‎HUON (J.)‎
‎Le M-16‎

‎Paris, Crépin Leblond, 2002. In-8 (295x210mm) broché, 159 p. Ill. en couleurs. Très bon état général.‎

Reference : 26121


‎‎

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Librairie Ancienne Laurencier
Patrick et Liliane Laurencier
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33000 Bordeaux
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‎[Journal de Bordeaux et du Département de la Gironde] - ‎ ‎Collectif ; [ MARANDON, Bruno Gabriel ; CORNU ]‎

Reference : 58855

(1792)

‎Journal de Bordeaux et du Département de la Gironde. [ Ensemble non suivi de 235 numéros, du Samedi 30 avril 1791 au Samedi 30 Juin 1792 [ Premier Volume, du Samedi 30 avril 1791 au 27 décembre 1791 : 116 numéros ] Avril 1791 : n° 69 ; Mai 1791 : n° 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 82, 83, 84, 85 ; Juin 1791 : n° 88, 89, 90, 91, 92, 93, 94, 95, 96, 97, 98, 99, 100, 101, 102, 103, 104 : Juillet 1791 : n° 105, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112, 113, 114, 115, 116, 117, 118, 119, 120, 121 ; Août 1791 : n° 122, 123, 124, 125, 126, 127, 128, 129, 133, 139 [ Avec insertion du n° 219 du Courrier française du 7 août 1791 ] ; Septembre 1791 : n° 140, 141, 142, 143, 144, 145, 146, 147, 148, 149, 150, 151, 152, 153, 154, 155, 156 ; Octobre 1791 : n° 157, 158, 160, 161, 162, 163, 164, 165, 167, 168, 170, 173 ; Novembre 1791 : n° 174, 175, 176, 177, 178, 179, 180, 181, 182, 183, 184, 185, 190, 191 (en fin de recueil) ; Décembre 1791 : n° 193, 194, 195, 196, 197, 198, 200, 201, 202, 203, 204, 205, 206 ; [ Second volume, du Dimanche Premier Janvier 1792 au n° 30 du Samedi 30 Juin 1792 : 119 numéros ] Janvier 1792 : n° 1, 2, 3, 6, 8, 9, 10, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 25, 27, 28, 29, 30, 31 ; Février 1792 : n° 1, 2, 3, 7, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 18, 19, 22, 23, 24, 25, 27, 28, 29 ; Mars 1792 : n° 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 11, 14, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 24, 25, 26, 27, 31 ; Avril 1792 : n° 1, 3, 7, 11, 14, 15, 16, 17, 18, 20, 21, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 30 ; Mai 1792 : n° 1, 2, 3, 4, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 21, 22, 23 ; Juin 1792 : n° 2, 4, 13, 15, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 26, 29, 30 ‎

‎2 vol. fort in-8 brochage d'attente de l'époque, avec couverture de la Troisième Année [ 1792 ] en tête du premier volume "Chez Les Frères Labottière & Pinard", Bordeaux, 235 numéros de 8 pages (soit environ 1880 pages). Détail : Journal de Bordeaux et du Département de la Gironde. [ Ensemble non suivi de 235 numéros, du Samedi 30 avril 1791 au Samedi 30 Juin 1792 [ Premier Volume, du Samedi 30 avril 1791 au 27 décembre 1791 : 116 numéros ] Avril 1791 : n° 69 ; Mai 1791 : n° 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 82, 83, 84, 85 ; Juin 1791 : n° 88, 89, 90, 91, 92, 93, 94, 95, 96, 97, 98, 99, 100, 101, 102, 103, 104 : Juillet 1791 : n° 105, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112, 113, 114, 115, 116, 117, 118, 119, 120, 121 ; Août 1791 : n° 122, 123, 124, 125, 126, 127, 128, 129, 133, 139 [ Avec insertion du n° 219 du Courrier française du 7 août 1791 ] ; Septembre 1791 : n° 140, 141, 142, 143, 144, 145, 146, 147, 148, 149, 150, 151, 152, 153, 154, 155, 156 ; Octobre 1791 : n° 157, 158, 160, 161, 162, 163, 164, 165, 167, 168, 170, 173 ; Novembre 1791 : n° 174, 175, 176, 177, 178, 179, 180, 181, 182, 183, 184, 185, 190, 191 (en fin de recueil) ; Décembre 1791 : n° 193, 194, 195, 196, 197, 198, 200, 201, 202, 203, 204, 205, 206 ; [ Second volume, du Dimanche Premier Janvier 1792 au n° 30 du Samedi 30 Juin 1792 : 119 numéros ] Janvier 1792 : n° 1, 2, 3, 6, 8, 9, 10, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 25, 27, 28, 29, 30, 31 ; Février 1792 : n° 1, 2, 3, 7, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 18, 19, 22, 23, 24, 25, 27, 28, 29 ; Mars 1792 : n° 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 11, 14, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 24, 25, 26, 27, 31 ; Avril 1792 : n° 1, 3, 7, 11, 14, 15, 16, 17, 18, 20, 21, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 30 ; Mai 1792 : n° 1, 2, 3, 4, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 21, 22, 23 ; Juin 1792 : n° 2, 4, 13, 15, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 26, 29, 30 ‎


