,Paris, Hachette Réalités 'Histoire mondiale de la sculpture' 1980, 191 pp., 1 vol. in 4 relié plein toile rouge avec jaquette illustrée en couleurs( reliure éditeur). importante iconographie en couleurs et noir et blanc in et hors-texte. Bon état.
Reference : 15678
Librairie Lecrocq livres anciens
Jean-Jacques Lecrocq
Paiements acceptés: - Chèque bancaire à l'adresse suivante : LIBRAIRIE LECROCQ 3 Chemin entre deux 51220 MERFY - Virement bancaire : demander un RIB/IBAN - autres . Conformes aux usages de la Librairie Ancienne et Moderne, sauf indication contraire, les ouvrages proposés à la vente sont en bon état. L'emballage est gratuit et les frais de port à la charge de l'acquéreur.
Exceptionnel exemplaire sur papier de Chine couleur jonquille, inconnu des bibliographes. Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1896. In-8: (2) ff. dont le faux-titre portant une note de G. Charpentier et E. Fasquelle, 751 pp., (1) p. Plein maroquin janséniste havane, dos à cinq nerfs, roulette sur les coupes, large dentelle intérieure, tête dorée, tranches dorées sur témoins, couvertures jaunes conservées. Reliure de l’époque signée par Charles Meunier. 188 x 116 mm.
Exceptionnel exemplaire de l’édition originale de «Rome» en tirage de tête sur papier de couleur, l’un des 5 exemplaires tirés sur papier jaune, tirage inconnu des bibliographes. Carteret, II, 492. Rome: exemplaire imprimé sur papier de chine couleur jonquille, inconnu des bibliographes. Le tirage répertorié par les bibliographes fut limité à 330 exemplaires, dont 300 sur papier de Hollande et 30 sur japon. Aucun bibliographe ne mentionne cet exemplaire sur papier de chine couleur jonquille. Justification manuscrite signée des éditeurs Charpentier et Fasquelle en regard de la page de titre. «Nous certifions que ‘Rome’ d’Emile Zola a été tiré à cinq exemplaires sur papier jaune. Ce 1er Juin 1896. G. Charpentier et E. Fasquelle». «Les Trois Villes» sont la trilogie d’Emile Zola (1840-1902) comprenant «Lourdes» (1894), «Rome» (1896), «Paris» (1898). Les Rougon-Macquart ne sont pas achevés que le romancier, qui a effectué un bref séjour à Lourdes en septembre 1891, a l’idée de se battre sur le terrain de ses détracteurs: le renouveau de la foi. Il veut «établir le bilan religieux, philosophique et social du siècle». La crise que traverse l’abbé Pierre Froment sert de fil conducteur aux trois œuvres. Pierre est devenu prêtre pour obéir à la volonté de sa mère à la suite de la mort de son père, chimiste célèbre, au cours d’une expérience de laboratoire. Mais il se met à douter. Il part donc à Lourdes avec le pèlerinage annuel, pour retrouver la foi. Il accompagne la jeune Marie de Guersaint, qu’il a aimée des années plus tôt, mais qui a été condamnée à l’immobilité par un mal mystérieux. Marie est miraculeusement guérie. Son mal, en fait, était dû à l’hystérie. Pierre ne retrouve pas la foi. Il ne peut pas non plus retrouver Marie, qui a fait vœu de virginité si elle était guérie. Il doit donc rester prêtre, mais il imagine une religion nouvelle, plus proche des hommes, «faisant à la terre une part plus large, s’accommodant des vérités conquises». Œuvre de pitié et d’émotion, divisée en cinq journées, les cinq journées que le pèlerinage national consacre à son voyage annuel. «Lourdes» peint les pèlerins, leur foi, le «besoin de surnaturel persistant chez l’homme» malgré les conquêtes de la science, la figure de Bernadette, mais aussi les escroqueries à la guérison, les marchands du temps. C’est l’œuvre d’un homme sincère, s’interrogeant à travers son personnage sur la crise que traverse son époque. Pierre a écrit un livre, La Rome nouvelle, où il défend cette religion dont il avait eu l’idée dans le train qui le ramenait de Lourdes à Paris, une religion qui retrouverait