Larousse, 1936, in-12, 580 pp, index, reliure toile éditeur, titres blancs au 1er plat et au dos, bon état
"Abel Hermant est sans doute la figure archétypale du puriste de l'entre-deux-guerres. Comme plusieurs autres, ce n'est pas un savant, mais un lettré qui commença sa carrière littéraire par des romans. Normalien doué d'une solide culture classique, il démontre son conservatisme culturel et linguistique en devenant, en 1911, membre du comité de direction de la ligue "Pour la culture française". Lorsqu'il entre à l'Académie française en 1927, il a déjà publié deux livres traitant de la grammaire sous une forme fictionnelle : Xavier ou les entretiens sur la grammaire française (1923) et les Lettres à Xavier sur l'art d'écrire (1926). C'est dans ces ouvrages qu'il introduit le personnage de M. Lancelot, vieil amateur de grammaire retiré du monde. Le personnage (inspiré du grammairien de Port Royal Claude Lancelot 1615-1695, dont il est le descendant fictif) lui sert ensuite de pseudonyme transparent pour les chroniques de langue qu'il fait paraître dans le supplément littéraire du Figaro puis au Temps. Ces chroniques, qui donnent l'occasion à Hermant de commenter le courrier des lecteurs, ont ensuite été rassemblées en plusieurs volumes : Remarques et Nouvelles remarques de Monsieur Lancelot (1929), Les Samedis de Monsieur Lancelot (1931), Chroniques de Lancelot du Temps (1936-1938). Les écrits d'Hermant, et pas seulement sa Grammaire de l'Académie, ont connu un succès considérable, si l'on en croit le nombre de correspondants mentionnés, le nombre de tirages des livres, mais surtout celui des auteurs qui le citent en modèle ; qu'il s'agisse de Thérive, de Moufflet, de Joran ou de Grévisse. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Abel Hermant est une figure de référence du purisme, aussi bien comme chroniqueur que comme écrivain." (Vincent Berthelier) — "L'œuvre d'Abel Hermant (1862-1950) est une chronique humoristique de son temps : mœurs « républicaines » (Monsieur Rabosson, 1884 ; la Carrière, 1894), monde libertin et « parisien » (Confidences d'une aïeule, 1893 ; Confidences d'une biche, 1909), modes sentimentales (Serge, 1891). Élu à l'Académie française en 1927, il en fut exclu en 1945, et condamné à la réclusion perpétuelle pour « intelligence avec l'ennemi ayant favorisé ses entreprises dans le pays » pendant l'Occupation." (Vincent Berthelier, Le style réactionnaire : positions de la droite littéraire française sur la langue et le style au XXe siècle, thèse 2021) — "C'est bien de l'enseignement qu'en dépit de leur laborieuse désinvolture, relèvent cette centaine de chroniques parues dans le Temps du jeudi, et dont l'auteur se propose de défendre la langue française contre ceux qui la dégradent en la parlant mal. Pourquoi parions-nous mal ? Par ignorance, par négligence, par snobisme. Tantôt pour faire comme tout le monde, tantôt pour nous distinguer. Abel Hermant a bien raison de nous en vouloir. Mais au nom de quelle autorité prononce-t-il ces jugements? De la science ? Non pas – il ne se pique nullement d'être philologue, il se piquerait plutôt de ne pas l'être, et s'abrite sous le masque du vieux Lancelot, plus philosophe que grammairien. De l'ancien usage ? Il s'en défend encore et bien qu'il ait lui-même un penchant marqué pour l'archaïsme, il professe que la langue française a toujours été peu ou prou malmenée. Mais il se fait le chevalier du bon usage, du bon goût et du bon sens. Le malheur est que le bon goût étant comme le bon sens et le bon usage « la chose la mieux partagée », nous n'acceptons pas que Lancelot ait raison contre nous, si d'aventure notre bon goût et notre bon sens sans parler de notre usage, qui est forcément le bon, ne se rencontrent pas avec le sien. De là ces interminables querelles entre ses lecteurs et lui, querelles dont les échos se prolongent de chronique en chronique sur le ton d'une acrimonie parfois divertissante et souvent monotone mais qui sont toutes bien réconfortantes car elles témoignent combien les Français, même ceux qui parlent le plus mal, attachent d'importance au beau langage. Plus tard ces Chroniques fourniront aux spécialistes un précieux document sur l'état de la langue française en l'année 1935. Ils y trouveront, par exemple, la dernière protestation que doive sans doute susciter l'emploi transitif du verbe réussir, et les ondes de ce remous que le lancement du – ou de la – Normandie a soulevé dans la mare aux grammairiens. Quant aux lecteurs étrangers, ce livre leur apportera d'utiles conseils et pas mal de ces curiosités de phonétique et d'étymologie dont ils sont friands." (Revue française de Prague, 1936) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Renaissance du Livre/Albin Michel, 1933, in-8°, xvii-537 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. L'Evolution de l'humanité)
