‎ARAMI M.‎
‎Vivre.‎

‎Averbode (Belgique), uvre de la Bonne Presse, 1935. 14 x 20, 250 pp., 40 illustrations, broché, bon état (couverture légèrement défraîchie, cachets du Collège jésuite Saint Stanislas à Mons).‎

Reference : 24777


‎‎

€14.00
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‎ARS MORIENDI‎

Reference : LCS-16804

‎ARS MORIENDI. Le Livre nomme Lart et science de bien vivre et de bien mourir avecques plusieurs belles histoires... L’Art de bien vivre et de bien mourir‎

‎L’Art de bien vivre et de bien mourir, catalogué il y a 42 ans par Georges Heilbrun. De la bibliothèque Edmée Maus. Paris, vers 1530. Lyon, Jaques Moderne dit Grad Jaques, s.d. [vers 1530]. In-8 de (36) ff. (A-I4) dont 1 titre gravé dans une bordure, gothique à longues lignes, 12 gravures sur bois à pleine page, ptes. déchirures à 3 ff. sans manque, pte. restauration dans la partie supérieure du f. B3. Maroquin brun janséniste, dos lisse avec le titre doré en long, filet doré sur les coupes, triple filet doré intérieur, tranches dorées. Gruel. 162 x 113 mm.‎


‎Rare édition de l’Ars Moriendi « Art de bien vivre et de bien mourir » illustré de xylographies, petit livre de piété dont on ignore l’auteur et la date de composition, et dont il y eut plusieurs traductions. Dutuit, Livres xylographiques, I, p.62 ; Graesse, Trésor de Livres rares, 47 ; Brunet, I, 512 ; Baudrier, XI, 516-517 et 512 ; Pogue, Jacques Moderne, n°67. Guillaume Tardif, lecteur de Charles VIII, fut, selon Émile Mâle, l’auteur de cette libre traduction du texte des anciennes éditions xylographiques, dans laquelle le latin concis et obscur est « traduit, expliqué, développé par un véritable écrivain qui parle une langue grave et un français déjà classique ». Les premiers exemplaires de « l’Ars Moriendi » illustré apparaissent vers la moitié du XVe siècle avec des xylographies d’une efficacité tellement dramatique qu’elles ont contribué, à elles seules, beaucoup plus que le texte, à la diffusion très importante du petit livre : chaque image est placée en regard du texte, et illustre tour à tour la tentation du diable et la bonne inspiration de l’ange agonisant. Au fil des décennies (une des dernières éditions est de 1538), l’Ars devient un genre littéraire, et cependant il tend à se cristalliser, tandis que les illustrations deviennent de plus en plus grossières et se simplifient au maximum ; toutefois quelques thèmes du drame qui se déroule dans l’âme du fidèle au moment du trépas, représentés par l’ars moriendi, sont accueillis dans les traités contemporains sur les « novissima », lesquels, outre les thèmes, qui sont propres à l’Ars, en contiennent d’autres (Ubi sunt, de la description de l’agonie, etc.). L’esprit et la substance des artes moriendi passèrent aussi dans bien d’autres livres de piété, et il survécut quelque chose d’eux dans les innombrables exhortations aux malades et aux moribonds qui furent publiées, surtout en France, au cours du XVIIe et XVIIIe siècles. Cette curieuse édition contient en plus de « l’Ars moriendi » « les Dix et les Cinq commandements » et « les Fantaisies du monde », de Guillaume Alexis. L’iconographie saisissante comprend 12 grands bois à pleine page, reprenant les bois primitifs du maître de « l’Ars moriendi » de Jean Siber, reproduits par Claudin III, 210 à 212 et 445, 446 et Baudrier, XI, 512. Deux petits bois représentent Moïse sur le feuillet de titre et la Crucifixion. Précieux volume provenant de la bibliothèque Edmée Maus, avec ex libris. Il fut catalogué il y a 42 ans au prix considérable de 42 500 F (7 000 €) (cat. 39, 1973, n°9) par Georges Heilbrun.‎