les vertus du christianisme primitif. Mais son œuvre est frappée d’interdiction par la Congrégation de l’Index. Il vient donc à Rome plaider sa cause devant le Saint-Père, mais il n’est jamais reçu, il se heurte à une Eglise rétrograde et peureuse, il se perd dans les labyrinthes de l’administration et de la hiérarchie. Revenu à Paris, il retrouve son frère aîné, Guillaume, qu’il avait perdu de vue. Grâce à son aide morale et matérielle, il abandonne l’habit sacerdotal, se marie, a des enfants, retrouve confiance en la vie et en l’avenir, croit en la possibilité d’une nouvelle société fondée sur les progrès de la science. En attendant cet avènement, «Paris» fait un bilan très noir, montre l’homme écrasé par les rouages d’une société énorme, impersonnelle, injuste, prête à exploser. Œuvre touffue, angoissée, c’est une protestation hardie «contre toutes les puissances de mensonge et de servitude» (Jaurès). Exceptionnel exemplaire de cette originale d’Emile Zola tirée sur papier jaune, finement relié par Charles Meunier avec les couvertures conservées, en maroquin havane afin d’harmoniser la reliure au papier jonquille.
Exemplaire dans une condition exceptionnelle, en pleine reliure à la cathédrale. Elle est sortie de l’atelier d’Edme Vivet, relieur et papetier parisien. Paris, Delaunay, 1826. 2 volumes in-8 de I/ (2) ff., 304 pp. ; II/ (2) ff., 348 pp. Veau havane, bordure formée de deux filets noirs et d'une roulette palmée à froid, grande plaque à la cathédrale frappée à froid, dos ornés avec nerfs soulignés d'une roulette dorée, caissons décorés d'une palette à froid, pièces de titre et de tomaison vertes, roulette intérieure à froid, tranches dorées. Reliure à la cathédrale de l’époque signée Ed. Vivet, praticien né à Dresde, actif à Paris entre 1820 et 1850. 200 x 119 mm.
Edition en grande partie originale, augmentée d'un volume, en réalité un nouvel ouvrage, entièrement récrit par Stendhal. « C'est en réalité un ouvrage entièrement nouveau, complètement récrit par Stendhal et augmenté d'un volume ». Le premier texte, fort différent, avait été publié en 1817. « L’édition de 1826 a donc reçu de considérables additions. Stendhal insère des anecdotes nouvelles ou développe celles qu'il n'avait qu'ébauchées ou annoncées, comme les anecdotes de Catalani et de Gina ». (Chuquet, p. 317). Stendhal « officier de cavalerie », « qui a cessé de se considérer comme Français depuis 1814 », y prend le pseudonyme sous lequel il devait devenir célèbre. Le récit s'attache à l'itinéraire fictif d'un voyage que l'auteur aurait fait en 1816 et 1817, de Milan à Bologne, Florence, Rome, Naples, et par la suite de Rome à Florence, Bologne, Ancôme, Padoue, Venise et Milan. En réalité, Beyle vit Padoue et Venise en 1813 et en 1815. En 1826, l’œuvre fut imprimée dans une seconde version entièrement refaite et augmentée du double environ : l'itinéraire y est simplifié, bien qu'il s’y ajoute quelques déviations (par exemple en Calabre), ce qui permet à Stendhal de s'étendre davantage sur les anecdotes et les coutumes. L'Italie de ce temps permettait au jeune auteur de croire qu'il allait au-devant du bonheur : le magnifique développement des arts, la légèreté et tout à la fois le caractère absolu des sentiments, haine ou amour, les habitudes d'une société galante et pleine de vie le rendent intensément attentif au présent et curieux de cette civilisation séculaire. Rome, Naples et Florence lui semblent être les trois villes de l'esprit, pour la liberté des entretiens, l'activité des peintres et des musiciens, et la beauté des femmes. En proie aux transports d'un hédonisme raffiné, Stendhal passe avec ravissement d'un lieu à un autre, des lacs lombards aux rives de l'Arno, et au Vésuve, ne celant point son dédain pour les « âmes sèches » qui ne