"M. Abel Rey a choisi un bien beau titre pour ce second volume de son étude sur la Science dans l'Antiquité. Il l'a choisi d'ailleurs à bon droit, puisque son volume est consacré aux Présocratiques, et que ces physiologues antiques, si magistralement étudiés par M. Robin comme précurseurs de la pensée philosophique « sont aussi les précurseurs du travail scientifique ». M. Rey étudie successivement, en quatre livres, les débuts de la science hellénique (l'École de Milet) ; l'évolution de la pensée scientifique autour du pythagorisme ; la mathématique et la physique de la fin du Ve siècle ; les progrès techniques jusqu'au milieu du Ve siècle. Les deux noms importants de l'École de Milet sont Thalès pour la géométrie et Anaximandre pour le système du monde..." (Auguste Diès, Bulletin de l'Association Guillaume Budé, 1933) — "Dans cette histoire de la science, voici – faisant suite à la Science orientale avant les Grecs – un nouveau volume d'Abel Rey, directeur et fondateur de l'Institut d'Histoire des Sciences et des Techniques, à Paris. Une idée maîtresse du livre, c'est que cette science est née, à la fois, des techniques antérieures – perfectionnées en Ionie et dans l'HelIade continentale – et des religions, des mythes, des traditions magiques de ces mêmes régions. A la mystique religieuse, et inspirée par elle, succède, ou plutôt se juxtapose, une mystique de la vérité pour la vérité. La Grèce découvre au VIe et au Ve siècles, qu'on peut chercher à savoir pour savoir; et elle acquiert le sentiment profond qu'elle y réussit. Avec les Ioniens, elle construit une théorie rationnelle et laïque de la nature ; avec les Doriens pythagorisants, elle spécule sur le nombre ; avec les Doriens éléates, elle atteint la raison pure. Simultanément, tout le savoir acquis, toutes les techniques se rationalisent et s'imprègnent de l'esprit géométrique. Il y a là une très grande nouveauté; et c'est un aspect – aspect capital – du « miracle grec », qui est partout aspiration à l'universel. On ne saurait trop insister sur l'importance de ces pages lumineuses où, dans l'affermissement de la raison, Abel Rey montre la formation des méthodes dont nous nous servons encore..." (Revue d'histoire de la pharmacie, 1934) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Valenciennes, Imprimerie de A. Prignet, 1846, in-8°, iv-355 pp, page de titre illustrée de scènes diverses en encadrement du titre central lithographiée en bleu, 4 planches hors texte (lithographies de A. Prignet), un tableau dépliant du mouvement démographique de la ville de Valenciennes de 1820 à 1840 et des vignettes, lettrines et culs-de-lampe gravées sur bois dans le texte, reliure demi-basane prune, dos lisse avec titre doré et filets à froid (rel. de l'époque), qqs pâles rousseurs éparses, C. de bibl., bon état. Rare
La première partie présente d'abord une histoire de Valenciennes depuis son origine jusqu'à la fin du XVIIe siècle, la seconde partie est une originale étude d'hygiène publique assez détaillée (géographie physique, places, directions des rues, lavage des rues, égouts, maisons et constructions, notice géologique, climat, météorologie, alimentation, eaux, marais, plantations, humidité, l'Escaut, prisons et abattoir). Le docteur Abel Stievenart, médecin chef à l’Hôpital Général, écrit par exemple que le quartier de Neuf Bourg, plutôt pauvre et insalubre, « renferme des rues forts malsaines qui se trouvent trop rapprochées du rempart et beaucoup trop étroites pour le chiffre de leur population » et « où l’humidité inonde les murs des habitations et où le soleil ne pénètre que fort difficilement ». Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1941, pt in-8°, xxxvii-230 pp, 8 pl. hors texte (2 en couleurs) et 24 illustrations dans le texte, 5 cartes (dont 2 dépliantes hors texte), reliure demi-toile brique, bon état (Ouvrage couronné par l'Académie française), envoi a.s.
