Gründ 2007, broché, 432pp; illustré; collection le spécialiste - très bon état
Reference : 72525
ISBN : 9782700016406
Librairie Alpha
Anne et Yvan Abbal-Touzart
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France
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VERDI (Giuseppe) ; DU LOCLE (Camille, trad.) ; NUITTER (Charles, trad.)
Reference : 1365
Paris : Léon Escudier, s. d. [1880]. « AÏDA APPARTIENT PAR SON ORIGINE ET SA DESTINATION PREMIÈRE À L'OPÉRA DE PARIS »
In-4° (282 x 191 mm), [1] f. - 313 pp. paginées 307 pp, avec 124(1)-(6), demi-basane verte, dos lisse orné de filets, couverture lithographiée conservée. Première édition de la partition définitive d'Aida (L. E. 3603), avec le livret en français, parue à l'occasion de la représentation de l'opéra au Palais Garnier en mars 1880. L'exemplaire porte au premier feuillet le tampon humide « SOUVENIR DU 22 MARS 1880 » et la signature autographe de Giuseppe Verdi, qui dirigea la représentation. On a trouvé la trace de deux autres exemplaires porteurs de ce tampon (Sotheby's, Music, 10 juin 2009, lot 130 qui n'est autre que le n°660 de la 3e vente en juin 2017 de la collection Pierre Bergé ; Sotheby's, Music, 24 mai 2016, lot 165). L'ouvrage est en outre enrichi de nombreuses annotations manuscrites au crayon et crayons de couleur bleu et rouge. On relève surtout des notes de mise en scène (didascalies et schémas du placement des chanteurs sur la scène), mais également quelques corrections au livret et à la partition. Ces annotations concernent principalement le rôle de Radamès. Aida (ou Aïda), opéra en 4 actes commandé par le khédive égyptien à l'occasion de l'inauguration du Canal de Suez, est créé le 24 décembre 1871 à l'Opéra du Caire. L'opéra est donné à Paris au Théâtre-Italien en 1876 ; la même année, Camille du Locle et Charles Ruitter font paraître chez Escudier une traduction française du livret d'Antonio Ghislanzoni. L'éditeur en vend aussitôt les droits de représentation au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, et est attaqué en justice par Verdi et les traducteurs. La première parisienne de la version française d'Aida a lieu en 1878 au théâtre Ventadour. En 1880, donc, l'Aida français a quelque chose de « déjà-vu ». Toutefois, pour la représentation du Palais Garnier, Verdi lui-même est invité à diriger l'orchestre, honneur qu'on avait même refusé à Wagner. Le compositeur retravaille pour l'occasion les scènes de ballet : la partition s'en trouve augmentée de 6 pages, imprimées à part par l'éditeur (pp. 124 (1)-124(6), bien présentes dans cet exemplaire). Le spectacle est un événement. Le Moniteur Universel rapporte : « Ce soir, pour donner à mes lecteurs la composition du public, c'est tout Paris - ce tout Paris qu'on prétend voir toujours et partout - c'est littéralement tout Paris qu'il me faudrait nommer. Tout Paris artiste, littéraire, élégant, officiel, financier et mondain. » (24 mars 1880). Mais le public comme la presse s'interrogent sur la place de la musique italienne à l'opéra national. Une discours de « francisation » d'Aida se développe, insistant notamment sur le rôle de l'égyptologue Auguste Mariette dans la conception du scénario. Celui-ci, travaillant de concert avec Verdi (et ce grâce à la médiation de Camille du Locle, l'un des traducteurs du livret) avait également dessiné les costumes et décors de la première du Caire. Un journaliste du Voltaire décrète ainsi, au lendemain de la représentation : « Aïda [...] appartient par son origine et sa destination première à l'Opéra de Paris : en ouvrant aujourd'hui ses portes à cette oeuvre capitale de Verdi, notre première scène lyrique ne fait donc que reprendre son bien. » PROVENANCE : « C. Canton mars 85 », mention manuscrite au verso de la première garde blanche. Une citation au crayon copiée de la même main au verso de la première garde. DI PROFIO, Alessandro. « 'Aïda's' French Premiere at the Opéra in 1880. » Studia Musicologica, vol. 52, no. 1/4, 2011, pp. 429-41. ON JOINT : CH. GOUNOD / J. BARBIER / M. CARRÉ. Roméo et Juliette. Opéra en 5 actes. Paris : Choudens père et fils, après 1873. In-4° (281 x 200 mm), [1] f. - 258 pp. [numérotés 1-278 avec. 133 (3-7) et manque des pp. 65-80], demi-toile chagrinée brune. Partition pour piano et chant, avec plusieurs annotations de la même main que l'ouvrage précédent. Manque les pp. 65-80, arrachées. Déchirure aux pp. 81-2. Coiffes et coins arasés. Frottements, habiles restaurations à une petite partie de la coiffe de tête et à l'extrémité en queue du mors supérieur (4 cm), habiles restaurations en marge interne sur quelques feuillets.