‎Très rare réunion, non suivie, de 235 numéros de ce très important journal bordelais, publiés entre le 30 avril 1791 et le 20 juin 1792, période charnière dans l'Histoire de France mais également dans l'histoire de cette publication. Publié du 15 mai 1790 à septembre 1797, le "Journal de Bordeaux et du Département de la Gironde" devient quotidien à partir du 1er janvier 1792, la pagination et la numérotation continue faisant alors place à une pagination et à une numérotation mensuelle. Ce journal remplaçait le "Bulletin, Affiches et Annonces..." que les frères Labottière avaient créé en mars 1790 "et auquel ils voulurent donner plus d'importance en lui attribuant un nouveau titre". Marandon en demeura le rédacteur jusqu'à la fin 1791. Le journal donnait les nouvelles de France et de l'étranger, du commerce et du port de Bordeaux, proposait diverses annonces, mais il devient également l'organe de la "Société des Amis de la Constitution", dont les fondateurs devinrent les futurs girondins (Vergniaud, Guadet, Gensonné, Ducos, Boyer-Fonfrède, Furtado, Marandon, Troplong, etc.). A la fin de l'année 1791, la société changea de nom pour devenir la "Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité", mais c'est alors que le Journal de Bordeaux cessa d'en être l'organe. "Les abonnés trouvaient probablement la politique du rédacteur Marandon trop sectaire et les propriétaires du Journal, les frères Labottière, le congédièrent". Le nouveau rédacteur, Cornu (" de son vrai nom Jean-François Cornu de Boissancourt") est un jeune avocat parisien de 25 ans, qui mourra guillotiné sous la Terreur, le 24 juin 1794. Les termes de son jugement feront allusion au journal qu'il rédigeait "avec autant de talent que de feuillantisme !" Girondin indéfectible, Marandon l'avait précédé sur l'échafaud bordelais le 27 octobre 1793... Les rares recueils disponibles sont presque toujours lacunaires, notre exemplaire ne fait pas exception avec pour cette période environ 74 numéros manquants d'après la numérotation (16 dans le premier volume, 58 dans le second, dont 26 pour les seuls mois de mai et juin 1792), mais il n'en demeure pas moins un ensemble tout à fait remarquable pour l'étude de la Révolution Française. Labadie, La Presse Bordelaise pendant la Révolution, 66 et s.‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR7,500.00 (€7,500.00 )

‎[Imprimerie Royale] - ‎ ‎Collectif‎

Reference : 66070

(1846)

‎[ Recueil relatif à l'attentat du 16 avril 1846 ] Cour des Pairs. Attentat du 16 avril 1846. Liste des Témoins [Suivi de : ] Cour des Pairs. Attentat du 16 avril 1846. Arrêt du Mercredi 27 mai 1846. Acte d'Accusation [Suivi de : ] Cour des Pairs. Attentat du 16 avril 1846. Interrogatoires de l'Inculpé Lecomte‎