L'ouvrage vise à démontrer que Nantes n'est pas seulement un pôle d'attraction économique en rappelant son rôle politique dans la formation et l'évolution historique de la Bretagne, en évoquant la capitale ducale et ce que l'auteur appelle, dans l'intitulé du chapitre V, « la seconde vocation historique de Nantes » : capitale de la Ligue et surtout port maritime et colonial aux XVIIe et XVIIIe siècles... Par Abel Durand (1879-1975), avocat et homme politique, adjoint au maire de Nantes, puis sénateur de la Loire-Inférieure, devenu Loire-Atlantique en 1957. Il présida le Conseil général de la Loire-Inférieure de 1945 à 1970. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1946, in-8°, xviii-313 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. L'Evolution de l'humanité)
Comme tous les domaines scientifiques, celui de l'histoire des sciences est abordé dans deux formes d'esprit bien différentes, selon la personnalité de chacun. Les uns s'appliquent surtout à l'étude analytique des faits, tandis que les autres exposent en de vastes synthèses les idées directrices qu'ils estiment présider à l'évolution de ces faits. Abel Rey fut incontestablement un des esprits les plus brillants de cette dernière catégorie. Pour lui (p. 4) : « II n'y a d'histoire que philosophique : le reste est catalogue et non travail de recherche. De même qu'il n'y a de science que philosophique, le reste étant artisanerie. A double titre donc, l'histoire des sciences ne peut être que philosophique. Ou bien elle n'est pas ». L'affirmation est claire. Mais on peut être sûr qu'il ne méconnaissait pas les efforts de ceux dont les travaux lui permettaient précisément sa synthèse, pas plus qu'on ne peut nier la qualité et la profondeur de celle-ci. (...) L'œuvre d'A. Rey nous met en présence d'un véritable travail de synthèse. On peut lui reprocher l'une ou l'autre inexactitude en des questions de détail, mais il est impossible de nier l'intérêt de l'ensemble. (Maurice Michaux, Revue belge de philologie et d'histoire, 1949) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Pierre Lafitte, s.d. (1921), pt in-8°, non paginé, broché, couv. illustrée, dos bruni, pet travail de ver en marge, bon état (Collection des grands humoristes)
Tome 1 seul (sur 2) — "C'est un recueil, un choix des dessins dus au crayon du célèbre humoriste. Pas d'autre texte que la date, qui a son éloquence, et la légende, si variée de ton et d'accent : tour à tour ironique ou plaisante, satirique ou vengeresse. Chronique sans parole, que l'historien fera bien de consulter, ne serait-ce que pour faire renaître quelques-unes des émotions de la vie française et plus spécialement parisienne pendant ces dures années." (Ch. Bémont, Revue historique, 1923) — "... les caricaturistes ont toujours privilégié l'ennemi sous les traits des combattants (le soldat à casque à pointe) ou de leurs chefs (des officiers subalternes aux généraux et à Guillaume II) : dans le contexte de guerre, la « matérialisation » de l'armée adverse aide à fixer l'aversion, mieux que tout personnage métaphorique. Significatifs à ce propos sont les deux albums (chacun en deux volumes, groupant environ 200 croquis) publiés après la guerre par Abel Faivre et Forain. Le premier (dans Le Journal ou L'Écho de Paris) comme le second (dans L'Opinion ou Le Figaro) ont sans doute produit les dessins germanophobes les plus violents. Ces ouvrages rassemblent leurs meilleures compositions parues pendant le conflit..." (Christian Delporte, Méfions-nous du sourire de Germania ! L'Allemagne dans la caricature française, 1996) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1963, in-8°, 253 pp, biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
