ALCAN Félix. 14ème édition. 1912. In-18. Broché. Bon état, Couv. légèrement passée, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 223 + 10 pages. Etiquette sur le 1er plat.. . . . Classification Dewey : 370-Education
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Tirage de tête, avec lettre à Gary des parents du dédicataire Paris, Calmann-Lévy, (juin) 1945. 1 vol. (120 x 185 mm) de 178 p., [1] et 1 f. Broché, non coupé, sous coffret. Édition originale. Un des 200 premiers exemplaires sur Outhenin-Chalandre (n° 86). Exemplaire enrichi d'une lettre autographe signée de Mm Colnacap à Gary. Bandeau du prix des Critiques (décerné en septembre 1945) conservé.
Le premier livre de Romain Gary en français, six mois après sa parution originale en anglais, à Londres. Écrit pendant la guerre que Romain Gary mena au sein du groupe de résistance « Lorraine », ce premier roman, d'abord publié en anglais à la fin de 1944, fit du jour au lendemain la gloire de son auteur. Ce dernier est encore à son poste de capitaine de l'état-major de Londres quand le roman, devenu Éducation européenne, paraît en France ; le choix du titre revenait à Pierre Calmann : « Le titre que je préfère pour votre ouvrage est : Éducation européenne. Je trouve que les autres sont nettement moins bons ». La version française est retravaillée entre novembre 1944 et mars 1945, et le texte, considérablement remanié : « la dépolonisation et l'Européanisation seront les deux mamelles de la gloire de Romain Gary [...] toutes les mentions de la libération de la Pologne sont supprimées dans la version française pour être remplacées par des invocations toutes nouvelles de l'Europe. Le français ayant une vocation plus universaliste que la langue polonaise, c'est en français désormais que le partisan ‘européen' Adam Dobranski, qui perd son accent, écrira son poème » (David Bellos, Le Malentendu, L'histoire cachée d'Éducation européenne, in Cahiers de l'Herne). Le livre, qui paraît au début de l'été 1945, sera dédié à un jeune compagnon du groupe Lorraine, Robert Colnacap. L'exemplaire est accompagné d'une très belle autographe des parents du jeune homme, adressée à Romain Gary : « Monsieur et cher ami, Je m'excuse de vous donner cette appellation, justifiée seulement par la camaraderie qui vous unissait à notre Robert. Je ne saurais vous dire à quel point nous sommes touchés, mon mari et moi, du geste délicat que vous avez eu en nous adressant L'Éducation européenne écrit à la Mémoire de notre malheureux fils et signé de votre main. [...] J'aimerais tant savoir où, quand, et dans quelles circonstances vous avez connu notre enfant. Les biographies que j'ai pu lire vous concernant sont muettes - bien entendu - sur votre activité militaire. Je sais seulement que vous êtes un des rares rescapés parmi les aviateurs des Forces Françaises Libres en Angleterre, et que vous avez fait à l'avance, comme tant d'autres, le sacrifice de votre vie pour que l'Humanité devienne enfin libre. [...] Si notre petit a eu connaissance de votre roman, il n'a pas dû vous ménager son admiration. Et, s'il vivait encore, comme il savourerait la joie de vous voir décerner aujourd'hui le Prix des Critiques ! [...] ». D'une mère institutrice et d'un père qui sert dans la Marine, Robert Colcanap est né le 11 mai 1922, près de Morlaix. La famille Colcanap s'installe à Brest en 1926. Encore lycéen au moment de la signature de l'armistice, et donc trop jeune pour avoir eu la possibilité de combattre, il décide de rallier La France Libre. Le jour même de l'appel du 18 juin, il embarque à Brest à bord du Meknès, à destination de l'Angleterre. Dès son