Plon 2005 600 pages 2005. 600 pages.
Reference : 300000141
ISBN : 9782259202817
Démons et Merveilles
M. Christophe Ravignot
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Réunion complète de ce recueil d'articles reliés pour la dédicataire de l'envoi, l'écrivaine et journaliste, Gyp. Paris, Calmann Lévy, 1888-1892. 4 vol. (115 x 185 mm) de 372, 374, 406 et 372 p. Bradel demi-percaline crème à coins, pièce de titre, fleuron et filet dorés, date en pied, chiffre couronné aux premiers plats de chaque volume (reliure signée de Paul Vié). Édition originale. Envois signés sur chacun des volumes : « à Madame la Comtesse de Martel, hommage très respectueux du plus humble de ses admirateurs» (t. 1 et 3) ; «à Madame la Ctsse de Martel, très respectueusement et très affectueusement » ; «à Madame la Comtesse de Martel avec mes respects charmés». On joint un 5e volume d'articles, La Vie littéraire parus de manière posthume chez Calmann-Lévy dans la coll. « Le Zodiaque » en 1949. 1 vol. (120 x 190 mm) de 350 p., [2] et 1 f. Broché.
Paris, Calmann Lévy, 1888-1892. 4 vol. (115 x 185 mm) de 372, 374, 406 et 372 p. Bradels demi-percaline crème à coins, pièce de titre, fleuron et filet dorés, date en pied, chiffre couronné aux premiers plats de chaque volume (reliure signée de Paul Vié). Édition originale. Envois signés sur chacun des volumes : « à Madame la Comtesse de Martel, hommage très respectueux du plus humble de ses admirateurs » (t. 1 et 3) ; « à Madame la Ctsse de Martel, très respectueusement et très affectueusement » ; « à Madame la Comtesse de Martel avec mes respects charmés ». On joint un 5e volume d'articles de La Vie littéraire, parus de manière posthume chez Calmann-Lévy dans la coll. « Le Zodiaque » en 1949. 1 vol. (120 x 190 mm) de 350 p., [2] et 1 f. Broché. « Par le nombre et la variété des sujets, La Vie littéraire constitue un très intéressant magasin d'opinions. » Le lecteur y apprit en effet beaucoup de l'auteur ; cependant la critique le mettra en garde : des compliments de France concernant des auteurs qui furent d'abord ses amis ou ceux de l'écurie Calmann Lévy, d'étranges réserves telle la grande lacune autour deHuysmans (que France appréciait cependant) même silence pour Bloy ou Mirbeau. Ce dernier aurait écrit à ce sujet un trait définitif « M. Jules Lemaître célèbre M. Anatole France ; M. Anatole France célèbre M. Jules Lemaître. » Mais cette même critique lui reconnut plus tard d'avoir su faire évoluer ses affections littéraires et d'avoir su imposer son avis : « son goût, un peu étroit d'abord, écrira Michaut, s'est prodigieusement élargi jusqu'à comprendre et sentir des formes du beau qui l'avaient déconcerté au premier moment [par exemple son jugement sur le Naturalisme ou les vers symbolistes d'un Mallarmé ... ». Pour ceux qui se sont amusés à recenser les citations d'auteur dans les articles de La Vie littéraire, le nom de Gyp figure au premier palmarès aux côtés d'Arnaud de Pontmartin. Si ce dernier est aujourd'hui oublié de l'histoire littéraire, Gyp, de son vrai nom comtesse de Martel (1849-1932) et à laquelle France dédicace ici chacun des volumes de de ce recueil, fut la dernière de la lignée des Mirabeau dont elle est l'arrière-petite fille. Elle eût une carrière littéraire importante en nombre de publications, tombées dans l'oubli. Ses engagements politiques prendront le tour d'un antisémitisme vulgaire et affiché. Ce qui devait l'éloigné, en particulier lors de l'Affaire Dreyfus où elle se proclama « antisémite de profession », d'Anatole France. De lui, elle écrivit ce petit portrait acide: « Je l'ai connu en 1882. Au début, il était parfaitement ignoré, sauf quelques lettrés... Sa gaucherie, sa timidité, son ignorance absolue des usages mondains, tout le prédestinait à demeurer à côté, quelque fût d'ailleurs son talent. C'est Mme de Caillavet qui l'a éduqué de pied en cap. Nous constations son changement, relativement rapide. » France séjourna cependant à plusieurs reprises dans sa maison de vacances de Lion-sur-mer, familier également de son salon à Neuilly fréquenté par nombre d'artistes et d'écrivains dont Degas, Proust, Montesquiou, Daudet et bien d'autres... Elle accueillera souvent alors qu'elle était enfant, tiraillée par le divorce de ses parents, la fille unique d'Anatole France, Suzanne. De La Vie littéraire, Calmann Lévy ne tira que 10 exemplaires sur japon : on connaît celui des bibliothèques Mirbeau, Delafosse, Robert de Bonnnières. Charmant exemplaire en reliure du temps, et au chiffre de la dédicataire, la comtesse de Martel, alias Gyp. Il est relié par Paul Vié, l'un des deux ateliers favoris d'Anatole France (avec Raparlier). Vié était établi à Paris au numéro 1 de la rue Princesse. L'atelier fermera en 1907.
