Un ouvrage de 163 pages, format 125 x 195 mm, broché, publié en 1976, DDB, bon état
Reference : LFA-126718401
Lettre de France, L'Art de Vivre à la Française
M. Olivier Auriol de Bussy
04 74 33 45 19
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, , . (2)-44 pp. in-folio manuscrites à l'encre brune, rouge et bleue, le tout relié en un volume in-folio, basane brune marbrée, dos à nerfs cloisonné et fleuronné avec pièce de titre rouge, filet doré encadrant les plats avec fleurons aux écoinçons, coupes ornées, tranches rouges (reliure de l'époque).
Célèbre description ancienne de la basilique Saint-Denis. Elle forme la seconde partie, autonome, de l'ouvrage écrit par l'historien mauriste Michel Félibien, intitulé Histoire de l'abbaye royale de Saint-Denys en France [...] Avec la Description de l'Église & de tout ce qu'elle contient de remarquable, imprimé en 1706 à Paris par Frédéric Léonard.Le présent manuscrit correspond en copie, aux pages 525 à 570 de l'édition Léonard, c'est-à-dire la majeure partie de cette description imprimée : les trois premiers chapitres, « Des bâstimens construits sur le tombeau de st Denys », « Description de l'église de St-Denys en France en l'état qu'elle est aujourd'hui », « Description du trésor des saintes reliques », et les deux premiers articles du chapitre IV « Des sépultures », soit « Observations sur la sépulture des rois de France » et « Description des tombeaux des rois et des hommes illustres inhumez dans l'église de S.-Denys ». Il ne comprend donc pas les articles III et IV du chapitre IV, consacrés aux sépultures des abbés et grands-prieurs de Saint-Denis, ni l'« Addition » concernant les épitaphes du cloître. Il est relié avec les 12 planches illustrant cette description dans l'édition Léonard, soit les 11 planches gravées sur cuivre et la planche gravée sur bois avec légende imprimée. Il est en outre illustré d'un dessin au crayon rehaussé au lavis d'encre de chine (p. 29) qui restitue la vignette gravée dans le texte p. 555 de l'édition Léonard.Reliées à la suite, 8 planches gravées sur cuivre concernant l'abbaye de Saint-Denis, montées à double page sur onglets : Tombeau de Turenne, par Charles-Louis Simonneau d'après Charles Le Brun, s.l.n.d., tirage avant la lettre. – Plan général de l'église et des anciens et nouveaux bâtimens de l'abbaye royale de St-Denys en France, à Paris, chez Mariette, s.d. – [Nouveaux bâtiments de l'abbaye de Saint-Denis conçus par l'architecte Robert de Cotte], par Pierre Lepautre, à Paris chez Mariette, soit un plan du rez-de-chaussée, un plan du premier étage, et 4 élévations de façades, ces dernières ayant été rognées et assemblées deux à deux. Monté en tête, un dessin à l'encre de chine rehaussé au lavis rose, postérieur, représentant la crypte de la basilique Saint-Denis.
A Bordeaux, chez les Associés, s.d. [circa 1730]. Un vol au format in-12 (172 x 103 mm) de viii - 445 pp. Reliure de l'époque de pleine basane glacée et marbrée brune, plats jansénistes, dos à nerfs orné de filets à froid, titre doré, tranches mouchetées.