‎1 vol. in-4 reliure de l'époque demi basane verte, Cour des Pairs. Attentat du 16 avril 1846. Liste des Témoins, s.n., s.d., 4 pp. et 1 f. n. ch. [Suivi de : ] Cour des Pairs. Attentat du 16 avril 1846. Arrêt du Mercredi 27 mai 1846. Acte d'Accusation. Imprimerie Royale, Paris, Mai 1846, 1 f. blanc, 2 ff., 118 pp. [Suivi de : ] Cour des Pairs. Attentat du 16 avril 1846. Interrogatoires de l'Inculpé Lecomte, Imprimerie Royale, Mai 1846, 2ff., 82 pp. et 1 f. n. ch.1‎


‎Le 16 avril 1846, lors d'une promenade du Roi Louis-Philippe, de la Reine Marie-Amélie et de leurs filles dans le parc du château de Fontainebleau, Pierre Lecomte ,ancien garde chasse plein de ressentiment contre son ancien patron, tire deux coups de feu sur le souverain, sans le toucher. Arrêté et jugé par la Cour des Pairs, où Victor Hugo cherchera en vain à sauver sa tête, il sera condamné à mort et exécuté. Etat très satisfaisant (coupes et plats frottés, bon exemplaire par ailleurs).‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR350.00 (€350.00 )

‎Société du Concert des Amateurs de la Ville d'Angers‎

Reference : 59816

(1806)

‎[ Recueil de documents d'époques concernant la Société du Concert des Amateurs de la Ville d'Angers ] Règlement pour la Société du Concert des Amateurs de la Ville d'Angers [ 1806, signé par Germond, Secrétaire du Conseil Administratif, 5 pp. ] [ Avec : ] Supplément au Réglement, 2 pp. [ Avec : ] Extrait du registre des Déilbérations du Conseil d'Administration de la Société du Concert des Amateurs de la Ville d'Angers [ Séance du 2 décembre 1809 ], De l'Imprimerie des FF. Mame, 16 pp. ; Carte d'abonnement datée du 16 janvier 1807, signée par Germond ; Reçu d'abonnement (de 36 livres) daté du 22 janvier 1807, signé par Joubert ; Convocation pour les répétitions générales, datée du 16 mai 1807, signée par Germond, avec reçu pour 6 livres (frais pour la nouvelle salle de la Société) ; Invitation datée du 29 9bre 1807, signée Germond, pour le premier Concert des Amateurs qui aura lieu "le jeudi 3 décembre 1807, avec reçu pour paiement du nouvel abonnement ; Texte de "Invocation à la Bienfaisance", paroles de feu M. l'abbé Rangeard, musique de Voillemont, "qui sera exécutée au Concert des Amateurs, le 7 avril 1808" ; Avis aux Membres composant l'Administration de la Société du Concert des Amateurs, daté du 10 novembre 1808 [ pour le bal de Rentrée, Avec le reçu pour le paiement de 24 livres pour le nouvel abonnement) ; Avis aux Membres composant l'Administration de la Société du Concert des Amateurs, daté du 13 novembre 1809 [ pour le bal de Rentrée, Avec le reçu pour le paiement de 24 livres pour le nouvel abonnement) ; Rappel pour le paiement des contributions annuelles, daté du 16 juillet 1811‎

