Gallimard, 1932. Format : 18/12. Pages : 382. Reliure demi-basane mouchetée à coins - Bon état.
Reference : UEI-5233
Le Livre de Sable
M. Jean louis Mittou
32 allées d'Etigny
31110 Bagnères de Luchon
France
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, c. 1810, in-8, pagination multiple, Parchemin de remploi, à rabat, trace de lien, Charmant manuscrit de prophylaxie, composé de courts traités destinés à procurer des conseils pour conserver la santé, émaillés de maximes et autres petits poèmes pour encourager la longévité. Il comporte, notamment un Manuel de santé et de longue vie, décrivant sept moyen "pour vivre longtemps"; avec un Supplément donnant diverses recettes, dont celle du fameux "élixir de longue vie" du Dr Yernest, recette quasi mythique, qui a circulé sous la forme de plusieurs manuscrits dans la seconde moitié du XVIIIe s. à partir de sa découverte dans les papiers d'un médecin suédois, qui serait mort "à l'âge de 104 ans par une chute de cheval"; la composition est ici recopiée de l'Albert moderne (probablement de l'édition de 1769). Se trouvent également un "Avis à messieurs les curés et autres personnes charitables envers les malades", un Manuel des vieillards, de nouveau des Moyens pour parvenir à un âge avancé, diverses probabilités sur la vie humaine, des observations sur la mortalité des enfants, etc. L'auteur cite plusieurs médecins qui ont travaillé sur la question de la vie humaine, notamment Guillaume Daignan (1732-1812), auteur d'un Tableau des variétés de la vie humaine (1786), et du père de la médecine préventive, Christoph Wilhelm Hufeland (1762-1836), qui publia un Art de préserver la vie humaine en allemand en 1797, traduit en français en 1810. JOINT : un billet manuscrit par le même auteur, transcrivant un extrait des Annales de la Haute-Vienne (année 1814, n° 45), proposant un remède contre la goutte. Joli document. Petite lacune sur le plat inférieur. Couverture rigide
Bon pagination multiple.
Le rare recueil de Lagniet imprimé à Paris entre 1657 et 1663, illustrant par 119 estampes satiriques en premier tirage la vie, les mœurs et les proverbes du peuple français sous les règnes de Louis XIII et de louis XIV. L’exemplaire Destailleur conservé dans sa reliure en vélin de l’époque. Paris, sur le quay de la Megisserie au fort l’Evesque, s.d. [1657-1663]. 3 suites reliées en 1 volume in-4 de 42 planches numérotées (y compris le titre général), 47 planches et 30 planches. Restauration sans gravité dans le feuillet de titre. Relié en plein vélin rigide de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 254 x 202 mm.
Précieux et rare recueil de Lagniet imprimé à Paris entre 1657 et 1663. Catalogue Destailleur, n° 325 ; Brunet, III, 767 ; Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 590. Rares sont les recueils de Lagniet connus des bibliographes. Brunet cite ainsi 4 exemplaires dont aucun n’est complet. La composition des quelques exemplaires connus est différente. La collation du présent exemplaire, composé de trois suites numérotées, s’établit ainsi : -Livre premier : Proverbes moraux : 42 planches ; -Livre second : Proverbes joyeux et plaisans : 47 planches ; -Livre troisième : La vie des Gueux : 30 planches ; soit un total de 119 estampes gravées sur cuivre en premier tirage. L’ensemble constitue un document d’une richesse de détails inouïe et inégalée sur la vie besogneuse et récréative des gens du peuple au cœur du XVIIe siècle : tourneur, musiciens ambulants, mendiants, vitrier, charretier, bonnetier, pêche en rivière, festins, danse, forgeron, … Dans son étude sur les Mœurs et la caricature en France, John Grand-Carteret s’enthousiasme pour les Proverbes de Lagniet : « Non seulement, écrit-il, on voit défiler devant soi une importante période de l’histoire, prise dans des détails plus intimes que par les estampes toujours un peu pompeuses d’Abraham Bosse, mais encore on peut suivre au moyen de ces drôleries et facéties le développement de l’étude de mœurs. » Avec Lagniet, on plonge dans l’univers quotidien, les vicissitudes de la vie et l’omniprésence des fléaux qui ravageaient l’Europe, la peste, la guerre et la famine. Mendiants, artisans, marchands, bourgeois et nobles se pressent dans ces Proverbes. Chacune des planches est émaillée de proverbes, de dictons, de termes populaires et parfois triviaux, qui traduisent avec beaucoup de réalisme le milieu populaire de l’époque, très imprégné de maximes et de termes dont beaucoup ont disparu. Graveur au burin, caricaturiste et éditeur, Jacques Lagniet (1620-1672) excelle dans ce recueil à réaliser une illustration d’une grande vivacité et d’une grande sureté de trait dans le mouvement qui, jointe au vocabulaire très riche d’évocation, forme un ensemble d’une originalité et d’un esprit très personnels. Seules deux bibliothèques publiques françaises semblent posséder un recueil réunissant des planches de ces trois suites de Lagniet : la B.n.F. et la Bibliothèque de Rouen. Précieux exemplaire de l’un des plus curieux recueils d’estampes de l’histoire de la gravure, relié à l’époque en vélin par l’amateur l’ayant composé. La plupart des exemplaires connus ont été établis postérieurement, généralement au XIXe siècle, et se trouvent donc dans des reliures plus tardives. Un tel recueil, constitué à l’époque, joliment relié en vélin, est d’autant plus remarquable. Il provient de la bibliothèque de H. Destailleur avec ex libris.
