Editions Julliard. 1994. In-8. Broché. Bon état, Coins frottés, Dos satisfaisant, Intérieur acceptable. 279 pages.. . . . Classification Dewey : 910.02-Géographie physique
Reference : RO30354336
ISBN : 2260012078
Classification Dewey : 910.02-Géographie physique
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Lithographia do Instituto philomathico | Rio de Janeiro 1868 | 34.7 x 46.4 cm | Reliure de l'éditeur
Édition originale rare du premier atlas national du Brésil, publiée à Rio de Janeiro par la Lithographia do Instituto Philomathico en 1868. Grand in-folio (34,7 x 46,4 cm). 3 feuillets non chiffrés, pp. 7-36 imprimées sur cinq colonnes, un feuillet non chiffré et 27 cartes en couleurs, chiffrées I-XXIV, la différence entre le nombre des planches et leur numérotation résultant de l'insertion de plusieurs cartes complémentaires. Reliure de l'éditeur en demi-percaline verte, dos lisse muet de toile, premier plat encadré de vélin souple avec titre poussé, second plat entièrement recouvert de vélin souple. Accident au coin inférieur droit du premier plat, reliure restaurée. Quelques petites rousseurs. L'atlas embrasse les divisions administratives, ecclésiastiques,électorales et judiciaires de l'Empire du Brésil. Aux cartes des provinces s'ajoutent un planisphère, des représentations générales du territoire, des tableaux statistiques, des données démographiques, ainsi que des indications sur les frontières, les circonscriptions, les villes, les cours d'eau et les principaux reliefs. Cette réunion méthodique d'informations jusque-là dispersées valut à l'ouvrage d'être reconnu comme le premier atlas du pays et comme l'un des actes fondateurs de sa cartographie nationale. Le Brésil ne manquait pas de cartes avant 1868. Beaucoup avaient été établies en Europe, tandis que d'autres, parfois dues à des auteurs brésiliens, demeuraient conservées dans les archives militaires et administratives. Elles offraient toutefois une image fragmentaire du territoire, variaient fortement par leur précision et restaient souvent inaccessibles au public. Cândido Mendes entreprit de les confronter, de les corriger et de les réunir en un ensemble capable de donner à l'Empire une représentation commune de son propre espace. Cette ambition apparaît dès le titre ; dédié à l'empereur Pedro II, l'atlas était destiné à l'instruction publique de l'Empire, tout particulièrement aux élèves de l'Imperial Collegio de Pedro II. La géographie y devient une discipline de formation nationale : apprendre les provinces, leurs limites, leurs institutions et leurs ressources revenait à rendre perceptible l'unité d'un pays immense, dont les frontières extérieures comme les divisions intérieures demeuraient encore imparfaitement définies. L'ouvrage appartient ainsi pleinement à la politique culturelle du Second Empire. La carte n'y sert pas seulement à localiser les lieux ; elle ordonne les institutions, répartit les populations, distingue les circonscriptions civiles, religieuses et électorales, puis inscrit ces différentes réalités dans un même cadre impérial. Destiné à la jeunesse des écoles, l'atlas diffusait une image lisible, hiérarchisée et politiquement unifiée du Brésil. Son auteur réunissait lui-même les compétences du juriste, du professeur et de l'homme politique. Né en 1818 dans la province du Maranhão, Cândido Mendes de Almeida enseigna avant de mener une longue carrière parlementaire, d'abord comme député général, puis comme sénateur de sa province à partir de 1871. Son uvre cartographique prolonge directement cette activité publique : elle ne se contente pas d'enregistrer les divisions existantes, mais formule aussi des propositions pour l'organisation future du territoire. La plus remarquable concerne la Pinsônia, nouvelle province que Cândido Mendes souhaitait détacher du nord du Grão-Pará, autour de Macapá et aux confins de la Guyane française. Le projet, représenté dans l'atlas, répondait à des considérations administratives et stratégiques autant qu'à la volonté d'affermir la souveraineté brésilienne dans une région frontalière encore disputée. En donnant une forme cartographique à cette province qui n'existait pas, l'auteur transformait la carte en argument politique : le territoire projeté acquérait, par le dessin, les couleurs et les limites, l'apparence d'une réalité déjà possible. Cette dimension prospective distingue l'atlas d'un simp
s. n. | Bogotá 1895 | 21.5 x 27.5 cm | Relié
