Paris-Versailles, s.n., 1963. In-4°, couverture beige neutre. Traduction d'André Prudhommeaux. Illustré de 4 pointes sèches originales de Rudolf Mumprecht. Tirage à 50 exemplaires sur vélin d'Arches, celui-ci le numéro 37. Envoi autographe de l'illustrateur.
Reference : EXE-695
Parfait état.
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Chez Panckoucke | A Amsterdam& se trouve à Paris 1764 | 10 x 17 cm | 2 parties en un volume relié
Edition originale, rare, parue anonymement. Reliure en plein veau marbré et glacé d'époque. Dos à nerfs orné. Pièce de titre en maroquin rouge. Traces de frottement. Absence du faux-titre de la première partie. Bel exemplaire. Conte philosophique dans lequel un jeune homme, d'abord élevé dans une cage est jeté sur une île déserte est éduqué par la nature à l'âge de 15 ans. Chaque expérience est l'objet d'une découverte, soit sur le monde, soit sur lui-même. Ce jeune homme incarne ainsi le scientifique des temps modernes, vierge devant les choses. Face à la nature et loin de la civilisation, l'homme est fondamentalement bon selon le roman, mais la nature elle-même n'est pas exempte de maux que l'homme est appelé à corriger. L'ouvrage met ainsi en scène une nature idéale dans son rapport à l'homme, il est comme une expérimentation, celui de l'éveil des sens et de la pensée provoqués par la nature chez un être vide. La seconde partie projette le personnage dans la civilisation et le met en rapport avec ses semblables. En 1764, L'année littéraire suggère que l'oeuvre pourrait apporter des éléments de réponse à la question des premières connaissances de l'homme : "Les amateurs de la philosophie moderne, c'est-à-dire de cette métaphysique qui veut remonter à l'origine des nos idées, débrouiller le chaos de notre être, cette sorte de lecteur sera porté à accueillir cet ouvrage..." Roman qui eut un certain retentissement à une époque où le mythe du "bon sauvage", les réflexions sur l'éducation, la nature de l'homme, occupaient les esprits philosophiques, Beaurieu réussissant comme une expérience des thèses de Rousseau. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S. n. | à Londreset se trouve dans la plupart des capitales de l'Europe 1777 | 12.50 x 19.50 cm (In-8) | 6 volumes reliés
Nouvelle et meilleure édition augmentée (en partie originale), illustrée d'un frontispice, de 12 figures non signées, et de 6 vignettes de titre (les pages de titre sont entièrement gravées). Belle impression. L'édition originale de 1770 n'était qu'en 3 Volumes in 12. Reliures en plein veau écaille d'époque. Dos lisse orné avec fleurons et multiples roulettes. Triple filet d'encadrement sur les plats. Tranches cailloutées bleues. Légères épidermures sur les plats. Quelques trous de ver aux mors, et un travail de ver en marge du tome I. Malgré ces menus défauts, bel exemplaire, bien relié et bien frais. * Livre protéiforme consacré à l'étude de l'homme, mêlant adroitement et dans une lecture toujours plaisante des récits, des dialogues et des pièces de théâtre (on y trouve même citées in extenso des lettres de 'Lettres Persanes'), de l'histoire ; l'ouvrage a un but inavoué encyclopédique sur la nature de l'homme. Si le premier volume est consacré stricto sensu à la philosophie de la nature dans l'histoire, les volumes suivants s'en éloignent vite pour se consacrer entièrement à l'étude de l'homme (morale, religion, politique). On trouvera le volume IV particulièrement intéressant, son objet étant l'étude des monstres de la nature (homme des bois, homme poisson, eunuques...) ; ses sources bibliographiques sont précieuses. Ce sont les deux derniers volumes étudiant le rapport de l'homme à la religion qui firent aussitôt condamner le livre au feu et bannir son auteur à perpétuité avec confiscation de ses biens. Ce dernier ne se contente pas de la seule religion chrétienne, mais de la plupart des cultes connus alors, de ceux des Anciens et de ceux actuels. En fin de l'uvre, une réflexion politique très sévère sur la religion. On a traité l'auteur de "singe de Diderot". Au sens où il emprunte les mêmes formes pour atteindre son but, sans doute, mais c'est là un lot commun chez les philosophes du XVIIIe. L'uvre est profondément originale, multiple, et si elle est critiquable, c'est dans ses qualités mêmes. 'De la philosophie de la nature' est à redécouvrir et à réhabiliter. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris 10 février 1938 | 14 x 18.20 cm | 2 pages sur un feuillet, enveloppe jointe
Lettre autographe signée de Jean Wahl adressée à Marc Barbezat, deux pages rédigées à l'encre bleue sur un feuillet. Enveloppe jointe. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Jean Wahl fut l'examinateur de Marc Barbezat pour l'examen de philosophie au baccalauréat, c'est alors que les deux hommes se lièrent d'amitié.En 1940, peu de temps après la rédaction de cette lettre, Barbezat fondera la revue L'Arbalète à laquelle le philosophe collaborera en confiant à son jeune protégé ses tous premiers poèmes. Cette revue deviendra par la suite une maison d'édition qui publiera notamment les premiers et sulfureux textes de Jean Genet. Belle lettre empreinte de poésie : "J'ai aimé ce que vous dites sur vos journées passées avec la nature, - avec Dame Nature, Femme nature."Wahl commente : "J'ai reçu un volume de vers de [René] Tavernier dont vous m'avez parlé, et qu'un de mes étudiants connaît. C'est difficile, mais non sans intérêt." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Jean-Baptiste de MIRABAUD - Paul Henri Dietrich Baron d' HOLBACH - HELVETIUS