Rare et bel album sur la vie cubaine des années 1850, entièrement lithographié en couleurs, conservé dans sa très décorative reliure en velours vert orné de fers rocailles dorés. [Berlin ou Hambourg], Storch & Kramer pour May y Cia, s.d. [c. 1851]. Petit in-folio oblong contenant 1 titre en chromolithographie, 27 chromolithographies, une carte dépliante de l’île et un plan dépliant de La Havane (infime déchirure ds. la marge bl.). Relié en velours vert de l’éditeur, large encadrement rocaillé en or autour des plats avec titre en lettres dorées au centre, tranches dorées. Reliure de l’époque. 242 x 342 mm.
L’une des deux éditions pirates imprimées en Allemagne vers 1850 de l’un des tout premiers témoignages de la vie quotidienne à cuba au XIXe siècle. Palau 5421 ; Sabin 17748 (pour l’autre édition pirate, illustrée de 26 planches). Les 27 planches en couleurs de ce recueil sont inspirées de celles du lithographe Frédéric Mialhe illustrant son voyage à Cuba dans les années 1847-1848 (Viaje Pintoresco al Rededor de la isla de Cuba. Havana, 1847-1848). D’une grande variété, elles représentent des vues de La Havane, de ses ports et de ses côtes (11 planches), mais surtout des scènes de la vie quotidienne, tels un combat de coq ou une corrida par exemple. Les 27 vues sont les suivantes : 1. Morro y entrada puerto de La Habana ; 2.Vista de La Habana ; 3. Vista de La Habana, parte de Estramuros ; 4-6. Habana ; 7. Plaza de armas ; 8. Puertas de Monserrate ; 9. Teatro de Tacon y parte del paseo de Isabel II ; 10. Fuente de la India en el paseo de Isabel II ; 11. Alameda de Paula ; 12. El quitrin ; 13. El panadero y el malojero ; 14. El casero ; 15. Valla de gallos; 16. Dia de reyes ; 17. El zapateado ; 18. Matanzas; 19. Morro y entrada del puerto de Santiago de Cuba; 20. Vista genl. de la ciudad y montanas de Baracoa; 21. Cercanias de Baracoa ; 22. Vista de la iglesia mayor y de la ermita del buen viaje ; 23. Vivienda de los pescadores de esponjas (les pêcheurs d’éponges); 24. Trinidad ; 25. Corrida de toros (combat de taureaux) ; 26. Vista de una casa de Calderas ; 27. Vista de una vega de tabaco (vue d’une plantation de tabac). Chaque planche est réalisée en chromolithographie et est accompagnée d’une légende en espagnol. Les planches de l’autre édition pirate de ce recueil, également imprimée en Allemagne à la même période, sont seulement au nombre de 26, présentent beaucoup moins de détails dans l’exécution et ne sont pas en chromolithographie. Ce précieux recueil est complété par une carte détaillée de l’île de Cuba ainsi que par un plan précis de la ville de La Havane, avec les noms de toutes les rues et même les numéros des habitations. Rare et bel album sur la vie cubaine des années 1850, entièrement lithographié en couleurs, conservé dans sa très décorative reliure en velours vert orné de fers rocailles dorés.
Superbe exemplaire à grandes marges revêtu d’une éblouissante reliure de l’époque en maroquin rouge au dos finement orné. Paris, André Pralard, 1694. In-12 de (12) ff., 484 pp., (1) f. Maroquin rouge, double encadrement de double filet doré sur les plats avec fleurons d’angle à la Duseuil, dos à nerfs richement orné, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque attibuable à Boyet. 168 x 93 mm.
