Paris, Crépin Leblond, 2002. In-8 (295x210mm) broché, 159 p. Ill. en couleurs. Très bon état général.
Reference : 26121
Librairie Ancienne Laurencier
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Provenance: Bibliothèque Hulthemiana, n° 604? Paris, Antoine Vérard. s.d. Almanach pour les années 1503 à 1520. In-8 de 98 feuillets imprimés sur peau de vélin. 8 ff, a8, b8, c8, d6, e4, f8, g8, h8, i4, A8, B8, C12. Pt. trou d’épingle ds. le f. de titre. Veau brun, large plaque à la cathédrale dorée insérée dans un encadrement de roulette à froid et double filet or, dos à nerfs orné de même, tranches dorées. Reliure romantique. 221 x 136 mm.
Précieux et rarissime livre d'Heures parisien imprimé sur peau de vélin par Antoine Vérard, le plus renommé des éditeurs parisiens de la fin du XVe siècle, inconnu de Bohatta, Lacombe, Brunet, Tenschert, Nettekoven, Macfarlane. L’iconographie comprend 16 grandes figures sur bois à pleine page et 40 vignettes, outre la marque de Vérard sur le titre et la figure de l'homme anatomique. Les sujets des grandes gravures sont empruntés au Nouveau Testament à l'exception de 2 sujets. - Saint-Jean et Aristodème (184 x 125 mm). - Présentation an temple. - Baiser de Judas. - Massacre des Innocents. - Arbre de Jessé - Mort de la Vierge. - Annonciation. - Crucifixion, - Le Roi David - Pentecôte. - Nativité - David et Urée. - Annonce aux bergers. - Résurrection de Lazare. - Adoration des mages. - Trinité. Toutes ces grandes figures ont été finement peintes à l'époque et rehaussées d'or. Les 40 vignettes, peintes elles aussi, sont essentiellement consacrées à La Vie des saints. L’exemplaire, réglé à l'encre rouge, est entièrement rubriqué en initiales dorées sur fond rouge et bleu alterné. Dans la Bibliotheca Hulthemiana, n° 604, un exemplaire de 98 ff. est décrit (notre exemplaire?) «Ces heures si remarquables et qui sont inconnues au supplément de Brunet ont pour titre un écusson avec la légende d’Antoine Vérard au milieu duquel est un cœur inscrit du monogramme AVR au-dessus duquel s’élèvent les trois fleurs de lys soutenues par deux anges.» (Bibliotheca Hulthemiana, 604). Les gravures sont toutes rehaussées en coloris de l’époque, témoignant de la volonté de se rapprocher encore le plus possible de l’esthétique des manuscrits enluminés. Le coloris est proche des œuvres rattachées à l’atelier du Maître des entrées parisiennes. Cette édition présente la particularité de conserver des bordures et marges très pures, sans gravures ni compositions ornementales. De plus elle associe deux types de gravures, celles plus anciennes des incunables d’après les modèles du Maître des Très Petites Heures d’Anne de Bretagne (ou Maître de l’Apocalypse, parfois identifié comme Jean d’Ypres, fils de Colin d’Amiens ou Maître de Coëtivy, actif 1480-1510) commanditées pour un autre libraire Simon Vostre (cycle in-octavo pour Vostre, circa 1495-1498, voir Tenschert et Nettekoven, 2003) et celles plus dans le goût de la Renaissance réalisées d’après les modèles de Jean Pichore (cycle réalisé pour l’édition des Heures Pichore/De Laistre de 1503/1504 ; autre cycle réalisé pour Gillet Hardouyn en 1505-1506, voir Zöhl, 2004). Les livres d’heures imprimés constituaient plus d’un quart de la production globale d’Antoine Vérard et la présente édition témoigne de l’utilisation de cycles de gravures empruntées par Vérard à d’autres libraires-imprimeurs tels Vostre et Hardouyn. La datation des présentes Heures est difficile à évaluer : certes son Almanach couvre les dates 1503-1520 mais l’emploi des gravures d’après les modèles de Pichore, pour certaines datables après 1503/1504 suggère une datation un peu postérieure pour ces Heures proposées par Vérard. Si l’on accepte de plus que certaines autres gravures d’après Pichore ont été utilisées pour la première fois par Hardouyn en 1505-1506 et utilisées par Vérard seulement à partir de 1507 (voir Macfarlane, no. 238 ; Tenschert et Nettekoven, 2003, vol. II, pp.537‑538), il faudrait repousser la date de la présente édition après 1507. L’almanach pour les années 1503-1520 a servi dans un certain nombre d’impressions de Vérard associant les bois d’après le Maître des Très Petites Heures d’Anne de Bretagne et ceux de Jean Pichore, par exemple des Heures à l’usage de Paris, Paris, Antoine Vérard, datés 21 juin 1510 (voir Tenschert et Nettekoven, 2003, vol. II, n°79). Le coloris du présent livre d’heures et celui de Tenschert (n°79) présentent de réelles similitudes et peuvent être associés au style de Jean Coene IV (Maître des entrées parisiennes), un enlumineur actif entre 1500-1520, contemporain de Jean Pichore, étudié entre autres par E. König et I. Delaunay. Texte : Sig. [que]1 r, Titre, avec