"« Ce que les contemporains connaissaient le mieux de leur époque, c'est, apparemment, ce que nous en connaissons le moins. » Ainsi s'exprime M. Abel Lefranc dans la préface qu'il a placée en tête de son beau livre : La vie quotidienne au temps de la Renaissance. Tout ce qui constitue, en effet, le cadre de la vie des hommes aux différents degrés de l'échelle sociale, les menus faits qui marquent les contingences de la vie de chaque jour, la mode et ses exigences, les habitudes de penser et les façons de s'exprimer, cette ambiance, enfin, où se reflète toute une société sont des éléments difficiles à saisir parce que, le plus souvent, leurs contemporains les subissaient sans même que l'idée leur vînt de nous en informer. Le but que s'est proposé l'auteur est précisément de nous faire pénétrer dans cette vie cachée des diverses classes sociales d'un pays que nous devrions connaître, tout comme les grandes manifestations qui rythment son histoire militaire ou artistique. Et l'on n'attendait pas moins du maître incontesté des études du XVIe siècle en France que cet ouvrage qui couronne son oeuvre d'érudit sans doute, mais aussi de professeur, puisque M. Lefranc avait consacré plus d'un cours, soit au Collège de France, soit à l'École des Hautes-Études, à l'étude même du sujet de son livre..." (Michel François, Bibliothèque de l'école des chartes) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1963, in-8°, 253 pp, biblio, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état
"« Ce que les contemporains connaissaient le mieux de leur époque, c'est, apparemment, ce que nous en connaissons le moins. » Ainsi s'exprime M. Abel Lefranc dans la préface qu'il a placée en tête de son beau livre : La vie quotidienne au temps de la Renaissance. Tout ce qui constitue, en effet, le cadre de la vie des hommes aux différents degrés de l'échelle sociale, les menus faits qui marquent les contingences de la vie de chaque jour, la mode et ses exigences, les habitudes de penser et les façons de s'exprimer, cette ambiance, enfin, où se reflète toute une société sont des éléments difficiles à saisir parce que, le plus souvent, leurs contemporains les subissaient sans même que l'idée leur vînt de nous en informer. Le but que s'est proposé l'auteur est précisément de nous faire pénétrer dans cette vie cachée des diverses classes sociales d'un pays que nous devrions connaître, tout comme les grandes manifestations qui rythment son histoire militaire ou artistique. Et l'on n'attendait pas moins du maître incontesté des études du XVIe siècle en France que cet ouvrage qui couronne son oeuvre d'érudit sans doute, mais aussi de professeur, puisque M. Lefranc avait consacré plus d'un cours, soit au Collège de France, soit à l'École des Hautes-Études, à l'étude même du sujet de son livre..." (Michel François, Bibliothèque de l'école des chartes) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Didier, 1854 in-8°, 494 pp, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs filetés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état. Edition originale
Biographie du comte Louis de Narbonne, ministre du roi Louis XVI sous l'Assemblée Législative, et aide de camp de l'Empereur Napoléon en 1812. C'est surtout la période napoléonienne qui est étudiée. Un deuxième volume a été publié deux ans plus tard, consacré aux Cent-Jours, tels que Villemain les vécut à Paris. — "Le premier volume intéresse la vie universitaire, notamment l'Ecole normale supérieure. Abel-François Villemain (1791-1870) était secrétaire de Narbonne qui fut l'un des confidents de Napoléon à son apogée. Il rapporte en les arrangeant quant à la forme, les propos de l'Empereur à la veille de l'expédition de Russie. Ces souvenirs constituent une source de premier ordre pour les dernières années de l'Empire." (Tulard, 1491) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin, 1962, in-12, 280 pp, 49 illustrations, graphiques et cartes, biblio, broché, bon état (Coll. Kiosque. Les faits, la presse, l'opinion)
"C'est de propos délibéré qu'Abel Châtelain – il le souligne dans sa préface – a préféré à une analyse de textes (que deviennent les faits en passant par une salle de rédaction ?) « une étude du journal depuis l'extérieur » (pourquoi les lecteurs portent-ils leur choix sur tel ou tel quotidien ? Répartition géographique, sociale, etc.). Nous suivrons donc l'évolution du Monde à la fois sur le plan historique (de 1944 à 1962), sur le plan politique (débats à l'Assemblée sur l'opportunité de l'existence du Monde, attitude de ce quotidien devant les principaux événements), sur le plan comparatif (évolution des autres journaux, concurrence délibérée du « Temps de Paris »), et sur le plan humain (qui sont