Paris, Le Jay, 1770 ; in-12, 310 pp. + 308 pp. + 2 frontispices, reliés plein-veau, dos lisse orné. Les 2 volumes. Edward (Edouard) Young, poète romantique anglais de la première moitié du XVIIIème siècle, inaugura le genre sombre du romantisme. "Les Nuits" furent tout de suite un succès et furent traduites dans la plupart des langues européennes, en très peu de temps. Bon état.
Reference : B4362
Librairie Alphabets
M. Philippe Henry
06 87 32 55 92
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Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretonne]
Reference : AMO-3252
(1789)
Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretonne] Les Nuits de Paris, ou l'Observateur Nocturne. Par M. Rétif de la Bretone, auteur des Contemporaines, du Paysan et de la Paysane pervertis. [Première-Onzième partie]. A Londres, et se trouve Chez les principaux Libraires de France, 1789 11 parties reliés en 6 volumes in-12 (16,5 x 10 cm environ) de 171-(1), 180, 176, 183, 168, 168, 166, 168, 183, 187 et 176 pages. [Parties 1 à 11]. Tout ce qui a paru de cette contrefaçon. Reliure demi-basane fauve de l'époque à petits coins, plats de papier raciné. Reliures usagées aux coins et coiffes, mors parfois fendus ou faibles, accrocs et manques aux pièces de titre et tomaisons, intérieur très frais et collationné complet de tout ce qui a paru de cette édition "pirate" (voir ci-dessous). Édition "pirate". Contrefaçon partielle des Nuits de Paris. Les "Nuits de Paris", l'un des plus importants ouvrages publiés par Rétif de la Bretonne, a paru en 16 parties entre 1788 et 1794. En 1788 ont paru les 14 premières parties qui constituent le corpus initial auquel ont été ajoutées les XVe (1791) et XVIe (1794) parties. L'ensemble des 14 premières parties de l'édition originale contient 380 nuits et 16 illustrations. L'édition que nous proposons, très mal décrite par les bibliographes (sans doute parce qu'ils n'ont pu l'avoir en mains - comme Paul Lacroix et Rives Childs qui en parle d'après Lacroix ...), est complète en 11 parties et sans illustrations. Cette édition clandestine semble donc n'avoir pas été jusqu'à son terme, volontairement semble-t-il si l'on prend en compte la date d'édition de 1789 (date à laquelle les 14 volumes de l'édition originale avaient déjà été publiés). J. Rives Childs indique qu'il manque à son exemplaire les parties 12, 13 et 14. En réalité elles ne manquent pas, elles n'ont tout simplement jamais été imprimées. Cette série en 11 parties s'achève donc sur la 309e nuit (sur 380 que compte normalement les 14 premières parties). Selon Michel Delon : "L'impression des Nuits commença, parallèlement à leur rédaction en mars 1787 et se poursuivit - avec des adjonctions de dernière minute - jusqu'en novembre 1788, ce qui permit aux douze premières parties de paraître avant la fin de cette année 1788. Les deux dernières (XIII et XIV) ne furent disponibles qu'en 1789. [...]. En 1789, sont parues une contrefaçon des sept (??) premiers volumes, intitulée Les Nuits de Paris ou l'Observateur nocturne (Londres) [...]." (Notes de l'édition Folio Classique, pp. 327-328, 1999). "Qui Rétif rencontre-t-il lorsqu'il se promène la nuit du côté des Tuileries, de la foire Saint-Laurent, du Jardin des plantes, au bal de l'Opéra ou dans les allées du nouveau Palais-Royal ? Une Vaporeuse, une fille violentée, une fille perdue, une fille honteuse, une fille ensevelie vivante, un homme aux lapins, un homme qui ne dépense rien, un décolleur d'affiches, un homme échappé au supplice, un pendu puis rompu, des bouchers, deux abbés qui se battent en duel, un garçon en fille, des tueurs-de-temps, des violateurs de sépultures, des balayeurs, des acteurs, des littérateurs et toutes les «incongruités nocturnes» qu'offfrent les bas-fonds, les ruelles, les bals, les cafés et les cachots de Paris à la veille de la Révolution. Les surréalistes se souviendront du Paris de Rétif, qui est déjà celui de Nerval et de Baudelaire." (Michel Delon) Fils de paysans de l'Yonne, devenu ouvrier typographe à Auxerre et Dijon, Nicolas Restif de La Bretonne s'installe à Paris en 1761 : c'est alors qu'il commence à écrire. Il a une vie personnelle compliquée et est sans doute indicateur de police. Polygraphe, il