1874 New-York, Imprimerie du Messager Franco-Américain, 1874. 17,5 x 12,5 cm, 35 pp. Broché, couverture imprimée. Manque à la deuxième de couverture, intérieur en bon état. Rarissime édition originale publiée en exil. Henri Rochefort, collaborateur du Charivari, du Nain Jaune, est surtout célèbre par La Lanterne, fondée en 1868. Il fonde en 1869 La Marseillaise, est le rédacteur en chef du Mot d'ordre à sa création, en février 1871. Arrêté par les Versaillais, il est condamné par le tribunal militaire à la déportation à vie. Moins d'un an après sa déportation à la Nouvelle-Calédonie, il s'évade dans la nuit du 20 juin 1874 et rejoint les États-Unis. « Ayant débarqué incognito à San Francisco pour tromper la meute de journalistes qui l'attendait, Henri Rochefort fut bientôt repéré, suivi à la trace et harcelé durant toute la durée du voyage en chemin de fer qui l'emmenait à New York. Il accepta finalement de donner une interview exclusive au New York Herald, qui fut publiée simultanément en français et en anglais le 31 mai 1874, jour de son arrivée à New York, et qui s'arracha aussi bien à Paris (la police ayant tardé à réagir) qu'à New York. Le ton en était plutôt modéré : « La Commune a été, comme les pouvoirs nés d'une insurrection, un gouvernement de fait » ; eût-elle su faire preuve d'un plus grand esprit de conciliation, « la démocratie n'aurait pas perdu 35 000 de ses meilleurs soldats, massacrés au nom de la République ». Outre avoir fait rire les Parisiens aux dépens du gouvernement, le principal résultat de la publication de ce texte fut d'amener la presse américaine et une partie de l'opinion publique à reconsidérer les événements de la Commune. Fêté par les socialistes franco-américains, Rochefort donna début juin une conférence à l'Académie de musique à New York sous la présidence de John Swinton qui fit salle comble. Le bénéfice de cette soirée, soit 722 dollars 25, fut consacré à soulager la détresse des déportés de Nouvelle-Calédonie. Cette conférence marqua aussi le point de départ d'une souscription nationale au bénéfice des communards déportés et emprisonnés. Le texte en fut aussitôt publié à New York par l'imprimerie du Messager Franco-Américain, ainsi qu'en Angleterre et à Genève » (M. Cordillot). Michel Cordillot, La Sociale en Amérique. Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis (1848-1922), page 373.
Reference : 1330
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New-York, Imprimerie du Messager franco-américain, 1874. In-16 broché de 35 pp., couverture imprimée.
Édition originale de toute rareté, publiée dans l'exil. Bel exemplaire acheminé par la poste en France avec cette mention manuscrite : « M. Ziegler 52 rue du Rhône Sous double enveloppe ». Cachet à froid de la Bibliothèque Émile Bergerat.Henri Rochefort est un des personnages les plus originaux, les plus vigoureux de la seconde moitié du XIXe siècle. Collaborateur du Charivari, du Nain Jaune, il est surtout célèbre par La Lanterne, fondée en 1868. Mais là ne se limite pas son inlassable activité de polémiste. Il fonde en 1869 La Marseillaise, est le rédacteur en chef du Mot d'ordre à sa création, en février 1871. Arrêté par les Versaillais, il est condamné par le tribunal militaire à la déportation à vie. Moins d'un an après sa déportation à la Nouvelle-Calédonie, il s'évade dans nuit du 20 juin 1874 et rejoint les États-Unis.« Ayant débarqué incognito à San Francisco pour tromper la meute de journalistes qui l’attendait, Henri Rochefort fut bientôt repéré, suivi à la trace et harcelé durant toute la durée du voyage en chemin de fer qui l’emmenait à New York (7 jours). Il accepta finalement de donner une interview exclusive au New York Herald, qui fut publiée simultanément en français et en anglais le 31 mai 1874, jour de son arrivée à New York, et qui s’arracha aussi bien à Paris (la police ayant tardé à réagir) qu’à New York. Le ton en était plutôt modéré : « La Commune a été, comme les pouvoirs nés d’une insurrection, un gouvernement de fait » ; eût-elle su faire preuve d’un plus grand esprit de conciliation, « la démocratie n’aurait pas perdu 35 000 de ses meilleurs soldats, massacrés au nom de la République ». Outre avoir fait rire les Parisiens aux dépens du gouvernement, le principal résultat de la publication de ce texte fut d’amener la presse américaine et une partie de l’opinion publique à reconsidérer les événements de la Commune. Fêté par les socialistes franco-américains, Rochefort donna début juin une conférence à l’Académie de musique à New York sous la présidence de John Swinton qui fit salle comble. Le bénéfice de cette soirée, soit 722 dollars 25, fut consacré à soulager la détresse des déportés de Nouvelle-Calédonie. Cette conférence marqua aussi le point de départ d’une souscription nationale au bénéfice des communards déportés et emprisonnés. Le texte en fut aussitôt publié à New York par l’imprimerie du Messager Franco-Américain, ainsi qu’en Angleterre et à Genève » (M. Cordillot).Michel Cordillot, La Sociale en Amérique. Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis (1848-1922), p. 373 ; Le Quillec, p. 520 ; manque au Catalogue la Commune de Paris de J.J. Magis, , et à Del Bo (Istituto Giacomo Feltrinelli)