les rédacteurs du Monde, et surtout qui est à sa tête : Hubert Beuve-Méry). Une étude sur la répartition géographique et sociale des lecteurs complète ce portrait riche et précis. Portrait un peu flatté peut-être (tant de sérieux, de vertu, d'abnégation étonne), mais qui était à faire. (...) Il s'agit de donner une vision synthétique du journal." (Claude Frère, Communications, 1963) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1956, in-8°, 253 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"« Ce que les contemporains connaissaient le mieux de leur époque, c'est, apparemment, ce que nous en connaissons le moins. » Ainsi s'exprime M. Abel Lefranc dans la préface qu'il a placée en tête de son beau livre : La vie quotidienne au temps de la Renaissance. Tout ce qui constitue, en effet, le cadre de la vie des hommes aux différents degrés de l'échelle sociale, les menus faits qui marquent les contingences de la vie de chaque jour, la mode et ses exigences, les habitudes de penser et les façons de s'exprimer, cette ambiance, enfin, où se reflète toute une société sont des éléments difficiles à saisir parce que, le plus souvent, leurs contemporains les subissaient sans même que l'idée leur vînt de nous en informer. Le but que s'est proposé l'auteur est précisément de nous faire pénétrer dans cette vie cachée des diverses classes sociales d'un pays que nous devrions connaître, tout comme les grandes manifestations qui rythment son histoire militaire ou artistique. Et l'on n'attendait pas moins du maître incontesté des études du XVIe siècle en France que cet ouvrage qui couronne son oeuvre d'érudit sans doute, mais aussi de professeur, puisque M. Lefranc avait consacré plus d'un cours, soit au Collège de France, soit à l'École des Hautes-Études, à l'étude même du sujet de son livre..." (Michel François, Bibliothèque de l'école des chartes) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BONNARD (Abel) : L’Enfance. Paris, Le Divan, 1927. Plaquette petit in-8 sensu stricto, 72pp. [dont faux-titre et titre]-(1) f. [blanc / achevé d’imprimer], brochée, couverture imprimée ocre (de très bonne apparence, malgré une petite trace d’enfoncement en bas du dos, par contre, à l’intérieur, invasion de taches brunes – déjà - : papier de très mauvaise qualité). ÉDITION ORIGINALE, dans la collection « Les Soirées du Divan », n° 25, tirée à 925 exemplaires numérotés (celui-ci un des huit cents sur « bel alfa bouffant » (sic). D’entrée, le propos se veut rassurant : « J’aime plus l’enfance que les enfants » (p.7), mais, l’éducation doit être sévère : « (elle) n’est que le dernier cas du dressage » (p.59). Par ailleurs, quelle condescendance, quelle suffisance envers les plus démunis : « Un petit pauvre regarde avec une sorte d’étonnement et d’indépendance la misère de ses parents, qui n’est pas encore la sienne [sic !]» (p.44). Quel détachement du petit malheureux sur son sort : il est vrai que la religion est là, qui lui promet un bel avenir post-mortem. Surtout, pas de révolte, car, « rien de plus sinistre qu’un polisson gouailleur (…), c’est pourquoi le type de Gavroche est si repoussant » (p.41). Rien que çà. Autobiographie ? : « Un petit garçon de quatre ans jouait souvent avec une jeune fille, qui le maniait comme une poupée (…). Moi aussi, dit-il, quand je serai une jeune fille comme toi. – Mais, mon chéri, répondit-elle, tu ne seras jamais une jeune fille. Il faillit pleurer » (p.45). Dépit. Il faudra choisir, drame freudien / cornélien, attirance/répulsion : « Les enfants excellent à manier les grandes personnes (…) Dans ces manèges, l’adresse des deux sexes n’est pas égale (…) [Les garçons] sont plus simples, plus rudes (…) Les petites filles sont des femmes dès leur naissance, et les premières armes de ces innocentes sont celles des courtisanes » (p.63). Malgré tout, le Bonnard poète jaillit in fine : « Les enfants sont l’illusion de l’espèce, comme le printemps est l’illusion de l’année » (p.70)
Reference : G425
