Paris, Le grand livre du mois, 1992 ; in-8, 240 pp., cartonnage de l'éditeur. Très bon état avec sa jaquette.
Reference : 202304365
Très bon état avec sa jaquette.
Librairie Lire et Chiner
Mme Laetitia Gorska
36 rue Marchands
68000 Colmar
France
03 89 24 16 78
Commande par internet, retrait possible au magasin. Les colis sont expédiés dès réception du règlement après entente concernant les frais de port, envoi vers la France mais aussi vers l'étranger nous contacter pour le calcul des frais d'envoi
Ferrara, Benedetto Mamarello, 1590. Small 8vo. Later half vellum with gilt title-label to spine. Marbbled paper over boards. A faint damp stain to the last few leaves, otherwise a nice and clean copy. Old ownership-signature to last leaf. Bookplate to inside of front board. Large woodcut device to title-page. Woodcut initials and headpieces at beginning. (8), 170, (5) pp.
The very scarce first edition of the first translation into any language of any part of Montaigne's Essays, namely Naselli's monumental first Italian translation, which came to pave the way for later translations of the work, among them Florio's first English from 1603. Montaigne's magnum opus was published in 1580, and in 1588, the final edition appeared, constituting the definitive text of the work and that on which all later editions were based. With his seminal work, Montaigne not only created a novel genre of writing, he also founded modern scepticism and the revival of ancient scepticism, and he paved the way for the modern philosophy and thought presented by Bacon, Decartes and Newton. ""Unlike anti-intellectuals like Erasmus, Montaigne developed his doubts through reasoning. Unlike his skeptical predecessors who presented mainly a series of reports on the variety of human opinions, Montaigne worked out his complete Pyrrhonism through a sequence of levels of doubt, culminating in some crucial philosophical difficulties... The occurrence of Montaigne's revitalization of the Pyrrhonism of Sextus Empiricus, coming at a time when the intellectual world of the 16th century was collapsing, made the ""nouveau Pyrrhonisme"" of Montaigne not the blind alley that historians like Copleston and Weber have portrayed, but one of the crucial forces in the formation of modern thought... It was also to be the womb of modern thought, in that it led to the attempt either to refute the new Pyrrhonism, or to find a way of living with it."" (Popkin, vol. II, 1960, pp. 54-55). There are many important aspects of Montaigne's groundbreaking work, which has been subject of an uncountable number of scholars throughout centuries. But one aspect which seems to have been forgotten in recent times is one that is emphasized by Naselli's extremely important first ever translation of the work. As the Italian title will reveal, the work was also widely viewed - and intended - as a political council book. Naselli bases his translation on Montaigne's own final edition from 1588 and publishes it merely two years later, including 42 of 94 chapters of the first two books. His translation is the one closest in time to the original appearance of the work and is the only one published in Montaigne's own life-time. It is thus in a unique position to tell us about contemporary views on the work and its use. ""One enormously important prose genre upon which Montaigne draws most heavily consists of political advice books for courtiers and princes that proliferated in great number and with great social and political impact in the late Renaissance. Montaigne's appropriation of the political counsel genre has gone largely unnoticed by contemporary scholars, and bringing it into focus has significant implications for our understanding of the ""Essais""... bringing it to the foreground allows us to challenge more robustly the common conclusion that Montaigne's unique project ""is not a political work.""Many in the first generation of Montaigne's reception appear to have seen the ""Essais"" principally as a contribution to the political contribution to the political counsel literature. For example, Girolamo Naselli's 1590 Italian translation of the ""Essais is titled ""Discorsi morali, politici e military"", while John Florio follows Naselli's lead in the title of his 1603 English translation, ""The Essayes or Morall, politike and militaire discourses"". And when Francis Bacon enthusiastically adopts Montaigne's novel ""Essai""-form for his own ends, he does so as a useful means of giving ""Councels Civill and Morall"", not simply musings personal and poetic."" (Thompson, Montaigne and the Tolerance of Politics, p. 21). As is mentioned on the title-page, this first translation also contains another, long ""questione"". ""In this deliberative discourse, very different in kind from anything a modern reader would associate with ""Essais"", and apparently composed soon after the winter 1576-7 Estates General of Blois, the author argues methodically and resolutely against those at the assembly who in a public ""ragionamento"" demonstrated the employment of foreigners in a republic to be universally undesirable, and who nearly succeeded in having this position passed into law."" (Boutcher: The Scool of Montaigne in Early Modern Europe, vol. 2, p. 136).
