A cura di Piero Boitani. Traduzione di Vincenzo La Gioia. Note di Emilia Di Rocco. Einaudi, Torino, 2000. In-8 p., 2 voll., tela editoriale, sovracop., cofanetto, pp. XLIV,769; X,776-1959; con tavv a colori fuori testo. Volumi della collana I Millenni. Allo stato di nuovo.
Reference : 153854
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3 cahiers manuscrits dont deux brochés (l'un oblong), 1928, 40 ff. et 1943, 36 ff. et l'autre cartonné (recueil de citations). Rappel du titre complet : Journal Intime d'Yvonne Soubiran, élève au lycée français de Madrid puis à l'Institut Français de Madrid [ Du 16 mars 1928 au 8 mai 1928 puis du 16 février 1943 au 30 avril 1943 ] Remarquable document qui nous plonge dans la vie quotidienne et intellectuelle d'Yvonne Soubiran, 15 ans en mars 1928 ("j'ai quinze ans, c'est vrai"), une brillante lycéenne du Lycée Français de Madrid. Dans un premier cahier (daté de 1928), elle évoque sa vie quotidienne, et expose le détail de ses cours et des nombreuses conférences auxquelles elle prend plaisir à assister, telle celles de M. Lavedan sur les Hurdes. Elle évoque le cinéma Pardinas où elle se rend le 2 mai pour voir le film "El dos de Mayo". Surtout, elle parle (en date du 8 mai 1928) "d'une conférence très bien de Mr. Chevallier [le philosophe et ami de Bergson Jacques Chevalier ] au sujet de Bergson. Dans sa jeunesse, au sortir de l'école normale Bergson est positiviste. Un jour, professeur à Clermont-Ferrand, il explique à ses élèves la théorie d'Achille et de la Tortue. Pour les mathématiques, il est impossible de démontrer qu'Achille dépasse la tortue s'il part après elle, or dans la réalité il en est autrement. Ce trait donne à réfléchir au savant, il finit par conclure que le mouvement n'est pas une trajectoire mais une durée" [... ] "On pouvait se rendre compte de l'intérêt de la conférence par le silence absolu de la salle, on entendait les mouches voler. L'esprit était emporté vers des régions supérieures, on ne vivait plus qu'en extase, pendus aux mots du conférencier. [ ... ] Marie Louis et sa mère y étaient mais elles n'ont pas été très épatées, moi j'étais transportée, je l'aurai entendu pendant des heures. Maman me disait qu'elle avait ressenti la même impression en écoutant Bergson lui-même qui est venu à Madrid en 1916, pendant la guerre". Dans un second cahier (à partir du mardi 16 février 1943), elle évoque les nombreuses conférences auxquelles elle assiste à l'Institut Français de Madrid, notamment les conférences d'histoire de la littérature et surtout d'histoire de la poésie moderne par l'abbé Jobit (dont elle présente à chaque fois un compte-rendu détaillé, ainsi sur Mallarmé, Valéry ou Apollinaire), par le docteur Botella Llusia, par M. Mattei en philosophie ("un homme d'une culture supérieure, je regrette bien de ne pasl'avoir connu plus tôt") ainsi qu'aux concerts (par le pianiste Reuchsel, la violoniste Albina de Madinaveita, Reine Gianoli, etc...) ; elle se fait embaucher à l'Institut, fête le 15 mars 1943 son anniversaire ("j'ai trente ans aujourd'hui, cela me paraît impossible. Quand j'avais quinze ans il me semblait qu'on était vieux à cet âge, et maintenant je me trouve encore si peu de chose, si enfant par bien des côtés. Comme j'ai toujours vécu dans les jupons de maman, je n'ai pas l'habitude des responsabilités, et je ne sais pas me décider dans les choses sérieuses". Elle évoque les films qu'elle vient de voir (dont Rebecca avec Laurence Ollivier), un peu l'actualité : le recul des allemands devant Karkhov, "l'ambassadeur