Londres, Les Cahiers du Silence, 25 juillet 1943. 1 vol. in-8°, piqué à cheval au fil métallique, couv. blanche imprimée en rouge et bleu. (4) ff., 46 pp., (1) f.
Reference : 21256
Seconde édition, imprimée à Londres d'après une copie de l'édition originale clandestine parue aux Editions de Minuit en février 1942. Cette édition imprimée pour le compte de C. Divonne de Boisgelin, éditeur des Cahiers du Silence, est préfacée par Maurice Druon, qui signe de ses initiales. Un premier tirage, limité à 100 exemplaires avait été imprimé en juin.
Librairie Ancienne J.-Marc Dechaud
Jean-Marc Dechaud
10, rue de Chinon
37220 Crissay-sur-Manse
France
02 47 97 01 40
Expert CNES - Membre du SLAM - Conditions de vente conformes aux usages du Syndicat de la Librairie Ancienne et Moderne:<br />-Envoi des ouvrages commandés après réglement par le client<br />-Frais de port et assurance aux frais du client<br />-Emballage gratuit<br />-Pour les paiements par chèques en devises étrangères, le montant est majoré de 12 euros pour frais bancaires. <br />
Le Livre de Poche 1988 1988. Vercors - Le Silence de la Mer / Le Livre de Poche 1988
Très bon état
Édition originale. Exemplaire bien complet de la profession de foi des Éditions de Minuit. Paris, Éditions de Minuit, (20 février) 1942. 1 vol. (110 x 165 mm) de 90 p., 1, [1] et 1 f. Broché, sous chemise et étui. Édition originale. Exemplaire bien complet de la profession de foi des Éditions de Minuit, véritable manifeste pour la liberté d'expression des écrivains, sur feuillet volant.
Jean Bruller s’engage dans la Résistance aux côtés de Pierre de Lescure : ils sont chargés de réaliser, pour l’Intelligence Service, un réseau de renseignements et de filières d’évasion d’agents et d’aviateurs anglais. Le réseau découvert, ils écrivent ensuite des articles pour une revue communiste clandestine, La pensée libre, qui souhaite s’ouvrir à des rédacteurs de toutes tendances. Lescure a rédigé lui-même une nouvelle et pousse Bruller à en écrire une à son tour, lui qui s’est réfugié dans le silence de son village de Villiers-sur-Morin. Un silence trop pesant pour l’illustrateur, qui se change, en quelques semaines, en écrivain et rédige Le Silence de la mer. La rédaction est terminée à la fin de l’été 1941 et Vercors en fait la première lecture à son ami Lescure : « pendant plus d’une heure il resta impassible… Enfin il releva la tête, posa sur moi un regard brouillé, humide, et prononça : ‘De longtemps je n’avais plus ressenti une pareille émotion’ ». Reste à le publier. Sous pseudonyme évidemment, déjà trouvé : « Jean Bruller se trouvait à l’Armée des Alpes, du côté de Romans-sur-Isère, lorsque l’armistice de juin 1940 fut annoncée. Son regard se posa sur les monts du Vercors dans lequel il vit, avec la prescience du poète, une citadelle de Liberté. De sorte que le nom de ‘Vercors’ se présenta à son esprit quand il eut à signer d’un pseudonyme significatif le premier des écrits français que la résistance ait inspiré » (Jacques Dalloz). On cherche un typographe assez fou pour tenter l’aventure. Par l’intermédiaire de l’imprimeur Ernest Aulard, Bruller trouve à Paris un petit atelier boulevard de l’Hôpital, celui de Georges Oudeville, spécialisé dans les faire-part et les cartes de visite. Bruller envisage un livre de petit format, d’une centaine de pages, à la finition soignée. Aulard fournit papier et caractères. La machine, une minerve, ne permettant de tirer que huit pages à la fois, le travail d’impression prend près de trois mois et, chaque semaine, Bruller apporte huit pages du manuscrit, détruites au fur et à mesure de l’avancement de la composition, et repart avec les pages imprimées, qui sont déposées boulevard Raspail, dans des bureaux où travaille une amie de Lescure, puis, après une perquisition allemande, dans un café, boulevard de la Gare. Fin janvier 1942, le travail de presse est achevé. Yvonne Paraf, une amie de Bruller, se charge du brochage et Vercors lui-même collera les couvertures. Le