aux premiers bouleversements révolutionnaires, son entrée dans la résistance contre-révolutionnaire d'abord officielle puis ses tentatives clandestines de renversement de la situation. Enfin, on le suit dans son émigration anglaise et on assiste à la lente prise de conscience de la transformation inéluctable de sa société, sans que jamais sa verve combative ne tarisse, contrairement à de nombreux aristocrates qui, à son grand dam, abandonnèrent bien plus aisément cet ancien monde auquel lui, le Chevalier, ne conçoit pas, jusqu'à la dernière ligne, d'alternative viable. C'est sans doute l'impressionnante homogénéité de sa pensée, depuis ses premiers textes publiés jusqu'à l'ensemble manuscrit considérable de son Lexicon, resté en partie inédit, qui permet de considérer ces écrits du Chevalier comme une construction intellectuelle unique et sans équivalent dans les archives individuelles conservées de cette période clé de l'histoire de France et du monde occidental. Plus qu'un simple témoignage de la vie individuelle d'un aristocrate dans la tourmente révolutionnaire, ces 12000 pages sont l'uvre d'un véritable penseur du régime monarchique et des concepts philosophiques et scientifiques qui sont intimement liés à cette lecture du monde. - Photos sur www.Edition-originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Basle, sans nom, 1786. 1 vol. in-folio de 40 pl., XXXIV, 64 pp. demi-mar. rouge à coins ornés d’un filet dor. et d’un double filet à froid, gardes de papier moiré blanc, dos à nerfs orné. Coiffes et coins frottés, mors du 2nd plat légèrement fendu.
Ill. de 40 pl. et d’un titre grav. Johann Karl Hedlinger, né le 28 mars 1691 à Schwitz, mort le 14 mars 1771. Médailleur et sculpteur de la cour de Suède. Le musée de Stockholm conserve ses oeuvres.
A Amsterdam, , 1779. In-12 de 143 pp. 80 pp., basane havane, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin (reliure de l'époque).
Édition originale rare suivie du Supplément. 5 figures par Monnet gravées par Anselin.Exemplaire à grandes marges, imprimé sur papier de Hollande.Gay, III, 583 ; Cohen-De Ricci 783. Mors légèrement fendus. Ex-libris moderne.
Paris, Capelle, 1855-1858-1866. . 3 vol. in-8 brochés de VII-623-(1) pp. ; VIII-636 pp. ; (4)-606-(2) pp., couvertures imprimées.
Deuxième édition considérablement augmentée. « Les trois tomes du Cours d'économie politique de Michel Chevalier montrent à quel point, il s'était assimilé les notions fondamentales de la doctrine libérale et de celles des saint-simoniens. Vulgarisateur de talent, il va opérer une synthèse originale, qui emprunte à l'un et à l'autre système ce qui lui paraît le plus valable (..). Et c'est ainsi qu'il fournit au saint-simonisme pratique des Péreire et plus tard de Napoléon III, l'instrument théorique sur lequel ils pourront s'appuyer » (Walch). Bon exemplaire. Le deuxième plat de couverture manque au tome I. Quelques rousseurs. Walch, 362.
Paris, Charles Gosselin et W. Coquebert, 1838. In-8 de (8)-440-(1) pp., demi-chagrin rouge, dos lisse orné (reliure de l'époque).
Édition orignale. Carte de France dépliante lithographiée par Thierry frères, gravée par Gratia.Envoi autographe signé à Gustave Lannes de Montebello. Ex-libris Louis de Bécourt.Bon exemplaire. Des rousseurs. Walch, 364 ; Walch-Gerits, 85.
, , 1787. 2 vol. in-8 de (2)-XXVI-XII-122-32-(2) pp. et (2)-339-(2) pp., veau havane moucheté, dos lissse orné de filet doré, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Développement du moyen de libération des dettes de l'Etat par un emprunt en rentes viagères et nécessiée du maintien du secret des finances. Philippe de Sainte-Foix d'Arcq (1721-1795) était le fils naturel du comte de Toulouse, fils légitimé de Louis XIV. « L'ouvrage que je donne aujourd'hui, est le fruit de cinquante ans de réflexions, de travail et d'expériences acquises par les circonstances de ma vie, qui, pendant vingt ans m'ont mis à portée de voir l'administration de très-près ». (Préface). La première publication du chevalier d'Arcq, fut La Noblesse militaire, ou Le Patriote françois (1756), pour réfuter le point de vue de l'abbé Coyer, auteur de La Noblesse commerçante.Ne figure pas dans les bibliographies spécialisées (Kress, Einaudi, INED, Goldsmiths). 2 coiffes abimées, trace de mouillure angulaire sur quelques feuillets.