Le rare recueil de Lagniet imprimé à Paris entre 1657 et 1663, illustrant par 119 estampes satiriques en premier tirage la vie, les mœurs et les proverbes du peuple français sous les règnes de Louis XIII et de louis XIV. L’exemplaire Destailleur conservé dans sa reliure en vélin de l’époque. Paris, sur le quay de la Megisserie au fort l’Evesque, s.d. [1657-1663]. 3 suites reliées en 1 volume in-4 de 42 planches numérotées (y compris le titre général), 47 planches et 30 planches. Restauration sans gravité dans le feuillet de titre. Relié en plein vélin rigide de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 254 x 202 mm.
Précieux et rare recueil de Lagniet imprimé à Paris entre 1657 et 1663. Catalogue Destailleur, n° 325 ; Brunet, III, 767 ; Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 590. Rares sont les recueils de Lagniet connus des bibliographes. Brunet cite ainsi 4 exemplaires dont aucun n’est complet. La composition des quelques exemplaires connus est différente. La collation du présent exemplaire, composé de trois suites numérotées, s’établit ainsi : -Livre premier : Proverbes moraux : 42 planches ; -Livre second : Proverbes joyeux et plaisans : 47 planches ; -Livre troisième : La vie des Gueux : 30 planches ; soit un total de 119 estampes gravées sur cuivre en premier tirage. L’ensemble constitue un document d’une richesse de détails inouïe et inégalée sur la vie besogneuse et récréative des gens du peuple au cœur du XVIIe siècle : tourneur, musiciens ambulants, mendiants, vitrier, charretier, bonnetier, pêche en rivière, festins, danse, forgeron, … Dans son étude sur les Mœurs et la caricature en France, John Grand-Carteret s’enthousiasme pour les Proverbes de Lagniet : « Non seulement, écrit-il, on voit défiler devant soi une importante période de l’histoire, prise dans des détails plus intimes que par les estampes toujours un peu pompeuses d’Abraham Bosse, mais encore on peut suivre au moyen de ces drôleries et facéties le développement de l’étude de mœurs. » Avec Lagniet, on plonge dans l’univers quotidien, les vicissitudes de la vie et l’omniprésence des fléaux qui ravageaient l’Europe, la peste, la guerre et la famine. Mendiants, artisans, marchands, bourgeois et nobles se pressent dans ces Proverbes. Chacune des planches est émaillée de proverbes, de dictons, de termes populaires et parfois triviaux, qui traduisent avec beaucoup de réalisme le milieu populaire de l’époque, très imprégné de maximes et de termes dont beaucoup ont disparu. Graveur au burin, caricaturiste et éditeur, Jacques Lagniet (1620-1672) excelle dans ce recueil à réaliser une illustration d’une grande vivacité et d’une grande sureté de trait dans le mouvement qui, jointe au vocabulaire très riche d’évocation, forme un ensemble d’une originalité et d’un esprit très personnels. Seules deux bibliothèques publiques françaises semblent posséder un recueil réunissant des planches de ces trois suites de Lagniet : la B.n.F. et la Bibliothèque de Rouen. Précieux exemplaire de l’un des plus curieux recueils d’estampes de l’histoire de la gravure, relié à l’époque en vélin par l’amateur l’ayant composé. La plupart des exemplaires connus ont été établis postérieurement, généralement au XIXe siècle, et se trouvent donc dans des reliures plus tardives. Un tel recueil, constitué à l’époque, joliment relié en vélin, est d’autant plus remarquable. Il provient de la bibliothèque de H. Destailleur avec ex libris.