FAKE HISTORY Cette histoire n’est qu’un conte, une histoire à dormir debout. Les historiens se sont fourvoyés, volontairement ou non : une ascendance noble, fut-elle impériale et illégitime, flatte l’orgueil du bourgeois. Seulement voilà : comme la terre, l’État Civil ne ment pas, …au moins sur les dates. On trouvera dans les Archives de la Corse du Sud, l’acte de mariage de Pauline Benielli et Ernest Bonnard, dans celles de la Vienne, l’acte de naissance d’Abel : le premier en date du 10/02/1880 (note 13), le second, en date du 19/12//1883 (note 14). Que la gestation fut longue ! Et on comprend mieux l’attachement d’Abel à sa maman ! Elle mourra dans la villégiature pétainiste de Sigmaringen en 1945. Mais il a encore mieux : Abel n’était pas fils unique, avant lui étaient nés un frère et une sœur, décédés tous deux en bas âge (note 15). =================
Note 3- Abel Bonnard : Pour l’élite intellectuelle, dans la Revue hebdomadaire, t.7, 07/07/1936, p.248). Note 4- cité d’après B. Pénicaud et Vincent Vidal-Naquet : Les révolutions de l’Amour (etc.). Note 5- aujourd’hui remis à la mode par nos chères politiques, NKM à propos de Patrick Buisson, la Marine au sujet du beau Florian… [en 2017…] Note 6- cf. Pierre Dac, qui à Radio Londres, fustigeait le ministre : dans son parti, « l’envers vaut l’endroit ») Note 7- hexagonegay.com précise qu’à l’époque, « les lieux de rencontre homos parisiens (cinémas et vespasiennes) connaiss[ai]ent bien sa silhouette » ; en revanche, il déplore que « Je Suis Partout » ni la presse d’extrême- droite, si prompts à dénoncer l’homosexualité (…) n’ont fait état de l’homosexualité de Bonnard ». Note 8- pour present.fr/tag/abel-bonnard/ : « La belle Bonnard… Gestapette… Yves Morel le sait : immanquablement, ce sont les plaisanteries qui fuseront de la bouche des sots si vous jetez le nom d’A.B. dans une conversation (même universitaire). Et pourtant, voilà une personnalité plus complexe que sa mauvaise renommée : on ne lui connaît que des liaisons féminines ». Sans rire ! Note 9- Buisson (Patrick) : 1940-1945. Années érotiques (Paris, Albin Michel, 2009.2 volumes. « Abel Bonnard, le scandaleux » (t. I, p.263 et suiv.) nous apprend que « son vrai père est un aristocrate italien, J.N. Primoli, descendant de Lucien Bonaparte, qui séduisit sa mère, Marie-Paule [sic !] Benielli, peu de temps avant son mariage [re-sic !!]». Note 10- Descendia de José Bonaparte, Rey de Espana y de las Indias, y sus entronques i talianos y franceses (Anales de la Real Academia Matritense de Heràldica y Genealogia, vol.XII, 2009, pp. 143-327). Note 11- Pasquali, Costanza : Proust, Primoli. La Moda. Otto lettere inedite di Proust e tre saggi. Roma, Ed. di Storia et litteratura, 1961, p.32. Note 12- Yves Morel ( Abel Bonnard. Coll. Qui suis-je ? Editions Pardès, 2017) : « Ne pouvant épouser le père de son enfant, Pauline Benielli se résolut à un mariage de raison avec Ernest Bonnard (…) qui reconnut Abel et lui donna son nom », qui complète bien la formule de P. Buisson (note 9). Note 13- Archives Départementales de Corse du Sud Ajaccio, Mariages, 1880 (f° 55-56/159) Note 14- Archives Départementales de la Vienne, Naissances, 1883 (9 E, p. 251), avec cette note marginale manuscrite : « Décédé à Madrid (Espagne) le 31 mars 1968 ». Confirmation de sa naissance, post mortem. Note 15- Abel- Jean- Désiré (A) aux prénoms identiques et Fanny-Françoise-Justine (B) (A) Melun, avril 1881- Poitiers, 26/06/1883. A.D. de la Vienne , Décès 1883, n°490, f° 147/278 (B) AD de la Vienne, Poitiers, 08/07/1885 [Naissances 1885, n°438, f°121/250]- 12/05/1886 [Décès 1886, n°370, f° 102/259. « Nom de la mère : Pauline Bennieni »] !! Aujourd’hui, (08/2022), que l’on consulte Wikipédia, ou des sites dits sérieux ( ?) de généalogie (geneanet, geneastar), la fausse généalogie prospère. Une lueur d’espoir : la généalogie d’Ernest Bonnard, le père « nourricier »… Patatras ! Si le frère aîné Abel (1881-1883) est bien mentionné, on trouve immédiatement après un « demi-frère Abel, etc.). Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"ABEL, NIELS HENRIK. - ""A MONUMENT MORE LASTING THAN BRONCE"" (LEGENDRE).
Reference : 35935
(1841)
Paris, Académie des Sciences, 1841 (submitted 1826). 4to. (257x197mm). Extract from: 'Mém. Acad. d. Sciences de Paris', 1841, pp.176-264. Contemporary half calf with gilt spine lettering. Spine with a little wear. Some light brown spotting throughout. Otherwise fine and clean.
