Paris, Hatier, 1967, Connaissances des Lettres format poche de 256 pages
Reference : 2330
Quelques illustrations en noir. Bon exemplaire.
Librairie Pascal Corseaux
M. Pascal Corseaux
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Rouen, Jean de La Mare, 1629. 3 parties en un vol. in-12, chacune avec une page de titre : (8) ff., 319 pp. ; 160 pp. ; 203 pp. In-12, veau , dos à nerfs orné (Rel. de l'époque).Rare édition rouennaise, la troisième édition collective, en partie originale.Les trois parties des oeuvres avaient déjà paru respectivement en 1621, 1623 et 1624. La Lettre contre Balzac, les deux Apologies et la Solitude du Sieur Saint-Amand sont publiés ici pour la première fois.La fameuse lettre de Théophile contre Guez de Balzac, qui ferme le recueil, est un violent écho de la haine qui oppose les deux anciens amants ; évoquant l'homosexualité en ces termes (p. 203) : "On dit que vous estes un estrange male, je l'entends au rebours, et je ne m'estonne pas si vous estes si médisant contre les Dames.", Théophile conclue : "mon advanture la plus ignominieuse est la frequentation de B.".La liberté de style et le libertinage de Théophile de Viau lui valurent la prison, le bannissement perpétuel et la mort à 36 ans. Son œuvre rencontra un succès tel au XVIIe que de multiples éditions parurent, mais c'est Théophile Gautier qui le replaça au devant de la scène.Petites annotations et corrections à la plume dans les marges, dans le 2e parties. Quelques taches et rousseurs pales. Épidermures, petit accroc à la coiffe supérieure, coins émoussés.
Paris, Charles Gosselin, 1832-1833 (I-II) ; Ed. Werdet, mars 1837 (III). 3 vol. in-8, I : 396 pp., (2) ff. d'errata et table ; II : 416 pp., ; III : 369 pp., (3) ff. ; demi-veau havane, dos à nerfs orné or et à froid, pièce de titre et de tomaisons noires (Rel. pastiche XXe).Éditions originales rares de ces célèbres pastiches moyenâgeux, répartis en trois dixains.Plaisant exemplaire (le dos en pastiche soigné et plats d'origine).
P., Duchartre & Van Buggenhoudt, 1927, grand In-4, (41x30 cm), en feuilles, sous chemise cartonnée, 45 pp.
Un des 150 exemplaires numérotés sur Hollande Van Gelder à la forme avec une suite complète en noir de l'illustration, seul grand papier.Ce premier livre pour la jeunesse édité par P.-L.Duchartre contient 65 illustrations coloriées au pochoir et réutilisées avec brio en adaptant aux besoins de la mise en page les célèbres gravures sur bois de Georgin publiées primitivement en feuilles volantes dans les années 1820.
Paris, Claude Morlot, 1627 2 parties en un volume in-4 de 14 pp., (2) ff., 258 (mal chiffrées 330) pp., (1) f., 52 pp., vélin ivoire, traces de lacets, titre manuscrit à l'encre brune au dos, tranches nues (reliure de l'époque).
"Édition originale in-4, donnée par Claude Morlot, concurremment à son édition in-8, témoignage d'une ""offensive éditoriale très concertée"" (M. Bombart, p. 239) L'Apologie s'inscrit dans le cadre de la querelle déclenchée par la publication, en 1624, des Lettres de Balzac, dont elle vise à légitimer l'esthétique. Il s'agit initialement d'une réponse au manuscrit d'un moine Feuillant - répandue par le supérieur général de son ordre, Jean Goulu -, Conformité de l'Eloquence de Monsieur de Balzac. Son auteur, dom André de Saint-Denis, relevait divers extraits des Lettres pour dénoncer les larcins de Balzac et son manque d'originalité. Ami de Balzac, François Ogier entreprend de répondre à ces attaques. Mis au courant des intentions de son ami, Balzac prend le projet à son compte et reformule lui-même sa propre Apologie : ""M. de Balzac, parlant de cet ouvrage, disait qu'il en était le père, et qu'Ogier n'en était que le parrain; qu'il avait fourni la soie, et qu'Ogier n'avait fourni que le canevas"" (Ménage). ""Le coup de maître de Balzac, ou d'Ogier, est d'avoir précisément confisqué à leur profit cette lourde machine de guerre [la Conformité de l'Eloquence]"" (Jehasse). Confrontant les extraits des Lettres avec leurs sources supposées par André de Saint-Denis - ce texte revu et corrigé par Balzac est présenté à la fin de l'ouvrage. L'Apologie, s'appuyant sur l'apport humaniste pour mieux assurer la réussite d'un Moderne et d'un Mondain, affirme l'originalité de Balzac. Elle définit la bonne imitation par rapport au larcin et souligne que Balzac dépasse toute forme d'imitation, en s'émancipant de tout modèle. L'Apologie répond également aux attaques de Sorel dans Francion (1626), justifiant la pertinence et la propriété du style et défendant l'usage des hyperboles en rattachant l'écriture de Balzac au sublime, en référence au traité de Longin. La publication de l'Apologie avec sa dédicace dithyrambique au cardinal de Richelieu et l'Ode liminaire de Monsieur Racan, relance la polémique autour des Lettres : dès l'automne 1627, Jean Goulu répond aux attaques contre la Conformité, dans ses Lettres de Phyllarque à Ariste où il critique Balzac pour son raffinement et sa vanité d'auteur. ""Affirmation superbe de la supériorité de Balzac, l'Apologie est l'éloquent témoignage d'une société jeune, expansionniste, qui demande aux Lettre de consacrer sa puissance dans les armes. Elle traduit le renouveau moral et le sursaut nationaliste suscité par les victoires de Louis XIII et les succès d'un Richelieu […]"" (Jehasse). Très bel exemplaire en vélin de l'époque. De la bibliothèque de Messire Bernard de Noblet chevalier comte de Chenelette avec ex-libris. Mouillure marginale au coin externe supérieur sur une dizaine de pages seulement. Apologie pour monsieur de Balzac, J. Jehasse (éd.), Université de Saint-Étienne, 1977. - Beugnot, 134. - M. Bombart, Guez de Balzac et la querelle des ""Lettres"" : écriture, polémique et critique dans la France du premier XVIIe siècle, 2007."
