Paris Editions Garnier Frères 1977 in 12 (18,5x11,5) 1 volume broché, couverture illustrée, XLV et 622 pages [1], avec 16 reproductions hors-texte. Edition de Robert Garapon. Texte établi, avec introduction, notes et relevé de variantes par Robert Garapon. Collection " Classiques Garnier ". Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Reference : 055170
Très bon Très bon Broché
Librairie Rouchaléou
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Grenoble, Robert Philippes, 1668. In-12 de XII-115 pp., veau fauve glacé, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge et vert, triple filet doré d'encadrement sur les plats, dentelle intérieure, tranches dorées (Simier relieur du Roi).
Édition originale. Recueil de sonnets dédicacé à Monseigneur le duc de Lesdiguières dont Caractères de Dieu et ses perfections, Caractères de Jésus-Christ et de ses Mystères, Caractères de Marie et de ses Mystères, Caractères mêlés, Caractères du Monde et de ses vanités (la fortune, le vice démasqué, le blasphème, le démon du jeu, le bal, la comédie, les mascarades, la débauche, le tabac, la mode, les romans, la beauté, le néant de tout, le caractère des caractères. Né à Valence, fils de Henri de Bressac, notaire et bailli de Valence, Laurent-Barthélémy de Bressac entra chez les jésuites à Lyon. Connu comme prédicateur, docteur en théologie et aumônier du roi, il n'a publié outre Les Caractères chrétiens que l'Oraison funèbre de feüe Anne Baillif dame de Pisançon décédée à Grenoble le second jour de juillet 1662 prononcée le dixième du même mois dans l'église des Dames de la Visitation du monastère d'en haut où elle a choisi sa sépulture, et Oraison funebre de tres haut et tres puissant Seigneur Messire François de Bonne de Crequi, Duc de Lesdiguières, Pair de France, Gouverneur & Lieutenant General pour Sa Majesté dans la Province de Dauphiné. Il eut pour frère Charles Jacques de Bressac, conseiller au parlement de Grenoble en 1671. Selon Rochas, il vivait encore en 1680.Provenance : on trouve cet exemplaire décrit dans le Catalogue de livres choisis en divers genres faisant partie de la librairie L. Potier, 2e partie (1855), sous les numéro 1671 et 1899 ; également décrit dans le Catalogue de livres rares et précieux ... provenant de la bibliothèque de M. H. B. (1873), n°271 ; Auguste Génard (1819-1908), maître gantier à Grenoble (sans marque d'appartenance).Bel exemplaire dans une reliure signée Simier.Rochas, Biographie du Dauphiné, I, 176 ; L. Côte et P. Berthet, La Flore littéraire du Dauphiné, Grenoble, 1911, II, p. 725-727 ; Catalogue des livres rares romantiques et livres à figures composant la bibliothèque de M. Génard de Grenoble (1884), n°124.
Vitry-le-François, , 1859. Casier en bois blanc (36 x 26,5 cm) de 35 compartiments contenant chacun 5 planchettes mobiles en bois (4 x 2,8 cm) peintes en noir au pochoir recto verso (lettres et chiffres), couvercle.