Très rare édition originale de cet atlas seul comportant une carte dépliante et 46 planches montées sur onglets proposant 135 figures. Reliure à la bradel en demi percaline noire à coins, dos clisse abîmé en pied, étiquette de titre en partie effacée en long, plats de cartonnage recouvert de papier marbré comportant des éraflures et manques de papier, coins émoussés, quelques accrocs sur les coupes. Atlas seul, très rare, de cette monographie sur les Chibchas ou Tchibtchas ou Muiscas. * Latlas archéologique de la civilisation à lorigine du mythe de lEldorado, imprimé à Bogotá. Les Muiscas, également appelés Chibchas, sont une communauté précolombienne de lactuelle Colombie vivant essentiellement autour de lactuelle Bogotá, conquise en 1536 par le conquistador Gonzalo Jiménez de Quesada à la recherche de lEldorado. Ils forment la culture précolombienne qui atteint le plus haut degré de développement politique en Colombie, constituant une confédération de caciquats dotée dun système uniforme de routes, de langue, de religion et de lois. Fabricants de remarquables objets en or utilisés comme offrandes votives, ils exploitent aussi des mines de sel et démeraudes et sont à lorigine de la cérémonie de lHomme doré depuis laquelle naît la légende de lEldorado. Vicente Antonio Restrepo Maya (Medellín, 5 février 1837 Bogotá, 5 juillet 1899) est un écrivain, historien et homme politique colombien denvergure. Né à Medellín, il part étudier à Paris à lâge de 14 ans, dabord auprès des Frères des Écoles chrétiennes à Passy, puis à lÉcole des mines de Paris, avant de compléter sa formation en Allemagne. De retour en Colombie, il fonde avec son frère un laboratoire pour la fonte et lessai de lor, introduit la photographie en Antioquia vers 1860, et laisse une uvre dhistorien comprenant notamment une étude sur les mines dor et dargent de Colombie (1888) et des notes biographiques sur Gonzalo Jiménez de Quesada, fondateur du Nuevo Reino de Granada. Los Chibchas antes de la conquista española, publié en 1895, constitue luvre maîtresse de Restrepo. Il se compose dun volume de texte (Imprenta de La Luz, Bogotá, xx-239 pages, abordant lorigine des Chibchas, leur organisation politique, leurs dieux et cultes, leurs vêtements et ornements) et de latlas archéologique ici présent, publié séparément sans mention déditeur ni de lieu. La page de titre, dans la sobriété dun in-quarto sans ornement, ne porte que le titre, le nom de lauteur et la date. La carte dépliante, intitulée Carta del Territorio de los Chibchas, a été construite par le cartographe Manuel M. Paz daprès les indications de Restrepo. Les 46 planches montées sur onglets réunissent 135 figures reproduisant par la phototypie les objets archéologiques muiscas les plus significatifs : statuettes anthropomorphes en bois, tunjos votifs en or et en alliage, figurines de la balsa cérémonielle liée à la légende de lEldorado, céramiques zoomorphes et anthropomorphes issues de collections colombiennes. La rareté de cet atlas est attestée par les collections françaises : au Catalogue collectif de France, il ne figure quau Muséum national dHistoire naturelle, tandis que le volume de texte nest conservé quau musée du Quai Branly. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Giovanni Antonio RIZZI-ZANNONI - d'après Paul François VELLY - d'après Claude VILLARET
Reference : 91907
(1765)
Louis-Charles Desnos | Paris 1765 | 21 x 28 cm | Relié
Édition originale en premier tirage complète de ses pages de titre et de dédicace gravées, ainsi que de ses 59 cartes, montées sur onglet, toutes rehaussées en couleur à l'exception de la grande carte de France dépliante qui clôt l'ouvrage.Notre exemplaire est relié avec le « Catalogue des ouvrages, tant anciens que modernes, du fonds du Sr Desnos, Ingénieur-Géographe pour les Globes & Sphères » pour l'année 1765. Reliure d'époque en plein veau brun raciné, dos à cinq nerfs à caissons dorés ornés de fleurons sous forme de grenades, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet estampé à froid en encadrement des plats, double filet doré aux coupes, tranches mouchetées bleues, contreplats et gardes marbrés au motif coquille. Superbe atlas historique de la France, finement rehaussé en couleurs à la main à l'époque, bien complet de sa monumentale carte dépliante en parfait état. Coiffes, coupes et mors restaurés, légères griffures et épidermures sur les plats. Bel état intérieur. Une version pré-originale de cet Atlas fut publiée en 1764, avec un frontispice et 58 cartes, un an avant notre édition. La nôtre, reconnue comme étant