A l'Isle de Bourbon, chez Lemarié, 1780. In-12 de 156-[4] pages, demi-basane brune à coins, dos lisse orné de filets, fleurons et titre dorés, étiquette de titre bordeaux, tranches jaunes. Le second plat a souffert de l'humidité (manque de papier et petit manque de carton au coin sup.), coins frottés, tampon au verso du faux-titre, date à la plume sur garde et numéro au faux-titre.
Issu d'une riche famille de l'île Bourbon (La Réunion), Parny vint suivre des études en France. Il entra à l'Ecole militaire et publia ses premières poésies dans l'Almanach des Muses en 1777. Lors d' un séjour dans son île natale, il tomba amoureux d'une jeune créole d'une grande beauté, qui fut sans doute son seul amour et qu'il chanta sous le nom d'Eléonore. Son père lui interdit de l'épouser. De retour à Paris, il fit paraître le recueil de vers "Poésies érotiques", qui se révéla être son chef-d'oeuvre. Châteaubriand pouvait le réciter, Pouchkine disait qu'il était son maître et dans sa "Biographie nouvelle des contemporains", Arnault le qualifie de "plus parfait des poètes érotiques que la France ait connu". Gay, III, col. 583.
Paris, Librairie Plon, 1909. 2 volumes in-8 de IV-417 et 426 pages, demi-maroquin rouge, dos à nerfs, tête dorée.
Illustré d’un portrait en frontispice.
A Salomonopolis, Chez Androphile, à la colonne inébranlable, 5784. In-8 de [4]-435 pages demi-veau à coins, dos lisse, pièce de titre beige, quelques rousseurs. Nom de propriétaire inscrit à la plume au contreplat.
Oeuvre désavouée par le Philosophe Inconnu, c'est le Chevalier de Suze qui en est l'auteur. "L'homme se trompant sans cesse sur les moyens qu'il emploie pour trouver la Vérité, j'ai attribué ce penchant à se tromper, moins à l'ignorance de toute vérité qu'à la faute de la méthode illusoire dont il fait usage" p.2 Caillet, 9770. Edition originale.
[ A. Quantin] - BERNIS, Cardinal de ; DESFORGES-MAILLARD ; BERTIN, Chevalier de ; PIRON, Alexis ; BOUFFLERS, Chevalier de ; VADE, Joseph ; GRESSET ; GENTIL-BERNARD ; GILBERT ; BONNARD, Chevalier de ; MALFILATRE ; LATTAIGNANT ; (DRUJON, Fernand ; BONHOMME, Honoré ; ASSE, Eugène ; DEROME, L. ; UZANNE, Octave ; JULLIEN, Ernest ; LECOCQ, Georges)
Reference : 57579
(1879)
12 vol. petit in-8 br., Petits poètes du XVIIIe siècle, A. Quantin, Paris, 1879, 1881, 1884, 1886 : Petits Poètes du XVIIIe siècle (12 Tomes - Collection complète) Poésies diverses du Cardinal de Bernis ; Poésies et oeuvres diverses du chevalier Antoine Bertin ; Poésies diverses du Chevalier de Bonnard ; Poésies diverses du Chevalier de Boufflers ; Poésies diverses de Desforges-Maillard ; Poésies choisies de Gentil-Bernard ; Poésies diverses de Gilbert ; Poésies choisies de Gresset ; Poésies diverses et pièces inédites de Lattaignant ; Poésies de Malfilâtre, poèmes, odes et traductions ; Poésies choisies et pièces inédites de Alexis Piron ; Poésies et lettres facétieuses de Joseph Vadé
Belle série tirée à petit nombre sur un beau papier de hollande, bien complète des 12 volumes, en très bon état (dos un peu passés, bel exemplaire très frais par ailleurs) Vicaire, VI, 747-750
[Jean-Baptiste Le Marinier, Chevalier de CANY, Commandeur de l’Ordre de Malte (1645-1689)]
Reference : 3105
(1688)
Circa 1688 Manuscrit composé de 15 cahiers assemblés par des lacets et reliés entre eux par une cordelette de lin (177 feuillets in-folio (230 x 355 mm). Calligraphie très lisible, écrite à l’encre noire et à l’encre rouge, réglé au crayon en marge. Quelques déchirures, manques dans les premiers feuillets. Manuscrit très fortement raturé et surchargé. Composition - Avant-propos, 6ff.- Suivi de : « Formulaire de la profession reguliere des Chevaliers de Malte » (à l’encre rouge) 1ff.- Suivi de : « Oraisons que le prestre dit avant la profession ». En latin aux encres rouges et noires, 2ff.- Suivi de : « La forme de Donner l’ordre de Chevalerie, Les oraisons finies, le prestre commence la messe et sarreste avant levangil alors celui quy se dispose a recevoir l’habit se leve de devant l’autel, et va se mettre a genoux devant le chevalier quy la luy doit donner : pour en recevoir premierement lordre de chevalerie lequel luy dit (…), 4ff.- Suivi de : « Troisieme section contenant les paroles qui se prononcent en faisant les vœux », 1page. - suivi de : « Quatrième section contenant la forme de donner la croix et l’habit régulier de l’ordre et les oraisons quiserecitent pour conclusion de la cérémonie » 2 ff.- Suivi de : « Oraison après profession » (à genoux devant l’autel), 3ff.- Suivi de : « Reflexions dun Chevalier de Malte Religieux de l’ordre militaire des hospitaliers de Saint [Jean] de jerusalem. Sur la grandeur et les devoirs de son Etat ». 326 pages numérotées, dont les 4 derniers blancs. Le dernier marqué au verso d’une autre écriture : « Recu Ch de Malthe dan langue de provence le premier 7 bre 1572. »Défauts : Saut de pagination entre la dernière page de table marquée 293 à la partie commençant par : « réflexion d’un chevalier » paginée 303.
