Paris, Librairie Arthème Fayard, 1945. In-8, broché, non coupé, couverture imprimée, grandes marges conservées, 205 pp.
Reference : 22852
Edition originale. Tirage à 880 ex n°. Un des 40 exemplaires numérotés sur papier de Hollande., deuxième papier après 10 Japon. N° 31. Bel exemplaire. Photos sur demande.
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Sept textes sont réunis sous ce titre, acerbe et ironique à l'égard du modernisme. Aussi, Kundera s'y décrit-il en écrivain "postmoderne, sorte de moderniste antimoderne", dont la définition plut sûrement à Maurice Nadeau. Bandeau éditeur conservé. Paris, Gallimard, (5 novembre) 1986. 1 vol. (140 x 205 mm) de 199 p. et [2] f. Broché. Édition originale. Envoi signé : « Paris 86, À mon très cher Maurice [Nadeau] avec l'amitié fidèle de Milan ».
Sept textes sont réunis sous ce titre, acerbe et ironique à l'égard du modernisme. Aussi, Kundera s'y décrit-il en écrivain "postmoderne, sorte de moderniste antimoderne". Evoquant l'histoire du roman au travers de quelques unes de ce figures de proue - de Rabelais à Musil, de Cervantès à Flaubert - il y affirme son opposition au Nouveau Roman, par trop soucieux de la forme selon lui. Se défendant de vouloir apparaître en théoricien, et n'ayant nulle autre intention que de livrer "la confession d'un praticien", il considère que le Roman se doit d'être garant de cette capacité qu'il offre, que de découvrir les aspects inconnus de la nature humaine tout autant que les pouvoirs démesurés de son exploration. Roman que Sarraute juge archaïque, bientôt mort. Ce à quoi Kundera objecte affirmant - et démontrant au travers de ce roman - que le "courant de pensée moderne sera celui qui fera redécouvir l'individu, proposant une interrogation esthétiquement valable sur l'existence humaine". Bande à parution conservée.
L'Art du roman avec envoi : exemplaire Sylvie Genevoix. Paris, Gallimard, (5 novembre) 1986. 1 vol. (140 x 205 mm) de 199 p. et [2] f. Broché. Édition originale. Envoi signé : « Paris 86. À Sylvie Genevoix Milan avec toute la sympathie de Milan Kundera».
Sept textes sont réunis sous ce titre, acerbe et ironique à l'égard du modernisme. Aussi, Kundera s'y décrit-il en écrivain « postmoderne, sorte de moderniste antimoderne». Evoquant l'histoire du roman au travers de quelques unes de ce figures de proue - de Rabelais à Musil, de Cervantès à Flaubert - il y affirme son opposition au Nouveau Roman, par trop soucieux de la forme selon lui, considérant que le roman se doit d'être garant de cette capacité qu'il offre de découvrir les aspects inconnus de la nature humaine tout autant que les pouvoirs démesurés de son exploration. Bel exemplaire de belle provenance éditoriale : Sylvie Genevoix, journaliste au Figaro et à L'Express, fut directrice littéraire aux éditions Albin Michel où elle était entrée en 1992. Elle était aussi la fille de l'auteur de Raboliot et de Ceux de 14, le romancier et académicien Maurice Genevoix.
Paris, Société des anciens textes français, 1936 in-8, XCVI pp., 305 pp., [4] ff. n. ch., toile Bradel noisette, non coupé (reliure de l'éditeur).
Première édition de cette nouvelle version (le roman avait été publié pour la première fois en 1829 dans une traduction de Crapelet). Le Roman du châtelain de Coucy et de la dame du Fayel forme le premier roman biographique en langue d'oïl ; il comprend 8 265 vers, octosyllabes à rimes plates en majorité, et fut composé en picard à la fin du XIIIe siècle ou au tout début du XIVe (certainement après 1285) par un poète qui cache son nom sous un engin dans la conclusion de son poème. On le connaît maintenant sous le nom de Jakemon Sakesep ou Jakemés. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Exemplaire de tête, hors commerce : l'un des trois réservés à l'auteur et aux artistes. Paris, Editions Vialetay, (24 mars) 1958, pour le texte, (9 février) 1959, pour les gravures. Édition originale illustrée des bois de Paul Jouve, gravés par Jacques Beltrand d’après les dessins de l'artiste. Un des 25 exemplaires réservés aux collaborateurs, celui-ci marqué «exemplaire d'artiste» sur papier du Moulin Richard de Bas, signé par Genevoix, Jouve et Beltrand et enrichi de deux suites.
