1909 . Charpentier , In 12 In 12 relié 1/2 basane aubergine .Dos lisse.Pièces de titre noires 400 pp.
Reference : 8663
Bel exemplaire ;
Librairie Crespin
Jean Claude Crespin
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Editions de France. Collection « Notre Temps ». 20 octobre 1926. In-8°, reliure bradel demi-chagrin, couverture conservée (reliure moderne). 244 pages. E.O. 1/18 sur japon impérial. [18 japon impérial / 80 hollande / 238 pur fil Lafuma / 1.525 alfa]. Très bel exemplaire. (Dupont, 25). /// Notre catalogue " Henri Béraud " est disponible sur simple demande.
Articles parus dans " le Journal " du 18 septembre au 15 octobre 1926. /// Si Béraud était allé en U.R.S.S. dans des dispositions favorables (mais terriblement déçues), il retournait en Allemagne (y étant déjà allé en reportage pour " luvre ", en 1919, pour assister aux derniers feux de la révolte spartakiste) dans un état desprit beaucoup plus hostile : il naimait guère ce pays et ses habitants qui, comme pour beaucoup dhommes de sa génération, resteraient toujours des «Boches ». Ce qui frappe dabord, dans le récit de Béraud, ce sont les similitudes avec son reportage en U.R.S.S. Même population conditionnée, hagarde, décérébrée. « Berlin se débauche lugubrement. Les enfants eux-mêmes jouent sans bruit. On y éprouve le même ennui, qui naît de luniformité et que lénormité dans la monotonie développe à linfini. » Mais le grand mérite de Béraud est davoir été un des premiers, lors de ce reportage, à avoir alerté ses lecteurs, et son pays, sur les dangers de la montée en puissance de lhitlérisme et de ses conséquences. Certes, en avril 1923, le putsch dHitler a échoué. Mais Béraud constate que le bellicisme revanchard quil incarne ne sest pas éteint pour autant. Au contraire. Il a vu « les reîtres chanteurs de Nuremberg, avec leurs bannières fascistes parées de têtes de morts et leurs drapeaux rouges à croix gammées ». Avec une prémonition étonnante (rappelons que nous sommes en 1926), Béraud va même plus loin dans sa mise en garde : « Nous navons aucune idée en France de ce que peut être lantisémitisme des réactionnaires allemands. Ce nest ni une opinion ni un sentiment, cest une passion, une véritable obsession dintoxiqués qui peut aller jusquau crime. Ils sont les Aryens contre les Sémites et ils se voudraient des âmes dexterminateurs. La croix gammée, qui est leur enseigne, ne symbolise pas autre chose quune impitoyable lutte de races. Contre le Juif, contre la République, un seul recours : la Hakenkreuz, la croix gammée. » « Faut-il rappeler tant de vains avertissements, tant dappels inutiles, tant de cris désespérés ? », demande rétrospectivement Béraud dans la préface de " Quas-tu fait de ta jeunesse ? " Dans le même temps, et même beaucoup plus tard, Léon Blum multipliait les commentaires lénifiants sur la montée du nazisme, stupidement persuadé quHitler « sinclinerait demain devant la légalité internationale ». /// Ici est peut-être le lieu daborder la question dHenri Béraud et lantisémitisme. Sa réputation nest plus à faire, mais elle est un peu simplificatrice, voire simpliste. Pour schématiser, disons quil y a deux Béraud. Le premier, fils dun homme de gauche dreyfusard, adopte les idées de son père. Aucune trace dantisémitisme dans la première partie de son uvre au contraire, comme on vient de le lire dans lextrait cité de " Ce que jai vu à Berlin ". La fracture a lieu en 1936 avec laffaire Stavisky. « Laffaire Stavisky et ses suites ont eu pour effet de pousser vers les extrêmes de larges secteurs dopinion issus des droites libérales ou conservatrices. La dérive de Béraud, comme celle de Carbuccia et de " Gringoire ", sinscrit dans le processus général de radicalisation xénophobe et antiparlementaire qui trouve son expression la plus spectaculaire dans les émeutes du 6 février 1934 et qui influe jusquen 1940 sur la vie politique française. » La précédente citation est extraite dun article de Simon Epstein, « Henri Béraud (1885-1958), un poids lourd de lantisémitisme », disponible sur le site web de Cairn.info.Nous y renvoyons, puisquil ny a rien de plus complet sur ce sujet.