I – Historique de l’ordre de malte L’Ordre de chevalerie le plus ancien au monde : il fut créé en 1048. L’ordre dont le symbole est la croix blanche à huit pointes se donnera pour but la défense militaire des malades et des pèlerins lors des croisades. Sa double vocation militaire et hospitalière se verra confirmée au fil des siècles par la refonte en une seule entité des anciennes confréries de l’ordre des Templiers et des Antonins. Basé dans l’ile de Malte l’Ordre souverain militaire et hospitalier de Saint Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte eut au cours des XVIe et XVIIe siècles un rôle essentiel dans la lutte contre les Turques.Parallèlement à cette activité guerrière l’institution prit en charge les malades et lépreux qui bénéficièrent de l’expérience acquise par l’ordre des Antonins. En lutte constante contre les galères turques, l’ordre devint une puissance incontournable du bassin méditerranéen. À la fin du XVIIe siècle, le relâchement des moeurs et un certain laissé aller rendirent nécessaire une nouvelle mise au point des droits et devoirs de l’ordre. II – Texte de Jean Baptiste le Marinier de CanyC’est ce qu’entreprend en 1688 le commandeur Jean Baptiste le Marinier de Cany dans un travail intitulé « Réflexions d’un chevalier de Malte, Religieux de l’Ordre militaire des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem sur la grandeur de son état ». Ce texte, encore inédit de nos jours connaît deux versions, une italienne, une française. Le chercheur Luigi Michele de Palma a publié un article en 2019 « Jean-Baptiste Le Marinier de Cany un maestro della spiritualita giovannita » Edizioni La Villa, une analyse de la structure de ce texte fondamental concernant non seulement l’éthique et l’histoire de l’ordre mais aussi sur le rituel de l’adoubement des chevaliers. Son travail s’appuit sur l’analyse d’un manuscrit conservé à la Bibliothèque de La Valette (Libr.1416), celui ci, comprenant cinq parties, au lieu de trois dans notre exemplaire. Notre manuscrit offre en comparaison d’intéressantes variantes. Ainsi, dans la seconde partie, chaque section est précédée des phrases prononcées par le chevalier lors de sa réception ainsi que la description minutieuse de chacun des moments clefs de la cérémonie. Ces instants forts, sont dans notre manuscrit l’occasion d’en expliquer la symbolique rejoignant en cela l’exemplaire décrit par Luigi Michele de Palma de la bibliothèque de Malte. Par exemple : folio 190, « le profes donne lespée au recevant avec son fourreau en la main lui disant. (un mot rayé) à cette fin que mainteniez tout ce que vous avez promis prenez cette espée au nom du Pere, du Fils, et du Saint esprit. Ainsisoitil. »___ Des sentiments que doit inspirer un Chevalier de la manière dont on lui présente lépée »L’intégralité du déroulé de la cérémonie est également reportée en début d’ouvrage sous un titre écrit en rouge (la forme de donner l’ordre de chevalerie (…) Cette section est apparemment absente de l’exemplaire décrit par Luigi Michele de Palma. Carmen Depasquale, responsable du département français de la faculté des arts de l’université de Malte, auteur d’une thèse de doctorat en 2000 intitulé « La vie intellectuelle et culturelle des chevaliers de Malte au XVIIIe siècle », donne une description des exemplaires connus de ce texte, tous inédits, deux textes en français NLM.libr 1416 ; NLM.libr 324) Ainsi que deux versions italiennes, l’un : NLM.libr250 est comme notre exemplaire est composé des deux premières parties, l’autre : NLM.libr558 comporte les parties 3 à 5 et la table des matières. III – Remarques sur la nature de ce document Les nombreux remords, biffures, réécritures de texte sont parfois d’une importance considérable. Ils indiquent que notre manuscrit est un exemplaire de premier jet ou du moins dans un stade d’élaboration d’un texte définitif, comprenant d’amples extensions marginales possiblement intégrées au texte dans une version ultérieure. Ceci laisse à penser que ce manuscrit est vraisemblablement autographe. Une date en marge de 1688 indique par ailleurs que la rédaction de celui-ci est antérieure avec la date généralement donnée de 1689 à la version conservée à la Bibliothèque de La Valette. Les remords, salissures, taches, lignes raturées et ajouts inter-textuels ne laissent aucun doutent la nature originale de ce manuscrit. Un manuscrit du plus vif intérêt probablement autographe de Jean Baptiste le Marinier, Chevalier de Cany, qui eut un impact majeur sur l’ordre militaire des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, dans lequel se trouve minutieusement décrit le déroulé de l’adoubement des membres de l’ordre.