marque typographique d’Antoine Vérard ; sig. [que]1 v, Homme anatomique et les quatre éléments/tempéraments; sig. [que]2 r, Almanach pour 1503-1520 ; sig. [que]2 v-[que]8 r, Calendrier ; sig. [que]8 v-aa2v, Péricopes évangéliques ; sig. aa3 r-aa8 r, Passion selon saint Jean ; sig. aa8 v-d3 v, Heures de la Vierge (le texte sous l’Arbre de Jessé indique : « Hore intemerate virginis marie secundum usum Romanum », avec le dernier mot instruit à l’encre); sig. d3 v-d6 v, Prières, dont Salve Regina ; prières pour les défunts (manquent sig. d7 et d8) ; sig. e1 r-e3 v, Office de la Vierge pour l’Avent ; sig. e3 v-e4 v, Heures de la Conception ; sig. f1 r-f2 r, Heures de la Croix ; sig. f2 v-f3 v, Heures du Saint Esprit ; sig. f4 r, Prière, Suscipe sancta trinitas… ; sig. f4 v-g5 v, Psaumes de la pénitence et litanies, suivies de prières ; sig. g6 r-i4 v, Office des morts et prières ; sig. A1 r-C2 v, Suffrages et prières, dont Missus est Gabriel ; Te deprecor ; sig. C3 r-4v Office de la Conception de la Vierge ; sig. [a]1 r- [a]8 v, Sept psaumes : Sensuivent les sept pseaulmes en francoys translatez au plus pres en latin ; suivi des Sept prières de saint Grégoire : Les sept oraisons saint Gregoire. Illustration : Ces Heures comptent 16 grandes gravures sur bois : sig. [que] 8 v, Saint Jean l’Evangéliste et la coupe empoisonnée devant Aristodème ; sig. aa3 r, Baiser de Judas ; sig. aa8 v, Arbre de Jessé ; sig. b1 r, Annonciation ; sig. b4 v, Auguste et la prophétie de la Sibylle Tiburtine ; sig. b8 v, Nativité ; sig. c2 v, Annonce aux bergers ; sig. c4 v, Adoration des Mages ; sig. c6 r, Circoncision ; sig. c7 v, Massacre des innocents ; sig. d2 r, Dormition de la Vierge ; sig. f1 r, Crucifixion ; sig. f2 v, Pentecôte ; sig. f5 r, David et Urie ; sig. g6 r, Résurrection de Lazare ; sig. A1 r, Trinité et Ecclesia. Suivent 40 petites gravures sur bois rehaussées (certains sur métal ?) : sig. [que]1 v, quatre figures représentant les quatre tempéraments (colérique, mélancolique, sanguin et flegmatique) ; homme anatomique. – sig. aa1 v, saint Luc. – sig. aa2 r, saint Mathieu. – sig. aa2 v, saint Marc. – sig. e1, Femme tenant une rose. – sig. e3v, Pietà. – sig. f4v, Christ bénissant. – sig. A1 v, Christ bénissant ; Christ de pitié. – sig. A2 r, Pentecôte ; Véronique et le voile avec la Sainte Face. – sig. A2 v, Pietà. – sig. A5 v, Pietà. – sig. A6 r, saint Michel. – sig. A6 v, saint Jean-Baptiste ; saint Jean l’Evangéliste. – sig. A7 r, saints Pierre et Paul. – sig. A7 v, saint Jacques. – sig. A8 r, saint Etienne ; saint Laurent. - sig. A8 v, saint Christophe. – sig. [B]1 r, saint Sébastian. – sig. [B]1 v, saint Nicolas; saint Claude. – sig. [B]2 r, saint Antoine. – sig. [B]2 v, Anne apprenant à lire à la Vierge ; Marie Madeleine. – sig. [B]3 r, sainte Catherine ; sainte Marguerite. – sig. [B]3 v, sainte Barbe. – sig. [B]4 r, sainte Apolline. – sig. [B]5 v, Christ de pitié. – sig. [B]6 r, Christ bénissant. – sig. [B]7 r, Pietà. – sig. C3 r, Pietà. – sig. [a] r, Christ bénissant. Bibliographie : Bohatta, H, Bibliographie der Livres d’Heures : Horae BMV, Officia, Hortuli Animae, Coronae BMV, Rosaria und Cursus BMV des XV und XVI Jahrhunderts, Vienna, 1924; Bonicoli, Louis-Gabriel, La production du libraire éditeur parisien Antoine Vérard (1485-1512) : nature, fonctions et circulation des images dans les premiers livres imprimés illustrés, Université Paris Ouest (thèse d’histoire de l’art sous la direction de Jean-Pierre Caillet), 2015; Delaunay, Isabelle, Échanges artistiques entre livres d’heures manuscrits et imprimés produits à Paris (vers 1480-1500), Université Paris-Sorbonne (thèse d’histoire de l’art sous la direction de Fabienne Joubert), 2000; Lacombe, P. Livres d’heures imprimés au XVe et XVIe siècle, conservés dans les bibliothèques publiques de Paris, Mansfield Centre (CT), 2002 (reprint); Macfarlane, J. Antoine Vérard, Londres, 1900; Maddocks, H, « A Book of Hours by Anthoine Vérard in the University of Melbourne Library », University of Melbourne Collections, issue 16, June 2015; Moreau, B., Inventaire chronologique des éditions parisiennes...tome I, 1501-1510, Paris, 1972; Nettekoven, Ina, Der Meister der Apokalypsenrose der Sainte Chapelle und die Pariser Buchkunst um 1500, Turnhout, 2004; Nettekoven, Ina, Heribert Tenschert et Caroline Zöhl. 365 gedruckte Stundenbücher aus der Sammlung Bibermühle. 1487-1586, Antiquariat Heribert Tenschert, 2015; Tenschert, H. et I. Nettekoven, Horae BMV. 158 Stundenbuchdrucke der Sammlung Bibermühle 1490-1550, H. Tenschert, 2003; Winn, Mary Beth, Anthoine Vérard: Parisian Publisher 1485-1512, Genève, 1997 ; Zöhl, C. Jean Pichore: Buchmaler, Graphiker und Verleger in Paris um 1500, Turnhout, 2004.