A Paris, chez Saillant et à Bayeux, chez Lepelley, 1772. In-8 de 1 frontispice gravé, (4)-XXIV-342-(2) pp., veau marbré glacé, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Première édition française donnée par Junker. Gravure de Ménil d'après Monet en frontispice.Traduit deux fois en français en 1772, d'abord par un pasteur huguenot à Berlin (Abel Burja sous le titre : Phédon ou Dialogues Socratiques sur l'Immortalité de l'Ame), ensuite par G.-A. Junker, un Allemand installé à Paris qui s'était déjà signalé par plusieurs traductions de l'allemand l'anglais, il le fut rapidement aussi en hollandais, italien, suédois, polonais, russe et hongrois. Le 1er juillet 1772, la Correspondance littéraire de Grimm en prit acte : « traduit depuis peu le Phédon, ou Entretiens sur la spiritualité et l'immortalité de l'âme, non de Platon mais de Mosès Mendelshon [sic], juif, à Berlin. M. Mosès jouit d'une grande réputation en Allemagne. C'est un célèbre métaphysicien et son Phédon a fait quelque sensation à Paris, quoique la philosophie dominante ne soit pas dans ce goût-là. M. Mosès s'est permis de mettre dans la bouche de son Socrate beaucoup d'arguments et de raisonnements tirés de la philosophie moderne en faveur du système de l'immortalité de l'âme. Ce Socrate au lieu d'être le maître de Criton et des autres philosophes d'Athènes, n'est qu'un élève de Leibnitz, de Wolff et de Mosès » (P. H. Meyer, Le rayonnement de Moïse Mendelssohn hors d'Allemagne).Très bon exemplaire. Cohen - De Ricci, 386 ; Szajkowski, Franco-Judaïca, 1625.
À Paris, chez J. Chéreau, Marchand d'Estampes, aux deux Colonnes, rue Saint Jacques, N° 10, près la F.ne Saint Severin, s.d. (c. 1806). Gravure à l'eau-forte coloriée (24,8 x 38,1 cm).
Cette estampe coloriée à l'époque fut gravée avec la légende légèrement modifiée : Les Magistrats et les autorités constituées de Berlin, offrent les Clefs de la Ville à sa Majesté l'Empereur des Français et Roi d'Italie. Petite déchirure marginale.
DANCOURT (Louis Heurteaux, dit ) & DANCOURT (Louis Heurteaux, dit ).
Reference : 3206
(1759)
Berlin ; et se trouve à Amsterdam, chez J. H. Schneider, 1759. In-8 de (6)-224 pp., veau brun, dos orné à nerfs (reliure de l'époque).
Édition originale. Titre imprimé en rouge et noir. Dancourt, acteur français, joua longtemps à l'étranger, et composa un grand nombre de pièces. Le meilleur ouvrage de cet acteur qui excellait dans les rôles d'Arlequin et qui s'y fit surtout une réputation à Vienne et à Berlin, est ce pamphlet qui est une réponse à la lettre de Rousseau contre les spectacles. Bon exemplaire. Une coiffe usée.
, , 1799. In-4 manuscrit de (6) pp.
Copie manuscrite de la Note envoyée le 23. 7bre 99 à M. le comte de Panin Ministre de Russie à Berlin. « Le Directoire en demandant au Cabinet de Berlin d'éloigner le Roi de la ligne, a donné pour motif de cette demande la facilité que le séjour actuel du Roi lui donnait pour agiter la France par des conspirations perpétuelles dont la dernière dit-il a manqué de devenir funeste à la constitution actuelle de la République Française. La conspiration dont parle le Directoire, a été suivant sa proclamation découverte dès le mois de juillet dernier, et il est bien prouvé que le 4 7bre il en connaissait toute l'importance, toute l'étendue ; et pourtant ce n'est que trois mois après que le Directoire a recours à une mesure qu'il devait espérer de faire adopter avec moins de difficulté dans les derniers jours du feu Roi qu'au moment de l'avènement du nouveau souverain de la Prusse (…) Une foule de français fidèles à la religion de leur frère, aux lois de leur patrie et au sang de leur maître ont trouvé asile et protection dans les états de M. le duc de Brunswick beaucoup même d'entre eux doivent à ses bontés le pain qu'ils arrosent de leurs larmes dans l'honorable misère à laquelle ils sont réduits, il ne leur resterait de refuge que la mort si un ordre cruel les condamnait à errer sans ressource sur les grands chemins avec des femmes, des enfants de tous les âge ».