Paris, chez A. Pougin, 1837 ; in-12, 182 pp., broché. Louis Racine, fils de Jean Racine, fut un poète français de la première moitié du 18ème siècle. Après ses études, il devint avocat et il entra chez les oratoriens, où il commença à écrire La Grâce, un poème inspiré du jansénisme. Il fit ensuite carrière dans les fermes du roi. Après la mort de son fils à la bataille de Cadix, il cessa d'écrire et traduisit le Paradis perdu de Milton. La Grâce et La Religion restent les oeuvres les plus connues et les plus publiées de Louis Racine. Très bon état.
Reference : B4644
Librairie Alphabets
M. Philippe Henry
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1565 Si la dimension des reliures (128 x 86 mm) est identique pour les trois volumes, il nen va pas de même pour le bloc de chacun des volumes, même si leurs marges sont à peu près les mêmes: celui du premier volume mesure 126 x 82 mm; celui du second 120 x 74 mm; celui du troisième 120 x 72 mm. Reliures uniformes en plein veau fauve moucheté, filet à froid sur les plats, dos à nerfs ornés, pièces de titre en maroquin rouge, tranches rouges, larges dentelles intérieures dorées, gardes de papier blanc dominoté à points et étoiles dor (reliure du XVIIIe siècle). Titre et collationnement des trois volumes:Recueil des choses mémorables faites et passées pour le faict de la Religion & estat de ce Royaume, depuis la mort du Roy Henry II jusques au commencement des troubles. Premier volume, S. l., s. n. e., 1565. Petit in-8° ou in-16° (126 x 82 mm) de [24] + 883 + [1] pages, avec les signatures en chiffres romains. Histoire de nostre temps contenant le recueil des choses mémorables passées & publiées pour le faict de la Religion & estat de la France. Depuis la publication de lédict de janvier 1561, jusques à la déclaration faicte par le Roy de sa majorité, 1563. Second volume, s. l., s. n. e., 1566. Petit in-8° ou in-16° (120 x 74 mm) de 1047 + [1bl] + [10] pages, avec les signatures en chiffres arabes. Histoire de nostre temps, contenant le recueil des choses mémorables, passées & publiées pour le faict de la Religion & estat de la France, depuis la majorité du Roy, 1563, jusques en lan 1565. Troisième volume. S. l., s. n. e., 1567. Petit in-8° ou in-16° (120 x 72 mm) de 1051 + [4] + [1bl] pages, avec les signatures en chiffres arabes. Ex-libris rectangulaire au nom dAndré Gutzwiller (1922 2014), banquier et bibliophile bâlois.
Ce recueil, connu sous le nom de «Petits mémoires de Condé», par opposition à leur réédition augmentée par Denis-François Secousse (1691 1758), donnée à Paris en 1743 chez Rollin en six volumes in-4°, nest pas constitué de mémoires, et ne doit rien à Louis de Bourbon, premier prince de Condé (1530 1569), chef du parti protestant durant les trois premières guerres de religion. Il sagit en réalité dun recueil de pièces, pour la plupart imprimées antérieurement, qui présentent en commun de se rapporter à ces premières guerres civiles dans lesquelles Louis de Bourbon joua un rôle prépondérant. Il doit avoir pour origine quelques compilations dimprimés réunies à Orléans vers 1563, réunies et augmentées en 1564 sous le titre de «Sommaire recueil des choses mémorables que le Sgr Prince de Condé a protestées et faites pour la gloire de Dieu, repos et utilité du royaume de France: contre les autheurs des troubles, advenues depuis lan mil cinq cens soixante jusquà présent. Le tout en plusieurs articles contenus en la page suyvante. Imprimé nouvellement, 1564». (Petit in-8° ou in-16°, s. n. e., de 576 pages). Suit en 1565, un volume «petit in-8°» le nôtre, qualifié de «très rare» (Hauser, 58) dont les 883 pages dépassent de toutes parts le cadre des 576 pages du «Sommaire recueil», et