Paris Compagnie des Bibliophiles 1962 1 in-4 Illustrée par Léonor FINI. Préface de Jean Paulhan "Le Bonheur dans l'esclavage". Paris, Compagnie des Bibliophiles, 1962, in-folio, en feuilles, sous couverture rempliée, sous étui et emboitage en velours lisse noir, 185 pages et XXIII pages.
Reference : 24152
Première édition de grand luxe de cet ouvrage culte de la littérature érotique, illustré de lithographies originales de Léonor FINI et précédée d'une introduction de Jean PAULHAN. Ce dernier est à l'origine de cette histoire. L'auteur enrelation amoureuse avec Jean Paulhan, lui adressa ce texte, tel un défi et s'inscrit de manière contradictoire au mouvement féministe. Un des 314 exemplaire numéroté sur vélin d'Arches pur Chiffon illustré de douze compositions de Léonor FINI, de bandeaux ainsi que de culs-de-lampe. Petites marques, usures et fentes à l'étui et à la chemise, légers reports sur la couverture, infime restauration de la pièce de titre de la chemise. Joint une suite libre de cinq dessins lithographiés en sépia.
Librairie Chrétien
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"Le ‘Discours sur l’Histoire universelle’ qui parait en 1681 est un éblouissant chef-d’œuvre qu’on a pu comparer à ‘La Cité de Dieu’ de Saint Augustin et qui se présente comme une philosophie de l’histoire, depuis les origines jusqu’à l’époque chrétienne." Paris, Sébastien Mabre-Cramoisy, 1681. In-4 de (1) f., 561 pp., (7). Relié en veau blond glacé de l’époque, triple filet doré d’encadrement sur les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, double filet doré sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 257 x 188 mm.
Edition originale. Tchemerzine, I, 842. « Le ‘Discours sur l’Histoire universelle’ qui parait en 1681 est un éblouissant chef-d’œuvre qu’on a pu comparer à ‘La Cité de Dieu’ de Saint Augustin et qui se présente comme une philosophie de l’histoire, depuis les origines jusqu’à l’époque chrétienne. Très informé, fondé sur une multitude de faits, sur une connaissance de l’histoire, particulièrement de l’histoire romaine, aussi complète qu’on la pouvait avoir à cette date, il a pour idée centrale que Dieu gouverne le monde dans le respect de la liberté humaine. « Ce qui est hasard à l’égard de nos conseils incertains est un dessein concerté dans un conseil plus haut, c’est-à-dire dans ce conseil éternel qui renferme toutes les causes et tous les effets dans un même ordre ». De bons esprits continuent de tenir le ‘Discours’ pour l’œuvre capitale de Bossuet et aussi pour une des œuvres capitales de la littérature française. Montesquieu ne l’a pas éclipsée. Elle est unique par la majestueuse grandeur des vues et la précision contrôlée du détail. Si cette œuvre grandiose a marqué dans l’histoire de l’esprit humain, elle a marqué aussi une étape dans l’histoire de l’esprit de Bossuet. Elle a formé en lui, peut-on dire, l’historien au sens moderne du mot ». Le ‘Discours sur l’Histoire universelle’ est aussi un cours d’histoire générale qui fut écrit uniquement pour l’éducation du dauphin. Fondé sur la Révélation, il embrasse toute la suite des temps qui se sont écoulés depuis la création du monde jusqu’à l’empereur Charlemagne. « Il se divise en trois parties ; la première s’intitule ‘Les époques’ ; la seconde, ‘La suite de la religion’ et la troisième ‘Les empires’. » Dans la première, l’auteur s’attache à résumer dans l’ordre chronologique les principaux événements dont le monde fut alors le théâtre. Dans la seconde, il aborde la religion chrétienne : exaltant sa marche progressive, il montre comment, préparée par Moïse, elle aboutit au triomphe de l’Eglise. Dans la dernière, il étudie les empires de l’antiquité : les causes de leur grandeur et de leur décadence, leur lente destruction mutuelle, leur unification enfin par les Romains – laquelle devait faciliter la diffusion de l’Evangile. » « Le ‘Discours sur l’Histoire universelle’ fait grand honneur à son auteur dans la mesure même où il nous permet d’admirer les incroyables ressources de son génie. Il ne s’agit pas seulement de ce style plein d’antithèses qui fait de lui le plus grand de nos prosateurs. Mais du fond même de l’ouvrage : la richesse de l’information n’a d’égale ici que l’ampleur de la conception. Qu’on y ajoute la sûreté de l’analyse. D’où il suit que, mis à part l’objectif et les moyens, Bossuet se révèle ici le précurseur de Montesquieu ». Précieux exemplaire, grand de marges, conservé dans sa première reliure en veau blond glacé de l’époque. Provenance : du Cabinet de livres de M.A.P. de Fontenay Seigneur de Sommant, Noiron, Président et Lieutenant Général au Baillage et Siège Présidial d’Autun (ex libris gravé daté de 1770).