arrivée sur le sol britannique, il demande à servir dans l'aviation. Refus, direct, de Charles de Gaulle : « jeune homme, passez d'abord vos diplômes ». Il obtient son certificat d'admission au lycée français de Londres, le 25 septembre 1940, passe son concours, et signe derechef le 28 octobre suivant un engagement volontaire dans les FAFL, sous le matricule n° 30.503. Il est affecté sur le cuirassé Courbet, puis transféré au camp de Old Dean à Camberley. Malgré son jeune âge, il se distingue par de premiers états de service remarquables, et remarqués. Nommé sous-lieutenant le 15 décembre 1942, il rejoint le groupe de bombardement Lorraine. Il en restera l'éternel benjamin. C'est au cours d'un exercice, le 11 novembre 1943, au-dessus de l'Angleterre, qu'il trouve la mort, suite à un accident de moteur de son appareil, un Boston III BZ. Sept mois auparavant, le 4 avril 1943 à Londres, Robert Colcanap avait rédigé son testament dont voici un extrait : « Je voudrais que soient conservés mes livres de médecine-Physique-Chimie (achetés avec mes économies), les poésies de Baudelaire, de Péguy et surtout la vie de Mozart ainsi que mes concertos et sonates pour violon, lesquels ont été pendant de longs mois mes meilleurs compagnons et ont constitué la meilleure des consolations. Je regrette de ne pouvoir vous laisser les deux objets auxquels je tenais le plus ; un Kodak 35 acheté au Caire en avril 42 et une ciné-caméra 8 mm (fruits de mes économies) tous deux perdus au cours du torpillage à cent kilomètres au large de Durban, le 1er novembre 1942. J'ai également perdu ce jour mon carnet de route, commencé le 18 juin 1940, sans compter des photos et films pris au Kenya. Grâce à ces documents il eut été facile de retrouver ma vie depuis cette date fatale du 18 juin 1940. Il y avait là, matière à plusieurs romans. Je suis heureux d'avoir fait ce que je considère comme mon devoir ; si c'était à refaire je recommencerais. J'estime en toute conscience que je n'ai rien à me reprocher. ». Plusieurs passages de La Promesse de l'aube et de L'Éducation européenne font directement référence à des événements vécus par l'auteur durant ce service. Pour être plus complet, c'est sur une phrase et un portrait de Robert Colnacap que s'ouvre l'ouvrage de référence consacré au groupe Lorraine : « Nous jurons de rendre à la patrie sa liberté ! Le 19 juin 1940, un gamin rieur de seize ans et demi débarque en Angleterre. Il s'appelle Robert Colnacap » (incipit de Les Bombardiers de la France libre. Groupe Lorraine, par François Broche, Paris, Presses de la Cité, 1979). Le groupe de bombardement Lorraine reçoit la Croix de la Libération, le 28 mai 1945. Au cours du conflit, il a effectué plus de 3 000 sorties, déversant 2 500 tonnes de bombes et perdant 127 hommes. Le 18 juin 1945, il participe au défilé aérien au-dessus des Champs-Élysées en formant une croix de Lorraine avec ses appareils. Il est dissous en 1952, donnant un an plus tard naissance à la 30e escadre de chasse, aujourd'hui intégrée dans la prestigieuse BA118 de Mont-de-Marsan, l'une des plus grandes bases de l'Armée de l'air française. Emouvant exemplaire - avec le bandeau du prix des Critiques, décerné en septembre 1945. Bon exemplaire, avec de légères piqûres aux premiers feuilles ; minime angulaire à la couverture
Premier livre de Gary, en formidable provenance Paris, Calmann-Lévy, (juin) 1945. 1 vol. (120 x 185 mm) de 178 p., [1] et 1 f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 200 premiers exemplaires sur Outhenin-Chalandre (n° 149 ) - seul grand papier. Envoi signé : «À Roland Feuvrier, bien amicalement Romain Gary, 15 nov. 1945».