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EUR45,000.00

‎PLATINE en françoys [Bartolomeo Sacchi dit] (1421-1481).‎

Reference : LCS-A54

‎Platine de honeste volupté. Sensuyt le livre de platine très utile & nécessaire à toutes gens, lequel nous montre & enseigne coment lon doit regir & gouverner le corps humain pour vivre longuement en bonne santé : et est divisé en dix parties. (A la fin :) - Cy Finist Platine, qui traicte de honneste volupte et de toutes viādes proffitables a lhome lēql a este trāslate de latin en frānçois, et augmente copieusement de plusieurs docteurs, principalement par messire Desdier xpol prieur de Sainct-Maurice pres Mōtpellier, et imprime nounellement a Lyon par Antoine Dury, lan mil cinq cens vingt huit le iiii iour de iung Le plus bel exemplaire en reliure ancienne répertorié depuis un siècle de la plus rare édition de langue française du XVIè siècle.‎

‎«Le premier livre de cuisine imprimé des temps modernes.» (G. Oberlé). (1528). (4) ff: page de titre imprimée en rouge et noir dans un encadrement, table, cxi ff., (1) f. de marque d’Antoine du Ry; impression en caractères gothiques sur deux colonnes, nombreuses lettrines décorées de motifs végétaux ou historiées. Peau de truie ivoire sur ais de bois, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin brun, tranches mouchetées. Reliure ancienne. 238 x 167 mm.‎