L’édition de référence de « l’Histoire des Juifs » de Dom Calmet, la première complète et la seule citée par Brunet au format in-4. Paris, Martin, Coignard, Mariette, Guérin, 1737. 4 volumes in-4 de : I/ xvi, 140 pp., 516 pp., 4 carte dépl.; II/ (2) ff., 676 pp., 2 cartes dépl. ; III/ (2) ff., 676 pp., 1 plan dép. ; IV/ (2) ff., 665, (1) p. d’avis au relieur, 1 carte dépl. Relié en plein maroquin citron, dentelle dorée d’encadrement sur les plats, armoiries dorées au centre, dos à nerfs richement ornés, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque. 256 x 197 mm.
L’édition de référence de « l’Histoire des Juifs » de Dom Calmet, la première complète et la seule citée par Brunet au format in-4. Elle est ornée de fort belles cartes dépliantes : 1. Carte du monde ancien suivant le partage des Enfans de Noe. Après leur dispersion arrivée à Babel. 2. Carte du Paradis terrestre en Chaldée et Arménie. 3. Carte du voyage des Israélites 4. Carte de la Terre promise. 5. Plan nouveau de l’Ancienne Jérusalem. 6. Le Temple de Salomon. 7. Le Temple rebâti par Hérode. 8. Carte du bassin méditerranéen de la Galilée à la Sicile. Bénédictin de la congrégation de St-Vanne, Antoine Calmet (Dom Augustin) fut l’un des écrivains les plus utiles qu’ait produit l’ordre de St-Benoît. Tant que vécu Calmet, Voltaire témoigna respect, déférence et admiration à ce docte écrivain. Il alla même le visiter à l’abbaye de Senones, et dans la lettre où il lui en demandait la permission, il s’exprimait ainsi : « Je préfère, monsieur, la retraite à la cour, et les grands hommes aux sots… Je veux m’instruire avec celui dont les livres m’ont formé, et aller puiser à la source… Je serai un de vos moines. Ce sera Paul qui ira visiter Antoine, etc (1748) ». On ne sait pourquoi ce projet ne fut exécuté qu’en 1754. Là, Voltaire ne perdit point son temps ; au milieu de la bibliothèque, et avec les indications de Dom Calmet, il trouva de grand secours pour refaire son Histoire Générale dont une édition fautive venait de paraître. Il « gourmanda son imagination », comme il l’écrit lui-même, en lisant les Pères et les conciles, les vieux historiens de France et les Capitulaires de Charlemagne. Au bout de six semaines, il quitta Senones pour Plombières. « Je prendrai les eaux, écrivit-il, en n’y croyant pas, comme j’ai lu les pères ». Il avait besoin, au reste, de dissimuler à son respectable hôte ses dispositions à l’incrédulité, témoin cette lettre qu’il écrivait lui-même de Plombières même : « Je trouvais chez vous bien plus de secours pour mon âme que je n’en trouve à Plombières pour mon corps. Vos ouvrages et votre bibliothèque m’instruisent plus que les eaux de Plombières me soulagent, etc » Il est certain, du moins, que, pour son Essai sur les Mœurs des Nations, Voltaire doit beaucoup, non seulement aux lectures et aux recherches qu’il put faire à l’abbaye de Senones, mais encore aux nombreux emprunts qu’il s’est permis, sans aucunement s’en vanter, de commettre envers l’Histoire Sacrée et Profane de Calmet. Dom Calmet est la manifestation d'un monde clérical qui releva, parfois avec maladresse, toujours avec fougue, les défis d'une époque. Il est à la fois l'héritier de siècles d'érudition et de lente maturation du savoir, et le clerc inséré dans les réseaux de son époque. Ni crédule ni moderne, il est la figure emblématique d'un monachisme qui tenta de s'adapter au monde de "la crise de conscience européenne". L’ordre bénédictin est alors florissant. Dom Calmet vit lors d’une période traversée par des débats (crise janséniste, émergence des idées des Lumières) et marquée par des évolutions en matière d'érudition (mutation de la critique biblique, renouvellement des méthodes