Alphabet mobile inconnu des histoires de la pédagogie, composé par Jean-Eugène Chauré qui renouvela en 1859 le "Bureau typographique" inventé par Louis Dumas (XVIIIe siècle) - breveté seize ans avant la méthode Thollois établie avec le même matériel didactique qui connut un grand succès à la fin du XIXe siècle. Jean-Eugène Chauré, libraire à Vitry-le-François (Marne), sur lequel nous n'avons pas d'autres renseignements, est lui resté inconnu.« Usage du casier orthographique (feuillet imprimé contrecollé sous le couvercle, ndlr). On fera assembler les élèves devant le tableau noir au bas duquel on aura fait ajouter une tablette de quelques centimètres de largeur (…) Pour apprendre les lettres, l'instituteur en laisse une au fond de chaque case, et fait remettre en place toutes les autres qui se trouvent pêle-mêle sur une table, en ayant soin de les faire nommer par des enfants. Lorsque cet exercice a été répété assez longtemps, on vide le casier et on fait remettre en place toutes les lettres en ayant encore soin de les faire nommer au fur et à mesure qu'elles sont placées. Quand on commence à faire usage de la nouvelle ou de l'ancienne épellation, on a encore recours au casier, pour apprendre à l'enfant à former des syllabes. Et leçon lue, on lui en fait reproduire une partie et pour cela on lui fait former les syllabes avec les caractères mobiles, tantôt en lui laissant le livre sous les yeux, tantôt en lui dictant les mots qu'il a lus. Par ce moyen on obtient des succès remarquables, puisque l'enfant est forcé d'étudier et de se rendre compte, non seulement des mots mais encore des syllabes qui les composent et des lettres qui forment les syllabes. (…) Vitry-le-François, mars 1859. Chauré ».« Pédagogue de talent, Louis Dumas (1676-1744) imagina un apprentissage de la lecture sans douleur, les enfants jouant avec les lettres de l’alphabet, les assemblant pour former des mots, imitant ainsi l’imprimeur composant une page. Il appela son invention le "Bureau typographique" (…) son ouvrage majeur fut La Bibliothèque des Enfants qui parut en 1733. Bien après sa mort, le matériel didactique qu’il avait mis au point fut réédité en format individuel plus accessible. Jean-Gabriel Mérigot, éditeur parisien, sortit une nouvelle version du bureau typographique vers 1808. Il s’agit d’un coffret en bois aux dimensions fort réduites ayant les mêmes caractéristiques que le "Bureau" d’origine. (…) Dans les années 1880, Louis Thollois, ancien instituteur, créa une « méthode universelle de lecture, d’orthographe et de calcul au moyen de caractères mobiles ». Il s’agissait d’un matériel didactique utilisant un format collectif pour le maître et des casiers individuels pour les élèves. (…) Le fonctionnement de l’Alphabet mobile Thollois : le matériel est constitué d’un coffret en bois divisé en 40 compartiments contenant les lettres de A à Z et les chiffres de 0 à 9, imprimés sur des cartes de laiton recouvertes de papier. Le revers du couvercle porte des rainures pour que l’élève y dépose les cartes qui constitueront les sons, les syllabes, les mots ou les phrases demandées (…) » (Patrick Pluchot).Inconnu à Buisson, Dictionnaire de Pédagogie (article "Lecture", II, p. 1547) : « La méthode Thollois est une simple réédition du bureau typographique de Dumas et de la boîte typographique de l'abbé Gaultier » ; Patrick Pluchot Du bureau typographique à l’imprimerie scolaire [article in] Musée de la Maison d'école à Montceau-les-Mines.
Paris, l'Auteur, Didot jeune, Barrois le jeune, 1784. In-8 de (4)-82-(2) pp., 3 tableaux repliés, veau fauve, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Édition originale publiée à la suite de la Cristallographie qui posait les fondements de cette science initiée en 1772 par le physicien et minéralogiste Romé de L'Isle (1736-1790) qui développa également l'étude de la gemmologie. 3 tableaux synoptiques repliés : Tableau lithologique en 2 panneaux et Tableau minéralogique. "When Romé published this volume he was explicitly stating a principal he had implied in the two editions of his great crystallographic work. Namely, that each mineral species was fixed and distinct from every other species" (Schuh).Bel exemplaire. Petites taches sur la reliure. Provenance : bibliothèque du Marquis de Vichy avec ex-libris armorié. Schuh, 4152 ; Conlon, 84 : 1732.
avec des notes par M. Coste, Nouvelle édition, complet de ses deux frontispices gravés. Clefs des caractères, Discours de Théophraste, Caractères de La Bruyère, Discours prononcé dans l'Académie françoise, avec préface, Défense de La Bruyère et de ses caractères, contre les accusations et les objections de Vigneul-Marville par Coste. vols in-8, 170x100, reliés pleine basane époque, fendillement du mors sur qq cm, traces de mouillures sèches, solides, bien frais, beaux exemplaires, 422, 374pp. Paris, Chez Michel Etienne David, 1775 Les "Caractères" de Théophraste et "Les Caractères ou les Mœurs de ce siècle" de Jean de La Bruyère sont deux œuvres littéraires qui se concentrent sur la description des différents traits de caractère et des défauts humains. Bien qu'ils partagent un thème similaire, ils ont été écrits à différentes époques et présentent des différences dans leur approche et leur style. Les "Caractères" de Théophraste sont un recueil de courts portraits et descriptions de caractères humains, écrits par Théophraste, un philosophe grec du 4ème siècle avant notre ère et disciple d'Aristote. Les portraits de Théophraste décrivent des types de personnes, tels que l'avare, le flatteur, l'hypocrite, l'envieux, etc. Chaque portrait met en évidence les traits spécifiques de chaque personnage et propose une observation satirique de la nature humaine. D'autre part, "Les Caractères ou les Mœurs de ce siècle" de Jean de La Bruyère ont été publiés en 1688. Ce livre offre des descriptions des différents types de personnes de la société française du 17ème siècle. Les caractères décrits par La Bruyère sont souvent basés sur des observations et des critiques sociales. Ils mettent en lumière les comportements, les vices et les travers des individus de l'époque, tels que les flatteurs, les hypocrites, les courtisans, les vaniteux, etc. Dans les deux œuvres, Théophraste et La Bruyère utilisent la satire pour souligner les défauts et les absurdités des comportements humains. Ils observent les comportements sociaux et dépeignent les caractères avec finesse et précision, offrant des commentaires acérés sur la nature humaine. ref/25/2
Ces deux recueils de caractères ont eu une influence durable sur la littérature et la pensée moraliste. Ils ont inspiré de nombreux écrivains et philosophes ultérieurs dans l'étude des comportements humains et la critique sociale.