‎Superbe exemplaire de la plus rare édition de Platine imprimée au XVIe siècle. «Edition que nous n’avons pas vue» mentionne Vicaire (col. 694). L’exemplaire cité et décrit de la bibliothèque de l’Arsenal de Toulouse est incomplet de la remarquable page de titre en rouge et noir. «Nous devons à Platine (1421-1481) le plus important traité de cuisine du XVe siècle.» (G.Oberlé). Le livre de Platine connaîtra une diffusion internationale et sera traduit en plusieurs langues. Grâce à cela, il va renouveler la cuisine européenne, en l'italianisant. Le souci primordial qui doit guider, selon lui, les cuisiniers est de distribuer de la joie, de la santé et du bien-être. Il se réclame d'Épicure, de Columelle et d'Apicius. Au XVème siècle, si le succès de certains manuscrits culinaires médiévaux est indéniable, c'est avec l'invention de l'imprimerie que les recettes de cuisine sont diffusées à plus grande échelle en Italie, en Allemagne et en France. Le premier livre de cuisine à bénéficier de cette technologie est De honesta voluptate et voletudine de Platine de Crémone dit « Il Platina », pseudonyme de Bartolomeo Sacchi (1421-1481). Rédigé en latin et imprimé à Rome en 1473, ce traité de gastronomie très original mêle souvenirs littéraires de l'Antiquité, recettes de cuisine et médecine médiévale. Plus qu'un livre de cuisine, De honesta voluptate et valetudine servira de "manuel de bien vivre" dans l'Europe humaniste du XVIèmesiècle. Platine est né à Piàdena, région de Crémone, en Italie en 1421. Après une courte carrière militaire et des études de lettres, il se rend à Florence où il devient précepteur chez les Médicis et se lie avec les humanistes de la ville. En 1461, il s’installe à Rome où il est secrétaire du Cardinal Francesco Gonzague, puis abréviateur des papes Pie II et Paul II. En 1475 il est nommé à la tête de la Bibliothèque du Vatican nouvellement créée. Il écrit alors le Liber de vita Christi ac pontificum omnium et Historia urbis Mantuae. Mais son œuvre majeure est le De honesta voluptate et valetudine, rédigé avant 1467 et dont il confie l’impression, en 1473, à Ulrich Han (1425-147.), l’un des tous premiers imprimeurs de Rome. Publié sans nom d’auteur, l’ouvrage rencontre sans doute un certain succès puisqu’une nouvelle édition paraît en 1475 à Venise (chez Laurentius de Aquila & Sibyllinus Umber) avec, cette fois-ci, la mention de l’auteur. Une vingtaine d’éditions se succèdent ensuite jusqu’au milieu du 16ème siècle à Venise, Bologne, Cologne, Bâle et Strasbourg. Mais c’est en France que l’ouvrage connut sa plus large diffusion grâce à la traduction de Didier Christol (14..-15..), prieur de Saint-Maurice près de Montpellier, qui augmenta le texte de nombreux commentaires. La première édition française de 1505 fut imprimée à Lyon. Une seconde édition lyonnaise, celle-ci, la plus rare de toutes, paraîtra le 4 juin 1528. Le titre de l’ouvrage annonce les thèmes abordés : le plaisir de la table (voluptate) et la bonne santé (valetudine), sans tomber dans les excès (honesta). Dans son prologue Platine précise : « J’écris à l’intention de tout citoyen qui recherche la bonne santé, la modération et l’élégance de la nourriture plutôt que la débauche, et pense avoir montré à la postérité que les hommes de notre temps avaient assez de talent au moins pour imiter sinon régaler nos ancêtres ». La première partie de l’ouvrage liste les principaux aliments et la meilleure façon de les préparer. La seconde partie contient, quant à elle, près de 200 recettes de plats classés en fonction de leurs vertus médicinales. Platine s’inspire des textes des naturalistes et médecins grecs et latins, Caton, Virgile, Pline ou Dioscoride. Basé sur les enseignements de Galien et la théorie des humeurs, il s’inscrit également dans la tradition de la diététique hippocratique selon laquelle la digestion serait un processus de cuisson chargé de transformer les propriétés des aliments, classés selon quatre types (froid, chaud, humide et sec), qui auront des impacts sur les quatre humeurs et quatre tempéraments humains. Les maladies internes étant dues à l’excès d’une humeur dans le corps, il suffit, pour obtenir la guérison, de l’évacuer ou de la faire disparaitre par un régime approprié. Ainsi, on administrera aux malades souffrant de fièvre des aliments particulièrement froids, telles que les cucurbitacées ou les salades - qui ne sont guère conseillées en temps ordinaire. Le De l’honneste volupté combine habilement la théorie (par l’analyse des qualités de chaque aliment) et la mise en pratique sous forme de recettes de cuisine. Les aliments « froids » pourront être réchauffés par des épices et des condiments dont la force se trouve être tempérée à son tour par des assaisonnements plus doux. Un gibier d’eau naturellement humide et froid, comme l’eau où il vit, sera ainsi asséché si on le rôtit et qu’on l’accompagne d’épices chaudes et