Impression bordelaise. Texte en latin, avec traduction française en regard. L'ouvrage renferme les 150 Psaumes de David, suivis des Cantiques ainsi que d'une Explication succincte de l'oraison dominicale, de la salutation évangélique, du symbole des Apôtres, des Commandements de Dieu et de ceux de l'Eglise. Le livre des Psaumes, selon l’Évangile de Luc et les épîtres de Paul, est interprété par les chrétiens comme une prophétie des mystères du Christ. Cela a eu des conséquences importantes sur l’exégèse des Pères de l’Église, la théologie et surtout la liturgie de toutes les églises chrétiennes. Le monachisme a fait de la récitation incessante des Psaumes la matière première de la prière continuelle et de la liturgie des Heures. Les Pères de l’Église ont continué cette démarche car depuis le ivesiècle, le livre des psaumes est devenu le fondement de la liturgie chrétienne. Le clergé et les chrétiens vont continuer cette pratique dans les siècles suivants. Quoique le psautier des Septante comporte 151psaumes, l’usage chrétien n’en reconnaît que 150 (le psaume 151 n’étant jamais lu à l’église ni en Orient, ni en Occident). Bibles imprimées conservées à Paris, 3016 (pour une édition de 1686).Angles et coiffe supérieure élimés. Papier légèrement oxydé. Présence de quelques rousseurs, tâches claires et plissures angulaires dans le corps d'ouvrage. Du reste, bonne condition.
Poitiers, Antoine Mesnier, 1617. In-4 (228 x 165 mm) de (14)- 262-(4) pp. veau havane, double filet d’encadrement sur les plats, dos orné à nerfs orné (reliure de l'époque).
Édition originale très rare du premier livre imprimé du cardinal de Richelieu après la Harangue prononcée au Petit-Bourbon le 23 février 1615.Important traité apologétique de jeunesse du futur cardinal, publié alors qu’il n’est encore que évêque de Luçon, et l’un des tout premiers textes imprimés de celui qui deviendra la figure majeure du gouvernement de Louis XIII.Rédigé dans le contexte encore brûlant de l’après-guerres de Religion, l’ouvrage s’inscrit pleinement dans l’esprit de la Contre-Réforme tridentine. Richelieu y expose avec méthode et clarté les fondements doctrinaux de l’Église catholique, en s’attachant à répondre point par point aux arguments protestants : autorité de l’Église et de la Tradition, nature et nombre des sacrements, eucharistie, justification, culte des saints, primauté pontificale. Loin d’une polémique violente, le ton est celui d’une démonstration raisonnée, nourrie de références scripturaires et patristiques, destinée à convaincre autant qu’à instruire.Le style, volontairement limpide et pédagogique, révèle déjà les qualités intellectuelles de Richelieu : sens de l’ordre, rigueur argumentative, souci d’efficacité. Ce texte annonce l’homme d’État à venir, par sa capacité à articuler fermeté doctrinale et pragmatisme d’exposition, et participe à la construction de sa réputation d’ecclésiastique solide et orthodoxe, condition essentielle de son ascension politique ultérieure.Sur le plan bibliographique, Les Principaux points de la foy de l’Église catholique constitue une pièce fondatrice de l’oeuvre de Richelieu, recherchée moins pour son originalité théologique que pour sa valeur historique et symbolique. Il s’agit d’un témoignage précoce de l’engagement intellectuel du futur cardinal dans la défense de l’unité religieuse du royaume, engagement qui trouvera plus tard sa traduction politique.Très bon exemplaire. Coiffes restaurées. Minuscule galerie de ver en marge des 67 premiers feuillets, petit manque de papier en marge du feuillet 169-170 sans perte de texte. Étiquette portant « Cum consummaverit homo, tunc incipiet ».La Bouralière, Bibliographie poitevine, p. 485.
Sans lieu, Aux despens de l'Autheur, 1619. In-8 de (4)-392 (mal chiffrée 932) pp., vélin dur à recouvrement, dos lisse, titre manuscrit (reliure de l'époque).