Emmanuel Mounier (1905-1950), philosophe, fondateur de la revue Esprit, père du personnalisme, disciple d'Henri Bergson, Charles Péguy et Jacques Chevalier, secrétaire de Chevalier après Jean Guitton.
Reference : 013208
Emmanuel Mounier (1905-1950), philosophe, fondateur de la revue Esprit, père du personnalisme, disciple d'Henri Bergson, Charles Péguy et Jacques Chevalier, secrétaire de Chevalier après Jean Guitton. L.A.S., Grenoble, 1er février [1927], 1p in-8. Très intéressante lettre du jeune Mounier au jeune Jean Guitton (1901-1999). La lettre parle de leur maître Jacques Chevalier (1882-1962) nommé « M. Ch. ». Il est question aussi de Sacy, c'est-à-dire Samuel Silvestre de Sacy (1905-1975). Le dernier personnage mentionné, Pierre Bailly, est un poète dont on retrouve des participations dans la revue Esprit. Il était aussi un des élèves de Jacques Chevalier (en 1910-1911 à Châteauroux) et de Maurice Legendre (1878-1955), ami de Chevalier et Bergson. Il ne semble pas avoir laissé beaucoup de traces. « Mon cher ami, Ci-inclus la liste demandée. Mr Ch. vous demande de signaler dans les prochaines notes la liste des cours qu'lon peur avoir chez Bailly : Principes de Pédagogie 11f. Le sens du réel. Raison et expérience. Et de ceux que je vais faire tirer (s'adresser à moi) Aristote - I - Logique et théorie de la science. Etude analytique des dialogues de Platon. Il vous enverra une note sur une question posée. Dans la liste ci-jointe, il me manque les n°2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 15, 17, 18, 19, 25, 32. Si quelqu'une de ces notes était de trop dans vos archives. les petites carrés indiquent celles que Mr Ch. me loue avec le plus de chaleur. Je tends une autre main, sur le conseil même de Mr Chevalier. Que M. De Sacy vous prête ma cause. Et merci de tout coeur. Je n'ai pas encore reçu l'ouvrage pour la V.C. Avec mon plus fidèle souvenir. E Mounier Au sujet de Sacy, Mr Ch. me dit qu'on peut abuser et vous donner l'adresse de ma soeur, 14 rue Diderot Tours. Mais, je vous en prie, si vos "à part" sont épuisés, ou en voie de l'être, soyez sans trouble. Mr Ch. n'a pas reçu les n° 54 à 59 compris en double exemplaire, comme d'habitude. Il demande à Bailly (par votre intermédiaire) de lui envoyer un exemplaire de chaque ». Deux petits trous de classements mangeant des mots sans empêcher la compréhension. Cette lettre provient des papiers de l'abbé Fabre que Jean Guitton avait connu en captivité pendant la seconde guerre mondiale. [308-2]
( Photographies - Music-Hall ) - Maurice Chevalier - Visid Angkatavanich.
Reference : 16766
(2020)
Photographie originale argentique glissé dans une chemise cartonné avec cette mention : To Mr Maurice Chevalier ( the World's Greatest Entertainer from Visid Angkatavanich. Cette personne était un amateur Thailandais, posant sur la photographie, devant sa collection consacrée à Maurice Chevalier. Tirage argentique en couleurs au format 20 x 20 cm avec cachet Kodak au dos, daté de 1963. Exemplaire unique ayant appartenu au chanteur français, avec superbe dédicace autographe signée de Visid Angkatavanich à Maurice Chevalier. Rare et en superbe état. Curiosité, indispensable pour les amateurs de Maurice Chevalier.
Site Internet : Http://librairie-victor-sevilla.fr.Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 7 €, sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
Emmanuel Mounier (1905-1950), philosophe, fondateur de la revue Esprit, père du personnalisme, disciple d'Henri Bergson, Charles Péguy et Jacques Chevalier, secrétaire de Chevalier après Jean Guitton.