d'Allemagne von Molkte est mort en quelques jours à la suite d'une appendicite. Il y avait à peine deux mois qu'il était arrivé ici en remplacement de von Störer qui avait été dégommé. Cette mort subite a fait sensation ici et le pauvre chirurgien qui l'a opéré, le Docteur Cardenal a dû être bien embêté"... Elle relate l'arrestation d'un ami par la sûreté espagnole pour complicité dans le passage en fraude de deux voyageurs à la frontière basque. Enfermé à la Puerta del Sol, il est tout d'abord mis au secret dans une cellule microscopique : "le plus triste, c'est qu'on a commencé par lui flanquer une bonne volée pour essayer de le faire parler". Deux jours plus tard "Charles est toujours en prison. Mr Widhof est allé le rejoindre, car naturellement il a tout pris sur lui en disant que c'est lui qui l'avait envoyé à la frontière". Le 1er avril elle décrit l'imposant défilé militaire ; pour le vendredi Saint, les impressionnantes processions de pénitents
Très remarquable document qui nous plonge dans la vie quotidienne et intellectuelle d'Yvonne Soubiran, 15 ans en mars 1928 ("j'ai quinze ans, c'est vrai"), une brillante lycéenne du Lycée Français de Madrid. Dans un premier cahier (daté de 1928), elle évoque sa vie quotidienne, et expose le détail de ses cours et des nombreuses conférences auxquelles elle prend plaisir à assister, telle celles de M. Lavedan sur les Hurdes. Elle évoque le cinéma Pardinas où elle se rend le 2 mai pour voir le film "El dos de Mayo". Surtout, elle parle (en date du 8 mai 1928) "d'une conférence très bien de Mr. Chevallier [le philosophe et ami de Bergson Jacques Chevalier ] au sujet de Bergson. Dans sa jeunesse, au sortir de l'école normale Bergson est positiviste. Un jour, professeur à Clermont-Ferrand, il explique à ses élèves la théorie d'Achille et de la Tortue. Pour les mathématiques, il est impossible de démontrer qu'Achille dépasse la tortue s'il part après elle, or dans la réalité il en est autrement. Ce trait donne à réfléchir au savant, il finit par conclure que le mouvement n'est pas une trajectoire mais une durée" [... ] "On pouvait se rendre compte de l'intérêt de la conférence par le silence absolu de la salle, on entendait les mouches voler. L'esprit était emporté vers des régions supérieures, on ne vivait plus qu'en extase, pendus aux mots du conférencier. [ ... ] Marie Louis et sa mère y étaient mais elles n'ont pas été très épatées, moi j'étais transportée, je l'aurai entendu pendant des heures. Maman me disait qu'elle avait ressenti la même impression en écoutant Bergson lui-même qui est venu à Madrid en 1916, pendant la guerre". Dans un second cahier (à partir du mardi 16 février 1943), elle évoque les nombreuses conférences auxquelles elle assiste à l'Institut Français de Madrid, notamment les conférences d'histoire de la littérature et surtout d'histoire de la poésie moderne par l'abbé Jobit (dont elle présente à chaque fois un compte-rendu détaillé, ainsi sur Mallarmé, Valéry ou Apollinaire), par le docteur Botella Llusia, par M. Mattei en philosophie ("un homme d'une culture supérieure, je regrette bien de ne pasl'avoir connu plus tôt") ainsi qu'aux concerts (par le pianiste Reuchsel, la violoniste Albina de Madinaveita, Reine Gianoli, etc...) ; elle se fait embaucher à l'Institut, fête le 15 mars 1943 son anniversaire ("j'ai trente ans aujourd'hui, cela me paraît impossible. Quand j'avais quinze ans il me semblait qu'on était vieux à cet âge, et maintenant je me trouve encore si peu de chose, si enfant par bien des