chez J. Renouard & Cie, etc., Paris 1841 - 1847, 13,7x21,4cm, 13 volumes reliés.
Reference : 87726
Ensemble de 6 éditions des uvres de Carême en reliure uniforme. Avec un portrait contrecollé de l'auteur en frontispice du premier volume. Reliure en demi-basane rouge à coins début XXe, dos à cinq nerfs, auteur, titre et tomaison estampés à l'or, plats de papier décoratif, gardes et contreplats de papier uni. Rare réunion d'ouvrages renfermant les prouesses gastronomiques et pâtissières architecturées d'Antonin Carême, «roi des cuisiniers» et «cuisinier des rois».Ce précieux ensemble regroupe l'intégralité de ses traités culinaires, en éditions de l'époque - les éditions originales furent rapidement épuisées et les suivantes comme celles-ci sont également très recherchées, car augmentées par l'auteur - à l'exception de L'Art de la cuisine française au dix-neuvième siècle, dont notre exemplaire est une remise en vente de l'originale avec une nouvelle page de titre et complétée de la suite rédigée par son disciple Armand Plumerey en édition originale. Le pâtissier pittoresque [...] précédé d'un traité des cinq ordres d'architecture, selon Vignole..., Paris, J. Renouard, etc., Londres, W. Jeffs, 1842.4eédition (Bitting, 74). [6], xv, 56 pp.,125 planches gravées. Rousseurs uniquement surles pages de texte. Le Pâtissier royal parisien, Paris, J. Renouard, etc., Londres, W. Jeffs, 1841, 2 volumes. 3e édition (Cagle, 128; Bitting, 74 - collation des planches conforme à l'exemplaire de la Library of Congress). [2], xcii, 399 pp.; [2], 443 pp., 2 titresgravés, 40 planches dépliantes (et non 41 comme annoncé sur la page de titre). Couvertures conservées, quelques rousseurs. Frontispice gravé détaché, petite déchirure en marge sans atteinte au texte p. xxxvii, pages uniformément brunies, pp. 305-335, trace d'adhésif dans le coin extérieur pp. 395-99, premier plat de couverture du vol. II renforcé avec un onglet en marge intérieure, partie de la pl. 24 détachée le long du pli sans manque, pli de la pl. 31 renforcé à l'adhésif, discrètes restaurations marginales à l'adhésif dans la marge intérieure des pp. 283-88. Le Cuisinier parisien, Paris, J. Renouard, etc., Londres, W. Jeffs, 1841. 3e édition (Cagle, 121; Bitting, 74) xvi, 408 pp., 25 planches dépliantes. Tache pâle sur les quatre première pages, restauration à l'adhésif en marge des pp. 17-32, infime manque pl. 8 n'affectant pas le dessin de la gravure, rousseur le long du pli de la pl. 13, rousseurs éparses. Etienne, Traité de l'office, Paris, Chez l'auteur, 1847. 2 volumes. Edition originale en volume (Bitting, 147). [8], 111-222 [=224] pp.; [2] III-40-11-19-202 [1 f. bl.] 220 pp. [1] f. (catalogue du libraire), signature de l'auteur à la justification du tirage, 7 planches. Rousseurs éparses dans le vol. I, rousseursjusqu'à la p. 194 (vol. II). Le maître d'hôtel français, Paris, J. Renouard, etc., Londres, W. Jeffs, 1842, 2 volumes. 2e édition (Cagle, 123; Bitting, 75-76). [2], xii, 352 pp, frontispice, titre gravé, 25 menus dépliants, 8 planches dépliantes. Rousseurs, pli central desmenus dépliants renforcéà l'adhésif transparent, très discret renforcement à l'adhésif dans la marge intérieure de la page de faux-titre. L'Art de la cuisine française au dix-neuvième siècle, J. Renouard etc., Paris s.d. (1833-1841), 3 volumes. [2] f., ccxxvii, 313 p.; [3] f., xxxi, [5] 342 pp. ; [3] f., 544 pp., [1] f. [titre gravé]. Le texte, mise en page et vignettes gravées sont en tous points identiques à l'édition parue chez l'auteur en 1833-1835. Seuls diffèrent les pages de titre à l'adresse de Renouard et les faux-titres gravés utilisant la même plaque, mais à l'adresse de l'éditeur. La collation est conforme à l'exemplaire de la Bibliothèque du Congrès (Bitting, 75). Illustrée d'un portrait de l'auteur en frontispice du premier volume, un titre gravé pour chaque volume, et 21 planches hors-texte dont 20 dépliantes, ainsi que de nombreuses vignettes dans le texte.Page de faux-titre et titre du vol. I brunies et renforcées à l'adhésif transparent en marge, marge p. xvi brunie, rousseurs sur la page de titre du vol. II, très discret renforcement à l'adhésif dans la marge intérieure (p. 5, vol. II, page de titre et p. 5, vol. III, rousseurs plus prononcées à partir de la p. 544, vol. III). [suivi de] Plumerey, Le Principal de la cuisine de Paris...,Paris, Au Dépôt, Dentu, etc., 1843-1844, deux volumes, [1] f. (faux-titre, catalogue libraire), xi p., 425 pp. ; [2] f., pp. [xii]-xxxv, 539 p., [1] f. (errata), un portrait gravé et un frontispice dans le premier volume, 4 planches. Edition originale de cette suite de L'Art de la cuisine d'après les notes de Carême, par