Very scarce first edition of Abel's main paper, in which he first presented his theorem for elliptic integrals - Abel's theorem. ""After studying at Christiania and Copenhagen, Abel received a scholarship that permitted him to travel. In Paris he was presented to Legendre, Laplace, Cauchy, and Lacroix, but they ignored him. ... Abel knew the work of Euler, Lagrange, and Legendre on elliptic integrals and may have gotten suggestions for the work he undertook from remarks made by Gauss, especially in his 'Disquisitiones Arithmeticae'. He himself started to write papers in 1825. He presented his major paper on integrals to the Academy of Sciences in Paris on October 30, 1926, for publication in its journal. This paper, [the offered item], contained Abel's great theorem. Fourier, the secretary of the Academy at the time, read the introduction to the paper and then referred the paper to Legendre and Cauchy for evaluation, the latter being chiefly responsible. The paper was long and difficult, only because it contained many new ideas. Cauchy laid it aside to favor his own work. Legendre forgot about it. After Abel's death, when his fame was established, the Academy searched for the paper, found it, and published it in 1841. ... Because Abel's main paper of 1826 was not published until 1841, other authors, learning the more limited theorems published in between these dates, obtained independently many of Abel's 1826 results."" (Kline: Mathematical Thought from Ancient to Modern Times, pp.644-55). Sotheran: Bibliotheca Chemico-Mathematics, Third Supplement, describes this paper as ""very scarce"".
C. Paillart Abbeville 1887 In-8 ( 230 X 140 mm ) de XI-225 pages, broché sous couverture illustrée. Frontispice. Intérieur frais. Bon exemplaire, non coupé.
Librairie Générale Des Sciences Occultes - Bibliothèque Chacornac Paris 1905 In-8 ( 230 X 140 mm ) de 289 pages, demi-basane fauve marbrée, dos à nerfs orné de caissons et fleurons dorés, pièce de titre de basane noisette, couvertures et dos conservés. EDITION ORIGINALE. Reliure légèrement frottée, bel exemplaire.
E. Drosne Melun 1896 In-8 ( 220 X 140 mm ) de 207 pages, broché sous couverture imprimée. EDITION ORIGINALE. Dos abimé. Bon exemplaire.
L. Queyrot, Librairie Centrale Draguignan 1913 In-8 ( 225 X 140 mm ), de 133 pages, broché sous couverture imprimée. Bon exemplaire.
Flammarion, 1921, in-12, 369 pp, reliure demi-basane chocolat à coins, dos lisse avec titres et doubles filets dorés (rel. de l'époque), bon état (Bibliothèque de philosophie scientifique)
"M. Rey distingue deux courants principaux dans la philosophie contemporaine. D'un côté sont les scientistes, ceux qui se contentent de ce que peut apprendre la science ; de l'autre, ceux qui cherchent ailleurs le complément nécessaire, et, à leurs yeux, le meilleur de leur savoir. Si on laisse de côté les quelques rares métaphysiciens, chercheurs d'absolu et héritiers lointains des grands rationalistes, le second courant est, avec ses nuances multiples, ce qu'on peut nommer le « pragmatisme ». C'en est fait d'ailleurs de la vieille philosophie, trop exclusivement littéraire. La science et la philosophie sont maintenant unies, et ce rapprochement en a entraîné un autre, celui de la science et de l'action. Seulement pour les uns l'action dérive de la science, pour les autres, c'est l'inverse. Les premiers sont les novateurs, les partisans du libre examen, de la route libre pour la science dans toutes les directions ; l'attitude des seconds conduit à la réhabilitation des vieilles formes de la pensée humaine : « religion, métaphysique, dogmatisme moral, au fond autoritarisme social »..." (G. Milhaud, Revue Philosophique de la France et de l'Étranger, 1909) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin Paris 1992 In-4 carré ( 240 X 116 mm ) de 279 pages, broché sous couverture illustrée. Bon exemplaire.
Nouveau Monde Editions / Fondation Napoléon France 2005 In-8 ( 225 X 140 mm ) de 463 pages, broché sous couverture illustrée. Très bon exemplaire.
Gallimard NRF Paris 1926 In-12 ( 190 X 120 mm ) de 254 pages. Edition originale, 1 des 894 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma-Navarre ( No. 608 ). Rousseurs en début et fin de volume, bon exemplaire.
