Genève, Service Culutrel Migros, 1965. In-8 broché carré, couverture photographique.
Reference : 20344
Photographies en noir de Roger d'Ivernois. Petite introduction d'Henri Guillemin. Les photos sont légendées par Bernard-Claude Gauthier. ou l'on peut reconnaître Ella Maillart, Édouard Elzingre, Léon Savary...
ILLIBRAIRIE | Bombadil SA
Monsieur Alexandre Illi
20 Grand'Rue
1204 Genève
Switzerland
+4122 310 20 50
Conformes aux usages de la librairie ancienne et moderne, tous les ouvrages sont complets et en bon état, sauf mention contraire. Les prix indiqués sont nets, les frais d’expédition sont à la charge du destinataire et seront précisés au moment de la commande. Les commandes peuvent être transmises par téléphone, par correspondance et par courriel. Vous pouvez venir chercher vos livres à la librairie, après vous être assurés de leur disponibilité.
Munich, Braun et Schneider, Imprimerie de la cour royale de l’Université Dr. C. Wolf & fils, Lyon, Perreyon, (1884-1905). Titre et 50 planches en couleurs déreliées (34 x 43 cm).
Rarissime première et seule édition française des Münchener Bilderbogen publiée par l'imprimerie Perreyon à Lyon « seul dépositaire des images de Munich ».Collection complète inconnue de toutes les bibliographies. 50 planches numérotées et illustrées de 12 vignettes en couleurs chacune, légendées en français (« traduction et propriété de C. Fulpius à Genève Suisse ») dont de nombreuses planches signées par Wilhelm Busch (1832-1908) dessinateur et scénariste de bandes dessinées, l’humoriste le plus emblématique de l’Allemagne depuis le milieu du 19e siècle. Il publia d’abord des farces en images (Bilderpossen), puis collabora au journal Fliegende Blätter («les feuilles volantes») en 1859 avec des histoires courtes en images, accompagnées de brèves légendes (en vers ou en prose) ou sans le moindre texte ; des histoires que Busch donna ensuite également au Münchener Bilderbogen («feuilles illustrées de Munich»).Les Münchener Bilderbogen étaient une série de feuillets d'images satiriques publiés par la maison d'édition munichoise Braun & Schneider toutes les deux semaines entre 1848 et 1898 et regroupés chaque année. Entre 1900 et 1905, quelques feuilles d'images supplémentaires ont paru dans un ordre irrégulier. Au total, 1 230 planches d'images ont été publiées en allemand dans cinquante volumes annuels. L'éditeur Kaspar Braun a notamment décidé d'utiliser pour cette série la technique d'impression sur bois au lieu de la lithographie, qui était la norme pour les planches d'images.« Les Bilder ohne Worte ou histoires sans paroles apparaissent dans le périodique Fliegende Blätter – fondé en 1844 par Kaspar Braun et Friedrich Schneider – dans les années 1860, popularisées par Wilhelm Busch, Adolf Oberländer, Carl Reinhardt, Franz von Pocci ou Carl Stauber. « Fondamentalement, la conception de l’illustration qui prévalait chez Braun & Schneider accordait la primauté au trait, au dessin linéaire. » (Sackmann). Lorsque le genre de l’histoire sans paroles se développe en France, il est aussitôt identifié comme étant d’origine allemande. John Grand-Carteret (Les Mœurs et la caricature en France, 1888) évoque ainsi « ce genre popularisé par les maîtres des Fliegende Blätter » dont Caran d’Ache donne « une conception plus française » et les journalistes dans Le Livre et l’image (1893-1894) parlent d’un « genre Fliegende Blätter », de « l’humour germanique avec les histoires en images de Caran d’Ache. Reproduites dans la presse française, les histoires en images de ces « feuilles volantes » sont très populaires et à la source non seulement du développement de la séquence muette mais du style de nombreux artistes. » (topfferiana.fr).Manque à la BnF (édition française) ; aucun exemplaire dans les bibliothèques.Grand-Carteret, Les Moeurs et la caricature en Allemagne, en Autriche, en Suisse, p. 431, n°21 (Fliegende Blätter, Munich, 1845) ; E. Sackmann, « Braun & Schneider éditeurs. Le berceau de la BD allemande », 9e Art, n° 6, 2001 ; Töpfferiana Littératures graphiques des XIXe et début XXe siècles.
Manuscrit du poème d'Éluard et deux encres originales Paris, Librairie José Corti, (septembre) 1945. 1 vol. (165 x 265 mm) de [8] p. et 24 planches. En feuille, sous couverture à rabats illustrée. Édition originale. Tirage unique à 650 exemplaires (n° 364). Exemplaire auquel il est joint le manuscrit du poème d'Éluard et deux encres originales de José Corti.