Indispensable complément des Essais, ce voyage en Italie devait profondément marquer la sensibilité de Montaigne. Son influence sera décisive sur le troisième livre des Essais. Première édition du Voyage de Montaigne de format in-4 « plus désirable et plus recherchée », « parue à peu près en même temps que l’édition in-12 ». L'un des seuls exemplaires imprimés sur grand papier de Hollande à toutes marges. In-4 de (4) ff., 1 portrait, 54 pp., 416 pp., exemplaire à toutes marges, brochure de papier marbré ancienne, plats postérieurs, gardes de papier postérieur, qq. taches et restauration marginale aux derniers feuillets. 303 x 230 mm. Montaigne, Michel de. Journal du Voyage de Michel de Montaigne en Italie par la Suisse et l'Allemagne, en 1580 et 1581. Avec des notes par M. de Querlon. Rome et Paris, 1774. Édition originale de format in-4 du Journal du Voyage de Montaigne « parue presque en même temps que l’édition in-12 » (Tchémerzine, IV, 914). Elle a de tout temps été plus recherchée que l’édition de petit format. Elle est ornée du portrait de Montaigne gravé par Saint-Aubin. « Ce livre est d’une grande importance pour l’entendement de l’esprit et du caractère de Montaigne » (Graesse IV, 581). « En accord avec le goût bibliophilique du XVIIIe siècle, le format in-4 est considéré comme le plus désirable et la plupart des exemplaires connus dans ce format sont en veau blond raciné ou moucheté avec des dos ornés et dorés… L’édition en deux volumes in-12 est moins désirable et beaucoup moins recherchée que le format in-4 » (Philippe Desan, n° 111 et 113). Le manuscrit inédit de cette relation, écrit en partie de la main de Montaigne fut découvert par l’abbé Prunis, parmi les papiers de l’ancien château de Montaigne. Le 22 juin 1580, Montaigne quitte son château, où en neuf ans il a composé les deux premiers livres de ses essais. Il fait d'abord une pointe jusqu'à Paris, puis commence ce voyage qu'il n'a entrepris que pour connaître les bains les plus renommés contre le mal de la pierre et pour voir de nouveaux pays et de nouveaux hommes. « Il s'arrête à Plombières, où il fait une cure, puis par Mulhouse, il parvient à Bâle d'où il repart pour Baden. En suivant le Rhin, il admire les chutes de Schaffhouse, s'arrête à Constance et remonte jusqu'à Ausbourg. Il dépasse Munich, franchit le Tyrol, par Bolzano et Trente (où il entend déjà parler italien) et arrive à Vérone le jour de la Toussaint. A Venise, il s'enquiert de tout et, spécialement, des courtisanes, il visite ensuite Bologne, la Toscane, Florence, Par Sienne, Buonconvento, Viterbe, le voici à Rome, le 30 novembre. Il y demeure jusqu’au 19 avril 1581. Franchissant les Apennins, il visite Loreto, touche Ancône, Fano, oblique vers Urbino et, par Borgo-San-Sepolcro, parvient à Florence. Voici Pistole, Lucques et ses bains célèbres. Il y séjourne du 8 mai au 21 juin. Il visite alors les alentours et admire tout particulièrement Pise. Le 14 août, il s'en revient à Lucques. C'est dans cette ville qu'il apprend qu'il vient d'être élu maire de Bordeaux. Il revient alors à Rome, où il séjourne pendant les premiers quinze jours d’octobre. De là, il remonte à Sienne, Lucques, Sarzana, Plaisance, Pavie (il admire sa chartreuse) et ne fait qu'un bref séjour à Milan. Le dernier jour de novembre, il rentre chez lui. » « De septembre 1580 à