Reference : 36999
(1774)
S. n. [ Marc Michel Rey] | à Londres [Amsterdam] 1774 | 12.50 x 19.50 cm | relié
Rare et intéressante réunion de ces deux ouvrages. Nouvelle édition du système de la nature après la rare originale de 1770, et édition originale de l'ouvrage d'Helvetius à la même date de 1774 que cette nouvelle édition de Mirabaud ; en réalité trois éditions sont parues à la même date, avec une collation différente, sans qu'on ait pu déterminer s'il y a une véritable originale. Reliure en pleine basane marbrée d'époque. Dos lisse très orné. Pièce de titre en maroquin rouge, et de tomaison en maroquin noir. Tranches rouges. Coiffes de queue arrachées. Une tâche brune sur le plat supérieur du tome I. Restauration à l'aide d'une pièce de cuir au plat supérieur du tome II. Assez bon exemplaire. L'ouvrage d'Helvetius est une exégèse et un examen du Système de la nature, l'auteur semble en avoir condensé la matière sous forme de maximes et d'assertions, le tout reposant sur un fort credo matérialiste. On sait aujourd'hui que l'ouvrage n'est peut-être pas d'Helvetius, bien qu'on y reconnaisse sa philosophie. Quant au Système de la nature de Mirabaud, il fut reçut comme une bombe dans le milieu des lettres, et finalement assez mal accueilli par les philosophes. Ce ne furent pas les thèses ouvertement matérialistes de d'Holbach qui furent condamnées mais la démonstration d'athéisme et d'anticléricalisme. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Pierre DAVID | Paris 1651 | 10.6 x 16.8 cm | 4 volumes reliés en 1
Paris, Pierre David, 1651. Petit in-8. Quatre ouvrages reliés en un volume. Seconde édition des Divers traictez, à sçavoir, de la nature des bains de Bourbon, & des abus qui se commettent à présent en la boisson de ces eaux, avec une instruction pour s'en servir utilement. De la Macreuse. De la Poudre de sympathie, dont la première édition avait paru chez le même libraire en 1650. Le texte est précédé d'une épître à Messire Baltazar du Mont, chevalier et baron de Neufuy Saint-Sépulcre, ornée d'un bandeau gravé aux armes fleurdelisées. 4 ff. n. ch., 148 et 56 pp., 2 ff. n. ch. Ont été reliés à la suite : Nicolas Papin, Nicolai Papinii Blesensis M. D. De pulvere sympathico dissertatio. Paris, Siméon Piget, 1650. 8 ff. n. ch., le dernier blanc, et 40 pp. Nicolas Papin, La poudre de sympathie, deffendue contre les objections de Mr. Cattier, médecin du Roy. Paris, Siméon Piget, 1651. 4 ff. n. ch. et 56 pp. Isaac Cattier, Response à Monsieur Papin Docteur en Medecine, touchant la poudre de sympathie, en laquelle est traicté de l'Esprit universel, & des propriétez de l'Ayman. Paris, Edme Martin, 1651. 87 pp. Reliure en plein maroquin vert sapin, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et orné de doubles caissons richement décorés, roulettes dorées sur les coiffes, triples filets dorés encadrant les plats, doubles filets dorés sur les coupes, dentelle intérieure, gardes et contreplats de papier peigné, toutes tranches dorées. Ex-libris gravé aux armes contrecollé sur un contreplat. Élégante reliure signée Krafft. Très bel exemplaire, parfaitement établi. * Ce recueil rassemble dans leur succession presque immédiate les quatre textes essentiels de la querelle qui opposa Isaac Cattier à Nicolas Papin sur la poudre de sympathie. Il permet de suivre la controverse depuis la dissertation latine de Papin, parue une première fois en 1647 et réimprimée ici en 1650, jusqu'aux deux répliques françaises échangées l'année suivante. La poudre de sympathie appartenait à la tradition paracelsienne de l'onguent armaire. Elle ne devait pas être appliquée directement sur la plaie, mais sur l'arme qui l'avait produite ou sur un linge imprégné du sang du blessé. La blessure, simplement nettoyée et protégée, était supposée guérir à distance par l'effet d'une correspondance invisible entre le corps, le sang et l'objet traité. L'affrontement ne portait donc pas seulement sur l'efficacité d'un remède. Il engageait la possibilité même d'une action à distance. Papin défendait l'existence d'une sympathie naturelle capable de relier des corps séparés. Cattier soumettait au contraire cette causalité aux exigences de la raison médicale et à l'adage selon lequel aucun agent ne peut agir là où il n'est pas. À travers la poudre se trouvaient ainsi discutées les frontières entre médecine, magnétisme, philosophie naturelle et magie. Le désaccord fut encore compliqué par un malentendu bibliographique. Papin crut reconnaître dans le discours de Cattier une réfutation directe de sa dissertation. Dans sa Response de 1651, Cattier protesta qu'il n'avait pas eu connaissance du texte de son adversaire lorsqu'il avait composé son premier traité. Le présent volume réunit précisément les pièces de ce dialogue contrarié : la thèse, l'objection, la défense et la réponse à la défense. Cette polémique française précède de plusieurs années le discours par lequel le chevalier anglais Kenelm Digby allait donner à la poudre de sympathie sa plus grande célébrité européenne. Prononcée devant une assemblée savante à Montpellier en 1657, puis publiée en 1658, son intervention reprenait le même problème de la guérison à distance et cherchait à l'expliquer par les mouvements de particules et les mécanismes invisibles de la nature. Le débat Cattier-Papin montre que cette matière agitait déjà les médecins français avant que Digby ne lui confère l'éclat d'une démonstration mondaine. Les autres traités de Cattier prolongent cette interrogation sur les limites du vraisemblabl