Recueil rare où l'éditeur-libraire se fait artiste, Rêves d'encre rassemble vingt-quatre compositions abstraites, tracées à l'encre par José Corti puis tirées en phototypie ; une vingt-cinquième orne la chemise titrée. Les exemplaires de tête (un tirage rare, limité à cinquante) comportent chacun un dessin original - le plus souvent une variante non retenue pour l'illustration. Corti, artisan d'un catalogue d'une tenue exemplaire, accueillit très tôt les surréalistes et fit des livres de Julien Gracq le coeur ardent de sa maison. Sans «coups», seulement le cap d'un goût sûr - jusqu'à cette maxime qui lui ressemble : «Notons qu'il vaut mieux mourir après avoir fait faillite avec les Fleurs du Mal sur sa tombe que disparaître en laissant une fortune tirée de littératures ou médiocres ou indignes». On n'oubliera pas non plus - et on la mettra même au premier plan - l'ombre de Dominique, le fils, déporté et fusillé à dix-neuf ans dont Corti évoque la figure dans ses Souvenirs désordonnés : mémoire d'un père frappé par la perte de son fils aux derniers jours de la guerre. Livre d'artiste et manifeste discret, Rêves d'encre est ainsi plus qu'un portfolio : un autoportrait de l'éditeur. L'ouvrage comprend 16 pages de texte au total. Quatre textes demandés par Corti à ceux qui sont, à ce moment, clairement et nettement, ses quatre amis de plume et de coeur : Gaston Bachelard, René Char, Paul Éluard et Julien Gracq. Quatre textes brefs et inédits. Bachelard signe en ouverture un texte à sa manière, intitulé « Une rêverie de la matière » : l'encre y est vue comme matière de rêverie et les « réveils d'images » comme moteurs de l'imagination matérielle. Des échos à ses travaux de la décennie : L'Eau et les rêves (1942), La Terre et les rêveries de la volonté (1948). Char propose, lui, un court fragment en prose poétique, « La Lune rouge et le géranium noir », dans la lignée du Marteau sans maître (1934), dont il est sur le point de donner, toujours chez Corti, une réédition. Éluard, l'ami et le poète, pour lequel il a convoyé Poésie et vérité 1942, ne déroge pas à ce qui le constitue : il livre un fameux poème, lyrique et limpide, « Temps anciens, temps bénis », en écho direct à son activité éditoriale et militante pendant la guerre et à la Libération. Ce poème, il le dédie à Corti et le clôt pas ces mots : « On avait quand même quelques gouttes de vin dans son eau, quelques gouttes d'espoir dans les veines. Je ne possédais pas encore toutes les preuves de la haine. L'injure faite à autrui ne m'avait pas encore coupé le coeur en deux. Paul Éluard. Vichy, le 14 juillet 1945. » À l'issue de sa publication dans Rêves d'encre, Éluard l'intègrera ensuite dans l'édition augmentée de Au rendez-vous allemand (1946) qui, éditée en compagnie de Poésie et vérité 1942, regroupera tous les poèmes publiés pendant et au sortir de la guerre. Le présent exemplaire est enrichi du manuscrit princeps du poème - 1 page en 1 f. (150 x 220 mm) au verso d'un papier à en-tête. Ce dernier paraît tout d'abord dans le n° 68 des Lettres françaises, publié le 11 août 1945, un mois après sa rédaction. Cette version est celle qui a servi à cette publication en revue, ainsi que l'atteste la note au crayon et les indications typographiques, conformes à la parution. La date de la rédaction du poème, « 14 juillet 1945», biffée par Éluard, n'a pas été conservée lors de cette parution, mais apparaît bien dans ici. Enfin, Julien Gracq, sollicité par Corti, livre une courte prose de lecteur-voyageur, « Éclosion de la Pierre », un commentaire qui s'ajuste parfaitement aux compositions de Corti et annonce ces notices vibrantes qu'on retrouvera plus tard dans Préférences et Lettrines : « Une goutte d'encre portée sur une eau-mère, avec la préméditation compliquée et patiente de l'oeuf, éclot et dévide le mystère de ses organes. À la ressource inépuisable du hasard vient se joindre un sentiment de nécessité mal explicable ». Un texte qui annonce les récits de Liberté grande, qui paraîtra l'année suivante. L'exemplaire est également enrichi de deux compositions originales de José Corti, non retenues pour l'ouvrage. Une deuxième édition, publiée en 1969, donnera trois compositions supplémentaires, soit 28 images au total. Très bel exemplaire, joliment enrichi.
Imprimerie du centre, Andancette, 1991. In-8 (21 x 15 cm) broché, couverture illustrée en couleurs, 255 pages.
"Les auteurs, titulaires d'un D.E.A. d'histoire, sont retounés aux sources pour déchiffrer et révéler au coeur des archives les images d'un canton du haut Vivarais au 18è. Images de difficultés, de misère, de révolte et d'attente de 1965 familles rivées à la terre, attentives aux éléments, isolées dans le silence d'une parole insaisissable."
1976 2 Halle f r Internationale neue Kunst (MGB)., 1979, 490x330mm, 12p., en feuilles.Numéro unique conçu par Feldmann à l'occasion de son exposition à InK, Halle f r Internationale neue Kunst in Zürich. Illustrations par des images photographiques en noir et blanc trouvées dans diverses publications. L'artiste devait par la suite se retirer du milieu de l'art pour une dizaine d'années.Joint: Images Nr 2, 2008 réalisé par Steven Leiber.Quelques défauts.Werner Lippert, Das Museum im Kopf, König, 1989, p.137-140, reproduit. (104103)
Phone number : +33 1 48 01 02 37
1 brochure, 27 p., illustrations. Très bel état.
Phone number : 06.31.29.75.65