novembre 1581, Montaigne voyage donc en Europe : Allemagne, Suisse, Italie pour découvrir autrui dans sa différence et sa diversité : ce qu'on mange ne l'intéresse pas moins que ce que l'on pense, et à Rome il est aussi diligent à écouter la conversation des « femmes publiques » qu'à « ouïr des disputes de théologie » ou visiter les antiquités des vignes cardinalices. « Les rois de Perse, dit-il, qui s'obligeaient de ne boire jamais autre eau que celle du fleuve de Choaspès, renonçaient par sottise à leur droit d’usage en toutes les autres eaux, et asséchaient pour leur regard tout le reste du monde » (Fausta Garavini-Gallimard). « On considère en général le « Journal de Voyage » de Montaigne dans son parcours diurétique à travers l’Europe comme un document biographique et littéraire ; à ce titre il est déjà intéressant de pénétrer dans les coulisses des Essais, de distinguer du sujet de l’œuvre de sagesse le personnage historique » (Guy Demerson). Indispensable complément des Essais, ce voyage en Italie devait profondément marquer la sensibilité de Montaigne. Son influence sera décisive sur le troisième livre des Essais. Précieux exemplaire sur grand papier de Hollande, à toutes marges.
édition_originale
« Cette édition monumentale de 1595 est la première édition complète qui procure le dernier état voulu par Montaigne pour son texte et qui est augmentée de 1409 additions importantes » (D. Pottiée-Sperry). Précieux exemplaire conservé dans sa reliure ancienne de Boyet aux armes du Comte d’Hoym, le seul cité par Tchémerzine, Le Petit et Brunet en reliure armoriée. Il contient de nombreuses corrections autographes à l’encre de Mademoiselle de Gournay. Provenances : Comte d’Hoym; Doublat de Sommeiller; Giraud (année 1855) ; Solar (année 1863) ; Malaussena (cité par Tchémerzine) ; Henri Burton, adjugé $ 125 000 (NY – Sotheby’s, 11/06/2013, n°14, il y a six ans). In-folio de (12) ff., 523 et 231 pp., (1) p. Plein veau fauve, filet à froid encadrant les plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs richement orné, pièce de titre en maroquin rouge, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures, restaurations d’usage aux coiffes et mors. Reliure ancienne attribuée à Boyet, aux armes du Comte d’Hoym. 327 x 208 mm. Montaigne, Michel de. Les Essais de Michel Seigneur de Montaigne. Edition nouvelle, trouvée après le déceds de l’Autheur, reueuë & augmentée par luy d’un tiers plus qu’aux précédentes Impressions. Paris, Abel l’Angelier, 1595. Avec Privilège. Première édition, en grande partie originale, qui fixe le texte définitif des Essais de Montaigne. Il contient de nombreuses corrections autographes à l’encre de Mademoiselle de Gournay. « Première édition donnée par Mlle de Gournay, établie d’après les manuscrits de Montaigne. Elle est augmentée d'un tiers et contient une préface apologétique que Mlle de Gournay n'a pas reproduite dans les éditions suivantes jusqu'en 1617. Elle fixe le texte définitif des Essais » (Tchémerzine IV, 876). La première originale, parue en 1580, ne possédait que les deux premiers livres ; le troisième parut dans l’édition de 1588. Montaigne meurt le 13 septembre 1592. Il laisse après lui le fameux exemplaire annoté de l'édition de 1588 conservé à la Bibliothèque municipale de Bordeaux depuis la Révolution, et son héritière spirituelle : Marie