Reference : 013209
Emmanuel Mounier (1905-1950), philosophe, fondateur de la revue Esprit, père du personnalisme, disciple d'Henri Bergson, Charles Péguy et Jacques Chevalier, secrétaire de Chevalier après Jean Guitton. L.A.S., Grenoble, 5 février 1927, 2p in-8. Très intéressante lettre du jeune Mounier au jeune Jean Guitton (1901-1999). Il est question d'un ouvrage d'Henri Bergson, probablement la réédition de L'Intuition philosophique. Elle mentionne aussi Samuel Silvestre de Sacy (1905-1975) et son maître Jacques Chevalier (1882-1962). « Mon cher ami, Avec ce mot je vous envoie le bel exemplaire de Mr Chevalier et le vôtre. Le premier pour que vous demandiez à Bergson une dédicace promise (on vous conseille de prendre rendez-vous 1 jour 1/2 à l'avance : la précision n'est pas de moi). Quant à votre exemplaire, mon intermédiaire me fait savoir que l'absence de numéro n'en diminue pas la valeur. Je n'en ai pas encore facture. Merci beaucoup de votre cahier sur Sacy et des affectueuses pensées dont vous l'accompagnez. Mr Chevalier vous envoie aussi de l'espérance. Il vous aspire comme vous m'aspirez, notre groupe est vraiment plus aristotélicien qu'il ne parait, à cela près que la matière première (ne suis-je pas le benjamin ?) se blottit pour quelque temps encore tout contre la Forme pure. Je ne pourrai lire Trois jeunes saints qu'à partir du 10, et je tâcherai de vous envoyer les quelques lignes demandées vers le 15. C'est bien de Mlle L. de vous avoir donné son signalement. Je n'ai jamais trouvé ingénuité plus stylisée. Je vous laisse répondre aux questions angoissées d'une maurrassienne amie de ma soeur. Je vous livre cette courte phrase que j'ai recueillie, ces jours derniers, dans Romantisme et révolution, et qui me semble capitale. Il s'agit de Ch[arles] Jundzill, [mot illisible], qui représente avec beaucoup de netteté, dit M[aurras], le malaise qu'ont éprouvé presque tous les esprits qui, nés dans la tradition catholique, s'en sont éloignés par la suite : « on emploierait un langage bien inexact si l'on disait que Dieu lui manquait. Non seulement Dieu ne manquait pas à son esprit, mais son esprit sentais, si l'on peut s'exprimer ainsi, un besoin rigoureux de manque de Dieu : aucune interprétation théologique du monde et de l'homme ne lui était plus supportable » (p.95 des oeuvres complètes). Les quelques lignes qui suivent sont aussi très significatives. Je suis très pressé et très fidèlement à vous. E Mounier Une vieille chose joliment dire par Mr Ch., hier, à un cours, en réponse à une objection : « il n'y a de définition que de ce qui n'existe pas ». » Deux petits trous de classements mangeant des mots sans empêcher la compréhension. Cette lettre provient des papiers de l'abbé Fabre que Jean Guitton avait connu en captivité pendant la seconde guerre mondiale. [308-2]
(vers 1820-1830).
Album contenant 36 peintures à l'huile originales du chevalier de Bouffret. 15 montrent des paysages du Dauphiné, 6 de la région parisienne et 3 celle de Tours. Le chevalier de Bouffret, peintre paysagiste, a été actif dans les années 1820 et 1830. Il exposa au salon de Paris en 1812 et 1819 des paysages des environs de Paris et de la Touraine. Une vingtaine de ces peintures sont de grands formats 26 x 34 cm environ, les autres plus petites entre 16,5 x 22,5 cm et 18,5 x 14,5 cm. Presque toutes sont signées et toutes ont été vernies. On joint un album de 60 dessins (crayon et encre) (18,5 x 26,5 cm), non signés, mais du même artiste. Il portent le plus souvent une mention de sa main: "huile", "aquarelle" ou "sépia". On retrouve parmi ses dessins quelques uns des paysages de l'album de peintures. La maison de vente Sotheby's a vendu (14 December 2021) une huile sur toile d'un "château dans un paysage" (24 x 29.9 cm), daté de 1826 très similaire aux peintures de notre album, pour 800 £ (environ 1200 frais inclus). Belle reliure romantique pour l'album de peinture avec l'étiquette et nom doré en queue d'Alphonse Giroux. Actif de 1826 à 1848, Giroux n'était pas relieur mais faisait travailler Thouvenin qui ne travaillait pour cette maison qu'à la condition expresse de ne pas signer ses reliures. Après la disparition de Thouvenin, en janvier 1834, Bauzonnet pris le relais. Sur le premier plat une étiquette "Chevalier de Boufflers" a été aposée postérieurement. L'album de dessins est relié en demi-basane brune (défauts aux coiffes). Deux dessins (lavis d'encre sur papier) de Bouffret figurent dans le catalogue de l'exposition "Grenoble, visions d'une ville", Musée de l'ancien évêché, 2007. Les légendes au crayon sont d'évidence la main de Bouffret. Détails du contenu des albums sur demande. /// In-folio oblong de Chagrin noir, plats décorés d'un grand décor doré à arabesques, tranches dorées. (Reliure de l'époque.) //// Album containing 36 original oil paintings by Chevalier de Bouffret. 