ARMAND COLIN . 1938 .COURS ELEMENTAIRE 1ère année . COURS D'ARITHMETIQUE CH.PUGIBET .Hommage de l'éditeur
Reference : 50987
La Bouquinerie de Jonas
Fabienne Roudot
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Cuers (Var), 1787, in-folio, 261-[18] pp. (pages manquantes : 2 à 6, 251 à 260), Vélin de l'époque, traces de liens, Beau manuscrit varois, très joliment calligraphié, illustré et rédigé à l'encre brune, rouge, bleue, verte et jaune. Il s'agit du cours d'arithmétique d'un professeur de Toulon, Joseph Romain, retranscrit par l'un de ses élèves : le nom de ce dernier est donné à deux reprises, l'une au pied de la page de titre ("Jean André Juvenal de Cuers en l'année MDCCLXXXVII"), l'autre au revers du dernier feuillet, sur le socle d'un grand dessin représentant le crucifix orné des Arma Christi ; agenouillé à son pied, un petit lecteur en recueillement est sans doute un portrait enfantin de l'auteur. Toutes les pages du cours sont réglées à l'encre brun-noir. De nombreux ornements animent le sujet : titres de parties calligraphiés, lettrines, bandeaux et frises tracés à la plume, petites esquisses, etc. Les leçons concernent l'arithmétique élémentaire et ses outils appliqués aux règles marchandes : addition et soustraction par toise, onces, livres, etc. ; divisions, règle de trois, conversion de monnaie, correspondances des poids et mesures, règle de remboursement, d'alliage, de compagnie, etc. Des éléments biographiques de Jean-André Juvenal sont indiqués à la suite du cour (p. [3], en fin de manuscrit), dans un court livre de raison : il a épousé le 26 octobre 1802 Rose Delfine Raynaud, elle aussi native de Cuers ; 1803 à 1819 ils ont eu sept enfants, soit cinq filles et deux garçons, dont la naissance est annoncée par la formule "Dieu ma [sic] donné" ; trois d'entre eux sont donnés pour morts. Les dernières pages du manuscrit ont servi de remploi dans les années 1880 pour établir des listes de quittance. Une marque de possesseur inscrite sur la dernière page : "Daumas Roselin Marius Alexandre né à Cuers le 24 août 1828 à 5 heures du soir". Un autre ex-libris manuscrit y figure, celui d'une "Mademoiselle Joséphine". L'encre noire a provoqué des coupures dans le papier aux endroits où elle a été appliquée en plusieurs couches, soit au niveau des encadrements, sur les 30 premières pages. Reliure usagée. Couverture rigide
Bon 261-[18] pp. (pages
Paris, Tétot frères, 1830, in-8, de (4), 379 et (3) pages, demi-basane rouge de l'époque, dos lisse orné, Unique édition de cette introduction pédagogique à l'arithmétique. L'auteur se sert de plusieurs moyens rhétoriques et narratifs pour donner à cette science aride "une face riante" et une "forme aimable". Il utilise la forme épistolaire et un ton personnel, et surtout il crée, à partir de fables antiques ou d'événements historiques, un discours enseignant les base des mathématiques, la sciences des nombres. L'ouvrage se divise en 40 lettres et se clôt par un vocabulaires des termes arithmétiques. Martin jeune fit paraitre la même année, chez le même libraire, un autre ouvrage servant à l'enseignement des mathématiques : "Cartes des élèves à l'usage de l'un et l'autre sexe, ou Jeu pour apprendre l'arithmétique en s'amusant. Qui saura jouer saura calculer". Louis-Aimé Martin (1787-1841), ami et élève de Bernardin de Saint-Pierre, brillant littérateur est surtout connu pour ses Lettres à Sophie sur la physique (dont il reprend ici la canevas), ses éditions critiques d'auteurs classiques, et ses prises de positions féministes au lendemain de la loi de 1833 sur l'enseignement primaire qui ne prenait pas en compte l'enseignement des jeunes filles, pour avoir été conservateur de la bibliothèque Sainte-Geneviève. Bel exemplaire de prix, décerné le 29 août 1831 pour le second prix de mathématique au Collège Royal de Nancy Couverture rigide
Bon de (4), 379 et (3) pages
À Lausanne, chez Jules Henri Pott, 1774, in-4, Fort volume de [2]-184-410 pp, Broché, couverture d'attente muette, Édition originale. Traité d'arithmétique pratique, à l'usage des "affaires ordinaires d'intérêt", du commerce, des opérations d'alliage et d'arpentage. Les deux premières parties comprennent les règles simples et composées appliquées aux nombres entiers, rompus et mixtes ; la troisième partie a sa pagination propre : elle couvre les applications pratiques. Pierre Senebier est également l'auteur d'un Traité des changes et des arbitrages (Genève, Pierre Pellet, 1753), dont les banquiers et négociants faisaient grand cas. Bon exemplaire, tel que paru, non rogné et ayant conservé sa couverture d'attente d'origine. Couverture rigide
Bon Fort volume de [2]-184-410 pp.
Grimblot , Nancy, 1839, in-folio, LXI pp, Demi veau noir et vert, dos plat, pièce de titre doré sur noir, Arithmétique commercial ou art du calcul en six leçons, précédé de Dix tableaux synoptiques avec commentaires et applications sur la généralité des matières commerciales, et suivi des Résolutions par voix de formules, d'un choix de problèmes, appropriés à toutes les questions quelconques, par Husson, fabricant de broderies. Bords et coins éméchés, légères traces blanches, Légères taches de soleil à l'intérieur. Couverture rigide
Bon LXI pp
Paris, Collège Sainte-Geneviève, 1860-1861, in-4, [4]-486-[104] pp, Demi-basane verte de l'époque, Intéressant manuscrit de l'étudiant Arthur de Montméja (1841-1910), dont le nom et la signature apparaissent à plusieurs reprises. Ces cours comprennent des leçons d'algèbre (pp. 1-188), d'arithmétique (pp. 189-307), de géométrie (pp. 329-472), de physique (pp. [1-55]) et enfin des problèmes (pp. [71] et suiv.). L'ensemble a été rédigé à l'encre brune d'une écriture soignée et lisible, avec, en réserve, une marge importante, qui occupe toute la moitié gauche de chaque page : quelques figures y ont été dessinées, principalement pour les parties "géométrie" et "physique" ; cette dernière s'illustre entre autres de jolis dessins à l'encre et au crayon représentant des instruments (machine d'Atwood, machine à diviser, sphéromètre...). Plusieurs pages ont été laissées vierges entre les différentes parties. La carrière de Montméja est à la fois brillante et peu connue. La librairie a disposé de quelques manuscrits qui nous permettent de la connaître un peu mieux : celui-ci nous apprend ainsi que sa vocation première était de devenir ingénieur, en assistant aux cours préparatoires pour l'École Centrale donnés au collège Sainte-Geneviève dans les années 1860-1861. Finalement, Montméja s'est orienté vers la médecine, en devenant interne à l'hôpital Saint-Louis, puis docteur en médecine en 1871, avec une thèse consacrée à la cataracte, et chef de clinique ophtalmologique (on notera qu'à Paris la clinique ophtalmologique ne fut créée qu'en 1878). Il s'est particulièrement illustré dans le domaine de la photographie médicale. Propriétaire du château de Rouffilac à Carlux en Dordogne, il décède en 1910. Dos arraché. Couverture rigide
Bon [4]-486-[104] pp.