historiques). Dom Calmet, exégète et historien ancré dans son temps, s'intéresse à toutes ces questions. Sa vie se divise en quatre étapes : Sa formation (jusqu'en 1704), son séjour à Paris (1706-1716), son ancrage en Lorraine (1718-1729), son abbatiat à Senones (1729-1757). Il possède une vocation d'érudit et nullement celle de la charge d'âmes ou de la prédication : les caractéristiques de la Congrégation de Saint-Vanne répondent à ses aspirations, il est profondément attaché à cette dernière. Il y exerce diverses responsabilités dont celle d'abbé. Son séjour à Paris (au couvent des Blancs-Manteaux) est très important dans son itinéraire. Il y rencontre les personnalités influentes de l'époque comme dom Mabillon. II commence à tisser des liens avec les libraires. Dom Calmet est ainsi intégré à la « République des Lettres » ; au fil du temps, il se construit un étroit réseau de correspondants et de collaborateurs. L'histoire passionne alors le public. Un grand nombre de ses contemporains perçoivent Dom Calmet comme un grand historien. Il publie tant des ouvrages d'histoire religieuse que d'histoire profane. Figure emblématique de l'érudition bénédictine dans la lignée de dom Mabillon, il conçoit l'histoire à diverses échelles, du local à l'universel, et souhaite se démarquer de la tradition des annales et des chroniques. Il se rend dans les bibliothèques et les lieux d'archives pour ses recherches et se fait aider de collaborateurs. Il fait montre de sens critique et de rigueur. Il rencontre le succès auprès des élites bourgeoises. Grâce à ses liens avec de nombreux libraires, la diffusion de ses ouvrages est large, en particulier vers le monde germanique et l'Europe centrale. Sa volonté de vulgarisation, à laquelle l'écriture en français participe, lui permet de toucher un public varié, y compris des femmes. Le public se prête à divers types de lectures : érudite, critique, polémique. Ses traités d'exégèse connaissent un grand succès tout au long du XVIIIe siècle. Précieux et admirables volumes reliés en délicieux maroquin citron pour le comte Henri de Calenberg, chambellan de l’Empereur, général mestre de camp, seigneur de la Chambre de l'électeur de Saxe et prévôt du chapitre de Misnie, en Saxe ; né le 10 février 1685, mort le 27 avril 1772. Il avait épousé Marie-Thérèse-Bernardine, marquise de Paskal, née le 29 avril 1686, morte le 23 avril 1747. « Splendide bibliothèque dont « la plupart des volumes étaient reliés « en maroquin rouge, jaune, violet, bleu, vert, citron et autres précieuses ligatures...» comme il est dit sur le titre du catalogue cité ci-après : « Catalogue d'une très riche collection des livres, tableaux et estampes très bien conditionnés, et la plupart des livres reliés en maroquin.., de feu S. E. le comte de Calenberg, général d'infanterie, chambellan de LL. MM. I. R. et A..., sous la direction de J. Ermens. - Bruxelles, J. Ermens (1773), in-12, 2048 numéros. » (J. Guigard).
«La fresque la plus convaincante, la plus attentive et la plus émouvante qui se puisse de l’infiniment petit» (En Français dans le texte, n°145). Paris, Imprimerie royale, 1734-1738.4 tomes en 4 volumes in-4 (sur les 6 que comporte la série complète) de: I/ (2) ff., 654 pp., (1) f., 50 pl. dépliantes hors texte; II/ (1) f., 514 pp., (1) f., 40 pl. dépliantes hors texte; III/ (2) ff., xl pp., 532 pp., 47 pl. dépliantes hors texte; IV/ xxxiv pp., (1) f., xlvi pp., (1) f., 636 pp., 44 pl. dépliantes hors texte, erreur de numérotation p. 321. Préface du 2nd volume reliée à l’époque dans le 4ème volume. Plein veau blond glacé, filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, coupes décorées, tranches rouges. Reliure de l’époque. 254 x 190 mm.
