‎LAVIE (Jean-Claude)‎
‎Qui je... ?‎

‎Paris, Gallimard, 1985. Coll. "Connaissance de l'Inconscient". In-8 broché blanc, 255 p. Très bon état (couv. légèrement jaunie).‎

Reference : 16028


‎‎

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Librairie Ancienne Laurencier
Patrick et Liliane Laurencier
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33000 Bordeaux
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‎[BARÈRE DE VIEUZAC (Bertrand)]‎

Reference : 178946

‎Le Point du jour. ou Résultat de ce qui s'est passé aux Etats-Généraux, depuis le 27 avril 1789, jour annoncé pour leur ouverture, jusqu'au 17 juin de la même année, époque où les communes se sont constituées en Assemblée Nationale ; par M. D***, député extraordinaire [puis :] ou Résultat de ce qui s'est passé la veille à l'Assemblée Nationale‎

‎Paris, Imprimerie de Cussac, 1789-1791 815 numéros en 27 vol. in-8, demi-basane brune, dos lisses ornés de filets dorés, pièces de titre et de tomaison noires, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Coiffes rognées, des mors frottés ou fendus, coupes abîmées, des mouillures claires latérales.‎


‎Collection complète de ce périodique essentiellement rédigé par Bertrand Barère, et dont la collection comprend 815 numéros répartis en 27 volumes jusqu'en octobre 1791. L'on ne saurait mieux faire pour caractériser l'esprit de ce journal que de reprendre les mots par lesquels Hatin en traite : "Le titre de cette feuille dit bien ce qu'elle est : c'est une sorte de procès-verbal des séances des Etats généraux ; ce n'est ni plus ni moins, et l'on y chercherait vainement d'autres détails, sur les événements et sur les hommes de l'époque, que ceux qui résultent des débats législatifs. Mais dans cette spécialité, si nous pouvons ainsi dire, et à cause même de cette spécialité, le Point du Jour se recommande tout particulièrement à l'attention de l'historien. C'est une des feuilles, assurément, qui mérite le plus d'être consultée pour l'histoire de notre première Assemblée Nationale : elle reproduit les séances de cette mémorable session non seulement avec vérité, non seulement avec une remarquable sagacité, mais encore avec un esprit de suite, une méthode et une étendue que l'on ne trouverait dans aucune autre, pas même toujours dans le Moniteur. Ajoutons que le ton modéré, décent, qui y règne, est loin de faire présager le futur membre du Comité de Salut Public, “l'Anacréon de la guillotine”."I. Volume préliminaire, du 27 avril au 17 juin 1789 ([2]-XXXV-415 pp.). - II. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le 17 juin 1789, jour où le Tiers-Etat s'est constitué en Assemblée Nationale, jusqu'au samedi 1er août de la même année (numéros I-XL, 382 pp. en numérotation continue). - III. Contenant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le dimanche 2 août 1789, jusqu'au mercredi 16 septembre de la même année (numéros XLI-LXXX, 388 pp.). - IV. Contenant ce su'y s'y est passé de plus intéressant depuis le jeudi 17 septembre 1789, jusqu'au vendredi 30 octobre de la même année (numéros LXXXI-CXX, 496 pp.). - V. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le samedi 31 octobre 1789, jusqu'au jeudi 3 décembre de la même année (numéros CXXI-CL, 362 pp.). - VI. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le vendredi 24 décembre 1789, jusqu'au samedi 9 janvier 1790 (numéros CLI-CLXXXI, 400 pp.). - VII. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis ledimanche 10 janvier 1790, jusqu'au mercredi 10 février même année (numéros CLXXXII-CCX, 374 pp.). - VIII. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le jeudi 11 février 1790, jusqu'au dimanche 14 mars même année (numéros CCXI-CCXLI, 425 pp.). - IX. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le lundi 15 mars 1790, jusu'au mardi 13 avril même année (numéros CCXLII-CCLXX, 436 pp.). - X. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le mardi 13 avril 1790, jusqu'au jeudi 13 mai même année (numéros CCLXXI-CCC, 471 pp.). - XI. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le vendredi 14 mai 1790, jusqu'au samedi 12 juin, même année (numéros 301-330, 472 pp.). - XII. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le dimanche 13 juin 1790, jusqu'au samedi 10 juillet, même année (numéros 331-360, 484 pp.). - XIII. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le dimanche 11 juillet 1790 jusqu'au dimanche8 août, même année (numéros 361-390, 486 pp.). - XIV. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le lundi 9 août 1790, jusqu'au dimanche 5 septemebre, même année (numéros 391-420, 486 pp.). - XV. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le lundi 6 septembre 1790, jusqu'au lundi 4 octobre, même année (numéros 421-450, 474 pp.). - XVI. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le mardi 5 octobre 1790, jusqu'au mercredi 3 novembre, même année (numéros 451-480, 496 pp.). - XVII. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le jeudi 4 novembre 1790, jusqu'au vendredi 5 décembre, même année (numéros 481-510, 480 pp.). - XVIII. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le samedi 4 décembre 1790 jusqu'au lundi 3 janvier 1791 (numéros 511-540, 596 pp.). - XIX. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le mardi 4 janvier 1791, jusqu'au lundi premier février, même année (numéros 541-570, 480 pp.). - XX. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le mercredi 2 février 1791, jusqu'au jeudi 3 mars, même année (numéro 571-600, 480 pp.). - XXI. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le vendredi 4 mars 1791, jusqu'au samedi 2 avril, même année (numéros 601-630, 497 pp.). - XXII. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le dimanche 3 avril 1791, jusqu'au lundi 2 mai, même année (numéros 631-660, 480 pp.). - XXIII. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le mardi 3 mai 1791, jusqu'au jeudi jeudi 2 juin, même année (numéros 661-690, 576 pp.). - XXIV. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le vendredi 3 juin 1791, jusqu'au 30 du même moi (numéros 691-720, 442 pp.). - XXV. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le vendredi 1er juillet 1791, jusqu'au 30 du même mois (numéros 721-750, 480 pp.). - XXVI. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le dimanche 31 juillet 1791, jusqu'au lundi 29 août, même année (numéros 751-780, 500 pp.). - XXVII. Concernant ce qui s'y est passé de plus intéressant depuis le mardi 30 août 1791, jusqu'au samedi 1er octobre, même année ; fin de la première session (numéros 781-815, 560 pp.).Martin & Walter, Journaux, 1201. Hatin, p.144. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎PERRAULT, Charles.‎

Reference : LCS-17649

‎Paralelle des Anciens et des Modernes en ce qui regarde les arts et les sciences. Dialogues. Avec le Poëme du Siècle de Louis le Grand, Et une Epistre en vers sur le Génie. Par M. Perrault de l’Académie Françoise (Tome premier) – L’Éloquence (tome II) – La Poésie (tome III) – L’Astronomie, la Géographie, la Navigation, la Guerre, la Philosophie, la Musique et la Médecine (tome IV). Charles Perrault a composé deux œuvres d’importance : "Histoire ou Contes du temps passé" publié en 1697 et "La Querelle des Anciens et des Modernes" parue de 1688 à 1696.‎

‎Précieux exemplaire conservé dans ses reliures strictement de l’époque, avec, fait particulièrement rare, des fers absolument identiques sur les trois premiers volumes. Paris, Veuve Coignard et Jean Baptiste Coignard fils, 1692‑1693-1696. 4 volumes in-12 de : I/ (20) ff., 252 pp., 8 pp. ch. 27-34, 34 pp., (1) f.bl.; II/ (9) ff., 399 pp. et (1) p. de privilege; III/ (6) ff., 335 pp., (1) p. de privilège, 1 cahier bruni ; IV/ (8) ff., 321 pp., (1) f. d’errata, 1 figure gravée sur cuivre entre les pp. 296 et 297 de « l’arbre de Porphyre ». Cachet en marge inf. des p. 13 du tome 1, p. 12 du tome 2, pp. 1 et 13 du tome 3, pp. 1 et 13 du tome 4. Plein veau moucheté de l’époque, dos à cinq nerfs ornés de fleurons dorés, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées rouges. Reliure de l’époque. 164 x 92 mm.‎