‎Joints à l'adhésif : Règlement pour la Société du Concert des Amateurs de la Ville d'Angers [ 1806, signé par Germond, Secrétaire du Conseil Administratif, 5 pp. ] [ Avec : ] Supplément au Réglement, 2 pp. [ Avec : ] Extrait du registre des Déilbérations du Conseil d'Administration de la Société du Concert des Amateurs de la Ville d'Angers [ Séance du 2 décembre 1809 ], De l'Imprimerie des FF. Mame, 16 pp. ; Carte d'abonnement datée du 16 janvier 1807, signée par Germond ; Reçu d'abonnement (de 36 livres) daté du 22 janvier 1807, signé par Joubert ; Convocation pour les répétitions générales, datée du 16 mai 1807, signée par Germond, avec reçu pour 6 livres (frais pour la nouvelle salle de la Société) ; Invitation datée du 29 9bre 1807, signée Germond, pour le premier Concert des Amateurs qui aura lieu "le jeudi 3 décembre 1807, avec reçu pour paiement du nouvel abonnement (2 ff.) ; Texte de "Invocation à la Bienfaisance", paroles de feu M. l'abbé Rangeard, musique de Voillemont, "qui sera exécutée au Concert des Amateurs, le 7 avril 1808", 1 f. in-8 ; Avis aux Membres composant l'Administration de la Société du Concert des Amateurs, daté du 10 novembre 1808 [ pour le bal de Rentrée, Avec le reçu pour le paiement de 24 livres pour le nouvel abonnement, 2 ff. grand in-8) ; Avis aux Membres composant l'Administration de la Société du Concert des Amateurs, daté du 13 novembre 1809 [ pour le bal de Rentrée, Avec le reçu pour le paiement de 24 livres pour le nouvel abonnement, 2 ff. grand in-8) ; Rappel pour le paiement des contributions annuelles, daté du 16 juillet 1811, signature imprimée de Mame (1 f. in-8)‎


‎Remarquable recueil de document originaux intéressant l'histoire culturelle de la ville d'Angers sous le Premier Empire. Plusieurs documents ont été scotchés sur un feuillet cartonné par un collectionneur. Le dossier est gondolé, mais la plupart des documents sont en très bon état (hormis les minimes traces d'adhésif).‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR800.00 (€800.00 )

‎SOUBIRAN, Yvonne‎

Reference : 54723

(1928)

‎Journal Intime d'Yvonne Soubiran, élève au lycée français de Madrid puis à l'Institut Français de Madrid [ Du 16 mars 1928 au 8 mai 1928 puis du 16 février 1943 au 30 avril 1943 ] Remarquable document qui nous plonge dans la vie quotidienne et intellectuelle d'Yvonne Soubiran, 15 ans en mars 1928 ("j'ai quinze ans, c'est vrai"), une brillante lycéenne du Lycée Français de Madrid. Dans un premier cahier (daté de 1928), elle évoque sa vie quotidienne, et expose le détail de ses cours et des nombreuses conférences auxquelles elle prend plaisir à assister, telle celles de M. Lavedan sur les Hurdes. Elle évoque le cinéma Pardinas où elle se rend le 2 mai pour voir le film "El dos de Mayo". Surtout, elle parle (en date du 8 mai 1928) "d'une conférence très bien de Mr. Chevallier [le philosophe et ami de Bergson Jacques Chevalier ] au sujet de Bergson. Dans sa jeunesse, au sortir de l'école normale Bergson est positiviste. Un jour, professeur à Clermont-Ferrand, il explique à ses élèves la théorie d'Achille et de la Tortue. Pour les mathématiques, il est impossible de démontrer qu'Achille dépasse la tortue s'il part après elle, or dans la réalité il en est autrement. Ce trait donne à réfléchir au savant, il finit par conclure que le mouvement n'est pas une trajectoire mais une durée" [... ] "On pouvait se rendre compte de l'intérêt de la conférence par le silence absolu de la salle, on entendait les mouches voler. L'esprit était emporté vers des régions supérieures, on ne vivait plus qu'en extase, pendus aux mots du conférencier. [ ... ] Marie Louis et sa mère y étaient mais elles n'ont pas été très épatées, moi j'étais transportée, je l'aurai entendu pendant des heures. Maman me disait qu'elle avait ressenti la même impression en écoutant Bergson lui-même qui est venu à Madrid en 1916, pendant la guerre". Dans un second cahier (à partir du mardi 16 février 1943), elle évoque les nombreuses conférences auxquelles elle assiste à l'Institut Français de Madrid, notamment les conférences d'histoire de la littérature et surtout d'histoire de la poésie moderne par l'abbé Jobit (dont elle présente à chaque fois un compte-rendu détaillé, ainsi sur Mallarmé, Valéry ou Apollinaire), par le docteur Botella Llusia, par M. Mattei en philosophie ("un homme d'une culture supérieure, je regrette bien de ne pasl'avoir connu plus tôt") ainsi qu'aux concerts (par le pianiste Reuchsel, la violoniste Albina de Madinaveita, Reine Gianoli, etc...) ; elle se fait embaucher à l'Institut, fête le 15 mars 1943 son anniversaire ("j'ai trente ans aujourd'hui, cela me paraît impossible. Quand j'avais quinze ans il me semblait qu'on était vieux à cet âge, et maintenant je me trouve encore si peu de chose, si enfant par bien des côtés. Comme j'ai toujours vécu dans les jupons de maman, je n'ai pas l'habitude des responsabilités, et je ne sais pas me décider dans les choses sérieuses". Elle évoque les films qu'elle vient de voir (dont Rebecca avec Laurence Ollivier), un peu l'actualité : le recul des allemands devant Karkhov, "l'ambassadeur d'Allemagne von Molkte est mort en quelques jours à la suite d'une appendicite. Il y avait à peine deux mois qu'il était arrivé ici en remplacement de von Störer qui avait été dégommé. Cette mort subite a fait sensation ici et le pauvre chirurgien qui l'a opéré, le Docteur Cardenal a dû être bien embêté"... Elle relate l'arrestation d'un ami par la sûreté espagnole pour complicité dans le passage en fraude de deux voyageurs à la frontière basque. Enfermé à la Puerta del Sol, il est tout d'abord mis au secret dans une cellule microscopique : "le plus triste, c'est qu'on a commencé par lui flanquer une bonne volée pour essayer de le faire parler". Deux jours plus tard "Charles est toujours en prison. Mr Widhof est allé le rejoindre, car naturellement il a tout pris sur lui en disant que c'est lui qui l'avait envoyé à la frontière". Le 1er avril elle décrit l'imposant défilé militaire ; pour le vendredi Saint, les impressionnantes processions de pénitents‎

