.(BOULANGER Georges Général) Rarissime tract en soutien au Général Boulanger pour l’élection du 27 janvier 1889, sous forme d’une succession d’images d’Epinal avec sur une première série Aujourd’hui, et sur une seconde juste au dessous : Demain si le Général est élu. Dépliant à l’italienne sur 6 scènes (agriculture, justice, travail, ministère, parlement, famille), et au recto, les principaux chiffres et enjeux de cette élection, notamment le déficit budgétaire de l’état, dont le Général Boulanger sortit vainqueur, avant son exil et suicide. Etat de fraicheur remarquable
Reference : 12374
Librairie Eric Fosse
M. Eric Fosse
01 40 54 79 75
- Tract en forme de feuille, 12 x 14 cm.
Vieux papier. Tract envoyé sur la France par la Luftwaffe. Sans mention d'origine, Vers 1944.
S.n., s.l. 1944, 20,5x26,5cm & 22x30cm, une feuille + une vbrochure agrafée.
| "Des Libérateurs ? La Libération par l'armée du crime !" | Rare exemplaire de ce tract de propagande éditée par l'Occupant nazi et devenula plus célèbre image de la Résistance. Cette réduction de la célèbre affiche rouge au recto, comporte, au verso, un paragraphe de commentaire fustigeant «l'Armée du crime contre la France». On lit au début de ce tract une dénonciation du «rêve mondial du complot juif», et que «si des Français sabotent, pillent et tuent (...) ce sont toujours des juifs qui les inspirent». Un discret pli horizontal, sinon superbe état pour un document à vocation éphémère. Nous joignons la rare brochure intitulée "L'armée du crime" sous le format d'un journal illustré de photographies de 14 pages. Une trace de pliure horizontale. Bel exemplaire. *** «Au fil des années, l'image de l'Affiche rouge s'est progressivement gravée dans la mémoire des Français. On ne se lasse pas de la regarder, de la revoir, de temps à autre, dans un journal, dans un document télévisé... C'est avec la même émotion que l'on écoute le poème d'Aragon avec la voix de Léo Ferré. Car il émane de cette affiche une force que ses auteurs ne soupçonnaient pas.» (Adam Rayski) Par un formidable renversement de son but initial, l'affiche rouge est devenue, dès son apparition sur « les murs de nos villes », le symbole du courage des résistants, de leurs exploits et de la solidarité internationale des combattants de la liberté. Tout semblait étudié pour provoquer «un effet de peur sur les passants»: la couleur de «l'affiche qui semblait une tache de sang», les portraits de Manouchian et de ses hommes, «Noirs de barbe et de nuit, hirsutes menaçants», les noms étranges «difficiles» «à prononcer», le calcul des «crimes» de chacun et les preuves photographiques sous un chapelet de visages gris pris en entonnoir. Et pourtant, lorsqu'Aragon écrit 11 ans plus tard «Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants avaient écrit sous vos photos: morts pour la France», il ne s'agit pas d'une simple licence poétique. Comme le souligne sur son site le Musée de l'histoire de l'immigration: «Il est certain qu'ici et là des mains anonymes ont déposé des fleurs au pied de ces affiches ou ont collé dessus des bandeaux où l'on pouvait lire : "Des martyrs", ou "Oui ! L'armée de la Résistance".» C'est également ce qu'affirme la revue clandestine Les Lettres Françaises publiée le mois suivant comme le tract diffusé par le Mouvement national contre le racisme, une des organisations de résistance issue de la section juive de la MOI dirigée par Adam Rayski: «Très haute et dramatique avec ses dix médaillons sur un fond rouge-sang. C'est l'affiche « Des libérateurs ? » qui représente des « terroristes » juifs : un hongrois, un espagnol, un arménien, un italien, des polonais. La foule se presse silencieuse. Au-dessus de chacun de leurs portraits, - et pour nous faire horreur sans doute ? - on a noté leurs exploits. L'un d'eux a eu à son actif 56 déraillements, 150 morts et 600 blessés. - Beau tableau de chasse, dit quelqu'un. Une femme confie à son compagnon : - Ils ne sont pas parvenus à leur faire de sales gueules. Et c'était vrai. Malgré les passages à tabac, malgré la réclusion et la faim. Les passants contemplent longuement ces visages énergiques aux larges fronts. Longuement et gravement comme on salue des amis morts. Dans les yeux aucune curiosité malsaine, mais de l'admiration, de la sympathie, comme s'ils étaient des nôtres. Et en fait ils étaient des nôtres puisqu'ils luttaient parmi des milliers des nôtres pour notre Patrie, parce qu'elle est aussi la Patrie de la liberté. Sur l'une des affiches, la nuit, quelqu'un a écrit au charbon en lettres capitales ce seul mot : MARTYRS. C'est l'hommage de Paris à ceux qui se sont battus pour la liberté.» Ce cuisant échec de la propagande nazie et collaborationniste est d'ailleurs confirmé par un rapport interne des Renseignements Généraux qui, très rapidement prennent acte de la réaction inattendue de la population. Imprimée en 15.000 exemplaires placardés dans les villes et villages de France entre le 22 et le 24 février 1944, l'affiche devait être le point d'orgue d'une violente tentative médiatique de décrédibilisation des groupes résistants de plus en plus efficaces et qui allaient bientôt se fédérer en Forces Françaises de l'Intérieur. Le "Centre d'Etude Antibolchévique"à qui est confié la réalisation du placard,réutilise la graphie et les slogans des précédentes affiches mais tente d'innover en utilisant pour la première fois la photographie. Mais en substituant les habituelles caricatures stigmatisantes par les portraits des véritables protagonistes, l'affiche met un visage sur la