[Puy-de-Dôme, Placard] Liste définitive des six cents Contribuables les plus imposés du Département du Puy-de-Dôme, formée par le Ministre des finances, en exécution de l'article 25 du Sénatus-consulte organique du 16 thermidor an 10, et des articles 71, 72, 73 et 74 de l'Arrêté du Gouvernement du 19 fructidor suivant.
Reference : 015683
[Puy-de-Dôme, Placard] Liste définitive des six cents Contribuables les plus imposés du Département du Puy-de-Dôme, formée par le Ministre des finances, en exécution de l'article 25 du Sénatus-consulte organique du 16 thermidor an 10, et des articles 71, 72, 73 et 74 de l'Arrêté du Gouvernement du 19 fructidor suivant. Paris, imprimerie impériale, septembre 1812. 1p in-plano (environ 51*66cm). Celle liste présente les 30 premiers plus imposés, dans l'ordre d'imposition, puis les 570 autres par ordre alphabétique. Mouillé anciennement, petits trous aux plis. Intéressant document. [88-2]
Précieux exemplaire, de toute rareté en très plaisante condition d’époque, de cette belle et importante édition illustrée d’un grand texte littéraire qui connut un succès considérable au XVIe siècle. Lyon, C. Davost pour Et. Gueymard, 1510.In-4 de (6) ff., 219 ff., (9) ff., 16 gravures sur bois dans le texte, un trou de vers habilement restauré sans manque en marge des 2 premiers ff., pte. mouillure en marge d’une dizaine de ff., annotations manuscrites de l’époque au second contreplat.Veau brun souple, plats entièrement ornés d’un large encadrement de fleurons à froid et d’un rectangle central orné de filets à froid et de 4 larges fleurons à la rose à froid, dos à nerfs refait. Reliure de l’époque.249 x 135 mm.
Précieuse édition, la première lyonnaise illustrée, des Métamorphoses d’Ovide.Baudrier, Bibliographie lyonnaise, XI-223 ; Mortimer-Harvard, French, n°397 ; Brun, Le Livre français illustré de la Renaissance, 262 ; Du Plessis, Essai bibliographique sur les différentes éditions des œuvres d’Ovide, n°25 ; Sander II, n°5330 pour l’illustration de 1497 ; manque à Brunet, Murray et Rothschild.« ‘Les Métamorphoses’ est le titre de plusieurs ouvrages de l’antiquité qui, sous une forme épique, racontent les transformations des hommes en animaux, sources, arbres, et objets divers et qui s’appuient sur des traditions populaires et fabuleuses à propos de personnages déterminés.‘Les Métamorphoses d’Ovide’ est un poème épique latin composé de 15 livres. L’œuvre (une des plus significatives de la littérature de la Rome antique) comprend, en plus de 12 000 vers, le récit de 246 fables sur les métamorphoses, disposées chronologiquement depuis le chaos jusqu’à la métamorphose en étoile de Jules César…La tendance au galant, au piquant, à un certain athéisme, l’indifférence à la vie politique témoignent de cette jeunesse dorée impériale, dont le poète était l’un des plus honnêtes représentants et pour laquelle, recherché et applaudi, il écrivait tous ses poèmes…La vitalité de l’œuvre est inépuisable ; le Moyen-Age ne la jugea pas inférieure aux œuvres de Virgile ; au XIIIe siècle, on assistera enfin à une véritable Renaissance ovidienne. En Italie, en France, en Allemagne, il fut le manuel d’amour. Il eut une notable influence sur l’anglais Chaucer, sur toute la poésie humaniste italienne, sur le style savant et sur les poèmes des philologues franco-hollandais. » (Dictionnaire des Œuvres, IV, 544).Elle est ornée, en premier tirage, de 16 belles gravures sur bois, dont l’une répétée.Les deux premières ont été rehaussées de jaune à l’époque.Elles ornent le titre imprimé en rouge et noir et le début de chacun des 15 livres, au sein d’un grand encadrement gravé.Cette belle suite de 15 bois est attribuée au peintre de la ville, Guillaume II Leroy qui a ainsi réalisé une interprétation très libre et réduite des bois dessinés pour l’illustration de l’édition des Métamorphoses imprimée par Giovanni Rosso pour Luc Antonio Giunta à Venise en 1497 et dont le style annonçait les gravures célèbres du Songe de Poliphile de 1499.Comme le précise Brun (Le Livre français illustré de la Renaissance), cette inspiration est interprétée « avec une bonhommie toute française » par l’artiste G. Leroy. De très belles initiales historiées complètent cette belle ornementation. Parmi les livres illustrés marquants de G. Leroy, figurent