Edition originale rare de «La vie des gens mariez» de Girard de Villethierry. L'auteur, Jean Girard de Ville-Thierri (1641-1709) partagea sa vie entre ses devoirs d'ecclésiaste et la composition d'un grand nombre d'ouvrages de piété qui, recueillis, pourraient composer un corps de morale pratique pour tous les états de la société. Cet ouvrage eut un énorme succès à sa parution grâce à Madame de Maintenon qui, proche de l’Abbé, en recommanda sa lecture. Cette dernière fera planer sur la Cour, à la fin du règne de Louis XIV, une ère de dévotion et d'austérité. Elle accrut le poids du clergé de façon considérable et eut une réelle influence sur le Roi, notamment concernant la décision qui conduira à la révocation, en 1685, de l'édit de Nantes. On trouve dans ce traité des lumières, de la solidité; c’est toujours en s'étayant de l’autorité de l’Ecriture sainte, des Pères et des conciles, que l’auteur propose les règles que chacun doit suivre. Il règne une noble simplicité qui convient à cette sorte de livres. «La paix ne règne pas longtemps entre des gens qui n'ont point consulté Dieu sur l'alliance qu’ils vouloient contracter, & qui ne se sont unis que par des motifs d'intérêt, d’ambition, ou de sensualité; & bien loin de conserver entr'eux une sainte union, ils se chagrinent les uns les autres par leurs mauvaises humeurs & par leurs impatiences; ils deviennent même ennemis en plusieurs rencontres & ils se persécutent avec toute sorte d’animosité. La plupart des gens mariez ne se conduisant que par l’esprit du monde, il arrive tous les jours qu’ils commencent une infinité d’injustices dans la dispensation de leurs biens: tantôt ils les aiment avec excès, & ils tombent dans l’avarice; & tantôt ils les dépensent avec profusion, & ils les font servir à leurs débauches: & l’on en voit plusieurs qui excitent le trouble & la division dans leurs familles par le partage inégal qu’ils en font. Ils négligent presque toujours de s’appliquer à l’éducation de leurs enfants, & plusieurs d’entr’eux leur en donne une toute païenne, & entièrement opposée à l’esprit de l’évangile, & par ce moïen ils se rendent coupables de la plupart des abus qui se commettent dans les differentes conditions, soit Ecclesiastiques, ou, seculières; car les enfans qu’ils élèvent mal, remplissent, lorsqu’ils sont parvenus à l’âge viril, les charges & les emplois de l’Eglise et de la Republique, & ils y portent ordinairement les passions & les mauvaises dispositions dans lesquelles ils les ont entretenus pendant leur jeunesse. C’est pour prévenir tous ces maux differens, & pour en garentir les fideles, que j’ai entrepris ce traité.» (Gérard de Villethierry). Superbe exemplaire a grandes marges revêtu d’une remarquable reliure en maroquin de l’époque attribuable à Boyet.
Paris, Brosson, Gabon et Compagnie, 1805, in-8, XX-347 pp, Demi-basane brune, dos lisse orné de filets entrecroisés, pièce de titre rouge, tranches citron, Troisième édition après l'originale de 1800 et la seconde de 1802. Les Recherches physiologiques sur la vie et la mort ont établi la célébrité du biologiste et physiologiste français François-Xavier Bichat (1771-1802), avec son Anatomie générale. L'ouvrage est divisé en deux parties, l'une théorique, contenant un grand nombre d'idées neuves sur les différentes fonctions de la vie organique ; l'autre expérimentale, exposant le passage de la vie à la mort et l'influence qu'exercent les uns sur les autres les principaux organes du corps humain. Bichat a organisé une vision générale de la physiologie humaine totalement nouvelle et révolutionnaire. Il est le fondateur de ce que que Claude Bernard appellera la physiologie anatomique ; au lieu d'étudier les organes par région, il les étudiait par rapport à leur fonction, qu'il démontrait par des expériences sur animaux vivants. Avec la Révolution française, il put également accéder à des cadavres fraîchement guillotinés qui lui permirent d'aller plus loin dans ses recherches et de démontrer, notamment, que l'excitation cardiaque par l'électricité ne se produit que lorsque le coeur est stimulé par un contact direct. Bon exemplaire. Légers frottements. Wellcome II, p. 164 ; Garrison and Morton, 597. Couverture rigide
Bon XX-347 pp.