Les quatre plaquettes des Châtiments. [Bruxelles, Samuel, fin 1852 - début 1853]. 4 plaquettes (75 x 115 mm) de 16 p. chacune. Brochées, sous chemise et étui de demi-maroquin rouge. Collection complète des quatre pièces extraites de l'édition non expurgée des Châtiments. Les deux premières, « Nox » et « L'Expiation », furent imprimées à 2 000 exemplaires, « Joyeuse vie » à quelques centaines - et « À l'obéissance passive » à quelques unités seulement, ces deux dernières étant inconnues de Vicaire et de Carteret. Jointes : « Lettre à Lord Palmerston » et « L'Anniversaire de la Révolution de 1848 » [Jersey, Imprimerie universelle, 1854 et 1855]. 2 plaquettes (75 x 115 mm) de 16 p. et 32 p., la première imprimée sur papier bleu.
Ces plaquettes furent imprimées pour être introduites clandestinement en France, par courrier, à la suite de l'interdiction des Châtiments. L'imprimeur belge Samuel eut alors l'idée d'imprimer séparément, dans le format in-32, quelques pièces du recueil, pour que ces minces brochures puissent être ensuite expédiées par la poste et échapper ainsi à la vigilance de la police. Le 13 décembre, Samuel indique à Hugo qu'ont déjà été imprimés «deux extraits, l'un que vous avez déjà [Nox], l'autre que je vous envoie ici, L'Expiation [...]. Maintenant, je fais les pièces que vous m'avez indiquées [Joyeuse vie et À l'obéissance passive] ; je vous en enverrai une preuve... J'ai tiré quatre mille extraits des deux premières - deux mille de chaque pièce.» Cela vient infirmer les dires de Clouzot, pour qui les deux premières furent « L'Expiation » et « Joyeuse vie », « tirées à 2 000 exemplaires […], les deux dernières [À l'obéissance passive et Nox] à un nombre infime (10 ou 12 peut-être ?) sans qu'on en comprenne la raison. Ils sont restés longtemps inconnus » (Clouzot, p. 147). « Joyeuse vie » connût en effet un tirage bien moins important ; quant à « L'Obéissance passive », elle failli même passer entièrement à la trappe : sa « composition était achevée, et Victor Hugo en avait corrigé les épreuves, lorsqu'il se ravisa et ordonna à Samuel de décomposer. Il s'aperçut en effet que cette poésie, lue isolément, risquait d'être interprétée par ses adversaires comme une insulte à l'armée française.» Elle fut in fine imprimée à quelques unités, sans pouvoir être diffusée comme les précédentes et c'est clairement la plus rare de quatre plaquettes. La précipitation de la composition de ce dernier tiré à part est d'ailleurs confirmée par le caractère inachevé de la page de titre : à la différence des trois autres, elle ne contient ni le titre général des Châtiments, ni le nom de l'auteur et encore moins la préface introductive. C'est également la seule à être datée de 1853. Les trois autres le sont de novembre et décembre 1852. Si le nombre avancé par Clouzot peut sembler quelque peu exagéré, la rareté de cette plaquette demeure néanmoins une réalité : pas d'exemplaire dans la collection Zoummeroff, inconnu de Carteret et jamais vu par Vicaire, qui ne connaissait de visu que les deux premières. Notons encore qu'une plaquette sur le même modèle, la « Lettre à Lord Palmerston », imprimée à Jersey en 1854, donna à Paul Éluard, auquel Valentine Hugo avait offert un exemplaire, l'idée d'éditer ainsi son recueil À toute épreuve vers la fin de 1930.
Rare et bel album sur la vie cubaine des années 1850, entièrement lithographié en couleurs, conservé dans sa très décorative reliure en velours vert orné de fers rocailles dorés. [Berlin ou Hambourg], Storch & Kramer pour May y Cia, s.d. [c. 1851]. Petit in-folio oblong contenant 1 titre en chromolithographie, 27 chromolithographies, une carte dépliante de l’île et un plan dépliant de La Havane (infime déchirure ds. la marge bl.). Relié en velours vert de l’éditeur, large encadrement rocaillé en or autour des plats avec titre en lettres dorées au centre, tranches dorées. Reliure de l’époque. 242 x 342 mm.