côtés. Comme j'ai toujours vécu dans les jupons de maman, je n'ai pas l'habitude des responsabilités, et je ne sais pas me décider dans les choses sérieuses". Elle évoque les films qu'elle vient de voir (dont Rebecca avec Laurence Ollivier), un peu l'actualité : le recul des allemands devant Karkhov, "l'ambassadeur d'Allemagne von Molkte est mort en quelques jours à la suite d'une appendicite. Il y avait à peine deux mois qu'il était arrivé ici en remplacement de von Störer qui avait été dégommé. Cette mort subite a fait sensation ici et le pauvre chirurgien qui l'a opéré, le Docteur Cardenal a dû être bien embêté"... Elle relate l'arrestation d'un ami par la sûreté espagnole pour complicité dans le passage en fraude de deux voyageurs à la frontière basque. Enfermé à la Puerta del Sol, il est tout d'abord mis au secret dans une cellule microscopique : "le plus triste, c'est qu'on a commencé par lui flanquer une bonne volée pour essayer de le faire parler". Deux jours plus tard "Charles est toujours en prison. Mr Widhof est allé le rejoindre, car naturellement il a tout pris sur lui en disant que c'est lui qui l'avait envoyé à la frontière". Le 1er avril elle décrit l'imposant défilé militaire ; pour le vendredi Saint, les impressionnantes processions de pénitents
[Chez Chabal] - M....-DE-LA-VARENNE, M. ; [ MATON DE LA VARENNE ] ; DUSAULCHOY, J. F. N. ; [ DUSAULCHOY DE BERGEMONT, Joseph-François-Nicolas ]
Reference : 66683
(1806)
Histoire Particulière des Evènements qui ont eu lieu en France, pendant les mois de Juin, Juillet, d'Août et de Septembre 1792, et qui ont opéré la Chute du Trône Royal, Chez Périsse et Compère, Léopold Collin, Paris, 1806, 2 ff., 541 pp. [ Suivi de : ] L'Agonie de Saint-Lazare, sous la Tyrannie de Robespierre, par J.F.N. Dusaulchoy, Chez Chabal, Paris, s.d. [circa 1794 ], 2 ff., 52 pp.
Dans le premier ouvrage l'avocat Maton de La Varenne fournit la liste des prisonniers de Paris massacrés dans leurs geôles, ainsi que celle des auteurs et instigateurs des massacres. L'ouvrage est suivi de la très rare édition originale de "L'Agonie de Saint-Lazare, sous la Tyrannie de Robespierre" dans laquelle Joseph Dusaulchoy relate son emprisonnement sous la Terreur, les massacres et la libération à la chute de Robespierre. Etat très satisfaisant (reliure frottée avec petits mq. en coiffe sup., bon état par ailleurs, ex-libris en garde).
1 vol. in-8 format à l'italienne (25,5 x 17,7 cm) reliure demi-vélin blanc, cartonnage ancien en plat avec titre manuscrit, s.l.n.d. [ Venezia , circa 1610-1640 ]. Contient : [ Creazione ], 5 gravures numérotées de 3 à 7, format 17 x 12,2 cm [Suivi de : ] [ Opere de Misericordia ] 7 gravures numérotées de I à IIIIIII, format 16,2 x 12,2 cm [Suivi de : ] Emblemata Evangelica ad XII signa coelestia sive totidem anni menses accommodata, Quibus Christus homines, qui Astris ad distinguenda tantum tempora initio a Deo (ut est Gen. I) conditis, idolatricum cultum prestiterant per has ipsas creaturas ad unius omnium Creatoris cultum revocat, et regnum celeste mystice of oculis ponit ; 13 gravures, format 19,2 x 11 cm [ Suivi de : ] [Il Prodigo Figlio ] 4 gravures numérotées de 1 à 4, format 19,8 x 13,2 cm [Suivi de : ] [ Histoire de Joseph ], 6 gravures numérotées de I à VI, format 17 x 12,2 cm [ Suivi de : ] [Opera Cristiana in Emblema ] 4 gravures format 17 x 12 cm [ Suivi de : ] Brevi meditationi de' sette dolori et allegreze di San Giosefo. Al Molto Illre [... ] Sigre Ricciardo Mazzi Gigli Senatore Imolese, 8 gravures format 15,2 x 11 cm.