également la Bible de 1513, chez Gueynard et le « Catalogus gloriae mundi » de Barthélémy de Chassenux (1529).Les Métamorphoses d’Ovide connurent un succès spectaculaire près du public lettré. C’est ainsi qu’en France, au cours du XVIe siècle sont dénombrées une soixantaine d’éditions. Cette édition de 1510 revêt une importance toute particulière puisque, première illustrée à paraitre à Lyon, c’est également la première à être augmentée des « Arguments » de Lactance Placide. Ces résumés placés en tête de chacune des fables seront par la suite systématiquement réimprimés dans les éditions ultérieures.Figure aussi pour la première fois le commentaire de Lavinius du Livre I qui démontre combien les Métamorphoses sont utiles au Christianisme : elles glorifient les vertus des héros et stigmatisent la bestialité du vice.Précieux exemplaire, de toute rareté en très plaisante condition d’époque, de cette belle et importante édition illustrée d’un grand texte littéraire qui connut un succès considérable au XVIe siècle.
Unique volume répertorié présentant 9 éditions originales rarissimes, dont 3 manquant à la B.n.F., relatant les fêtes organisées à Rome en 1725 et 1729 pour célébrer le mariage de Louis XV et la naissance du Dauphin en reliure de l’époque. Volume in-4 relié en vélin ivoire de l’époque, dos lisse. 237 x 175 mm.
Le Cardinal Melchior de Polignac est nommé ambassadeur à Rome, son ambassade lui permet de donner libre cours à sa passion pour les antiquités romaines. Il entreprend des recherches dans Rome, participe à la découverte de sculptures antiques et ainsi se constitue une collection qu'il transportera ensuite à Paris pour l'installer dans son hôtel de la rue de Varenne. Il est aussi un ambassadeur fastueux et s'investit dans son rôle de représentation en donnant de grandes fêtes. La plus connue est donnée pour le mariage de Louis XV. En 1729, pour la naissance du Dauphin, une autre grande fête est organisée. Il en demande la représentation au peintre Giovanni Paolo Pannini qui peint Préparation du feu d'artifice et de la décoration de la fête donnée sur la place Navone à l'occasion de la naissance du dauphin, tableau conservé au Musée du Louvre. Un seul exemplaire à la B.N.F. (Richelieu + musique). 1/ Costanzi, Giovanni Battista (1704-1778). Carlo Magno festa Teatrale à l’occasion de la naissante de Delfino offerta alle… Re, e Regina de Francia dal Cardinale Otthoboni. Rome, Antonio de Rossi, 1729. In-4. Frontispice, titre, (20) et 64 pp., qq. trous de vers dans le f. final. Vignette de titre gravée des armes royales de France, frontispice gravé et 13 planches de Francesco Vasconi d’après Michetti, introduction historique en italien et français. Première édition et bel exemplaire. Costanzi a écrit cet opéra, «remarquable par la splendeur de sa mise en scène» (Grove II, p. 461), pour célébrer la naissance du Dauphin Louis, fils de Louis XIV et de Maria Leckzinska. Michetti (1704-1778) écrivit le livret alors qu’il était au service du Cardinal Pietro Ottoboni, au Palais duquel il fut représenté. L’un des deux cymbalistes représentés sur le frontispice pourrait être Costanzi. Cicognara 1497; Colas 1106; Berlin Kat. 4147. Il testo è preceduto da una "Notizia storica" in italiano e francese. Dedicato "alle Sacre Reali Maestà Cristianissime del Re, e Regina di Francia dal Cardinale Otthoboni, protettore degl'affari della Corona". Antiporta raffig. il proscenio del teatro, Armi di Francia inc. sul tit. e 13 magnifiche tavole f.t. illustranti le diverse scene della festa, disegnate da Nicolò Michetti, impresario del Card. Ottoboni, e finem. inc. in rame da Filippo Vasconi, Carlo Grandi, Paolo Pilaja e G. Massi. Di particolare importanza è l'antiporta, che costituisce una delle prime raffigurazioni di un'orchestra barocca, formata da 11 elementi e diretta dal Costanzi. Prima edizione di questo libretto d'opera in tre atti in versi, scritto dal Cardinale Pietro Ottoboni, nipote di Papa Alessandro VIII, per celebrare la nascita del Delfino di Francia, Luigi (1729-65), unico figlio di Luigi XV e di Maria Leckzinska e futuro padre di LuigiXVI; la musica venne composta da Giovanni Costanzi (noto come Giovannino del Violoncello, Roma 1704‑1778, grande compositore ed innovatore nella tecnica del violoncello), allora