sèches. Le De l’honneste volupté est organisé en dix livres. Pouletz au verjust : les pouletz cuyras avec quelque chair sallee, et quant seront demy-cuytz, mettras dedans ton pot des raysins passis levés les grains […] Après, decouperas menuement du persil et de la mente, et pilleras du poyvre et redigeras du saffran en pouldre. Et quant lesdits pouletz seront cuytz, tu mettras tout et infondiras dedans ledit pot […] Cette viande […] pource quest saine grandement et salutaire au corps, nourrist grandement, est de facile concoction, et convient sur tout à l’estomach, au cueur, foye et aux reins et : et aussi réprimist la colere. De la chair sallee ou jambon de porceau : la chair sallee du porceau, entrelardée du gras et du maigre, couperas a belles lesches ou pièces deliee, puis les friras à la poille, non mye grandement ; et cuytes et que soient mises sur ung plat, inspargiras par dessus icelles du vin aigre / sucre / cynamone et persil découpe bien menu. Tartre de cerises ou griotes : les cerises aigres qui sont dictes griotes exossees pilleras au mortier, pillees que soient y adjousteras des roses rouges bien pillees, ung peu de fromaige frais et du vieulx pillez ou gratusez, ung peu de poyvre, aussi peu de gingembre, aulcunement plus de sucre, quattre oeufz bien batus. Et tout mesle ensemble feras cuyre en la poille bien oincte et subscrostee a petit feu, et yssue du feu la surfondras du sucre et eaue rose. Et plus original, l’ours, dont Platine précise toutefois qu’il est préférable de ne pas manger la tête car il “a le cerveau envenimé”… Sa viande est de surcroit difficile à digérer. Les ours “nuysent à la rate & au foye, engendrent mauvaises humeurs… cest une viande fastideuse & visqueuse sur toutes autres chairs…& donnent petit nourrissement”. Les éditions lyonnaises de Platine au 16ème siècle: Depuis 1472 et la création du premier atelier par un marchand Barthélémy Buyer (1433-1485), Lyon n’a cessé d’accueillir de nouveaux imprimeurs. Classée troisième ville d’impression en Europe derrière Venise et Paris, elle attire les gens de lettres et devient un foyer de l’humanisme. En 30 ans, une cinquantaine d’imprimeurs viennent concurrencer Barthélémy Buyer ; la plupart sont allemands, quelques-uns viennent de Venise mais peu sont lyonnais. Si la plupart des œuvres sont écrites en latin et pensées pour des personnes lettrées, une quinzaine d’imprimeurs lyonnais ont imprimé les grands classiques de la littérature culinaire médiévale en langue vulgaire. On dénombre ainsi neuf éditions du Viandier de Taillevent imprimées entre 1534 et 1615, cinq éditions de La fleur de toute cuysine entre 1567 et 1604, deux éditions du Livre de cuysine tres utile et proufitable chez Olivier Arnoullet en 1542 et 1555, une de Pratique de faire toutes confitures chez Benoist Rigaud en 1588, De re cibaria (« Des aliments ») chez Sebastien Honoratum en 1560 et du Thresor de santé chez Antoine Huguetan en 1607. Pour l’œuvre de Platine, on dénombre 5 éditions lyonnaises imprimées entre 1505 à 1571. La première édition en langue vernaculaire de l’ouvrage de Platine, datée de 1505, paraît sous le titre Platine en francoys tresutile & necessaire pour le corps humain qui traicte de hôneste volupte et de toutes viandes et choses que lôme mange… L’ouvrage ici présenté est la seconde édition lyonnaise, la plus rare de toutes. Sorti des presses d’Antoine du Ry (14..-15..) en 1528, il prend le titre de Platine De honeste volupte. La page de titre en rouge et noir est ornée d’un encadrement gravé sur bois. Les caractères sont gothiques (bâtarde française). Au colophon figure : « imprime nouvellement a Lyon par Antoine du Ry, lan mil cinq cens vingt et huit, le IIII jour de juing ». À ses débuts, l’imprimé se situe dans la continuité du manuscrit. Ces deux éditions de l’ouvrage de Platine sont ainsi caractérisées par la présence des lettrines de grand modèle, gravées sur bois, ressemblant aux lettrines des miniaturistes. Les caractères typographiques utilisés pour ces deux éditions sont de la famille des gothiques et du groupe des bâtardes. A la Renaissance, la bâtarde française est essentiellement utilisée pour les ouvrages en langue vernaculaire. Elle est dérivée des cursives gothiques et se caractérise entre autres par des f et des s prolongés en dessous de la ligne que l’on voit distinctement sur ces deux éditions de 1505 et 1528. Caractéristiques de l’édition de 1528: La plus rare et la plus chère des éditions de Platine possédées par Yemeniz: ses éditions de 1480 et 1485 furent adjugées 160 F. Or et 23 F. Or (n° 884 et 883), celle-ci, reliée aussi par Trautz-Bauzonnet, fut adjugée 165 F. Or (n° 886) tandis que «Le Grant Testament de Maistre François Villon» imprimé par Guillaume Nyverd (vers 1518-1520) était adjugé 80 F. Or (n° 1625). Ce volume était adjugé 432818 € le 2 juin 2023. Le plus bel exemplaire répertorié en reliure ancienne depuis un siècle.‎