‎Édition originale collective – les tomes 3 et 4 sont ici en édition originale aux dates de 1692 et 1696 - de la fameuse « Querelle des Anciens et des Modernes », œuvre majeure de Charles Perrault. Le 4ème volume est ici l’un des rares connus à la date de 1696, la date commune étant de 1697. Scheler (V, p. 169) mentionne : « J’ai rencontré un exemplaire du ‘Parallelle des anciens et des modernes’ dont le tome 4 était daté M.DC.LXXXXVI (1696). Il comportait, relié à la fin, un errata intitulé ‘Fautes à corriger’, tiré sur un feuillet indépendant » ; cas du présent exemplaire. Cette édition originale présente l’intégralité des brûlots que Perrault lança dans une querelle qui devait enflammer tout le milieu littéraire de son temps et se prolonger pendant tout le XVIIIe siècle, jusqu’à Condorcet, jusqu’au Génie du Christianisme. « Perrault fonde l’expérience du progrès culturel dans une théorie historique (…). C’est dans la ‘Querelle’ que se forme la nouvelle conscience historique qui sera celle des Lumières : le trait fondamental de l’histoire devient un mouvement irréversible vers l’avant » (P. -E. Knabe, R. Mortier, F. Moureau, L’aube de la modernité 1680-1760, p. 6 sq.). Ce texte fondateur revêt une telle importance que nous allons en décrire la Genèse et l’aboutissement. Les Classiques ou Anciens menés par Boileau soutenaient une conception de la création littéraire comme imitation des auteurs de l’Antiquité. Cette thèse était fondée sur l’idée que l’Antiquité grecque et romaine avait atteint une fois pour toutes la perfection artistique. Le choix par Racine pour ses tragédies de sujets antiques déjà traités par les tragédiens grecs illustre cette conception de la littérature respectueuse des règles du théâtre classique élaborées par les poètes classiques à partir de la Poétique d’Aristote. Les Modernes, représentés ici même par Charles Perrault, qui soutenaient le mérite des auteurs du siècle de Louis XIV, affirmaient au contraire que les auteurs de l’Antiquité n’étaient pas indépassables, et que la création littéraire devait innover. Ils prônaient une littérature adaptée à l’époque contemporaine et des formes artistiques nouvelles. Si l’humanisme découvre les anciens pour entrer dans les temps modernes, imite l’Antiquité pour créer les formes neuves de la Renaissance, il se divise au XVIIe siècle en deux courants qui séparent l’imitation réglée des chefs d’œuvres antiques de l’innovation. Une première querelle – italienne – des Classiques et des Modernes éclate sous la Renaissance. Les Modernes sont alors anti scolastiques. Cette querelle italienne annonce la querelle française tout en étant différente. D’après Fumaroli, la querelle italienne « poursuit l’enquête comparative (la syncrisis, le paragone, la conférence) commencée par la Renaissance entre deux époques des lettres, des arts et des mœurs. Elle est le fait de lettrés qui se sentent plus enracinés dans la République des Lettres que dans aucun État contemporain. La comparaison entre Antiquité et Modernité est pour eux une condition de la liberté d’esprit. Il s’agit moins en Italie d’une Querelle que d’un championnat. La Querelle française en revanche est le fait d’hommes de lettres qui ont les yeux fixés sur leur roi ; ils font ou feront partie de la constellation d’Académies domiciliant la République française des Lettres dans l’État royal. Au cœur de leur âpre débat, on n’est pas surpris de reconnaître qu’ils rivalisent à qui détient la meilleure méthode de louer leur roi. » En France, la prise progressive de contrôle de l’espace des lettres (académie, cour) par les classiques qui prônent l’imitation des règles et des textes anciens est marquée par des querelles, autour par exemple de la question du merveilleux en littérature: doit on se limiter aux mythes païens ou peut on utiliser les héros chrétiens, voire revenir à des épopées chrétiennes et françaises ? Le christianisme ne l’emporte-t-il pas sur les grands modèles passés ? De 1653 à 1674 les partisans d’un merveilleux moderne se singularisent contre les « Anciens ». En 1677, c’est leur première victoire, lorsque après le débat sur l’affaire des inscriptions, il est décidé que les monuments du règne seraient gravés en français (et non plus en latin). Les deux partis sont alors constitués : d’un côté, les doctes (clergé académie) qui prônent le respect des règles imitées de l’antiquité (par exemple celle de la bienséance) dans un humanisme moral tourné vers une rigueur et l’éternité de l’œuvre. De l’autre, des poètes galants, ou des esprits nouveaux, critique de la génération des classiques de la cour, s’appuyant sur les goûts du public parisien. Perrault déclencha les hostilités le 27 janvier 1687, lorsqu’il présenta, à l’occasion d’une guérison de Louis XIV, à l’Académie française son poème Le siècle de Louis le Grand dans lequel il faisait l’éloge de l’époque de Louis XIV comme idéale tout en remettant en cause la fonction de modèle de l’Antiquité. La sortie de Perrault provoqua une protestation immédiate de la part de Boileau. La polémique enfla avec la publication par Perrault des quatre volumes du "Parallèle des anciens et des modernes" où il attaque les Anciens en comparant dans un dialogue fictif les réalisations des Anciens avec les réalisations modernes dans presque tous les aspects de la vie humaine. La polémique tournait essentiellement autour de deux modèles esthétiques opposés : le principe de l’imitation orienté vers l’Antiquité comme idéal de beauté absolu d’une part et d’autre part le principe du génie de l’imagination qui puise son inspiration en lui-même, et sur l’opposition entre la soumission à la superstition antique contre une critique cartésienne (Fontenelle) La belle Antiquité fut toujours vénérable ; Mais je ne crus jamais qu’elle fût adorable. Je voy les Anciens sans plier les genoux, Ils sont grands, il est vray, mais hommes comme nous ; Et l’on peut comparer sans craindre d’estre injuste, Le Siècle de LOUIS au beau Siècle d’Auguste. (Charles Perrault, Parallèle des anciens et des modernes en ce qui regarde les arts et les sciences.) Si tel est le débat manifeste, Fumaroli suppose d’autres enjeux : « tout au long de la Querelle, qu’il s’agisse d’Euripide ou d’Homère, ce sont, sous Louis XIV, les Anciens qui admettent ce qu’il y a de vif, de déconcertant, de déchirant dans la représentation de la vie humaine par les poètes antiques, tandis que les Modernes sont favorables à des conventions morales et esthétiques uniformes et confortables. » Pour lui, sous l’apparent progressisme des Modernes se cachaient aussi des enjeux de pouvoir. Boileau était proche de Port Royal. En défendant les Anciens, il aurait aussi défendu, au nom de la diversité des héritages, des marges de liberté dans la République des lettres. La Monnoye juge les positions des deux parties tellement déroutantes qu’il met les rieurs de son côté par cette épigramme : Boileau, Perrault, ne vous déplaise, Entre vous deux, changez de thèse : L’un fera voir par le Lutrin Que la muse nouvelle a le pas sur l’antique ; Et l’autre par le Saint-Paulin Qu’aux poètes nouveaux les anciens font la nique. (La Monnoye.) Finalement, Le Grand Arnauld dut s’entremettre pour réconcilier les parties et, le 30 août 1694, Perrault et Boileau s’embrassèrent en public à l’Académie française. La réaction du public de l’époque pourrait donner à penser que Perrault et son parti remportèrent la victoire dans cette polémique, mais il n’y eut pas de victoire nette. Le siècle de Louis XIV brille par les œuvres de ceux qui ont dépassé les « anciens » au-delà de leurs œuvres, en s’appuyant sur le génie propre de la langue et du siècle : Pascal souligne d’ailleurs que ceux que nous appelons les anciens, étaient des modernes en leur temps. Le débat connut un renouveau dans la deuxième décennie du XVIIIe siècle avec la mise en vers, en 1714, par Houdar de la Motte – à une époque où Perrault et Boileau étaient déjà morts – d’une traduction de l’Iliade publiée par Anne Dacier en 1699. Il y avait « corrigé » et raccourci l’original et l’avait accompagné d’une préface contenant un Discours sur Homère où il prend la défense des Modernes. Anne Dacier répliqua avec son Des causes de la corruption du goût où elle débat la question de la priorité de l’original ou d’une traduction, dans une prolongation d’une discussion du troisième dialogue du Parallèle de Perrault. Cette polémique, dans laquelle des auteurs aussi différents que Fénelon, l’abbé Terrasson et Jean Boivin intervinrent, s’acheva de même en 1716 avec une