15 show landscapes of the Dauphiné, 6 of the Paris region and 3 of Tours. Chevalier de Bouffret, a landscape painter, was active in the 1820s and 1830s. He exhibited landscapes of the Paris region and Touraine at the Paris Salon in 1812 and 1819. Some twenty of these paintings are large, approx. 26 x 34 cm, the others smaller, between 16.5 x 22.5 cm and 18.5 x 14.5 cm. Almost all are signed and all have been varnished. An album of 60 unsigned drawings (pencil and ink) (18.5 x 26.5 cm) by the same artist is joined. In most cases, they bear his handwriting: oil, watercolor or sepia. His drawings include some of the landscapes in the album of paintings. The auction house Sotheby's sold (December 14, 2021) an oil on canvas of a château dans un paysage (24 x 29.9 cm), dated 1826 and very similar to the paintings in our album, for £800 (approx. 1,200 incl. fees). Beautiful romantic binding for the album of paintings with the gilt label and name on the bottom of spine of Alphonse Giroux. Active from 1826 to 1848, Giroux was not a bookbinder, but had Thouvenin work for him on the express condition that he would not sign his bindings. After Thouvenin's death in January 1834, Bauzonnet took over. A Chevalier de Boufflers label has been affixed to the front cover. The album of drawings is bound in brown half-basane (defects to the headpieces). Two drawings (ink wash on paper) by Bouffret are featured in the exhibition catalog Grenoble, visions d'une ville, Musée de l'ancien évêché, 2007. The pencil captions are obviously by Bouffret. List of contents on request. /// PLUS DE PHOTOS SUR WWW.LATUDE.NET
Phone number : 06 09 57 17 07
Emmanuel Mounier (1905-1950), philosophe, fondateur de la revue Esprit, père du personnalisme, disciple d'Henri Bergson, Charles Péguy et Jacques Chevalier, secrétaire de Chevalier après Jean Guitton.
Reference : 013210
Emmanuel Mounier (1905-1950), philosophe, fondateur de la revue Esprit, père du personnalisme, disciple d'Henri Bergson, Charles Péguy et Jacques Chevalier, secrétaire de Chevalier après Jean Guitton. L.A.S., 17 mai 1927, 2p in-8 Très intéressante lettre du jeune Mounier au jeune Jean Guitton (1901-1999). Il parle notamment de son maître Jacques Chevalier (1882-1962), d'Henri Bergson, de René Cadiou (1900-1973). « Mon cher ami, Je ne réalise pas ce qu'a de douloureux ce sacrifice volontairement offert, et libéralement consenti puisque je reçois une note sur l'organisation du travail que je n'avais pas demandée, et, en double exemplaire, la conférence du Pr Berry [ou Perry]. J'apprécie cependant à sa juste valeur l'amputation acceptée par vos archives de la note 2, qui m'est précieuse. Vous m'avez trouvé, m'a-t-on dit, très ému dans ma dernière lettre. Du tout. Ou plutôt je n'ai pas été ému des faits signalés, mais de ce que Mr Chevalier, du moins le soir où il m'en a parlé, en ressentait un fort découragement. Voici maintenant nos comptes : Vous me devez Bergson 35 Blondel 44 (l'ex que je vous avais annoncé à 40 est à 42F) 79 Je vous apporte : Cotisation Pa. + Anglès [? Noms illisibles] - 40 (Je vous rappelle que ma cotisation s'est volatilisée ici en frais pour le groupe). En plus de cela, je vous demanderais de me rendre le service suivant. D'accord avec M. Chev., j'emploie les 25F qui me restent, en surplus de la souscription pour le Bergson - maroquin, à remercier M. Bergson de la photo qu'il a donnée pour l'ouvrage. Pourriez-vous commander chez un fleuriste une gerbe de 25F et demander qu'on la portât avec la carte ci-jointe ? Merci beaucoup. Cela fait à mon passif 65F Reste au vôtre 70-65 = 14F. Il est inutile de me les envoyer. Vous profiterez de la prochaine affaire que vous aurezà traiter avec M. Chev. ou tout autre philosophe grenoblois. J'ai fait connaissance avec les yeux [mots manquants] ami Cadiou. Je ne l'ai vu qu'une courte 1/2 heure après une réunion à Primerose, mais ce fut assez pour me faire regretter de ne pouvoir, par la faute des circonstances, accepter son invitation pour lendemain. J'espère le retrouver auprès de vous à Paris. Toujours bien à vous et tout autant à mon diplôme qui touche à sa fin. E Mounier [la fin de la signature manque] [Note en tête] Vous serez bien aimable de cacheter la carte ». Manque de papier en haut et en bas, dûs à l'ouverture de la lettre, avec quelques mots manquants. Cette lettre provient des papiers de l'abbé Fabre que Jean Guitton avait connu en captivité pendant la seconde guerre mondiale. [308-2]
Emmanuel Mounier (1905-1950), philosophe, fondateur de la revue Esprit, père du personnalisme, disciple d'Henri Bergson, Charles Péguy et Jacques Chevalier, secrétaire de Chevalier après Jean Guitton.