l'originale, fut enrichie d'une carte supplémentaire et d'un discours préliminaire. Elle annonce également par erreur 60 cartes alors qu'elle en comprend en réalité 59. Notre exemplaire est probablement issu du premier tirage car il partage avec la pré-originale une formule analogue sur la page de titre : « l'intelligence de l'histoire », qui sera remplacée dans les tirages suivants par « la lecture de l'histoire ». * « Il ["Atlas historique"] a certes été conçu à lorigine pour l"Histoire de France" de M. Velly, poursuivie par N. Villaret, mais il s'avère également très utile pour la lecture de Mezeray, du P. Daniel et dautres historiens». Compendium historiae litterariae novissimae, oder, Erlangische gelehrte Anmerkungen und Nachrichten auf das Jahr [...], Volume 21 (Extrait traduit de l'allemand par nos propres soins) - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Chez H. Agasse | Paris 1799 - 1807 | 12.50 x 21 cm | 7 volumes reliés
Édition originale et unique édition de cette importante relation scientifique et commerciale consacrée à l'Empire ottoman, à l'Égypte et à la Perse, très rare complète de son atlas. Les deux premiers volumes portent la date de 1799, les troisième et quatrième celle de 1802, les cinquième et sixième celle de 1807 : huit années furent nécessaires pour mener à bien la publication de cet ouvrage monumental. Cette édition, imprimée au format in-8, fut également publiée en grand papier au format in-4. L'atlas, en édition originale, comprend 50 planches parues en trois livraisons : la première consacrée à l'Empire ottoman (17 planches), la deuxième à l'Égypte et à la Perse (planches 18 à 33), la troisième au voyage en Perse proprement dit (planches 34 à 50). Il renferme notamment une carte générale de la Grèce, du Bosphore et de la Thrace, ainsi que des cartes de la Troade, de l'Hellespont, de la Basse-Égypte, de la Syrie et de l'Asie Mineure, complétées par des planches de botanique, de costumes et d'histoire naturelle. Reliures légèrement postérieures à la publication, vers 1815, en demi-basane noisette, dos lisses ornés de trois fleurons et de sept séries de filets dorés, plats recouverts de papier rose. Les dos des tomes II, III et IV sont légèrement éclaircis ; épidermures le long du mors supérieur des tomes II et VI ; quelques frottements aux plats. Bel exemplaire, demeuré d'une agréable fraîcheur. L'atlas est conservé dans une reliure moderne en demi-basane noisette, exécutée dans un pastiche particulièrement soigné reprenant les fers, les filets et le papier des six volumes de texte. On relève une légère trace de mouillure au bas de trois planches (36 à 39), quelques pâles rousseurs éparses et une pliure au coin supérieur de plusieurs feuillets. * En 1792, le gouvernement révolutionnaire confia à Guillaume-Antoine Olivier, naturaliste et entomologiste, une mission destinée à recueillir des informations scientifiques tout en évaluant les perspectives commerciales françaises dans l'Empire ottoman et en Perse. Il fut accompagné du médecin et naturaliste Jean-Guillaume Bruguière, spécialiste des mollusques et ancien compagnon de l'expédition de Kerguelen-Trémarec dans les mers australes. Celui-ci participa à l'ensemble du voyage avant de mourir à Ancône sur le chemin du retour, quelques semaines seulement avant qu'Olivier ne regagne Paris. Dès la préface, Olivier affirme sa volonté de privilégier l'observation méthodique aux récits pittoresques alors en vogue, mettant l'accent sur une géographie précise, les ressources naturelles, les productions agricoles et les échanges commerciaux. Après un séjour de six mois à Constantinople, où il attend les fonds nécessaires à son expédition, il parcourt pendant près d'une année les îles grecques avant de gagner l'Égypte, où il demeure six mois. Rappelé à Constantinople, il rejoint ensuite la Perse par Beyrouth, Sidon, Tyr et Bagdad. Grâce à leurs connaissances médicales, Olivier et Bruguière obtiennent partout un accueil favorable qui facilite leurs déplacements. Ils empruntent ensuite la grande route royale vers l'Asie centrale, traversent Hamadan, l'antique Ecbatane, atteignent Téhéran, récemment devenue capitale du Shah, puis reviennent à Constantinople le 18 octobre 1797 avec d'importantes collections botaniques et zoologiques, dont une partie rejoignit vraisemblablement les collections du Muséum national d'histoire naturelle. De retour à Paris à la fin de 1798, Olivier est élu à l'Institut de France dès le mois de mars 1800. Dans chacune des régions qu'il parcourt, Olivier dépasse largement le cadre de la description géographique traditionnelle. À ses observations sur les paysages, les populations, les productions et le commerce s'ajoutent de longs développements consacrés à l'histoire politique, tandis que ses recherches botaniques et zoologiques confèrent à son récit une véritable dimension encyclopédique. Important monument des voyages scientifiques français au tournant d