al servizio dell’Ottoboni e Maestro di Cappella in S. Luigi dei Francesi. Animarono la festa, che ebbe luogo in Piazza Navona, sontuosi fuochi d'artificio, ideati da Pierleone Ghezzi su incarico del Cardinale Melchior de Polignac, ambasciatore di Francia a Roma, il quale donò al Ghezzi un diamante del valore di oltre 200 doppie. (piccole macchie d'inchiostro nell'angolo alto delle pp. 33-34. «Le illustrazioni costituiscono un documento prezioso per la storia del teatro, l’antiporta rappresentat l’unica raffigurazione conosciuta, all’infuori dei disegni di Juvarra, del teatro della Cancelleria» (Olivier Michel). Esposito, Annali di A. de Rossi, 449-50. Sonneck, Cat. of Opera Librettos, I, 259. Allacci 166. Sartori 5108. NOtizie su Costanzi in Diz. Biogr. It., vol. 30, pp. 380-3. Précédé de: 2/ Metastasi, Pietro. Componimento dramatico da cantarsi in occasione della felicissima nascita del real Delfino per ordine dell’eminentissimo signor cardinale di Polignac ministro di sua maestà cristianissima presso la Santa Sede. [Poesia del signor abbate Pietro Metastasio; music adel signor Leonardo Vinci]. In Roma, per Antonio de’Rossi, nella strada del Sem. Romano, 1729. 22, (2) pp.: ill. calcogr.; fol. Autori del testo e della musica a p. 3 2 parti Segn.: A12 Sul front. vignetta calcogr. (Cornucopie e serpenti. Spes populorum votum soluit libens merito) Testatine, finalini, iniziali calcog. In gran parte allusive al Delfino di Francia A p. 3 : Interlocutori A p. 4: Imprimatur Cantata nota anche col tit. La contesa de' Numi, fatta eseguire dal card. Polignac nel cortile di Palazzo Altemps il 26 e 30 novembre 1729 (25 nov. 1729 : New Grove 2. ed.), cfr. S. Franchi, Le impressioni sceniche, Roma 1994, p. 672, n. 129. Précédé de: Un seul exemplaire à la B.N.F. (Richelieu – Arts du Spectacle). 3/ Mancin, Giambattista. Per la Nascita del Real Delfino di Francia All’Eminentissimo… Cardinal di Polignac... Roma, Giovanni Maria Salvioni, 1729. Figurato ; Iniz. e Vign. inc. in rame, xv pp. Précédé de: Manque à la B.N.F. 4/ Raccolta di eruditi componimenti con una cantata à quattro Voci, Opera del Metastasio, e Notizie Generali delle Feste celebrate per il Felice Nascimento del Real Delfino… dedicata all’Emo… Cardinal di Polignac… Roma, Gio: Battista Caporali, 1730. Figurato; Iniz e Test. Inc. in rame; (8) pp., 70. L’opera di Metastasio, con musica di Leonardo Vinci, comincia a p. 16. Précédé de: Un seul exemplaire à la B.N.F. - Tolbiac. 5/ Rome. festivals. Circo agonale di Roma Restituito all’antica forma con illuminazioni e macchine artificiali dall’E. mo, e R. mo Cardinale di Polignac ministro di S. M. Christianissima per celebrate il felice nascimento del Delfino. Rome, Nella stamperia di Gio. Battista de Caporali, per andare all’Orso, 1729. In-4 de 32 pp. et une grande planche dépliante. Edition originale rarissime. Exemplaire de présent sur très grand papier vélin. Une grande initiale historiée, des pièces de tête et de queue décoratives. Aux armes du Cardinal Polignac sur la page de titre. Un récit très rare de la transformation élaborée de la Piazza Navona pour célébrer la naissance du Dauphin Louis, fils du roi Louis XV de France (1715-1774) et de son épouse royale MariaLeczinska (1703-1768). Le peintre rococo Pier Leone Ghezzi (1674-1750), chargé de la mise en scène des événements, fit "restaurer" la place à son ancienne gloire en tant que stade de Domitien, dont les fondations sont enfouies sous la place et donnent à l'espace moderne sa particularité, de forme oblongue. Le spectacle a été capturé par le peintre romain Giovanni Paolo Pannini (1691-1765), qui a réalisé un tableau de la Place dans sa splendeur, dont il existe deux exemplaires. L'un se trouve au Louvre, l'autre à la National Gallery of Ireland. La place a été transformée par l'érection de magnifiques colonnes, de temples quadriformes (tous peints pour ressembler à du marbre), de statues monumentales et de fontaines où coulait du vin (qui était distribué aux spectateurs). La pièce maîtresse de la scène, la Fontaine des Quatre Fleuves du Bernin ; L'église Sainte-Agnès de Borromini a servi de décor imposant à cette splendide exposition. Tous ces éléments, dont les inscriptions, la symbolique de la statuaire, les blasons royaux, les guirlandes de lauriers, de