son disciple Plumerey (Vicaire, 147, Bitting 75). Parmi les centaines de recettes que composent cet ensemble, on croise ses superbes pièces montées en pâte à choux, en nougatine ou en sucre filé présentées sur socle illustrées dans son Pâtissier royal. Pour le salé, outre ses fameux vol-au-vent, les sauces Béchamel, la Velouté, l'Espagnole et l'Allemande, Carêmeproposeaussi une défense passionnée de l'orthographe de la «magnonnaise» :« j'en reste plus convaincu encore, lorsque je considère que ce n'est qu'à force de manier des corps liquides ensemble, que l'on finit par obtenir une sauce veloutée très-moelleuse et très-appétissante, unique dans son genre» (Le Cuisinier Parisien). L'esthétisme inouï de ses créations se double d'une philosophie de la cuisine, et même parfois d'une science: ses «bouillons médicinaux» auxquels il attache diverses vertus, reflètent les préoccupations de ses prestigieux clients - friands du plaisir gustatif mais aussi ses propriétés thérapeutiques des plats du grand cuisinier. Même si aucun plat ne porte ici le nom de Carême, le cuisinier baptise de nombreux mets du nom d'illustres contemporains: dans le monde des lettres, on retrouvera le potage Buffon, Lamartine ou encore la matelote d'anguille à la Victor-Hugo. Balzac lui rendra hommage en faisant de son patronyme une antonomase : «Au fond des provinces il existe des Carêmes en jupons, génies ignorés qui semblent rendre un simple plat de haricots digne du hochement de tête par lequel Rossini accueille une chose parfaitement réussie» (Scènes de la vie de province, Un ménage de garçon). La majorité des illustrations, titres gravés et frontispices ont été personnellement dessinés par Carême, et nous plongent dans un monde de festins et de banquets, d'argenterie fine et de nappes brodées d'or: deux illustrations dépliantes du Maître d'hôtel français, de plus de 80 centimètres, dressent les plans d'immenses tablées de 80 à 100 couverts, tandis que 25 menus dépliants retracent l'histoire des plus célèbres mets servis à Versailles sous Louis XV jusqu'à ses propres réalisations à la table du Premier Consul, la cour de FrançoisIerd'Autriche, ou chez Lord Steward, ambassadeur d'Angleterre à la cour autrichienne. Dans le même ouvrage, figure le propre dessin de Carême illustrant son invention de la toque, élément devenu emblématique du costume de cuisinier: « j'eus l'idée de porter mon bonnet garni ainsi d'un rond de carton (on pourrait le faire octogone), ce qui lui donne plus de grâce [...] Mes jeunes gens la prirent, et quelques cuisiniers de Vienne la mirent à la mode. Pour la poser sur la tête, le dessin doit suffire». Dans cette collection, figure également lemagnum opusde Carême, L'art de la cuisine française au dix-neuvième siècle, véritable encyclopédie culinaire considérée par l'auteur comme son héritage. Il ne put en rédiger que cinq parties, qu'il dicta à sa fille, sur les sept prévues, qui seront achevées par Plumerey. A cet important ensemble s'ajoute également le Traité de l'office d'Etienne, un des successeurs de Carême dans la maison de la princesse de Bagration: on y trouve sorbets, glaces, compotes, bonbons, caramels, complétant ainsi avec les hors-d'uvre de collation cette véritable encyclopédie de la cuisine savante. Au-delà de la simple recette, Carême théorise, rationalise et codifie la cuisine pour l'élever au rang d'art: dans son audacieux Pâtissier Pittoresque, figurent 125 planches de pièces montées de confiseries et desserts, inspirés de temples, fontaines anciennes, pavillons, rotondes, tours, châteaux, moulins... parfois même ses pièces portent-elles les affres du temps, s'inscrivant ainsi dans le mouvement romantique. Ses influences antiques, gothiques ou encore égyptiennes font l'objet d'un traité d'architecture abondamment illustré, relié à la suite de l'ouvrage. Car la fièvre éditoriale de Carême, attestée par cette anthologie, est aussi le testament d'une ascension sociale et culturelle, doublée d'un brûlant désir de donner à la profession culinaire la reconnaissance qu'elle mérite: « Puisse ce nouvel hommage, rendu à l'art de la gastronomie,améliorer le sort des hommes à talent qui l'exercent, en donnant aux grands seigneurs la noble idée de nous apprécier comme nous devons l'être, et à ne pas nous confondre comme faisant partie de la classe de la domesticité!» (Le Maître d'hôtel français). Superbe ensemble de chefs d'uvre de l' «écriture gourmande» au XIXe siècle par le maître incontesté de la haute cuisine, à qui l'on doit l'essor et le rayonnement mondial de la gastronomie française. - Photos sur www.Edition-originale.com -
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