Le Jars de Gournay (1565-1645) qu'il avait rencontrée toute jeune fille entre février et octobre 1588. À elle et au poète bordelais Pierre de Brach revient le soin de préparer une nouvelle édition. La préface de l'édition de 1595 confère à Marie de Gournay le titre désormais fameux de fille d'alliance reprenant un passage ajouté au Livre II des Essais de cette même édition. C'est elle qui lègue Montaigne à la culture du XVIIe siècle et en fixe le texte pour la postérité quoiqu'elle se réserve le droit de le remodeler au fil des rééditions. Elle assure la qualité des éditions et leur diffusion en Europe. Elle défend constamment la réputation de l'auteur que certains jansénistes auront vite fait, tout en l'admirant, de ranger parmi les athées. En 1594, une nouvelle édition des Essais est donc entreprise par le libraire Abel L’Angelier qui, en 1588, avait déjà publié la dernière édition faite du vivant de Montaigne. Il dispose très probablement de l’"exemplar", c'est-à-dire d'un exemplaire —aujourd'hui perdu— de l'édition de 1588 qui incorpore et compile les ajouts et corrections du célèbre "Exemplaire de Bordeaux" et est largement complété par Montaigne lui-même en vue d'une nouvelle édition. Ce sont des "révisions surprenantes troublantes même, mais, qui par la preuve de l'objet matériel qu'est l’Exemplaire de Bordeaux, sont produits de l’écriture de Montaigne dans les dernières années sa vie. Ce sont des parties intégrantes du texte des Essais..." (Mary B. McKinley, 2001) « Cette édition monumentale de 1595 est la première édition complète qui procure le dernier état voulu par Montaigne pour son texte et qui est augmentée de 1 409 additions importantes » (D. Pottiée-Sperry). La publication est faite sous le contrôle de Mlle de Gournay qui y apporte, selon ses propres termes, une « extrême superstition ». Les difficultés de cette grande production qui dura plus de six mois sont attestées par les nombreuses corrections de presse qui ont pu être relevées, les erreurs subsistantes mentionnées dans l'errata qui fut établi en deux états successifs, enfin par les corrections faites par Mlle de Gournay en deux phases sur de nombreux feuillets imprimés. Exemplaire présentant deux particularités de premier tirage : Premier état avant le carton des pages 63 et 64 et premier état de la quatrième ligne de la page 70 du premier livre : « Que une » corrigé dans le second état en « qu’une ». Rareté des exemplaires conservés dans leur reliure ancienne à provenance : L’édition connut un tel succès qu’elle fut rapidement épuisée et la plupart des amateurs du XIXe siècle, premier âge d’or de la bibliophilie, firent habiller leurs exemplaires par les grands relieurs contemporains : Trautz-Bauzonnet et consorts. Les exemplaires en reliure de l’époque sont en conséquence rares ; ceux conservés en ancienne reliure à provenance sont rarissimes. « Jules Le Petit » décrit ainsi 9 exemplaires reliés au XIXe siècle, mais 1 seul en reliure ancienne armoriée, celui-ci, « aux armes du Comte d’Hoym » ! « Tchemerzine » dépeint quant à lui 5 exemplaires reliés en maroquin du XIXè siècle : « L. de Montgermont, 1876, mar. Trautz, 1010 frs - Loviot, mar. Trautz, 2 900 frs - Meilhac, mar. Chambolle, 3500 frs - Moura, mar. Trautz, 5 100 frs - De Backer, mar. Cuzin, 5 900 frs ; 3 en reliure de l’époque : « Lignerolles » ; « Delafosse », velin ancien, 2 550 F OR et « Montesquieu », basane ancienne, 6 100 F ; mais 1 seul en reliure ancienne à provenance, le présent exemplaire « veau ancien, exemplaire du Comte d’Hoym, 14 500 F ». « Charles-Henri, comte d’Hoym, ministre plénipotentiaire d’Auguste II, électeur de Saxe et roi de Pologne, auprès de la cour de France fut un des bibliophiles les plus célèbres qui forma avec passion de 1717 à 1735 une collection riche surtout en belles-lettres et en histoire, inégalée depuis pour le nombre, le choix et la reliure des ouvrages qui la composaient : beaucoup provenaient des amateurs les plus fameux : Colbert, Cisternay du Fay et autres. Les volumes qu’il faisait relier étaient recouverts par Boyet de veau fauve ou de maroquin avec ses armes sur les plats et l’aigle de Pologne au dos. » (Olivier. pl. 672). « C’est l’abbé Rothelin, dit-on, qui lui inspira le goût des livres ; et sous ce rapport, il faut avouer que l’élève fut digne du maître. A partir de l’année 1717 jusqu’en 1735, dix-huit années consécutives, il suit les ventes et y recueille tout ce qu’il trouve de plus rare, de plus beau et de plus précieux. Il écrème celle de Cisternay du Fay, en 1725, et celle de Colbert en 1728. Sa collection, vers cette époque, jouissait d’une telle célébrité, que Lenglet Dufresnoy, dans la dédicace de Clément Marot, lui dit : « Quels que soient tous les poètes de ce Recueil, il leur sera glorieux, Monseigneur, d’avoir entrée dans la Bibliothèque de Votre Excellence. Bibliothèque si magnifique, si nombreuse et si bien choisie, qu’elle pourrait à juste titre passer pour un des prodiges de la littérature. » Il avait, en effet, réuni les plus beaux livres comme forme et comme fond. Boyet fut son relieur. A la vente Brunet, en mai 1868, les livres à cette marque s’élevèrent à des prix considérables » (Guigard p. 260). Remarquable exemplaire, l’un des rares de l’édition de 1595 à, de surcroît, présenter la préface de Montaigne : « C est icy un livre de bonne foy… » Provenances : Des bibliothèques du Comte d’Hoym : 4 livres 4 sols ; Doublat de Sommeiller avec ex-libris ; Giraud : 230 F en 1855 ; Solar : 305 F en 1863 ; Malaussena : 14 500 F ; Henri Burton (New York Sotheby’s, 11/06/2013, n°14, adjugé $ 125 000).
L'ensemble en 1 vol. in-8 reliure de l'époque demi-chagrin brun, dos à 4 nerfs orné (fleurons), tête dorée, Notice bibliographique sur Montaigne, Imprimerie de E. Duverger, 2 ff., 76 pp. ; Documents inédits ou peu connus sur Montaigne recueillis et publiés par le Dr. J. F. Payen, dédicacé par l'auteur, J. Techener, Paris, 1847, 2 ff., portrait de Montaigne en frontispice, 44 pp. avec les 6 ff. de fac-similés dont un dépliant ; Documents inédits sur Montaigne recueillis et publiés par le Dr. J. F. Payen n°3. Ephémérides, Lettres et autres pièces autographes et inédites de Michel de Montaigne et de sa fille Eléonore, tiré à 100 exemplaires, P. Jannet, Paris, 1855, 40 pp. et 2 ff. de fac-similés ; Recherches sur Michel Montaigne, Imprimerie de Ch. Lahure et Cie, 24 pp. avec 4 ff. de fac-similés
Rare ensemble réunissant en édition originale 4 rares notices (dont deux dédicacées) rédigés par le docteur Jean-François Payen, éminent spécialiste de Montaigne. Bon exemplaire (avec une longue coupe de presse relative à Montaigne rédigée par Silvestre de Sacy insérée en tête).