mêlent aux pièces quasi-officielles du parti réformé et anti-guisard, des pièces dorigine royale, des pamphlets réformés, des harangues, et la précieuse série des «Actes de Poissy». Signalons les signatures en chiffres romains du volume qui ne permettent pas vraiment pour lépoque de conclure à une édition parisienne mais qui démontrent en tout cas une origine différente pour les deux volumes suivants. Nos second et troisième volumes, datés de 1566 et 1567, sont esthétiquement assez proches du premier, mais fort différents en ce qui concerne limposition et les signatures (en chiffres arabes) et très rares en tout cas, puisque sans rapport avec les deux volumes de 1566 et 1567 de Pierre Estiard à Strasbourg, seuls mentionnés par Brunet (IV, 1162) et H. Hauser (pages 58 et 59).Exceptionnelle réunion dun premier volume très rare et des deux suivants qui le sont encore plus, de documents sur les premières guerres de religion en France. Références: Barbier II, 742c, IV, 198f: lattribution de louvrage, dans ses rééditions de 1595 et 1599, à Jean de Serres (1540 1598), paraît peu vraisemblable; Brunet IV, 1162: si la description du volume I de 1565 est conforme à celle de notre exemplaire, les deux volumes qui suivent sont sans rapport; Henri Hauser: «Du recueil intitulé Mémoires de Condé», in Revue dhistoire moderne et contemporaine, tome 16, no 1, 1911, pages 50 61.
1798-99 A Paris, chez lauteur, rue de la Harpe, no 307, près celle du Foin, [de lImprimerie rue des droits de lhomme], an VII [1798-1799]. In-12° de [24]+264 pages+24 pages de musique, fronstipice gravé dépliant (et aquarellé) représentant un «professeur du culte de la religion naturelle». Pages 187/188 manquantes et remplacées par un feuillet blanc. (Relié avec): Morale des sages de tous les pays et de tous les siècles, ou collection épurée des moralistes anciens et modernes; Par J. B. Chemin. Ouvrage dédié aux familles vertueuses, et à toutes les institutions qui ont pour objet lenseignement de la morale. Seconde édition. A Paris, chez lauteur, Pont Michel, au coin de la rue Louis, an VII. In-12° de 360 pages. Le tout en un volume in-12° (110 x 173 mm) en demi-reliure moderne à lancienne en vesu brun, dos à nerfs orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches mouchetées.
Complet corpus de doctrine de la «religion» théophilanthropique par son fondateur, Jean-Baptiste Chemin-Dupontès (ca 1760 ca 1852). Le premier volume est consacré aux bases de cette religion et à lexercice de son culte; le second offre tout ce que les philosophes et les religions anciennes et modernes peuvent fournir de notions morales à ses sectateurs. De plus en plus anti-catholique la théophilanthropie finit par être interdite sous le Consulat, et disparut.
1677 A Paris, chez Robert de Ninville, au bout du Pont S. Michel, au coin de la ruë de la Huchette, à lEscu de France & de Navarre, 1667. Deux tomes in-12° (96 x 159 mm) en un volume de [24]+1-135+[1bl] /[16]+137-288 pages. Reliure moderne en plein parchemin ancien, pièce de titre en peau brune. Le second tome à une page de titre propre: Histoire de la religion des anciens Persans; dans les Indes Orientales, et que lon appelle ordinairement Parsis; extraite dun livre escrit en caractere Persan, quils appellent Zandavastauu, contenant leur liturgie & leurs ceremonies superstitieuses, & particulièrment celle de ladoration du feu. A Paris, chez Robert de Ninville, au bout du Pont S. Michel, au coin de la ruë de la Huchette, à lEscu de France & de Navarre, 1667. Première traduction française due à Pierre Briot de louvrage de Lord paru pour la première fois en 1630. Lauteur avait été chapelain de la Compagnie des Indes Orientales à Surate (Gujarat).