‎3 cahiers manuscrits dont deux brochés (l'un oblong), 1928, 40 ff. et 1943, 36 ff. et l'autre cartonné (recueil de citations). Rappel du titre complet : Journal Intime d'Yvonne Soubiran, élève au lycée français de Madrid puis à l'Institut Français de Madrid [ Du 16 mars 1928 au 8 mai 1928 puis du 16 février 1943 au 30 avril 1943 ] Remarquable document qui nous plonge dans la vie quotidienne et intellectuelle d'Yvonne Soubiran, 15 ans en mars 1928 ("j'ai quinze ans, c'est vrai"), une brillante lycéenne du Lycée Français de Madrid. Dans un premier cahier (daté de 1928), elle évoque sa vie quotidienne, et expose le détail de ses cours et des nombreuses conférences auxquelles elle prend plaisir à assister, telle celles de M. Lavedan sur les Hurdes. Elle évoque le cinéma Pardinas où elle se rend le 2 mai pour voir le film "El dos de Mayo". Surtout, elle parle (en date du 8 mai 1928) "d'une conférence très bien de Mr. Chevallier [le philosophe et ami de Bergson Jacques Chevalier ] au sujet de Bergson. Dans sa jeunesse, au sortir de l'école normale Bergson est positiviste. Un jour, professeur à Clermont-Ferrand, il explique à ses élèves la théorie d'Achille et de la Tortue. Pour les mathématiques, il est impossible de démontrer qu'Achille dépasse la tortue s'il part après elle, or dans la réalité il en est autrement. Ce trait donne à réfléchir au savant, il finit par conclure que le mouvement n'est pas une trajectoire mais une durée" [... ] "On pouvait se rendre compte de l'intérêt de la conférence par le silence absolu de la salle, on entendait les mouches voler. L'esprit était emporté vers des régions supérieures, on ne vivait plus qu'en extase, pendus aux mots du conférencier. [ ... ] Marie Louis et sa mère y étaient mais elles n'ont pas été très épatées, moi j'étais transportée, je l'aurai entendu pendant des heures. Maman me disait qu'elle avait ressenti la même impression en écoutant Bergson lui-même qui est venu à Madrid en 1916, pendant la guerre". Dans un second cahier (à partir du mardi 16 février 1943), elle évoque les nombreuses conférences auxquelles elle assiste à l'Institut Français de Madrid, notamment les conférences d'histoire de la littérature et surtout d'histoire de la poésie moderne par l'abbé Jobit (dont elle présente à chaque fois un compte-rendu détaillé, ainsi sur Mallarmé, Valéry ou Apollinaire), par le docteur Botella Llusia, par M. Mattei en philosophie ("un homme d'une culture supérieure, je regrette bien de ne pasl'avoir connu plus tôt") ainsi qu'aux concerts (par le pianiste Reuchsel, la violoniste Albina de Madinaveita, Reine Gianoli, etc...) ; elle se fait embaucher à l'Institut, fête le 15 mars 1943 son anniversaire ("j'ai trente ans aujourd'hui, cela me paraît impossible. Quand j'avais quinze ans il me semblait qu'on était vieux à cet âge, et maintenant je me trouve encore si peu de chose, si enfant par bien des côtés. Comme j'ai toujours vécu dans les jupons de maman, je n'ai pas l'habitude des responsabilités, et je ne sais pas me décider dans les choses sérieuses". Elle évoque les films qu'elle vient de voir (dont Rebecca avec Laurence Ollivier), un peu l'actualité : le recul des allemands devant Karkhov, "l'ambassadeur d'Allemagne von Molkte est mort en quelques jours à la suite d'une appendicite. Il y avait à peine deux mois qu'il était arrivé ici en remplacement de von Störer qui avait été dégommé. Cette mort subite a fait sensation ici et le pauvre chirurgien qui l'a opéré, le Docteur Cardenal a dû être bien embêté"... Elle relate l'arrestation d'un ami par la sûreté espagnole pour complicité dans le passage en fraude de deux voyageurs à la frontière basque. Enfermé à la Puerta del Sol, il est tout d'abord mis au secret dans une cellule microscopique : "le plus triste, c'est qu'on a commencé par lui flanquer une bonne volée pour essayer de le faire parler". Deux jours plus tard "Charles est toujours en prison. Mr Widhof est allé le rejoindre, car naturellement il a tout pris sur lui en disant que c'est lui qui l'avait envoyé à la frontière". Le 1er avril elle décrit l'imposant défilé militaire ; pour le vendredi Saint, les impressionnantes processions de pénitents‎