fait paraître de très nombreux ouvrages touchant à tous les genres, du roman érotique (L'Anti-Justine, ou les Délices de l'amour) au témoignage sur Paris et la Révolution (Les Nuits de Paris ou le Spectateur nocturne, 1788-1794, 8 volumes) en passant par la biographie avec La Vie de mon père (1779) où il brosse un tableau idyllique du monde paysan avant la Révolution avec la figure positive de son père. Il a également touché au théâtre sans grand succès. Cherchant constamment des ressources financières - il mourra d'ailleurs dans la misère -, il écrit aussi de nombreux textes pour réformer la marche du monde. Cependant l'œuvre majeure de Restif de la Bretonne est sa vaste autobiographie, Monsieur Nicolas, en huit volumes échelonnés entre 1794 et 1797. Ce livre fleuve se présente comme la reconstruction d'une existence et expose les tourments de l'auteur/narrateur comme à propos de la paternité - le titre complet est Monsieur Nicolas, ou le Cœur humain dévoilé -, mais témoigne aussi de son temps et constitue une source très abondante de renseignements sur la vie rurale et sur le monde des imprimeurs au XVIIIe siècle. C'est aussi un philosophe réformateur pénétré de rousseauisme qui publie des projets de réforme sur la prostitution, le théâtre, la situation des femmes, les mœurs, et un auteur dramatique. (Babelio) Provenance : signature "Bartholdi" (?) au premier volume. Localisation : Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (Suisse) [11 parties] ; Bibliothèque de Bordeaux (catalogue, 1837), n°4.666 [11 parties] ; Le Bibliographe alsacien, n°364 (11 premières parties ... et pour cause). Nous ne savons pas à qui imputer la mise en œuvre de cette édition "avortée" ? Une étude précise des ornements utilisés, de la mise en page et du caractère utilisé, du papier, pourrait sans doute permettre d'attribuer à une ville et un atelier d'imprimerie précis. Une étude rapide nous amène à penser qu'il pourrait s'agir d'une contrefaçon produite en Suisse. Elle est imprimée sur beau papier en assez jolis caractères et assez correcte. Références : J. Rives Childs, Restif de la Bretonne, pp. 303-307 ; P. Lacroix, Restif de la Bretonne, pp. 258-301 (qui décrit si mal cette contrefaçon qu'il ne l'a sans doute jamais eu entre les mains). Bon exemplaire en condition d'époque de cette édition pirate rare, encore plus rare même que l'édition originale. Renseignements complémentaires sur demande.
1853 Michel Levy Freres, Paris, 1853,Collection : Bibliothèque contemporaine, in-12 relié percaline marron,dos lisse insolé,368 p.,trace de mouillure en coin marge du bas,sur la moitié du volume,sinon bon état.Edition originale.
Première édition sous ce titre de ce recueil de 8 nouvelles dans le genre fantastique, qui était paru originellement en 1840 (Les Nuits de Londres). Il fait partie d'une série de Nuits (Nuits italiennes, 1853 ; Nuits d'Orient, 1854 ; Nuits espagnoles, 1854 ; Nuits parisiennes, 1855) produites par la plume prolifique du Marseillais Joseph Méry (1797-1866). La première nouvelle du recueil (Le Château d'Udolphe) est une parodie réussie d'Ann Radcliffe. Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Phébus, 1988, in-8°, 407 pp, nouvelle édition entièrement refondue, broché, couv. illustrée à rabats, 2e plat de couv. plié et lég. froissé, bon état
Schéhérazade (ou Chahrazade, si l'on veut être exact) sait allier au miel du discours séducteur des épices insoupçonnées. Par-delà la trame aventureuse des récits qu'elle improvise pour complaire à la curiosité de son royal amant, c'est toute une société décrite avec verdeur, cruauté parfois, qui prend vie. Et nous découvrons, avec une stupeur vite fascinée, l'envers d'un monde où la respectabilité se laisse facilement bousculer, où la passion parle haut et clair. Le monde musulman au début du XIIIe siècle est le théâtre de bien des crises : pouvoir contesté contesté, menaces aux frontières, désordre dans la rue aussi bien que dans l'intimité des demeures... La femme, mille et une ruses à l'appui – et malgré le carcan de la loi –, n'est pas la dernière, on le verra, à tirer parti de ce trouble climat... — La présente édition des Mille et une Nuits (en 4 vol.) est la seule, de par le monde, à avoir été établie