L'unique « Feuvrier » connu dans l'entourage de Gary, avant, pendant et après 1945 est Charles Feuvrier, un nom qui revient à plusieurs reprises dans la vie de Romain Gary, et dès le groupe Lorraine. Aucun « Roland » n'est connu. Gary, au début de cette relation, a-t-il pu se tromper dans le prénom de son compagnon, on tend-il à désigner - s'il n'est pas un surnom (un sur-prénom, en l'occurence) - quelqu'un d'autre ? Il semble peu probable que l'exemplaire ait été offert à un parfait inconnu, surtout un grand papier. Dès lors, l'hypothèse Charles-Valère Feuvrier, apparaît comme possible, sinon probable. Peu d'exemplaires dédicacés sont connus : celui-ci, et ceux de Maurice Nadeau, Francis Dumont (collaborateur chez Calmann-Lévy), Maria Errázuriz, Pierre Calmann et Raymond Aron. Tous des proches, soit par Londres, soit par la sphère éditoriale de son premier livre. Si il s'agit bien de Charles Feuvrier, c'est une provenance majeure : lui et Gary resteront liés longtemps, puisqu'il sera le témoin de Gary à son mariage avec Jean Seberg le 16 octobre 1963. Général d'armée, il occupe à cette époque la fonction de chef de la sécurité militaire, qui «a pour mission d'empêcher le renseignement soviétique d'infiltrer l'armée française, mais surtout de surveiller les agissements du FLN». C'est grâce à ses bons soins - et grâce à un avion affrété depuis la base de Villacoublay - que le couple s'envolera en toute discrétion vers la Corse et le petit village corse de Sarrola-Carcopino où sera célébrée l'union. Une opération classée «secret-défense», qu'avait réclamé Gary aux plus hautes autorités de l'Etat en échange de sa participation à quelques missions clandestines contre l'OAS. Le général de Gaulle en personne lui donnera sa bénédiction. Originaire de Damprichard, dans le Doubs, Feuvrier fit aussi enregistrer « faussement » la naissance du fils du couple, Diego (en réalité né à Barcelone, le 17 juillet 1962), à Charquemont, une commune toute proche : il déclare cette naissance le 26 octobre 1963, dix jours après la mariage, et quinze mois après la naissance réelle du seul enfant du couple. Promu général de division aérienne quelques semaines plus tard, Charles Feuvrier devient chef d'état-major de la délégation française auprès du groupe permanent Nord-Atlantique, à Washington, avant d'être élevé au rang de général de corps aérien et d'occuper, entre 1965 et 1967, les fonctions de chef de la mission militaire française auprès du comité militaire de l'OTAN. En novembre 1945, Gary et Feuvrier ont tous les deux regagné la France, après deux années passées ensemble à Londres au sein du groupe Lorraine. C'est pour Gary le début d'une carrière diplomatique doublé de celle d'un écrivain ; pour Feuvrier, d'une grande carrière d'officier et administrateur militaire. Un mois après avoir cette dédicace, Feuvrier va commander la base aérienne d'Avord, près de Bourges, celle-là même où Gary obtint ses brevets militaires de pilote en 1939.
Premier livre de Gary. Tirage de tête Paris, Calmann-Lévy, (juin) 1945. 1 vol. (120 x 185 mm) de 178 p., [1] et 1 f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 200 premiers exemplaires sur Outhenin-Chalandre (n° 151). Le premier livre de Romain Gary en français, six mois après sa parution originale en anglais, à Londres.