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EUR35,000.00

‎LA MARTINIERE, Pierre-Martin de (1634-1690).‎

Reference : LCS-18122

‎Nouveau Voyage du Nort dans lequel on voit les Mœurs, la Manière de vivre, & les Superstitions des Norweghiens, des Lapons, des Kiloppes, des Borandiens, des Syberiens, des Moscovites, des Samojedes, des Zembliens & des Islandois. Edition originale rarissime ornée de 18 estampes.‎

‎Bel exemplaire en reliure de l’époque provenant de la bibliothèque Philippe André de Raisme (1695-1750). Amsterdam, Estienne Roger, [1700]. In-12 de 341 pp. dont 18 planches à pleine page, (15) ff. de table. Veau havane moucheté, dos à nerfs orné. Reliure de l’époque. 153 x 90 mm.‎


‎Edition originale rarissime ornée d’un frontispice et 17 planches gravées en taille‑douce à pleine page (costumes, habitants, scènes de chasse et de pêche). « Figures hors texte en taille-douce : indigènes, animaux, etc. » (Chadenat, 1645. Pierre-Martin de La Martinière, médecin alchimiste, après avoir été médecin du roi de France, devint le chirurgien de Frédéric III du Danemark. C’est ainsi qu’il participa aux expéditions de la Compagnie du Nord danoise. In 1670 (this date is controversial (see « Controversy over the date of La Martinière's journey to the north », below), La Martinière happened to be in Copenhagen at the time when the Danish Northern Trading Company, after having been granted franchise by Frederick III of Denmark, was to undertake an expedition to the northern realms with the objective of ascertaining the type of trade that could be maintained with the indigenous populations of the north. The king had for this reason equipped a fleet of three trading vessels belonging to the company. La Martinière, with the assistance of one of his friends, was enlisted as surgeon on board one of those ships and thus had the opportunity to wander through the coasts of Norway, Lapland, northern Russia, Novaya Zemlya, Greenland and Iceland for a period of five months. An account of the expedition was later published by him in 1671 in Paris. It is the first published travel report written by a Frenchman describing the Arctic coasts of Europe. Although his career is to some extent known, the same is not true as regards his private life. Concerning it, very few information is available. It seems that he married two times. La Martinière died towards 1676 according to some sources, aged 42. According to other sources, however, he died much later in 1690. No consensus exists concerning the date of La Martinière's journey to the north. While some sources place his journey in the year of 1670, it is a common practice to assign 1653 instead of 1670 as its date. Väinö Tanner even writes that the travel took place in 1647. The date 1647 is undoubtedly fallacious since it is clearly implied in the account of La Martinière's voyage that the travel did not occur prior to 1653 (see pp. 1–2 of the third edition of La Martinière's travel account). The following arguments have been set forth to prove the dates 1647 and 1653 erroneous and the date 1670 veracious: « – In the introduction to the account, the years 1647 and 1653 are mentioned when referring to the years that the trading company received its royal franchises. This does not tell when the journey occurred. Commentators have, in other words, confused the date of La Martinière’s voyage with other dates mentioned in his book. – It is explicitly stated in the English edition that the journey lasted from April to September 1670. However, the date obviously has been added on by the English publisher. – We are reminded several times in the English edition that La Martinière undertook his journey in 1670. – In the French edition, the author points to the winter of early 1670 when French doctors thought that the plague infected people because of extreme cold weather. So the book must have been written after 1670. – Also in the French edition, La Martinière tells how he gave a book which he had written on medical science to a person whom he had met in Norway. This book, Le Prince des Operateurs, was published in France in 1668. – La Martinière was an experienced discoverer long before setting off on his northern trek. He had also written books about various diseases as a result of his long medical practice. It is improbable that a young man of 19 years, as he would have been in 1653, could have found enough time for this. » Bel exemplaire relié en veau de l’époque provenant de la bibliothèque Philippe André de Raisme (1695-1750).‎