réconciliation personnelle des principaux acteurs. Elle est entrée dans l’histoire de la littérature sous le nom de Querelle d’Homère. Même avec l’épuisement du conflit, les répercussions de la querelle des Anciens et des Modernes ont continué de se faire sentir au cours du siècle des Lumières pour se poursuivre jusqu’à la querelle suscitée par le romantisme. Marivaux fut un des représentants importants du courant moderne au début du XVIIIe siècle, en établissant un genre tout à fait nouveau de théâtre, inconnu des Anciens, avec ses comédies morales et poétiques. Diderot poursuivra en définissant le genre du drame bourgeois, cette comédie larmoyante où la tragédie imminente était résolue avec des réconciliations vertueuses et des flots de larmes. La querelle des Anciens et des Modernes servit en fait de couverture, souvent pleine d’esprit, à des opinions opposées d’une portée beaucoup plus profonde. D’un côté, c’était l’idée même d’autorité qui était attaquée et de l’autre, le progrès. Le renouvellement de l’intérêt pour l’Antiquité à l’époque classique se traduisit par une réévaluation critique des acquis de l’Antiquité qui finit par soumettre les Écritures même à l’examen des Modernes. L’attaque de l’autorité en critique littéraire a eu des équivalences avec les progrès de la recherche scientifique. Le défi jeté à l’autorité par les Modernes dans le champ littéraire annonçait déjà les remises en question dont la politique et la religion allaient faire l’objet. Déjà inscrite dans une plus longue tradition européenne de contestation de structures semblables (en particulier à la Renaissance, lorsque Galilée ridiculise l’autorité accordée à Aristote dans son Dialogue des deux systèmes du monde), la querelle des Anciens et des Modernes déclenchée par la polémique entre Perrault et Boileau a pareillement été rapidement reçue au-delà des frontières françaises et adaptée aux situations locales. La Grande-Bretagne de l’époque prit la querelle des Anciens et des Modernes un peu moins sérieusement. William Temple prit le parti des Anciens dans son essai Essay upon the ancient and modern learning (Essai sur l’étude antique et moderne) (1690) en réaction à la Digression sur les Anciens et les Modernes (1688) de Fontenelle, qui reprend l’image selon laquelle « nous sommes des nains juchés sur des épaules de géant », image qui provoqua une avalanche de réponses. Le critique William Wotton, avec ses Reflections upon ancient and modern learning (Réflexions sur l’étude antique et moderne) (1694), le critique et classiciste Richard Bentley et Alexander Pope furent au nombre de ceux qui prirent le parti des Modernes à cette occasion. Bien que le débat ait été clos en Angleterre dès 1696, le sujet semble avoir stimulé l’imagination de Swift qui vit dans les camps opposés des Anciens et des Modernes un résumé de deux manières générales de regarder le monde. Ce thème est développé dans sa satire A Tale of a Tub (Conte du tonneau), composé entre 1694 et 1697 et publié en 1704, longtemps après la fin de la querelle en France. L’expression de « Bataille des Livres » vient de la satire publiée anonymement en 1704 par Swift, Full and True Account of the Battle fought last Friday between the Ancient and the Modern Books in St. James’s Library (Compte-rendu complet et véritable de la bataille survenue vendredi dernier entre les ouvrages antiques et modernes de la bibliothèque de St. James). La querelle des Anciens et des Modernes a eu une version allemande avec la polémique touchant au merveilleux entre Johann Christoph Gottsched, Johann Jakob Bodmer et Johann Jakob Breitinger. Johann Joachim Winckelmann a également joué un rôle important dans l’acclimatation de la querelle dans le monde germanophone avec, en particulier ses Gedanken über die Nachahmung der Griechischen Werke in der Malerei und Bildhauer-Kunst (Pensées sur l’imitation des œuvres grecques en peinture et en sculpture) (1755). Vers la fin du XVIIIe siècle, la thématique de la querelle des Anciens et des Modernes apparaît avec Herder, Schiller et Schlegel Dans « De l'Allemagne » Germaine de Staël « appelle les Français à renouveler leurs modèles, à sortir des limites trop strictes du classicisme d’où bien peu cherchaient à s’évader, et que le pouvoir en place maintenait fermement » Face à la référence constante aux anciens qu’impose l’Empire, elle préfère la culture allemande d’un sentiment national libre, dans laquelle elle voit une création féconde. Ce texte introduit le romantisme en France. Son ami Benjamin Constant reprend sur un plan politique cette critique de l’imitation des anciens: dans son discours de 1819, il oppose « la liberté des anciens » à la « liberté des modernes ». Il faut adjoindre à la première, limitée à une dimension publique soumettant le citoyen à la grandeur de l’État, la défense de la seconde, l’espace autonome privé, affranchi du contrôle du pouvoir. Chateaubriand reprend sur un plan moins tranché certains aspects de la querelle (par exemple en préférant le merveilleux chrétien au classique). En ce sens les pensées « progressistes » et les mouvements littéraires romantiques et post romantiques qui insistent sur la liberté sont influencés par les modernes. Par opposition, on retrouve des échos de ce débat au XXe siècle, en général chez des penseurs post heideggériens, interrogeant la dérive d’un humanisme qui se soumettrait, depuis les Lumières, à la modernité, voire à la mode. Ils lui reprochent d’entraîner l’asservissement de la culture à l’étroitesse de la raison technicienne, et au mythe d’un progrès démocratique du « tout culturel ». Alain Finkielkraut par exemple, y voit une « défaite de la pensée », abandonnant l’exigence de la tradition. Il est reproché à cette critique des modernes un certain élitisme. Politiquement, c’est le philosophe Leo Strauss qui réactive dans la période contemporaine la thématique de la Querelle des Anciens et des Modernes. Il l’utilise pour souligner la différence entre l’expérience de la vie politique des Anciens et l’expérience des Modernes. Celle-ci s’enracine pour lui dans la colère antithéologique de Machiavel et de Hobbes, pour s’épanouir dans les nouvelles conceptions de la liberté issues du mouvement des Lumières. Pour lui, un des acteurs fondamentaux de cette querelle dans les temps modernes est Jean-Jacques Rousseau. Précieux exemplaire en reliure de l’époque, avec le quatrième volume dans le premier tirage de 1696, inconnu de Tchémerzine qui le cite à la date de 1697. L. Scheler, dans ses commentaires et addenda, annonce avoir rencontré un exemplaire de cette première édition, semblable à celui-ci : « le tome IV est daté de 1696 et comporte, relié en fin, un errata intitulé ‘Fautes à corriger’ tiré sur un feuillet indépendant et d’un papier plus épais. » Ce tome IV contient, de plus, une gravure à pleine page représentant « L’Arbre de Porphyre augmenté d’un degré métaphysique ». Bibliographie : Hubert Gillot, La Querelle des Anciens et des Modernes en France: De la Défense et Illustration de la langue française aux Parallèles des anciens et des modernes. Paris: Champion, 1914. Augustin Simon Irailh, Querelles littéraires, ou Mémoires pour servir à l’histoire des révolutions de la république des Lettres, depuis Homère jusqu’à nos jours. Paris: Durand, 1761. Slatkine reprints, 1967. Anne-Marie Lecoq, La Querelle des Anciens et des Modernes : XVIIe-XVIIIe siècles. Précédé d’un essai de Marc Fumaroli, suivi d’une postface de Jean Robert Armogathe. Paris: Gallimard, 2001. Alain Niderst, « Les « Gens de Paris » et les « Gens de Versailles » dans Louise Godard de Donville », d’un siècle à l’autre : anciens et modernes. XVIe colloque, Janvier 1986. Paris: Éd. du CNRS, 1987. (Centre Méridional de Rencontres sur le xviie siècle ; 17) pp. 159-165. Hippolyte Rigault, Histoire de la querelle des anciens et des modernes. Paris: Hachette, 1856. Marc Fumaroli, La Querelle des Anciens et des Modernes + extraits, Paris, Gallimard-Folio, 2001. Charles Perrault a écrit deux grands livres : « Histoires ou Contes du Temps passé » Paris, 1697 et « Paralelle des Anciens et des Modernes » Paris, 1688-1696. L’on connait une dizaine d’exemplaires complets de l’édition originale de premier tirage des « Contes du Temps passé » et guère plus d’exemplaires de la « Querelle des anciens et des Modernes » complet du dernier volume à la date de 1696. Précieux exemplaire conservé dans ses reliures strictement de l’époque, avec, fait particulièrement rare, des fers absolument identiques sur les trois premiers volumes.‎