Écrit pendant la guerre alors que Romain Gary est intégré, depuis juillet 1942, au groupe de résistance Lorraine, ce premier roman est d'abord publié en anglais à la fin de 1944, sous le titre de Forest of Anger. La version française est retravaillée entre novembre 1944 et mars 1945, pour être publié à l'été 1945. Le roman est dédié à un jeune compagnon du groupe Lorraine, Robert Colnacap, et obtient le Prix des critiques le 7 novembre 1945, salué par Maurice Nadeau et Albert Camus. Gary est le premier surpris par le succès : « Qu'est-ce qui se passe ? écrivait-il à son ami Raymond Aron : je reçois des lettres ahurissantes d'Albert Camus, la lettre la plus belle, la plus émouvante que vous pouvez imaginer de Martin du Gard [...]. Je reçois un mot stupéfiant de Gaston Gallimard qui a toujours refusé mes manuscrits et qui demande maintenant mon prochain livre ». Romain Gary offrira peu d'exemplaires dédicacés de son premier livre, et le plus souvent à des proches dans la sphère éditoriale ou des années de combat au sein du groupe Lorrain. On connaît ainsi les exemplaires envoyés à Maurice Nadeau, Francis Dumont (collaborateur chez Calmann-Lévy), Roland Feuvrier, Maria Errázuriz, Pierre Calmann et Raymond Aron - les quatre premiers sur le grand papier. Très bel exemplaire, rare ainsi.
Paris, Denoël, (1er trimestre) 1974 1 vol. (115 x 200 mm) de 268 pp. et [2] ff. Broché. Edition originale. Envoi signé : "Pour Jean Blanzat ces images d'un exil, en très attentif hommage Angelo Rinaldi Paris/74".
LA DOCUMENTATION FRANCAISE. 1950. In-4. Broché. Etat d'usage, Tâchée, Dos frotté, Papier jauni. 2 livrets sous chemise sans rabat - 28 + 20 pages -agrafes rouillées - chemise tachée.. . . . Classification Dewey : 0-GENERALITES
SOMMAIRE LIVRET 1 : Introduction : La Direction Générale de la Jeunesse et des Sports 3I.-—Etablissements de formation de cadres pour l’Education physique 'et les Sports 4II.—Education physique et sportive scolaire 0III.—Education physique et sportive post-scolaire 9a)L’organisation des sports 10b)Rôle de l’Etat vis-à-vis du sport 11c)Contrôle médical des activités physiques et sportives extra-•scolaires 14/IV.—L’équipement sportif 15V.—Information, documentation, propagande enfaveurdessports 17VI.—Le Conseil supérieur de l’Education populaireetdesSports 18Annexes :Ordonnance du 28 août 1945 sur l’activité des associations et groupements sportifs 19Arrêté du 25 novembre 1946 relatif à la délégation de pouvoirs aux fédérations sportives 19 -SOMMAIRE LIVRET 2 :Avant-Propos de M. André Morice, Secrétaire d’Etat à l’Enseignement technique, à la Jeunesse et aux SportsI.— L’Etat de l’Education populaire 3a)Exigences actuelles de l’Education . .3b)Le service public d’Education popu-laire 4e)Moyens d’action de la Direction générale de la Jeunesse et des Sports. .5II.— Panorama générai de l’Education populaire 7a)Maisons des jeunes et Foyers ruraux. 7b)Œuvres péri et post-scolaires 8c)Mouvements de jeunesse9d)Associations d’étudiants 10e)Associations d’éducationouvrière ....11f)Associations culturelles 11g)Auberges de Jeunesse 12h)Colonies de vacances 13i)Contacts avec les Territoires d’Outre-Mer et l’étranger 15III.— Principaux centres d’intérêt de l’Education populaire 16a)Education professionnelle 16b)Formation économique, sociale et po-litique 16c)Activités scientifiques 16d)Art et jeu dramatique 17e)Chant, Musique, Danse 19f)Arts plastiques 19g)Exposition 20h)Vie pratique. Vie personnelle 20IV.— L’Education populaire et les grandsmoyens modernes d’expression ... 21a)Radio 21b)Cinéma 21c)Presse 23V.— Aide et contrôle de l’Etat vis-à-vis de l’Education populaire 24a) La formation des cadres 24b)Le régime juridique des organisationsde jeunesse 26c)Le Conseil de l’Education populaire etdes Sports 27Conclusion .' 28Série Française CCLXXXl — Série Culturelle VIII Classification Dewey : 0-GENERALITES