Résistance, par définition secrète, et offre au peuple des icônes héroïques dont les nationalités étrangères accentuent encore le caractère universel du combat pour la Liberté. C'est d'ailleurs cette Liberté qui domine l'espace visuel de l'affiche, écrasant le «crime» de sa double présence en blanc et rouge à travers les majestueux caractères utilisés pour les mots «libérateurs» et «libération». Même la mention d'«armée du crime» devient éminemment positive dans cette composition. Dix jeunes gens, au visages lumineux et aux regards toujours déterminés devant ce qui ressemble à leur mur d'exécution, héritent du qualificatif d'«armée»capable de «libérer» le pays de la prétendue invincible force hitlérienne. Le rouge de l'affiche, choisipour évoquer les crimes autant que le Communisme et ainsi provoquer le rejet est rayé de larges traits noirs qui l'associent plus au drapeau nazi qu'à la focille russe. L'immense V ainsi dessiné voulait moquer le signe de ralliement des résistants. Il évoque au contraire irrésistiblement un morceau de croix gammée renversée et transformée en une proclamation de Victoire. L'entonnoir sanglant qui devait paraitre se refermer comme une nasse sur les "terroristes", se mue en calice consacrant ces héros de l'ombreoccupant le haut de l'affiche, cependant qu'en pied, la pointe noire jette l'opprobre sur l'occupant en déroute. Il est difficile d'imaginer une plus grande contre-efficacité médiatique alliée à une telle puissance évocatrice. Immédiatement perçue par la population comme le symbole du renversement des forces et surtout d'une réelle contribution française à l'avancée des troupes alliées, l'affiche placardée sur tous les murs de France, déclinée en tracts et en brochures, offre l'image d'une Résistance tentaculaire, et contribue à instituer l'idée d'une France majoritairement combattante, gaulliste et anti-pétainiste. Affiches caviardées, tracts délaissés, brochures détruites,il reste aujourd'hui très peu d'exemplaires de ces documents qui marquèrent pourtant un tournant majeur de la seconde guerre. À l'instar du J'accuse de Zola, la piètre qualité des papiers et la vocation éphémère de ces documents, pourtant diffusés engrand nombre,ne les vouaient à entrer dans l'Histoire, et la préservation des quelques exemplaires qui nous sont parvenus sont l'oeuvre précieusede "bibliophiles patriotes", comme les nommait Vercors. Car plus encore que des pièces historiques majeures, ces documents constituent surtout une des rares sources d'informations sur ce crime. Le procès des 23 fut expédié en une journée par le tribunal militaire allemand installé à l'Hôtel Continental rue de Rivoli le 19 février. Le 21 février, ils n'étaient en fait que 22 «quand les fusils fleurirent» sur le Mont-Valérien, Golda (Olga) Bancic sera, elle, décapitée le 10 mai à Stuttgart. Étrangement, et contrairement aux affaires précédentes, on ne sait presque rien d'autre du procès du «Groupe Manouchian» dont il ne subsiste en archive que le verdict et les célèbres lettres des condamnés à leur famille. Celles-ci contribueront à forger notre imaginaire de la Résistance: «Il n'est rien de plus beau que de mourir pour la France.» (Georges Cloarec, 20 ans); «vous avez toujours été pour moi le Paradis, c'est pourquoi j'ai sacrifié ma vie» (Rino DellaNegra, 20 ans); «Vous ne devez pas vous attrister mais être gais au contraire, car pour vous viennent les lendemains qui chantent.» (Thomas Elek, 19 ans); «Je n'ai pas peur de mourir. Je trouve quand même que c'est un peu trop tôt. Comme cadeau d'anniversaire, c'est réussi, n'est-ce pas ? (...) Vive la France.» (Léon Goldberg, 20 ans) «Je meurs pour la Liberté.» (Stanislas Kubacki, 35 ans) «Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain.» (Missak Manouchian, 37 ans); «J'aime tout le monde et vive la vie.» (Marcel Rayman, 20 ans); «Bientôt la vie sera plus belle.» (Robert Witchitz, 19 ans) De fait, c'est paradoxalement uniquement grâce à l'affiche et plus encore au tract et à la brochureL'armée du crimeque, à défaut d'autres sources, nous sont parvenus quelques éléments de ce procès secret. La presse collaborationniste ne reproduit que les « notes » diffusées par l'Office français d'information (OFI) sous le contrôle de Vichy qui lui-même ne semble guère plus informé: «On publiera à la suite des dépêches sur la répression du banditisme et du terrorisme, les informations sur le procès des terroristes qui se déroule actuellement à Paris.» (Consigne n° 1460, dimanche 20 février). Ainsi, l'affiche, véritable avis d'exécution qui ne dit pas son nom et souhaite profaner la mémoire des morts par des propos xénophobes et antisémites, est devenue a contrario l'ultime et indélébile trace de la vie héroïque des «vingt et trois étrangers et nos frères pourtant», des jeunes visages de ces «vingt et trois amoureux de vivre à en mourir» et des noms désormais panthéonisés des 23 combattants du Groupe Manouchian «qui criaient la France en s'abattant»! - Photos sur www.Edition-originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
- Tract 15 x 21 cm, 4 pages.
Vieux papier. Imprimerie Dompol, Paris, Vers 1942.
- Une feuille 13 x 21 cm, repliée en 4 pages.
Vieux papier. Il manque le coin d'une page. (Une photocopie du tract entier est ajoutée). Sans mention d'éditeur, Vers 1943.
- Tract 13,5 x 21 cm. 4 pages dont 3 imprimées et une pour l'adresse et le timbre.
Vieux papier. Tract de 4 pages, plié en quatre et envoyé par la poste avec encore son timbre poste Mercure violet de 40 c. Imprimerie Bellenand et fils, Vers 1942