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Reference : 11076

(1848)

‎[Révolution de1848]. Journaux éphémères de la IIe République.« La révolution de Février affranchit de nouveau la presse de toute condition, de toute obligation, de tout frein. Il y eut alors comme une avalanche de journaux, si l'on peut donner ce nom à des carrés de papier sans rime ni raison, qui n'avaient même pas le mérite de la nouveauté. La révolution de 1848 voulut en effet singer celle de 89, et la presse surtout donna dans ce travers de ridicules pygmées crurent imposer au monde en se couvrant du masque des géants de la presse de 1789. Pourtant l'avantage reste à 1848 pour les utopies anti-sociales, qui se produisent alors avec une audace inconnue jusque là. Ces saturnales durent jusqu'aux journées de juin qui sont le point de départ d'une réaction toute naturelle. Le cautionnement est rétabli, des lois sont portées contre les crimes et délits de la presse. Le torrent, contenu par toutes sorles de digues, rentre enfin dans son lit, et ne roule plus, à partir de 1849, sauf quelques recrudescences momentanées, que des ondes de plus en plus inoffensives » (Hatin).‎

‎, , 1848-1849. Collection de 80 titres in-4 et in-folio, en feuilles. ‎


‎1. Accusateur public (l'). Par Alphonse Esquiros et par les membres du Club du peuple. Paris, Imp. de Lacour, 1848. 4 livraisons in-folio de 2 pp. chacune, en feuilles. Collection complète. Publié le 11 juin 1848, l'Accusateur public disparut le 25 juin avec les barricades. Fondé par Alphonse Esquiros auteur de l'Histoire apologétique des Montagnards et par Adèle Esquiros, son épouse. Collaborateurs et membres du Club du peuple : Pierre Lachambaudie, Deflotte, Feuillatre, Béraud, Leroué, Fombertaux fils, etc. Izambard (p. 1) : « Les quatre numéros parus de l'Accusateur public sont très arres » ; Hatin p. 428. 2. Amer du Chêne (l') ou amertumes des révolutions passées, présentes et futures. Paris, Imp. de J. Frey, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numero 1 du 1er Juin 1848. Seul numéro paru. Signé l'abbé Duchesne, licencié es-lettres. Spéculation qui ne connut qu'un numéro, résumée en une prétendue prédiction, dite d'Orval, déjà publiée par l'Observateur du Jura en septembre 1839. Autre tirage décrit par Hatin (458). Légèrement défraîchi. 3. Amer du Chêne (l') ou l'Avenir de l'Europe, d'après le Passé et le Présent. Paris, Imp. de J. Frey, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp.. Numero 1 du 1er Juin 1848. Seul numéro paru. Signé l'abbé Duchesne, licencié es-lettres. Spéculation qui ne connut qu'un numéro, résumée en une prétendue prédiction, dite d'Orval, déjà publiée par l'Observateur du Jura en septembre 1839. Hatin, 458. 4. Ami du peuple (L'). Journal quotidien, politique et littéraire. Paris, Imprimerie de Schiller ainé, 1850. 1 livraison in-folio de 4pp. Numéro spécimen daté du mardi 5 novembre 1850, seul publié. Faisait suite au premier Ami du peuple de Marchal (avril - août 1850). Hatin, 518. 5. Amour de la Patrie (l'). Ordre, Bienfaisance, Bonnes Moeurs, Instruction, Art, Industrie. Paris, Imprimerie d'A. René, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 du 16 Avril 1848. Seul paru. Directrice : Mme Legrand. « En écrivant ce journal spécialement pour les femmes, je ne viens pas, la dague au poing, proclamer les droits libres des femmes… je viens leur prouver que, nées femmes, elles doivent restées femmes » Hatin, 439. 6. Arlequin démocrate (l'). Journal de toutes pièces, de toutes couleurs, politique, littéraire et blagueur, comme ses grands confrères : ce n'est pas peu dire. Paris, Imprimerie de E. Marc-Aurel, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Hatin, 440. 7. Association fraternelle et universelle des Travailleurs. Paris, Imprimerie de Boulé, 1848. 1 livraison in-folio, 2 pp. Numéro 1 du 1er Juillet 1848. Seul numéro paru. Journal socialiste, au titre surmonté de la ruche symbolique. Il convoque les travailleurs à la réalisation immédiate de son plan - à l'achat de grands établissements industriels et d'usines, par des cotisations hebdomadaires. Réadacteurs, fondateurs et gérants : Larvie et Grasseau. Hatin, 440. 8. Association libertiste, ou embrigadement moral de la société par lequel tout despotisme et toute anarchie sont désormais impossible. Par Pinto, fondateur du libertisme. Paris, Imp. Edouard Proux et Cie., 1848. 1 livraison de 2 pp. in-folio. Seul livraison publiée. Auteur : C. Pinto, fondateur du libertisme créé en 1847. L'auteur fut jeté en prison à la suite de la publication d'une brochure Unité, Fraternité. On trouve une publicité en deuxième page : En vente : Initiation au aux dogmes du libertisme, ou religion du bon sens, véritable base des réformes politique e sociale. 16 pp. in-8, 3 cantates libertistes et 2 gravures. Hatin, p. 441 ; a échappé à Izambard. 9. Association Nationale (l'). Journal Mensuel des Améliorations immédiates. Paris, Imprimerie Dondey-Dupré, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du 25 Juillet 1848. Seul numéro paru. Le but de ce journal est de réaliser, au plus tôt, une association nationale des arts et métiers, en commençant par fonder des ateliers de tailleurs d'habits. Dès que 10 000 F. seront réunis, l'association commencear la mise en oeuvre et la répartition des bénéfices sur la triple base du capital, du travail et du talent ». Hatin, 441. 10. Autorité (l'). Journal Quotidien Politique et Littéraire. Paris, Imprimerie Schneider, 1849. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro spécimen de mai 1849, seul paru. Annonçait la parution du journal pour la première quinzaine de juin. Ony voit qu'il avait été annoncé dès le 11 avril et devait s'appeler L'Ordre mais ce titre avait été pris par les fondateurs d'une feiulle qui devait être L'Ordre moral et qui finalement s'était produite sous le nom de L'Ordre tout court. Hatin, 506. Déchirure marginale. 11. Avant-Garde de la République (L'). Journal officiel et spécial de la Garde nationale mobile. Bulletin des armées républicaines. Paris, Imprimerie de Gustave Gratiot, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Hatin, 441. 12. Avenir de la France (l'). Haine à l'anarchie, union, sécurité, industrie. Paris, 1848. 1 livraison in-folio. Numéro 1 du 1er Aout 1848. Seul numéro paru. Des spéculateurs allaient faire paraître le journal La Sorcière, mais celle-ci fut saisie sous presse. La même rédaction fonda alors L'Avenir de la France avec les articles destinés à la Sorcière (un article sur Mlle. Lenormand, suivi de la prophétie de Noël Ollivarius). Hatin, 441. 13. Baillon (le). Montmartre, Imp. Pilloy frères, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Publié par Edouard Houel. Numéro 1 de Septembre 1848. Seul numéro paru. Le journal est en grande partie consacré au toast porté par Ledru-Rollin à la République socialiste, le 24 Septembre, au banquet des Champs-Elysées. Hatin, 441. 14. Bohémien de Paris (le). Paris, Imp. de J. Frey, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp.. Numéro 1 de Juillet 1848. Seul numéro paru. Journal attribué à Vermasse dit Mitraille. Il contenait un article intitulé : « Une mine d'or à exploiter ». On y demandait que les titulaires d'emplois, dont la rémunération était supérieure à 10 000F., fussent contraints de verser mensuellement dans les caisses de l'Etat, une contribution extraordinaire destinée à venir en aide aux associations d'ouvriers. Hatin, 442. 15. Bouche d'Acier (la). Pamphlet Démocratique. Paris, Imprimerie Dondey-Dupré, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du 2 Septembre 1848. Seul numéro paru. Rédacteur en chef : A. de Bassignac. Même fondateur que le Volcan par la citoyenne Sans peur. « Fais ce que dois, advienne que pourra. Haine du despotisme, quelque soit son masque ». A l'image de la Bouche de Fer, la Bouche d'Acier n'eut qu'un numéro qui fut saisi. Hatin, 444. 16. Bouche de Fer (la). Pamphlet Politique et Quotidien. Paris, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 du 24 Août 1848. Seul numéro paru. Rédacteur en chef : A. de Calonne. Ce journal commence par une longue protestation et déclaration contre le décret de suspension qui avait frappé la Lampion. « Plusieurs rédacteurs, aussitôt après la suspension, se sont réunis pour fonder un nouveau journal ; ils ont choisi pour titre La Bouche de Fer ». Ce qui valut au nouveau journal d'être à nouveau suspendu six heures après son apparition. Hatin, 472. 17. Boulets Rouges (les), Feuille du Club Pacifique des Droits de l'Homme. Paris, 1848. 1 livraison in-folio. Numéro 1 du 1er Aout 1848. Seul numéro paru. Rédacteur : Pélin. Abolition des synécures et des privilèges, abolition de la misère. Economie, travail, moralisation et instruction des masses. L'ordre est la conséquence de la liberté et de la civilisation. « Cette feuille devait être l'organe du Club pacifique des droits de l'homme à qui la ville de Paris venait de retirer la salle de ses délibérations. Le lendemain de la parution du premier numéro, les parisiens y répondaient en élevant des barricades. Izambard p. 22 : « Fort rare » ; Hatin, 444. 18. But Social (le). Journal de Philosophie positive et des moyens transitoires. Paris, Imprimerie Dondey-Dupré, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 du 18 Juin 1848. Seul numéro paru. Rédacteur en chef : Raginel : Organe d'expression de la Société agricole et industrielle de la Grande Famille », association destinée à créer un phalanstère près de Paris, présidée par Raginel, publiciste socialiste qui le premier proposa le 24 Février aux Tuileries, de brûler le trône à la Bastille. Hatin, 445. 19. Canon d'Alarme (le). Paris, Imprimerie Claye et Taillefer, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 de Septembre 1848. Seul numéro paru. « Politique, moeurs, industrie, beaux-arts, sciences etc. » Hatin, 445. 20. Censeur républicain (Le). Paris, imprimerie de madame Delacombe, 1848. 