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EUR3,500.00

‎LAON, Jean de, Seigneur d'Aigremont‎

Reference : LCS-13642

‎Relation du Voyage des Francois Fait au Cap de Nord en Amerique, Par les soings de la Compagnie establie à Paris, & sous la conduite de Monsieur De Royville leur General ; Avec une ample description du Pays, des Mœurs & façon de vivre des Sauvages, & l’observation des hauteurs. Dédiée à Madame la Duchesse d’Esguillon. Par L. de Laon Sieur Daigremont ; Ingénieur du Roy, & Capitaine dans les Troupes de France Equinoctialle. Edition originale du récit de la malheureuse expédition de Royville‎

‎Édition originale de la plus grande rareté de cette relation connue à quelques exemplaires seulement, contenant le récit de la malheureuse expédition de Royville au «Cap de Nord en Amérique française» réalisée en 1652, avec pour objectif de «porter la connoissance de nôstre Dieu parmy les peuples sauvages & infidels», et les coloniser. L’exemplaire du Comte de Toulouse et du roi Louis Philippe. Paris, Antoine de Sommaville, 1654.In-8 de (8) pp., 200, et 2 planches gravées à pleine page. 2 ff. intervertis sans manque, sans la carte qui manque presque toujours. Maroquin bordeaux, encadrement à la Du Seuil avec fleurons à l’oiseau aux angles, dos orné de fleurons de même, coupes décorées, dentelle intérieure, tranches dorées. (Lortic). 159 x 100 mm.‎


‎Édition originale de la plus grande rareté de cette relation connue à quelques exemplaires seulement, contenant le récit de la malheureuse expédition de Royville au « Cap de nord en Amérique française », réalisée en 1652 afin de « porter la connoissance de Dieu parmy les peuples sauvages & infidels », et les coloniser. Manque comme généralement la carte. Brunet, III, 20 ; Ternaux-Compans, 740 ; Church, 533 ; Sabin, 38951 ; Graesse, Trésor de livres rares et précieux, III, 103. C’est après avoir appris en France les désastres et la tragédie du despotique Charles Poncet de Bretigny, mort en 1645 massacré par des indigènes, ainsi que ses compagnons, que Royville résolut de fonder une nouvelle compagnie pour coloniser ces contrées, ayant œuvré au préalable pour que le roi déchût de son privilège celle de Rouen. Associé à l'abbé de la Boulaie, intendant général de la marine sous le duc de Vendôme et à l'abbé de l'Isle Marivaut, ainsi qu’à dix autres associés, la compagnie dite des Douze seigneurs nomma Royville général de l’expédition et ceux restés en France seraient chargés de faire passer les renforts de vivres et des munitions. Constituée par des hommes inaptes aux besoins de l'entreprise, l’assassinat de Royville durant le voyage, les dangers liés à l’expédition, ainsi que les querelles internes mirent fin à l’aventure. Paul Boyet et Jean de Laon, chroniqueurs des deux malheureuses tentatives de colonisation de la Guyane : celle de Brétigny en 1643, et celle de Royville en 1652, toutes deux publiées à Paris en 1654, appellent Cap de Nord la Guyane, tout comme les historiens portugais et espagnols. Ces deux chroniques constituent les deux plus précieuses relations de la colonisation française en Amérique centrale. Le volume s’ouvre sur une dédicace « A Madame la duchesse d’Esguillon » et le texte décrit l’expédition dans le détail, les mœurs et coutumes des Indigènes, la nature et la géographie du pays parcouru. « This is an account of an expedition sent out under De Roiville, in 1651. The greater part of the colonists, seven hundred or eight hundred in number, perished in the space of fifteen months, from hunger and the fury of the Indians”. (Sabin).L’illustration, généralement absente, comprend 2 belles planches gravées en taille-douce et une carte: 1/ Représentation d’un aborigène nu tenant un arc face à la page 88, ici présente. 2/ Représentation du même aborigène tenant une masse face à la page 89, ici présente. 3/ Carte de l’isle de Cayenne, ici absente. Précieux exemplaire, fort bien relié par Lortic en maroquin rouge à la Duseuil, de cette édition originale plus rare encore que celles de Champlain ou de Lescarbot. Church, dans sa bibliographie consacrée à la découverte du continent américain, ne cite que deux exemplaires: British Museum et Lenox Libraries. L’exemplaire provient des bibliothèques du Comte de Toulouse et du roi Louis Philippe avec son cachet sur le feuillet de titre.‎