Reference : 013211
Emmanuel Mounier (1905-1950), philosophe, fondateur de la revue Esprit, père du personnalisme, disciple d'Henri Bergson, Charles Péguy et Jacques Chevalier, secrétaire de Chevalier après Jean Guitton. L.A.S., Grenoble, 4 juillet [1927], 2p in-8. Très intéressante lettre du jeune Mounier au jeune Jean Guitton (1901-1999). Il mentionne Pierre Bailly, un poète dont on retrouve des participations dans la revue Esprit. Il était aussi un des élèves de Jacques Chevalier (en 1910-1911 à Châteauroux) et de Maurice Legendre (1878-1955), ami de Chevalier et Bergson. Il ne semble pas avoir laissé beaucoup de traces. Il mentionne aussi Emile Thouverez (1862-1939), philosophe, et Geneviève Barbillion, une étudiante en philosophie de Grenoble ayant soutenu sa thèse en 1927. « Mon cher ami, Je pars pour Tours demain matin et vous envoie précipitamment les notes promises. Voudrez-vous dire à Bailly, selon les engagements pris par moi, d'envoyer 1 exemplaire à Thouverez (prof. faculté, 1 rue du pont de Tounis, Toulouse) qui m'a communiqué le résumé de son rapport. 12 ex. à Mlle Geneviève Barbillion, 1 rue Villars, Grenoble, - avec facture qu'elle réglera comme convenu avec elle. Depuis une dizane de jours je suis diplômé avec mention bien « très bon poids » ajoute mon président, M. Mopillot [?] qui vit se succéder une dizaine de contre-temps et tout autant de décisions improvisées pour nous ramener à 11h 1/2 du matin du Villards de Lans, après 80km de voyage en France, et 1/4 d'heure de séjour au Villards. J'aurai Mr Chev. une journée à Tours. Si votre fantaisie vous guidait de ce côté (autour du 16), vous seriez le bienvenu. Hélas, il va nous falloir peut-être le laisser partir de chez nous. Je vous donne les nouvelles de dernière heure : Mr Ch. va demain à Lyon où il proposera de rester à Primerose et de faire grouper les cours en deux journées. Pourriez-vous me dire où et quand, dès qu'il paraîtra, je pourrais me procurer le programme d'agrégation (en dehors de l'officiel) ? On me dit que Vrin l'édite. Merci. Toujours bien à vous. À Tours ? E Mounier ». Cette lettre provient des papiers de l'abbé Fabre que Jean Guitton avait connu en captivité pendant la seconde guerre mondiale. [308-2]
Emmanuel Mounier (1905-1950), philosophe, fondateur de la revue Esprit, père du personnalisme, disciple d'Henri Bergson, Charles Péguy et Jacques Chevalier, secrétaire de Chevalier après Jean Guitton.
Reference : 013218
Emmanuel Mounier (1905-1950), philosophe, fondateur de la revue Esprit, père du personnalisme, disciple d'Henri Bergson, Charles Péguy et Jacques Chevalier, secrétaire de Chevalier après Jean Guitton. L.A.S., Grenoble, 26 décembre 1929, 2p in-8. Très intéressante lettre du jeune Mounier au jeune Jean Guitton (1901-1999).Il mentionne notamment le père Guillaume Pouget (1847-1933), important religieux ayant influencer Bergson, Chevalier, Mounier, Guitton. « Mon cher Jean, Je pense que comme au Laus[?] tu dois avoir besoin d'une bonne lettre sereine. J'ai reçu la veille de Noël un mot un peu agité et ému de Mlle Silve qui me parle de je ne sais quelle lettre d'elle à M. Chev. qui s'est retrouvée chez le P. Pouget. Je n'y comprends pas grand chose si ce n'est que le maître a fait des siennes et que tu dois être une fois de plus agité et triste de ces écarts. A moins qu'avec les lettres qui m'arrivent de Paris j'en sois encore aux antépénultièmes évènements et que tout aille mieux provisoirement définitivement. Je pense que tu as un peu de paix maintenant. M. Chevalier est arrivé à cette époque où l'homme est trop pris par son milieu, par ses déceptions et par ses limites pour rester poète, [mot illisible]. Merci de tout ce que tu me dis sur ma thèse. J'y penserai quand j'aurai le temps de penser à autre chose qu'à Péguy, quand je serai dépossédé. Mr Ch. me déconseille énergiquement Fénelon : je serai amené, me dit-il, à beaucoup trop de théologie. Je suis las des conseils, plus las encore d'avoir à me fixer un but au lieu de travailler dans la joie en attendant les rencontres. Pour l'instant je vais toujours m'occuper de mon bon ami Jean des Anges. Je ne me sens pas une peau d'universitaire. Tarvernier, qui avait renoué avec Versailles, puis cessé une seconde fois, vient de trouver chez Hatier une place de chef de publicité à 1800 par mois pour débuter. J'ai oublié ton papier et ton Ravaisson avant mon départ. Tu auras cela à mon retour. Je serai à Paris, le 6 janvier. Qu'est-ce que cette oeuvre pougetienne que tu m'annonces et dont il n'y a pas trace dans ta lettre ? Je tiendrai à cette note du P.P. Si tu n'as pas le temps de la recopier, envoie la moi qq. jours, je m'en chargerai. Envoie de tes nouvelles. Pax vobiscum et à toi dans une amitié sans hâte. E.M. ». Cette lettre provient des papiers de l'abbé Fabre que Jean Guitton avait connu en captivité pendant la seconde guerre mondiale. [308-2]
Paris Imprimerie et librairie centrales des chemins de fer 1862 In-8 - 14x22cm. Reliure d'époque signée Gruel en plein chagrin rouge, dos à 5 nerfs orné de caissons à doubles filets à froid, signature du relieur en queue, doubles filets à froid en encadrement des plats, fleurons dorés angulaires, doubles filets dorés sur les coupes, dentelle dorée sur les contre-plats, tranches dorées. XIV, 1ff, 208pp.