1 livraison in-folo de 4 pp. Seul numéro paru. Directeur-Gérant : Charles cellier, ancien rédacteur de l'Homme libre, ancien détenu politique. Hatin, 447. 21. Chandelle démocratique et sociale (la). Journal mensuel politique, critique et charivarique. Paris, imprimerie de Madame de Lacombe ; E. Desoye, 1849. 2 livraisons in-folio de 2 pp., la deuxième livraison sur papier rose. Collection complète des deux seules livraisons publiées en mars et avril 1849. Feuille éphémère rédigée par Jules Choux, illustre auteur du Petit citateur. Notes érotiques et pornographiques (Paris, 1869). Hatin, 508. 22. Christ républicain-démocrate-socialiste (le). Journal mensuel du citoyen Declergues. Livraisons 1 et 2. Paris, Imp. Pilloy ; Imp. de Beaule et Maignand, Imp. Bonaventure et Ducessois, 1848. 7 livraisons in-folio de 2 pp. en feuilles. Collection complète des deux séries, rare. Hatin, 447. 23. Colporteur Parisien (le). Paris, Typographie de H. Vrayet de Surcy, 1848. 1 livraison in-4 de 4 pp. Numéro 1 du 2 Juillet 1848. Seul numéro paru. Hatin, 448. 24. Conspiration des Poudres (la), Journal Fulminant. Paris, Imp. populaire de J. Dupont, 1848. 1 livraison in-folio. Seule livraison publiée datée du 4 Juin 1848. Seul numéro paru. Collaborateurs : Charles Trouveur et François Vidal. Le rédacteur appelle à voter Caussidière, Proudhon, Vidal, Raspail, Thoré. Hatin, 449. 25. Constitution (La) comme je la voudrais. Avec des débats imaginaires. Paris, Imprimerie Centrale de Napoléon Chaix et Cie, 1848. 1 livraison in-4 de 8 pp. Seul numéro paru. Signé Louis Emat. Hatin, 450. 26. Délégué du Luxembourg (Le). Paris, Typographie Félix malteste, 1849. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Par Gautier, ex-délégué au Luxembourg et ex-rédacteur du père Duchêne. « Le Délégué du Luxembourg se propose simplement de mettre les idées sociales à la portée de toutes les intelligences, comme il l'avait entrepris dans le Père Duchêne ; mais en même temps il signalera tous les abus, démasquera les hypocrites et les lâches, sans aucune distinction de parti, et combattra énergiquement les ennemis de la République démocratique et sociale ». Hatin, 510. 27. Démocrate égalitaire (le), semaine sociale et égalitaire. Paris, Imprimerie d'Ed. Baudruche, 1848. 1 livraison in-4 de 8 pp. Seul numéro paru. Rédacteur en chef : Frédéric Gérard. « A l'épigraphe du premier Démocrate, M. Gérard ajoute celle-ci : La société doit pourvoir à la subsistance de tous ses membres, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'existence à ceux qui sont hors d'état de travailler ». Lire la longue notice de Hatin reprenant la description d'une fête populaire en 1848. Il faut signaler un article célébrant la candidature du citoyen Cirier. Izambard, p. 44 : « Très rare » ; Hatin, 1848. 28. Département (Le). Gazette des communes et des provinces. Paris, Imp. de Mme de Lacombe, 1850. 1 livraison iIn-folio de 4 pp. Prospectus du journal dont le titre devint Gazette des communes. Hatin, 520. 29. Écho National (l'). Edition mensuelle. Union, concorde, fraternité. Paris, Imprimerie Centrale de Napoléon Chaix et Cie, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 de Septembre 1848. Seul numéro paru. Gérant : Baraton. Rédacteur : A. Vitu. Journal dont le fondateur serait Delessert fils, dans l'intérêt de sa candidature. Hatin, 458. 30. Enseignement (L'). Journal ds écoles. Paris, Imprimerie de Beau jeune, 1849. 1 livraison in-4 de 4 pp. Seul numéro paru. « Spécialement destiné à rendre la publicité accessible aux jeunes gens qui cherchent à utiliser leurs talents à un but d'intêrets général, et à déjouer les manoeuvres de la contre-révolution ». Inconnu de Hatin. Signé Amand Hennequin. Amand Hennequin, nommé proviseur du lycée du Puy-en-Velay en 1839, a publié dans les années 1830-1840 une collection de livres scolaires Les leçons du Bon Pasteur comprenant une petite dizaine d'ouvrages. Jules Vallès parle de ce proviseur dans son roman L'Enfant (1879) 31. Feuille d'ordonnance spéciale pour préparer à opérer en commun l'organisation d'un système social instructif. Paris, imprimerie Bonaventure et Ducessois, sans date [1850]. in-folio de 4 pp. Seul numéro paru. Afin de réclamer le droit social qui lui est accordé par la constitution de la République française, lequel droit donne à tous le pouvoir d'appeler le peuple à l'observance du réglement que nous donnons ici, sous la spécialité d'une ordonnance préparatoire soumise au prince Louis-Napoléon, président de la République française. A échappé à Hatin. 32. Figaro. Paris, Imprimerie Bonventure et Ducessois, 1848. 1 livraison in-4 de 4 pp. Hatin signale, d'après Pochet-Deroche, l'existence d'une deuxième livraison sans date. Hatin, 463. 33. Flaneur (le). Journal populaire. Paris, Typ. de Surcy et Cie., 1848. Numéro 1 ( 3 mai 1848), in-folio de 2 pp., cartonnage bleu, pièce de titre sur le premier plat. 150 € Seul numéro paru. Directeur : J. Montaigu. Spéculation d'un journaliste qui fit paraître tous les jours un titre différent. Hatin, 43. 34. France libre (La). Paris, Imprimerie d'A. René, sans date [1848]. 4 livraisons in-4 de 8 pp. chacune. Collection de 4 livraisons sur les 6 publiées.« M. Maximilien Marie, ancien élève de l'Ecole polytechnique, "éphémère instrument de l'éternelle et persévérante volonté humaine", se proposait de préparer l'avénement d'un nouvel ordre social ». Hatin, 463. 35. France Républicaine (la). Union fraternelle de toutes les classes sociales. Ouvriers, commerçants, propriétaires, cultivateurs, artistes et soldats. Paris, Imp. Marc-Aurel, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 du 22 Avril 1848, sur 4 publiés. Rédacteur en chef : J.J. Godard. Journal destiné aux ouvriers de tous les corps d'état pour une fraternité commune. La dernière page contient des articles satiriques sous le titre de : Figaro républicain, guerre aux abus ! Hatin, 464. 36. Fraternité (la). Journal mensuel. Cri de guerre. Paris, Imp. de Marc-Aurel, 1848. Numéro specimen (août 1848), in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Redacteur en chef : Charles Marchal. Hatin 464. 37. Fraternité universelle (La). Organe de la vérité, sous la protections des travailleurs; journal de morale et d'économie politique. Paris, 1849. 1 livraison In-folio de 1 p. Seul numéro paru. Il a été fait plusieuts tirages, sous des dates différentes, de ce canard. Hatin, 464. 38. Grande colère de la Mère Duchêne (La). Paris, imprimeie de Beaulé et Maignand, 1849. 1 livraison iIn-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Impartialité franchise et audace. Bonheur réel, raison et patrie. Hati, 458. 39. Impitoyable (l'). Journal de tous les abus publics. Paris, Imp. Blondeau, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 du 3 Septembre 1848, sur deux publiés plus une lettre. Propriétaire : V. Letellier qui en lieu et place du n°2 fit paraître une lettre au Général Cavaignac pour se plaindre de l'arrêt du journal. 40. Indispensable (l'). Journal industriel, servant de guide aux étrangers à Paris. Paris, Imp. Ed. Proux, 1849. 1 livraison de 4 pp. in-folio. Seule livraison publiée. Long article sur les mines d'or en Californie et la spéculation liée à la fondation de sociétés françaises destinées au transport en Californie d'associés travailleurs et à l'exploitation en commun du minerai d'or. Hatin, p. 512. 41. Intelligence (l'). Revue hebdomadaire publiée par la Société de l'Union des Sciences, des Lettres et des Arts. Paris, Imprimerie de E. Brière, 1849. 1 livraison in-folio de 4 pp. Seul Numéro paru. 9 mai 1849. Vignette au titre. Hatin, 512. 42. Journal de Louis Napoléon Bonaparte. Son arrivée et son discours à l'assemblée nationale dans la séance du 26 septembre 1848. Paris, Imp. Maitrasse, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Sans date, mais de septembre. Deux tirages quelque peu différents. Simple gazette ayant pour objet la glorification du jeune général. Hatin, 469. 43. Journal des hommes libres. Rédigé par une foule de gens qui ne le sont pas. Paris, Imp. de Lacour, 1849. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru (avril 1849). Articles signés J.-J. Barau, Benjamin Gastineau. Gérant Charles Braux. Hatin, 512. 44. Journal des Jacobins. Sentinelle des Droits de l'Homme. Paris, Typographie Schneider, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru la veille de l'envahissement de l'Assemblée nationale. Rédacteur en chef : Pitois Christian, président du Club central des Jacobins de la rue de Sèvres, et secrétaire du Maréchal Bugeaud. Hatin, 469. 45. Judas de la République (les). Paris, Montmartre imprimerie Pilloy frères, 1848. In-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Feuille populaire publiée par Edouard Houel. Hatin, 471. 46. Langue de vipère (La). Chronique mensuelle des petitesses de nos grands hommes. Paris, Imprimerie Lacour et Comp., 1848. 7 livraisons in-folio de 2 pp. Collection de sept livraisons sur les huit publiées. « L'auteur qui se cachait sous le nom de J. Jacques, faisait, à ce qu'il assure lui-même, connaître tous les jours ses principes dans des publiations plus sérieuses. Celle-ci était consacrée tout entière à la critique des hommes publics de tous les partis ». Hatin, 472. 47. Lanterne (la), Journal démocratique et social des écoles. Paris, Imprimerie de Edouard Bautruche, sans date [1848]. 1 livraison grand in-folio de 8 pp. Seule livraison publiée sous ce titre, très rare. Cette publication est l'héritière de la Lanterne du Quartier-Latin lancée dès 1847 par Antonio Watripon. Compte-rendu du Banquet démocratique et social des écoles qui se tenait au restaurant Lelion, 49 rue de Sèvres à Paris, au début du mois de décembre 1848, qui réunies un millier de dîneurs. Interventions de Raspail, Esquiros, Hubbart, Babbut, Pyat, Proudhon, Ledru-Rollin, Vinçard, etc…48. M. Pipelet. Journal paraissant tous les mois. Paris, Imp. de J. Frey, sans date [1848]. Numéro 1, in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Redacteur en chef : C. Vermasse, dit Mitraille. « Journal de visionnaire, style et orthographe de portier » (Physionomie de la presse). Hatin, 486. 