résultat est un livre de qualité, à la typographie parfaite. Bruller a fait, comme il le dit lui-même, de « la belle ouvrage ». En février 1942, 350 exemplaires sont constitués : 100 pour la zone Nord, rapidement diffusés sous le manteau, et 250 pour la zone Sud : 200 exemplaires seront saisis par les Allemands alors qu’ils transitaient vers Lyon. Personne ne soupçonnera jusqu’en 1945 qu’il est l’auteur de son livre (ni Aulaurd ni Oudeville ni même sa propre épouse ne sont au courant) et les rares initiés, une petite dizaine, garderont le secret. En raison de cette diffusion réduite – seuls 150 exemplaires purent être distribués –, le coup d’éclat demeure sans lendemain dans un premier temps. Mais, très vite, au gré des multiples rééditions clandestines qui vont suivre, d’abord à Londres, puis en Suisse, en Afrique du Nord, aux États-Unis, au Liban et jusqu’au Sénégal, Le Silence de la mer devient vite le texte emblématique de la Résistance, au même titre que son pendant poétique, « Liberté » d’Éluard, qui aura entretemps pris les rênes des Éditions de minuit. Très bel exemplaire, en parfaite condition.
Le livre de poche 1977 poche. 1977. Broché. 188 pages. Les Editions de Minuit ont été conçues par Vercors à l'automne 1941 et créées par lui avec Pierre Lescure. Le Silence de la mer est le premier titre à y être publié. Une vingtaine d'autres suivront jusqu'à la Libération mais c'est le texte inaugural de Vercors qui connaît le plus grand retentissement. Cette sobre histoire où une famille française s'oppose par le silence à l'officier allemand qu'elle a été obligée de loger est un plaidoyer implacable contre la barbarie hitlérienne. Sous la calme surface des eaux c'est la terrible mêlée des bêtes dans la mer qui se trouve soudain révélée et toute la vie sous-marine des sentiments cachés des désirs et des pensées qui se nient et qui luttent. Les récits qui accompagnent ici Le Silence de la mer ont une portée peut-être moins complexe mais tout aussi forte. Tous lancent un vibrant appel aux vertus d'un humanisme conscient de ses devoirs Bon Etat
Le livre de poche 1986 poche. 1986. Broché. 188 pages. Les Editions de Minuit ont été conçues par Vercors à l'automne 1941 et créées par lui avec Pierre Lescure. Le Silence de la mer est le premier titre à y être publié. Une vingtaine d'autres suivront jusqu'à la Libération mais c'est le texte inaugural de Vercors qui connaît le plus grand retentissement. Cette sobre histoire où une famille française s'oppose par le silence à l'officier allemand qu'elle a été obligée de loger est un plaidoyer implacable contre la barbarie hitlérienne. Sous la calme surface des eaux c'est la terrible mêlée des bêtes dans la mer qui se trouve soudain révélée et toute la vie sous-marine des sentiments cachés des désirs et des pensées qui se nient et qui luttent. Les récits qui accompagnent ici Le Silence de la mer ont une portée peut-être moins complexe mais tout aussi forte. Tous lancent un vibrant appel aux vertus d'un humanisme conscient de ses devoirs Bon Etat
Le livre de poche 1974 poche. 1974. Broché. 188 pages. Les Editions de Minuit ont été conçues par Vercors à l'automne 1941 et créées par lui avec Pierre Lescure. Le Silence de la mer est le premier titre à y être publié. Une vingtaine d'autres suivront jusqu'à la Libération mais c'est le texte inaugural de Vercors qui connaît le plus grand retentissement. Cette sobre histoire où une famille française s'oppose par le silence à l'officier allemand qu'elle a été obligée de loger est un plaidoyer implacable contre la barbarie hitlérienne. Sous la calme surface des eaux c'est la terrible mêlée des bêtes dans la mer qui se trouve soudain révélée et toute la vie sous-marine des sentiments cachés des désirs et des pensées qui se nient et qui luttent. Les récits qui accompagnent ici Le Silence de la mer ont une portée peut-être moins complexe mais tout aussi forte. Tous lancent un vibrant appel aux vertus d'un humanisme conscient de ses devoirs Bon Etat