comprennent pas la beauté de la création artistique et l'agréable vie d'une société qui n'a de compte à rendre qu'à elle-même et qui aspire aux plus hautes destinées. Et c'est dans son éloge de Milan que le livre atteint à une parfaite originalité, sur le plan littéraire. Plus tard, Stendhal devait compléter ce brillant aperçu sur l'Italie au XIXe siècle par ses Promenades dans Rome. Dictionnaire des Œuvres, V, 823. Exemplaire dans une condition exceptionnelle, en pleine reliure à la cathédrale. Elle est sortie de l’atelier d’Edme Vivet, relieur et papetier parisien. Les reliures portant cette signature sont très rares. Cette formule, unique à l’époque, Re[lié] chez Ed[me] Vivet, a amené Paul Culot, Relieurs et reliures décorées en France à l’époque romantique, p.570, à penser que Vivet n’exerçait pas lui-même le métier de relieur. De la bibliothèque B. Loliée.
Robert Laffont, collection Bouquins, 1983. 2 forts volumes in-2 (1187 et 1273 pages, toute de même…), couvertures décorées. Menus défauts.
"C'est à Rome, le 15 octobre 1764, alors que je méditais dans les ruines du Capitole et que les moines chantaient vêpres, pieds nus dans le Temple de Jupiter, que l'idée d'écrire l'histoire du déclin et de la chute de la Ville éternelle se fit jour en moi pour la première fois. C'est par cette simple mais célèbre phrase que Gibbon relate dans ses Mémoires les instants d'inspiration qui devaient décider de sa vie d'historien. Son grand thème, c'est en effet Rome, la Ville éternelle où l'on peut contempler non pas les reliques de la superstition mais celles de l'empire ; c'est aussi la dégénérescence d'institutions exemplaires sous le double effet du despotisme et de la superstition ; c'est la victoire de l'Eglise sur l'empire ; c'est enfin les grandes leçons de l'histoire qui se méditent silencieusement quand les ténèbres gagnent les ruines où reste ensevelie une civilisation entière. Tout cela, Gibbon le dit en écrivain autant qu'en historien. En poète même. Il érige à la gloire de Rome un livre aussi rigoureusement équilibré qu'un temple antique ; mais en même temps, il laisse se noyer d'ombre les vastes portiques qu'il édifie. C'est sa façon de partager le goût du temps pour la mélancolie des ruines ; mais cette tentation ténébriste, il s'en sert pour exprimer son pessimisme dans l'avenir de la civilisation des Lumières, menacée, comme jadis celle de Rome, par la montée de masses humaines qui feront désormais l'histoire. Son livre s'en trouve approfondi, amplifié, et il élargit l'arène de l'histoire à des dimensions jusque-là insoupçonnées. Oeuvre unique dans la littérature historique du XVIIIe siècle, cette histoire de Rome jette les derniers feux de la clarté classique alors que s'allongent déjà les ombres du romantisme. "
Important tapuscrit illustré privé (polycopié), daté du 5 novembre 1933. In-4 broché, couverture muette (insolée), 163-2 pp., imprimées au seul recto. Nombreuses illustrations reproduites contrecollées dans le texte (dessins, caricatures, scènes de voyage).
Souvenir illustré d'un pèlerinage de jeunes catholiques suisses romandes, effectué à Rome lors de l'Année Sainte extraordinaire de la Rédemption de 1933, sous Pie XI. Ce récit, situé dans l'Italie fasciste, est rédigée par l'une des jeunes filles (Esther) sur un ton vivant et souvent humoristique. Mentions contemporaines de l'Italie mussolinienne, observations de voyage, épisodes de groupe et visites d'édifices religieux, avec force détails artistiques. Audience du Saint-Père reproduite dans le texte (« Chères filles, vous êtes venues de votre belle Suisse… »). Mentions notamment de l'abbé Kolly de Châtel-Saint-Denis, de plusieurs accompagnateurs ecclésiastiques et de participantes du groupe. Tirage confidentiel, vraisemblablement destiné aux participants.