Précieux exemplaire de la bibliothèque Robert Hoe avec ex-libris, à fort belles marges. Paris, Chez Estienne Michallet, 1688. Avec Privilege de Sa Majesté.In-12 de (30) ff., 308 pp. et (1) f. de privilège. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, mors supérieur légèrement frotté, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure du XIXe siècle signée de Cuzin.159 x 89 mm.
Troisième édition originale avec cartons des « Caractères de La Bruyère » (1646-1696), la plus rare de toutes.« Cette troisième édition est fort rare dans ses deux conditions : premier et second état », mentionne Tchemerzine, III, p. 797.« Cette troisième édition est une des plus rares de la série » mentionne Brunet (Supplément I, 731).C’est à proprement parler la troisième édition originale avec cartons ainsi que nous allons achever de le démontrer. Page 123, ligne 11, on a imprimé : « et de venir au niveau d’un fat », au lieu de « et venir ». Page 124, ligne 14, on trouve cette leçon : « et a ne rien faire », au lieu de « et ne rien faire », version donnée précédemment. La page 259 porte ce texte : « n’en attendre rien », qui est définitivement fixé.Voici encore d’autres corrections particulières à cette édition : page 126, ligne 15, on a corrigé « et qu’on luy donne », au lieu de « et que l’on luy donne ». Page 139, ligne 16, on a mis : « Je ne comprends pas », au lieu de « Je ne comprends point ». Page 227, ligne 15, on a imprimé « et on est sensiblement touché », au lieu de « et l’on est sensiblement touché ». Page 229, lignes 23 et 24, on lit « Le sentiment des injures et de le conserver », au lieu de « les sentiments des injures et de les conserver ». Page 175, lignes 2 et 3, on a imprimé « et sur de vaines sciences », au lieu de « et de vaines sciences ». Page 205, lignes 8-9, on lit « sans autre science ny autre règle », au lieu de « sans D’autre science ny D’autre règle », qu’on lisait dans l’édition précédente. » (Rochebilière, n°612 et 613).Le libraire Michallet obtint, le 8 octobre 1687, un privilège pour l'ouvrage intitulé « Les caractères de Théophraste traduits du grec, avec les Caractères ou les Mœurs de ce siècle ».Le livre fut mis en vente au commencement de janvier 1688 ; il n'était pas signé. La curiosité qu'éveillait alors tout écrit de morale et que stimulait encore le côté précis et satirique de celui-ci, entraîna le succès immédiat : durant la même année, trois éditions se succédèrent, non compris celle de Bruxelles et celle de Lyon. Pourtant les Caractères ou les Mœurs de ce siècle ne contenaient à cette date que 420 réflexions ou portraits ; mais dans la 4ème édition (1689) furent insérées environ 350 remarques nouvelles. Et d'année en année le volume grossit ; la 5 édition, imprimée en 1690, portait à 923 le nombre total des réflexions ; la 6è (1691) et la 7è (1691) à plus d'un millier ; la 8è (1694) à 1 120. La Bruyère eut, semble-t-il, le temps de revoir les épreuves de la 9è édition qui parut en 1696 : mais il n'y ajouta pas de pensées nouvelles, peut-être parce qu'à cette époque son esprit s'était tourné dans une autre direction et qu'il préparait des Dialogues sur le quiétisme.« Avec ‘Les Caractères’ ce sont bien des passions communes et des types généraux que La Bruyère vise, mais toujours pris dans l’instant de leur manifestation et dans le cadre d’une société particulière : non l’homme abstrait, mais le courtisan, la grande dame, le magistrat, le financier, le prédicateur du siècle de Louis XIV sur le commencement de son déclin classant ainsi les individus suivant une géographie morale immuable, mais dramatisée par un pessimisme d’origine augustinienne. Il n’a certes pas songé à donner un témoignage historique quoiqu’on devine à travers ses tableaux de mœurs cette