Edition originale et premier tirage de la première véritable histoire scientifique des insectes. Brunet, IV, 1131, Nissen ZBI, 3315; En Français dans le texte, n°145; Rahir, La bibliothèque de l’amateur, 606. Cet ouvrage célèbre, «ce monument d’intelligence et de sensibilité» fonda la science entomologique. L’impression de ces Mémoires par l’Imprimerie royale intervint de 1734 à 1742. Le tome 1 est consacré aux Chenilles et aux Papillons, le tome 2 présente la suite du tome 1 ainsi qu’une Histoire des Insectes ennemis des Chenilles, le troisième tome expose l’Histoire des Vers mineurs de feuilles, des Teignes, des fausses Teignes, des Pucerons, des ennemis des Pucerons, des faux Pucerons, & l’histoire des Galles des plantes & de leurs Insectes, la partie 4 imprimée en 1738 traite de l’Histoire des Gallinsectes, des Progallinsectes et des Mouches à deux ailes. Ont également été publiés à la suite un 5e et un 6e volume, non réunis à notre exemplaire: l’Histoire de plusieurs Mouches à quatre ailes, et un supplément sur les Mouches à deux ailes. «Cet ouvrage, riche en faits curieux et de la plus grande exactitude, n’est pas terminé; l’auteur avait encore à traiter des grillons et des sauterelles […] ce qui aurait formé plusieurs autres volumes. Ceux que nous avons n’en seront pas moins toujours consultés avec fruit pour les parties dont ils traitent» (Brunet). Réaumur est un grand entomologiste : il s’intéresse aux petits insectes et se penche en particulier sur l'étude des invertébrés, que ni Diderot ni Buffon n'ont intégrés à leurs ouvrages respectifs, l'Encyclopédie et l'Histoire naturelle. Il étudie la vie des fourmis ou encore le système digestif des abeilles, il s'élève contre les expériences de Buffon et rejette le principe de la génération spontanée. Il va largement contribuer au progrès des sciences naturelles en publiant ses nombreuses observations entomologiques dans sa grande œuvre en douze volumes, ses Mémoires pour servir à l'histoire des insectes (1734-1742). «Réaumur propose la fresque la plus convaincante, la plus attentive et la plus émouvante qui se puisse de l’infiniment petit» (En Français dans le texte, 145). Reconnu pour sa grande exactitude, ce traité est illustré, dans ces quatre premiers tomes, de 181 grandes planches dépliantes finement gravées sur cuivre par Simmoneau, Haussard, Fillioeul et Lucasqui illustrent les chenilles, papillons, mouches, cigales, abeilles et guêpes dans leur milieu naturel. Les planches sont ici du premier tirage, que l’on reconnaît «àla beauté des épreuves des gravures, lesquelles sont toutes tirées sur un papier fort et assez grand pour dépasser de toute la grandeur de la planche les marges des volumes» (Brunet). Très bel exemplaire conservé dans sa séduisante reliure en veau blond glacé de l’époque.
L’Histoire des Juifs de Flavius conservée dans son maroquin citron de l’époque. «Flavius Josèphe fut appelé le Tite-Livre grec. Aujourd’hui, il est l’unique source qui nous fasse connaître de longues périodes de l’histoire des Juifs et il est aussi très utile pour l’histoire romaine.» (T. F. Leroux). Paris, Pierre Le Petit, 1668.5 volumes in-12 de: I/ (14) ff., 500 pp., (5) ff., 6 gravures, annotations manuscrites sur le faux-titre et le titre; II/ 509 pp., (19) pp.; III/ 398 pp., (43) ff.; IV/ (15) ff., lxvi pp., (4) ff., 368 pp., (8) ff.; V/ 550 pp., (19) ff. Maroquin citron, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l’époque. 152 x 87 mm.
Édition augmentée des gravures par rapport à la première «qui avait paru l’année précédente de cette traduction par Arnauld d’Andilly» (Catalogue Rothschild). Elle est ornée de 6 gravures dans le texte. Dictionnaire de bibliographie catholique, F. Pérennès, 373; Graesse, Trésor de livres rares et précieux, 483; Picot, Catalogue Rothschild, 2066. «Cet ouvrage fut largement répandu chez les Anciens; Josèphe fut appelé le Tite-Livre grec. Aujourd’hui, il est l’unique source qui nous fasse connaître de longues périodes de l’histoire des Juifs et il est aussi très utile pour l’histoire romaine.» (T. F. Leroux). Juif né vers 37 après J-C, Flavius Josèphe retrouve en 66 Jérusalem en pleine insurrection contre Rome. Le SanheDrin de Jérusalem l'envoie en Galilée où sévissent des Intrigues locales avec la mission d'y remettre de l'ordre et de réorganiser la vie politique. C'est en commandant militaire de Galilée qu'il affrontera l'offensive des Romains à Gamala. Vaincu, il se rend aux Romains, puis rallie leur camp. Il aurait assisté au massacre De 2000 juifs et à la destruction du Temple de Jérusalem. L'empereur Titus Flavius Vespa Sianus le libère, le nomme traducteur auprès de son fils, et l'installe à Rome où il mènera une existence de haut-fonctionnaire jusqu'à sa mort, vers 100. « Sur la dynastie hasmonéenne, sur le règne d’Hérode, sur la période des procurateurs romains enJudée, il est notre principal et souvent unique informateur. C’est le seul témoignage d’un auteur juif de cette époque sur Jésus.» (Dictionnaire des Œuvres). «Pour les initiés, Flavius est le symbole de la conversion des juifs; pour les masses, son ouvrage est un sujet romanesque et dramatique. Mais Flavius est surtout le catalyseur de la vulgarisation de l’Écriture et du dogme.Chez lui, l’histoire des juifs tient de l’anecdote et de la tragédie classique. » (G. N. Deutsch). Précieux exemplaire conservé dans sa reliure en maroquin citron de l’époque.