A Paris, chez J.B. Fournier, 1791. De l'imprimerie de P. Fr. Didot le Jeune. Avec les caractères de sa fonderie. Et sur papier de sa Manufacture établie à Essone.Un volume broché grand in-4 (23,5 x 31 cm) de un frontispice gravé, 272 pages et 4 planches hors-texte dont une en couleurs (planches 16, 17, 18, 23). Papier de couvrure abîmé avec quelques manques, étiquette de titrage au dos, quelques rousseurs, exemplaire à grandes marges. Tome premier et seul paru contenant essentiellement la religion des Égyptiens. Rédigé avec la participation de l'abbé G. Leblond d'après Quérard. Notre exemplaire contient 4 planches, alors qu'il devrait y en avoir 9 à notre connaissance. Mais bien complet du feuillet de 4 pages d'errata et d'explication de l'ambition de cette Histoire générale ainsi que de la définition que l'auteur donne de la Philosophie Hermétique.Ouvrage rarissime. La BNF ne possède que le prospectus annonçant et présentant la publication de cet ouvrage annoncé en douze volumes et dont un seul verra le jour.
François-Henri-Stanislas DE L'AULNAYE ou DELAULNAYE est né à Madrid en 1739 et décédé à l'hospice Sainte-Périne de Chaillot en 1830.Écrivain maçonnique. Éditeur des uvres de Rabelais (Paris, 1820), auteur d'une traduction de "Don Quichotte" (1821), d'ouvrages historiques et de plusieurs dissertations musicales et scientifiques. Auteur du Thuileur de l'Écossisme (1813 et 1821) qui est un document de premier plan pour l'histoire de la maçonnerie et plus largement pour l'histoire des idées. Ce fut entre autres le thuileur de Proudhon et c'est lui qui figure dans la bibliothèque de George Sand. C'est un recueil des mots et signes maçonniques, mais pas seulement. L'auteur, Delaulnaye (1759-1830), lui a imprimé sa marque. Rire de l'absurde et des adeptes crédules, corriger ce qui dans le rite a été déformé par l'oralité, y joindre une construction philosophique, cela s'adresse à des usagers qui veulent savoir ce qu'ils disent et pourquoi ils le disent. C'est une recherche du sens, qui doit être située dans son temps. Le livre contient un « Système de la génération universelle des êtres », censé révéler le fond même des mystères antiques et modernes, un matérialisme animé par le mythe du « Feu générateur ».Disciple dissident du citoyen Dupuis (auteur de l'Origine de tous les cultes, ou Religion universelle en 1795), Delaulnaye avait commencé cette Histoire des religions et du culte de tous les peuples du monde dont ne sera édité que ce premier volume. Cet ouvrage ambitionnait de tout rassembler, de récapituler tous les mythes : cette pratique de l'interprétation, en quête d'universalité, caractéristique de la fin du XVIIIème siècle, l'auteur avait l'ambition de la prolonger et de la transmettre.Qui était Delaulnaye ? Un personnage charnière des XVIIIème et XIXème siècles, héritier étonnant de l'encyclopédisme de la fin des Lumières et de sa passion pour l'Antiquité.
1762 A Paris, chez Nyon, à l'Occasion, Barrois, à la Ville de Nevers, P. Fr. Didot le Jeune, à Saint-Augustin, 1762. Deux volumes in-12° (112 x 175) de 419+[3] et[4]+652 pages. Reliures de l'époque en plein veau havane marbré, dos à nerfs ornés, pièces de titre rouge et de tomaison noire, tranches rouges ; petites fentes au haut et au bas des charnières des deux volumes. Edition originale d'un ouvrage ensuite souvent réédité, «le Pluquet, cest le whos who de la déviance religieuse, le Gotha des égarés»! Ex-libris armorié au recto de la page de garde du volume I : "André Kundig".