fleurs et de fleurs qui unifiaient les éléments, les torches et candélabres qui illuminaient toute la scène, les différents instruments joués, etc., etc. sont décrits en détail. Les performances sont également décrites. Les musiciens jouaient depuis des scènes surélevées, ravissant la foule avec leurs chansons. Il y a eu des feux d'artifice (dirigés par les bombardiers papaux du Château Saint-Ange), un défilé de cavalerie et une représentation dramatique écrite par le célèbre librettiste Pietro Metastasio (1698-1782), sur une musique de Léonard de Vinci (1690-1730). La représentation a eu lieu dans la résidence de l'ambassadeur de France, le Patazzo Altemps, à l'extrémité nord de la place. La dernière page du récit nomme les artistes, le scénographe et les ingénieurs en charge du feu d'artifice. La deuxième partie du volume comprend des sonnets composés en l'honneur du Dauphin, de la mère du garçon, Maria Leczinska, et de l'ambassadeur de France au Vatican, le cardinal Melchior di Polignac. 6/ Distinta Relazione delle Feste celebrate in Roma per ordine dell’e... Cardinal di Polignac… in occasione della felice nascita del Real Delfino di Francia. Roma, Rocco Bernabò, 1729. 15 pp. 7/ Distinta Relazione e Notizie della Macchina di fuoco Artificiale, fatta in Piazza Navona… 4 Ottobre 1725... Dall’Emo… cardinale Melchiorre di Polignac… in occasione delle Reggie Nozze dell’istesse Sagre, e Reale Maestà di Luigi XV, e Maria. Roma, Pietro Ferri, 1725. 4 Aucun exemplaire à la B.N.F. 8/ F. L. A sua Eminenza il Sig. Cardinal di Polignac in occasione… Sonetto. Roma, Bernabò, 1725. Aucun exemplaire à la B.N.F. 1 c. ripieg., déchirure. 9/ Componimento per musica da recitarsi nel Palazzo dell’Emo… Cardinal di Polignac… in occasione delle Felicissime Nozze… Music adel Sig. Francesco Gasparini. Roma, 1725. Figurato; pp. 14 + 2 tavole ripieg. inc. in rame; Iniz. e Vign. inc. in rame, déchirure à une planche. Réjouissances faites à Rome, au sujet du Mariage du Roi. Extrait d'une Lettre écrite de cette ville le 10 Octobre 1725: La Fête que le Cardinal de Polignac, chargé des Affaires du Roi en cette Cour, donna a l'occasion du Mariage de S.M. commença le 24 du mois dernier à l'entrée de la nuit, par une décharge de cent boëtes disposés dans la Place de l'Apollinaire, où est le Palais de ce Cardinal. Elle étoit illuminée par un grand nombre de pots à feu, par des lampions à toutes les fenêtres des maisons, & par des flambeaux de cire blanche à toutes les façades, & au milieu on avoit élevé un Fort à quatre bastions, au haut duquel s'élevoit un grand bassin, d'où couloient cinq fontaines de vin. Les Tambours & les Trompettes succédèrent aux boëtes, & toute la Ville vint voir l'illumination. Il y en eut le même soir une magnifique à l'Église Nationale de S. Louis. & de très-belles à celle de la Trinité du Mont, de S. Antoine, de S. Yves, de S. Claude, de S. Denis, de N.D. des Miracles, même au Couvent de S. Esprit, dont les Religieuses sont Italiennes, mais sous la protection du Roi. Les Palais des Cardinaux Ottoboni, Gualterio, Cienfuegos, l'Académie de France pour la Peinture & Sculpture, & le plus grand nombre des Palais & des autres maisons de la Ville furent aussi illuminez. Le 25 au matin le Cardinal de Polignac, accompagné d'un grand nombre de Prélats, alla en grande cérémonie à l'Église de S. Louis, où les Cardinaux Ottoboni & Gualterio se rendirent, ainsi que les principaux Seigneurs de cette Ville. [...] L'Évêque d'Eleuteropolis célébra la Messe, qui fut chantée par une excellente Musique, de même que le Te Deum, pendant lequel on tira une grande quantité de boëtes. Les fontaines de vin continuèrent à couler ce jour-là. Le soir les illuminations recommencèrent, & il y eut une Cantate chez le Cardinal de Polignac. (...) La galerie du Palais, en face de laquelle on avoit dressé un Théâtre pour la Musique, etoit occupée par les Cardinaux, qui s'y trouvèrent au nombre de 19 par l'Ambassadeur de Venise, par les Princes Romains, les Prélats & et les Gentilshommes du premier ordre ; par les Princesse & les autres Dames de cette Ville. & par un grand nombre d'Étrangers de considération, & les autres personnes qui n'avoient pu être placées dans la Galerie, le furent sur des bancs rangez des deux cotez du Théâtre. On distribua