Robert Laffont. 1953. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement pliée, Dos frotté, Papier jauni. 304 pages.. . . . Classification Dewey : 820-Littératures anglaise et anglo-saxonne
Reference : RO20212333
Traduit de l'anglais par Jacqueline de Sédouy Classification Dewey : 820-Littératures anglaise et anglo-saxonne
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Polaroïd, épreuve unique, double cliché artistique en surimpression couleurs. Paris, vers 1973 (10,8/8,5 cm).
Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu
Reference : GMF-146
POE (Edgar), BAUDELAIRE (Charles). Histoires grotesques et sérieuses. Traduction Charles Baudelaire. Paris: Michel Lévy frères (1864 [1865]). 1 volume in-12, 371 pages, reliure postérieure en demi-cuir rouge veiné de noir (signée Armelle GUEGANT), dos à nerfs, plats de couverture conservés (salies). Edition originale de la traduction établie par Charles Baudelaire et pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Un des exemplaire avec la rare couverture jaune datée de 1864 (Carteret et Talvard indiquent une couverture gris clair sans préciser de différence de date). Bel exemplaire. Quasi exempt de rousseurs.
Reference : GMF-145
FENELON (François de Salignac de La Mothe). Les aventures de Télémaque, fils d'Ulysse. Tomes I-IV. Par ordre de Mgr le Comte d'Artois. Paris: Didot l'ainé (1781). 4 volumes in-16, de 192, 226, 197 et 208 pages, reliés en maroquin rouge, dos lisses ornés, triple filet doré encadrant les plats, simple filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Quelques coups sur les plats du tome 4. Quelques coins frottés. Petits manques angulaires de papier à 2 feuillets du tome 4 avec perte de quelques caractères. Sinon très bel exemplaire. En 1780, Charles-Philippe, Comte d’Artois, commande une série d’ouvrages à l’éditeur François-Ambroise Didot afin de les distribuer à son entourage. Les publications s’étaleront de 1780 à 1784 et comprendront, au total, 35 titres, répartis en 64 volumes. Chaque titre est tiré à soixante exemplaires. Ces exemplaires sont imprimés sur un papier de qualité : un papier vélin, nouveauté en France, papier fin, résistant, très blanc. Sources: - Brunet, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, tome II, 1215. - https://publicationscalamar.wordpress.com/2016/02/06/la-collection-dartois-didot/
Reference : GMF-144
PARIS (Edmond). Le Musée de la Marine du Louvre. Histoire, description, construction, représentation, statistique des navires à rames à voile d'après les modèles et les dessins des galeries du Musée du Louvre. Paris, Rothschild, 1883. Exemplaire No 22. Tirage limité à 300 exemplaires. 1 volume in-folio, VII+153 pp., 60 pl. montées sur onglets, reliure en demi-chagrin rouge, dos à nerfs et fleuronné, plats en percaline ornés d’un double encadrement de filets à froid et de fleurons à froid dans les angles, titre et auteur en caractères dorés au centre du plat supérieur. Frottements sur les coiffes, les mors et les coins, rousseurs claires. Édition originale de cette importante histoire des constructions navales et de la marine depuis l'Antiquité jusqu'au règne de Louis-Philippe. Cet ouvrage s'inscrit dans la vaste entreprise publicitaire initiée par François Edmond Pâris pour promouvoir les collections du musée de la Marine. A l'époque, le musée, mal installé au Louvre, était encore ignoré du public. Il devait être transféré dans ses locaux actuels au Trocadéro en 1934. Il est illustré de 60 planches reproduisant par la phototypie des vaisseaux et navires à voiles d'après les modèles et dessins conservés au musée, auxquelles se joignent de nombreuses vignettes, un tableau iconographique de la marine à voile, trois tableaux relevant les caractéristiques des navires de la dernière flotte à voiles française, disparue vers 1860. François Edmond Pâris (1806-1893), était un officier de marine français du XIXe siècle connu pour ses travaux en construction navale et pour son rôle dans l'organisation du Musée national de la Marine Il est également considéré comme le père de l'ethnographie nautique. Envoi par Mondial Relay
Reference : GMF-143
Pompéi. Album de photographies. Sans lieu ni date (ca 1880), ni mention d'éditeur. Album à l'italienne in-8 (225 x 160 mm) de percaline rouge, premier plat orné à froid avec titre doré, page de titre et 48 tirages albuminés (environ 154 x 104mm) collées sur bristol (album usé avec manques de percaline sur les mors, coins et coupes usés, dos légèrement décollé). La plupart des tirages sont numérotés et légendés dans la plaque, 4 portent des légendes et dates manuscrites : Excavations 1876 et 1879.