Paris, Pizzoli, 1978. Softcover in-8°, 238 pp, broche, couverture illustree.
Reference : 25765
Bel exemplaire. [CA27/2] Reimpression de l'edition de la Librairie Dentu, collection "Les Maîtres du Roman" (1891).
Librairie Pique-Puces
Alix Geysels
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Paris, Dentu, 1891. In-12 de (4)-238 pp., demi-chagrin noir, dos lisse orné (reliure de l'époque).
Première édition française, traduite par Paul Rey sur l'édition originale de 1888, Looking Backward 2000–1887 (Boston Ticknor and Company).Utopie socialiste imaginée par le journaliste et romancier américain Edward Bellamy (1850-1898) considéré comme l’un des précurseurs de l’économie distributive avec ce roman. « Roman d’anticipation ? Utopie prospective ? Programme pour une réforme du capitalisme ? Looking Backward est un peu tout cela à la fois. Edward Bellamy utilise un procédé connu, transporter son héros dans le futur et le laisser découvrir les changements que la société a vécus durant un bon siècle. Julian West, jeune homme de bonne famille, s’endort en 1887 et émerge d’un long sommeil en 2000. Boston a considérablement changé, mais ce qui va l’étonner concerne le fonctionnement de l’économie, du travail, des loisirs, de la famille et de l’État. L’auteur emprunte à Thomas More et à son Utopie. Il décrit la vie quotidienne des habitants d’une communauté d’abondance, où le travail est obligatoire de 21 à 45 ans, les biens sont disponibles sur simple présentation d’une carte de crédit annuelle, le luxe public est d’un rare raffinement, le téléphone transmet des concerts et des soirées théâtrales aux particuliers, les rues sont équipées d’auvents mobiles qui protègent les passants des intempéries, etc. Cette uchronie résolument industrialiste et urbaine rompt avec l’urbanophobie et la technophobie de nombreux utopistes, qui rêvent de colonies rurales, sans hiérarchie et aux plaisirs simples. Dès sa parution en 1888, l’ouvrage connaît un grand succès avec 60 000 exemplaires vendus, 300 000 en 1890 et plus d’un million à la fin des années trente, sans compter les nombreuses traductions. Dans l’avertissement à la première édition française, Théodore Reinach écrivait : « Nous avons déjà presque toutes les laideurs de la société future ; il ne nous en manque que les beautés : la réconciliation des classes, la paix perpétuelle, le crime aboli, la justice, l’humanité et le désintéressement fleurissant dans tous les coeurs… Puisse cette partie de la prédiction de M. Bellamy n’être pas la dernière à s’accomplir ! » L’an 2000 est là. Le rêve de Bellamy et de son traducteur reste un rêve. Un classique de l’utopie dans la lignée de Thomas More, Fourier et Cabet, un roman qui renouvelle le genre du dialogue, un témoignage sur les préoccupations et les attentes du tournant du 20e siècle » [Edward Bellamy, Cent ans après ou l’an 2000 [1888], Introduction de Thierry Paquot, trad. de l’américain par Paul Rey]. Ruyer, pp. 249-253 : « la meilleure des utopies américaines » ; Fortunaty et Trousson, p. 359 ; Versins, p. 106.