3 documents manuscrits à savoir : 1 document manuscrit signé de 2 ff. in-folio ( 38 x 25 cm), 2 pages et demie manuscrites : Copie par Jean-Baptiste Michel de Montaigne d'une lettre "que j'ay écrit par la poste à Mr. Rey procureur au sénéchal et présidial de Libourne, à Libourne". "A Bordeaux, le 21 décembre 1734, Le désir que j'ay, Mr, d'apprendre quel est l'état de vôtre santé, m'engage de vous prier de vouloir bien le faire le plaisir de m'en donner des nouvelles ; je souhaiterois de tout mon coeur trouver des occasions pour vous donnner des marques que personnes ne sçauroit s'intéresser plus particulièrement que moy à tout ce qui vous regarde, soyés en je vous prie bien persuadé. J'eusse fait dresser ma réponse aux blâmes que le Sr [ ... ] a fourni contre mon dénombrement si j'avois eu en main certaines pièces qu'on m'a promis de me communiquer, je serai bien aise dd'avoir par devers moi ces pièes avant de répondre à ses blames, je compte les avoir bien-tôt. Je vous ay marqué, par la lettre que je vous écrivis le 7 du mois d'août dernier, que le Sr [ ... ] avait en son pouvoir la baillette à fief nouveau de ma maison de Beausoleil du 14 may 1597 retenuë par papier notaire royal, c'est de quoi je suis assûré [ ... ]" [ ... ] "Le Sr [ ... ] ne voudra pas contester apparemment que l'énonciation de ce bail à fief de 1597 dans le dénombrement de 1691 et dans la sentence de sa réception, contradictoirement renduë par le Sénéchal de Fronsac le 15 juin 1691 entre feu M. le Duc de Richelieu et feu M. François de Montaigne, ne fasse foy suffisante ; il est de maxime en droit que les énonciations dans les anciens actes font foy sans rapporter l'acte énoncé, il faut d'ailleurs tenir pour constant que le rapport du titre primordial n'est pas nécessaire quand on produit et rapporte un dénombrement fait authentiquement et énonciatif de ce titre primitif, lequel dénombrement équipolle au premier titre quand il ne paroit pas, le remplace et en fait l'office étantune confirmation, un renouvellement bien exprès de l'ancienne inféodation." [etc... ] |On joint : ] Copie par Jean-Baptiste Michel de Montaigne d'une lettre "que j'ay écrit par la poste à Mr. Rey mon procureur au sénéchal de Libourne", à Bordeaux le 26 février 1733, 1 feuillet format 20,2 x 16,3 cm (même affaire) [ On joint une copie authentique établie en 1762 d'un acte de juin 1686 ] : ] Acte daté de 1761 de la généralité de Bordeaux fait par Notaire Royal et retiré "par Messire Jean-Baptiste Michel de Montaigne Chevalier Seigneur de Beausoleil, ancien premier jurat de Bordeaux, y demeurant dans son hôtel rue Dumirail [ du Mirail ] Paroisse St Eloy sans avoir icy ajoutté ny diminué, fait à Bordeaux dans l'hôtel de ce Seigneur l'an mille sept cens soixante deux le treize du mois de mars et signé" (copie d'un contrat de délaissements de certains pièces de terre par Antoine Ducasse notaire royal en faveur de Jean de Louche batelier, vers le grand Barrail). Acte signé par Montaigne, David, Robin, etc...
Très intéressante réunion de 3 documents manuscrits, les deux premiers rédigés et signés et le dernier signé par Jean-Baptiste-Michel de Montaigne (1701-1764) chevalier seigneur de Beausoleil et qui fut premier jurat de Bordeaux. On retrouve sa trace dans le "Livre des Bourgeois" de Bordeaux, à la date du 3 août 1761, où il justifie "descendre de Grimon Deyquem, Seigneur de Montaigne, qui fut maire de la ville de Bordeaux en l'année 1585, et dont la qualité de bourgeois fut vérifiée au tableau de 1663 en faveur de Guillaume, seigneur de Bussaguet". Il demeurait à Bordeaux dans son hôtel de la rue du Mirail, paroisse de Saint-Eloi, comme le précise le dernier document.