une grande quantité de rafraîchissemens : & après la Cantate on servit une collation très-magnifique de confitures, & de fruits glacez. Cette Cantate, dont les paroles sont d'Ignazio de Bonis, de l'Académie des Arcadiens, & la Musique de Francesco Gasparini, tous deux Auteurs renommez, parut à tous les connoisseurs parfaitement belle, & d'une exécution admirable. On l'a faite imprimer ici ; & je vous en envoyé un Exemplaire. Il y a parmi les vignettes, qui sont très bien gravées, & qui ont rapport à ce grand sujet, plusieurs emblèmes & devises que vous goûterz sans doute : celle-ci entre les autres. Le Globe terrestre qu'éclairé un Soleil Levant, avec ces mots, Jam magnus, sed quantus erit. Cette Fête devoit être terminée par un feu d'artifice, qui avoit été préparé dans la Place Navone pour le 26 mais la pluye continuelle obligea de le remettre au 4 de ce mois. [...] Le Cardinal Ottoboni avoit prêté au Cardinal de Polignac, pour recevoir la Compagnie, le Palais Ornani, situé vis-à-vis le feu. Comme la Place de l'Apollinaire s'unit à la Place Navonne, S.E. avoit choisi ce vaste lieu pour y élever la machine du feu d'artifice. [...] Il y avoit des échaffauts par tout, & on voyoit du monde jusques sur le toits. Description du Feu d'artifice [...] Le principal sujet de la décoration representoit le Mariage de Cupidon & de Psyché, célébré sur le Mont Olympe. On voit par l'estampe qui en a été gravée ici, & que je vous envoyé, Jupiter qui préside aux noces, Venus & les Grâces qui sont près de l'Amour & de Psyché, Ganimede qui leur donne le Nectar. La Déesse de la Beauté y paraît avec celle de la Sagesse sur laquelle elle s'appuye. La jalouse Junon n'a point été appellée à la Fête. Apollon y représente ce qu'il y a de plus poli, la Cour, les Grands, les Villes, les Gens de Lettres, Pan & Sylvain représentent les Peuples de la Campagne. La Seine & la Vistule, dont les Dieux sont représentez au bas du Mont avec les symboles convenables, mêlent leurs eaux ; les Zephirs enfin sont prêts à servir les jeunes Epoux. On commença à une heure de nuit à mettre le feu à tout l'artifice, au son des Tambours des Trompettes. Il réussit dans la dernière perfection, & dura sans être interrompu d'un moment, près de deux heures, toujours de la même force & dans la même abondance. Cette vaste Place étoit pleine de spectateurs, & le peuple de Rome, qui depuis longtems n'aime rien tant, comme vous sçavez, que les jeux & les grands spectacles, témoigna sa joye par des acclamations continuelles. Ce serait faire tort au mérite & à la vertu. & supprimer aussi une circostance considérable de cette Fête, en omettant qu'elle a eu un Surintendant & un Conducteur, qui a beaucoup contribué à son succès ; c'est le Chevalier Ghezzi, homme d'un goût admirable. & d'un excellent caractère, lequel s'est donné plus de peine dans cette occasion, que s'il eut été question de la fortune. Il est né avec des talents rares qui ont été cultivez par son père, Peintre de réputation. [...] Voici l'Estampe reçue de Rome, réduite à la juste moitié de sa grandeur, que nous avons fait graver pour la satisfaction de nos lecteurs. Unique recueil répertorié réunissant neuf éditions originales rarissimes, dont trois manquent à la B.N.F, relatives aux fêtes organisées par le Cardinal de Polignac à Rome en 1725 et 1729 pour célébrer le mariage de Louis XV et la naissance du Dauphin.
BOUQUET, Simon / RONSARD, Pierre de / DORAT, Jean / PASQUIER, Étienne.
Reference : LCS-18448
Il renferme des poèmes de Ronsard, Baïf, Jamyn, Dorat et Pasquier en édition originale. Paris, Denis du Pré pour Olivier Codoré, 1572. 54 ff. dont 8 planches à pleine page, 1 planche hors texte à pleine page et 1 planche dépliante hors texte. C’est l’ordre et forme qui a este tenu au sacre & couronnement de tres-haute, tres-excellente, & très-puissante princesse Madame Elizabet d’Autriche Roine de France: faict en l’Eglise de l’Abbaie sainct Denis en France le vingt cinquiesme iour de Mars, 1571. A Paris, de l’imprimerie de Denis du Pré, pour Olivier Codoré, 1571. Avec privilège du roy. 10 ff. Entrée de la Reine. 26 ff., (1) f., (1) f.bl., 6 planches. Soit 3 parties en 1 volume in-4. Veau fauve, double filet or encadrant les plats avec armes au centre, dos à nerfs orné. Reliure début XVIIe siècle.