‎Très remarquable document qui nous plonge dans la vie quotidienne et intellectuelle d'Yvonne Soubiran, 15 ans en mars 1928 ("j'ai quinze ans, c'est vrai"), une brillante lycéenne du Lycée Français de Madrid. Dans un premier cahier (daté de 1928), elle évoque sa vie quotidienne, et expose le détail de ses cours et des nombreuses conférences auxquelles elle prend plaisir à assister, telle celles de M. Lavedan sur les Hurdes. Elle évoque le cinéma Pardinas où elle se rend le 2 mai pour voir le film "El dos de Mayo". Surtout, elle parle (en date du 8 mai 1928) "d'une conférence très bien de Mr. Chevallier [le philosophe et ami de Bergson Jacques Chevalier ] au sujet de Bergson. Dans sa jeunesse, au sortir de l'école normale Bergson est positiviste. Un jour, professeur à Clermont-Ferrand, il explique à ses élèves la théorie d'Achille et de la Tortue. Pour les mathématiques, il est impossible de démontrer qu'Achille dépasse la tortue s'il part après elle, or dans la réalité il en est autrement. Ce trait donne à réfléchir au savant, il finit par conclure que le mouvement n'est pas une trajectoire mais une durée" [... ] "On pouvait se rendre compte de l'intérêt de la conférence par le silence absolu de la salle, on entendait les mouches voler. L'esprit était emporté vers des régions supérieures, on ne vivait plus qu'en extase, pendus aux mots du conférencier. [ ... ] Marie Louis et sa mère y étaient mais elles n'ont pas été très épatées, moi j'étais transportée, je l'aurai entendu pendant des heures. Maman me disait qu'elle avait ressenti la même impression en écoutant Bergson lui-même qui est venu à Madrid en 1916, pendant la guerre". Dans un second cahier (à partir du mardi 16 février 1943), elle évoque les nombreuses conférences auxquelles elle assiste à l'Institut Français de Madrid, notamment les conférences d'histoire de la littérature et surtout d'histoire de la poésie moderne par l'abbé Jobit (dont elle présente à chaque fois un compte-rendu détaillé, ainsi sur Mallarmé, Valéry ou Apollinaire), par le docteur Botella Llusia, par M. Mattei en philosophie ("un homme d'une culture supérieure, je regrette bien de ne pasl'avoir connu plus tôt") ainsi qu'aux concerts (par le pianiste Reuchsel, la violoniste Albina de Madinaveita, Reine Gianoli, etc...) ; elle se fait embaucher à l'Institut, fête le 15 mars 1943 son anniversaire ("j'ai trente ans aujourd'hui, cela me paraît impossible. Quand j'avais quinze ans il me semblait qu'on était vieux à cet âge, et maintenant je me trouve encore si peu de chose, si enfant par bien des côtés. Comme j'ai toujours vécu dans les jupons de maman, je n'ai pas l'habitude des responsabilités, et je ne sais pas me décider dans les choses sérieuses". Elle évoque les films qu'elle vient de voir (dont Rebecca avec Laurence Ollivier), un peu l'actualité : le recul des allemands devant Karkhov, "l'ambassadeur d'Allemagne von Molkte est mort en quelques jours à la suite d'une appendicite. Il y avait à peine deux mois qu'il était arrivé ici en remplacement de von Störer qui avait été dégommé. Cette mort subite a fait sensation ici et le pauvre chirurgien qui l'a opéré, le Docteur Cardenal a dû être bien embêté"... Elle relate l'arrestation d'un ami par la sûreté espagnole pour complicité dans le passage en fraude de deux voyageurs à la frontière basque. Enfermé à la Puerta del Sol, il est tout d'abord mis au secret dans une cellule microscopique : "le plus triste, c'est qu'on a commencé par lui flanquer une bonne volée pour essayer de le faire parler". Deux jours plus tard "Charles est toujours en prison. Mr Widhof est allé le rejoindre, car naturellement il a tout pris sur lui en disant que c'est lui qui l'avait envoyé à la frontière". Le 1er avril elle décrit l'imposant défilé militaire ; pour le vendredi Saint, les impressionnantes processions de pénitents‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR590.00 (€590.00 )