à partir des manuscrits originaux, la seule à être rigoureusement fidèle au texte arabe, et à en restituer les vertus natives : impertinence, âpreté visionnaire, voluptueuse crudité. — Les Mille et une Nuits, qui ont marqué la littérature française depuis leur traduction au XVIIIe siècle, n’ont pas perdu aujourd’hui leur pouvoir de fascination. Aussi les traductions se sont-elles succédé : depuis celle de Galland (éd. 1704-1717), de Mardrus (de 1899 à 1904), à celles d’Armel Guerne (1966-1967) et de René Khawam (1965-1967)... René Khawam reprend ici sa traduction de 1965-67, en une « nouvelle édition » établie sur les manuscrits originaux. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Phébus, 1988, in-8°, 451 pp, nouvelle édition entièrement refondue, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Djinns, ifrites et autres génies farceurs ou franchement inquiétants hantent les lisières du monde des hommes, auxquels ils jouent des tours cruels... Superstitions d'une époque troublée où la magie reprend brutalement ses droits, où les diables sortent de leurs tanières sans crier gare... Encore que les cœurs diaboliques ne soient pas forcément les plus "inhumains". Tel honorable citoyen de Baghdad peut se montrer à l'occasion plus fourbe et plus cruel que les fils de Satan eux-mêmes. On devine, par-delà des péripéties où le réel et l'irréel ne sont pas toujours à la place où on les attend, une société en proie à de violentes convulsions. L'amour même, dévoyé de mille et une manières, a bien du mal à faire entendre son chant consolateur... — La présente édition des Mille et une Nuits (en 4 vol.) est la seule, de par le monde, à avoir été établie à partir des manuscrits originaux, la seule à être rigoureusement fidèle au texte arabe, et à en restituer les vertus natives : impertinence, âpreté visionnaire, voluptueuse crudité. — Les Mille et une Nuits, qui ont marqué la littérature française depuis leur traduction au XVIIIe siècle, n’ont pas perdu aujourd’hui leur pouvoir de fascination. Aussi les traductions se sont-elles succédé : depuis celle de Galland (éd. 1704-1717), de Mardrus (de 1899 à 1904), à celles d’Armel Guerne (1966-1967) et de René Khawam (1965-1967)... René Khawam reprend ici sa traduction de 1965-67, en une « nouvelle édition » établie sur les manuscrits originaux. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Phébus, 1987, in-8°, 389 pp, nouvelle édition entièrement refondue, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
La Femme triomphe sur toute la ligne. Dans une société où les hommes ne pensent qu'à ça, elle s'entend merveilleusement à détourner à ses propres fins le désir éperdu qu'on lui voue. Elle y a d'autant plus de mérite que la loi du Prophète, dans son apparente rigueur, ne lui facilite pas les choses. Il est vrai qu'en ce mitan du moyen âge musulman, le monde apparaît livré à bien des confusions. Pourquoi se priver de pareille aubaine ? La passion amoureuse s'impose dès lors comme l'unique ressort de la machine humaine. Elle gouverne tout : politique des princes, échange entre nations, mœurs. Emirs et sultans sont soumis à sa tyrannie tout comme le premier portefaix venu. Autant dire que l'homme n'a pas ici le beau rôle : pâle figurant tout juste bon à arpenter le vaste monde. L'Amour voyage, et les aventures les plus étonnantes seront son lot. On ne s'en plaindra pas : mieux vaut périr de male mort que d'ennui. — La présente édition des Mille et une Nuits (en 4 vol.) est la seule, de par le monde, à avoir été établie à partir des manuscrits originaux, la seule à être rigoureusement fidèle au texte arabe, et à en restituer les vertus natives : impertinence, âpreté visionnaire, voluptueuse crudité. — Les Mille et une Nuits, qui ont marqué la littérature française depuis leur traduction au XVIIIe siècle, n’ont pas perdu aujourd’hui leur pouvoir de fascination. Aussi les traductions se sont-elles succédé : depuis celle de Galland (éd. 1704-1717), de Mardrus (de 1899 à 1904), à celles d’Armel Guerne (1966-1967) et de René Khawam (1965-1967)... René Khawam reprend ici sa traduction de 1965-67, en une « nouvelle édition » établie sur les manuscrits originaux. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.