Édition originale rare. Pamphlet contre l'Église catholique du controversiste jésuite devenu pasteur protestant Antoine Fuzy (1565-1628), rédigé dans un langage cru et populaire : « Le Pape, les Cardinaux qui representent Christ & son Senat Apostolique, & qui disent avoir succedé au pouvoir & à l'office d'iceux font un Evangile musqué, de velours, montés à l'imperiale, ils portent une croix de satin, sucrine, friande, lascive: ils devroient rompre la chair avec l'esprit, & ils avachissent & rompent l'esprit de Dieu avec leurs charnalités. Ceux qui ne les approuvent, & ne les adorent sont heretiques » (pp. 5 et 6). En-tête de sa longue épître apologétique adressée à Jacques Ier d'Angleterre, l'auteur ajoute: Remonstrance apologetique sur les enormités & abus demesurés, attentats, & inhumanités du chef de la fausse & de ses suppots, contre les vrays & légitimes enfans de la vraye (p. 11). « Antoine Fuzy est un de ces minores qui n'ont jamais fait figure d'autorités littéraires ; il est sans doute un de ses « auteurs inutiles » issu du grand courant d'« escrivaillerie » dont parle Montaigne, et qui caractérise les époques troublées et les siècles « débordés ». Il écrit en effet deux pamphlets au début du XVIIe siècle : Le Magistophore (1609) et Le Franc Archer de la Vraye Église (1619) étonnent par leur abondance rhétorique et se réclament d'une tradition polémique qui n'est plus de mise au moment de leur parution. (…) Le Franc Archer de la Vraye Église contre les abus et enormitez de la fausse est un pamphlet réformé : or ce texte très codifié joue en fait avec d'autres codes qui devaient a priori lui être étrangers. (…) Passé du catholicisme à la religion réformée, Antoine Fuzy fit avec son Franc Archer une oeuvre de transfuge, où la parole, si elle n'est pas libérée de certaines contraintes, s'est en tout cas affranchie d'une autorité rejetée. Chez Fuzy, le franc-parler pourrait être l'un des avatars de cette parole libérée. » (Agathe Moroval, Le franc-parler du Franc Archer (Antoine Fuzy, 1619) : l'auteur transfuge et l'auctoritas).Provenance : bibliothèque de Jean-Baptiste Colbert avec la mention « Bibliotheca Colbertina » sur le titre. Comme l'on sait, si les manuscrits composant cette immense collection entrèrent à la Bibliothèque du Roi en 1732 pour la somme de 300.000 livres, les imprimés au nombre de 50.000 volumes, furent dispersés en 1728 par l'abbé Charles-Eléonor Colbert de Seignelay (Bibliothecæ Colbertinæ, pars tertia, 1728, III n° 13191). Bon exemplaire en reliure de l'époque. Infimes galeries de vers dans la marge inférieure de dix feuillets, sans atteinte au texte. Rousseurs éparses.Brunet, II, 1428.
Paris, Pillet, 1811. In-8 de XVI-316 pp., demi-chagrin lie-de-vin, dos orné à nerfs (reliure postérieure du XIXe siècle).
Nouvelle édition de la célèbre Déclaration de 1682 rédigée par Bossuet, imprimée pour le Concile de Paris en 1811. En 1680, le pape Innocent XI adresse à Louis XIV plusieurs brefs lui demandant d'annuler la déclaration du 10 Février 1673 qui réaffirmait l'existence du droit de régale « comme un droit royal essentiel et inaliénable » sur tous les diocèses du royaume. Une Assemblée générale extraordinaire du clergé se réunit (octobre 1681-mars 1682) pour affirmer sa fidélité au roi et signer la Déclaration du Clergé de France, rédigée par Bossuet et aussitôt érigée en loi. « La réorganisation de l’Église constitutionnelle qui est l’oeuvre de Henri Grégoire, de 1795 à 1801, est vue avec faveur par les jansénistes italiens. Degola publie de 1797 à 1799 ses Annali Politico-ecclesiastici. Il est l’ami de Grégoire et participe au concile constitutionnel de 1801. Les deux conciles de 1797 et de 1801 sont salués par les jansénistes comme l’avènement de la régénération du clergé. Lorsque s’ouvre son conflit avec Pie VII, Napoléon prescrit de faire enseigner dans les séminaires d’Italie les quatre Articles de 1682, ce qui satisfait le clergé janséniste. Lors du concile qui se tient à Paris en 1811, Grégoire écrit que le clergé d’outre-monts compte le plus de défenseurs des quatre articles de 1682 » (Jean Boussoulade). Bourgeois & André, 4488.