Infimes traces de frottements en tête et queue des mors, légère ombre sur 2 cm en tête de la reliure, de rarissimes et pâles rousseurs, sinon très bel et rare exemplaire. Envoi autographe de l'auteur, Michel Chevalier, sur la page de faux-titre (le texte a été découpé, seule la signature reste). Edition originale. Rarissime ouvrage qui tient lieu d'introduction et résume de la manière la plus complète les rapports officiels sur l'Exposition Universelle de 1862 par les membres de la section française du Jury International (en 6 volumes in-8). Tampon du bibliophile René Edeline (1914-2005), compagnon boulanger du devoir, sur la page de titre. Michel Chevalier (1806-1879) est un homme politique et économiste français. Ancien élève de Polytechnique (X1823), il en sort major et devient ingénieur du corps des Mines en 1829. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1837, puis devient conseiller d'État l'année suivante. Il devient en 1851 membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Malgré l'opposition des grands industriels et des Chambres, Chevalier tente d'imposer ses conceptions libre-échangistes à la politique commerciale de la France. Avec Richard Cobden et John Bright, il est l'un des artisans aidé par François Barthélemy Arlès-Dufour du traité franco-anglais de libre-échange de 1860, surnommé « traité Cobden-Chevalier », entre la France et le Royaume-Uni. En 1867, il est président du jury international à l'Exposition universelle après avoir participé aux précédentes expositions en tant que président de la Commission d'économie domestique à l'exposition de Paris en 1855 et chef de la délégation française à l'exposition de Londres de 1862. À la chute de l'Empire en 1870, s'étant retiré de la vie publique, il fonde une société d'études pour la réalisation d'un tunnel sous la Manche. La concession du tunnel sera obtenue en 1880, quelques mois après sa mort, mais les travaux seront vite abandonnés. LExposition universelle de 1862 se tint à Londres du 1er mai au 1er novembre 1862. Outre les jardins de la Royal Horticultural Society, dans South Kensington, elle occupait l'emplacement des actuels Musée d'histoire naturelle de Londres et Science Museum. Cette exposition, financée par la Royal Society of Arts, Manufactures and Trade, recevait 28 000 exposants venant de 36 pays, qui représentaient un large éventail de l'industrie, la technologie et les arts décoratifs de l'époque. L'Exposition comportait de grandes machines comme certains éléments de la machine analytique de Charles Babbage, des fileuses-tisseuses, et des moteurs de navire comme ceux de la firme Maudslay, mais aussi une multitude d'articles comme des pièces de tissu, des tapis, des sculptures, des meubles, des articles de porcelaine, de verre et d'argenterie, et du papier à tapisser. Lexposition présentait également diverses applications de la vulcanisation du caoutchouc et le procédé Bessemer pour la fabrication de l'acier. Clients Livre Rare Book : Les frais postaux indiqués sont ceux pour la France métropolitaine et la Corse, pour les autres destinations, merci de contacter la librairie pour connaître le montant des frais d'expédition, merci de votre compréhension. Livre Rare Book Customers : The shipping fees indicated are only for France, if you want international shipping please contact us before placing your order, thank you for your understanding.
Phone number : +33 6 18 71 03 67
Saint-Clair 1967 in8. 1967. Relié. 2 volume(s). Mémoires du chevalier d'eon capitaine de dragons chevalier de saint-louis ministre plénipotentiaire de France à la cour d'Angleterre
Bon état bonne tenue rousseurs sur les tranches