Imprimerie Nationale Paris 1889-1890 2 volumes in-folio ( 455 X 335 mm ), cartonnages imprimés à la bradel. Beaux exemplaires.- Tome I, première partie : texte reproduit d'un manuscrit oriental ( sens de lecture oriental ), 2ff. ( achevé d'imprimer, frontispice : une reproduction d'une page du Koran de la mosquée de Keyçoun ), 392 pages, 1f.blanc.- Tome II deuxième partie ( sens de lecture occidental ) : traduction : 2ff.blancs, un frontispice, xxiv-235 pages, 1f. ( table ), 1f. blanc, cartonnages de l'éditeur. Imprimé pour l'Exposition Universelle de 1889. Ce Livre contenant le reproduction d'un manuscrit oriental par l'héliogravure typographique est l'une des plus belles réussites de l'Imprimerie Nationale. Le frontispice du présent volume est la reproduction d'une page d'un Koran de la Mosquée de Kayçoun. Cette page a été réduite par la photographie et vient d'être tirée ( mars 1890 ) en sept couleurs sur des clichés en relief.*** ATTENTION *** Pour les expéditions, vu le poids important de ces 2 volumes, des frais de port particuliers seront appliqués en fonction de la destination. ***
Redon Imprimerie BOUTELOUP 1928 -in-12 broché un volume, broché crème in-douze Editeur (paperback in-12 Editor)(18,2 x 13 cm), dos imprimé en noir, 1ère de couverture à rabat imprimée en noir et rouge,toutes tranches non rognées (edges no smooth), tirage limité à 600 exemplaires numérotés et signés à l'encre noire par l'Auteur (N°177), orné de 10 gravures hors-texte en noir par Jean ABEL-COMPADRE + rajoutée en plus : 1 gravure volante sur bristol, gravée en noir par ABEL-COMPADRE : Redon Ancien : l'Hôtel ABEL-COMPADRE(époque Louis XVI), facade sur le quai Duguay-Trouin, 108 pages, 1928 Redon Imprimerie BOUTELOUP Editeur,
TRES BEL EXEMPLAIRE ...... état neuf (very good condition). ETAT NEUF
Berlin, Uppsala & Stockholm, Paris, Almqvist & Wiksell, 1902-1904. 4to. Bound in 3 contemp. hcloth. A small nick to top of spine on one volume. Stamps on titlepages (Carl Zeiss Jena). (6),400(8),389(8),394 pp. a. 1 letter in facsimile. (= Acta Mathematica Bd. 26, 27 and 28). Internally fine and clean.
First printing of this series of important papers by leading mathematicians from all over the world, commemorating Abel in the 100-year of his birth, by presenting works of their own which are inspired by Abel or as continuations of Abel's works.The contributors are: Poincare (Sur les Fonctions abélienne), Hilbert (Über die Theorie der relativ-Abel'schen Zahlkörper), Hurwitz, Noether, Darboux, Picard, Fuchs, Minkowski (Úber periodische Approximationen algebraischer Zahlen), Mittag-Leffler, Appel, Painlevé (Sur la Fonctions qui admettent un théoréme d'additation), Liouville (Sur une équation différentielle du premier ordre), Volterra, Goursat, Hadamard (Deux theoremes d'Abel sur la convergance des séries), Borel, Pringsheim, Boutroux, Markoff and many others. In all 54 papers by 54 authors.
Berlin, G. Reimer, 1827. 4to. No wrappers. In ""Journal für die reine und angewandte Mathematik. Hrsg. von A.L. Crelle"", Bd. II, Heft 2, pp. 101-196 (the whole Issue, Heft 2). Abel's paper: (2= titlepage to vol. II) + pp.101-181.
First appearence of Abel's discovery of Elliptic Functions and the discovery of their double periodicity, in print. In 1826 Abel ""presented his major paper on integrals to the Academy of Science in Paris on October 1926, for publication in its journal. This opaper , ""Memoire sur und proprieté générale d'une classe tres-etendu de fonctions transcendentes"", contained Abel's great theorem. Fourier, the secretary at the time, read the introduction to the paper and then referred the paper to Legendre and Cauchy for evaluation, the latter being chiefly responsible. The paper was long and difficult, only because it contains many new ideas. Cauchy laid it aside to favour his own work. Legendre forgot about it. After Abel's death, when his fame was established, the Academy searched for the paper, found it, and published it in 1841...Abel published other papers in Crelles Journal on equations and elliptic functions (the first offered here). These appeared from 1827 on."" (Morris Kline).