L'ensemble des cinq volumes est illustré de 21 planches. Paris, De Bure, 1781. In-4 de xxiv pp., 527 pp., 3 planches. * Histoire de l’astronomie moderne depuis la fondation de l’école d’Alexandrie, jusqu’à l’époque de M.D.CC.XXX. Paris, De Bure, 1785. 3 volumes in-4 de xvi pp., 728 pp., 13 planches; II/ (2) ff., 751 pp., 5 planches; III/ (2) ff., 415 pp. * Traité de l’astronomie indienne et orientale. Ouvrage qui peut servir de suite à l’Histoire de l’Astronomie ancienne. Paris, De Bure, 1787. In-4 de (2) ff., clxxx pp., 427 pp. Soit un ensemble de 5 volumes in-4 reliés uniformément en veau marbré de l’époque, roulette doré autour des plats, dos à nerfs richement ornés de fers en forme de fleurs, pièce de titre de maroquin rouge, coupes décorées, tranches mouchetées rouges. Reliure de l’époque. 260 x 193 mm.
Rare série complète en seconde édition pour la totalité des volumes de cet «ouvrage estimé» (Brunet). Lalande p. 544; Poggendorff I/89; Dorbon n°5399 "Rare complet des 5 volumes."; DSB I, pp. 400-402; Houzeau & Lancaster 22; Brunet, I, 615 «Ouvrage estimé. L'astronomie indienne est rare». «‘L’astronomie indienne’ est rare, et vaut seule 15 à 18 fr. ‘L’astronomie ancienne’ parut d’abord en 1775, et ‘l’astronomie moderne’, de 1779 à 1782; mais on préfère la seconde édition, parce qu’elle contient des augmentations.» (Brunet). L'Histoire de l'astronomie fut considérée par les contemporains de Bailly à la fois comme une œuvre scientifique et une œuvre littéraire, et c'est elle qui lui ouvrit les portes de l'Académie française grâce à son ami Buffon et malgré l'opposition de d'Alembert, alors qu'il faisait déjà parti par ses travaux de l'Académie des sciences depuis 1763. Il est désigné maire de Paris le 15 juillet 1789. Arrêté en 1793, il est appelé à témoigner au procès de Marie-Antoinette, mais dépose en sa faveur, ce qui le conduit à sa perte. Il est guillotiné en novembre 1793. La réussite de l'ouvrage de Bailly tient au fait qu'il était également littérateur et qu'il accorda une égale place à la narration qu'aux savants calculs. Disciple de Lacaille, ses recherches sur les satellites de Jupiter constituent son principal titre scientifique.Dans l'Histoire de l'astronomie ancienne, Bailly recherche essentiellement l'origine de l'astronomie, ses progrès et l'influence qu'elle eut sur différents peuples, rejetantl'idée ancienne selon laquelle elle serait "la fille" de l'astrologie. Elle fut en fait un préalable à l'Histoire de l'astronomie moderne.«Ouvrage important et agréable tout à la fois, rempli de dissertations savantes, d'idées lumineuses, de peintures brillantes» (De Lalande, Bibliographie astronomique). «Cet ouvrage, écrit avec élégance, d'un style brillant, quelque fois animé, fut reçu avec une extrême faveur» (Michaud, Biographie universelle). L'ensemble des cinq volumes est illustré de 21 planchesgravées par P. Cl. de La Gardette : 3 planches pour l'Histoire de l'astronomie ancienneet 18 pour l'Histoire de l'astronomie moderne (mesures, plans, instruments, reproductions de signes zodiacaux). Le présent ensemble constitué des 5 volumes en reliure uniforme de l’époque forment une rare réunion des œuvres importantes de Bailly sur l'astronomie. Superbe exemplaire bien complet de l’ensemble des volumes et de ses 21 planches, conservé dans une très élégante reliure uniforme de l’époque aux dos très finement ornés. Provenance: exemplaire de Henry de Cessole avec ex-libris manuscrit, ex-libris armoriés A.G. du Plessis et P. de La Morandière.