49. Mère Michel (La). Gazette des vieilles portières. Paris, Imprimerie de J. Frey, 1848. 4 livraisons in-folio puis in-4 de 2 pp. et 4 pp. Collection de quatre livraisons sur les cinq publiées. « Promettait de donner à ses abonnés, lorsque ses moyens le lui permettraient, une gravure illustrée ». Hatin, 477. 50. Messager des Théatres (le) et des Arts consacré aux Intérêts des cinq associations artistiques. Paris, Imprimerie de Lange Lévy, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp.. Numéro 1 du 13 Apoût 1848. Seul numéro paru. Collaborateurs : A. Lireux, A. Denis, L. Gozlan, X. Eyma. Hatin, 589. 51. Misère vaincue (la) par l'oeuvre de M. Roux, Vicaire des Quinze-Vingts. Paris, Imprimerie Dondey-Dupré, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Canard de la boutique d'Alexandre Pierre. En retournant le feuillet on a l'apparence d'un autre journal sous le titre Le Rapport pat M. Roux… Hain, 478. 52. Montagne (la). Paris, Imp. Blondeau, Imp. de Mme Lacombe, 1848-1849. 4 livraisons in-folio de 4 pp. chacune, en feuilles. Collection complète. 4 livraisons datées décembre 1848, janvier, février et mars 1849. Rédaction collégiale : les citoyens Gally (ex-rédacteur enchef du Courrier d'outre-mer), Eude Dugaillon (rédacteur en chef de l'Union de l'Yonne), Victor Mangin (rédacteur en chef du National de l'ouest) J.-J. Arnoux, Desjobert, etc. Un numéro specimen fut publié le 19 novembre 1848. Hatin, 479. 53. Opinion des femmes (l'). Liberté, Egalité, Fraternité pour tous et pour toutes. Paris, imprimerie de Lacque, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Première livraison seule sur les deux publiées. Publication de la Société d'éducation mutelle des femmes. Rédacteur en chef : Jeanne Deroin. Collaboratrices : Marie Dalmay, Augustine Génoux, H. Sénéchal, directrice des Ateliers nationaux. Publié le 21 août, l'Opinion des femmes succède à la Politique des femmes, avec la même rédaction. Hatin, 504. 54. Paratonnerre (Le). Journal des intérêts de la République. Paris, Imp. de J. Frey, sans date [1848]. 1 livraison in-folio de 4 pp. Seul numéro paru. « Son but n'était pas d'attirer la foudre pour pactiser avec elle mais bien de l'entrainer dans une abîme sans fond et sans issue ». Hatin, 483. 55. Passe-temps (Le). Revue critique illustrée des moeurs des arts et de la littérature. Paris, Imprimerie de Maistrasse, 1848. 2 livraisons In-4 de 4 pp. Collection de deux livraisons sur les trois publiées. Hatin, 483. 56. Pays (le). Revue du Peuple, Politique, Littéraire, Industrielle et Agricole. Montmartre, Imp. Pilloy frères, 1848. 1 livraison grand in-8 de 16 pp. Numéro spécimen, seul paru. L'imprimerie montmartroise Pilloy était située au 48 boulevard Pigalle, au pied de l'enceinte des Fermiers Généraux. Hatin, 483. 57. Penseur républicain (le). Publié par F. Poulet. Paris, Imprimerie de Mme de Lacombe, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du Ier Mai 1848. Seul numéro paru. Vocabulaire des mots républicains avec leur définition. Hatin, 483. 58. Perdu Chêne de la Révolution (le). Paris, Imprimerie Schneider, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 de Juillet 1848. Seul numéro paru. rédacteur : Lacroix. Journal lancé par des spéculateurs et tiré à 80 000 exemplaires, pendant la suspension du Père Duchêne en Juillet 1848. Hatin, 456. 59. Persifleur (le). Journal Mensuel de la République Démocratique et Sociale. Paris, Imprimerie de A. Appert, 1848. 1 livraison in-4 de 4 pp. Numéro 1 du 14 Décembre 1848. Seul numéro paru. Hatin, 484. 60. Peuple Constituant (le). La République du Bon Sens. Paris, Imp. d'A. rené, 1848. In-folio de 2 pages. 150 € Numéro 1 du 1er Aout 1848. Seul numéro paru. Spéculation de la boutique Alexandre Pierre, qui lança encore un ignoble canard sous le titre de : le Peuple constitue-en. Hatin, 485. 61. Peuple Représentant (le). Journal mensuel. Paris, Imprimerie Dondey-Dupré, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 de Septembre 1848. Seul numéro paru. Gérant : Alexandre Pierre. Spéculation et contrefaçon du « Représentant du Peuple ». Hatin, 485. 62. Politique des femmes (La). Journal parraissant tous les dimanches, publié pour les intéréts des femmes et par une société d'ouvrières. Paris, Imp. de Lacour, 1848. In-folio de 2 pp. Première livraison seule sur les deux publiées. Gérante Désirée Gay. Collaboratrices : Jeanne Deroin, Marie Dalmay, Augustine Génoux, H. Sénéchal. « La politique des femmes c'est le communisme. Cette doctrine est développée dans un dialogue de femmes et d'ouvrères, parmi lesquelles se trouve une dame, une socialiste, une icarienne, et un choeur de voix, selon la forme antique ». Hatin, 504. 63. Pot aux Roses (le). Paris, Imp. de Lacour, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du 1er Décembre 1848. Seul numéro paru. La Langue de Vipère (voir plus haut) et Le Pot aux Roses sont un seul et même journal sous deux noms, l'un devant être publié le 15 de chaque mois, l'autre le 1er. Hatin, 473. 64. Presse Prophétique (la). Contre la presse Girardin, Lamartine, etc… Paris, Imp. de Lacour, 1848. Numéro 1 in-folio de 3 pp. Seul numéro paru. Journal fondé per Madrolle. En vertu du don de seconde vue, l'auteur fait paraître son journal en avance. Il avait déjà publié la Feuille éternelle. Les prétendues prophéties sont des attaques violentes contre Girardin, servies en style barbare et assassinées de citations bibliques. Hatin, 487. 65. Propagateur Universel. Moniteur des villes et des campagnes. Journal populaire. Paris, Imprimerie de E. Marc-Aurel, sans date [1848]. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro spécimen, seul paru. « Très rare ». Rédacteur : E. Jourdan de Herz. Hatin, 487. 66. Redingote grise (la). Paris, Imprimerie de Bonaventure et Ducessois, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du 18 Juin 1848. Seul numéro paru. Reproduction du Napoléon Républicain, favorable à Bonaparte dont elle attend l'organisation du travail. Hatin, 488. 67. Réformateur (le). Journal de la ligue viticole et de tous les intérêts de l'agriculture et de l'industrie nationale. Paris, Imprimerie Schneider, sans date [1848]. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro spécimen, seul paru. Hatin, 488. 68. Républicain rouge (Le). Drapeau de la démocratie. Paris, Imprimerie Blondeau, 1849. 4 livraisons In-folio de 4 pp. Collection de quatre livraisons sur les cinq publiées. Rédacteurs : Gally et Jacques Danin. Paraissait alternativement avec la Montagne et les Droits de l'homme. Hatin, 479. 69. République possible (la). Journal des intérêts de tous et de la mobilisation de la propriété foncière. Paris, Imprimerie de J. Frey, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Organe de la société centrale de l'organisation hypothécaire. Projet de banque immobilière ; fondation de la commandite du travail. Hatin, 492. 70. Travail (le). Journal du travailleur électeur et éligible. Fondé par Ed. Houel. Paris, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Seule livraison publiée. Journal autographié, daté du 24 février, avec un portrait en pied de Lamartine dessiné par Xavier Maissner. Hatin, p. 499. 71. Tribune parisienne (la). Journal des intérêts Populaire. Paris, Imprimerie de J. Frey, 1848. 1 livraison in-folio de de 4 pp. Seule livraison publiée le 19 avril. Rédacteur en chef : Auguste Brugiliole. Hatin, 502. 72. Vérité sans chemise (la). Revue Mensuelle par un Franc-Gaulois. Paris, Imp. de Mme de Lacombe, 1849. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 de Mars 1849. Seul numéro paru. Hatin, 518. 73. Vieux père Grégoire (Le). Sages conseils offerts au peuple par un franc Jacobin. Paris, Imp. Lacrampe et Comp., sans date [1849]. 1 livraison in-4 de 2 pp. Seul numéro paru. Publication électorale. A donné lieu à une réimpression dans l'ouvrage : "Révolutions (Les) du XIXe siècle. 1848" (Paris, 1984). Pas dans Hatin. 74. Voix des femmes (La). Journal socialiste et politique, organe des intérêts de toutes. Paris, Imprimerie de Mme de Lacombe, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Première livraison seule (sur 46). Important journal féministe dirigé par Eugénie Niboyet. Hatin, 503. 75. Voix du Peuple (la). Journal Politique. Paris, Imp. de J. Frey, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du 6 Août 1848. Seul numéro paru. Directeur : Démona. Hatin, 505. 76. Voix du peuple (La) libre, souverain et progressif, parole de vérité salutaire. Paris, Félix Malteste et Cie, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Organe du Club-Lycée des prolétaires, journal bibliothèque. « Oeuvre de quelque pauvre fou ». A ranger effectivement au rayon des fous littéraires. Hatin, 505. 77. Volcan (le), par la Citoyenne sans peur. Paris, Imprimerie Bonaventure et Ducessois, 1848. 2 livraisons in-folio de 2 pp. Collection complète des 2 numéros publiés. Rédacteur : Alfred Monbrial de Bassignac. Démocratique, anticlérical et antibonapartiste. Hatin, 505. 78. Vrai démocrate (le). Revue du mois, politique, religieuse, littéraire, Industrielle et agricole. Paris, Imprimerie de Lacour et Comp., 1849. 1 livraison in-4 de 8 pp. Seul numéro paru (novembre 1849). Rédacteur-gérant : Elisée Lecomte. Inconnu de Hatin. 79. Vraie Raie Publique (la). Paris, Imprimerie de Boulé, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du 1er Juillet 1848. Seul numéro paru. Feuille publiée pendant la suspension de La Vraie République de Thoré, publiée par le saint-simonien Emile Barrault et par François Delente, rédacteurs du « Tocsin des Travailleurs ». Hatin, 493. 80. 24 Février (le). Journal de la République démocratique et des réformes sociales. Paris, Imprimerie Lange Lévy et comp., 1850. In-folio de 4 pp. Seul numéro paru. Mars 1850. Rédacteur en chef : Barillon. Hatin, 520. ‎