‎[Crapart, Lallemand, Guerbart, etc...] - ‎ ‎Collectif‎

Reference : 35095

(1792)

‎[Recueil de 16 pièces relatives à la Constitution civile du clergé, au Serment civique et à la situation des catholiques en 1791-1792 ] Mandement de M. l'Evêque de Boulogne, pour le Carême - Exhortation aux vrais catholiques pour le Dimanche de la Passion - Exhortation aux vrais catholiques pour le second Dimanche de Carême - Exhortation aux Vrais Catholiques pour passer saintement le Carême, et se disposer à la Pâque - L'Ange Tutélaire de la France, visitant ce Royaume, et instruisant les catholiques fidèles. Par l'auteur de Gros-Jean qui remontre à son Curé - Avis de M. l'Archevêque d'Auch, à plusieurs Catholiques de son Diocèse, & principalement à quelques habitans des campagnes - Le Catéchisme d'un Curé intrus, ou l'Intrus a quia - Autre Suite du Catéchisme de l'Intrus - Suite du Catchisme de l'Intrus - Instruction Pastorale de M. l'Evêque de Boulogne, Sur l'obligation de s'attacher aux Pateurs légitimes ; adoptée pour le Diocèse de Bordeaux - Les Intrus jugés au Tribunal de la Religion, par l'Auteur du Catéchisme nouveau & raisonné. A l'usage des Intrus qui ont le bonheur d'avoir des remords - Lettre de M. l'Evêque de Blois - Instruction Pastorale de Monseigneur l'Archevêque de Bordeaux - Les Vrais Principes de l'Eglise, de la Morale et de la Raison sur la Constitution Civile du Clergé - Histoire de mon Ier Serment, et Consultation sur le Second, à M. Avoine se disant Evêque du département de Seine et Oise - Le Schisme démontré, ou Les Nouveaux Schismatiques - ‎