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20/09/1931 ...I am very pleased to know that my brief analytical notes to your book, Créatures: Chez Balzac, met with your approval (...). I have not had the pleasure of seeing your book on Proust; and since you tell me that it is concerned with Balzac, I want very much to read it, and to enter it under your name in my Supplement to A Balzac Bibliography. I will therefore be extremely grateful if you will be so kind as to send me a copy of your Proust (...). I kept upon my Indexes to a Balzac Bibliography, and found it (by the aid of a microscope) in the Nouvelle Revue Française of March, 1931. I thank you heartily. In your review, you mention that Balzac did not smoke tobacco (...). And yet I have found so many evidences to the contrary (...). As for wine, the visible evidence of which you miss in the photograph of the American Balzacians assembled at the American "Les Jardies", you may be sure that it was not lacking in actuality. True, it was not the wine of Touraine, or Vouvray, or Champagne, but it was nevertheless real wine of the Vintage Royce (...). This does not prevent me from longing acutely for the time when Colonel Philippe Bridau, with Vautrin, Daniel dArthez, du Tillet, Laurence de Cinq-Cygne, and other American Balzacians, in joyous company with our cousins in France, may drink to the eternal glory of the immortal Balzac!......Je suis très content de savoir que mes brefs commentaires sur votre livre, Créatures: Chez Balzac (...). Je nai pas eu le plaisir de voir votre livre sur Proust; et, comme vous me dites quil est relié à Balzac, je veux vraiment le lire et linsérer sous votre nom dans ma bibliographie augmentée de Balzac (Supplement to A Balzac Bibliography). Je vous serais donc très reconnaissant, si vous aviez la gentillesse de menvoyer une copie de votre Proust (...). Jétais resté à l'affût de larticle que vous maviez promis, dans lequel vous faites la critique de mes Indexes to a Balzac Bibliography, et je lai trouvé (à laide dun microscope) dans la Nouvelle Revue Française de mars 1931. Pour cette notice élogieuse, je vous remercie de tout mon cœur. Dans votre critique, vous mentionnez le fait que Balzac ne fumait pas de tabac (...). Et pourtant, jai trouvé tellement de preuves du contraire (...). Comme pour le vin, dont vous avez manqué la preuve visible lors de la photographie des Balzaciens américains réunis aux "Jardies" américains, vous pouvez être certain quil ne manquait pas dactualité. Certes, ce nétait pas du vin de Touraine, de Vouvray or de Champagne, mais cétait quand même du véritable vin du Cru Royce (...). Cela ne m'empêche pas davoir une forte nostalgie pour le temps où le colonel Philippe Bridau, avec Vautrin, Daniel dArthez, du Tillet, Laurence de Cinq-Cygne, et dautres Balzaciens américains, en joyeuse compagnie avec nos cousins en France, pouvaient boire à la gloire de limmortel Balzac!...Totalement hanté par l'œuvre et le personnage de Balzac, William Hobart Royce a passé sa vie à étudier la Comédie humaine, à la commenter, la classer. Un article paru dans le magazine Life du 24 février 1947 rapporte que :« À Brooklyn, un certain William Hobart Royce a passé la plus grande partie de sa vie à se faire le double du romancier français Honoré de Balzac, aussi bien mentalement que physiquement. Il mangeait les mêmes aliments, buvait les mêmes boissons, fumait le même tabac (...). Inutile de dire qu'il faisait autorité en matière d'études balzaciennes, car il ne faisait pas qu'imiter Balzac, il était aussi bibliophile et bouquiniste spécialisé dans les éditions rares. Il est l'auteur d'une bibliographie de référence des œuvres de La Comédie humaine ».Royce est aussi l'auteur de poèmes peu connus (Poems of Brooklyn) ainsi que l'éditeur, dans la même collection, de Frank O'Hara et de Garcia Lorca.William Hobart Royce est fondateur et président de la Balzac Society of America qui comptait une cinquantaine de membres, qui publiait le Balzac Bulletin et qui offrait chaque année un dîner où se retrouvaient entre autres les vice- présidents honoraires : André Maurois, George Arents, et Owen D. Young.