Rassemblant 7 séries de gravures différentes, le présent recueil devait contenir à l'origine 49 ou 50 planches, les 2 premières ont été supprimées, probablement suite à un dégât par le feu, visible en angle en marge intérieure dans la première moitié de l'ouvrage. Les angles des 8 premières gravures ont été coupés et restaurés (les coupures n'affectant que marginalement les impressions). Le recueil avait été numéroté à la main, et l'absence d'une gravure numérotée 9 correspond soit à une probable erreur initiale de numérotation, soit à un manque dans la seconde série ("Misericordia"). On connaît peu de choses sur la vie du graveur Gaspare Grispoldi, dont on sait qu'il fut notamment actif à Venise de 1610 à 1625. Nous n'avons pu découvrir aucune trace d'un recueil comparable par son importance et sa diversité.
1 vol. grand in-8 br., Szeged, Hungaria, 1972, 161 pp. [ Contient : ] Lazlo Madacsy : Mérimée en Hongrie ; Arpad Berczik : Janos Erdelyi, dr vergleichende Literatuwissenschaftler ; Jeno Ujfalusi Nemeth : Pour une périodisation relativement nouvelle des littératures européennes ; Erzsebet Timar : Carattere rivoluzionario e alcuni tratti neoclassici nelle opere di Vittorio Alfieri ; Jozsef Mucsi : Contributions au problème des compléments du verbe ; Mandor Benedek : Realismo linguistico di Giovanni Verga
Envoi de l'auteur à "Monsieur Mesnard, avec tout mon respect". Bon exemplaire. De la bibliothèque du professeur Jean Mesnard (1921-2016), l'éminent spécialiste de Pascal et de la littérature du XVIIe siècle, normalien, agrégé de lettres, professeur à la Sorbonne et doyen de l'Académie des Sciences Morales et Politiques.
presso la Vedova Herissant/Alberti, Parigi/Vienna, 1780-1795. In-8 gr. (mm. 257x199), 15 volumi, bella legatura in p. pelle coeva rossa (2 volumi con aloni), cornici dorate ai piatti, ricca decoraz. e tit. oro su tassello al dorso, tagli dorati.Questa edizione è così composta: "Opere" (1780-82), 12 volumi, molto ben illustrata da: 1 ritratto dell'A. di Steiner, inc. su rame da Gaucher e 37 magnifiche tavv. f.t. di cui 35 di Cipriani, Cochin, Martini e Moreau, inc. su rame da valenti artisti - "Opere postume", 3 volumi (date in luce dall'Abate Conte d'Ayala), Vienna, Alberti, 1795, che contengono per lo più lettere scelte.Cfr. Gamba,2352: "Tra le infinite edizioni dei Drammi del Metastasio questa è nobilissima, ed arricchita di figure intagliate da valenti artefici, fra le quali havvi il "Polifemo" di Fr. Bartolozzi. E' stata fatta coll'assistenza di Giuseppe Pezzana, ed ebbe l'approvazione dell'immortale poeta. In Vienna si pubblicarono le "Opere postume" nel 1795 e ne furono tirati esempl. nella forma di quarto, per poterli accompagnare a quelli dell'edizione della vedova Hérissant". Cfr. anche Cohen, p. 706: "Edition de luxe avec des illustrations d'une grande beauté" - Lewine, p. 356 - Boissais/Deleplanque, p. 124.Bella e rara edizione, soprattutto se completa delle "Opere postume". Esemplare ben conservato.