Bel exemplaire à grandes marges conservé dans son vélin souple de l’époque. Rome, Typographia Reverendae Camerae Apostolicae, 1661. (En Latin) de (1) f. bl., 1 frontispice grave, 18 pp., Reliés à la suite, même ville, même éditeur, même date: - Idem. Eloge funebre de l’eminentissime Cardinal Jules Mazarin. Rome, à l’Imprimerie de la Rev. Chambre Apostolique, 1661. Avec permission des supérieurs. (En français). 22 pp. - Abbé Benedetti, Elpidio. Pompa funebre Nell’Esequie celebrate in Roma Al Cardinal Mazarini Nella Chiesa de SS. Vincenzo, & Anastasio. L’abbate el Pidio Beneditti Agente del medesimo Cardinale in detta Città, L’invento, la descisse, e la dedico all’eccellentiss. Signor Duca Mazarini Armando Carlo Della Porta Gran Maestro dell’Artegliaria di Francia. Roma, Nella Stamparai della Rev. Cam. Apost. 1661. (En italien). 16 pp., 2 planches hors texte à pleine page, 3 planches dépliantes avec 1 pte. déchirure sans manque à l’une des 3. - Elogio funebre del Eminentissimo Cardenale Mazerino. Roma, En la Emprenta de la Rev. Camera Apostolica, 1661. (En Espagnol). (1) f., 15 pp. - Fra Cirillo di Termine Carmelito. Elogio funebre dell’eminentissimo cardinal Mazarino. Roma, Nella Stamparia della Reveranda Camera Apostolica, 1661.(En Italien). (1) f., 16 pp., (1) f.bl. Soit 5 textes reliés en un volume in-folio, vélin souple, petit manque au dos, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 295 x 215 mm.
Première édition de la description, par Benedetti, de la cérémonie funèbre qu'il a conçue pour Mazarin, dédicacée à Armand Charles de La Porte, duc de Mazarin. Berlin 3213; Cicognara 1456; Vinet 500. L'auteur de cet ouvrage était l'agentde Mazarinà Rome de 1645 à 1651. Il organisa cette cérémonie en l'église des saints Vincent et Anastase, fondéepar Mazarin (dont le souvenir est gravé au portail de l'église), dans le proche voisinage de la fontaine de Trevi. Pour la cérémonie, l'église de SS. Vincenzo e Anastasio fut décorée par Giovanni Francesco Grimaldi, peintre et architecte. L'ouvrage se compose d'une partie consacrée à l'église et à la cérémonie puis del'éloge funèbre en latin, français,espagnol, italien. Les différentes versions de l'Éloge sont respectivement adressées au cardinal Antonio Barberini, à Louis XIV, à la reine de France Marie Thérèse d'Autriche, et à Philippe Mancini, duc de Nevers. A fine volume on the funeral in Rome of Cardinal Jules Mazarin (1602-1661, born Giulio Raimondo Mazzarino), with Benedetti's illustrated descriptive text bound with by Leone Carmelitano Francese's elegy in four languages: Latin, French, Spanish and Italian. L’illustration est composée d’un frontispice gravé et de 5 planches dont 3 dépliantes par Giovanni Battista Gallostruzzi et Dominique Barrière d’après Benedetti. Mazarin was a noted collector of art and jewels, particularly diamonds, and he bequeathed the "Mazarin diamonds" to Louis XIV in 1661, some of which remain in the collection of the Louvre museum in Paris. His personal library, including his copy of the Gutenberg Bible, was the origin of the Bibliothèque Mazarine in Paris. Bel exemplaire à grandes marges conservé dans son vélin souple de l’époque.