De ces exemplaires réservés aux collaborateurs, nous connaissons celui de Paul Jouve, relié par Georges Cretté, pour le collectionneur Francis Kettaneh, qui l'a acquis auprès de l'artiste en 1962. Ce précieux exemplaire, enrichi des dessins originaux, est passé en vente en 2009 chez Christie's (27 novembre 2009, n° 141) et n'est plus réapparu depuis. Notre exemplaire est donc probablement destiné à Jacques Beltrand, conservé par Maurice Genevoix, qui l'a détenu depuis lors dans sa bibliothèque de la maison des Vernelles, dans le Loiret. Il est enrichi de la suite en noir, de la suite en couleurs et de la suite de décomposition des planches doubles ; il est signé par Genevoix, Jouve et Beltrand. L'édition du Roman de Renard illustrée par Paul Jouve et adaptée par Maurice Genevoix constitue une oeuvre à la croisée de la tradition littéraire médiévale, de l'art animalier moderne et du grand livre illustré bibliophilique français du XXe siècle. Genevoix, écrivain de la nature et des êtres vivants, a toujours porté un regard empathique et poétique sur le monde animal, comme en témoignent Raboliot, La Dernière harde ou L'Hirondelle qui fit le printemps. Le choix de revisiter Le Roman de Renart - chef-d'oeuvre de la satire médiévale - s'inscrit dans cette continuité : Renart, rusé, libre et irrévérencieux, incarne une figure de résistance à l'ordre imposé, que Genevoix admire. Le texte est adapté en français moderne, comme un prélude à La Forêt perdue qui sera publiée dix ans plus tard et qui aura également pour scène le Moyen Âge : ce roman initiatique constitue un ouvrage-clé de son oeuvre, où la mort apparaît comme un thème de plus en plus présent. Il s'en est expliqué peu de temps avant sa mort, évoquant l'expérience de la mort durant la Première Guerre mondiale : « J'ai eu l'instinct de la chasse, très fort, très vif [...], mais je sais depuis [...] que l'ombre de la mort dans l'oeil d'une perdrix tuée, c'est exactement la même chose ». Le choix de Paul Jouve comme illustrateur n'est pas un hasard mais une évidence esthétique et morale : le peintre est alors le plus grand artiste animalier de son temps, connu pour ses représentations vibrantes de fauves, singes, chevaux. Il livre ici une riche illustration de 53 compositions en couleurs gravées sur bois par Jacques, Camille et Georges Beltrand, et de 33 grandes initiales gravées sur bois, fruit d'un travail de plus de dix ans, entrepris dès 1941 et alors qu'il n'a aucun éditeur pour le suivre dans ce monumental projet. Ce sont le bibliophile Jules Exbrayat et l'éditeur Jacques Vialetay qui seront à l'origine de cette édition et de sa commercialisation, et qui feront appel à Maurice Genevoix pour l'établissement du texte. Jules Exbrayat, président de la Société des Bibliophiles franco-suisses, n'aura malheureusement pas le bonheur de voir l'édition réalisée : il décède en 1958, quelques semaines avant l'impression du livre, qui lui sera dédié. Ce sera l'un des derniers ouvrages de Paul Jouve et l'un de ses chefs-d'oeuvre. De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles » (ex-libris).
Paris, La Sylphide, revue parisienne. Littérature. Arts. Mode., 1843 - 1850. Grand in-4, demi-percaline lavande à la Bradel, couvertures, non rogné.
Éditions pré-originales ornées de vignettes gravées sur bois. Les numéros de la revue La Sylphide sont intégralement conservés. Jemmy O'Douggherty. La Sylphide 1843.Les vieilles ballades françaises, La Sylphide, juillet 1842. Un roman à faire. La Sylphide, déc. 1842. Une pièce inédites de M. de Balzac. La Sylphide, oct. 1850.Jemmy, sans indication de source, est la traduction libre d'une nouvelle allemande de Ch. Sealsfield; Nerval précisera "imité de l'allemand" en l'incluant dans les Filles du feu. Les Vieilles Ballades seront reprises plusieurs fois en revue par le feuilletoniste ruiné, avant de figurer dans les Filles du feu, sous le titre: Chansons et légendes du Valois. Un Roman à faire fut en partie recueilli pour former Octavie. Le dernier titre a conservé ses couvertures. Exemplaire de la Collection Vasseur, n° 3197, avec le feuillet de description par le collectionneur.