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‎WATTEAU, Antoine.‎

Reference : LCS-17943

‎L’Œuvre d’Antoine Watteau, Peintre du Roy. En son Académie Roïale de Peinture et Sculpture Gravé d’après ses tableaux & Desseins originaux tirez du Cabinet du Roy & des plus curieux de l’Europe. Par les Soins de M. de Julienne. « Ce somptueux recueil imprimé en 1735 est un des livres les plus beaux et les plus rares du XVIIIe siècle. Des 100 exemplaires qui furent tirés il y a près de trois siècles, à peine une trentaine existe encore aujourd’hui » (Cohen, en 1910, il y a 109 ans).‎

‎Selon Cohen, ce recueil vaut 30 fois le prix des Fables de la Fontaine illustrées par Oudry en 4 volumes in-folio, Paris, 1755-1759. A Paris, Fixé à cent exemplaires de pres épreuves. Imprimez sur grand papier. 2 volumes grand in-folio, vers 1735. 261 planches gravées. - Vol. 1 : 1 titre gravé, 1 f. de texte gravé, 1 frontispice gravé. 38 planches ; Figures de mode, dessinées et gravées à l’eau forte par Vatteau (sic). Paris : Duchange et Jeaurat, s.d. : 1 titre gravé, 11 planches ; Figures Françaises et comiques, nouvellement inventées par M. Watteau. Paris, Duchange et Jeaurat, s.d. : 1 titre gravé, 7 planches. Autres vues. Paris Duchange, Gautrot et Joullain, s.d : 52 planches dont 8 doubles. - Vol. II : Œuvres des estampes gravées, d’après les tableaux et dessins de feu Antoine Watteau. Quatrième et dernière partie. Paris, Gersaint, s.d. : 1 titre gravé et 153 planches. Soit un total de 261 gravures. Reliure en veau marbré, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs et caissons ornés, pièce de titre rouge et tomaison citron. Reliure de l’époque. Provenances : Comte Henry Greffulhe (1848-1932) (ex-libris gravés à ses armes) ; André Langlois (ex-libris). 637 x 468 mm.‎