A. Nepveu | Paris 1812 | 12.5 x 20.7 cm pour les volumes de texte & 44 x 31,5 cm pour le volume d'atlas | 3 volumes reliés sous emboîtage
Édition originale du Voyage pittoresque à l'Île-de-France, au Cap de Bonne-Espérance et à l'Île de Ténériffe, publiée à Paris par Auguste Nepveu en 1812 et imprimée par Le Normant. Deux volumes de texte in-8 accompagnés dun atlas. Le second volume contient trois tableaux dépliants hors texte ; latlas réunit dans cet exemplaire 45 planches gravées, simples ou dépliantes, dont trois cartes et 42 plans et vues pittoresques, la plupart conservés sous serpentes. Quelques rousseurs dans les volumes de texte et latlas. Reliures légèrement postérieures pour les volumes de texte, en demi-veau noir glacé à coins, dos lisses ornés de filets, cercles et larges fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison de veau bordeaux, plats de papier marbré à la cuve encadrés dune guirlande estampée à froid. Petits frottements aux dos et aux plats. Latlas a conservé son cartonnage dattente de papier marbré de lépoque, avec dos moderne refait en percaline verte et étiquette de titre encollée au centre du plat supérieur. Lensemble est présenté dans un emboîtage moderne en demi-maroquin vert bouteille, dos à nerfs, pièce de titre de même maroquin contrecollée au centre du plat supérieur. Étiquette ancienne encollée au contreplat du premier volume en guise dex-libris de Lady Le Fleming, à Rydal Hall, qui fut pendant plusieurs siècles la demeure de la famille Le Fleming. * Jacques-Gérard Milbert (1766-1840), peintre, dessinateur et graveur, avait été formé auprès du paysagiste Pierre-Henri de Valenciennes avant denseigner le dessin à lÉcole des mines à partir de 1795. En 1800, il embarqua comme dessinateur sur le Géographe pour lexpédition aux Terres australes commandée par Nicolas Baudin. Son propre titre lui attribue également la direction des gravures de la partie historique de la relation officielle du voyage. Lorsque le Géographe fit escale à lÎle de France en mars 1801, la maladie empêcha Milbert de poursuivre vers lAustralie. Il resta près de deux années sur lîle et mit ce séjour à profit pour en étudier les paysages, les habitants, la faune, la flore et la géographie. Le musée Léon-Dierx souligne limportance du portefeuille de dessins quil constitua alors directement sur les lieux.En août 1803, il retrouva le Géographe lors de son voyage de retour et regagna finalement la France à son bord, après une nouvelle escale au cap de Bonne-Espérance. Le Voyage pittoresque, publié neuf ans plus tard, dépasse ainsi largement la simple suite de souvenirs dun peintre voyageur. Milbert décrit lhistoire et ladministration de lÎle de France, ses habitants, ses cultures et ses activités ; lhistoire naturelle y occupe également une place importante, jusquà accueillir dans le second volume une contribution de Pierre-André Latreille consacrée aux crustacés et aux insectes. Ryckebusch souligne justement que certains développements concernant notamment La Bourdonnais, Pierre Poivre, ladministration, les habitants ou les cultures intéressent également lhistoire de lÎle Bourbon. Latlas accompagne cette enquête par limage. Les vues ont été dessinées sur place et Milbert en grava lui-même une partie, ainsi que lannonce expressément le titre. Habitations, montagnes, rivières, jardins, ports et établissements sont représentés avec le goût du paysage acquis auprès de Valenciennes, mais aussi avec une attention constante à la topographie et aux usages des lieux. Plusieurs de ces gravures sont aujourdhui conservées dans les collections publiques de locéan Indien, notamment au musée Léon-Dierx. Cette attention explique sans doute le passage naturel de Milbert du dessin à lhistoire naturelle. Il devint correspondant du Muséum dhistoire naturelle de Paris, qualité sous laquelle le représente encore son portrait conservé au Louvre, et poursuivit après son retour ses activités de collecte et dobservation. Né de la même expédition que la relation de Péron et Freycinet, son livre en offre ainsi un contrechamp singulier : arrêté à l