domination croissante de l’argent qui était en train de faire craquer les cadres et les traditions de l’ancienne société. Mais le réalisme concret et, pourrait-on dire, photographique de La Bruyère, si bien servi par un style agile et incisif, marque à lui seul une transition entre les grands classiques et le XVIIIe siècle : il nous mène finalement plus près de Montesquieu et de Voltaire que de Molière. »« Toute la réputation de La Bruyère est fondée sur un seul ouvrage, Les Caractères. Ils étaient originaux après les Maximes de La Rochefoucauld et les Pensées de Pascal ; mais ils le devinrent davantage avec les éditions successives qui en accusèrent les traits nouveaux. Lui-même, dans son Discours sur Théophraste, a tâché de définir cette nouveauté ; mais il a été incomplet par modestie ou par prudence. L'originalité des Caractères paraît à la fois négative et positive : le livre de La Bruyère renonce aux mérites exceptionnels des Maximes et des Pensées, tout en attestant d'autres qualités psychologiques ; il ajoute à leurs analyses ou à leurs synthèses un tableau des mœurs contemporaines, dont ni l’un ni l’autre écrivain ne s’étaient souciés. L’intention proprement apologétique est absente des seize chapitres qui le composent, en dépit de celui des Esprits forts : si le chrétien La Bruyère ne dissimule pas ses idées religieuses, s’il s’efforce même de réfuter certains arguments des libertins, son dessein est plus limité que le dessein de Pascal. Pareillement, l’esprit de système qui portait La Rochefoucauld à ramener toutes les actions, et même toutes les vertus humaines, au mobile, apparent ou caché, de l’amour-propre, n’est plus le sien. Non pas qu’il conteste la prédominance de cet amour-propre ; mais il est moins curieux d’unité que de variété, de vigueur que de nuances. On aperçoit fréquemment chez lui des réminiscences de La Rochefoucauld et de Pascal, surtout dans les chapitres d’une portée générale ; ces réminiscences, en affaiblissant le texte du devancier, le précisent et le corrigent presque toujours, l’enrichissent parfois de particularités intéressantes. Et La Bruyère y joint des réflexions fines, mélancoliques ou attendries que nous chercherions vainement dans les Maximes ou dans les Pensées. Est-ce Pascal, est-ce La Rochefoucauld, qui aurait écrit : « C’est une vengeance douce à celui qui aime beaucoup de faire, par son procédé, d’une personne ingrate une très ingrate » (Du cœur, 19), ou bien : « Etre avec des gens qu’on aime cela suffit ; rêver, leur parler, ne leur parler point, penser à eux, penser à des choses indifférentes, mais auprès d’eux, tout est égal » (Ibid., 23), ou encore : « Il devrait y avoir dans le cœur des sommes inépuisables pour de certaines pertes » (Ibid. 35) ? Devant des phrases de ce genre et d’autres que contient le chapitre de l’Homme ( 80, 82), nous avons l’impression de pénétrer dans une âme délicatement triste, et même d’en recevoir une discrète confidence. Le pessimisme classique, dont la croyance au péché originel fut la base religieuse, subsiste dans les Caractères, mais moins absolu, conscient de notre faiblesse plutôt que de notre perversité, détendu sous l’influence passagère de Montaigne et sous celle, plus constante, d’un tempérament assoupli et d’une intelligence peu systématique. »De nombreux bibliophiles ont essayé en vain de réunir les neuf éditions originales des Caractères de La Bruyère, la plupart du temps sans succès devant la difficulté d’obtenir cette troisième édition originale, « fort rare » selon Tchemerzine, « une des plus rares de la série » selon le supplément de Brunet.Précieux exemplaire de la bibliothèque Robert Hoe avec ex-libris, à fort belles marges (Hauteur : 159 mm contre 158 mm pour l’exemplaire Rochebilière (n°613)).