FLEURY (Jacques) ; LESAGE (Alain-René) ; DORNEVAL [Orneval (Jacques-Philippe, d')]
Reference : 1293
S. l. : 1752. LES 1001 VERSIONS D'UN CONTE DES 1001 NUITS
In-16° (170 x 106 mm), 48 pp., plein veau marbré, dos lisse orné, tranches rouges, filet sur les coupes (reliure de l'époque). Première édition de cette nouvelle adaptation donnée à l'Opéra-comique en 1752. Les réadaptations successives de cette pièce à succès, donnée pour la première fois en 1720, fournissent un intéressant témoignage de l'évolution des goûts du public du théâtre forain dans la première moitié du XVIIIe siècle. Cette comédie de Lesage et Dorneval, inspirée par un conte des 1001 nuits (Zyn Alasnam et le roi des génies), fut créée sous le titre La Statue merveilleuse en 1720 à la foire Saint-Laurent, où elle fut interprétée par « la troupe de danseurs de corde de sieur Francisque » (Oeuvres choisies de Lesage, vol. 14, p. 291). Pittenec (Le Sage le fils) en réduisit les 3 actes à un seul ; cette nouvelle version de la pièce fut donnée en 1734 sous le titre Le miroir sans fard ou Le miroir véridique. Jacques Fleury, enfin, y apporta de nouvelles modifications pour une représentation à l'opéra-comique. Dans cette ultime version, la pièce apparaît « débarrass[ée] d'une intrigue qui eût paru peut-être aujourd'hui ennuyeuse ou du moins ridicule ». Fleury, en effet, en a considérablement élagué l'intrigue : dans la version originale de la pièce, un génie demande au roi de Cachemire de lui offrir, en échange d'un fabuleux trésor, une femme dont l'haleine « chaste » ne trouble pas la glace d'un miroir magique. Le roi finit par découvrir une femme triomphant de l'épreuve du miroir, mais il en tombe amoureux et ne la cède au génie qu'à regret. Ce-dernier révèle alors que le trésor qu'il lui avait promis n'était autre que cette épouse vertueuse. Dans la version simplifiée de Fleury, en revanche, il n'y a pas de retournement final : le génie fait don au roi du miroir magique pour l'aider dans sa quête d'une épouse. Ces coupes ayant entraîné un remaniement des scènes, les principales modifications apportées par Fleury sont indiquées en marge pas une astérisque. L'ouvrage fut imprimé à nouveau en 1753 et 1755 (dans le recueil publié par Duchesne). La première version de la pièce fut par ailleurs adaptée à l'opéra par Ernest Reyer sous la titre La Statue (1861). Bahier-Porte, Christelle. « Le conte à la scène ». In Féeries, 4. 2007, 11-34 ; Martin, Isabelle. « Usage et esthétique du miroir dans une pièce orientale: « La Statue merveilleuse » de Lesage ». In L'Esprit Créateur, Vol. 39, No. 3, Automne 1999. pp. 47-55. Frottements, mors supérieur fendu en pied.
M. Et J. De Brunoff, Editeurs Paris 1928 Grand in-4 carré ( 405 X 335 mm ), cartonnage souple de papier maroquiné, motif en ocre et or estampé en relief au centre du premier plat, dos lisse muet ( Présentation de l'éditeur ). MAGNIFIQUE PUBLICATION illustrée en premier tirage de 59 planches gravées en couleur à l'or et au palladium montées ( 53 pleine page ) d'après des peintures d'Hubert Julian STOWITTS pour FAY-YEN-FAH Opéra en 3 actes, Poème de Charles TEMPLETON CROCQUER sur une Musique de Joseph REDDING. Nombreuses vignettes et le texte imprimé en trois couleurs. Edition originale limitée à 200 exemplaires numérotés ( N°35 ). Très minimes défauts à la couverture, bel exemplaire aux coloris éclatants illustrant avec beauté et élégance les personnages et les scènes de cet opéra sur la Chine ancienne.
E. Girod Paris S.D. (Vers 1858) Grand in-8 ( 280 X 190 mm ) de 182 pages, demi cuir-de-russie vert sapin, dos lisse orné de filets dorés, plats de percaline chagrinée de la même teinte filets dorés d'encadrement gras et maigres sur les plats, une lyre dorée frappée sur le premier avec importante mention en lettres d'or: "Conservatoire Impérial de Musique & de Déclamation. Concours de 1858. 2ème Prix de GRAND OPERA décerné à Mr Armand PRAT. Petites usures aux coupes, coiffes et coins. Bon exemplaire de présent.
Calmann Levy, Editeurs Paris 1914 In-12 ( 190 X 120 mm ) de 21 pages, broché sous couverture imprimée. Bel exemplaire.