Édition originale et tout premier tirage de l’un des plus beaux livres de fêtes français de la Renaissance. Mortimer, French, 205; Rothschild, IV, 501-503; Tchemerzine, III, 747; Firmin Didot, Histoire de la gravure sur bois, p. 187; Vinet. Bibliographie des Beaux-Arts, n° 44; Fairfax-Murray, French, 152; Brun, Le livre français illustré de la Renaissance, 181. Premier tirage (bandeau du f. 12 recto, dévoré et non vouloir dévorer au verso, I 3 mq. B de Bouquet mais signature L corrigée en I en cours de tirage, M2) Cette entrée cérémoniale de Charles IX à Paris en mars 1571 intervenait après la paix de Saint-Germain d’Août 1570 et la fin de la guerre civile. Le mariage du Roi avec Élisabeth d'Autriche réaffirmait le désir de tolérance religieuse apaisant les conflits entre catholiques et protestants pour lesquels la liberté de culte était reconnue. Le Roi entra sans sa ville de Paris le 6 mars mais, souffrante, la reine ne put l'accompagner. Elle fit son entrée à Paris le 29 mars après avoir été couronnée à l'abbaye de Saint Denis le 25 mars. Pour l'entrée de Charles furent érigées des arches monumentales ornées de statues allégoriques. Ces arches furent reprises pour l'entrée de la Reine, mais ornées de statues différentes, plus appropriées et plus féminines. Simon Bouquet, magistrat parisien, fut chargé par ses collègues de l'Hôtel de ville de Paris de l'ordonnancement entier de la fête et de la confection des décors. Il en confia la mise en scène et le thème à Pierre de Ronsard et Jean Dorat qui firent appel aux artistes de la première école de Fontainebleau; Germain Pilon pour les sculptures, le conte pour les travaux de charpente et Nicolo Dell’Abbate et Pierre d’Angers pour les perspectives et les peintures. Le thème central était évidemment consacré à la paix et au mariage de la France et de la Germanie, Élisabeth d'Autriche étant la fille de l'empereur Maximilien. Le texte fut rédigé par Simon Bouquet et par les grands poètes français de la Pléiade. Pierre de Ronsard composa ainsi pour cette cérémonie 9 poèmes, signés R pour la plupart dans le Recueil. BI « Comme une fille en toute diligence Voyant un pré émaillé de couleurs Entre dedans et choisissant les fleurs Un beau bouquet pour son sein elle agence…» Antoine de Baïf, Jean Dorat, Amadis Jamyn, Guy de Faur de Pibrac et Etienne Pasquier rivalisèrent également pour célébrer poétiquement cet évènement. L’iconographie de cet ouvrage remarquable comprend 16 grandes estampes à pleine page, 10 pour l’Entrée du roi dont une dépliante, 6 (répétition partielle des précédents complétée par de nouveaux bois) pour celle de la Reine Élisabeth d’Autriche, gravées sur bois sous la direction d’Olivier Codoré, « tailleur et graveur en pierres précieuses ». Il s'agit, suivant Manette, du nom abrégé de Coldoré, surnom donné à Fontenay, futur valet de chambre et graveur en pierres fines de Henri IV, en raison des nombreux colliers d'or qu'il portait. Firmin Didot suggère que les bois ont été réalisés sur les dessins de Jean Cousin. Ces planches fort belles illustrant les arcs de triomphe éphémères dressés à la Porte Saint Denis, à la porte au Peintre, au bout-du Pont Notre-Dame, les fontaines et les statues érigées pour cette grande circonstance, évoquent la facture des illustrations de l'entrée à Paris de Henri II en 1549. L’illustration présente en outre l’intérêt d’être, elle-même, «à transformations». L’ouvrage présente en outre un très beau colophon en calligramme en forme de hanap couvert. Exemplaire remarquable relié pour Louis-Alphonse du Plessis de Richelieu (1582-1653), frère de Richelieu, Archevêque d’Aix puis de Lyon, avec ses armes argentées sur les plats. Les exemplaires en reliure ancienne sont extrêmement rares, la plupart ayant été reliés à nouveau – et lavés par la même occasion – à la fin du XIXe siècle. Mortimer décrit un exemplaire avec la 4ème partie (9 pp., sans illustration) mais indique «the work was also issued without the 9 leaves of Pasquier verses at the end». Parmi les exemplaires en trois parties: Fairfax-Murray, Ruggieri… Cela s’explique par le contexte politique. En effet, le texte de Pasquier fait l'apologie de la Paix de Saint-Germain (août 1570) voulue par Charles IX. Signée avec l’Amiral de Coligny, elle accordait d’importantes libertés aux protestants, prônait la tolérance et l'égalité de traitement entre tous les sujets, quelle que soit leur religion. Après la St Barthelemy et l'assassinat de Coligny (août 1572), cette apologie de Charles IX pacificateur pouvait difficilement subsister. Superbe exemplaire, plus grand de marges que l’exemplaire H. P. Kraus et Friedlander en reliure ancienne non armoriée adjugé 38 300 € (23 avril 2001).