‎1 vol. in-8 reliure de l'époque pleine basane marbrée, dos à 5 nerfs, Mandement de M. l'Evêque de Boulogne, pour le Carême; De l'Imprimerie de Guerbart, Paris, 1792, 44 pp. [ par Jean-René, Evêque de Boulogne ] - Exhortation aux vrais catholiques pour le Dimanche de la Passion, Chez Crapart, Paris, s.d. 16 pp. - Exhortation aux vrais catholiques pour le second Dimanche de Carême, De l'Imprimerie de Crapart, s.d. (février 1792), 16 pp. - Exhortation aux Vrais Catholiques pour passer saintement le Carême, et se disposer à la Pâque, Chez Crapart, Paris, 1792, 15 pp. - L'Ange Tutélaire de la France, visitant ce Royaume, et instruisant les catholiques fidèles. Par l'auteur de Gros-Jean qui remontre à son Curé, Chez Lallemand, Paris, 1792, 63 pp. - Avis de M. l'Archevêque d'Auch, à plusieurs Catholiques de son Diocèse, & principalement à quelques habitans des campagnes, s.n. (29 mars 1792, par L. Ap.) - Le Catéchisme d'un Curé intrus, ou l'Intrus a quia, De l'Imprimerie de Guerbart, Paris, 1792, 24 pp. - Autre Suite du Catéchisme de l'Intrus, 19 pp. - Suite du Catéchisme de l'Intrus, 12 pp. - Instruction Pastorale de M. l'Evêque de Boulogne, Sur l'obligation de s'attacher aux Pateurs légitimes ; adoptée pour le Diocèse de Bordeaux, De l'Imprimerie de Guerbart, Paris, 1791, 23 pp. (par Jean-René Evêque de Boulogne) - Les Intrus jugés au Tribunal de la Religion, par l'Auteur du Catéchisme nouveau & raisonné. A l'usage des Intrus qui ont le bonheur d'avoir des remord, Chez Pichard, Paris, 1791, 32 pp. - Lettre de M. l'Evêque de Blois, 1792, 16 pp. (par AL, Ev. de Blois) - Instruction Pastorale de Monseigneur l'Archevêque de Bordeaux, Chez Senneville, De l'Imprimerie de Crapart, 1792, 16 pp. - Les Vrais Principes de l'Eglise, de la Morale et de la Raison sur la Constitution Civile du Clergé, s.l.n.d (1792), 282 pp. et 1 f. - Histoire de mon Ier Serment, et Consultation sur le Second, à M. Avoine se disant Evêque du département de Seine et Oise, Chez Caillot et Courcier, Devaux, Dufresne, Pichard, Lallemand, Paris, 1792, 78 pp. (par Jul. delaunay, pasteur errant autour de son troupeau, et confesseur de la foi de Jésus-Christ) - Le Schisme démontré, ou Les Nouveaux Schismatiques, Chez Lallemand, Paris, 1792, 105 pp. et 1 f. ‎


‎Extraordinaire réunion de 16 pièces diverses, par des pasteurs catholiques fidèles à Rome, exhortant les catholiques et brossant un tableau réaliste et dramatique de la situation spirituelle. On extraira ce passage de "L'Ange Tutélaire de la France" (l'Ange discute avec son guide dans le Paris de 1792) : "Quoi ! l'Eglise Sainte-Geneviève s'appelle le Panthéon Français ! Est-ce que nous sommes au milieu de Rome payenne ? Ce mot veut dire Temple de tous les Dieux Français". Etat moyen (reliure abîmée avec divers petits accrocs et mq., qq. mouill. à certaines pièces, deux petits travaux de vers en marge intérieure de deux pièces n'affectant pas le texte).‎

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