‎Edition originale. « Ce somptueux recueil en deux volumes est un des livres les plus beaux et les plus rares du XVIIIe siècle. Des cent exemplaires qui furent tirés, à peine une trentaine existe encore aujourd’hui (en 1910, il y a 109 ans) les autres ayant été cassés par les marchands d’estampes. » (Cohen). Il est à observer que le Tome I contient uniquement des pièces à regarder en hauteur et le tome II des pièces à regarder en largeur. Quand il y a deux pièces sur la même planche, au tome I, ce sont donc des pièces en largeur au tome II, des pièces en hauteur. - [Avec] : WATTEAU, Antoine. Figures de différents caractères de Paysages & d’Etudes dessinées d’après nature, par Antoine Watteau. Peintre du Roy en son Académie Royale de peinture et Sculpture, Gravées à l’Eau-forte par des plus habiles Peintres et Graveurs du temps, tirées des plus beaux cabinets de Paris. A Paris, chez Audran, graveur du Roy en son Hôtel royal des Goblins et chez F. Chereau, graveur du Roy, rue Saint-Jacques, aux deux pilliers d’or, Roland scrips. F. Baillieul l’aisné sculpsit, s.d. (vers 1735). 2 tomes reliés en 1 volume grand in-folio. Tome I : (7) ff. gravés (titre, portrait de Watteau par lui-même gravé par Boucher, Vie, 2 ff. ; épitaphe, 2 ff., préface 1 f. et 132 sujets sur 101 planches. Tome II : (3) ff. (titre, avertissement, frontispice par Boucher) et 120 (ou parfois 121) ff. contenant les sujets 133 à 350. Reliure en veau marbré, aux armes de Samuel Bernard (OHR, 1043), triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs, caissons ornés, pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge, roulette sur les chasses, tranches rouges. Provenance : Samuel Bernard, comte Coubert (1651-1739). Reliure armoriée de l’époque. 509 x 337 mm. Edition originale de ce précieux recueil publié par les ordres de M. de Julienne qui, selon Mariette, grava lui-même les n°221 et 222. Les aquafortistes des autres planches sont Jean et Benoît Audran, Boucher, Cars, Caylus, Cochin, Desplaces, Lépicié, Sylvestre et Carle Vanloo. Cette édition, la seule bonne est fort rare. Cartonné, non rogné, 1 500 fr. OR, catalogue Fontaine 1874, n°2493. En veau ancien, 2 500 frs Or Bulletin Morgand (1891), n°20348. En demi-reliure de Pagnant 3 000 frs Or, Bulletin Morgand (1899), n° 35457 ; en feuilles, 3 500 frs Or ibid. n°36821. Soit de 18 000 à 23 000 F Or pour les deux œuvres en 1912 selon Cohen soit 30 fois la valeur de la grande édition des Fables de La Fontaine illustrées par Oudry en 4 volumes in-folio, Paris 1755-1759 dont un bel exemplaire de premier tirage en maroquin se vend aujourd’hui 30 000 €. L’œuvre de Watteau est le plus rare des recueils de gravures du XVIIIe siècle. Il a été formé par les soins de Jean de Jullienne, ami et protecteur de Watteau, et tiré chez lui, à la manufacture des Gobelins, à cent exemplaires. Nous résumons brièvement, d'après les précieuses recherches de MM. Dacier et Vuaflart (Jean de Jullienne et les graveurs de Watteau), l'historique de cette magnifique entreprise. Le travail de gravure débuta en 1717, soit quatre ans avant la mort d'Antoine Watteau, et se continua jusqu'en 1735. Pour ces gravures, M. de Jullienne sut faire appel aux meilleurs artistes du moment : Jean Audran, Desplaces, Dupuy, Cochin père, Edme Jeaurat, Benoît Audran, fils de Jean, Siivestre, Laurent Cars, Bernard Lépicié, Carle Vanloo, Trémolières, François Boucher, alors âgé de dix-neuf ans, Jean de Jullienne lui-même, son ami le comte de Caylus et un anonyme qui signe M et pourrait être M. de Montullé, cousin germain de Jullienne, Tardieu, Maurice Baquoy, Louis Crépy, Nicolas de Larmessin, Thomassin, Jean Moyreau, Gabriel Huquier, spécialiste des arabesques, Bernard Baron, François Joullain, les frères Liotard, de Genève, Aveline, François Chédel, Jacques Ph. Le Bas, Marie-Jeanne Renard du Bos, Louis Jacob, Etienne Fessard, soit en tout trente-six artistes. Watteau lui-même a gravé dix pièces qui furent retouchées par les graveurs professionnels. « En 1716 Watteau céda aux instances de Crozat et vint s'installer chez le célèbre collectionneur. Crozat possédait, rue de Richelieu, au coin des boulevards un magnifique hôtel avec parc. Il avait à Montmorency un château somptueux. Watteau bénéficia de ce luxe, mais pas longtemps. La brillante société qui fréquentait chez le financier lui prenait beaucoup trop d'instants qu'il eut préféré consacrer aux commandes dont il était surchargé. Il quitta Crozat pour aller chez Sirois dont il accepta l'hospitalité, défendant qu'on fit connaître sa demeure à ceux qui la demanderaient. » « C'est à partir de cette époque que Watteau se libéra des manières et des influences précédentes et trouva définitivement et l'esprit et la technique qui allaient constituer cette poésie qui est si particulière à son œuvre. Quant à l'esprit, il abandonne les scènes de mascarades du répertoire de Gillot, et se consacre désormais aux manèges de l'amour, depuis les jeux retenus des premières rencontres : « La proposition embarrassante », jusqu'aux ultimes passes d'armes : « La surprise ». Il aime aussi à décrire les plaisirs de la musique : « Les Charmes de la vie ». Il isole parfois des personnages dans le but d'approfondir leur portrait psychologique : « La Finette » et « L'indifférent », tous deux au Louvre, « Le donneur de sérénades » de Chantilly. Mais c'est peut-être encore plus la technique picturale nouvelle qui constitue la grande originalité de l'art de Watteau dans sa brève maturité : d'une part il ne met plus en scène des personnages détachés devant un fond de décor, au contraire, par une touche hachurée, il fait un tout des personnages et de l'espace dans lequel il se meuvent ou se situent, s'imbriquant dans les herbes, les branchages, la brume légère. S'il avait été auparavant sensible aux exemples des peintres de genre flamands, la pratique des collections de Crozat lui permet de découvrir ses véritables sources avec le sens de la grande décoration, l'aisance du dessin, des raccourcis, des arabesques élégantes, chez Véronèse, et le sens de la pâte picturale généreuse et sensuelle, la traduction voluptueuse de la lumière dorée enveloppant les beaux corps chez Titien. Cependant, il n'avait toujours pas peint son morceau de réception pour l'Académie, qui l'avait accueilli en quelque sorte sur parole, et qui commençait à s'impatienter. Ce fut en 1717 que Watteau lui présenta enfin « L'embarquement pour Cythère », qui lui valut aussitôt le titre de « peintre des fêtes galantes ». Ce titre bien que justifié ne traduit que le côté le plus anecdotique du talent de Watteau. En fait on aurait pu mieux le dire « peintre de la nostalgie des fêtes galantes », ce qui aurait traduit plus justement le climat poétique propre aux prétendues fêtes de Watteau. En outre, par-delà le sujet, si prenant soit-il, c'est bien plus le rythme de la composition, la gamme colorée, chaude et dorée, la technique, légère et nerveuse, par petites touches spirituelles, entrecroisant les tons, le dessin, alerte, éblouissant, des personnages et du paysage, l'accord, la fusion, entre êtres et choses, acteurs et décor, personnages et nature, qui créent la poésie chez Watteau. » Précieux exemplaire de l’un des plus beaux livres illustrés par un peintre au XVIIIe siècle. Les exemplaires complets de toutes leurs planches, comme celui-ci, sont rarissimes : du tirage originel à cent exemplaires en 1735, un nombre infime a échappé aux marchands d'estampes qui ont souvent préféré vendre les gravures à part. (Cohen-de Ricci, col. 1053-1065).‎

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‎George SAND‎

Reference : 71232

(1867)

‎"Étroniformeest le mot sublime qui classe cette espèce de végétauxmerdoïdes" Lettre autographe à Gustave Flaubert‎

‎Nohant 21 décembre 1867 | 13.40 x 20.70 cm | deux feuillets sous chemise et étui‎


‎Lettre autographe de George Sand adressée à Gustave Flaubert datée du 21 décembre 1867, 8 pages sur deux feuillets rempliés. Publiée dans la Correspondance, XX, pp. 642-645. Issue d'une des plus belles correspondances littéraires du siècle, cette lettre écrite à la veille de Noël 1867 est un sublime témoignage de la franche amitié entre George Sand, le «?vieux troubadour?» et Gustave Flaubert baptisé «?cul de plomb?» après avoir décliné son invitation à Nohant pour achever l'Éducation sentimentale. Malgré les dix-sept ans qui les séparent, leurs tempéraments opposés et leur conception de la vie divergentes, le lecteur est saisi par la tendresse mais aussi l'étonnante verdeur de cette longue confidence de George Sand. Alors au faîte de sa gloire littéraire et à la joie de son théâtre de Nohant, Sand s'entretient longuement de politique, de leur séparation, de leur conception du travail d'écrivain, de la vie même. Dans cette lettre à l'allure de «?courant de conscience?», Sand couche naturellement et librement sur le papier huit pages de conversations avec l'écrivain, qui ne fait que de trop rares et brèves apparitions à Nohant?: «?Mais comme je bavarde avec toi?! Est-ce que tout ça t'amuse' Je le voudrais pour qu'une lettre de causerie te remplaçât un de nos soupers que je regrette aussi, moi, et qui seraient si bons ici avec toi, si tu n'étais un cul de plomb qui ne te laisses pas entraîner, à la vie pour la vie?», tandis que chez Flaubert, alors plongé dans l'écriture de l'Éducation sentimentale, la devise est plutôt l'art pour l'art. Cette fin d'année 1867 est marquée par la douleur de la disparition d'un «?presque frère?», François Rollinat, que Sand apaise par ses lettres à Flaubert et les soirées animées à Nohant?: «?Voilà comme je vis depuis 15 jours que je ne travaille plus. [...] Ah'?! quand on est en vacances, comme le travail, la logique, la raison semblent d'étranges balançoires?». Sand lui reprochait volontiers de travailler sans relâche dans sa robe de chambre, «?l'ennemi de la liberté?», alors qu'elle, courait par monts et par vaux, de Cannes à la Normandie, jusque sur les terres de l'écrivain qu'elle avait visitées en septembre. À cette occasion, Sand avait relu avec bonheur Salammbô dont quelques lignes se retrouvent dans Mademoiselle Merquem, sa dernière uvre en date. Leur amitié littéraire et virile, comme celle avec Rollinat, défia toute la vieille garde des littérateurs qui affirmaient l'impossibilité d'une liaison sincère entre l'homme et la femme. Sand, qu'on a tour à tour qualifié de lesbienne, de nymphomane, rendue célèbre pour ses amours retentissantes et si diverses, entame une longue et riche correspondance avec Flaubert pour qui elle est une mère et un vieil ami. Le «?vieux troubadour?» ou «?vieux cheval?» ne se considérait même plus comme femme, mais comme un être quasi-homme, rappelant ses travestissements de jeunesse et son formidable mépris des barrières entre les sexes. À Flaubert qui avait écrit à celle qu'on surnomma la «?papesse des gynandres?»?: «?Pour mieux tirer à l'arc, elles s'écrasaient le téton?», en évoquant les Amazones?; Sand répond «?Je ne suis pas dans ton idée qu'il faille supprimer le sein pour tirer l'arc. J'ai une croyance tout à fait contraire pour mon usage et que je crois bonne pour beaucoup d'autres, probablement pour le grand nombre?». Guerrière certes, mais guerrière pacifique, Sand a volontiers adopté les usages d'un monde de lettrés misogynes, tout en ayant su rester elle-même?: «?Je crois que l'artiste doit vivre dans sa nature le plus possible. À celui qui aime la lutte, la guerre?; à celui qui aime les femmes, l'amour?; au vieux qui, comme moi, aime la nature, le voyage et les fleurs, les roches, les grands paysages, les enfants aussi, la famille, tout ce qui émeut, tout ce qui combat l'anémie morale.?» ajoute-t-elle ensuite. Belle évocation de sa «?période verte?», ce passage consacre le temps des romans champêtres de Sand, qui, assagie par les années, s'é‎

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