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EUR12,500.00

‎BALINGHEM, Père Anthoine de‎

Reference : LCS-16394

‎Apresdinees et propos de table contre l’excez au boire, et au manger pour vivre longuement, sainement et sainctement. Dialogisez entre un prince & sept scavants personnages : un théologien, canoniste, iurisconsulte, politique, medecin, philosophe moral, et historien. Très rare « première édition de cet ouvrage facétieux et plaisant contre le vice d’ivrognerie et les ivrognes » (Vicaire, 62)‎

‎Édition originale d’une grande rareté d’un traité rédigé contre l’ivrognerie au tout début du XVIIe siècle. Lille, De l’Imprimerie de Pierre de Rache, à la Bible d’or, l’an 1615. In-12 de (13) ff., (1) f.bl., 588 pp., (1) f.bl. Pte galerie de vers dans la marge blanche inférieure des pp. 91 à 121, 143 à 163 et 553 à 588 sans atteinte au texte, papier légèrement bruni. Plein vélin à recouvrement, traces de liens, dos lisse avec le titre manuscrit. Reliure de l’époque. 155 x 93 mm.‎


‎Très rare «première édition de cet ouvrage facétieux et plaisant contre le vice d’ivrognerie et les ivrognes» (Vicaire, 62). Brunet, I, 626; Sommervogel, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, I, 834 «Volume contenant de singulières dissertations. Le livre a été recherché» (Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 304). «Volume peu commun» souligne Brunet. Né à Saint-Omer en 1571, Antoine de Balinghem entra chez les jésuites des Pays-Bas méridionaux à l’âge de 17 ans, puis fut envoyé pour faire son noviciat à Novellara en Italie. Professeur de philosophie à Douai puis à Louvain, il fut ordonné prêtre en 1596 et passa le reste de sa vie à enseigner et à traduire de nombreux livres de l’italien et de l’espagnol. Il mourut à Lille le 24 janvier 1630. Les Après dinées sont rédigés sous forme de dialogues sur la goinfrerie et l’ivrognerie tenus entre l’auteur et divers hommes de métier qui apportent leur avis sur cette question du «Bien boire» et du «Bien manger». Se succèdent ainsi les points de vue d’un théologien, d’un canoniste, d’un jurisconsulte, d’un politique, d’un médecin, d’un philosophe et d’un historien. Les deux péchés sont analysés, commentés puis loués ou fustigés sous le regard expert des sept personnages. L’auteur ne s’adresse pas seulement à la classe populaire, il accuse aussi le magistrat de compromettre les intérêts de la cité, le juge ceux de ses justiciables, le confesseur de s’exposer, quand il a bu, à trahir les secrets du confessionnal etc. «Document très curieux et très significatif sur les mœurs et les habitudes des populations flamandes de son temps» (Oberlé). Séduisant exemplaire en pure reliure de l’époque. Ex-libris gravé portant la devise Beatus homo quem tu erudieris Domine et les initiales «A.L.S.» sur le contreplat. ‎

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