Broché - 21X27 - 1982 - 492 pp éditions les cahiers de l'herne paraissent sous la direction de CONSTANTIN TACOU
Reference : 10552
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Gallimard Bibliothèque de la Pléiade Reliure d'éditeur 1947 In-12 (11 x 18 cm) reliure d'éditeur sous jaquette, 858 pages, ce volume contient : Les Conquérants - La Condition humaine - L'Espoir ; frottements aux coiffes, mors et coins, jaquette usée (frottements et une petite tache de mouillure au dos bruni, quelques traces sur les plats, par ailleurs assez bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Gallimard La Gerbe illustrée Relié 1970 4 volumes in-8 (24 x 16,5 cm.), reliés plein cuir, filets dorés, dos à décor doré, tranche supérieure dorée, tome 1 : Lunes en papier, La tentation de l'Occident, Les conquérants, Royaume-farfelu (338 pages), tome 2 : La voie royale, La condition humaine (467 pages) , tome 3 : L'Espoir (508 pages), tome 4 : Antimémoires (563 pages), illustrations hors texte, signet ; coiffes et coins du tome 3 usés, intérieur frais, très bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Maison de la Culture André Malraux Broché 1985 In-8, (25x21 cm), broché, couverture à rabats illustrée, 64 pages, photographies en noir et blanc, présentation de Jean Deloche ;couverture à peine salie et un peu délavée, très bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
EUROPE. Nov-Dec 1989. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 290 pages.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : André Malraux - Visages de Malraux, Un contemporain d'avenir par Jean Lacouture, Malraux journaliste et critique littéraire par Christiane Moatti, Lecteur de Sade par André Malraux, Malraux et la revue Commune par Nicole Racine, Malraux et le Combat de Camus par Jeanyves Guérin, Malraux et les prix littéraires par Walter Langlois, Présentation des lettres d'André Malraux a Jean Paulhan par Claire Paulhan et Christiane Moatti, D'une lettre a Jean Paulhan par André Malraux Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Clermont de l'Oise, 33 place de l'Hôtel de ville, [1928]. 2 pages 1/2 en 1 f. (280x 180 mm) plié, encre bleue sur papier de deuil. « Monsieur, Si je puis vous être utile ou simplement agréable, j’en serai trop heureux, car je n’ai pas oublié votre fidèle et généreuse critique de L’Imposture, et votre nom est pour moi celui d’un ami. Puis-je vous prier de me fixer un rendez-vous à Paris, jeudi prochain, au début de l’après-midi, (mon train arrive à deux heures), et à l’endroit qui vous plaira ? Veuillez croire, Monsieur, à ma très fidèle et profonde sympathie, G. Bernanos. Lundi soir. »
Historique premier échange entre les deux écrivains, auteurs dans la décennie suivante des deux romans majeurs sur la guerre d’Espagne : L’Espoir et Les Grands Cimetières sous la lune. Cette lettre fait suite à l’article donné par Malraux dans La N.R.F. (n° 242, 1er mars 1928, p. 745), rendant compte de L’imposture lors de sa publication : elle constitue la première trace d’une « rencontre » entre les deux écrivains, « au moment où Malraux faisait connaître sa réaction face au deuxième roman de Bernanos […]. Malraux a été un des premiers à percevoir la nouveauté du roman bernanosien, où [il] voit dans la structure dramatique de L’Imposture un signe indubitable que le roman moderne a pris le relais de la tragédie » (Joseph Jurt, Malraux et Bernanos face à la guerre civile d’Espagne, Présence d’André Malraux, n° 16, 2018, p. 73-87). Malraux l’agnostique sera durablement marqué par la lecture de Bernanos ; tellement, qu’il devait accepter sur-le-champ en 1974 (à la demande de Jean-Loup Bernanos, le fils cadet de l’écrivain) de préfacer une réédition à venir aux Éditions Plon de l’œuvre complète de son père. Cet ambitieux projet n’ayant pas abouti, la préface a été reprise dans l’édition de poche du Journal d’un curé de campagne, mais fut d’abord publié dans Le Figaro littéraire (n° 1480, 28 septembre 1974, p. 11 et 12), sous le titre « Bernanos, le dernier témoin de la pitié sacrée ». Texte remarquable, l’un des plus pénétrants écrits sur Bernanos, qui fait notamment référence à l’œuvre de Dostoïevski, à près de vingt reprises. Rappelons que Georges Bernanos décède Le 7 juillet 1948 à l’hôpital américain de Neuilly : quelques jours auparavant, il avait fait appeler à son chevet André Malraux, sorti bouleversé après un entretien de quatre heures, dont rien ne devait filtrer. « On sait assez bien en revanche le dialogue qui s’était engagé entre les deux écrivains à leur retour d’Espagne, chacun de son côté, en 1937. À Malraux le félicitant pour sa ‘sincérité inflexible’ et lui faisant part à son tour de ses propres déconvenues dans l’autre camp, Bernanos l’interrompant avait alors lancé : » Mais pardon, Malraux, avez-vous fait comme moi ? » Malraux : Vous êtes chrétien, vous agissez en chrétien, moi je suis communiste, je n’écrirai jamais un mot qui puisse porter le moindre préjudice au parti. » Bernanos : Bon, cela vous regarde, mais alors quel cas dois-je faire de vos éloges ? Aux yeux des hommes comme vous, je ne puis passer que pour un imbécile ou un fou. » (Pilé, « Bernanos ou l’invincible présence », Expressions, n° 536, juin 1998). Malraux sera présent aux obsèques – mais à titre seulement privé –, et en était le seul représentant du monde des lettres et de la politique, lequel, sans doute, ne s’était pas senti obligé envers un homme obstiné à décliner ses honneurs : refus à trois reprises de la Légion d’honneur (1927, 1938 et 1946), d’un fauteuil à l’Académie française ou de postes de ministre et d’ambassadeur. Malraux, en 1974, terminait sa préface par ces mots : « Rendant compte de L’imposture lors de sa publication en mars 1928, j’écrivais dans La N.R.F. : Dans ce livre, ce ne sont pas les personnages qui créent les conflits, mais les conflits qui suscitent les personnages… Je ne serais pas étonné que les ‘crises’ apparussent à M. Bernanos avant même que les personnages fussent fixés par son imagination. La réussite de L’Imposture était moins grande que celle du Journal d’un curé de campagne. Mais qu’il est singulier d’employer le mot réussite pour parler d’un livre de Bernanos ! »