L’une des deux éditions pirates imprimées en Allemagne vers 1850 de l’un des tout premiers témoignages de la vie quotidienne à cuba au XIXe siècle. Palau 5421 ; Sabin 17748 (pour l’autre édition pirate, illustrée de 26 planches). Les 27 planches en couleurs de ce recueil sont inspirées de celles du lithographe Frédéric Mialhe illustrant son voyage à Cuba dans les années 1847-1848 (Viaje Pintoresco al Rededor de la isla de Cuba. Havana, 1847-1848). D’une grande variété, elles représentent des vues de La Havane, de ses ports et de ses côtes (11 planches), mais surtout des scènes de la vie quotidienne, tels un combat de coq ou une corrida par exemple. Les 27 vues sont les suivantes : 1. Morro y entrada puerto de La Habana ; 2.Vista de La Habana ; 3. Vista de La Habana, parte de Estramuros ; 4-6. Habana ; 7. Plaza de armas ; 8. Puertas de Monserrate ; 9. Teatro de Tacon y parte del paseo de Isabel II ; 10. Fuente de la India en el paseo de Isabel II ; 11. Alameda de Paula ; 12. El quitrin ; 13. El panadero y el malojero ; 14. El casero ; 15. Valla de gallos; 16. Dia de reyes ; 17. El zapateado ; 18. Matanzas; 19. Morro y entrada del puerto de Santiago de Cuba; 20. Vista genl. de la ciudad y montanas de Baracoa; 21. Cercanias de Baracoa ; 22. Vista de la iglesia mayor y de la ermita del buen viaje ; 23. Vivienda de los pescadores de esponjas (les pêcheurs d’éponges); 24. Trinidad ; 25. Corrida de toros (combat de taureaux) ; 26. Vista de una casa de Calderas ; 27. Vista de una vega de tabaco (vue d’une plantation de tabac). Chaque planche est réalisée en chromolithographie et est accompagnée d’une légende en espagnol. Les planches de l’autre édition pirate de ce recueil, également imprimée en Allemagne à la même période, sont seulement au nombre de 26, présentent beaucoup moins de détails dans l’exécution et ne sont pas en chromolithographie. Ce précieux recueil est complété par une carte détaillée de l’île de Cuba ainsi que par un plan précis de la ville de La Havane, avec les noms de toutes les rues et même les numéros des habitations. Rare et bel album sur la vie cubaine des années 1850, entièrement lithographié en couleurs, conservé dans sa très décorative reliure en velours vert orné de fers rocailles dorés.
Marius George, Philosophie rationnelle - La Vie posthume, revue mensuelle. Marseille, [bureaux de la revue], 1885-1886. In-8, [4]-24-24-[49-288]-[3]p. Rarissime réunion des douze premiers numéros de cette revue ésotérique qui durera 4 ans, et donc 48 numéros, le dernier (4e année, n°12, juin 1889) commençant par un « au revoir » qui se veut une profession de foi, insistant sur ses différences avec le Kardécisme. Marius George espérait reprendre la publication en juillet 1890 mais la revue est bien morte avec ce dernier numéro. Il s'agit bien de la réunion des douze premiers numéros, à laquelle sont ajoutés un faux-titre, un titre et une table des matières. On remarquera que la pagination des deux premiers numéros commence à 1 mais que le troisième numéro prend une pagination continue, comme si le n°2 avait été paginé 25 à 48. Il semble que Marius George est né en 1837. Il meurt en septembre 1897, comme annoncé dans « L'Humanité Intégrale, organe immortaliste », journal qu'il avait fondé en janvier 1896. Le n°8 d'octobre 1897 le qualifie de « hardi penseur, logicien impeccable qui, depuis tant d'années, soutenait le bon combat des idées survitalistes ». Il avait été disciple de Kardec avant de prendre ses distances. Dans le même numéro, Adèle Maurel dit : « Ce fut en juillet 1885 que parut le premier numéro de la Vie posthume, avec le concours d'un brillant Esprit de l'autre monde : Alpha. Entre temps, s'élaboraient, dans un groupe d'amis, les communications de l'Esprit Jean et, en mars 1886, la Vie posthume publia les premiers chapitres de la théorie qui fit une révolution si grande dans le monde des spirites. Parmi les vues nouvelles exposées par l'Esprit Jean est celle du retour naturel dans la vie charnelle, non par la loi d'arbitraire ou choix de l'être lui-même, mais par les mêmes raisons de décrépitude qui nous poussent, nous, vers la tombe ». Albert Perrin précise lui : « Marius George, comme [Charles] Miquel, était communiste ; comme lui, il rêvait et espérait une société sans misères matérielles et sans douleurs morales. [.] George, imbu d'une philosophie vaste, dégagée, entièrement émancipée, dépassait l'humanité terrestre, en éloignait les bornes à l'infini de la matière, la prolongeait plus loin, par delà la mort dans une éternité de progrès et de bonheur ». Demi-basane d'époque, dos lisse, filets dorés, épidermures aux coiffes, petites déchirures sur le faux-titre, déchirure réparée (avant la reliure) sur un feuillet de table. Très rare document.
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